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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Avr 2020 - 06:40
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Covid-19 : les actions de l’ANRS
27 avril 2020



Dans le contexte pandémique d’infection au nouveau coronavirus SARS-CoV-2, les données disponibles à ce jour n’indiquent pas que les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), déjà dépistées et correctement prises en charge constituent une population à risque élevé pour la maladie Covid-19. Néanmoins et afin de disposer à moyen terme d’un maximum de données objectivées et exploitables en France sur l’association Covid-19-VIH, l’agence vient d’installer un nouveau groupe de travail au sein de ses instances et soutiendra les efforts de recherche sur le sujet.
L’ANRS a par ailleurs lancé début avril en direction des pays à ressources limitées un appel à projets « flash » Covid-19 Sud dans toutes ses dimensions scientifiques et indépendamment du VIH.
Enfin, l’agence a adapté ses procédures et activités de recherche VIH et hépatites virales en cours, en France comme à l’étranger.

Appui à la recherche Covid-19 en France

- Dès le 7 mars, l'ANRS a mis à disposition de REACTing, consortium multidisciplinaire d’Aviesan sur les maladies émergentes, son propre réseau de centres de méthodologie et de gestion et de 80 moniteurs d’études cliniques et biologiques. L’ANRS contribue ainsi à la mise en place de la cohorte nationale French COVID de patients hospitalisés pour une forme sévère de la maladie Covid-19. La cohorte vise à inclure 2 000 personnes. Un module spécifique aux PVVIH a été mis en place pour capter les informations relatives à cet échantillon particulier de la cohorte.
- La mobilisation des moniteurs, des CMG et des équipes du siège de l’agence est également forte pour les essais cliniques Covid-19 à promotion Inserm, en particulier l’essai DISCOVERY.

Appui à la formulation de directives nationales

- L’ANRS a contribué avec le Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS) à la publication par la Haute Autorité de santé (HAS) le 8 avril des préconisations relatives à la « Continuité du suivi des personnes vivant avec le VIH et de l’offre de soins en santé sexuelle ». Ces préconisations validées par toutes les sociétés savantes ont été rendues publiques sous forme de « réponses rapides ».

Dispositifs ANRS

- Le directeur de l’ANRS a souhaité installer le 9 avril un nouveau groupe de travail « Covid-VIH » au sein de l’instance chargée de l’animation de la recherche clinique (action coordonnée 44). Des propositions de projets/études à court et moyen termes, émanant de ce groupe seront soumises à l’arbitrage de la direction de l’agence : études physiopathologiques, de morbidité ou sur le retentissement psycho-social et la qualité de vie des PVVIH à l’ère de l’exposition au SARS-CoV-2 ou d’atteinte par le Covid-19. De la même façon, les instances d’animation de l'agence dédiées aux hépatites virales restent également attentives à initier si nécessaire une réflexion Covid-19 - hépatites virales.

- Un appel à projets (AAP) « Flash » Covid Sud a été ouvert le 1er avril et clôturé le 13 avril. Il permettait ainsi la soumission de projets conjointement portés par un chercheur basé dans un pays à ressources limitées et un chercheur basé en France, et destinés à être menés dans ce contexte géographique de la pandémie. Tous les champs de la recherche sur le SARS-COV-2, de la prévention, de la prise en charge et des conséquences du Covid-19 étaient éligibles, indépendamment du VIH/Sida et des hépatites virales. L’expertise de ces projets est actuellement en cours. Cet AAP est le premier du genre à être financé par la France à l’international.

- Le prochain appel à projets régulier de l’agence, principal outil de sélection bisannuelle en recherche fondamentale, recherche clinique, en sciences humaines et santé publique, et sur le vaccin, ouvrira le 15 juin prochain et sera clôturé le 15 septembre. Il permettra d'examiner, comme lors de chaque AAP, des projets portant sur le VIH/Sida, les hépatites virales, les co-infections et comorbidités (dont le Covid-19), la tuberculose et les infections sexuellement transmissibles, projets pouvant être menés en France ou dans les pays du Sud.

http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... s-de-lanrs

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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Avr 2020 - 08:59
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Pendant la pandémie, l’autre médecine continue

Des soignants en « tenue covid » qui courent dans tous les sens auprès de patients intubés, le tout sur un fond sonore d’alarmes stridentes. Voilà ce que beaucoup de Français ont en tête quand ils applaudissent à leur fenêtre à 20 heures. Sans être fausse, cette image est loin de décrire la réalité de l’ensemble du monde médical : bon an, mal an, des milliers de médecins continuent à prendre en charge des pathologies qui n’ont rien à voir avec le coronavirus. Ce qui ne veut pas dire que leur activité n’est pas bouleversée par la pandémie pour autant.

Les greffes sont un bon exemple du changement dans la continuité imposé par le coronavirus. « Il y a eu une baisse de l’activité de prélèvement de l’ordre de 50 % au début du confinement, indique le Pr Olivier Bastien, directeur du département « prélèvements organes et tissus » à l’Agence de la biomédecine. Cette baisse avait tendance à s’accélérer, mais nous avons réussi à nous remobiliser, même si cela reste fragile ».

La diminution des prélèvements n’est bien sûr pas homogène. « Les greffes rénales ont été suspendues, car elles ne sont pas vitales, la dialyse pouvant suppléer, indique Olivier Bastien qui remarque toutefois que cela peut constituer une perte de chances pour les patients. « Les greffes vitales, pour lesquelles le patient risque de mourir (cœur, foie…), ont en revanche été maintenues, et nous avons demandé à garantir l’accès à des lits "covid-free" en réanimation pour ces patients », poursuit le responsable de l’agence de la biomédecine.

Business as usual… ou presque

Autre exemple de domaine dans lequel les établissements ont conservé leur cœur de métier : la cancérologie. « Nous avons réussi à maintenir la continuité des soins en ce qui concerne la chimiothérapie et la radiothérapie en hospitalisation de jour, sans baisse d’activité », se félicite par exemple le Pr Éric Lartigau, directeur général du centre Oscar Lambret à Lille. Bien sûr, ce résultat a été obtenu au prix de certaines adaptations : équipement de protection pour le personnel et les patients, mise en place d’une zone d’accueil et d’orientation où sont scrutés les signes d’une possible infection…

Malgré le maintien d’un niveau d’activité soutenu, Éric Lartigau s’inquiète d’une diminution en ce qui concerne la chirurgie, en raison de la forte diminution des dépistages et des explorations en ville. « Nous nous attendons à une arrivée assez massive, dans les prochaines semaines, de patients qui auront eu un retard de diagnostic et qu’il faudra prendre en charge rapidement », s’alarme le Lillois. Son message à l’attention des patients est donc clair. « N’ayez pas peur, consultez votre médecin, vous ne serez pas mis en risque », lance-t-il.

Ouvert pendant la crise

Il faut dire que certains patients semblent avoir oublié qu’au moins une partie des services de santé continuaient à fonctionner malgré le confinement. Les urgences ont ainsi connu une baisse de fréquentation de 48 % entre la mi-mars et début avril, constatait lors d’un point presse le 17 avril dernier le Pr Jérôme Salomon, ainsi que le rapporte l’agence APMNews. Et le phénomène n’est pas limité aux établissements hospitaliers, loin de là.

« Il ressort de nos réunions que dans le Grand-Est, certains spécialistes ont connu une baisse d’activité qui peut aller jusqu’à moins 90 %, et certains cabinets de médecine générale sont à moins 50 % », explique ainsi le Dr Guilaine Kieffer-Desgrippes, généraliste strasbourgeoise et présidente de l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) « médecins libéraux » de cette région Grand Est particulièrement touchée par la pandémie. « Cela génère beaucoup d’inquiétudes sur l’état de santé dans lequel nous allons retrouver nos patients dans quelques semaines », ajoute-t-elle.

