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19 Sujet du message: Journées nationales d'infectiologie 2020  MessagePosté le: 03 Oct 2020 - 03:41
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Du 9 au 11 septembre dernier, se sont déroulées les traditionnelles Journées nationales d’infectiologie (JNI). Contexte de crise de la Covid-19 oblige, moult discussions très animées ont agité la période en amont de cette réunion annuelle pour déterminer si l’édition 2020 des JNI était maintenue en « réel » ou en « virtuel ». Tous-tes les experts-es étaient loin d’être d’accord. Certains-es considéraient qu’une telle réunion d’infectiologues, alors que le coronavirus regagne du terrain, était pure folie, alors que d’autres estimaient que si les gestes barrières et autres mesures de précaution étaient respectées, c’était au contraire l’occasion de montrer que l’on peut continuer à « vivre avec ». C’est cette option qui a eu gain de cause. Avec, au final, une conférence qui a réuni près de 1 200 professionnels-les de l’infectiologie. L’événement a été ouvert par une intervention du ministre de la Santé (en vidéo) et une allocation du professeur Jérôme Salomon, directeur général de la Santé (en vidéo) ; deux interventions ostensiblement favorables à la tenue en présentiel de cet événement. Il faut reconnaître que toutes mesures de sécurité et de protection, drastiques, ont été scrupuleusement respectées : masques, gel, distance entre les sièges des participants-es, pas de déjeuner ni dîner assis, juste des paniers repas consommables uniquement en extérieur, autour du palais des congrès de Poitiers, ville hôte de l’événement.

Côté contenu, en revanche, même si les paniers repas étaient excellents, on est resté un peu sur sa faim ! Certes les sessions consacrées au VIH étaient intéressantes, mettant en avant les nouvelles façons de prendre en charge les personnes (bithérapies versus trithérapies : « avantages/inconvénients », traitement anti-VIH sans anti-intégrase pour éviter les prises de poids, traitements « longue durée » bientôt disponibles, etc.), mais les sessions consacrées à la Covid-19 manquaient de substance. Peu de débats entre experts-es… alors même qu’il aurait été intéressant de les entendre apporter leurs lumières sur ce qui anime les plateaux télé depuis six mois ; peu de confrontation ou partage d’expériences de terrain. Mais aussi peu de mise en perspective sur cette histoire incroyable d’une épidémie venue de Chine et que nous vivons tous-tes depuis ce début d’année 2020 comme un chaos généralisé ! L’ensemble manquait un peu de hauteur. Peut-être est-il encore trop tôt pour çà ?

Reste quelques informations réconfortantes en ces temps incertains. La prise en charge de l’infection par le Sars-CoV-2 s’est nettement améliorée, avec 50 % de moins de passages en réanimation pour les personnes hospitalisées, et 60 % de moins de décès. Certes l’âge, plus jeune, des personnes actuellement touchées, joue un rôle majeur dans ces baisses. Mais, il est aussi important de noter l’amélioration de la prise en charge elle-même, avec un recours mieux adapté aux corticoïdes et aux médicaments anti-coagulants, et une meilleure utilisation des ventilateurs respiratoires. En revanche, pas un mot sur l’hydroxychloroquine et les autres traitements (comme le remdesivir, etc.) un temps évalués pour leur potentiel effet antiviral : unanimité sur leur non-intérêt ; ça ne faisait même plus débat. Côté vaccin anti-Covid, des premiers résultats sont attendus pour la fin de l’année, avec, dans le meilleur des cas, une disponibilité d’un vaccin au printemps 2021. Une enquête présentée lors de ce congrès a montré que 30 % des personnes disent d’ores et déjà qu’elles « refuseront ce vaccin », par manque de confiance sur son innocuité. Ce chiffre est encore plus élevé chez les jeunes et les personnes qui politiquement disent être proches de l’extrême gauche ou de l’extrême droite.

Un tel vaccin serait pourtant plus que bienvenu quand on sait que la maladie repart en France (plus de 16 096 contaminations supplémentaires enregistrées en 24 heures en date du 24 septembre, par exemple). Une étude, présentée lors des JNI, indiquait d’ailleurs qu’on testait trois à quatre fois plus que quelques semaines plus tôt, mais pour un nombre de test positifs multiplié par 12… L’antienne « On trouve plus car on teste plus », n’est clairement plus de mise… La réalité est là : l’épidémie de Covid-19 repart !

https://seronet.info/breve/jni-2020-ret ... ress-88644

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Sujet du message: Journées nationales d  MessagePosté le: 03 Oct 2020 - 03:47
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COVID-19 : évolution de la prise en charge thérapeutique en France sur 3 mois

Poitiers, France – Comment a évolué la prise en charge thérapeutique des patients atteints de la COVID-19 en France entre le 22 mars et le 10 juin ? Pour dégager des tendances, Simon Rolland, interne à l’hôpital Cochin (AP-HP, Paris), et ses collègues ont réalisé 3 enquêtes successives. Les résultats ont été présentés lors des Journées Nationales d’Infectiologie 2020 [1].

