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sam82
Sujet du message: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 10 Mar 2020 - 18:27
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Bonjour a tous
...... Je ne sais pas comment m'exprimer... Mais je suis tres inquiète... C est hors mon parcour d hepatant..... Svp comment est notre statut vers le coronavirus ? 😣 Es ce que on est dans la zone rouge ?
 
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Sujet du message: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 11 Mar 2020 - 06:05
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Bonjour Sam des infos ici :

https://www.france-assos-sante.org/wp-c ... 260220.pdf

https://www.santepubliquefrance.fr/mala ... e-et-monde

Bulletin supplémentaire Mars 2020 - Mise au point sur le COVID-19 en pédiatrie :

https://www.infovac.fr/actualites/bulle ... -pediatrie

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Sujet du message: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 11 Mar 2020 - 08:49
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Coronavirus en France : le stade 3 arrive... des tests pour se diagnostiquer aussi

COVID-19. Les Français peuvent se préparer à passer au stade 3 de propagation du coronavirus dans le pays, qui est désormais imminent. S'il n'y a aucune raison de céder à la psychose, il va falloir vivre avec de nouvelles interdictions publiques.

Combien y a-t-il de cas de coronavirus en France ?
La France compte 1 784 cas de contaminations au Covid-19, selon le dernier bilan (372 de plus par rapport au précédent). 30 personnes ont perdu la vie après avoir contracté le virus, selon Santé publique France. Si toutes les régions françaises sont concernées désormais, des regroupements importants de cas ont été identifiés : l'Alsace, l'Oise, l'Aude, le Calvados, l'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Ile-de-France et dernièrement la Corse, avec 38 cas rien que dans la ville d'Ajaccio.

Des tests au coronavirus arrivent, de quoi s'agit-il ?
Le laboratoire français bioMérieux va mettre à la disposition des autorités sanitaires des tests de dépistage au coronavirus, qui ont été validés cliniquement il y a quelques jours. Il permettront aux personnes craignant d'avoir contracté la maladie d'établir très rapidement un diagnostic. "Face à l'urgence de l'épidémie de Covid-19, bioMérieux s'engage à proposer une solution de diagnostic complète qui réponde aux exigences de performance et de qualité les plus élevées", a fait savoir le directeur exécutif du groupe. Ces nouveau dispositifs seront produits à Verniolle, dans l'Ariège et seront disponibles "fin mars". D'autres dispositifs de ce type seront aussi mis sur le marché par Eurobio Scientific et Primerdesign.

Qu'est-ce que le stade 3 de l'épidémie, désormais imminent ?
Le passage au stade 3 est "inéluctable" et devrait intervenir dans quelques jours selon le directeur générale de la Santé, Jérôme Salomon. Cette phase 3, le stade le plus important d'alerte prévu par le ministère de la Santé s'active lorsque que le coronavirus circule largement sur le territoire : la logique change alors, puisqu'il s'agit de préserver le fonctionnement de la société autant que de protéger la population.

Quelles sont les mesures prises au stade 3 ?
Outre une mobilisation accrue du système de santé et de ses personnels, le stade 3 permet localement des restrictions drastiques des visites dans les établissements d’hébergements collectifs. Il est aussi possible que le gouvernement décide la suspension de tout ou partie des transports en commun, l'interdiction de tout rassemblement. La fermeture des écoles, des collèges et des lycées ou encore des crèches peut aussi être envisagée. Du point de vue de la vie économique, la mise en place du télétravail, mais aussi le contrôle des prix et des stocks de certains produits peut aussi être imposé. Des mesures qui ne sont pas automatiques, mais qui pourraient être prises au cas par cas si le pays entrait dans cette fameuse phase 3. Il y a quelques jours, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon indiquait toutefois que "le passage d’un stade à l’autre n’a rien à voir avec la dangerosité du virus, il implique tout simplement une gradation, mais surtout une continuité dans la prise en charge". Mardi 10 mars, Jérôme Salomon a ajouté que le stade 3 sera très certainement atteint en France "dans les prochains jours". Le passage à ce stade sera décidé après "analyse biologique de la situation". Il faudra estimer que "l'épidémie se répand sur l'ensemble du territoire avec une circulation virale avérée".

Quels sont les événements annulés en France ?
Parmi les mesures prises pour contrer la propagation du coronavirus en France, il y a donc des annulations d'événements. D'ailleurs, l'interdiction des rassemblements a été abaissé à 1 000 personnes maximum, contre 5 000 auparavant. Désormais, seuls les événements "considérés comme utiles à la vie de la nation" seront maintenus : le fonctionnement des transports en commun ne sera pas affecté (pour le moment), les manifestations et les concours, les meetings électoraux ne sont pas concernés par les annulations. En revanche, les manifestations sportives, comme les matchs de football et de rugby, vont être impactées : le match PSG - Dortmund, programmé ce mercredi, va se jouer à huis clos, tandis que le match des Six nations de rugby France-Irlande a été reporté au 31 octobre prochain. Les deux prochains matchs de l'équipe de France de football se joueront à huis clos. Par ailleurs, une quantité importante de concerts a été annulée : retrouvez notre article spécial concerts annulés à cause du coronavirus.Mardi 10 mars, les 24 heures du Mans motos ont été reportés aux 5 et 6 septembre prochains.

Qui sont les patients morts du coronavirus en France ?
Le bilan du coronavirus est actuellement de 33 personnes décédées, selon Santé publique France. Jérôme Salomon précise mardi 10 mars qu'il s'agit de "19 hommes et 14 femmes". Chronologiquement, c'est un touriste chinois de 81 ans, de passage à Paris, qui a succombé le premier sur le territoire. Il est mort le 15 février à l'hôpital Bichat. Il a été suivi d'un enseignant de Crépy-en-Valois, dans l'Oise, âgé de 60 ans, qui est mort à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, le 26 février, où il état arrivé dans un état très alarmant. Le patient avait déjà été hospitalisé dans l'Oise pour des symptômes grippaux plusieurs jours auparavant. Une femme de 89 ans, habitant à Crépy-en-Valois dans l'Oise, est décédée après un passage à l'hôpital de Compiègne durant le week-end du 29 février et 1er mars. Elle souffrait de "plusieurs pathologies". Un homme âgé de 92 ans qui vivait dans le Morbihan, l'un des principaux clusters en France, est décédé le 3 mars des suites de la maladie. Les autres victimes, qui ont perdu la vie le jeudi 4 mars, sont un homme âgé de 73 ans originaire de l'Oise, résidant à Crépy-en-Valois et décédé au CHU d'Amiens, un homme de 79 ans, résidant en EHPAD à Crépy-en-Valois lui aussi, et décédé au CHU de Lille et un homme de 63 ans hospitalisé à Soissons. Vendredi 6 mars, trois décès sont ont été rapportés : un homme de 85 ans dans l'Oise, un homme de 94 ans, pris en charge à Creil le 1er mars, ainsi qu'un homme de 70 ans, hospitalisé depuis le début mars lui aussi à Senlis.

https://www.linternaute.com/actualite/g ... uer-aussi/

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 19 Mar 2020 - 18:04
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fil a écrit:
Coronavirus en France : le stade 3 arrive... des tests pour se diagnostiquer aussi

COVID-19. Les Français peuvent se préparer à passer au stade 3 de propagation du coronavirus dans le pays, qui est désormais imminent. S'il n'y a aucune raison de céder à la psychose, il va falloir vivre avec de nouvelles interdictions publiques.

