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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Sep 2021 - 11:06
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Etude ITOC «Reviens la nuit» : l’expérimentation sur la transmission de la Covid-19 en discothèque reprogrammée le 17 octobre 2021

Une nouvelle date pour l’étude ITOC « Reviens la nuit » a été fixée. Elle aura lieu le dimanche 17 octobre 2021, de 16 h à 23 h à la Bellevilloise et à la Machine du Moulin Rouge, à Paris.

L’objectif de l’étude ITOC « Reviens la nuit », promue par l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes et coordonnée par des chercheurs de l’AP-HP, est d’évaluer le risque d’infection par le SARS-CoV-2 lors d’une soirée expérimentale en discothèque en jauge pleine, dans un lieu clos, parmi des personnes vaccinées et sans port du masque obligatoire.

Les artistes Laurent Garnier, Bambounou, Rag, Roni, LA CREOLE et d’autres prendront part à l’événement.

Initialement prévue en juin, l’étude a dû être reportée en raison d’un nombre de volontaires qui n’aurait pas permis d’obtenir des résultats concluants. De nouveau, 4 400 personnes prêtes à s’engager pour la science et pour le monde de la nuit sont recherchées. Elles doivent être âgées de 18 à 49 ans et avoir reçu un schéma vaccinal complet*.

Depuis le 9 juillet 2021, les discothèques peuvent rouvrir leurs portes en respectant un protocole sanitaire précis et avec une jauge réduite à 75 %. Malgré la mise en œuvre du pass sanitaire, des cas de contamination ont pourtant été relevés, mettant en lumière le manque de données sur la transmission du SARS-CoV-2 au sein d’une population vaccinée en situation de promiscuité, sur l’efficacité des mesures de contrôle à l’entrée de lieux de fête et sur la pertinence d'un test négatif de moins de 72 heures. Cela est d’autant plus important dans le contexte actuel, où le variant « Delta », plus transmissible, circule de façon majoritaire en France.

L’étude ITOC (pour Indoor clubbing Transmission Of Covid-19) « Reviens la nuit », initialement prévue en juin dernier, a été reprogrammée le 17 octobre 2021. Les résultats obtenus contribueront à faire avancer la recherche sur la Covid-19 et permettront d’envisager des protocoles sanitaires pour une ouverture pérenne de ces lieux de fêtes.


Cette expérimentation scientifique vise à évaluer le risque d’infection et de transmission par le SARS-CoV-2 chez des personnes vaccinées lors d’une soirée clubbing, en situation normale ‒ c’est-à-dire au sein d’un lieu clos, en jauge pleine et sans port obligatoire du masque ‒ et de comparer ces résultats à ceux collectés au sein du groupe contrôle, qui ne se rendra pas à la soirée. Compte tenu de la situation sanitaire actuelle, une attention particulière sera portée sur l’évaluation de la circulation du variant « Delta ».

Il s’agit d’une étude en vie réelle qui permettra d’analyser les facteurs sociologiques et comportementaux des participants.

Les artistes ont renouvelé leur implication dans le projet et seront au rendez-vous, ainsi que les équipes de la Machine du Moulin Rouge et de la Bellevilloise, qui mettront gratuitement à disposition leurs salles et leurs personnels.


« Notre étude peut être mise en lien avec l’étude SPRING de l’AP-HP qui a montré qu’il n’y avait pas de sur-risque d’infection lors du concert Ambition Live Again. Le protocole que nous proposons est différent et adapté au contexte sanitaire actuel, il permettra de compléter les données déjà recueillies », indique le Dr Jérémy Zeggagh, investigateur coordinateur du projet ITOC « Reviens la nuit » et médecin spécialiste des maladies infectieuses et tropicales à l’Hôpital Saint-Louis AP-HP.

Un total de 4 400 volontaires, âgés de 18 à 49 ans, sans facteurs de risque de forme grave de Covid-19 et vivant en Île-de-France, sont recherchés. Ils seront répartis en deux groupes : 2 200 d’entre eux assisteront à la soirée et 2 200 n’y participeront pas. Tous les volontaires devront certifier avoir reçu un schéma complet de vaccination* et réaliser une visite d’inclusion dans les trois jours avant l’événement, pendant laquelle des kits pour réaliser des tests salivaires à J0 et J+7 seront remis, grâce, entre autres, au soutien technique et scientifique des laboratoires Cerba HealthCare.

« Un suivi médical sera mis en place après l’événement pour ceux ayant un test positif à J0 et à J+7. Lors de la soirée, nous mettrons à disposition du gel hydroalcoolique. Tout est fait pour réduire les risques de contamination », précise la Dr Jeanne Goupil, co-investigatrice et médecin spécialiste des maladies infectieuses et tropicales à l’Hôpital Avicenne AP-HP.

« L’étude ITOC a obtenu le label “priorité nationale de recherche” par le comité interministériel CAPNET, ainsi que les autorisations réglementaires du Comité de protection des personnes (CPP) et de la CNIL, les données recueillies à l’issue de cette expérimentation pourraient contribuer à élaborer des recommandations en santé publique », rappelle le Dr Liem Binh Luong Nguyen, médecin et chercheur au sein du CIC 1417 Cochin-Pasteur à l’hôpital Cochin AP-HP.

« Nous avons tous constaté que la fermeture des lieux de culture et de divertissement avait eu un impact délétère sur la santé mentale des Français. Prendre part à cette étude est donc un véritable acte citoyen, car participer à ITOC "Reviens la Nuit" permettra, d’une part, de contribuer à la recherche sur la Covid-19, notamment sur la transmission du virus au sein d’un groupe de personnes vaccinées. D’autre part, cela constitue un réel engagement aux côtés des discothèques, puisque participer à cette expérimentation scientifique c’est chercher une solution pour ne pas refermer ces lieux en cas de recrudescence de l’épidémie », s’accordent à dire les trois investigateurs.

Cette étude durera un mois et les résultats seront disponibles en fin d’année.


* Schéma complet de vaccination :
- Vaccins Pfizer BioNTech / AstraZeneca / Moderna : 2 doses + 7 jours
- Vaccin Janssen 1 dose + 4 semaines
- Personne infectée par le SARS-CoV-2 ou un antécédent d’infection prouvée : 1 dose + 7 jours


Appel au recrutement : comment participer à l’expérimentation de ITOC « Reviens la Nuit »

Le site www.revienslanuit.org permet dès à présent aux volontaires de s’informer sur les conditions de réalisation de l’expérimentation.

1/ S’ils répondent aux critères d’inclusion de l’étude, ils peuvent s’inscrire et constituer un groupe d’amis allant jusqu’à 10 participants.

2/ Tous les participants devront réaliser une visite d’inclusion entre le 13 et le 15 octobre. Ils devront entre autres certifier avoir reçu le schéma complet de vaccination et recevront deux kits d’auto-prélèvement salivaire.

3/ Un tirage au sort répartira les participants dans trois groupes (sans possibilité de choix) : La Machine du Moulin Rouge, la Bellevilloise ou bien le groupe contrôle. Ces derniers ne se rendront pas à la soirée et s’engagent à ne pas aller en discothèque ce jour-là.

4/ À J0 et à J+7, tous les participants devront réaliser un auto-prélèvement salivaire et les déposer sur les lieux des soirées et/ou les envoyer par la Poste.

Le staff artistique et technique disposera d’un pass sanitaire valide.

https://www.anrs.fr/fr/presse/communiqu ... mission-de

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Sep 2021 - 10:47
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Rappel vaccinal Covid-19 : une étude de phase 3 avec le vaccin à protéine recombinante de Sanofi et GSK

L’intérêt de proposer une troisième dose de vaccin contre le SARS-CoV-2 six à douze mois après la seconde (ou la première en cas d’infection préalable) semble acquis au moins pour les personnes âgées de plus de 65 ans et les patients vulnérables. Les laboratoires Sanofi et GSK ont lancé l’évaluation d’un candidat vaccin à protéine recombinante adjuvantée utilisant la protéine Spike du SARS-CoV-2, produit grâce à une technologie utilisée contre les virus de la grippe saisonnière. Si les essais s’avèrent concluants, ce vaccin aurait l’avantage d’être facilement disponible et de pouvoir être conservé dans un réfrigérateur, à une température comprise entre 2 et 8°C.

Ce candidat vaccin a eu des résultats encourageants dans un essai de phase 2 mené auprès de 722 volontaires recrutés aux États-Unis et au Honduras. Toutes tranches d’âge confondues (18 à 95 ans), il a entraîné une production d’anticorps neutralisants à des niveaux comparables à ceux observés chez des personnes infectées et rétablies d’une infection COVID-19, avec des concentrations encore plus élevées chez les adultes plus jeunes (18 à 59 ans). Chez les participants ayant déjà été infectés par le virus, l’administration d’une seule dose vaccinale a entrainé une forte réponse immunitaire.

Un essai de phase 3, randomisé en double aveugle, a démarré en juillet 2021 aux États-Unis. Il commence en Europe, y compris en France. Celle-ci devra recruter une première cohorte de 80 patients à partir du 1 er septembre 2021. Ils recevront une dose de rappel avec la formulation testée dans l’essai de phase 2. Le recrutement d’une seconde cohorte commencera en octobre 2021. Les participants recevront cette même formulation ou deux autres versions du vaccin incluant une protéine Spike différente, issue du variant Beta. La participation à l’essai clinique est ouverte aux adultes âgés de 18 ans ou plus ayant été vaccinés contre le COVID-19 par un schéma vaccinal complet, quel que soit le vaccin reçu, la dernière injection devant se situer entre 4 et 10 mois précédant l’inclusion dans l’étude.

https://presse.inserm.fr/rappel-vaccina ... gsk/43800/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Sep 2021 - 10:51
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COVID-19 et diabète : encore beaucoup d’inconnues mais quelques pistes

Après 18 mois de pandémie de Covid-19, beaucoup des effets directs et indirects du SARS-CoV-2 sur les personnes atteintes de diabète de type 2 sont mieux compris. Pour autant, des inconnues subsistent, disent les épidémiologistes.

« Le Covid-19 a eu des effets dévastateurs sur les patients diabétiques, et inversement, la forte prévalence du diabète et du diabète mal contrôlé a exacerbé le problème », a indiqué le chercheur Edward W. Gregg (Imperial College London, Royaume-Uni) et premier auteur d’une nouvelle revue de la littérature à Medscape Medical News.

« Alors qu’il devient clair que la pandémie de Covid-19 va encore nous accompagner dans le futur, le focus sur les patients diabétiques en termes de suivi en soins primaires, de gestion de la glycémie et de vaccination pour réduire les impacts à long terme du Covid-19 sur cette population reste nécessaire » ajoute-t-il.

Les données, issues principalement de séries de cas, qui ont été compilées montrent que plus du tiers des personnes hospitalisées pour Covid-19 ont un diabète. Ce résultat a été publié dans le numéro de septembre de Diabetes Care.

Les personnes avec un diabète ont trois plus de risque d’être hospitalisées pour Covid-19 que celles sans diabète, même après ajustement sur l’âge, le sexe, et d’autres pathologies sous-jacentes. Le diabète est aussi retrouvé chez 30 à 40% des cas de Covid-19 sévères et des décès. Parmi les personnes hospitalisées avec le Covid, entre 21 à 43% requièrent des soins intensifs, et le taux d’issues fatales est de 25%.