L’Alsacienne explique donc que les patients ne doivent pas avoir peur d’avoir recours aux médecins libéraux, qui continuent à pouvoir les recevoir dans des conditions qui permettent d’éviter la propagation du virus, si cela est nécessaire. « On risque d’avoir des retards de prise en charge, des retards de dépistage, s’inquiète la praticienne. Ma crainte, c’est le grain de beauté un peu suspect, la boule dans le sein qu’on aurait normalement montrée à son médecin sans attendre… Les patients doivent donc nous appeler, c’est le médecin qui dira si cela peut attendre ou non. »

Suivi de grossesse à distance

Et puis il y a la téléconsultation. Certains praticiens sont surpris de constater l’étendue de ce qu’ils peuvent réaliser à distance, y compris dans les domaines les plus inattendus, comme par exemple le suivi des grossesses. C’est en tout cas l’expérience faite par le Dr Amina Yamgnane. « On peut quasiment tout faire en dehors des touchers vaginaux, dont l’utilité n’est de toute façon pas démontrée, constate cette gynécologue libérale parisienne. C’est phénoménal. Moi qui suis pourtant une militante du tout numérique, j’avais tout de même quelques hésitations : je pensais par exemple qu’au-delà du problème légal, il était difficile de faire des téléconsultations avec des patientes que je n’avais jamais vues. Or l’expérience m’a prouvé que c’était faux. »

La praticienne estime qu’elle ne reviendra pas à sa pratique antérieure une fois l’épidémie passée, et qu’elle systématisera la téléconsultation au moins pour certains motifs. « Je ne vois pas la pertinence de prendre de la place pour un avis sur la contraception, ou encore un renouvellement de traitement, affirme-t-elle. Nous sommes en tension, et nous devons pouvoir prendre l’initiative de dire aux patientes qu’elles ne sont pas obligées de venir pour tout. »

Amina Yamgnane reconnaît toutefois que tous les médecins ne sont peut-être pas en mesure d’aller aussi loin qu’elle dans la téléconsultation. « J’avais déjà tout informatisé depuis longtemps, et j’imagine que cela doit être extrêmement fastidieux pour des collègues qui ne l’avaient pas fait », remarque-t-elle. La gynécologue note également que sa patientèle est plutôt aisée, à l’aise avec les outils numériques et soucieuse de sa propre santé, ce qui lui facilite énormément la tâche. Car sur ce sujet comme pour beaucoup d’autres, la crise fait ressortir les inégalités.

Adrien Renaud

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... e-continue

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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Avr 2020 - 09:14
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Évaluation régionale de l’effet du confinement au 11 mai

Selon la modélisation réalisée par des chercheurs de l’Inria et de l’Inserm, la proportion de personnes infectées pourrait représenter, selon les régions, entre 2,0 et 5,9% de la population. Selon les différentes projections, un rebond pourrait avoir lieu entre juin et début août.
Une équipe bordelaise de chercheurs de l’Inria et de l’Inserm ont conduit une modélisation de l’épidémie de COVID-19 en France en utilisant un modèle statistique spécifique, permettant de prendre en considération la dimension régionale. Leurs résultats sont accessibles sur le site MedRxiv (non relues par les pairs, dont l’interprétation nécessite d’extrêmes précautions).

À partir des données de Santé Publique France, du réseau des services hospitaliers d’urgences SurSaUD et du réseau de médecins généralistes Sentinelles, les chercheurs ont pu établir pour chaque région le taux de reproduction avant confinement, la dynamique du taux d’infection et l’impact du confinement sur ces mesures. L’étude a été menée à partir d’un modèle statistique dynamique (SEIR: susceptible-exposed-infected-recovered ) qui prend en compte à la fois la population des personnes infectées ou celles non infectées, la mortalité naturelle et la natalité. Le modèle, qui suppose l'absence de mouvement de population, est divisé en 6 groupes, la population dite sensible, les cas latents, les cas infectés avérés, non avéré, les cas hospitalisés et le groupe des sujets qui ne sont plus à risque (guéris ou décédés).

Un confinement levé bien avant les durées les plus optimistes

En l’absence des mesures prises pour limiter la propagation du virus (confinement, mesures barrières, ….), le pic de l'épidémie aurait été atteint aux alentours du 3 mai 2020 en France, et se serait terminé à la fin du mois de mai de l’année suivante. À son pic, le COVID-19 aurait nécessité 714.259 hospitalisations simultanées.

Les auteurs ont évalué plusieurs paramètres qualifiant l’efficacité du confinement :

- Le confinement a permis de réduire le taux de transmission de la maladie d’un facteur 1,31 [1,27-1,35] au cours de la première semaine, puis de 3,63 [3,48-3,80] ensuite.

- Estimé initialement à 2,6, Re, le taux de reproduction effectif (soit le Ro une fois les variations des taux de natalité et mortalité prises en compte ainsi que les mesures de lutte, la variation du nombre de personnes infectées/guéries/décédées) est passé à 2,0 durant la première semaine de confinement puis à 0,7 au 25 mars 2020. Sur le plan régional, Re est maximal en Centre Val de Loire et Nouvelle Aquitaine avant le confinement, ainsi qu’avant ou après le 25 mars (Re égal respectivement à 3,1, 2,4 et 0,9, identiques dans les deux régions). À l’inverse, Re est minimal en Bretagne et Hauts de France (Re égal respectivement à 2,2, 1,7 et 0,6 avant le confinement, avant et après le 25 mars, identiques dans les deux régions).

- Au niveau national, selon que l’on considère que l’amplitude de la réduction de la transmission est égale à 3, 5 ou 10 dès la seconde semaine de transmission, la durée optimale de confinement devrait être de 407, 147 et 97 jours, respectivement. Au niveau national, le taux d’attaque final estimé au 15 mai 2020 devrait être de 3,8% [3,1-4,8%].

- Au niveau régional, la durée optimale de confinement pour le scénario le plus optimiste, est estimée entre 87 jours en Normandie et 114 jours en Ile de France et le taux d’attaque final de l’infection compris entre 1,0% de la population en Nouvelle Aquitaine et 3,4% dans le Grand Est. Pour le plus pessimiste, cette durée devrait théoriquement être comprise entre 228 jours en Bretagne et 848 jours en Nouvelle Aquitaine. Elle porterait à un taux d’attaque final compris entre 2,9% et 6,9% pour les régions les moins touchées et un taux voisin ou supérieur à 10% dans 4 régions (9,7% en Grand Est, 10,8% en Nouvelle Aquitaine, 11,5% en Ile de France et 16,0% en Centre Val de Loire).

- Le rebond de l’épidémie après une levée complète du confinement au 11 mai pourrait avoir lieu entre juin et début août pour la plupart des régions, avec une ampleur différente. Ce rebond dépend des caractéristiques de la première vague épidémique. Ces données suggèrent l’importance du maintien des mesures autres que le confinement une fois celui-ci levé.

Ce travail présente quelques limites, dont notamment le fait que le nombre initial de cas COVID-19 est uniquement celui qui correspond aux personnes testées par RT-PCR indiqué par Santé Publique France.

Exceptionnellement durant cette période de crise sanitaire, certaines publications mentionnées sont au moment de la rédaction de cet article encore en prépublication, en cours de relecture par les pairs et susceptibles d'être modifiées. Nous attirons votre attention pour apporter la plus grande prudence quant aux résultats apportés.