Controverses :

« Sans traitement spécifique efficace ni recommandation au début de l’épidémie en France, les attitudes thérapeutiques au cours des premiers mois de la pandémie ont évolué en fonction de la littérature scientifique – à raison de 2000 publications par semaine en rythme de croisière –, des recommandations officielles, des essais cliniques et…des débats et prises de position dans les médias, a rappelé Simon Rolland en préambule. L’hydroxychloroquine (HCQ), le tocilizumab ou les corticoïdes ont, en effet, été l’objet de controverses.

L’objectif de notre étude est de décrire les attitudes thérapeutiques pour la prise en charge des Covid-19 et leur évolution au cours de la période épidémique en France.

D’où l’idée de diffuser un questionnaire court anonymisé en ligne via la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) les 22 mars, 23 avril et 10 juin 2020 qui recueillait les caractéristiques d’exercice des répondants, les références utilisées pour la prise en charge des patients Covid-19 (protocoles, traitements locaux, etc) et les prescriptions réalisées ou privilégiées (molécules et indications).

Forte augmentation de la participation à des protocoles de recherche :

« Nous avons analysé 144 réponses issues de 115 médecins, dont la plupart exerçaient dans les régions de forte circulation du virus (Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est) » a précisé l’orateur. Cinquante-trois (46 %) exerçaient en centre hospitalier universitaire, 79 (69 %) dans un service de maladies infectieuses.



Dix-neuf médecins (32 %) de la première étude participaient à au moins un protocole de recherche (5 études différentes), contre 40 (74 %) d’entre eux lors de la deuxième étude (18 protocoles, p < 0,01).

Quarante-six médecins (77 %) proposaient un traitement spécifique à la première enquête, 35 (65 %) à la deuxième, et 27 (90 %) l’envisageaient à la dernière, uniquement en contexte hospitalier. Quinze (33 %) de ces prescriptions se faisaient dans le cadre de la recherche à la première enquête contre 16 (59 %) à la dernière.

Des évolutions diverses
En termes de traitements spécifiques, hydroxychloroquine et corticoïdes ont connu des évolutions inverses au cours du temps. Initialement proposée par 76 % des prescripteurs et 63 % prescripteurs aux 2 premières enquêtes, l’HCQ a fortement diminué et n’était plus envisagée que par 19% d’entre eux en juin (p < 0,01), et uniquement dans le cadre de la recherche à ce moment-là. « La prescription d’HCQ a été arrêtée en juin, une position confortée par les études récentes avec des essais de recherche fondamentale, animale, ou des essais interventionnels humains avec une récente méta-analyse », a commenté l’orateur.

À l’opposé, les prescriptions d’immunomodulateurs ont augmenté de façon constante au cours de l’étude, avec en chef de file les corticostéroïdes, prescrits par 2 %, puis 34 % des prescripteurs aux 2 premières enquêtes et envisagés par 21 en juin, avec une utilisation hors étude pour 12 d’entre eux » a décrit l’orateur. Une hausse en accord « avec la publication d’études sur la physiopathologie des formes graves de Covid-19 et suite à de communications sur le bénéfice de ces traitements ».



Le remdesivir, initialement proposé par 11 % puis 6 % des prescripteurs, a été envisagé par 48 % en juin, « sa prescription est néanmoins plus difficile à interpréter en raison de souci de disponibilité du produit au début de l’enquête », a précisé Simon Rolland. Pour autant, « les données d’efficacité apparaissent aujourd’hui limitées et non reproduites ».

Le tocilizumab a suivi une évolution croissante, proposé successivement par 4 (9 %), 6 (17 %) puis 12 (44 %) des prescripteurs (p < 0,01). « Aujourd’hui, son efficacité n’a pas été montrée », a commenté l’orateur.

La position vis-à-vis de l’association lopinavir-ritonavir, quant à elle, est restée stable dans le temps, successivement rapportée par 23 (50 %), 19 (54 %), puis 11 (41 %) prescripteurs, généralement dans le cadre d’étude thérapeutique.