Dans une des analyses multivariées qui a évalué le diabète de type 1 et de type 2 séparément, menée au Royaume-Uni, les risques de décès liés à une hospitalisation pour Covid et après ajustements sur les comorbidités, étaient presque doublés (OR : 1,huit) entre un patient diabète et non diabétique.

Les causes de décès semblent être une combinaison de facteurs spécifiques à l’infection SARS-CoV-2 et à ceux du diabète, a expliqué Edward W. Gregg àMedscape medical news.

« Une grande partie de l’augmentation du risque est dû au fait que les personnes avec du diabète ont plus de facteurs de comorbidités, mais il y a aussi d’autres mécanismes qui semblent augmenter davantage le risque, comme les réponses inflammatoires et immunitaires des personnes diabétiques, et l’hyperglycémie semble avoir un effet exacerbant en elle-même ».

Une réponse inflammatoire dérégulée ?

Une étude américaine réalisée chez des souris et publiée le 21 septembre 2021 dans le PNAS a montré que l’orage cytokinique est aggravé chez les diabétiques en raison de la sous-expression de l’enzyme SETDB2. Cette baisse induit une expression incontrôlée de gènes inflammatoires, augmentant l’inflammation causée par le coronavirus. Les chercheurs ont aussi observé que les taux d’interféron bêta (IFNβ), cytokine libérée par le système immunitaire lors de l’infection, étaient plus bas chez les patients diabétiques infectés versus les personnes infectées non-diabétiques. Pour les auteurs, ces résultats « suggèrent que le ciblage thérapeutique de l'axe IFNβ / SETDB2 chez les patients DT2 peut diminuer l'inflammation pathologique associée au COVID-19 ». AL


Un glucose élevé est un facteur de risque clair de sévérité du Covid-19 :

Une hémoglobine glyquée élevée a été identifiée, parmi d’autres facteurs prédictifs de mauvais pronostic de Covid-19, comme l’obésité, ou une comorbidité rénale ou cardiovasculaire.

Des taux de glucose élevés au moment de l’admission chez des personnes avec un diabète diagnostiqué ou pas constitue très clairement un facteur de mauvais pronostic. Par exemple, parmi 605 personnes hospitalisées pour Covid-19 en Chine, ceux que présentaient un glucose plasmatique à jeun de 6,1-6,9 mmol/L (110-125 mg/dL) et ≥7 mmol/L (126 mg/dL) avaient des rapports de risques (odds ratios) de mauvais pronostic dans les 28 jours de 2,6 et de 4,0 comparés aux taux de glucose plasmatique à jeun <6,1 mmol/L (110 mg/dL).

Des études de population au Royaume-Uni ont montré que des niveaux d’HbA1c mesurés des mois avant les hospitalisations pour Covid-19 étaient associés à un risque d’admission en soin intensif ou de décès, en particulier parmi les diabétiques de type 1.

En tout, le taux de décès était 36% plus élevé chez ceux avec une HbA1c de 9%–9,9% vs ceux qui étaient à 6,5%–7%.

En dépit du lien entre une HbA1c élevée et le décès, il n’y a toujours pas de preuve claire que normaliser le niveau glycémique minimise la sévérité du Covid-19, affirme le chercheur.

« Il y a des données qui suggèrent qu’un mauvais contrôle glycémique est associé avec un risque plus élevé de mauvais pronostic. Il y a des preuves indirectes que la gestion de la glycémie peut aider, mais des preuves directes sont nécessaires ».


Les champs qui restent à explorer
Edward W. Gregg et ses co-auteurs Marisa Sophiea et Misghina Weldegiorgis, également de l’Imperial College London, ont identifié trois domaines où des données supplémentaires sont nécessaires.

D’abord, plus d’informations sont nécessaires pour déterminer si les risques d’exposition, d’infection et d’hospitalisation diffèrent selon le statut diabétique, et comment ces facteurs affectent l’issue.

De telles études seraient aussi importantes pour déterminer comment des facteurs comme le comportement, le port du masque et les politiques de confinement, le contrôle des facteurs de risque, et les environnements familiaux/communautaires ont impacté le risque chez les personnes diabétiques.

Aussi, des études sont nécessaires pour mieux comprendre les effets indirects de la pandémie, par exemple sur le soin et les modes de prise en charge de la maladie. Certains d’entre eux comme l’arrivée de la télémédecine, pourraient s’avérer bénéfique à long terme, notent-ils.
Enfin, des études de population sont nécessaires dans de nombreuses régions du monde, et pas seulement au Royaume-Uni et aux Etats-Unis où la plupart des études ont été réalisées jusqu’à présent.

« Beaucoup de questions sans réponse, parmi les plus importantes, résident dans l’impact indirect et à long terme de la pandémie, ce qui nécessitent des études à l’échelle de population » considère le chercheur.

« La plupart de nos connaissances jusqu’à présent provient des séries de cas, qui évaluent les patients uniquement depuis leur entrée à l’hôpital ».

En réalité, très peu de données sont disponibles pour diabétiques qui ont eu le Covid-19 mais qui n’ont pas été hospitalisés, donc on ne sait pas si la durée de la maladie sera plus longue ou s’ils sont plus à risque de « Covid long » que ceux sans diabète qui ont vécu le Covid-19 à la maison. « Je n’ai pas de données publiées sur ce sujet déjà, mais une importante question sans réponse », affirme Edward W. Gregg.

Cet article a initialement été publié sur le site internet Medscape.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Sep 2021 - 15:30
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Dose de rappel anti-Covid : des effets secondaires similaires aux injections précédentes, assurent les autorités américaines

Les effets secondaires observés après une dose de rappel des vaccins anti-Covid de Pfizer et Moderna, à ARNm, sont largement « similaires » à ceux expérimentés après la deuxième, selon une étude publiée ce 28 septembre par les autorités sanitaires américaines.

« Les doses de rappel sont pour le moment bien tolérées », a déclaré lors d'une conférence de presse Rochelle Walensky, la directrice des centres pour le contrôle et la prévention des maladies américains (CDC). « La fréquence et le type d'effets secondaires étaient similaires à ceux observés après les deuxièmes doses de vaccins, et ils étaient la plupart du temps légers ou modérés, et de courte durée », a-t-elle ajouté.

Réaction locale, fatigue :

La directrice des CDC s'appuie sur les données rassemblées auprès de plus de 20 000 personnes ayant reçu une troisième dose de ces vaccins entre mi-août et mi-septembre, lorsqu'elle était autorisée pour certaines personnes immunodéprimées dans le pays. Les participants se sont inscrits sur une application (v-safe) sur laquelle ils ont rempli un questionnaire après chacune de leurs trois injections.

Parmi eux, environ 79 % ont signalé une réaction localisée après la troisième injection (douleur à l'endroit de la piqûre…), et 74 % une réaction dite systémique, affectant la totalité de l'organisme (fatigue…). Après la deuxième injection, ces chiffres étaient de 78 % et 77 % respectivement, donc très semblables.

En outre, environ 28 % des 20 000 participants ont déclaré ne pas avoir pu vaquer à leurs occupations quotidiennes habituelles après la troisième dose, la plupart du temps le lendemain de l'injection.

Ces données ne sont pas représentatives de la population américaine, préviennent les CDC, la majorité des personnes inscrites sur l'application étant blanches. Par ailleurs, elles ne traduisent pas seulement l'état de patients immunodéprimés, d'autres personnes ayant pu également recevoir une troisième dose en contournant les recommandations en place à l'époque, est-il précisé.

Élargissement de la population éligible à une troisième dose

Au 19 septembre, plus de deux millions de personnes avaient déjà reçu une dose de rappel aux États-Unis, selon les CDC.

Les autorités sanitaires américaines ont, depuis le 24 septembre dernier, élargi la population éligible à une troisième dose de vaccin Pfizer. Peuvent désormais également la recevoir les personnes de 65 ans et plus, et les adultes à risque à cause de leur état de santé ou du fait d'un emploi les exposant particulièrement au virus. Soit 60 millions d'Américains. Une mesure qui n'est pas allée sans débat puisque le Président Biden souhaitait que tous les adultes américains puissent bénéficier d'une troisième dose, contrairement à ce que prônaient l'Agence américaine des médicaments (FDA) et les CDC. Certains experts des CDC faisaient notamment valoir le risque de myocardite pour refuser que les personnes exposées au virus à cause de leur profession aient une troisième dose. Mais Rochelle Walensky a outrepassé l'avis de son comité d'experts : « Notre système de santé est de nouveau à capacité maximum dans de nombreuses régions du pays. Nos enseignants sont confrontés à de l'incertitude lorsqu'ils entrent dans les classes, et je dois faire ce qu'il faut pour assurer la bonne santé de notre nation », avait-elle justifié.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... surent-les

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Dernière édition par fil le 03 Oct 2021 - 07:02; édité 1 fois
 
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SOUSOU91
Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Oct 2021 - 12:15
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Covid-19 : on sait enfin pourquoi les diabétiques font davantage de formes graves
Le diabète est un facteur de risque important pour le Covid-19. Ceci serait dû à un défaut de signalisation cellulaire qui entraîne un excès de réponse inflammatoire après l’infection.

Vers un traitement pour les diabétiques atteints du Covid-19 ? Depuis le début de la pandémie on a remarqué que le risque de développer des formes graves était très lié à certains facteurs, tels que l’âge, l’hypertension, l’obésité et le diabète. Ce dernier, par exemple, augmente considérablement le risque de décès suite à l’infection : selon l’étude française Coronado, qui s’est intéressée au devenir des patients bint hooran / crystal 24 diabétiques hospitalisés avec le Covid-19, la mortalité chez cette population est de 11,2 % dans les sept jours suite à l’infection et de 20,6 % dans les 28 jours. Mais alors que ce risque accru avait été déjà mis en évidence en avril 2020, les experts ne savaient pas encore comment l’expliquer. Ceci vient de changer grâce à une étude de l’Université de Michigan (États-Unis) publiée le 21 septembre 2021 dans PNAS.

Un orage cytokinique hors de contrôle :

Un des principaux mécanismes par lequel le Covid entraîne des formes sévères est le fameux orage cytokinique, qui cause une hyperinflammation des vaisseaux sanguins et des organes. Cette tempête survient quand l’organisme tente de contrôler le virus, mais n’y parvient pas, entamant une surenchère où les cellules immunitaires libèrent trop de cytokines proinflammatoires, qui au lieu de neutraliser le virus vont causer des dommages dans l’organisme. Cet excès inflammatoire est particulièrement présent chez les diabétiques, entraînant une plus grande mortalité.

En étudiant des cellules humaines de patients diabétiques infectés et des souris diabétiques atteintes par un autre coronavirus (causant une hépatite chez les rongeurs), les chercheurs ont mis en évidence que cette tempête est empirée chez les diabétiques à cause d’une diminution de l’expression d’une enzyme impliquée dans les modifications épigénétiques, la SETDB2. En temps normal, cette enzyme modifie l’histone 3 en y ajoutant trois groupes méthyle (CH3) à la lysine en position 9, ce qui a comme ard al zaafaran / parfums collections privées / parfum d’Igor conséquence la répression de l’expression de plusieurs gènes inflammatoires. Chez les diabétiques, la sous-expression de SETDB2 résulte dans une expression incontrôlée de ces gènes inflammatoires, empirant l’inflammation causée par le virus. “L’infection par le coronavirus et le diabète de type 2 représentent un double coup… permettant une inflammation dérégulée”, résument les auteurs.