Prague M et al. Population modeling of early COVID-19 epidemic dynamics in French regions and estimation of the lockdown impact on infection rate. https://www.medrxiv.org/content/10.1101 ... l.pdf+html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Avr 2020 - 06:47
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Attitudes des citoyens face à la
pandémie COVID-19 - France


http://www.sciencespo.fr/cevipof/sites/ ... _short.pdf

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 29 Avr 2020 - 09:58
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Exclusif : la messe est dite, les pros favorables à une obligation du port du masque pour tous

Paris, le mardi 28 avril 2020 – S’il était pertinent (et sans doute cela ne l’est guère) de vouloir dresser aujourd’hui un bilan de la gestion de l’épidémie par le gouvernement français, en dépit des différents couacs de communication autour du déconfinement et des retards concernant la mobilisation des ressources pour la réalisation des tests, c’est probablement la question des masques qui s’imposera comme le symbole de ses limites et erreurs.
Des cautions scientifiques pour masquer l’impréparation
Plusieurs enquêtes, que nous avons déjà évoquées dans ces colonnes, ont confirmé comment le gouvernement avait tenté de dissimuler la pénurie de masques (liée en partie au non renouvellement des stocks d’état par ses prédécesseurs) en dissuadant très leur utilisation par la population générale (en mettant en avant des arguments scientifiques en défaveur de leur généralisation et en taisant ceux, plus nombreux, en faveur d’un recours plus large). Peu à peu, la vérité a pu se faire jour sur l’impréparation du gouvernement et sur les très grandes difficultés rencontrées par la France (à l’instar il faut le dire de tous les autres pays d’Europe) pour tenter de répondre à l’urgence, dans un contexte d’hyper concurrence et de production restreinte en raison de l’épidémie.
Plébiscite pragmatique pour les masques grand public
Les dissimulations premières et les impréparations ont participé à une communication totalement erratique qui voit aujourd’hui les mêmes qui déconseillaient fortement l’utilisation du masque, y compris du « masque grand public », le recommander désormais voir de souhaiter le rendre obligatoire. Il faut dire que la très grande majorité des sociétés savantes défend aujourd’hui, en s’appuyant notamment sur des données empiriques, le port du masque pour tous, certains espérant même l’adoption de mesures contraignantes. S’inscrivant dans cette lignée, les professionnels de santé se montrent aujourd’hui majoritairement favorables à un port du masque obligatoire dans la population générale (quel que soit le type de masque).

C’est ce que révèle un sondage réalisé sur JIM ces derniers jours. Avec une participation record (1906 répondeurs), nos résultats montrent que 61 % des professionnels de santé considèrent que le port du masque devrait être rendu obligatoire pour toute la population, quel que soit son type, tandis que 26 % seraient en accord avec une telle mesure à condition que des masques chirurgicaux soient disponibles pour tout le monde. Ainsi, on le voit, en dépit des incertitudes concernant les qualités de filtration des masques en tissu, les professionnels de santé évaluent la situation actuelle de façon pragmatique (comme l’Académie de médecine) et paraissent juger que cet outil doit faire partie des dispositifs incontournables au moment du déconfinement, couplé avec les autres mesures barrières (distanciation et lavage des mains). Une petite minorité (12 %) de professionnels de santé, s’interrogeant peut-être sur les risques liés au port du masque (mauvaise utilisation et possible relâchement des autres mesures barrières plus efficaces, notamment le lavage des mains) se montrent hostiles à l’idée d’obligation, d’autant plus que des incertitudes demeurent quant à la qualité de filtration de certains types de masques et à la pertinence de leur recours dans certaines situations (espaces extérieurs ou la distanciation sociale est possible notamment).



Gérer la pénurie, encore et toujours
En dépit de l’attente des professionnels de santé et des sociétés savantes et de l’adhésion des Français au port du masque (comme en témoignent les sondages réalisés en population générale et la multiplication des masques dans les rues), le gouvernement ne devrait pas édicter d’obligation du port du masque en population générale dans toutes les situations (à l’exception probablement des transports). Une fois encore, il est probable que ce choix soit en partie dicté par l’insuffisance des stocks de masques grand public disponibles. Ainsi, cette semaine 20 millions de masques grand public devraient être accessibles (grâce aux importations et aux livraisons des entreprises françaises dont les prototypes ont reçu le label de l’Afnor) permettant autour de 151 millions d’usages. La semaine du 11 mai, ce seront 38 millions de masques (soit autour de 511 millions d’usages) qui devraient être en circulation. Dans une note de Bercy du 14 avril, dévoilée le 26 avril par le Journal du Dimanche les besoins ont été évalués à minima (à raison de deux usages par jour et par personne, cinq jours par semaine), à 376 millions d’usages hebdomadaires pour le déconfinement des secteurs prioritaires et 600 millions pour l’ensemble de la population.
L’excuse de l’innovation !
Les tensions d’approvisionnement qui se profilent pourraient conduire à une envolée des prix. Pourtant, à la différence du gouvernement italien, la France se refuse pour l’heure à envisager la fixation d’un prix maximum, afin de ne pas freiner « l’innovation » a expliqué le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, Agnès Pannier-Runacher. Cependant, cette position pourrait (devrait ?) évidemment évoluer, à l’instar d’un très grand nombre de « dogmes » associés à cette épidémie. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes doit ainsi présenter demain « des propositions permettant de garantir la qualité et l’accessibilité en termes de prix des masques vendus au grand public ». Les pharmaciens espèrent que cette saisie permettra de répondre à certaines de leurs questions et notamment à celle de la possibilité de distribuer gratuitement des protections aux plus précaires.
Des canaux de distribution multiples
Parallèlement à cette question du prix et alors que cette excuse de « l’innovation » apparaît peu satisfaisante, il semble illusoire d’attendre de la part du gouvernement une gestion plus claire concernant la distribution des masques lavables que celle qui a prévalu pour les masques chirurgicaux et FFP2 à destination des professionnels de santé. Il a ainsi fallu attendre ce week-end pour qu’enfin les pharmacies soient autorisées à commercialiser ces masques grand public, créant ce lundi un afflux de patients, le plus souvent très déçus : la plupart des officines n’ont en effet nullement eu le temps de s’approvisionner. Parallèlement, dans les « territoires », des distributions commencent à être organisées partout par les mairies, ciblant en priorité les populations les plus fragiles. Et dans ce cadre, les masques sont gratuits.

JIM.fr (Aurélie Haroche)

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 29 Avr 2020 - 09:59
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Covid-19 : un premier vaccin efficace chez le singe

De l’avis général, en l’absence de traitement efficace, la lutte contre le nouveau coronavirus, le SARS-CoV-2, ne sera gagnée que lorsqu’aura été mis au point un vaccin efficace et bien toléré pour prévenir cette infection. Or, selon des avis plus autorisés, l’élaboration d’un vaccin est un processus long dont on ne peut penser qu’il puisse aboutir avant l’année 2021.

En attendant, il est permis d’espérer et de rester attentif aux premiers « exploits » revendiqués dans ce qui risque d’être une course effrénée vers la « découverte » d’un vaccin. Ainsi, parmi les quelques projets actuellement en développement, on peut s’attarder sur celui du laboratoire Sinovac Biotech (qui produit notamment des vaccins contre l’hépatite A et la grippe aviaire).

Il est à l’origine d’une préparation vaccinale appelée PiCoVacc, obtenue à partir d’une souche virale inactivée, isolée chez un patient atteint de Covid-19. Elle a d’abord été testée sur des souris et des rats à des doses allant de 1,5 à 6 µg avec un adjuvant à base d’aluminium destiné à augmenter la réponse immunitaire. Ces modèles ont été vaccinés à J0 et J7 et des anticorps dirigés spécifiquement contre le SARS-CoV-2 ont été détectés une semaine après la vaccination. Le taux de ces anticorps a continué à augmenter jusqu’à 6 semaines post-vaccination. Des essais de séroneutralisation ont montré une augmentation progressive, tout au long de ces six semaines, du taux des anticorps neutralisant la souche virale utilisée pour le développement de PiCoVacc mais également 9 autres souches de SARS-CoV-2.
Preuves d’un effet protecteur…
Forts de ce premier succès, les chercheurs ont décidé de recourir au macaque rhésus, pour évaluer plus avant l’efficacité et la sécurité de cette préparation vaccinale. Les singes (quatre dans chaque groupe) ont reçu des injections IM à J0, J7 et J14 de la préparation vaccinale PiCoVacc à la dose de 3 ou 6 µg ou seulement de sérum physiologique.