Combien y a-t-il de cas de coronavirus en France ?
La France compte 1 784 cas de contaminations au Covid-19, selon le dernier bilan (372 de plus par rapport au précédent). 30 personnes ont perdu la vie après avoir contracté le virus, selon Santé publique France. Si toutes les régions françaises sont concernées désormais, des regroupements importants de cas ont été identifiés : veilleuse coranique l'Alsace, l'Oise, l'Aude, le Calvados, l'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Ile-de-France et dernièrement la Corse, avec 38 cas rien que dans la ville d'Ajaccio.

Des tests au coronavirus arrivent, de quoi s'agit-il ?
Le laboratoire français bioMérieux va mettre à la disposition des autorités sanitaires des tests de librairie musulmane dépistage au coronavirus, qui ont été validés cliniquement il y a quelques jours. Il permettront aux personnes craignant d'avoir contracté la maladie d'établir très rapidement un diagnostic. "Face à l'urgence de l'épidémie de Covid-19, bioMérieux s'engage à proposer une solution de diagnostic complète qui réponde aux exigences de performance et de qualité les plus élevées", a fait savoir le directeur exécutif du groupe. Ces nouveau dispositifs seront produits à Verniolle, dans l'Ariège et seront disponibles "fin mars". D'autres dispositifs de ce type seront aussi mis sur le marché par Eurobio Scientific et Primerdesign.

Qu'est-ce que le stade 3 de l'épidémie, désormais imminent ?
Le passage au stade 3 est "inéluctable" et devrait intervenir dans quelques jours selon le directeur générale gant kessa de la Santé, Jérôme Salomon. Cette phase 3, le stade le plus important d'alerte rouge a levre magique prévu par le ministère de la Santé s'active lorsque que le coronavirus circule largement sur le territoire : la logique change alors, puisqu'il s'agit de préserver le fonctionnement de la société autant que de protéger la population.

Quelles sont les mesures prises au stade 3 ?
Outre une mobilisation accrue du système de santé et de ses personnels, le stade 3 permet localement des restrictions drastiques des visites dans les établissements d’hébergements collectifs. Il est aussi possible que le gouvernement décide la suspension de tout ou partie des transports en commun, l'interdiction de tout rassemblement. La fermeture des écoles, des collèges et des lycées ou encore des crèches peut aussi être envisagée. Du point de vue de la vie économique, la mise en place du télétravail, mais aussi le contrôle des prix et des stocks de certains produits peut aussi être imposé. Des mesures qui ne sont pas automatiques, mais qui pourraient être prises au cas par cas si le pays entrait dans cette fameuse phase 3. Il y a quelques jours, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon indiquait toutefois que "le passage d’un stade à l’autre n’a rien à voir avec la dangerosité du virus, il implique tout simplement une gradation, mais surtout une continuité dans la prise en charge". grandes ablutions islam Mardi 10 mars, Jérôme Salomon a ajouté que le stade 3 sera très certainement atteint en France "dans les prochains jours". Le passage à ce stade sera décidé après "analyse biologique de la situation". Il faudra estimer que "l'épidémie se répand sur l'ensemble du territoire avec une circulation virale avérée".

Quels sont les événements annulés en France ?
Parmi les mesures prises pour contrer la propagation du coronavirus en France, il y a donc des annulations d'événements. D'ailleurs, l'interdiction des rassemblements a été abaissé à 1 000 personnes maximum, contre 5 000 auparavant. Désormais, seuls les événements "considérés comme utiles à la vie de la nation" seront maintenus : le fonctionnement des transports en commun ne sera pas affecté (pour le moment), les manifestations et les concours, les meetings électoraux ne sont pas concernés par les annulations. En revanche, les manifestations sportives, comme les matchs de football et de rugby, vont être impactées : le match PSG - Dortmund, programmé ce mercredi, va se jouer à huis clos, tandis que le match des Six nations de rugby France-Irlande a été reporté au 31 octobre prochain. Les deux prochains matchs de l'équipe de France de football se joueront à huis clos. Par ailleurs, une quantité importante de concerts a été annulée : retrouvez notre article spécial concerts annulés à cause du coronavirus.Mardi 10 mars, les 24 heures du Mans motos ont été reportés aux 5 et 6 septembre prochains.

Qui sont les patients morts du coronavirus en France ?
Le bilan du coronavirus est actuellement de 33 personnes décédées, selon Santé publique France. Jérôme Salomon précise mardi 10 mars qu'il s'agit de "19 hommes et 14 femmes". Chronologiquement, c'est un touriste chinois de 81 ans, de passage à Paris, qui a succombé le premier sur le territoire. Il est mort le 15 février à l'hôpital Bichat. Il a été suivi d'un enseignant de Crépy-en-Valois, dans l'Oise, âgé de 60 ans, qui est mort à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, le 26 février, où il état arrivé dans un état très alarmant. Le patient avait déjà été hospitalisé dans l'Oise pour des symptômes grippaux plusieurs jours auparavant. Une femme de 89 ans, habitant à Crépy-en-Valois dans l'Oise, est décédée après un passage à l'hôpital de Compiègne durant le week-end du 29 février et 1er mars. Elle souffrait de "plusieurs pathologies". Un homme âgé de 92 ans qui vivait dans le Morbihan, l'un des principaux clusters en France, est décédé le 3 mars des suites de la maladie. Les autres victimes, qui ont perdu la vie le jeudi 4 mars, sont un homme âgé de 73 ans originaire de l'Oise, résidant à Crépy-en-Valois et décédé au CHU d'Amiens, un homme de 79 ans, résidant en EHPAD à Crépy-en-Valois lui aussi, et décédé au CHU de Lille et un homme de 63 ans hospitalisé à Soissons. Vendredi 6 mars, trois décès sont ont été rapportés : un homme de 85 ans dans l'Oise, un homme de 94 ans, pris en charge à Creil le 1er mars, ainsi qu'un homme de 70 ans, hospitalisé depuis le début mars lui aussi à Senlis.

https://www.linternaute.com/actualite/g ... uer-aussi/


Bonjour, apparemment les personnes en difficulté respiratoire sont de plus en plus jeune , comment l expliquer ??
merci de votre reponse


Dernière édition par NEWS91 le 20 Mar 2020 - 15:19; édité 1 fois
 
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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 19 Mar 2020 - 19:12
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Bonsoir news91

Un article de Lacroix qui en parle :

Covid-19, les jeunes adultes peuvent aussi être vulnérables
En France, une partie des malades hospitalisés dans un état grave ont moins de cinquante ans, et pas ou peu d’antécédents médicaux. Ils sont donc loin du profil des personnes à risque. Si des hypothèses circulent, leur vulnérabilité reste un mystère.