La prescription d’Anakinra, nulle à la première enquête, était envisagée par 7 prescripteurs (26 %) à la dernière.

Des limites
« Nous n’avons pas observé de différences significatives de prescription selon la région, l’hôpital, le service ou encore la participation à un ou plusieurs protocoles de recherche » a ajouté l’interne qui a reconnu des limites à cette étude, notamment le faible nombre de participants – 115 répondants sur les 700 inscrits à la mailing list de la SPLIF. « Un chiffre qui s’explique aisément au vu du contexte difficile, de la charge de travail et des nombreuses sollicitations pour participer à des enquêtes » a-t-il admis. « Par ailleurs, nous n’avons pas tenu compte d’autres facteurs qui étaient susceptibles d’influencer la prescription telle que la facilité d’administration, un argument dont on peut penser qu’il a joué en faveur de l’HCQ, puis des corticoïdes ».

Pour conclure, l’orateur s’est voulu optimiste : « cette étude montre qu’au plus fort de l’épidémie, l’ensemble de la communauté médicale a été capable d’assurer son activité de soin, de s’impliquer rapidement dans l’activité de recherche et d’adapter leur thérapeutique en quelques mois aux données les plus récentes, quasiment du tac au tac avec les données scientifiques » a-t-il affirmé.

https://francais.medscape.com/voirarticle/3606407#vp_2

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Sujet du message: Journées nationales d  MessagePosté le: 03 Oct 2020 - 03:52
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Application de télésuivi Covidom : un dispositif à pérenniser ?

Poitiers, France -- L’application Covidom a permis à ce jour à 140 000 patients COVID-19 ou suspects de COVID-19 de bénéficier d’un télésuivi à domicile via des questionnaires médicaux en ligne, proposés quotidiennement.

Lors d’une session consacrée à l’infection COVID-19 aux Journées Nationales d’Infectiologie (JNI), le Dr Aurélien Dinh (Hôpital Raymond Poincaré, Garches) a présenté le bilan de cette expérience de télémédecine d’envergure, mise en place en urgence à l’échelle de l’Ile-de-France, juste avant le confinement.

« Le dispositif, une vraie réussite de collaboration ville-hôpital, a participé à éviter l’engorgement des structures de soin en Ile-de-France », a commenté l’orateur.

L’initiative a été réalisée en partenariat entre l’AP-HP (Assistance des Hôpitaux de Paris), l’ARS (Agence régionale de Santé) et l’URPS (Union régionale des professionnels de santé) Ile-de-France.

Un dispositif de télésuivi d’envergure :

Les patients qui ont pu bénéficier du système de télésuivi Covidom étaient des patients COVID ou suspects de COVID, sans signe de gravité. Ils étaient inclus soit par des médecins des hôpitaux à leur sortie de l’hôpital, soit par des médecins libéraux de ville, soit par la régulation SAMU. Ils étaient suivis 30 jours (possiblement prolongés).

Après avoir accepté le principe, les patients devaient remplir des questionnaires en ligne 1 ou 2 fois par jour, selon le profil de risque, et ce, pendant 30 jours.

Ils devaient monitorer eux-mêmes un certain nombre de paramètres grâce à des examens simples, sans objets connectés. Sept items étaient renseignés : la fréquence cardiaque, la dyspnée, la fréquence respiratoire, la température, la survenue de malaise(s), de frissons, les difficultés psychologiques/liées au confinement). Des alertes vertes, oranges ou rouges étaient générées en fonction de seuils définis.

En cas d’alertes rouges ou oranges, les patients étaient appelés par un intervenant de télésurveillance qui vérifiait qu’il n’y avait pas de problème technique et en cas de problème médical, un médecin prenait l’appel.

« 90 % des alertes ont été d’ordre technique de type « je n’arrive pas à prendre ma fréquence cardiaque », « j’ai rentré un mauvais chiffre »… », précise Aurélien Dinh.

Les alertes étaient traitées par un plateau de télésurveillance (voir encadré en fin de texte).

Un bilan positif :

Du 9 mars au 8 juin 2020, 70 914 patients ont été inclus par 10 000 médecins. L’âge médian des patients était de 43 ans.

Au total, 266 619 alertes ont été générées dont 22 958 alertes rouges et 243 661 oranges.

Toutes les alertes rouges ont eu une réponse en moins de 6 minutes. Ce qui est exceptionnel Dr Aurélien Dinh
Au pic de l’épidémie, jusqu’à 10 000 alertes/jour ont été prises en charge par 40 « cellules » de télésurveillance, soit 200 postes de travail 7j/7 de 8 h à 20 h. La capacité de suivi était d’environ 1 200 patients par cellule.