Chez les animaux réellement vaccinés, des anticorps spécifiquement dirigés contre le SARS-CoV-2 ainsi que des anticorps neutralisants ont été détectés à J14. Ces macaques n’ont présenté ni fièvre ni perte de poids. Des analyses biochimiques évaluant notamment les différentes populations lymphocytaires et des analyses histopathologiques au niveau de différents organes (reins, cerveau, foie, cœur et rate) n’ont pas montré de différence notable par rapport au groupe contrôle.

Dans un second temps, 8 jours après la troisième injection, il a été administré à tous ces singes, par voie intrathécale, un inoculât de SARS-CoV-2. Tous les macaques du groupe contrôle ont présenté une charge virale importante au niveau du pharynx, du crissum et des poumons ainsi qu’une pneumonie interstitielle sévère. Les macaques réellement vaccinés, quant à eux, ont bénéficié d’une baisse rapide de la charge virale au niveau de la gorge et des modifications histopathologiques mineures au niveau des poumons. Pour les singes ayant reçu la dose de vaccin la plus élevée (6 µg), la charge virale est restée indétectable au niveau pulmonaire et rectal tout au long de l’étude.
…d’une durée indéterminée
Bien qu’encourageante, cette étude n’en comporte pas moins quelques limites parmi lesquelles le nombre réduit de macaques testés et l’absence de données quant à la durée potentielle de la protection vaccinale (les animaux ayant été sacrifiés précocement après la vaccination) et ses effets secondaires à plus long terme. Par ailleurs, il aurait été intéressant de vérifier que les anticorps neutralisants induits par la vaccination chez le macaque peuvent également neutraliser d’autres souches de SARS-CoV-2, comme cela a été recherché pour la souris et le rat.

Il existe, à ce jour, 7 candidats vaccins répertoriés par l’OMS et en cours de développement clinique. Le vaccin présenté par cette équipe chinoise, le seul à avoir été testé chez le primate à notre connaissance, a été validé pour un essai clinique de phase I/II (NCT04352608).

Si les résultats des tests chez l’Homme sont positifs, la production à grande échelle d’un tel vaccin inactivé pourrait permettre de répondre à une demande globale évidemment très importante.

Dr Dounia Hamdi

RÉFÉRENCES :

Gao Q et coll.: Rapid development of an inactivated vaccine for SARS-CoV-2. bioRxiv 2020.04.17.046375; doi.org/10.1101/2020.04.17.046375
https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04352608
Site de l’OMS, consulté le 27 avril 2020. https://www.who.int/emergencies/disease ... 19-vaccine

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 29 Avr 2020 - 12:47
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Transmission du Covid-19 sans symptômes

On l'a désormais bien entendu, le futur déconfinement, qui sera progressif à partir du 11 mai 2020, est conditionné à une stratégie de dépistage, mais aussi de recherche et de suivi des cas contacts. Dans ce contexte, une nouvelle étude chinoise apporte un éclairage sur les chaînes de transmission et la contagiosité du Sars-CoV-2 qui cause l'infection à Covid-19, indique le Quotidien du Médecin (21 avril). Les résultats de cette étude chinoise ont été publiés dans la revue scientifique « Nature Medicine ».

Ils suggèrent une « contagiosité avant l’apparition des symptômes et, en conséquence, la nécessité d’une recherche des contacts croisés avant les premiers signes de la maladie ». Les chercheurs-ses chinois se sont appuyés sur les données concernant 94 personnes positives au Covid-19, positivité confirmée en laboratoire, traités à l'hôpital de Guangzhou (Canton). La moitié étaient des hommes, âge médian de 47 ans, avec chez 66 % d'entre eux-elles, des symptômes modérés (fièvre et/ou symptômes respiratoires et signes radiographiques de pneumonie). « Plus de 400 prélèvements de gorge ont été réalisés chez ces patients, du début des symptômes jusqu'à 32 jours après leur apparition. Les charges virales observées étaient élevées peu de temps après l'apparition des symptômes, et ont ensuite progressivement diminué jusqu’au 21e jour », précise l'article du quotidien médical. Les chercheurs-ses ont ensuite croisé ces données « avec celles sur la période d’incubation du virus et la dynamique des chaînes de transmission issues de 77 paires de transmission (infecteur-infecté).

L’intervalle en série (durée entre l'apparition des symptômes de cas successifs dans une chaîne de transmission) a ainsi été établi à 5,8 jours en moyenne, avec une médiane à 5,2 jours. Les chercheurs-ses en ont aussi déduit que l'infectiosité a commencé à 2,3 jours (de 0,8 à 3 jours) avant le début des symptômes et a culminé à 0,7 jour avant l'apparition des symptômes. Selon leurs modélisations, la proportion estimée de transmission durant la période sans symptômes était de 44 % (de 25 à 69 %).

Le potentiel de transmission du Sars-CoV-2 avant l'apparition des symptômes se révèle donc élevé, selon ces travaux. Les chercheurs-ses concluent ainsi que la recherche de contacts doit prendre en compte « d’urgence » des « critères plus inclusifs (…) afin de saisir les événements de transmission potentiels deux à trois jours avant l'apparition des symptômes ». Le contrôle efficace de l'épidémie en dépend, en complément des mesures de confinement et de distanciation sociale, conclut le Quotidien du Médecin.

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 29 Avr 2020 - 13:46
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L’OMS met en garde contre les « passeports immunitaires », faute de données suffisantes sur les risques de réinfection

L’Organisation mondiale de la santé a souligné, vendredi, qu’il n’existait aucune preuve qu’un patient guéri du Covid-19 soit immunisé et a alerté sur le manque de fiabilité de certains tests.

https://www.lemonde.fr/planete/article/ ... _3244.html

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 30 Avr 2020 - 06:03
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Deux études s'opposent sur l'efficacité du remdesivir pour soigner du coronavirus

Deux études aux résultats contradictoires ont été publiées ce mercredi sur l'efficacité de l'antiviral remdesivir dans la lutte contre le Covid-19.

Le remdesivir est-il efficace contre le Covid-19 ? Les débats s'intensifient autour de cet antiviral développé par le laboratoire américain Gilead, présenté comme l'une des pistes pour soigner les malades du coronavirus. Le laboratoire américain a annoncé mercredi que son médicament avait montré des résultats «positifs» dans un essai clinique contre placebo, très attendu et mené en partenariat avec les Instituts de santé américains (NIH).

Echec d'un essai clinique de l'antiviral remdesivir contre le Covid-19
Selon des résultats préliminaires communiqués mercredi, le médicament expérimental remdesivir aurait accéléré de 31% le temps de rétablissement des malades du Covid-19. Comparés aux malades ayant reçu un placebo, les patients traités avec le remdesivir se sont rétablis en 11 jours (temps médian) au lieu de 15 jours, selon un communiqué des NIH. Le rétablissement était défini comme une sortie de l'hôpital ou un retour à des activités normales. La fiabilité statistique de ce résultat est considérée comme élevée. En revanche, les résultats préliminaires ne montrent pas si le médicament permet de sauver des vies. La mortalité du groupe de patients traités par remdesivir était de 8%, contre 11,6% dans le groupe témoin, une différence trop faible pour exclure que ce soit le fruit du hasard.

L'essai comptait 1063 patients, dans 47 sites aux États-Unis et 21 autres en Europe et en Asie. Ni les patients, ni les médecins ne savaient si la solution injectée quotidiennement par intraveineuse pendant 10 jours était le remdesivir ou le placebo, qui ressemblait au médicament mais ne contenait que des ingrédients inactifs. C'est à ce jour la plus grande étude sur le remdesivir pour laquelle des résultats sont disponibles. Cet essai était par ailleurs l'un des plus attendus, avec l'essai européen Discovery dont on attend encore les résultats. Plus tôt dans la journée, le laboratoire Gilead avait précédé les annonces en indiquant avoir pris «connaissance de données positives» contenues dans cette étude.