Les jeunes, protégés contre le coronavirus ? Dès les débuts de l’épidémie, la communauté scientifique l’a affirmé en chœur, insistant sur le fait que les plus durement touchés étaient des personnes âgées ou fragilisées par d’autres pathologies. Les plus jeunes, entendait-on, n’étaient pas en danger, contractant des formes légères voire asymptomatiques de la maladie. « C’est toujours le cas, mais il est vrai qu’une petite proportion des formes aiguës est développée par des gens jeunes et sans comorbidité », indique Serge Alfandari, infectiologue au centre hospitalier Tourcoing (Nord).

Cette réalité était en fait déjà connue, pointe Raphaël Lepeule, infectiologue à l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne). « Les chiffres provenant de Chine et d’Italie ont montré que des personnes de 50 ans, 40 ans et même parfois moins, étaient durement touchées », rappelle-t-il. À l’image du désormais célèbre docteur Li Wenliang, un médecin chinois et lanceur d’alerte de 34 ans, mort du coronavirus début février.

« On est un peu dans l’inconnu »
Dans l’hôpital du docteur Lepeule - où « les choses se sont accélérées à partir de jeudi 12 mars puis tout au long du week-end », signale-t-il -, la majorité des cas graves continuent toutefois de concerner des personnes âgées. Ainsi, sur les treize personnes qui étaient en réanimation dans son établissement dimanche 15 mars, seulement deux avaient moins de 50 ans et présentaient « peu de comorbidités », « ce qui n’arrive néanmoins presque jamais avec la grippe », souligne le médecin.

Comment l’expliquer ? « On est un peu dans l’inconnu », avoue Serge Alfandari. Plusieurs hypothèses circulent, dont la plus plausible selon lui est celle d’une réaction immunitaire trop importante. « Les jeunes gens touchés par le coronavirus feraient une réponse immunitaire tellement forte que cela entraînerait des lésions inflammatoires au niveau des poumons, explique l’infectiologue. C’est d’ailleurs l’hypothèse qui avait été faite pour la pandémie de grippe espagnole, en 1918, qui avait particulièrement frappé les esprits du fait qu’elle tuait en priorité des jeunes gens ».

Cette réaction immunitaire mal calibrée expliquerait aussi pourquoi la santé de certains patients jeunes se détériore brutalement au bout de quelques jours. « Dans un premier temps renvoyés chez eux parce qu’ils ne présentent que de légères difficultés respiratoires, ils reviennent dans un état grave sept ou huit jours plus tard », raconte l’infectiologue.

Le tabac, un facteur de risque sous-estimé
Selon Frédéric Le Guillou, pneumologue et président de l’association Santé Respiratoire France, plusieurs facteurs aggravants ont été négligés jusque-là, notamment certaines maladies respiratoires comme l’asthme, dont peuvent souffrir des personnes jeunes. « Pour garder l’intégrité de leurs muqueuses respiratoires, les asthmatiques doivent absolument continuer à prendre leur traitement de fond », insiste-t-il.

Autre facteur de risque, très largement sous-estimé selon le médecin : le tabac. « Dès le départ pourtant, les données fournies par les Chinois ont montré que le tabac était une porte d’entrée favorisante. Fumer entraîne une irritation au niveau des voies respiratoires et cela ouvre une brèche », explique-t-il.

Chez d’autres encore, c’est la prise d’anti-inflammatoires (aspirine, ibuprofène…) qu’il faut blâmer. Ingérés pour calmer la fièvre ou les courbatures, ces médicaments peuvent entraîner des complications, notamment chez des sujets jeunes.

« L’inflammation étant un mode de réponse contre l’infection, les anti-inflammatoires rendent les cellules de l’immunité moins vaillantes et efficaces », indique le docteur Alfandari. Aussi les médicaments à base d’ibuprofène sont-ils formellement déconseillés par le ministère de la santé, qui invite à privilégier le paracétamol. En respectant, bien sûr, les doses préconisées.

https://www.la-croix.com/France/Covid-1 ... 1201084415

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 21 Mar 2020 - 09:11
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COVID-19: nos questions pour un dépistage étendu maintenant !

Réquisitions, production locale, importation : nos questions pour un dépistage étendu maintenant. Le conseil scientifique déclare le dépistage massif du virus du COVID-19 nécessaire mais impossible pour le moment. Nous posons des questions qui remettent en cause la fatalité de ce délai : importations, production locale, réquisitions ; des mesures urgentes semblent possibles.

Communiqué de presse - 21 mars 2020

Le conseil scientifique sur le COVID-19 prend enfin position sur le dépistage et déclare qu'un dépistage massif est nécessaire mais impossible « pour le moment car les tests de dépistage nécessitent des composants dont une partie vient de Chine et des États-Unis. ». Nous saluons cette annonce mais nous regrettons qu’il ait fallu autant de temps pour que cette évidence soit actée et qu’il soit reconnu qu’étendre le dépistage n’est pas possible à cause de manque de capacités. Des mesures semblent pourtant être possibles pour accélérer les choses. Nous déplorons le fait que le gouvernement de la 7ème puissance économique mondiale, qui met souvent en avant son secteur pharmaceutique fort, considère impossible de trouver une solution de production nationale en de pareilles circonstances.

Nous posons les questions suivantes :

(1) Pourquoi l'Allemagne a-t-elle elle pu pratiquer un dépistage massif si elle aussi dépendait des États-Unis et de la Chine ? C'est bien qu'il existe des sources d'approvisionnement (qui permettent de n’importer aucun composant de Chine et des Etats-Unis), notamment en Europe, ce que nous indique des producteurs de réactifs français que nous avons contactés.

(2) S’il se révélait impossible de produire ces composants sur le sol français, alors pourquoi ne les importons-nous pas d'Allemagne ou des autres pays européens producteurs ?

(3) La France a sur son territoire un des leaders du secteur, Biomérieux. Il semble improbable que Biomérieux n’ait pas les capacités de production nécessaires, y compris pour obtenir ces composants. Pourquoi ne pas réquisitionner les moyens de production existants en France pour produire ces composants ? La loi d'urgence le permettra rapidement et compensera l'erreur du gouvernement en matière de « doctrine du dépistage », reconnue par Edouard Philippe jeudi matin.