Un traitement avec des interférons pourrait être la solution :

Les auteurs ont aussi remarqué que les niveaux d’interféron bêta (IFNβ), une cytokine libérée par le système immunitaire lors de l’infection, étaient plus bas chez les patients diabétiques infectés, comparés à des personnes infectées mais sans diabète. Il a déjà été proposé qu’un niveau bas de cet interféron de type 1 pourrait être un marqueur indiquant les personnes à haut risque de développer des formes graves, qui en revanche produiraient davantage de cytokines pro-inflammatoires comme les interleukines. Et le traitement du Covid-19 par interféron a déjà été tenté dans l’essai de l’OMS Solidarity, sans succès.

Mais il se pourrait que le verdict soit différent pour les patients diabétiques. Car les auteurs ont observé que l’expression de SETDB2 augmentait dans les cellules des diabétiques infectés après un traitement par interféron bêta. Diminuant ainsi l’expression de gènes inflammatoires et, par conséquent, l’inflammation causée par cet orage cytokinique.

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/c ... ves_157623


Très profitable, merci pour cet article.


Dernière édition par SOUSOU91 le 09 Oct 2021 - 16:19; édité 1 fois
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Oct 2021 - 12:47
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COVID-19 : sorties de confinement en vue au Japon et à Sydney, record de décès en Russie, infections à la hausse au RU

International — En raison de l'évolution de la pandémie COVID-19, nous vous proposons chaque semaine une sélection d’actualités internationales couvertes par nos équipes éditoriales locales*.

EUROPE-RUSSIE :

L’incidence du COVID-19 au Royaume-Uni est de 350,9/100 000 avec une augmentation de 12,7% des cas sur 7 jours au lundi 27 septembre . Cependant, les décès ont baissé de 8,8% et les hospitalisations de 14,7%. Jusqu'à présent, 82,4 % des plus de 16 ans sont complètement vaccinés et 89,7 % ont reçu une première dose. Une étude publiée dans EClinicalMedicine a révélé que 50,1 % des jeunes de 9 à 18 ans choisiraient de se faire vacciner, 37,0 % seraient indécis et 12,9 % contre. Les plus jeunes étaient plus réticents à la vaccination que les plus âgés.

En France, 6765 nouveaux cas ont été dénombrés au 28 septembre, et plus 78 décès sont survenus en 24 heures. Le taux d’incidence se rapproche désormais des 60/100 000.

Jeudi 30 septembre, le pass sanitaire a été étendu aux enfants à partir de 12 ans et deux mois.

Concernant la vaccination, le 27 septembre 2021, 85% de la population majeure avait un schéma vaccinal complet. Et, selon le ministère de la santé, au 26 septembre, 37 % de la population éligible à une dose de rappel l’avait déjà reçue. En parallèle, la HAS a recommandé la co-administration du vaccin contre la grippe et du vaccin anti-Covid à partir du 26 octobre.

A noter aussi que le vaccin Pfizer est disponible en ville depuis le 1er octobre : 160 000 doses ont été commandées pour la semaine par les EHPAD, les médecins libéraux et les pharmaciens.

En termes de pharmacovigilance, depuis le début du suivi en France, 6 cas de syndrome de Parsonage-Turner (douleur violente d'apparition brutale de l'épaule suivie d’une paralysie du bras) ont été observés après la vaccination avec Comirnaty et 2 avec la vaccination vaccin Spikevax (Moderna). La majorité des cas sont en cours de rétablissement. Le comité de l’agence de médicaments (ANSM) considère qu’il s'agit d’un signal potentiel commun aux vaccins à ARN.

En Italie, l'incidence tombe sous le seuil de 5 cas pour 100 000. Le RT chute (0,82) comme le nombre de patients Covid-19 hospitalisés.

Le rythme de la campagne de vaccination ralentit, mais 83,07 % des citoyens de plus de 12 ans ont reçu au moins une dose et 77,72 % ont terminé le cycle de vaccination. Environ 45 000 personnes à risque ont reçu une dose de rappel cette semaine.

Concernant la vaccination obligatoire contre le Covid-19 pour les professionnels de santé, le ministère de la Santé a insisté sur le fait qu'elle représente "une condition indispensable à l'exercice. Elle est nécessaire pour les nouvelles inscriptions au registre professionnel, et doit être à jour sous peine de suspension. Par conséquent, la suspension pour défaut de vaccination n’est pas limitée aux activités qui nécessitent un contact avec des personnes" (Ministère de Santé).

Au cours de la dernière semaine, des mesures importantes ont également été prises par le gouvernement italien pour l’arrivée de l'automne : outre l'extension du pass sanitaire à tous les travailleurs publics et privés, les vaccinations effectuées à l'étranger avec des produits ayant le même titulaire d'AMM que dans l'Union européenne ( Covishield , par le Serum Institute of India , R-CoVI par R-Pharm et COVID-19 vaccine-recombinant de Fiocruz , tous trois produits sous licence d' AstraZeneca ) sont acceptés. Cependant, rien n'a encore été précisé pour ceux qui ont reçu d'autres vaccins (comme Spoutnik V ,Sinovac ou Sinopharm ).

Au Portugal , 83 % de la population a reçu un schéma de vaccination complet. En raison de l'avancée de la vaccination, le pays a annoncé qu'il n'exigeait plus de test Covid-19 pour les hôtels ou les salles de restaurants le week-end. Jeudi 23 septembre, le Premier ministre António Costa a annoncé que le Portugal entrerait dans la troisième et dernière phase du déconfinement entamé en juillet. Il a également déclaré que le pays disposait de suffisamment de doses pour administrer une troisième dose aux personnes de plus de 65 ans et attendait l'autorisation de l'Agence européenne des médicaments (EMA).

Les infections au Covid-19 sont en baisse (Rt=0,84), avec 693 nouvelles infections signalées en moyenne chaque jour. L'incidence nationale au 28 septembre était de 111,6 cas d'infection par le SRAS-CoV-2 pour 100 000 habitants. Sur le continent, il y avait 113,5 cas pour 100 000 habitants.

En Allemagne, près des trois quarts des adultes et un tiers des enfants âgés de 12 à 17 ans sont désormais complètement vaccinés .

La situation épidémique est actuellement stable après une légère baisse. L'incidence sur 7 jours était de 61,0 le 29 septembre (semaine précédente : 65 ; mois précédent : 74). L'incidence des hospitalisations était de 1,60 pour 100 000 habitants par semaine mercredi 29 septembre.

Le virologue Christian Drosten considère que la stabilité actuelle du nombre d'infections au Covid-19 à l'échelle nationale est un phénomène temporaire . Pour l’expert, il est déjà clair que l'incidence augmente dans les États de l'Est de l'Allemagne. “Je pense que c'est là que la vague d'automne et d'hiver surviendra probablement ", a-t-il indiqué.

En Autriche , 64 % de la population avait été vaccinée avec au moins une dose au 27 septembre). 60% a une protection vaccinale complète . Le taux stagne par rapport à la semaine précédente. L'incidence sur 7 jours était de 133/100 000 le 28 septembre, inférieure à la semaine précédente et pour la deuxième semaine consécutive.

Au 29 septembre, l'incidence sur 7 jours en Suisse était de 108,1 pour 100 000 habitants, et le taux de vaccination de 63 % pour la première vaccination et de 57 % pour la vaccination complète. La quatrième vague est actuellement en train de s’infléchir. Les nouvelles infections ont dépassé le pic de la troisième vague mais elles diminuent plus rapidement qu'au printemps.

La Russie a enregistré mercredi 29 septembre un record de décès quotidiens liés au Covid pour le deuxième jour consécutif, une situation qui préoccupe le Kremlin alors que la vaccination est à la traine.

AMERIQUE :

La montée subite des infections au variant delta aux États-Unis s'est déplacée de la partie sud du pays vers les États de New York, du New Jersey, de Pennsylvanie, les montagnes de l'Ouest et l'Alaska. Le nombre moyen de cas quotidiens est passé d'un pic de 175 000 à environ 115 000. Les hospitalisations diminuent également, allégeant la pression sur les professionnels de santé épuisés. Cependant, les décès continuent d'augmenter, avec plus de 2 000 Américains qui meurent chaque jour du Covid-19. La pression exercée par le président Biden pour que pour la plupart des travailleurs américains soient vaccinés semble avoir eu l'effet escompté avec une remontée de la vaccination (qui avait plafonné au mois de septembre). Une minorité de travailleurs se dit prête à quitter son emploi plutôt que de se faire vacciner, et les employeurs de certains secteurs - y compris dans le domaine de la santé - craignent que ces départs n'exacerbent les pénuries de personnel. Les enfants continuent d'être plus durement touchés par la vague « Delta » que lors des vagues précédentes. Le nombre d’infections chez les enfants est supérieur à 200 000 par semaine alors que les écoles ont complètement rouvert. Afin de contenir une vague hivernale de Covid-19, les États-Unis ont commencé à administrer des doses de rappel du vaccin Pfizer pour les personnes de plus de 65 ans et les autres personnes à haut risque en raison de leur fragilité ou de leur profession, jugée à haut risque. Le président Biden a reçu une injection de rappel lundi 27 septembre et il a exhorté davantage d'Américains à faire de même.

La directrice de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), le Dr Carissa F. Etienne, a déclaré que la semaine dernière, en Amérique, près de 1,5 million de nouvelles infections au Covid-19 et plus de 26 000 décès associés ont été rapportés , plus que dans toute autre région du monde.

L'organisation a conclu un accord avec Sinovac et est en pourparlers avancés avec d'autres laboratoires pour acheter des vaccins Covid-19 supplémentaires. Jusqu'à présent, l'OPS a aidé COVAX à livrer 50 millions de doses de vaccins.

La semaine dernière (21 septembre), l'OPS a annoncé la sélection de deux centres en Argentine et au Brésil pour développer des vaccins contre le Covid-19 en utilisant la même technologie que celle utilisée par Pfizer et Moderna .

Plus d'un milliard de doses du vaccin Covid-19 ont été administrées en Amérique, mais seulement 35% des personnes en Amérique latine et dans les Caraïbes ont été complètement vaccinées. Des pays comme le Canada , le Chili , l'Uruguay et Porto Rico ont en revanche vacciné plus de 70 % de leur population. En bas de l’échelle, Haïti , les Bahamas, Grenade, le Guatemala, le Honduras, la Jamaïque, le Nicaragua, Saint Vincent et les Grenadines, Sainte Lucie et le Venezuela ont vacciné moins de 20 % de leur population.

Plus de vaccins pour le Brésil : lundi 27 septembre, la Fondation Oswaldo Cruz ( Fiocruz ) a finalement terminé la production des premiers lots de principes actifs pour les vaccins Oxford/AstraZeneca . Les lots ont été entièrement produits par l'usine brésilienne et subiront des tests de contrôle qualité. Jusque-là, ils venaient de Chine. Pendant ce temps, les doses d' Oxford/AstraZeneca manquent à São Paulo. Selon les prévisions, les livraisons de vaccins fabriqués au Brésil commenceront avant la fin du dernier semestre 2021.