Le Remdesivir «n'accélère pas la guérison»
Sauf que le même jour, la revue médicale The Lancet a, elle, publié des résultats décevants d'une plus petite étude chinoise, menée également en comparaison avec un placebo. Cette dernière a démontré que le remdesivir n'avait pas fait mieux que ceux traités sur placebo. «Le traitement par remdesivir n'accélère pas la guérison ni ne réduit la mortalité liée au Covid-19 par rapport à un placebo», indique un résumé de cette étude réalisée en Chine. Les résultats de l'étude publiée par The Lancet avaient déjà fuité le 23 avril, après la brève publication par erreur de leur résumé sur le site de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), avait alors rapporté le Financial Times.

«Malheureusement, notre essai a montré que bien que sûr et bien toléré, le remdesivir n'a pas montré de bénéfice significatif par rapport au placebo», a commenté l'auteur principal de l'étude, le Pr Bin Cao, cité ans un communiqué du Lancet. «Ce n'est pas l'issue que nous espérions, mais il faut avoir en tête que nous n'avons pu enrôler que 237 patients sur un objectif de 453, car l'épidémie avait été maîtrisée à Wuhan», a-t-il ajouté. Selon ses auteurs, ce point est une des limites de leur étude, qui a dû pour cela être stoppée plus tôt que prévu. Cela justifie selon eux de mener d'autres travaux. L'étude a été menée du 6 février au 12 mars dans dix hôpitaux de Wuhan. Pour être éligibles, les patients devaient avoir des symptômes depuis moins de 12 jours et avoir un diagnostic de pneumonie confirmé par imagerie. 158 patients ont reçu quotidiennement du remdesivir et 79 un placebo, le tout pendant 10 jours.

«Un effet clair»
Le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut des maladies infectieuses et conseiller de Donald Trump, a jugé l'étude chinoise «non adéquate». «Les données montrent que le remdesivir a un effet clair, significatif et positif pour réduire le temps de rétablissement» des malades du nouveau coronavirus Sars-Cov-2, a déclaré Anthony Fauci, depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche. «C'est une preuve de concept très importante, car cela prouve que nous pouvons bloquer le virus», a dit le haut responsable scientifique, prudemment optimiste, mais qui affirme que le remdesivir peut désormais devenir un traitement standard contre les formes graves de la maladie.

À lire aussi : Coronavirus: où en est vraiment la recherche sur les traitements?
En présence de Donald Trump, Anthony Fauci a expliqué que les premiers résultats étaient si nets que la décision a été prise de les rendre publics, afin que les malades traités par placebo puissent désormais avoir accès au remdesivir. «Quand il y a des preuves nettes qu'un médicament fonctionne, nous avons une obligation éthique d'informer immédiatement les membres du groupe placebo», a-t-il dit. «Je peux vous garantir qu'avec plus de gens, d'entreprises et de chercheurs, cela va encore s'améliorer», a-t-il ajouté. «C'est très positif», a résumé Donald Trump.

De multiples essais cliniques sont en cours en Europe, en Asie et aux États-Unis pour tester le remdesivir, d'autres antiviraux ou encore l'hydroxychloroquine, un ancien médicament contre le paludisme.

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/le-r ... s-20200429

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 30 Avr 2020 - 06:30
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Dépistage du coronavirus : qui sera testé le 11 mai ?

Edouard Philippe a annoncé un dépistage massif des Français dès le 11 mai pour accompagner la sortie de confinement. Qui sera testé ? Quelle différence entre un test sérologique et un test PCR ? Comment et où se faire dépister ? Combien coûtent les tests ? Explications.

https://www.topsante.com/medecine/malad ... ang-635661

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 30 Avr 2020 - 09:47
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“Les jeudis de France Assos Santé”, votre nouveau rendez-vous



Parce que France Assos Santé a pour mission de vous éclairer et de vous accompagner tout au long du parcours santé, et également dans les périodes de crise sanitaire exceptionnelle, nous vous proposons un nouveau format d’information et de communication :
” Les jeudis de France Assos Santé “
Nous vous donnons la parole face aux experts qui répondront en direct à vos questions. Le principe ? Une rencontre numérique d’une heure et demie le jeudi avec des experts qualifiés et sur une thématique d’actualité.



Ce webinaire est consacré à la prévention des impacts du confinement sur notre santé qu’il s’agisse de bien-être physique ou psychologique.

Nos experts partagerons leurs savoirs et leur expérience et ouvriront des pistes pour nous aider à :

maintenir ou retrouver un sommeil de qualité, diminuer l’anxiété, prévenir la dépression
maintenir notre forme physique pendant et après le confinement
adapter notre nutrition et prévenir les risques nutritionnels des très jeunes enfants
prévenir les risques d’aggravation des maladies chroniques et sensibiliser à leur prévention
Pour y participer gratuitement, il vous suffit de cliquer sur le bouton orange “Inscription” ci-dessous et compléter le formulaire d’inscription.

Inscription :

https://event.webinarjam.com/register/50/5v04ninn

https://www.france-assos-sante.org/actu ... sos-sante/

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 01 Mai 2020 - 05:45
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COVID-19 : les nourrissons présentent des signes neurologiques légers, et un LCS négatif au SARS-CoV-2

Des cliniciens français mettent en évidence des symptômes neurologiques tels qu’une somnolence et une hypotonie chez des nourrissons (âgés de < 3 mois) atteints de COVID-19.
Les échantillons de liquide cérébrospinal (LCS) de l’ensemble des patients étaient négatifs au SARS-CoV-2.
Des chercheurs britanniques et italiens ont signalé des séries de cas de manifestations inflammatoires graves et multi-systémiques du COVID-19 semblables à la maladie de Kawasaki chez des enfants.

Compte tenu des informations limitées sur les manifestations du COVID-19 chez les nourrissons, la suspicion clinique est justifiée.
Les nourrissons présentant une fièvre isolée doivent être testés pour l’infection au SARS-CoV-2.
Une surveillance étroite pendant 2 semaines peut être justifiée.

Cinq nourrissons de sexe masculin, âgés en moyenne de 2 mois, avaient été admis pour une fièvre mal tolérée (37,4–38,5 °C) ; tous présentaient des écouvillonnages nasopharyngés positifs au SARS-CoV-2.
La saturation en oxygène était normale dans tous les cas.
Quatre des 5 patients présentaient une rhinite ; 4/5 une toux et 4/5 une peau tachetée.
Quatre des 5 patients présentaient des symptômes neurologiques à l’admission : hypotonie axiale, somnolence, gémissements.
Aucun n’avait reçu d’AINS avant l’admission.
Pendant l’hospitalisation, les nourrissons ont reçu uniquement du paracétamol.
Pic de fièvre pendant l’hospitalisation : 38–39 °C.
Le liquide cérébrospinal était clair, et la RT-PCR était négative au SARS-CoV-2.
Les radiographies du thorax n’ont montré aucune anomalie pertinente.
L’évolution clinique a été rapidement favorable.
Un nourrisson a présenté un érythème diffus transitoire et une diarrhée légère.
Globalement, l’hospitalisation a duré entre 1 et 3 jours.
Tous les patients ont été suivis au moyen d’entretiens téléphoniques quotidiens pendant 2 semaines.
Les parents de ces nourrissons présentaient des signes d’infection virale légère (rhinite, toux, fièvre) depuis < 1 semaine ; les auteurs ont émis l’hypothèse qu’il pouvait s’agir de cas de COVID-19 non diagnostiqués.

https://www.thelancet.com/journals/lanc ... 6/fulltext

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 01 Mai 2020 - 05:47
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COVID-19 : Point de situation de l'épidémie en France et dans le monde au 30 avril

En France, ce 30 avril, on dénombre 129 581 personnes infectées par le SARS-CoV-2 sur l’ensemble du territoire dont 4 019 cas graves sont admis en réanimation soit 188 de moins que la veille pour un 22ème jour de baisse consécutive.La France est toujours ainsi en dessous de sa capacité initiale en lits de réanimation (5 000). Par ailleurs, 15 244 décès ont été recensés en milieu hospitalier depuis le début de l'épidémie en France alors que 9132 décès ont été rapportés dans les établissements sociaux et médico-sociaux comme les EHPAD au 30 Avril. Ceci porte le nombre total de décès en France à 24 376 depuis le début de l'épidémie le 1er mars dernier. Enfin, on dénombre également plus de 49 476 personnes guéries.