Nous sommes conscient-es qu'il n'est pas possible de corriger en une semaine les conséquences de ces choix politiques vieux de plusieurs décennies[1]. Nous prenons d’ailleurs acte du fait que le conseil scientifique reconnaisse enfin que si on ne peut pas tester c'est pour des raisons économiques et non scientifiques, ce que le gouvernement n'a jamais reconnu, pressé de faire passer cette restriction pour une « doctrine » médicale. Nous demandons toutefois à ce qu'on ne fasse pas passer pour impossible techniquement ce qui est en fait la conséquence de politiques économiques de plusieurs décennies en matière de production locale, et le choix de la résignation dès les premières semaines de la crise. Il n'y a aucune fatalité en la matière tant que la volonté politique est là. Nous déplorons le manque de pro-activité du gouvernement pour faire face à la situation.

[1] Les restrictions actuelles du dépistage semblent avant tout liées au manque de personnel, aux manques de plateformes ouvertes, à l'absence de production locale publique de réactifs et matière première de réactifs, depuis de nombreuses années, à une domination du marché par trois géants pharmaceutiques que vous n’avez jamais tenté de réguler, à un manque de transparence sur les prix et sur les produits de santé et diagnostics utilisés.

https://blogs.mediapart.fr/edition/tran ... sjGg3e5e1Q

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 21 Mar 2020 - 10:33
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Essais cliniques : procédures accélérées pour l’évaluation des traitements du COVID-19 et recommandations aux promoteurs sur les essais en cours - Point d'information (ANSM 20/3/20)



L’ANSM est mobilisée auprès des équipes de recherche afin que les essais cliniques en cours se poursuivent dans les meilleures conditions, tout en continuant d’assurer la sécurité des patients. En effet, la poursuite des essais cliniques dans les hôpitaux va être perturbée en raison de la mobilisation des équipes médicales et des risques potentiels liés à l’épidémie à coronavirus COVID-19. Aussi, nous demandons aux promoteurs de réévaluer la pertinence de l’initiation ou de la poursuite d’un essai clinique, et le cas échéant, d’en adapter les modalités de mise en place. Afin d’accompagner les promoteurs en ce sens, nous proposons, en lien avec la Direction générale de santé (DGS) et la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), un guide des modifications envisageables dans la conduite de la recherche pour répondre aux contraintes inédites induites par la pandémie.
Concernant l’évaluation des essais cliniques en lien avec la prise en charge de l’infection par le SARS-CoV-2, des procédures accélérées ont été mises en place.
Evaluation des essais cliniques en lien avec la prise en charge de l’infection à coronavirus COVID-19
L’ANSM, la DGS et les Comités de protection des personnes (CPP) ont mis en place des procédures accélérées pour l'évaluation initiale des demandes d'autorisations.

Afin de garantir le bon suivi de ces dossiers, nous demandons aux promoteurs de prendre contact avec les autorités afin de prioriser l'essai clinique, d'orienter l'évaluation et d'établir si des informations additionnelles sont nécessaires.

https://www.ansm.sante.fr/Activites/Ess ... aph_172475

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 21 Mar 2020 - 10:44
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Lésion hépatique commune à COVID-19

NEW YORK (Reuters Health) - Selon une brève revue, jusqu'à 54% des patients atteints de COVID-19 développent des anomalies des enzymes hépatiques au cours de la progression de la maladie.

Une insuffisance hépatique a été rapportée chez jusqu'à 60% des patients atteints du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et chez les patients infectés par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, qui partagent tous deux une similitude de séquence génomique avec le coronavirus SARS 2 (SARS-CoV-2), qui est responsable de COVID-19.

Le Dr Fu-Sheng Wang et ses collègues du Centre national de recherche clinique pour les maladies infectieuses, Pékin, Chine ont utilisé les données de sept études de cas et du cinquième centre médical de l'hôpital général PLS, Pékin, Chine pour évaluer comment le foie est affecté dans COVID- 19.

Dans l'ensemble, 2 à 11% des patients atteints de COVID-19 présentaient des anomalies hépatiques et 14 à 53% des cas de COVID-19 présentaient des taux anornaux d'alanine aminotransférase et d'aspartate aminotransférase pendant la progression de la maladie.

Les patients atteints de COVID-19 sévère semblaient avoir des taux plus élevés de dysfonctionnement hépatique, et les patients symptomatiques étaient plus susceptibles d'avoir des enzymes hépatiques élevées par rapport aux patients souffrant d'une maladie subclinique, selon le rapport en ligne dans The Lancet Gastroenterology and Hepatology.

La gamma-glutamyl transférase, un biomarqueur de diagnostic des lésions des cholangiocytes, était élevée chez 54% des patients COVID-19 hospitalisés au Fifth Medical Center, alors qu'un seul patient (1,8%) avait des taux élevés de phosphatase alcaline.

Ailleurs, l'analyse pathologique du tissu hépatique d'un patient décédé de COVID-19 n'a pas trouvé d'inclusions virales dans le foie.

Les maladies hépatiques chroniques touchent environ 300 millions de personnes en Chine, mais jusqu'à présent, l'interaction entre les maladies hépatiques existantes et COVID-19 n'a pas été étudiée.

"Compte tenu de leur statut immunodéprimé, une surveillance plus intensive ou des approches thérapeutiques personnalisées sont nécessaires pour les patients sévères atteints de COVID-19 avec des conditions préexistantes telles qu'une maladie hépatique avancée, en particulier chez les patients plus âgés présentant d'autres comorbidités", concluent les auteurs. "Des recherches supplémentaires devraient se concentrer sur les causes des lésions hépatiques dans COVID-19 et l'effet des comorbidités hépatiques existantes sur le traitement et les résultats de COVID-19."

Le Dr Hongcui Cao du First Affiliated Hospital, College of Medicine, Zhejiang University, Hangzhou, Chine, qui a récemment signalé les caractéristiques cliniques des cas importés de COVID-19 dans la province du Jiangsu, a déclaré à Reuters Health par e-mail, "Cet article a présenté un nouvelle idée selon laquelle les hépatocytes et les cholangiocytes pourraient être des cibles potentielles lors d'une infection par le SRAS-CoV-2, car l'enzyme de conversion de l'angiotensine 2 (ACE2), qui sert de récepteur viral, est détectée (même à de faibles niveaux) dans les cellules endothéliales, la bile occasionnelle canaux et hépatocytes périvenulaires dans les foies sains. "

"Pendant ce temps, les chercheurs précédents ont déclaré que les lésions hépatiques chroniques chez le rat et l'homme régulent positivement l'ACE2", a-t-elle déclaré. "En combinant ces preuves, les patients souffrant de troubles hépatiques préexistants pourraient être plus sensibles au SRAS-CoV-2."