Au total, le délai moyen avant prise en charge d’une alerte rouge était de 4,24 minutes et 427 appels SAMU ont été déclenchés par la plateforme, 858 patients ont été hospitalisés et 73 sont décédés.

« Toutes les alertes rouges ont eu une réponse en moins de 6 minutes. Ce qui est exceptionnel », souligne le Dr Dinh.

Un dispositif adapté à la réalité du terrain
Une déclinaison de solutions Covidom a vu le jour au fur et à mesure, en lien avec les besoins du terrain. Une cellule spéciale a été conçue pour les patients non familiers du numérique (suivi par téléphone), tout comme une cellule multilingue pour les patients ne parlant pas français, une cellule « contact » pour détecter les cas-contacts, une cellule d’aide à l’isolement, une cellule psychiatrique, ou encore une cellule dédiée aux patients sous oxygène (COVID O2).

Pour le Dr Dinh, au final, l’expérience est un franc succès qui mériterait d’être pérennisée.

« Covidom a montré son efficacité et les retours de satisfaction des patients et des intervenants de télésurveillance ont été très bons. D’ailleurs, Covidom a suscité de l’intérêt hors de l’Ile-de-France. Nous avons été contactés notamment par Nice et par l’étranger. Se pose maintenant la question de la pérennisation du dispositif sur toute l’année. Pourquoi pas à d’autres pathologies comme les maladies inflammatoires chroniques intestinales, les maladies inflammatoires rhumatologiques, ou le suivi post-opératoire (avec des questions sur la cicatrice, les anticoagulants…). Avec une monté en puissance du dispositif possible lors des infections virales saisonnières ou aiguës. C’est une réflexion que nous avons avec l’Assurance maladie, l’ARS, l’AP-HP et les syndicats de médecins libéraux », a conclu le Dr Dinh pour Medscape édition française.

Se pose maintenant la question de la pérennisation du dispositif sur toute l’année

COVIDOM en chiffres

• Environ 10 000 médecins « inclueurs » : généralistes, Samu, hôpitaux/cliniques, avec + 3600 médecins généralistes et + 6 100 médecins hospitaliers en capacité d’inscrire leurs patients dans le dispositif et de suivre leurs alertes,

• Plus de 140 000 patients suivis pendant 30 jours depuis le 9 mars via questionnaires quotidiens, générant jusqu’à 10 000 alertes/jours au pic de l’épidémie ;

• Jusqu’à 40 « cellules » de télésurveillance au pic de la vague 1, sur trois étages du site Picpus, soit 200 postes de travail 7j/7 de 8h à 20h.

• Capacité environ 1200 patients par cellule, pour des délais de traitement des alertes rouges < 10 min (sans aucune logistique de productivité) ;

• Plus de 1 100 intervenants de télésurveillance (ITS) formés : externes médecins/dentaires, professionnels de santé (kiné, pharmaciens, IDE, dentistes, cadres de santé…)

• lus de 990 médecins référents formés : salariés AP-HP, libéraux, retraités ;

• Plus de 500 bénévoles formés pour la « cellule citoyenne » qui étaient chargés de rappeler les patients « non répondants ».

https://francais.medscape.com/voirarticle/3606365

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Sujet du message: Journées nationales d  MessagePosté le: 03 Oct 2020 - 03:59
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Persistance des symptômes de COVID: étude au CHU de Rennes

Poitiers, France – Quelle est la prévalence et le mécanisme des symptômes persistants à distance de l’infection ? Pour mieux comprendre, Lucas Armange, interne dans le service des maladies infectieuses et tropicales du Pr Pierre Tattevin au CHU de Rennes, et ses collègues ont mené une étude sur les patients suivis par une application mise en place dès le début de l’épidémie. Les résultats ont été présentés lors des Journées Nationales d’Infectiologie (JNI) 2020 au Futuroscope de Poitiers [1].

Eclairer les zones d’ombre :

« Il y a eu beaucoup de littérature scientifique publiée ces 6 derniers mois à propos du COVID. On connait ses caractéristiques structurelles, on sait comment il se transmet, on sait comment il se présente à la phase initiale de la maladie, qui fait des formes sévères et qui en meurt. Mais il reste des zones d’ombre, et notamment l’évolution à moyen terme des gens qui ont fait un COVID et on est en droit de se demander si ces personnes présenteront à terme des séquelles » a déclaré Lucas Armange en préambule de sa présentation.