Toutes les régions sont concernées, et les départements payant le plus lourd tribu sont la Seine-Saint-Denis, Paris, les Hauts-de-Seine, et le Val-de-Marne en région parisienne et le Haut Rhin, le Bas-Rhin, le Rhône, la Moselle. 36 départements ont été placés en rouge d'après les nouveaux indicateurs du gouvernement qui prennent en compte la circulation du virus, les capacités hospitalières en réanimation ainsi que le nombre de tests diposnibles. Au niveau international, 3 231 701 cas de COVID-19 confirmés ont été signalés dans le monde au 30 avril, avec un nombre de guérisons estimé à 1 004 483 personnes. Les Etats-Unis dénombrent le plus grand nombre de cas ( 1 046 022 ). En Europe, les principaux pays touchés sont l’Espagne ( 239 639 ), l’Italie ( 205 463), le Royaume-Uni ( 166 443 ), l’Allemagne ( 162 123) , la France (129 581), la Turquie ( 120 204 ) et la Russie ( 106 498 ). De leur côté, la Chine recense désormais 83 944 cas confirmés et l'Iran 94 640.

Enfin, 229 447 décès ont été dénombrés dans le monde depuis le 31 décembre 2019 et concernent principalement les Etats-Unis (61 288), l’Italie (27 967), le Royaume-Uni (26 097), et l’Espagne (24 543).

Références :

https://www.santepubliquefrance.fr/mala ... e-et-monde

https://qap.ecdc.europa.eu/public/exten ... ID-19.html

https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps ... 7b48e9ecf6

https://www.ecdc.europa.eu/en/geographi ... ncov-cases

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 01 Mai 2020 - 06:30
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LES MÉDECINS GÉNÉRALISTES FACE AU COVID-19, [BAROMÈTRE APLUSA] – VAGUE 5

Les médecins généralistes constituent une ligne de défense essentielle du système de santé dans la prise en charge du COVID-19.



AplusA, l’Institut d’études spécialisé Santé*, partagera les résultats d’ un baromètre exclusif mené auprès des médecins généralistes face au COVID-19.



Principaux résultats de la cinquième vague – 20 avril 2020 :


10 % des actes effectués par les médecins généralistes le 20 Avril 2020 ont donné lieu à un diagnostic ou une suspicion de COVID-19 contre 22 % le 2 Avril. La décrue est donc nette sur les 5 mesures. Cette baisse des diagnostics et suspicions est continue dans les régions sous tension et dans les autres régions.



Le taux de diagnostics confirmés par PCR se stabilise après la forte croissance la semaine dernière.



6 % des diagnostics/suspicions ont été hospitalisées. Cette proportion, assez stable dans notre baromètre, permet d’extrapoler à environ 209 000 le nombre de suspicions de Covid-19 en médecine générale sur les 7 derniers jours (en considérant que ces 6% aboutissent aux 12 549 nouvelles hospitalisations renseignées auprès de Santé publique France sur la période), ou encore près de 25 000 pour la seule journée du 20 avril. La division par 2 de la proportion des suspicions de Covid-19 dans l’activité de médecine générale au cours des 3 dernières semaines, de 22 à 10%, ne doit pas masquer le fait qu’il subsiste un afflux important de nouveaux malades malgré la mise en place du confinement depuis le 17 mars.



Dans ce contexte, les médecins généralistes continuent de faire face en maintenant un bon moral.



Le nombre de téléconsultations s’infléchit pour la première fois. Le retour des patients dans les cabinets médicaux parait s’amorcer.



*Pendant la période de confinement, Ifop relaie de façon exclusive les publications AplusA – Groupe Ifop liés à la thématique du COVID-19.



Les médecins généralistes face au COVID-19, [Baromètre AplusA] – Vague 1

Les médecins généralistes face au COVID-19, [Baromètre AplusA] – Vague 2

Les médecins généralistes face au COVID-19, [Barometre AplusA] – Vague 3

Les médecins généralistes face au COVID-19, [Barometre AplusA] – Vague 4

https://www.ifop.com/publication/les-me ... a-vague-5/

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 01 Mai 2020 - 06:46
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CORONAVIRUS : LE BILAN MÉTÉO COVID, LA PREMIÈRE CARTE PAR DÉPARTEMENT ENFIN DÉVOILÉE



Edouard Philippe l'a annoncé, le déconfinement de la France se fera en fonction de l'évolution de la pandémie, dans les différents territoires. Ainsi, à partir de ce jeudi 30 avril, Jérôme Salomon présentera un bilan épidémiologique qui permettra de cibler les départements et zones qui devront appliquer une forme plus stricte des mesures. Zones rouges pour plus de rigueur et zones vertes pour un déconfinement normal.
L'épidémie étant différente selon les régions, tous le monde ne sera donc pas logé à la même enseigne en France en ce qui concerne les modalités de déconfinement. Drapeau rouge ou vert, il va désormais falloir suivre le point journalier du directeur général de la Santé pour déterminer s'il faut assouplir ou renforcer les mesures.

Edouard Philippe l'a annoncé ce mardi à l'assemblée lors de la présentation de son plan de déconfinement : "Tous les territoires n’ont pas été touchés de la même manière. Il est donc logique que, tout en gardant la plus extrême prudence, nous proposions un cadre de déconfinement adapté aux réalités locales de l’Hexagone comme de l’Outre-Mer".

Ce sont 3 critères qui permettront de déterminer la couleur des drapeaux et donc les mesures plus strictes à appliquer :

Le taux de nouveaux cas dans la population, sur une période de 7 jours, qui montre que la circulation du virus reste active;
Les capacités hospitalières régionales en réanimation;
Le système local de tests et de détection des cas contacts prêt pour le déconfinement.
À partir de ces données, présentés chaque soir, le gouvernement pourra déterminer au 7 mai, les départements qui auront un drapeau rouge ou vert au 11 mai. Jérôme Salomon nous présentera donc une carte détaillée par département.

"Cette carte guidera ainsi chaque département dans la préparation du 11 mai, en rappelant l’objectif d’un confinement strict, pour faire baisser la circulation du virus, mais aussi le besoin de remettre sur pied le système hospitalier et de mettre en place un système de tests et de détection des cas contacts efficaces", a déclaré le Premier ministre.

Concrètement, que pourrait signifier d'être en zone rouge ou verte ? Le couleur déterminera l'ouverture des écoles d'une part mais également des centres commerciaux ou encore des parcs et jardins.







Cette carte n'est pas la carte définitive du déconfinement mais une estimation de la situation telle qu'elle est aujourd'hui. Elle est amenée à évoluer d'ici le 7 mai, date à laquelle chaque département sera fixé et saura si il doit appliquer un déconfinement classique ou plus restrictif le 11 mai.

https://www.sortiraparis.com/actualites ... in-devoile

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 02 Mai 2020 - 07:33
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Recherche clinique & COVID-19 : quoi de neuf au 1er mai 2020 ?

La course au vaccin se poursuit. Alors qu’une quarantaine de vaccins en développement était recensée par l’OMS fin mars, 115 candidats l'ont été début avril par la revue Nature , dont 95 seraient en cours de développement ( Bioworld )

Bientôt une dizaine d'essais cliniques

En moins de cinq mois, 8 candidats vaccins ont déjà atteints le stade d’évaluation clinique de phase I et une étude de phase II est même en cours en Chine. Cette dernière évalue la sécurité et l’efficacité d’un vaccin vectorisé recombinant développé à partir d’un vecteur vaccinal de type adénovirus (Cansino Biologics, 500 participants), parallèlement à une précédente étude de phase I toujours en cours. Un concurrent, développé par l’université d’Oxford à partir d’un adénovirus, ChAdOx1 nCov-19, a fait l’objet de résultats prometteurs chez le macaque, et a motivé la mise sur pied d’un large essai clinique de phase I/II en Grande-Bretagne, planifiant l’inclusion de 1.100 participants . Un projet qui sera développé industriellement par AstraZeneca, en cas de succès.