À ce jour, près de 41 % de la population brésilienne a reçu un schéma complet de vaccination ou une dose unique. Une dose de rappel a déjà été administrée à 669 515 personnes (0,31 % de la population). La vaccination reste inégale. Dans l'État de São Paulo, 52,7% de la population est complètement vaccinée versus 15,6% dans l'État de Roraima.

Lundi 27 septembre, le pays a enregistré 218 décès par Covid-19, le nombre le plus bas en une journée depuis le 22 novembre 2020. Toutefois, les notifications tombent généralement après les week-ends et la moyenne mobile en sept jours s'élevait à 524 décès.

ASIE-OCEANIE :

Le 27 septembre, les autorités australiennes ont annoncé leur intention de lever progressivement le confinement à Sydney. Les restrictions commenceront à s'assouplir à partir du 11 octobre. Un système à deux niveaux sera mis en œuvre, donnant aux personnes vaccinées plus de libertés qu’aux non-vaccinées.

Le Japon mettra fin à l'état d'urgence dans tout le pays d' ici la fin de la semaine si les cas de Covid-19 continuent de diminuer. Le 27 septembre, le nombre de cas quotidiens de Covid-19 à Tokyo est tombé en dessous de 200 pour la première fois depuis mars 2021.

L'Inde a signalé 18 795 nouveaux cas quotidiens de Covid-19 le 28 septembre, le nombre le plus bas en plus de 200 jours . 179 décès quotidiens ont été signalés le même jour, le plus bas en 193 jours.

Le Pakistan a annoncé son intention de vacciner les enfants âgés de 12 ans et plus. Les campagnes de vaccination seront lancées dans les écoles, mais on ne sait pas quand elles commenceront.

La Corée du Sud a signalé un record de 3 273 cas quotidiens de Covid-19 le 25 septembre, probablement dû aux vacances de trois jours de Chuseok.



*Ont collaboré à cet article Aude Lecrubier (Medscape édition française), Claudia Bravo (Medscape en espagnol), Leoleli Schwartz (Medscape en portugais), Tim Locke (Medscape Royaume-Uni), Maria Baena (Univadis Espagne), rédaction Coliquio (Allemagne), Daniela Ovadia (Univadis Italie), Pavankumar Kamat (Univadis pour l’Asie).

A noter :Ce tour d’horizon donne un aperçu de pratiques cliniques, recommandations, découvertes émergentes au cours de cette pandémie. De manière générale, toutes les informations concernant COVID-19 sont susceptibles de subir une actualisation avec l’avancée des connaissances. Les dates de publication des articles sont plus que jamais importantes. Certaines des informations ci-dessous peuvent également ne pas être en adéquation avec les directives des autorités sanitaires françaises.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Oct 2021 - 14:53
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La première pilule qui soigne le Covid bientôt vendue en France?
La société américaine Merck's&Co(MSD) a dévoilé les premiers résultats d'un essai clinique du Molnupiravir, un antiviral par voie orale qui semble réduire le risque d'hospitalisation.

Le laboratoire Merck&Co (MSD) a annoncé ce vendredi 1er octobre qu’un antiviral, le Molnupiravir, permettait de réduire le risque d’hospitalisation et de décès pour les malades du Covid-19 de moitié. D’autres médicaments connus (dexamethasone, tocilizumab) ont des effets similaires, le Molnupiravir est un traitement administré par voie orale. En clair, si les résultats annoncés par Merck sont confirmés, ce serait la première pilule permettant de traiter la maladie Covid-19.

Une demande d’autorisation va également être déposée auprès de l’agence européenne, précise au HuffPost Clarisse Lhoste, présidente de MSD France. Un travail est déjà en cours avec les autorités françaises afin de “mettre le médicament à la disposition des patients français le plus rapidement possible”.

Dans un communiqué de presse, Merck précise que cet essai clinique a été réalisé sur 385 personnes traitées avec du Molnupiravir. Un groupe de contrôle de 377 personnes, sans traitement, permet de faire des comparaisons. 29 jours après l’infection, 7,3% des personnes ayant pris la pilule de Merck dans les 5 jours suivant le début des symptômes étaient hospitalisées, contre 14,1% de ceux ayant reçu le placebo. Aucun mort n’a été enregistré dans le groupe Molnupiravir, contre 8 dans le groupe de contrôle.

Merck a déjà commencé à produire ce médicament par anticipation et prévoit de déposer une demande d’autorisation d’urgence à la FDA, le gendarme du médicament américain. Celui-ci aurait d’ailleurs demandé à Merck d’arrêter le recrutement pour son essai clinique en raison des résultats positifs de celui-ci. Selon Dean Li, responsable du développement chez Merck’s, interrogé par Statnews, aucun effet secondaire notamment n’a été découvert pour le moment.

“Si c’est confirmé, c’est une très bonne nouvelle”, a réagi sur Twitter Zain Chagla, professeur spécialiste des maladies infectieuses à l’université McMaster, qui a rappelé que les données scientifiques détaillées n’ont pas encore été dévoilées par Merck. “Cela pourrait changer totalement la donne pour l’épidémie de Covid si ces chiffres sont confirmés”, a commenté Boghuma Kabisen Titanji, chercheuse spécialiste des maladies infectieuses et du VIH.

Il faut rappeler qu’un tel traitement ne doit surtout pas être considéré comme une alternative aux vaccins. D’abord, car l’efficacité est bien plus réduite, ensuite car le coût devrait être élevé (des centaines de dollars, notent plusieurs chercheurs.

https://www.huffingtonpost.fr/entry/cov ... 40d1d9a3db

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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Oct 2021 - 19:12
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Des troubles du cycle menstruel après vaccination anti-Covid-19 ?

Les effets secondaires de la vaccination contre la Covid-19 sont colligés au Royaume-Uni par la MHRA (Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency), homologue de l'ANSM en France. Les plus fréquents sont maintenant bien connus : douleur au point d'injection, fièvre, asthénie, myalgies.

Il a été signalé également des modifications du cycle menstruel et des métrorragies. Plus de 30 000 signalements de ce type ont été enregistrés. La plupart des patientes ayant noté ces effets indésirables ont cependant précisé que la situation se normalise dès le cycle suivant.

Rappelons qu'il n'existe actuellement aucune preuve d'une quelconque modification de la fertilité à la suite de l'injection du vaccin. Des essais cliniques ont montré que le nombre de grossesses non désirées est identique chez les femmes récemment vaccinées et dans les groupes contrôle de témoins non vaccinées. Il en est de même pour les couples suivis dans le cadre d'une aide médicale à la procréation.

Selon la MHRA, aucun lien ne peut être prouvé entre les symptômes décrits et la vaccination en raison du faible nombre de signalements par rapport au nombre de femmes vaccinées et de la fréquence de ces troubles en population générale. Cependant des études complémentaires sont nécessaires.

Effet collatéral de la réaction immunitaire :

L'hypothèse la plus plausible serait que ces troubles du cycle soient secondaires à la réponse immunitaire. En effet, ils ont été rapportés quel que soit le type de vaccin, ce qui exclut une réaction à un composant du produit. D'autre part, les mêmes observations ont été notées après la vaccination contre le HPV. Enfin, lors d'une infection à SARS-CoV-2, un quart des femmes aurait présenté des troubles du cycle menstruel.

Quel serait la physiopathologie de ces troubles du cycle ? V Male dans un éditorial du BMJ évoque une influence d'ordre immunologique sur les hormones de l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien responsables du cycle ou une action directe sur l'endomètre par un effet médiateur. Là encore, des recherches plus avancées semblent indispensables.

Pour l'auteur, même si ces effets indésirables sont de courte durée, il est nécessaire de poursuivre les investigations. En effet, les hésitations face à la vaccination chez les jeunes femmes sont en grande partie le résultat de fausses rumeurs concernant la fertilité. Il est donc essentiel de disposer d'éléments solides pour fournir une information claire et complète.

Que faire en attendant d'en connaître davantage ? Informer et rassurer les femmes sur le caractère anecdotique de ces troubles, rappeler l'absence de conséquences de la vaccination sur la fertilité et signaler leur apparition sur le site dédié de l'organisme en charge de répertorier les effets indésirables des vaccins. Le Royal Collège of Obstetricians and Gynaecologists recommande d'ailleurs le signalement systématique des troubles du cycle persistant sur plusieurs mois, ainsi que l'apparition de métrorragies post-ménopausiques après vaccination.

Dr Charles Vangeenderhuysen

RÉFÉRENCE :

Male V : Menstrual changes after covid-19 vaccination. Br Med J., 2021 Sep 15;374:n2211 DOI : 10.1136/bmj.n2211

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Oct 2021 - 09:54
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COVID-19 : la protection post-infection est-elle supérieure à la protection post-vaccinale ?

Une étude pré-publiée a comparé la protection naturelle contre le SARS-CoV-2 acquise après infection à la protection conférée par la vaccination à ARNm.

Cette étude est observationnelle, rétrospective, menée à partir des données de santé de personnes âgées de 16 ans et plus en Israël. Elle a comparé 3 groupes :

• Personnes naïves d’infection par le SARS-CoV-2 ayant reçu 2 doses de vaccin à ARNm de Pfizer/BioNTech (n = 673.676) ;
• Personnes ayant été infectées par le SARS-CoV-2 et n’ayant pas été vaccinées (n = 62.883) ;
• Personnes ayant été infectées par le SARS-CoV-2 et ayant reçu 1 dose de vaccin à ARNm de Pfizer/BioNTech (n = 42.099).

Quatre critères ont été évalués : infection par le SARS-CoV-2 (confirmée par RT-PCR), maladie symptomatique, hospitalisation et décès liés au COVID-19.

La période de suivi a été du 1er juin au 14 août 2021, au moment où le variant Delta est devenu dominant en Israël.

Une protection naturelle plus forte :

D’après les résultats de cette étude, les personnes vaccinées naïves d’infection par le SARS-CoV-2 ont 13,06 fois plus de risque d’infection par le variant Delta (IC 95% : 8,08-21,11 ; p<0,001) par rapport à celles ayant déjà été infectées et non vaccinées, lorsque le premier évènement (infection ou 2e dose de vaccin) s’est déroulé en janvier ou février 2021. L’augmentation du risque était également significative pour la maladie symptomatique (risque x 27,02 ; IC 95% : 12,7-57,5 ; p<0,001).

Si on prend en compte les patients non vaccinés ayant un antécédent d’infection à n’importe quel moment entre mars 2020 et fin février 2021 (lorsque différents variants étaient dominants en Israël), les résultats pourraient suggérer un affaiblissement de l’immunité naturelle vis-à-vis du variant Delta. Cependant, on constate tout de même que les personnes vaccinées naïves d’infection ont 5,96 fois plus de risque d’infection par le variant Delta (IC 95% : 4,85-7,33 ; p<0,001) par rapport à celles ayant déjà été infectées à n’importe quel moment avant le 28 février 2021.

Les personnes vaccinées naïves d’infection ont également un risque augmenté d’hospitalisation liée au COVID-19 par rapport à celles ayant déjà été infectées et non vaccinées (aucun décès observé).