"Les patients présentant des dysfonctionnements hépatiques préexistants doivent être surveillés de plus près et recevoir des médicaments protecteurs du foie en cas de besoin", a déclaré le Dr Cao. «Pour les patients souffrant de lésions hépatiques sévères, un système de purification du sang du foie artificiel est recommandé. Ce système est capable d'éliminer les médiateurs inflammatoires et de bloquer la tempête de cytokines qui sont potentiellement dangereux pour le foie et d'autres organes, et équilibre simultanément le niveau d'électrolyte et d'acide-base du corps Ce système a déjà montré une efficacité thérapeutique améliorée pour le traitement des patients atteints du SRAS. "

SOURCE:

https://bit.ly/339DVFh The Lancet Gastroenterology and Hepatology, en ligne le 4 mars 2020.

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 22 Mar 2020 - 07:21
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Objectif guérison

Le monde de la recherche se mobilise pour vaincre la COVID-19. Certains médicaments déjà sur le marché suscitent beaucoup d’espoir. Et certains rêvent à un vaccin dès l’automne. Mais comme une douche froide, des résultats décevants sont arrivés de Chine mercredi. Tour d’horizon des médicaments et vaccins en préparation.

Faux départ

La nouvelle est tombée mercredi soir : le premier essai clinique achevé pour un médicament contre la COVID-19, sur 199 patients en Chine, n’a pas obtenu les résultats escomptés. « Aucun avantage sur les soins standards n’a été observé pour le traitement lopinavir-ritonavir », conclut l’étude publiée dans le New England Journal of Medicine. Ces deux médicaments anti-VIH entravent l’activité de la quinzaine de gènes du virus impliqués dans le « complexe de réplication », la multiplication du virus à l’intérieur de la cellule infectée. Ce traitement était en train d’être testé pour un autre coronavirus touchant les humains, responsable du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS). Lundi, des chercheurs australiens avaient affirmé aux médias avoir testé avec succès le traitement lopinavir-ritonavir sur quelques-uns de leurs patients.

Contre l’Ebola et l’hépatite C

Un autre médicament testé pour le MERS, le remsedivir, est encore en essai clinique en Chine. Il avait été mis au point pour l’Ebola par la compagnie Gilead, avec du financement de l’armée américaine, puis abandonné au profit d’un autre traitement anti-Ebola. Le remsedivir est un « analogue de nucléotide » qui ressemble à la cible du virus. Un autre analogue de nucléotide, la ribavirine, utilisé contre l’hépatite C, est aussi testé en Chine.

Les promesses de l’anti-malaria

Des chercheurs australiens ont également testé avec succès sur quelques patients un médicament anti-malaria, la chloroquine. Celle-ci suscite beaucoup d’intérêt dans de nombreux pays, au point que le Royaume-Uni a interdit la vente des stocks de chloroquine du pays à l’étranger. En conférence de presse jeudi, le président des États-Unis, Donald Trump, s’est montré très optimiste et a affirmé que ce médicament pourrait « changer la donne ».

La chloroquine a été efficace contre le virus de la COVID-19 dans des essais précliniques sur des bouillons de culture et des essais cliniques sur des patients sont en cours en Chine. Une étude préclinique sur 36 patients, publiée mercredi par des chercheurs marseillais dans l’International Journal of Microbial Agents, avance qu’un cousin de la chloroquine est efficace contre la COVID-19. Il pourrait affecter l’acidité à l’intérieur de l’« appareil de Golgi », l’une des sections des cellules infectées où sont fabriquées les protéines, notamment les protéines du virus ayant pris le contrôle de l’usine à protéines de sa cible.

Progrès d’une équipe québécoise

Des chercheurs québécois qui veulent vérifier l’efficacité d’un antiviral contre la COVID-19 sont quant à eux en bonne voie de démarrer bientôt des essais cliniques en Chine. Leur médicament a déjà été envoyé sur place, mais reste le défi de coordonner l’étude à distance, dans un contexte difficile. « C’est évident que le contexte actuel complique un peu les choses. Nous sommes en shut-down ici pour tout ce qui n’est pas critique, mais on a bon espoir de lancer l’étude bientôt », explique Caroline Lord, porte-parole de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM).

L’équipe, dirigée par les chercheurs Michel Chrétien et Majambu Mbikay, veut vérifier le potentiel de l’isoquercétine à traiter la COVID-19. L’IRCM a obtenu l’autorisation de la Chine pour tester le médicament sur 1000 patients atteints de la COVID-19.

L’argent a freiné le projet pendant un moment, mais la Lazaridis Family Foundation, une fondation ontarienne lancée par l’un des cofondateurs de BlackBerry, a finalement octroyé 1 million de dollars à l’IRCM pour démarrer l’étude clinique. Un lot de médicaments est parti de Suisse vers la Chine par l’intermédiaire de la Croix-Rouge.

Aux dernières nouvelles, l’IRCM n’avait pas encore reçu de confirmation de son arrivée. Une équipe montréalaise devait initialement se rendre sur place pour coordonner les tests, mais cela se fera finalement à distance étant donné les restrictions de voyage.

Les vaccins

Une demi-douzaine d’entreprises, parmi la quarantaine qui travaille sur des vaccins anti-COVID-19, ont déjà fait des essais sur les animaux et sont sur le point de lancer des essais sur les humains. L’Américaine Moderna, qui avait déjà travaillé sur un vaccin anti-MERS, est la première en ligne, suivie de près par l’entreprise allemande CureVac, qui vise un essai clinique humain à partir de juin. D’autres compagnies qui avaient travaillé sur le MERS ou le SRAS sont aussi de la partie.

La profusion des projets de vaccins porte parfois à confusion : Moderna a affirmé au président Donald Trump qu’elle pourrait avoir un vaccin en « quelques mois », mais a précisé depuis qu’il s’agissait d’un possible essai clinique de phase 2 dès l’été prochain. Les médias allemands, de leur côté, ont avancé que le président Trump avait essayé d’ « acheter » le vaccin de CureVac pour le réserver en priorité aux Américains. Une entreprise québécoise, Medicago, a annoncé pour sa part avoir exprimé des séquences du virus responsable de la COVID-19 dans des plantes, première étape vers la mise au point d’un vaccin.

Les antigrippaux

Des médicaments antiviraux utilisés contre la grippe sont aussi testés en Chine sur des patients, notamment le favipiravir, qui interfère avec la capacité de reproduction de l’ARN (acide ribonucléique) du coronavirus. Les antiviraux antigrippaux sont souvent trop spécifiques pour l’influenza, selon Richard Leduc, de l’Université de Sherbrooke, mais dans certains cas des similitudes avec le coronavirus responsable de la COVID-19 existent. M. Leduc a ainsi reçu des subventions fédérales d’urgence début mars pour rependre des travaux sur un antiviral antigrippal en l’adaptant au coronavirus.