Un autre vaccin, utilisant une forme atténuée du virus SARS-CoV-2, et développé par une firme chinoise (SinoVac) a aussi atteint le stade des études de phase I/II après des données encourageantes obtenues chez le macaque rhésus, une étude menée depuis une quinzaine de jours et visant à inclure 744 patients, dont environ 150 durant la première étape. Une autre étude , académique cette fois, est conduite également en Chine à partir du nouveau virus inactivé.

Concernant les autres approches vaccinales , le recours à la « vaccination génétique » par utilisation directe d’un ARNm codant pour l’antigène d’intérêt est l’une des pistes les plus rapides à mettre en œuvre sur le plan technologique. Si la première étude clinique de phase 1 conduite pour une approche vaccinale a été lancée dès février aux Etats-Unis à partir d’un candidat de ce type – l’ ARNm-1273 codant pour la protéine de pointe S (Moderna, Johnson&Johnson et NIAID), une autre étude de phase I/II a été enregistrée et devrait débuter rapidement les inclusions, qui comparera quatre candidats vaccins à partir d’ARNm (programme BNT-162, 8.640 participants, BioNTech et Pfizer). Parallèlement, le vaccin à ADN INO-4800 (Inovio Pharmaceuticals) a également débuté ses inclusions depuis plusieurs jours (étude de phase I, 40 participants).

Enfin, deux approches plus expérimentales sont développées en Chine et au Canada : la première repose sur l’utilisation de cellules recombinantes (cellules présentatrices d’antigènes expérimentales modifiées par vecteur lentiviral) ; deux candidats vaccins sont ainsi évalués en phase I et phase I/II (100 participants chacun). La dernière approche repose sur l’utilisation originale d’une bactérie modifiée génétiquement pour exprimer la protéine de pointe S et visant à stimuler l'immunité. L’étude de phase 1 qui devrait démarrer l’inclusion de 84 patients, cherche à évaluer plusieurs doses de bactéries versus placebo.

Parallèlement, l’ approche vaccinale par le BCG , qui semble être une piste intéressante contre le SARS-CoV-2, a motivé la mise en place d’une petite dizaine d’études cliniques, dont 3 sont d’ores et déjà en phase de recrutement.

Certaines équipes évoquent la possibilité de disposer d’un vaccin utilisable ‘en urgence’ avant la fin de l’année 2020, d’autres évoquent plus prudemment un potentiel aboutissement d’ici 12 à 18 mois.

Traitements pharmacologiques : de premiers résultats mais un espoir encore prudent

Parallèlement, l’étude de plus de 250 candidats médicaments est parallèlement recensée dans la prise en charge du COVID-19, qu’il s’agisse de médicaments déjà commercialisés ou non. Selon un réseau international de chercheurs, Covid-19 - living NMA initiative , 438 études cliniques randomisées évaluent actuellement des traitements dont 336 sont des approches pharmacologiques au premier titre desquelles les antipaludéens (n=quatre vingt huit), suivis par des anticorps monoclonaux (n=44) ou des antiviraux ou antirétroviraux (n=40).

Ces huit derniers jours, l’actualité a été égrainée de plusieurs annonces : celles relatives aux anti-IL6 d’abord, avec le tocilizumab potentiellement intéressant dans les formes sévères de COVID-19, à l’inverse du sarilumab, ou celles contradictoires relatives au remdesivir pour lequel, dans la même journée, des résultats négatifs issus d’une étude clinique randomisée publiée dans The Lancet , se sont opposés à ceux de communiqués de presse aux données parcellaires. Ajoutons à cela les données négatives concernant la chloroquine, apportées par une étude randomisée brésilienne évoquant des questions de sécurité, et l’absence de nouvelles données issues d’une évaluation clinique contrôlée de l’hydroxycholoroquine depuis la semaine dernière. Enfin, l 'umifenovir (ou Arbidol), qui a fait l’objet de résultats contradictoires, n’a pas confirmé son intérêt, selon une nouvelle étude rétrospective monocentrique de faible effectif (n=81) ayant inclus des cas modérés à sévères de COVID-19. Les résultats, parus dans Clinical Microbiology and Infection , indiquent que la molécule ne permettrait pas d’améliorer le pronostic ou de favoriser l'élimination du SARS-CoV-2 chez les patients traités.

Parmi les données exploratoires nouvelles, citons une petite étude menée avec le baricitinib , un anti-JAK qui pourrait à la fois limiter l’entrée du virus dans les cellules et limiter l’ampleur de l’orage cytokinique. Dans cet essai pilote ouvert et non contrôlé, 12 patients auraient bénéficié d’une amélioration dès la fin de la première semaine de traitement (dyspnée, oxygénation, taux de leucocytes), et auraient vu leur risque d’admission en réanimation, par rapport aux 12 patients contrôles

Aussi, s’il est permis d’envisager qu’une efficacité potentielle soit associée à certains de ces traitements dans certains contextes cliniques, aucun ne prétend pour l’heure avoir identifié la panacée pour la prise en charge de la maladie…

Produits biopharmaceutiques en développement pour COVID-19

https://www.bioworld.com/COVID19products#vac

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 04 Mai 2020 - 10:17
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EN DIRECT Covid-19 : toute l'actualité du week-end

Département vert ou rouge ? Une première carte de la situation par département est rendue publique depuis le 30 avril. Les ordres des professions de santé s'indignent de l'abondance de masques disponibles dans les grandes enseignes quand certains ne disposent pas de protection pour exercer. Et pendant ce temps, le ministre de l'Intérieur se justifie sur les masques et le gouvernement saisit le Parlement pour prolonger l'urgence sanitaire et organiser le déconfinement. Suivez les dernières informations sur cette crise sur « le Quotidien ».

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... u-week-end

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 04 Mai 2020 - 10:23
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COVID-19 : Des données non validées par des revues scientifiques sont diffusées par les médias

Il fut un temps où les revues scientifiques ne considéraient pas les manuscrits dont les données avaient été communiquées au public

En 1969, John F Ingelfinger, rédacteur en chef de la revue New England Journal of Medicine, a proposé une politique qui a été rapidement adoptée par la plupart des revues scientifiques quel que soit leur domaine. Cette règle, revisitée en 1991 à l’occasion de l’épidémie du SIDA, donnait satisfaction à la communauté scientifique. L’engagement des revues était de ne pas considérer, ni publier des manuscrits dont les résultats avaient été présentés aux médias, ou déjà publiés, hormis lors des congrès. Cette règle a été longtemps respectée ; elle était basée sur le principe que les revues, par leur processus d’évaluation par les pairs (peer-review) et de contrôle qualité (mise en forme,..) assuraient la validité des données divulguées. Des détracteurs ont pensé qu’il s’agissait plutôt de protéger un modèle économique.

La COVID-19 a été un accélérateur important des préprints

Avec l’arrivée des archives ouvertes de préprints, la règle d’Ingelfinger n’est plus respectée. Le ‘manuscrit auteur’ est la version initiale du compte rendu de recherche, avant soumission à une revue. Cette version qui précède l’évaluation par un comité de rédaction est appelée ’prépublication, préprint ou preprint’. Elle ne comprend ni les modifications que fera l’auteur après le peer-review, ni les corrections et la mise en page de l’éditeur. Les plateformes de préprints ont commencé avec arXiv en 1991 pour les physiciens qui les ont rapidement adoptées. Il a fallu attendre fin 2013 pour que les biologistes adoptent les préprints avec bioRxiv, puis le deuxième semestre 2019 pour que la communauté médicale découvre les préprints avec medRxiv.