Une protection naturelle renforcée par une dose de vaccin :

Si l’on compare les personnes avec antécédent d’infection non vaccinées à celles avec antécédent d’infection et ayant reçu une dose de vaccin, on constate que ces dernières ont un risque de ré-infection réduit de moitié (x 0,53 ; IC 95% : 0,3-0,92).

Les auteurs concluent que l’immunité naturelle confère une protection plus forte et plus durable contre l’infection, la maladie symptomatique et l’hospitalisation liées au variant Delta du SARS-CoV-2, par rapport à l’immunité induite par un schéma vaccinal à 2 doses de vaccin à ARNm de Pfizer/BioNTech. Les personnes ayant été infectées et ayant reçu une dose de vaccin gagnent une protection supplémentaire contre le variant Delta.

https://www.medrxiv.org/content/10.1101 ... 1.full.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Oct 2021 - 09:56
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COVID-19. Les vaccins à ARNm entraînent une mémoire cellulaire contre les variants du SARS-CoV-2

La qualité de l’immunité conférée par les cellules B mémoire à la suite d’une vaccination contre le SARS-CoV-2 reste assez largement indéterminée. Pour la préciser, une équipe française a examiné le devenir de ces cellules après vaccination par ARN messager chez 47 patients ayant contracté le COVID-19 puis vaccinés et chez 25 soignants « naïfs » de l’infection et vaccinés. Réunissant des chercheurs du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), de l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP) de l'Université Paris-Est Créteil, de l’Inserm, de l’Institut Necker-Enfants malades (Université de Paris) et de l’Institut Pasteur, son travail a été publié dans la revue Immunology .

Il aboutit à deux principaux résultats, obtenus sur cultures des cellules mémoires des patients.

Les patients infectés lors de la première vague maintiennent une réponse mémoire stable jusqu’à 12 mois. Après une dose de vaccin, ils développent une excellente mémoire sérologique et cellulaire capable de reconnaître et de neutraliser les variants Bêta et Delta du SARS-Cov-2.

Chez les patients « naïfs », la qualité de la réponse sérologique est initialement moins efficace vis-à-vis de ces variants. Cependant, le pool de cellules B mémoire généré après la vaccination s'améliore au cours du temps. Surtout, il contient des cellules capables de reconnaître et de neutraliser les variants actuels du SARS-CoV-2.

Pour les auteurs, ces résultats suggèrent très fortement que les cellules B mémoires des personnes vaccinées avec deux doses de vaccin (ou une seule pour celles ayant contracté le COVID-19 au préalable) protègent des formes graves dues aux variants du SARS-CoV-2, conjointement avec les anticorps sérologiques. De plus, il est vraisemblable qu’en cas de forte circulation virale due à ces variants, une troisième dose utilisant les vaccins actuellement disponibles contenant la protéine spike originale de Wuhan, devrait permettre de générer rapidement des anticorps neutralisant les variants Beta et Delta présents actuellement et de réduire la circulation virale.

http://www.cnrs.fr/sites/default/files/ ... _AP-HP.pdf

https://www.cell.com/immunity/pdf/S1074 ... all%3Dtrue

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Oct 2021 - 10:06
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Covid et bithérapie d'anticorps monoclonaux : de nouveaux résultats aussi bien en curatif qu'en préventif

Peu de traitements ont fait leurs preuves dans le Covid. Parmi les plus prometteurs figurent les anticorps monoclonaux, conçus pour cibler la protéine Spike du SARS-CoV-2. La bithérapie développée par Roche et Regeneron, commercialisée sous le nom de Ronapreve, est d'ores et déjà utilisée en France dans le cadre d'autorisations spéciales. Et de récents résultats confirment son intérêt.

Ce « cocktail » - qui avait été mis sous le feu des projecteurs en octobre 2020 alors que le président américain Donald Trump en avait reçu - associe le casirivimab et l’imdevimab qui se lient de manière non compétitive au domaine de liaison au récepteur (RBD) de la protéine Spike du virus. Actuellement, le Ronapreve est disponible en accès précoce à la fois en curatif - pour les patients hospitalisés ou non - et en préventif chez les personnes à risque non répondeuses à la vaccination (patients séronégatifs).

En prophylaxie pré-exposition pour les non-répondeurs à la vaccination :

Dès le 15 mars, le Ronapreve a ainsi bénéficié d'une autorisation temporaire d'utilisation de cohorte (ATUc) pour traiter des patients adultes atteints de forme légère à modérée de Covid mais à risque élevé de développer une forme grave. Le 11 juin, les indications ont été élargies pour s'étendre aux situations suivantes : enfants âgés de 12 ans et plus à risque élevé de développer une forme grave notamment en raison d’une immunodépression sévère ; patients présentant une pathologie chronique (dès 12 ans) ; patients ayant une infection par le VIH non contrôlée ou au stade sida.

La bithérapie a ensuite été autorisée en prophylaxie le 4 août. En post-exposition (cas contact), elle est dès lors indiquée chez les patients de 12 ans et plus qui ne répondent pas de manière satisfaisante à la vaccination en raison d'une immunodépression et qui sont considérés à très haut risque de forme sévère de Covid (comme les receveurs de greffes d’organes solides). Le Ronapreve peut aussi être administré en prophylaxie pré-exposition pour cette même population de patients. Néanmoins, en pratique, l'accès à ce traitement dans cette indication pose problème, notamment du fait de la logistique qu'il nécessite avec des injections mensuelles en hôpital de jour.

Enfin, depuis le 3 septembre, l'utilisation de Ronapreve a été élargie aux patients hospitalisés pour Covid nécessitant une oxygénothérapie non invasive et qui n’ont pas développé naturellement d'anticorps. Il s'agit de patients immunodéprimés, à risque de complications liées à des comorbidités, de patients âgés de 80 ans et plus qui sont à risque élevé de forme grave.

Des bénéfices en ambulatoire et à l'hôpital :

Les nouveaux résultats d'un essai adaptatif de phase 3 sont parus ce 29 septembre dans le « New England Journal of Medicine » et confirment l'intérêt du traitement en ambulatoire. Deux doses ont été évaluées - 1 200 mg et 2 400 mg - et ont été comparées à un placebo chez des patients Covid-19 présentant des facteurs de risque de forme sévère.

Sur une période de 28 jours après le traitement, 1,3 % des patients traités avec la plus forte dose (18/1 355) ont été hospitalisés ou sont décédés du Covid contre 4,6 % des patients du groupe placebo randomisés de façon concomitante (62/1 341). Ces événements sont survenus chez 1 % des patients ayant reçu la dose la plus faible (7/736) contre 3,2 % des patients sous placebo (24/748). Les deux doses ont par ailleurs permis de réduire la charge virale plus rapidement que le placebo.

En parallèle, le laboratoire Roche vient de communiquer des résultats de phase 2/3, portant cette fois sur 1 197 patients hospitalisés mais qui ne requièrent pas d'oxygène à haut débit ou pas d'oxygène supplémentaire. Les patients ont reçu une dose de 8 000 mg de Ronapreve, une dose de 2 400 mg ou bien un placebo. De manière cohérente avec l'étude britannique Recovery, les résultats rapportés par Roche font état d'une amélioration de tous les critères cliniques évalués, quelle que soit la dose. De plus, Ronapreve réduit significativement la charge virale dans les sept jours suivant le traitement chez des patients atteints de Covid mais séronégatifs. Les résultats seront présentés ce week-end lors du congrès IDWeek sur les maladies infectieuses.

En prophylaxie post-exposition :

Enfin, une autre étude parue le 23 septembre dans le « NEJM » montre l'intérêt du Ronapreve en prophylaxie post-exposition. Les participants inclus (≥ 12 ans) ont été en contact au sein de leur foyer avec une personne ayant eu un Covid confirmé dans les 96 heures. Ils ont reçu une dose de 1 200 mg de Ronapreve ou bien un placebo. Le Ronapreve a permis de limiter les infections : seules 1,5 % des 753 participants sous traitement ont été infectés par rapport à 7,8 % des 752 du groupe placebo. Et chez les personnes qui ont été infectées, la durée de la maladie symptomatique était réduite par rapport au placebo, tout comme la charge virale qui a baissé plus rapidement.

Une autre bithérapie associant le bamlanivimab et l'étésevimab (laboratoire Lilly France) avait également bénéficié d'une ATUc en mars. Néanmoins, « cette combinaison n'est plus utilisée, car le bamlanivimab n'est pas actif sur le variant Delta », expliquait la Pr Anne-Geneviève Marcelin, professeure de virologie au sein de Sorbonne Université et cheffe du service virologie de l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP, lors d'un point presse de l'ANRS-MIE.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/spe ... ratif-quen

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Oct 2021 - 10:00
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Lutte contre la pandémie de Covid-19 en Afrique

Du 7 au 9 octobre 2021 se tiendra le Nouveau Sommet Afrique France lors duquel différents protagonistes échangeront en vue de redéfinir les relations entre les pays africains et la France.

Le Pr Yazdan Yazdanpanah, directeur de l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes, et Eric D’Ortenzio responsable du département Stratégie et Partenariats participeront aux Montpellier Global Days for Science and Education : Africa 2021, organisées par l’université de Montpellier et les partenaires du projet MUSE – qui se tiendront en amont de ce nouveau sommet et réuniront des experts, chercheurs et porteurs de projets – afin d’échanger sur le sujet de la santé internationale, mais également pour présenter le rôle de l’agence et de ses partenaires en Afrique dans l’élaboration de projets de recherche innovants.

La recherche scientifique est fortement mobilisée depuis le début de la pandémie de Covid-19. En presque deux ans, elle n’a cessé de s’adapter au contexte social et sociétal dans lequel elle s’inscrit. En développant de multiples partenariats, elle s’est notamment emparée des problématiques d’inégalités dans la prise en charge de la Covid-19.

La lutte contre la pandémie est mondiale, elle se nourrit des avancées réalisées par des équipes volontaires, engagées et internationales qui travaillent depuis plusieurs mois à l’éradication de la Covid-19.

L’ANRS | Maladies infectieuses émergentes s’inscrit dans ce mouvement de mobilisation et participe depuis le début de la crise sanitaire à plusieurs réseaux de collaboration scientifique au niveau européen, mais aussi mondial.

L’agence est en effet impliquée à l’échelle internationale et est membre de Glopid-R, un réseau international qui rassemble les principaux bailleurs de fonds de la recherche et facilite le développement et la mise en place de projets axés sur les maladies infectieuses nouvelles ou ré-émergentes à potentiel épidémique ou pandémique. En avril 2020 et 2021, l’ANRS | Maladie infectieuses émergentes a lancé deux appels à projets de recherche sur la Covid-19 dans des pays à ressources limitées.

Ce dossier de presse a pour vocation de mettre en avant des projets de recherche menés à l’étranger ‒ en partenariat avec les équipes scientifiques en Afrique ‒, et soutenus par l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes.

Il s’agit donc de présenter la manière avec laquelle les équipes scientifiques africaines prennent part à la lutte contre la Covid-19 en mobilisant leurs ressources humaines et techniques autant sur le front de la surveillance du SARS-CoV-2, que dans la recherche de traitements ou de l’amélioration de la prise en charge des patients.