Renforcer le système immunitaire…

Un autre médicament qui était en train d’être testé contre le MERS, un interféron, est aussi essayé en Chine. Les interférons stimulent de manière générale l’activité du système immunitaire, notamment les enzymes responsables de la destruction de l’ARN. Les virus stockent leurs informations génétiques sous forme d’ARN (acide ribonucléique) plutôt que sous forme d’ADN (acide désoxyribonucléique), comme c’est le cas chez l’homme et l’animal. Les interférons sont utilisés par certaines immunothérapies anti-cancer. Un autre médicament anti-cancer, le camostat, qui interfère avec l’entrée du virus dans les cellules humaines par l’intermédiaire de la protéine humaine TMPRSS2 située à la surface des cellules humaines, a aussi montré des essais prometteurs sur des bouillons de cellules virales en Allemagne.

… ou l’affaiblir

On peut au contraire ralentir l’activité du système immunitaire, comme on le fait pour soigner l’arthrite rhumatoïde. Début mars, l’entreprise pharmaceutique suisse Roche a fait des essais de son médicament tocilizumab sur des patients atteints de la COVID-19 en Chine, et un essai clinique de phase 3 en bonne et due forme a été annoncé cette semaine aux États-Unis. Quand il est attaqué par le coronavirus, le système immunitaire peut parfois attaquer des cellules saines ou sécréter trop de molécules anti-inflammatoires, ce qui pourrait expliquer la gravité des pneumonies associées à la COVID-19.

Des anticorps dans les plantes

La compagnie Medicago de Québec, qui est dans la course aux vaccins, a aussi utilisé des plantes pour fabriquer des « anticorps monoclonaux », l’un des traitements efficaces contre l’Ebola. Medicago entend mettre au point des anticorps monoclonaux pour traiter la COVID-19, mais n’a pas encore annoncé de progrès sur ce point.

Purifier le sang des survivants

Au début de la semaine, dans le Journal of Clinical Investigation, deux chercheurs de l’Université Johns Hopkins ont avancé que la voie la plus rapide pour traiter et prévenir la COVID-19 pourrait être la purification du sang des survivants. Cette approche « sérologique » implique d’énormes efforts de purification, mais a donné des résultats contre le SRAS en 2003. Dans le film Contagion, de Steven Soderbergh, l’approche sérologique est discutée puis rejetée parce qu’elle était trop compliquée.

Le défi des essais cliniques

Début février, le Bulletin de l’Organisation mondiale de la santé appelait à la mise sur pied d’un « protocole unifié » pour les essais cliniques multicentres de médicaments contre la COVID-19. Le problème, c’est que la plupart des essais pour le moment ont lieu en Chine, où il n’y a presque plus de nouveaux cas. Les essais cliniques doivent donc être coordonnés à l’avance par les hôpitaux de nombreux pays pour avoir un nombre suffisant de patients.

En chiffres

105
Nombre d’essais cliniques de médicaments et de vaccins contre la COVID-19 en Chine en date du 28 février

84 Nombre d’essais cliniques de médicaments et de vaccins contre la COVID-19 aux États-Unis en date du 14 mars

40
Nombre de coronavirus qui attaquent l’humain et l’animal

De 15 % à 30 %
Pourcentage des rhumes qui sont causés par quatre coronavirus

De 100 à 1000 Nombre de nouveaux virus pouvant être produits chaque jour par une cellule infectée

Sources : OMS, Université Harvard, The Economist, Université de l’Iowa

https://www.lapresse.ca/covid-19/202003 ... erison.php

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 24 Mar 2020 - 07:03
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Le SARS-CoV-2 reste viable pendant des heures dans les aérosols et pendant des jours sur les surfaces

• Le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (Severe Acute Respiratory Syndrome coronavirus 2, SARS-CoV-2) reste viable et infectieux jusqu’à 3 heures dans les aérosols et jusqu’à 3 jours sur certaines surfaces.

• Il convient de renforcer les stratégies d’hygiène à l’échelle individuelle et domestique.
• Les personnels hospitaliers réalisant des procédures générant des aérosols doivent prendre des précautions supplémentaires.

• Le SARS-CoV-2 reste viable pendant environ 3 heures sous forme d’aérosol.
Le titre infectieux a baissé de 10 3,5 à 10 2,7 dose infectieuse en culture tissulaire [DICT] 50 /ml durant cette période (contre 10 4,3 à 10 3,5 DICT 50 /ml pour le SARS-CoV-1).
• Le SARS-Cov-2 a démontré une plus grande stabilité sur le plastique et l’acier inoxydable que sur le cuivre et le carton.
- Plastique : 10 3,7 à 10 0,6 DICT 50 /ml après 72 heures.
- Acier inoxydable : 10 3,7 à 10 0,6 DICT 50 /ml après 48 heures.
-Cuivre : pas de SARS-CoV-2 viable après 4 heures, contre 8 heures pour le SARS-CoV-1.
- Carton : pas de SARS-CoV-2 après 24 heures, contre 8 heures pour le SARS-CoV-1.
Demi-vie dans les aérosols pour l’ensemble des conditions expérimentales :
- SARS-CoV-2 : durée médiane de 1,1–1,2 heure (IC à 95 % : 0,64–2,64) ;
- SARS-CoV-1 : 0,78–2,43 heures ;
• SARS-CoV-2 : viabilité médiane la plus longue observée sur :
- l’acier inoxydable : 5,6 heures ;
- les matières plastiques : 6,8 heures.

• Une étude en laboratoire a été menée, visant à évaluer le SARS-CoV-2, par rapport au SARS-CoV-1, en termes de viabilité dans les aérosols, de stabilité sur les surfaces et de taux de décroissance, dans le cadre de 10 conditions expérimentales et 5 conditions environnementales (les aérosols, les matières plastiques, l’acier inoxydable, le cuivre et le carton).

https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMc2004973

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 24 Mar 2020 - 09:18
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Le SARS-Cov-2 survit 3 jours sur le plastique et l'acier

Des chercheurs américains ont évalué la stabilité du SARS- CoV-2 en aérosol et sur plusieurs surfaces, et l'ont comparée à celle du SARS-CoV-1, responsable de l'épidémie en 2003.

L'équipe de Neeltje van Doremalen a réalisé dix expériences impliquant les deux virus, SARS-CoV1 et SARS-CoV-2, dans cinq environnements différents : aérosol, plastique, acier inoxydable, cuivre et papier carton.

Si le virus est pulvérisé dans des gouttelettes via un nébuliseur, il est toujours capable d'infecter une personne pendant au moins trois heures. En trois heures, la titration passe de 103,5 à 102,7 TCID50 par litre (un TCDID représente la quantité de virus nécessaire pour infecter et détruire la moitié des cellules dans un milieu de culture).