« Des articles donnent déjà des indices. Une étude italienne à J60 chez 140 personnes qui ont fait une maladie à COVID montre que plus de 50% des personnes sont fatiguées à J60 et plus de 40% sont dyspnéiques [2]. Et une étude anglaise menée chez 30 patients passés en réanimation et une soixantaine de patients post-hospitalisation indique, elle aussi, que des symptômes persistent entre 4 et 6 semaines post-COVID, avec des chiffres de prévalence assez élevés [2]. Les symptômes persistants les plus fréquents sont la fatigue, la dyspnée et la détresse psychologique ».

D’où l’idée d’étudier la persistance des symptômes à 6 semaines de l’infection et de chercher à comprendre en mettant en place des explorations complémentaires pourquoi les patients restaient symptomatiques.

Un questionnaire anonyme :

L’étude observationnelle, descriptive, transversale et monocentrique mise en place par Lucas Armange et ses collègues du CHU de Rennes a été menée entre mars et juin 2020 chez des sujets de plus de 18 ans ayant reçu un diagnostic d’infection à Covid-19, confirmée virologiquement (pour l’essentiel des patients), ou avec une forte présomption clinique/radiologique. Tous étaient suivis via une application smartphone, et ont reçu par mail à 6 semaines de l’infection un questionnaire, lequel comprenait 5 parties et évaluait anonymement les symptômes respiratoires, l’anosmie et l’agueusie, l’activité physique, la nutrition et l’humeur. « Très bref, ce questionnaire donnait cependant la possibilité aux personnes qui répondaient de laisser leurs coordonnées afin de réaliser un bilan respiratoire, dont la réalisation par l’équipe était fonction de l’impact estimé sur la qualité de vie du patient » précise Lucas Armange. Un bilan complémentaire par TDM thoracique non injecté et EFR, une rééducation à l’effort ou une prise en charge orthophonique était systématiquement proposés aux patients volontaires et symptomatiques.

Majoritairement des gens jeunes :

Au total, 311 personnes ont été suivis de mars à juin sur l’application numérique. « La population de l’étude était avant tout ambulatoire (à 90%), essentiellement des personnes qui présentaient des symptômes légers et qui ont été jugés suffisamment peu sévères pour être suivis par l’application. Seul 10 % avaient été hospitalisés, et un faible pourcentage était passé en réanimation » précise l’interne en maladies infectieuses.

Avec 214 personnes ayant répondu au questionnaire, l’adhésion a été relativement bonne. Il s’agissait majoritairement des gens jeunes (39 ans de moyenne d’âge) dont 60% de femmes. « Nous avons estimé que 20% d’entre eux était à risque de forme sévère, selon les critères de la Haut Conseil de Santé Publique, donc essentiellement des gens âgés ou avec des insuffisances d’organe. »

Parmi les patients de l’étude, 12% seulement étaient fumeurs, un chiffre relativement faible, a tenu à souligner l’orateur.

Troubles de l’olfaction et du goût pour 55% des personnes :

A 6 semaines, 44% des patients étaient toujours symptomatiques, 2 personnes sur 10 toussaient toujours, 5% avaient une dyspnée au repos, 33% présentaient une dyspnée à l’effort et 40% avaient perdu du poids. Sur les 150 personnes qui avaient une activité physique avant leur maladie à COVID, seuls 56% avaient pu la reprendre à 6 semaines.

A 6 semaines, 44% des patients étaient toujours symptomatiques.
Concernant les troubles de l’olfaction et du goût, 55% des personnes répondants au questionnaire ont ressenti l’un ou l’autre de ses 2 symptômes : 114 sur 206 pour l’anosmie et 111 sur 202 pour l’agueusie. En moyenne, ces symptômes sont apparus à J2/J3 dans la maladie. Les deux tiers ont récupéré dans les 3 premières semaines. Néanmoins à 6 semaines, 17% des personnes étaient toujours anosmiques et 10% agueusiques.

Pas de troubles ventilatoires obstructifs ou restrictifs significatifs :

A ce jour, 23 patients ont été reconvoqués et investigués par un TDM thoracique non injecté et des EFR. Aucun n’a montré de troubles ventilatoires obstructifs ou restrictifs significatifs, mais une baisse modérée de la DLCO a été détectée et une hyperactivité bronchique clinique a été détectée chez 30 % des patients, aboutissant à un traitement par bêta-2 mimétiques et corticoïdes inhalés. Par ailleurs, des syndromes d’hyperventilation suspectés cliniquement lors de la consultation constituaient l’expression de symptômes respiratoires somatiques associés à l’anxiété, selon les pneumologues.