Au 30 septembre 2021, 8 308 379 cas de Covid-19 et 210 866 décès ont été recensés sur le continent africain depuis le début de la pandémie. Toutefois, il est difficile de déterminer si ces chiffres sont exacts, car d’une part la surveillance virologique est encore limitée sur ce continent, tous les pays n’ayant pas les mêmes capacités. D’autre part, l’accès aux soins, aux structures de santé, et donc au dépistage, diffère selon les régions, qu’elles soient urbaines ou rurales.

Si les Etats africains ont été plus épargnés pendant la première vague de Covid-19, plusieurs pays ont observé durant plusieurs mois une augmentation de cas positifs. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le nombre de cas de contamination au Sars-CoV-2 aurait augmenté de 19% entre le 26 juillet 2021 et le 01 août 2021, sur le continent africain.

Outre cette hausse des taux de contaminations, la circulation des variants Alpha, Beta et Delta, connus pour être plus contagieux que la souche historique du virus, a été notifiée dans plusieurs pays africains. De nouveaux variants continuent d’émerger comme le C.1.2 ou le Mu.

Malgré ce constat, à peine 4 % de la population africaine ‒ contre près de 73 % pour la population européenne ‒ est complètement vaccinée. Ce taux de vaccination n’est pas suffisant pour freiner la circulation du virus qui continuera à traverser les frontières.

Les projets soutenus par l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes et développés localement avec des partenaires issus de plusieurs pays d’Afrique subsaharienne contribuent à pallier les inégalités entre les pays à revenu élevé et les pays à revenu faible et intermédiaire.

https://www.anrs.fr/fr/presse/communiqu ... en-afrique

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Oct 2021 - 10:09
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Covid : les hospitalisations de femmes enceintes non vaccinées en hausse aux USA
Le variant Delta provoque une augmentation des hospitalisations de femmes enceintes qui ne sont pas vaccinées contre la Covid-19 aux États-Unis. Celles-ci sont davantage touchées par les formes graves du virus.

En France, à partir de quatre mois de grossesse, soit le deuxième trimestre, les femmes enceintes sont prioritaires à la vaccination avec les doses de vaccin à ARNm. Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm), au 30 mars 2021, plus de 35 000 femmes enceintes avaient reçu une première injection d’un vaccin à ARNm contre la Covid-19 aux États-Unis. D’après les retours, la fréquence des effets indésirables chez les futures mères était similaire à celle observée dans la population générale. D’autre part, chez les femmes enceintes, le vaccin aurait les mêmes garanties de protection contre le virus que pour le reste des individus. Pourtant, certaines d’entre elles restent sceptiques et refusent de se faire vacciner. Elles courent donc le risque de développer une forme grave et d’être hospitalisées.

15% des femmes enceintes hospitalisées pour Covid-19 :

Selon une étude publiée dans la revue American Journal of Obstetrics and Gynecology les hospitalisations liées à la Covid-19 augmentent chez les femmes enceintes non vaccinées aux États-Unis. Celles-ci développent donc des formes graves, qui seraient notamment dues au variant Delta. Pour parvenir à ces résultats, depuis mai 2020 les chercheurs ont analysé plus de 1 500 futures mamans atteintes de la Covid-19 dans la région de Dallas. Ainsi, selon eux, le pourcentage de ces patientes nécessitant une hospitalisation serait passé à 10 à 15 % entre fin août et début septembre, soit plus du double du pourcentage de l'année précédente, avant l'émergence du variant Delta.

Deux femmes enceintes sont décédées à cause du virus :

"C'est une tendance préoccupante, et nous voyons principalement ces cas chez des femmes non vaccinées", assure Emily Adhikari, auteure principale de l'étude. La chercheuse estime que ces résultats apportent une preuve objective que le nombre de cas et la gravité de la maladie chez les femmes enceintes ont augmenté avec l’apparition du variant Delta. Dans le détail, 82 des patientes hospitalisées avaient une forme grave de la Covid-19, quasiment toutes dues au variant Delta. Sur toutes ces femmes, aucune n’était vaccinée contre le virus. Dix d’entre elles ont dû être mises sous respirateur et deux en sont décédées.

Sans vaccin, plus de risques de complications lors de la grossesse :

"Si elles sont exposées et infectées, elles courent un risque plus élevé de développer une forme grave de la maladie à cause du variant Delta, poursuit Emily Adhikari. Les femmes enceintes devraient se faire vacciner le plus tôt possible”. Certaines refusent de se faire vacciner car elles craignent des effets indésirables pour elles ou pour leur bébé. De précédentes études ont pourtant montré que les risques étaient plus élevés chez les femmes enceintes non vaccinées. Le 2 mars dernier, l'Académie nationale de Médecine plaidait dans un communiqué en faveur de la vaccination des femmes enceintes, notamment si celles-ci étaient à risque. Selon eux, “une étude des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) portant sur plus de 450.000 femmes atteintes de Covid-19 symptomatique montre que le taux d'admission en unité de soins intensifs, de ventilation invasive, d'oxygénation par membrane extracorporelle et de décès est plus élevé chez les femmes enceintes que chez les femmes non enceintes en âge de procréer. De plus, la Covid-19 multiplie par 3 le risque d’accouchement prématuré”.

En avril dernier, une autre étude, publiée dans la revue Med estimait que les femmes enceintes infectées par la Covid-19 avaient davantage de risques d’accouchements prématurés et d'autres problèmes néonataux que celles qui n’avaient pas le virus. Pour éviter ces complications, le meilleur remède reste donc la vaccination.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... hausse-USA

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Oct 2021 - 15:01
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La prise en charge du Covid-19… en 2021

Depuis le début de la pandémie, il y a 18 mois, de nombreuses études sont menées dans le monde entier afin de tester l’efficacité et la sécurité de diverses molécules contre le Covid-19. Que sait-on aujourd’hui ?
De nombreuses molécules sont encore testées

Si le flou dominait lors de la première vague, les choses sont désormais plus claires pour la prise en charge du Covid-19 afin de prévenir les formes graves. Les chercheurs se mobilisent et de nombreuses avancées sont en cours. La Pr Claire Andrejak (CHU d’Amiens), lors de la session conjointe ERS/SPLF, a fait le point sur les différents traitements possibles à l’heure actuelle et les pistes les plus prometteuses.

Le principe des stratégies médicamenteuses pour lutter contre l’infection à SARS-CoV-2 repose sur la conception d’une évolution de la maladie en deux phases : une réplication virale initiale (fièvre, maux de tête, diarrhées, etc.), suivie d’une aggravation des symptômes respiratoires et d’une phase inflammatoire (syndrome de détresse respiratoire aigu, insuffisance cardiaque, choc septique, etc.). Des médicaments antiviraux, des anticorps monoclonaux et le plasma de patients convalescents ont été testés à la première phase de la maladie. Pour la deuxième phase, ce sont plutôt des immunomodulateurs, des corticoïdes, des interférons béta, des inhibiteurs de JAK qui sont étudiés.

Des déceptions :

L’hydroxychloroquine, on le sait maintenant de façon claire, ne doit pas être utilisée, ni en prévention, ni en traitement. Une métaanalyse Cochrane a bien montré qu’elle n’était pas efficace sur la mortalité, ni sur la négativation d’un test PCR, ni sur la diminution du recours à la ventilation mécanique. De même, l’association lopinavir/ritonavir (essai Recovery sur 5 000 patients), ainsi que l’ivermectine et l’anakinra (essai Corimuno-ANA-1) ne sont pas efficaces.

Il y a encore beaucoup d’incertitudes sur l’efficacité du remdesevir : les études ne montrent pas d’efficacité en termes de mortalité mais on observe une petite diminution du recours à la ventilation mécanique.

Les inhibiteurs d’IL-6 (tocilizumab essentiellement) peuvent être administrés en IV chez certains patients, en association avec une corticothérapie.

Des attentes avec les anticorps monoclonaux :

Les anticorps monoclonaux sont devenus rapidement un espoir face au Covid-19. Le vilobelimab (IFX-1) un anticorps monoclonal anti-C5a, est actuellement à l’étude chez des patients atteints d’une forme sévère de Covid-19, sous ventilation mécanique invasive (essai Panamo).

Deux bithérapies sont désormais autorisées. D’après les premières données, l’association bamlanivimab/etesevimab permet de diminuer la charge virale et de réduire les hospitalisations et les décès (2,1 % vs 7 % dans le groupe placebo dans l’étude Blaze-1). L’autre, casirivimab/imdevimab, a entrainé une diminution rapide de la charge virale, particulièrement chez les patients ayant un taux élevé et lorsque la réponse immune n’a pas commencé. D’autres études sont en cours car on manque de données sur les variants.

« L’interféron béta-1a ne s’est pas montré efficace en SC. Un essai de phase 2 avec l’interféron béta-1a en nébulisation, chez 101 patients, a montré à J15 une amélioration significative des patients. Deux études sont en cours pour confirmer ces données », a poursuivi la Pr Andrejak.

« Les inhibiteurs de JAK sont également testés : baricitinib + remdesevir, tofacitinib… Les premiers résultats sur de petits groupes de patients semblent positifs, plutôt au-delà de 10 jours. Des données supplémentaires sont attendues, notamment sur la balance bénéfice/risque. Enfin, le plasma de patients convalescents a une petite place pour des patients sélectionnés, immunodéprimés », précise la pneumologue.

La dexaméthasone, seule molécule à l’efficacité prouvée :

Finalement, la seule molécule ayant démontré une efficacité dans les formes les plus sévères est la dexaméthasone, 6 mg/j par voie IV pendant 10 jours maximum (Recovery). Elle permet de réduire la mortalité des patients placés sous oxygène. On manque de données pour les autres corticoïdes.

À ce traitement, s’ajoutent les soins standards : oxygénothérapie, décubitus ventral, qui est maintenant reconnu comme ayant une efficacité chez les patients non intubés (il n’y a pas d’augmentation de la mortalité, ni de retard à l’intubation) et traitement anticoagulant par héparine à dose prophylactique.

« Il faut être vigilant sur le risque de coinfections (3,5 %) et de surinfections bactériennes en soins intensifs (14,3 %). Les coinfections fongiques ne sont pas forcément plus nombreuses qu’avec la grippe mais elles sont plus difficiles à diagnostiquer car, avec le Covid, les lésions d’aspergillose ne sont pas spécifiques, a souligné conclu la spécialiste. Il faut continuer à inclure les patients dans les essais et, surtout, à vacciner ! »

Communication de la Pr Claire Andrejak (CHU d’Amiens) lors de la session conjointe ERS/SPLF

https://www.lequotidiendumedecin.fr/spe ... 19-en-2021

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Oct 2021 - 16:07
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Vaccination : feu vert du régulateur européen à une 3e dose dès 18 ans

L'Agence européenne du médicament a approuvé lundi l'administration d'une troisième dose du vaccin Pfizer/BioNTech pour les plus de 18 ans, craignant que la protection contre le Covid-19 ne baisse après les premières injections.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a donné son accord pour une 3e dose des vaccins Pfizer et Moderna à l'égard des personnes de 18 ans et plus, au moins 6 mois après la 2e dose. Autrement dit, tous les adultes pourraient être concernés à l’avenir par cette campagne de rappel pour booster leur taux d'anticorps.