Le SARS-CoV-2 est très stable sur des surfaces comme le plastique ou l'acier, plus que sur le cuivre ou le carton. Du virus viable était en effet toujours présent 72 heures après son application sur du plastique ou de l'acier, avec une titration qui restait supérieure à 100 TCID50. Sur le cuivre, il n'y avait plus de virus viable quatre heures après y avoir été déposé. Sur le carton, le SARS-CoV-2 avait disparu au bout de huit heures.

La stabilité du SARS-CoV-2 est très proche de celle du SARS-CoV1, indiquant que « les différences épidémiologiques de ces virus proviennent d'autres facteurs, notamment la plus forte charge virale dans les voies aériennes supérieures et le potentiel de personnes infectées par le SARS-CoV-2 à propager et transmettre le virus en étant asymptomatiques », indiquent les auteurs. Ces résultats suggèrent qu'une transmission via l'environnement est possible pour les deux coronavirus.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/spe ... -et-lacier

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 24 Mar 2020 - 17:03
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COVID-19 : au CHU d'Angers, les soignants mobilisent leurs forces

Alors que les régions Grand Est et Île-de-France sont touchées de plein fouet par l’épidémie de Covid-19, les centres hospitaliers de province font face à un flux croissant de patients. Comment, avec des moyens humains souvent limités, se préparent-ils à l’arrivée de la « grande vague » annoncée pour début avril ? Le point sur la situation dans les Pays de la Loire, avec le Dr Dominique Savary, médecin urgentiste réanimateur au CHU d’Angers, et collaborateur de longue date de Medscape (le blog du Dr Savary).



Medscape : Combien de patients Covid-19 recevez-vous actuellement dans votre service d’urgence ?

Dr Savary : Aujourd’hui, 80% des patients que nous accueillons aux urgences sont des cas suspects de Covid-19 ; en moyenne 5% d’entre eux s’avèrent positifs. Globalement nous recevons moins de patients que d’habitude (120 versus 165 par jour avant l’épidémie). On observe le même phénomène dans toute la région, les gens semblent suivre les consignes de ne pas se présenter aux urgences sauf en cas de nécessité absolue. En revanche, la charge de travail est beaucoup plus importante puisqu’il nous faut appliquer les mesures de protection des personnels soignants, mais aussi de nettoyage des locaux où sont passés les malades.

Ces mesures de protection vous semblent-elles suffisantes pour assurer votre sécurité et celle de vos collègues?

Nous possédons déjà une formation AFGSU spécialisée en médecine de catastrophe, dispensée par les centres de formation des SAMU, et notamment sur l’habillage et le déshabillage en cas de pathologies infectieuses. Mais dès janvier, quand nous avons vu ce qui arrivait, nous avons décidé de nous y remettre, et tout le monde a repris des séances de formation. Et le gouvernement a fourni des outils de e-learning pour le personnel. Nous nous sommes donc préparés.

Comment prenez-vous en charge les patients non-COVID dans ce contexte épidémique?

Les urgences sont maintenant séparées en deux, avec une entrée dédiée au Covid et une autre pour les patients « classiques ». On a donc deux groupes de soignants, les uns habillés de la tête aux pieds toute la journée, et les autres qui travaillent comme d’habitude. Nous continuons à préparer les locaux, à mettre des tentes à l’entrée des urgences… Nous rognons sur les services d’à côté pour avoir plus de surface.

Avez-vous fait appel à d’autres soignants (étudiants, médecins retraités…) pour parer au manque d’effectif, comme on a pu le voir dans d’autres pays?

Sur le Maine-et-Loire, on a réussi à mettre en œuvre – et je pense que c’est assez unique – des centres de consultation de médecine générale qui sont dédiés au Covid-19 (28 points sur tout le département). Donc les généralistes sont sortis de leur cabinet et pratiquent dans des cabinets dédiés dans lesquels ils peuvent appliquer les mêmes mesures de protection que nous. Avec des infectiologues, nous avons formé ces généralistes, de l’habillage au diagnostic. Comme nous sommes un centre universitaire, nous avons, en même temps, formé des étudiants. Les externes nous aident à gérer le flux de patients. Quant aux retraités ou aux médecins volontaires, ils nous aident en régulation. Notre activité au centre 15 a en effet quadruplé, donc nous avons eu très vite besoin d’aide pour décrocher les appels. Depuis la mise en place du numéro vert, les choses se sont un peu tassées, nous sommes désormais à environ 2-3 fois le flux habituel.

Avez-vous formé d’autres spécialistes aux gestes de réanimation pour aider les urgentistes… ou cela vous semble-t-il encore lointain ?

Cela ne nous semble pas du tout lointain. Dans notre service d’urgence, il y a déjà 20% de personnels soignants en moins ― ils sont en arrêt de travail préventif car ils présentent des facteurs de risque (hypertension, diabète etc.) ou sont enceintes. D’autres doivent rester chez eux pour garder leurs enfants [depuis la fermeture des écoles]. Donc on a formé surtout des généralistes.

Quel est le protocole lorsqu’un soignant est malade?

Les paucisymptomatiques continuent de travailler avec des protections. Ceux qui sont vraiment malades, mais sans détresse respiratoire, sont traités chez eux. Ceux qui ont des signes respiratoires sévères (comme actuellement deux de nos infirmières) sont hospitalisés. Pour l’instant, les Pays de la Loire est une des régions les moins touchées. Donc même si on a peu de moyens, la question [de faire travailler des médecins malades] se pose moins, contrairement à ce qui se passe dans le Grand Est où les centres de réanimation sont déjà à flux tendu…

Pour vous, qu’est-ce qui a changé depuis le passage au stade 3 de l’épidémie?

La grande différence est qu’on ne fait plus de dépistage systématique. On considère que les patients sont Covid-19 dès l’apparition de symptômes et ils sont pris en charge comme tels. On n’attend plus de faire des écouvillonnages, on n’attend plus les résultats des tests et on n’est plus obligé de les hospitaliser en quarantaine.

Que pensez-vous du dépistage systématique?

Pour être honnête, nous ne sommes pas capables de le faire actuellement. Dans notre région, les CHU de Nantes et d’Angers peuvent faire chacun 90 écouvillonnages par jour seulement. Donc nous sommes très limités. C’est sûr qu’il faudrait pouvoir tester les soignants : aujourd’hui si une infirmière est un peu malade, elle sera mise en 14aine avec un traitement. S'il était possible de la dépister, elle pourrait revenir au travail plus tôt si elle est négative. Cela se fait dans des centres parisiens, mais ici nous ne sommes pas en capacité de le faire.