En avril 2020, les préprints sont utilisés sans réserve pour les recherches autour du SARS-CoV-2, alors que les médecins étaient réservés sur ces archives. Des différences existent entre préprints et articles publiés dans une revue scientifique et la prudence s’impose. Toute archive ouverte de préprints a un avertissement « Les préprints sont des rapports préliminaires de travaux qui n'ont pas été certifiés par un examen par les pairs. Ils ne doivent pas servir à orienter la pratique clinique ou les comportements liés à la santé et ne doivent pas être présentés dans les médias comme des informations établies ».

Les médias ne vérifient pas assez leurs sources, et ne prennent pas de précautions avant de divulguer des résultats de la recherche

Les médias, le public, les politiques, voire les professionnels de santé discutent les préprints dès leur mise en ligne, oubliant souvent que ces manuscrits n’ont fait l’objet d’aucune évaluation scientifique, d’aucune validation par un comité de lecture. Certains préprints sont trompeurs, voire ne respectent pas les bonnes pratiques scientifiques, ou les bases de l’intégrité scientifique. En principe, l’archive ouverte vérifie que le manuscrit mis en ligne est sous forme de compte rendu de recherche, et ne contient pas de propos sexistes, confessionnels, insultants, etc... Le volume de préprints soumis en période de pandémie est d’environ 60 par jour.

Trop de discussions ont été alimentées par des préprints, sans émettre les réserves préalables dues à ce type de diffusion de données. Parfois des résultats apparaissent sur les réseaux sociaux avant qu’un manuscrit ne soit disponible.

Le pire a été observé avec les propos tenus par le Pr Luc Montagnier sur l’origine du SARS-CoV-2 qui aurait été créé par l’homme. Ces propos étaient basés sur un article publié par une très obscure revue indienne : ‘International Journal of Research – Granthaalaya’. Il s’agit d’une revue trompeuse ou prédatrice, sans évaluation par les pairs, avec un comité de rédaction fantoche et des experts de nombreuses disciplines (dont ingénieur, agronome, architecte, dentiste, économiste,…). L’article est mal écrit, pas clair, proche d’une fake news. L’auteur est un mathématicien de 72 ans qui fut un pionnier de la neuro-informatique dans les années 1980, c'est-à-dire de l'intelligence artificielle. Depuis trente ans, selon ses dires, il poursuit des travaux sur la structure numérique de l'ADN sous l'œil intéressé de Luc Montagnier. Il n’est ni biologiste, ni généticien, ni virologue…. La consultation de l’article permet à tout journaliste ou citoyen averti de voir que c’est de très mauvaise qualité… Mais les girouettes médiatiques ne vérifient pas leurs sources.

La règle d’Ingelfinger est obsolète, alors qu’elle avait un rationnel utile, et permettait de ne diffuser que des données validées, même si les défauts du peer-review ont été largement discutés. Les réseaux sociaux ne valident pas l’information.

https://www.redactionmedicale.fr/

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 05 Mai 2020 - 06:42
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COVID-19 chez les patients pédiatriques : une déclaration de consensus international sur l’imagerie thoracique a été publiée

• Pour les patients pédiatriques suspectés d’être atteints de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) qui sont légèrement symptomatiques, la radiographie du thorax (RT) et la tomodensitométrie (TDM) ne sont pas indiquées de façon systématique

• Il existe peu de données concernant les examens d’imagerie ou l’interprétation des résultats radiographiques chez les enfants suspectés d’être atteints du COVID-19.

• Une revue de la littérature a été réalisée et une déclaration de consensus formulée par des experts en imagerie thoracique pédiatrique issus de six pays.
• La revue a inclus :
- 8 recommandations concernant la TDM et la RT ;
- 2 algorithmes pour le compte rendu structuré des résultats.

• L’évaluation initiale dépend du tableau clinique :
- Maladie légère : coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) confirmé par test de réaction en chaîne par polymérase (Polymerase Chain Reaction, PCR), si disponible ; RT si résultat (présumé) positif et présence de comorbidités.
- Maladie modérée à sévère, environnement riche en ressources : test PCR et RT.
- Maladie modérée à sévère, environnement à ressources limitées : RT ; si l’examen n’est d’aucune aide, envisager un protocole TDM à faible dose.
• Une RT est indiquée en l’absence de réponse au traitement ambulatoire.
• Une RT négative n’exclut pas le COVID-19.
• Ne pas utiliser la TDM à des fins de dépistage.
• À l’examen d’imagerie :
- la RT peut montrer des opacités irrégulières, principalement dans la périphérie et la partie inférieure des poumons.
- Résultats suggestifs à la TDM : des opacités dans la périphérie des deux poumons et/ou des opacités en verre dépoli dans les espaces sous-pleuraux et/ou des opacités de consolidation, souvent dans les lobes inférieurs.
- Le signe du halo à la TDM, s’il est présent, apparaît généralement de manière précoce. Il est suivi d’opacités en verre dépoli, puis d’opacités de consolidation.
- La TDM peut également montrer un épaississement péribronchique et une inflammation le long du faisceau bronchovasculaire.
- Moins fréquemment signalés : les réticulations à mailles fines ; le signe de « pavage fou ».
- Rares : les épanchements, la lymphadénopathie.
• Envisager une RT postéro-antérieure et latérale de suivi chez les patients s’étant rétablis qui étaient symptomatiques.

https://pubs.rsna.org/doi/10.1148/ryct.2020200214

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 05 Mai 2020 - 06:43
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COVID-19 : Point de situation de l'épidémie en France et dans le monde au 4 mai

En France, ce 4 mai, on dénombre 131 863 personnes infectées par le SARS-CoV-2 sur l’ensemble du territoire dont 3 696 cas graves sont admis en réanimation soit 123 de moins que la veille pour un 26ème jour de baisse consécutive.Par ailleurs, 15 826 décès ont été recensés en milieu hospitalier depuis le début de l'épidémie en France alors que 9 375 décès ont été rapportés dans les établissements sociaux et médico-sociaux comme les EHPAD au 4 mai. Ceci porte le nombre total de décès en France à 25 201 depuis le début de l'épidémie le 1er mars dernier. Enfin, on dénombre également plus de 51 371 personnes guéries.

Toutes les régions sont concernées, et les départements payant le plus lourd tribu sont la Seine-Saint-Denis, Paris, les Hauts-de-Seine, et le Val-de-Marne en région parisienne et le Haut Rhin, le Bas-Rhin, le Rhône, la Moselle. 32 départements ont été placés en rouge et 19 en orange d'après les nouveaux indicateurs du gouvernement qui prennent en compte la circulation du virus, les capacités hospitalières en réanimation ainsi que le nombre de tests disponibles. Au niveau international, 3 544 281 cas de COVID-19 confirmés ont été signalés dans le monde au 4 mai, avec un nombre de guérisons estimé à 1 136 803 personnes. Les Etats-Unis dénombrent le plus grand nombre de cas ( 1 166 083 ). En Europe, les principaux pays touchés sont l’Espagne ( 217 466 ), l’Italie ( 211 938), le Royaume-Uni ( 191 827 ), l’Allemagne ( 165 745 ) , la Russie( 145 268 ), la France (131 863) et la Turquie( 126 045 ). Hors Etats-Unis et Europe, le Brésil et l'Iran recensent respectivement 101 826 et 98 647 cas confirmés tandis que la Chine en compte 83 965.

Enfin, 248 816 décès ont été dénombrés dans le monde depuis le 31 décembre 2019 et concernent principalement les Etats-Unis (67 913), l’Italie (29 079), le Royaume-Uni (28 734), et l’Espagne (25 264).

Références :

https://www.santepubliquefrance.fr/mala ... e-et-monde

https://qap.ecdc.europa.eu/public/exten ... ID-19.html

https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps ... 7b48e9ecf6

https://www.ecdc.europa.eu/en/geographi ... ncov-cases

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