« Aucune image de fibrose pulmonaire n’a été retrouvée au scanner non injecté, seules 4 images en verre dépoli ont été retrouvées. Il s’agissait à chaque fois de personnes qui avaient été hospitalisées pour une pneumopathie à COVID, et systématiquement, les images étaient en régression » a précisé l’orateur.

La réhabilitation sportive s’est révélée le plus efficace :

« Au CHU de Rennes, les symptômes persistants ont été plus la norme que l’exception, a conclu Lucas Armange. Beaucoup de personnes restent symptomatiques et sont encore très gênées à 6 semaines. Nous n’avons pas d’explication de cette persistance de symptômes mais il y a clairement un intérêt majeur à suivre les gens au long cours ».

Autre conclusion d’importance, parmi les soins proposés, c’est indéniablement la ré-éducation sportive qui s’est révélée la plus probante.

« La médecine du sport a été le meilleur levier d’action pour que les gens récupèrent rapidement, a, en effet, affirmé Lucas Armange. Si réhabilitation il y a, mieux vaut la commencer tôt, dès la fin de la phase aiguë et l’adapter à la personne ».



https://francais.medscape.com/voirarticle/3606360

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Sujet du message: Journées nationales d  MessagePosté le: 03 Oct 2020 - 04:03
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Entérobactéries productrices de BLSE : une nouvelle infection sexuellement transmissible ?

Poitiers, France -- La diffusion des entérobactéries productrices de BLSE (EBLSE) est un problème majeur de santé publique. Or, les différents maillons de transmission des EBLSE ne sont pas tous élucidés. Une étude présentée lors des Journées Nationales d’Infectiologie (JNI) 2020 montre pour la première fois qu’il existe très probablement une transmission sexuelle de ces bactéries [1].

Selon les données rapportées par le Dr Laure Surgers (Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, Hôpital Saint-Antoine, AP-HP Sorbonne Université), il existe une association entre le nombre de partenaires sexuels et la colonisation par entérobactéries productrices de BLSE. Le nombre élevé de partenaires sexuels serait donc un nouveau facteur de risque de colonisation par EBLSE à prendre en compte pour le dépistage et la prise en charge des patients.

« Nous nous sommes posé la question de la transmission sexuelle des entérobactéries productrices de BLSE parce qu’il y a une augmentation des IST en France et parce qu’on sait qu’il y a une augmentation de la résistance et de la colonisation à entérobactéries productrices de BLSE communautaire. De plus, on sait qu’il existe dans les épidémies d’IST des agents non conventionnels à transmission oro-fécale qui sont de plus en plus décrits. Par exemple, il y a des épidémies de Shigelles, de campylobacter multirésistant qui sont des nouvelles formes d’IST. D’autre part, il a déjà été montré une transmission sexuelle de BMR que sont les SARM. On pouvait donc se poser la question de la transmission sexuelle des EBLSE », a commenté le Dr Surgers pour Medscape édition française.

Pour tester l’hypothèse d’une transmission sexuelle des EBLSE, les chercheurs des hôpitaux Saint Antoine et Henri Mondor à Paris ont inclus 2095 patients à haut risque d’IST et patients vivant avec le VIH. Les patients ont été dépistés et ceux qui étaient positifs ont été suivis pendant 6 mois pour voir si la colonisation persistait.

Parmi les participants, il y avait :

• 417 (19,9 %) femmes hétérosexuelles,

• 488 (23,3 %) hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) VIH-négatifs non sous prophylaxie pré-exposition au VIH (PrEP),

• 251 (12,0 %) HSH VIH-négatifs sous PrEP,

• 500 (23,9 %) HSH VIH-positifs et

• 439 (21,0 %) hommes exclusivement hétérosexuels VIH-négatifs.

L’âge médiane était à 32 ans [IQR : 25–44].

En ajustant sur l’origine géographique, l’âge, la prise d’antibiotiques dans les 6 derniers mois et les voyages hors Union européenne dans les 6 derniers mois, le risque de portage de EBLSE s’est révélé plus élevé chez les personnes ayant eu plus de 10 partenaires sexuels dans les dernières six mois (OR = 1,70, IC95 % = 1,11–2,58, p = 0,01).

« Nous avons une corrélation parfaite entre le nombre de partenaires sexuels et la proportion de personnes colonisées. Il y a donc clairement une transmission sexuelle des entérobactéries productrices de BLSE », a conclu le Dr Surgers.

Questions en suspens :

Les protocoles thérapeutiques et de dépistage pourraient donc être modifiés par ces données.