"Bien qu'il n'y ait aucune preuve directe que la capacité de produire des anticorps chez ces patients protège contre le COVID-19, on s'attend à ce que la dose supplémentaire augmente la protection au moins chez certains patients", conclut l'EMA, qui a déjà validé antérieurement une dose supplémentaire pour les personnes âgées et vulnérables.

https://www.lci.fr/sante/en-direct-covi ... 96156.html

L'EMA ajoute étudier des données similiaires concernant l'opportunité d'injecter une dose supplémentaire du vaccin de Moderna, et promet de communiquer son verdict une fois l'évaluation terminée.

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/cor ... li=AAaCKnE

Comirnaty et Spikevax : recommandations de l'EMA sur les doses supplémentaires et les rappels



Le comité des médicaments à usage humain ( CHMP ) de l' EMA a conclu qu'une dose supplémentaire des vaccins COVID-19 Comirnaty (BioNTech/Pfizer) et Spikevax (Moderna) peut être administrée aux personnes dont le système immunitaire est gravement affaibli, au moins 28 jours après leur deuxième dose.

La recommandation intervient après que des études ont montré qu'une dose supplémentaire de ces vaccins augmentait la capacité à produire des anticorps contre le virus qui cause le COVID-19 chez les patients transplantés d'organes dont le système immunitaire est affaibli. [1] [2]

Bien qu'il n'y ait aucune preuve directe que la capacité de produire des anticorps chez ces patients protège contre le COVID-19, on s'attend à ce que la dose supplémentaire augmente la protection au moins chez certains patients. L'EMA continuera à surveiller toutes les données qui émergent sur son efficacité.

Les informations sur le produit des deux vaccins seront mises à jour pour inclure cette recommandation.

Doses de rappel :

Il est important de faire la distinction entre la dose supplémentaire pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli et les doses de rappel pour les personnes dont le système immunitaire est normal.

Pour ces derniers, le CHMP a évalué les données de Comirnaty montrant une augmentation des taux d'anticorps lorsqu'une dose de rappel est administrée environ 6 mois après la deuxième dose chez les personnes âgées de 18 à 55 ans. Sur la base de ces données, le comité a conclu que des doses de rappel peuvent être envisagées au moins 6 mois après la deuxième dose pour les personnes âgées de 18 ans et plus.

Au niveau national, les organismes de santé publique peuvent émettre des recommandations officielles sur l'utilisation des doses de rappel, en tenant compte des données d'efficacité émergentes et des données de sécurité limitées. Le risque de maladies cardiaques inflammatoires ou d'autres effets secondaires très rares après un rappel n'est pas connu et fait l'objet d'une surveillance étroite. Comme pour tous les médicaments, l'EMA continuera d'examiner toutes les données sur la sécurité et l'efficacité du vaccin.

Plus d'informations sur les recommandations de rappel pour Comirnaty seront disponibles dans les informations produit mises à jour .

Le comité évalue actuellement les données à l'appui d'une dose de rappel de Spikevax. L'EMA communiquera le résultat une fois l'évaluation terminée.

Campagnes nationales de vaccination :

La mise en œuvre des campagnes de vaccination dans l'UE reste la prérogative des groupes consultatifs techniques nationaux sur la vaccination (GTCV) guidant les campagnes de vaccination dans chaque État membre de l'UE. Ces organismes sont les mieux placés pour prendre en compte les conditions locales, notamment la propagation du virus (en particulier toute variante préoccupante), la disponibilité des vaccins et les capacités des systèmes de santé nationaux.

L'EMA continuera à travailler en étroite collaboration avec les autorités nationales et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) pour évaluer les données disponibles et fournir des recommandations pour protéger le public pendant la pandémie en cours.



Remarques :

[1] Kamar N, Abravanel F, Marion O, Couat C, Izopet J, Del Bello A. Trois doses d'un vaccin ARNm Covid-19 chez des receveurs de greffe d'organe solide. N Engl J Med 2021;385:661-662.

[2] Hall VG, Ferreira VH, Ku T et al. Essai randomisé d'une troisième dose de vaccin à ARNm-1273 chez des receveurs de greffe. N Engl J Med 2021;385:1244-1246.

https://www.ema.europa.eu/en/news/comir ... s-boosters

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Oct 2021 - 17:04
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Covid-19 : le vaccin Pfizer pourrait nécessiter une mise à jour, avertit BioNTech

Mi-2022, un vaccin différent contre le Covid-19 pourrait être nécessaire, laisse entendre BioNtech, partenaire de Pfizer.
Le vaccin Pfizer va-t-il devoir évoluer ? Une mise à jour des vaccins Covid-19 pourrait être nécessaire l'année prochaine, car le coronavirus à l'origine de la maladie mute pour échapper à l'immunité, avertit Uğur Şahin, PDG de BioNTech, dans une interview accordée au Financial Times. Le directeur général de la société allemande qui a développé un vaccin Covid avec le géant américain des médicaments Pfizer a ajouté que le coronavirus était là pour rester et qu'il continuerait à s'adapter.

"Cette année un vaccin différent n'est absolument pas nécessaire. Mais au milieu de l'année prochaine, la situation pourrait être différente", a-t-il déclaré. "Il s'agit d'une évolution continue, et cette évolution ne fait que commencer", a déclaré Şahin. Les variants actuellement en circulation sont plus infectieux mais ne sont pas suffisants pour compromettre l'efficacité des vaccins actuels, a-t-il ajouté. Les rappels pour les personnes vaccinées et les efforts visant à inoculer les personnes non vaccinées constitueront les deux principaux axes du programme de vaccination l'année prochaine, a-t-il précisé.

https://www.msn.com/fr-fr/finance/other ... li=BBoJvSH

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Oct 2021 - 09:21
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Covid-19 : l’efficacité du vaccin Pfizer confirmée contre les formes graves

Selon une étude américaine, deux doses de vaccin Pfizer/BioNTech sont efficaces contre les risques d’hospitalisation et tous les variants pendant au moins six mois.

Encore une étude qui prouve que les vaccins contre le Covid-19 sont efficaces pour limiter les formes graves de la maladie. La revue américaine The Lancet publie ce mardi 5 octobre une étude menée conjointement par Pfizer et le réseau de santé Kaiser Permanente. Les deux entités ont analysé les données médicales de 3,4 millions de personnes en Californie du Sud entre le 4 décembre 2020 et le 8 août 2021. Sur cette période, il ressort que l’efficacité du vaccin contre les risques d’infection diminue avec le temps, passant de 88 % dans le mois suivant l’injection de la deuxième dose à 47 % après six mois.

En revanche, le vaccin reste efficace à 90 % contre les risques d’hospitalisations liées au Covid-19, y compris en cas d’infection au variant Delta, pour au moins six mois, souligne-t-elle. Ces résultats confirment les résultats de précédentes estimations des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et du ministère de la Santé israélien, souligne The Lancet dans un communiqué.

« Notre étude confirme que les vaccins sont un outil central pour contrôler l’épidémie et demeurent extrêmement efficaces pour prévenir les formes graves et les hospitalisations, y compris contre Delta ou d’autres variants préoccupants », a résumé Sara Tartof, principal auteur de l’étude, dans le communiqué du Lancet.

Une étude imparfaite :

Les chercheurs reconnaissent quelques biais dans leur enquête : ils n’avaient par exemple pas de données sur le respect du port du masque, des interactions sociales ou de la profession des populations étudiées, ce qui pourrait avoir une incidence sur la probabilité de contracter le Covid-19. Selon les auteurs de l’étude, ces résultats montrent l’importance de renforcer la vaccination mondiale et d’analyser l’efficacité du vaccin à travers le temps pour décider quelles populations doivent être prioritaires pour les doses de rappel.

https://www.lepoint.fr/sante/covid-19-l ... 177_40.php

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Oct 2021 - 09:23
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Covid-19 : "Il faut profiter de la vaccination contre la grippe" pour faire la troisième dose contre le coronavirus, estime un infectiologue
Ce rappel est nécessaire pour 10 à 15 millions de Français, estime Benjamin Davido, infectiologue l'hôpital de Garches, sur franceinfo ce lundi.

"Il faut profiter de la vaccination contre la grippe" pour faire la troisième dose contre le Covid-19, estime lundi 4 octobre sur franceinfo Benjamin Davido, infectiologue et référent Covid-19 à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches. Selon lui, "10 à 15 millions de Français de plus de 65 ans ou ayant des comorbidités", doivent recevoir cette dose supplémentaire.

Plus tôt dans la journée, l'Agence européenne du médicament a approuvé l'administration d'une troisième dose du vaccin Pfizer/BioNTech aux plus de 18 ans. "Les études, tous vaccins confondus et toutes populations confondues, montrent qu'un rappel semble nécessaire à partir de huit mois."

franceinfo : À partir de quand l'efficacité va baisser et une troisième dose sera nécessaire ?

Benjamin Davido : Les études, tous vaccins confondus et toutes populations confondues, montrent qu'un rappel semble nécessaire à partir de huit mois. C'est ce que les Américains ont choisi comme délai symbolique. En France, on a choisi six à douze mois. Ce qu'il faut surtout retenir, c'est qu'il faut profiter de la période de la vaccination contre la grippe qui va s'amorcer à la fin du mois d'octobre, pour que les 10 à 15 millions de Français de plus de 65 ans ou ayant des comorbidités fassent cette troisième dose contre le Covid-19. Il faut qu'il y ait le moins de formes sévères qui nécessitent une hospitalisation. S'il n'y pas de surcharge à l'hôpital, il n'y aura pas de restriction et ce sera une bonne nouvelle.

Cet accord de l'Agence européenne du médicament, est-ce une bonne nouvelle ?

Ce qui est certain c'est que ça va dans le sens de ce qui se pratique déjà en Israël et des données de la littérature scientifique qui montrent qu'après six mois, le pouvoir de neutralisation des anticorps face au variant Delta s'affaiblit. Ces deux doses de vaccins prescrites initialement nous ont probablement protégé du variant, mais si on veut avoir une réponse immunitaire durable, il faudra probablement d'autres doses. Les modalités des rappels successifs selon les différents variants se discuteront ensuite.

L'Organisation mondiale de la santé juge nécessaire de faire progresser la couverture vaccinale plutôt que de mettre en place une campagne de rappel. Qu'en pensez-vous ?

Il faut idéalement que tout le monde ait deux doses, puis sa troisième dose. Je pense qu'il ne faut pas qu'on tombe dans le piège du "tout vaccination" alors même que les plus de 65 ans et les personnes souffrant de comorbidités sont fragiles et ont une indication à la troisième dose. Si l'objectif est de contrôler la circulation du coronavirus, il faut abaisser sa circulation au-delà de nos frontières, comme en Afrique où seulement 5% de la population est vaccinée.

https://www.francetvinfo.fr/sante/malad ... 95097.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Oct 2021 - 10:36
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Données de sécurité sur les vaccins anti-COVID : du nouveau

France – Le dernier point de situation sur le suivi de pharmacovigilance des vaccins anti-Covid[1] a mis en évidence un nouvel effet indésirable potentiel avec les vaccins ARN, à savoir 6 cas de syndromes de Parsonage-Turner. Pour les vaccins de Pfizer et de Moderna, il confirme également les signaux déjà évoqués dans les rapports précédents dont les rares cas de myocardites/péricardites chez les adultes et les 12-18 ans.