« Pour l’instant les facteurs de risque de colonisation par entérobactéries productrices de BLSE sont les voyages, les antibiotiques, la vie en EHPAD mais chez un patient avec une infection urinaire, une prostatite aiguë, et ayant de multiples partenaires, on pourrait se poser la question d’une colonisation par BLSE et lui donner des carbapénèmes en traitement empirique », explique l’infectiologue.

Reste désormais à savoir si la colonisation du portage persiste dans le temps. « Nous ne savons pas si les patients colonisés vont le rester car on sait que quand les personnes sont colonisées par des BLSE au cours d'un voyage, la colonisation disparaît dans les mois qui suivent leur retour. Nous sommes aussi en train de caractériser les souches pour voir s’il y a des clusters qui circulent plus spécifiquement au sein de certains groupes de patients », précise le Dr Surgers.

Autres Résultats :

Le nombre médian de partenaires sexuels depuis les derniers 6 mois était à 4 [IQR : 2–11] et était plus élevé chez les HSH VIH- sous PrEP (18, IQR : 7–33) et moins élevé chez les femmes hétérosexuelles (2, IQR : 1–3) ou hommes hétérosexuels (2, IQR : 1–4) (p < 0,001).

La prévalence de portage de EBLSE était la plus élevée chez les HSH VIH-négatifs sous PrEP (16,3 %) par rapport aux HSH VIH-positifs (12,2 %, p = 0,12), hommes hétérosexuels (10,3 %, p = 0,02), HSH VIH-négatifs non sous PrEP (9,6 %, p = 0,008) et les femmes hétérosexuelles (7,7 %, p = 0,001).

L’étude a été financée par l’ANRS.

https://francais.medscape.com/voirarticle/3606358

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Sujet du message: Journées nationales d  MessagePosté le: 03 Oct 2020 - 04:07
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Registre NeuroCOVID : une photographie des atteintes neurologiques associées à l’infection SARS-CoV-2

Poitiers, France -- Les résultats de la plus large série de patients neuroCOVID au monde ont été présentés par le PrThomas de Broucker (chef du service de neurologie, Centre Hospitalier de Saint-Denis, président du CNNHG, France) lors des Journées Nationales d’Infectiologie 2020 (JNI) [1].

Cette série offre un inventaire des manifestations neurologiques associées à l’infection par SARS-CoV-2 observées dans 46 centres de différentes régions françaises pendant la vague épidémique en mars et avril 2020.

« La série met en évidence le spectre très large des différentes manifestations neurologiques liées au Covid-19, avec au premier plan encéphalopathies et accidents ischémiques cérébraux, et dans une moindre mesure, encéphalites et syndromes de Guillain-Barré », indiquent les chercheurs français dans la revue Médecine et Maladies Infectieuses[2].

L’étude observationnelle rétrospective multicentrique a été réalisée à l’initiative du Collège National des Neurologues des Hôpitaux Généraux (CNNHG), en collaboration avec la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) et la Société française de la sclérose en plaques (Sfsep).

« Au départ, notre interrogation était de savoir si les manifestations neurologiques décrites par les chercheurs chinois étaient exhaustives car nous constations, au centre hospitalier de Saint-Denis (93), que des patients présentaient des manifestations non répertoriées dans les études précédentes, comme les méningites. Nous avons donc créé très rapidement une fiche de recueil d’informations pour établir un registre quasi exclusivement hospitalier en interrogeant nos collègues travaillant surtout dans des hôpitaux généraux mais aussi dans des CHU, principalement dans des services de neurologie et d’infectiologie », a commenté le Pr de Broucker pour Medscape édition française.

222 patients neuroCOVID :

En tout, ce sont 222 patients ayant des symptômes neurologiques de novo survenant en relation temporelle étroite avec les autres symptômes de la maladie Covid-19, qui ont été inclus dans l’inventaire. Leur âge médian était de 65 ans (IQR 53–72) et 136 patients (61,3 %) étaient des hommes.

La maladie COVID-19 était sévère ou critique (réanimatoire) pour près de la moitié des patients (102, soit 45,2 %).

Le suivi médian était de 24 jours et le taux de mortalité était de 12,6 %.

85 % d’atteintes du SNC, 13,1% d’atteintes périphériques :
Des atteintes du système nerveux central ont été rapportées pour 189 patients (85,1 %) et des atteintes du système nerveux périphérique pour 29 patients (13,1 %). 11% des patients avaient à la fois des atteintes centrales et périphériques.

Les symptômes neurologiques les plus fréquents étaient une altération de l’état mental (117, 52,4 %) et un déficit neurologique focal central (97, 43,7 %).

Sur l’ensemble des manifestations neurologiques associées au COVID-19, 67 patients avaient une encéphalopathie associée au COVID, 21 patients une encéphalite, 57 patients un accident ischémique cérébral et il y a eu 15 cas de syndrome de Guillain-Barré.

« Nous avons été surpris par les AVC de cause indéterminée, non-repérés comme thrombo-emboliques, athérothrombotiques… mais thrombotiques avec des thrombus retrouvés dans les artères cervicales ou cérébrales. Probablement en rapport avec l’atteinte de l’endothélium d’un côté et le syndrome inflammatoire majeur », souligne le Pr de Broucker.

Concernant les cas de Guillain Barré, le neurologue note qu’il s’agit d’un chiffre assez important et que c’est la seule manifestation neurologique, parmi celles inventoriées, à survenue retardée (délai de 18 jours). « Nous pensons qu’il s’agit d’une physiopathologie de type mimétisme moléculaire (antigènes similaires entre la myéline et le virus). Dans ce cas, les anticorps contre le virus s’attaqueraient aussi aux nerfs. C’est une piste de recherche à explorer », précise-t-il.

Un nombre important d’IRM et de PL réalisées :

Cette étude est caractérisée par le nombre très important de patients qui ont pu bénéficier d’une IRM cérébrale centrale et de ponctions lombaires.

Une imagerie cérébrale a été réalisée chez 192 patients (86,5 %), dont 157 IRM (70,7 %), et montrait des lésions aiguës dans 85/192 cas (44,3 %).

En parallèle, 97 examens du liquide céphalorachidien (LCR) ont été réalisés avec une pléiocytose présente chez 18 patients (18,6 %) et une PCR SARS-CoV-2 positive dans 2 des 75 LCR testés (2,7 %).

« Ces examens ont pu être réalisés dans le cadre des manifestations encéphalopathiques (SARS-CoV-2 associated encephalopathy) car il ne s’agissait pas de patients en réanimation chez lesquels une IRM et une ponction lombaire (PL) sont compliquées à pratiquer », a commenté le Pr de Broucker.

Concernant les deux cas de PL positifs, ils ne permettent pas de dire s’il existe une neuropathogénicité directe du virus, selon l’investigateur.

« Nous ne pouvons pas le savoir à ce stade car il est possible que le virus soit présent transitoirement dans le SNC comme c’est le cas pour les encéphalites à flavivirus. La recherche de l’implication directe ou immunomédiée du SARS-CoV-2 dans le tableau neurologique doit continuer », a précisé l’orateur.

Trois questions au Pr Thomas de Broucker :

Medscape : Y-a-t-il des atteintes neurologiques rapportées dans la littérature que vous n’avez pas retrouvées dans votre série ?

Pr T. de Broucker : Dans notre série, nous n’avons pas observé de cas d’ADEM (Encéphalomyélite aiguë disséminée). Aussi, nous avons fait le choix de ne pas rapporter les céphalées, vertiges, anosmies…

Notons qu’il est très possible que les céphalées, pour un grand nombre d’entre elles, soient des méningites de type aseptiques.

Quelle est, selon vous, la prévalence des manifestations neurologiques chez les patients Covid ?

Il est compliqué de répondre à cette question pour plusieurs raisons. Au CH de Saint-Denis, nous avons rapporté 40 cas neuroCovid, soit 8 à 10% des patients hospitalisés pour Covid-19. Mais, dans une série espagnole monocentrique de plus de 800 patients à l’hôpital d’Alcácer, 57 % des patients Covid avaient des manifestations neurologiques. La raison est que, contrairement à nous, les espagnols ont inclus les patients rapportant des céphalées, des malaises et des vertiges.

Aussi, en dehors de l’hôpital, nous n’avons aucune idée de la prévalence des atteintes neurologiques dans la population.

Comment évoluent ces symptômes neurologiques ?

On ne connait pas l’issue à moyen termes et à long termes de ces pathologies neurologiques. Des études ont été lancées, y compris à partir de cette cohorte pour suivre les patients et connaitre leur évolution, la récupération de la qualité de vie normale et les éventuelles séquelles.

https://francais.medscape.com/voirarticle/3606355

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Sujet du message: Journées nationales d  MessagePosté le: 03 Oct 2020 - 04:13
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Sujet du message: Journées nationales d  MessagePosté le: 03 Oct 2020 - 04:15
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Sujet du message: Journées nationales d  MessagePosté le: 03 Oct 2020 - 04:16
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