Concernant la vaccination des femmes enceintes et allaitantes, une enquête couvrant la période du 27 décembre 2020 au 9 septembre 2021 rassure.

Des cas de syndromes de Parsonage-Turner :

L'analyse des effets indésirables rapportés par les professionnels de santé, les personnes vaccinées ou leur entourage avec le vaccin Comirnaty depuis le début du suivi de pharmacovigilance, fait état de 6 cas graves de syndrome de Parsonage-Turner (névralgie amyotrophiante) dont 4 sur la période du 3 au 16 septembre. Ce syndrome est caractérisé par une douleur violente d'apparition brutale de l'épaule suivie d'une paralysie du bras.

« Le syndrome de Parsonage‐Turner est une pathologie peu fréquente (plus fréquente chez l’homme) et dont l’étiopathogénie reste mal connue. Le rôle de la vaccination notamment antigrippale est avancé dans certains cas », précise le rapport de pharmacovigilance.

Les 6 cas post-vaccination Comirnaty sont survenus chez des patients âgés de 19 à 69 ans (2 femmes et 4 hommes) dans des délais allant de 1 à 50 jours après la vaccination, dont la moitié après la première dose et l'autre moitié après la deuxième dose. Quatre cas sont en cours de rétablissement et 2 sont d'évolution inconnue.

Avec le vaccin Spikevax (Moderna), 2 cas de syndrome de Parsonage-Turner ont été observés (+ un hors période, en cours de gestion). Ces cas sont survenus chez des hommes au début de la trentaine et de la soixantaine dans des délais allant de 1 à 17 jours. Un cas est apparu après la première dose et l'autre après la deuxième dose. La chronologie est évocatrice d’un lien possible avec la vaccination. Ces 2 cas sont en cours de rétablissement.

« Le comité considère qu'il s'agit d'un signal potentiel commun aux vaccins à ARN », indique l’agence du médicament.

Aucun cas de syndrome de Parsonage-Turner n’a été observé avec les vaccins Vaxzevria d'AstraZeneca ou Janssen.

12-18 ans : un profil de sécurité qui se précise avec le vaccin Pfizer :

Entre l’élargissement de la campagne vaccinale au-delà de 12 ans et le 26 août 2021, 591 cas d’événements indésirables potentiels ont été rapportés aux Centres de Pharmacovigilance pour des sujets de 12 à 18 ans avec le vaccin Cormirnaty (sur 6 millions de doses administrées).

Parmi ces 591 cas, 35,2 % étaient considérés comme graves. La majorité de ces événements graves correspondait à des cas de réactogénicité, malaise ou malaise post‐vaccinal, suivis par les myocardites/péricardites . A noter que trois cas de syndrome inflammatoire multi‐systémique pédiatrique ont été transmis après la fin du période de suivi pour ce rapport.

Au total, 33 cas de myocardite et 15 cas de péricardite ont été rapportés à la date du 26 août. Dans 8 cas sur 10 la douleur thoracique était un des premiers symptômes évoqués.

Les cas de myocardites sont survenus pour 39,4 % d’entre eux après une 1ère injection (délai moyen de survenue : 13 jours) et pour 54,5 % d’entre eux après une seconde injection (délai moyen de survenue : 4 jours). Pour les myocardites, l’évolution était favorable et connue dans près de 9 cas sur 10.

Les cas de péricardites sont survenus pour 53,3 % d’entre eux après une 1ère injection (délai moyen de survenue : 13 jours), pour 40 % d’entre eux après une seconde dose (délai moyen de survenue : 4 jours).

Pour cette tranche d’âge, « tous les événements rapportés continueront à être suivis, en particulier les événements graves et les syndromes inflammatoires multi‐systémiques de l’enfant », concluent les rapporteurs.

Pour le vaccin Spikevax, les données sont encore limitées mais le rapport stipule que « les événements indésirables rapportés chez des sujets de 12 ‐18 ans ayant reçu une injection ne présentent pas de caractéristique particulière par comparaison à ceux rapportés pour des sujets plus âgés, mis à part une incidence de déclarations d’effets indésirables 100 fois moindre pour la tranche d’âge 12‐17 ans ».

Vaccination des femmes enceintes : pas de signal de sécurité :

Un suivi spécifique des effets indésirables a été mis en place et « ne fait ressortir aucun signal de sécurité chez les femmes enceintes et allaitantes avec l'ensemble des vaccins contre la Covid-19 », selon l’enquête de pharmacovigilance portant sur la période du 27 décembre 2020 au 9 septembre 2021. Le rapport ajoute que deux études récentes[2,3] n'ont pas retrouvé d’association entre fausses couches spontanées et vaccins à ARNm.

« Par ailleurs, il faut souligner que les données actuelles de la littérature internationale mettent en évidence, de manière concordante, que l’infection maternelle au SARS‐CoV‐2 augmenterait le risque de complications fœtales, maternelles, et néonatales, et que ce risque pourrait être majoré par l’arrivée des variants Alpha et Delta. Il parait donc important de rappeler les recommandations actuelles de vacciner toutes les femmes enceintes quel que soit le stade de grossesse », soulignent les rapporteurs.

Certains effets indésirables tels que les effets thromboemboliques, les morts in utero, les HELLP syndromes et les cas de contractions utérines continueront à être surveillés.

Interrogation sur les troubles menstruels :

Concernant les troubles gynécologiques, le rapport sur le Comirnaty indique « qu’il est difficile de déterminer le rôle de la vaccination dans la survenue de ces troubles menstruels et saignements utérins et qu’une discussion avec les sociétés savantes CNGOF et SFE serait également nécessaire concernant ce signal potentiel ».

Pour le vaccin Moderna, les experts précisent « qu’en l’absence de bilan complémentaire pour la plupart des cas déclarés, il est difficile de déterminer précisément un rôle du vaccin dans la survenue de ces saignements menstruels / génitaux mais que « néanmoins, ces cas méritent attention. Ces effets constituent un signal potentiel, en cours ».

Un nouveau point de situation sur la sécurité des vaccins anti-Covid sera publié le 8 octobre 2021.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Oct 2021 - 10:40
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Diabète et COVID : être âgé et avoir une CRP élevée grève fortement le pronostic

Lorsque l’on est diabétique, être âgé et avoir un taux élevé de protéine C réactive (CRP) à l’admission hospitalière est la combinaison de facteurs qui augmente le plus le risque de décéder du Covid-19, suggère une nouvelle étude.

Les données, issues de l'étude de cohorte rétrospective ACCREDIT, ont été présentées par le Dr Daniel Kevin Llanera (Imperial College de Londres, Royaume-Uni), le 28 septembre 2021 lors du congrès annuel virtuel de l'Association européenne pour l'étude du diabète (EASD) 2021[1].

Être âgé et avoir un taux élevé de CRP était associé à un triplement du risque de décès 7 jours après l'hospitalisation pour Covid-19 chez les personnes diabétiques. En revanche, contrairement à d'autres études, l’hémoglobine glyquée et l'indice de masse corporelle (IMC) n’étaient pas associés à un surrisque de mortalité liée au Covid.

« Ces deux variables sont faciles à obtenir lors de l'admission à l'hôpital », a déclaré le Dr Llanera dans un communiqué de presse de l'EASD.

« Cela signifie que dès leur entrée à l'hôpital, nous pouvons facilement identifier les patients qui auront probablement besoin d'interventions plus agressives pour tenter d'améliorer leur survie. »

« Il est logique que la CRP et l'âge soient des critères importants », a commenté le Dr Simon Heller (Université de Sheffield, Royaume-Uni). « Et, il se peut que le diabète à lui seul représente un risque qui dépasse ceux liés à l'obésité et à l'HbA1c. »

« Dans d'autres études, l'âge était aussi de très mauvais pronostic pour les personnes diabétiques. Enfin, peut-être que le diabète à long terme a des effets sur le système immunitaire que nous n'avons pas encore identifiés », a-t-il précisé.

Un quart de décès à 7 jours :

L'étude, menée lorsque le Dr Llanera travaillait encore pour la Countess of Chester NHS Foundation Trust, a porté sur 1004 patients diabétiques admis pour Covid-19 dans sept hôpitaux du nord-ouest de l'Angleterre du 1er janvier au 30 juin 2020. Les patients avaient un âge moyen de 74,1 ans. En tout, 60,7 % étaient des hommes et 45 % appartenaient au quintile socio-économique le plus défavorisé. Globalement, 56,2 % avaient des complications macrovasculaires et 49,6 % avaient des complications microvasculaires.

Ils avaient un IMC médian de 27,6 kg/m2, ce qui est inférieur à celui rapporté dans les études précédentes et pourrait expliquer la différence observée, a noté le Dr Llanera.

Le critère de jugement principal, le décès dans les 7 jours suivant l'admission, est survenu dans 24 % des cas. A J30, 33 % étaient décédés.

Ces taux sont plus élevés que ceux observés dans des études précédentes, probablement en raison d'une plus grande précarité et de l’âge avancé de la population de l’étude, a spéculé le Dr Llanera.

Au total, à J7, 7,5 % des patients avaient reçu des soins intensifs et 9,8 % avaient eu besoin de perfusions d'insuline par voie intraveineuse.

En analyse univariée, la perfusion d'insuline s'est avérée protectrice, les personnes qui la recevaient étaient deux fois moins susceptibles de décéder que celles qui n’en avaient pas reçu (rapport de cotes [OR], 0,5).

Un lien important entre IRC et décès chez les diabétiques < 70 ans
A noter que l'insuffisance rénale chronique chez les personnes de moins de 70 ans augmentait fortement le risque de décès (OR, 2,74), tout comme le diabète de type 2 par rapport aux autres types de diabète (OR, 2,52).

Le Dr Llanera a souligné que les personnes atteintes d'insuffisance rénale diabétique sont dans un état pro-inflammatoire chronique et présentent un dérèglement immunitaire, ce qui entrave potentiellement leur capacité à « combattre » le virus.

« De plus, les récepteurs ACE2 sont surexprimés dans les reins des patients atteints d'insuffisance rénale diabétique. Ce sont des molécules qui facilitent l'entrée du SRAS-CoV-2 dans les cellules. Cela peut mener à une attaque directe des reins par le virus et à un très mauvais pronostic », a-t-il souligné.

Comme dans les études réalisées auparavant, l'utilisation d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine et de bloqueurs des récepteurs de l'angiotensine II n’avait pas d’impact sur le pronostic, tout comme la présence de complications liées au diabète.

CRP élevée + âge avancé : un risque triplé :

Dans l'analyse multivariée, être âgé et avoir une CRP élevée versus être jeune avec une CRP basse était associé à un risque relatif de décès à J7 plus de trois fois plus élevé (RR =3,44).

Interpellée par un auditeur sur la question du contrôle de la glycémie pendant la période d'hospitalisation, le Dr Llanera a répondu qu’elle ne disposait pas des données.

« Nous n'avons pas étudié le contrôle de la glycémie à l’entrée à l’hôpital donc je ne peux pas dire si un contrôle strict de la glycémie est bénéfique. Mais, je pense qu'il vaut la peine d'explorer plus avant si l'utilisation de l'insuline IV peut être bénéfique. »

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