Des témoignages indiquent que certains hôpitaux, débordés par l’afflux de patients, ne reçoivent plus les personnes de 75 ans et plus. Envisagez-vous cette situation ?

Pour le moment nous avons décidé de ne pas mettre de limite d’âge. D’autant plus que certaines personnes ont un âge physiologique qui est effectivement avancé, mais présentent également un bon état de santé général, alors que d’autres plus jeunes ont d’importantes comorbidités… Par exemple, ma mère a 74 ans, elle travaille tous les jours dans son cabinet, elle a la pêche et vit tout à fait normalement ! En revanche, je vois passer parfois des patients de 60 ans qui sont malheureusement obèses, avec des comorbidités majeures et qui ont un pronostic très sombre. Ce sont de vrais questions éthiques. Nous avons créé un comité de crise avec les réanimateurs et nous travaillons avec notre comité d’éthique local pour voir comment procéder. Pour l’instant on ne limite pas, on ne voit pas pourquoi on sortirait les personnes âgées de la thérapeutique. Mais on verra une fois la vague arrivée…

Quelles sont les thérapies pharmacologiques prévues pour vos patients SARS-CoV-2+?

À Angers, nous participons à un essai en cours avec l’hydroxychloroquine. Nous avions proposé cette thérapeutique dans d’autres pathologies, donc nous avions déjà un stock de ce médicament, ce qui nous permet de participer largement à cette recherche. Mais pour le moment, l’hydroxychloroquine est à l’essai, elle n’est absolument pas utilisée systématiquement chez tous les patients. Même si on a des espoirs, aujourd’hui, on n’a pas de certitude, donc il faut attendre que la phase 3 soit terminée. En fait, en terme de thérapeutique, nous nous sommes surtout préparés à ventiler les patients qui sont dans un état grave.

Aurez-vous assez de respirateurs ?

Nous avons triplé le nombre de respirateurs et nous avons fait des propositions sur les modes respiratoires les plus adaptés. Pour l’instant nous avons des masques et des blouses. Est-ce que ce sera suffisant ? Nous avons l’impression que oui, mais nous n'en savons rien…

Que pensez-vous du port du masque pour les non-soignants tel que plébiscité par les médecins asiatiques, mais déconseillé par le Gouvernement?

Dans un monde idéal, tout le monde devrait porter un masque. Mais aujourd’hui, si on le recommande, on n’aura pas assez de masques pour les soignants qui font face à des malades avec Covid-19 avéré. Il nous faut donc faire un choix. Certes, les gens peuvent se protéger plus. Mais les masques faits-maison n’ont pas la même capacité de protection que les nôtres. Il ne faudrait pas relâcher les mesures barrières comme le lavage des mains ou la distanciation parce qu’on a un masque sur le nez. C’est le risque que je vois. Surtout qu’enlever un masque n’est pas si simple, il y a un risque de contamination des mains. Le masque est certes une barrière directe mais il faut savoir le manipuler avec précaution.

Mise à part les facteurs de risques connus (HTA, obésité…), prenez-vous en compte d’autres facteurs pour évaluer les patients que vous traitez?

On sait aujourd’hui que la réponse inflammatoire revient au début de la deuxième semaine de la maladie, donc à J8, et qu’elle a probablement une action sur la coagulation. À Angers, comme ailleurs, nous avons vu des patients qui, en plus de la maladie pulmonaire, ont fait des thromboses et ont succombé à une embolie pulmonaire, en raison de ce phénomène inflammatoire. Nous avons donc rajouté, pour les patients les plus graves, ou même s’ils sont à domicile, une prophylaxie préventive anticoagulante avec des HBPM. Il faut probablement être très attentif à ce phénomène, mais il nous manque du recul pour comprendre précisément cette maladie. Les publications actuelles montrent que les données sont très variables, il est donc difficile d’être certain de quoi que ce soit ou d’établir des règles.

Malgré les recommandations de distanciation, un nombre important d’habitants des grandes villes, notamment de Paris, se sont déplacés pour s’installer en province durant le confinement. Cet afflux de population vous inquiète-t-il?

Nous ne les avons pas encore vus arriver. Nous avions modélisé le flux de patients Covid-19, et dans notre région la première vague importante est estimée arriver début avril. S’il y a eu un grand déplacement de gens, quittant Paris pour la province, nous risquons effectivement de voir la vague arriver plus tôt. Donc nous allons essayer d’être prêts avant, soit d’ici vendredi prochain.

Dans votre entourage, les gens sont-ils inquiets?

Oui, les gens sont inquiets. J’essaye de les rassurer, mais c’est difficile. Pour les professionnels comme nous, c’est différent, on sait comment se protéger. Je ne suis pas inquiet de ce côté-là car c’est mon métier. J’ai eu l’occasion d’intervenir en Guinée avec Ébola… la tension était alors bien plus importante, avec des mesures de confinement encore plus strictes.

Avec les équipes nous faisons des mises au point quotidiennes, les connaissances sur le Covid-19 évoluant très vite. Il faut rester informés, notamment sur toutes les recommandations des sociétés savantes et des nouvelles découvertes, faites en Italie et ailleurs. Il faut s’adapter et savoir modifier constamment nos pratiques.

Medsape

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 24 Mar 2020 - 17:05
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Comment préparer les pays de l’hémisphère Sud à l’arrivée de l’hiver et du COVID-19 ?

Les pays de l’hémisphère Sud se dirigent vers l’hiver : la transmission de tous les virus respiratoires va donc augmenter et aggraver la saturation des systèmes de santé en cas d’épidémie de COVID-19
En l’absence de vaccin contre le COVID-19, augmenter la couverture vaccinale anti-grippale et anti-pneumococcique paraît légitime pour éviter les cas graves de ces infections et ainsi soulager le système de santé
Ces couvertures vaccinales sont insuffisantes dans les pays de l’hémisphère Sud à revenu faible et intermédiaire ayant des systèmes de santé déjà fragiles
Une réflexion semble nécessaire pour anticiper ce problème…
Dans l’hémisphère Nord, on ne sait pas encore si l’arrivée du printemps et de l’été pourra aider à diminuer la propagation du SARS-CoV-2, mais on sait au moins que cela aura un impact sur la majorité des autres virus respiratoires qui circulent principalement l’hiver. Par exemple, l’épidémie de grippe est en train de diminuer en France, ce qui est une bonne nouvelle pour le désengorgement du système de santé.

Cependant, si la venue des beaux jours arrange les pays de l’hémisphère Nord qui se battent actuellement contre le COVID-19, ce n’est pas le cas pour les pays de l’hémisphère Sud qui viennent de passer à l’automne et bientôt à l’hiver. La transmission de tous les virus respiratoires va donc augmenter, comme celle du SARS-CoV-2 s’il est introduit dans ces pays. Comment les pays de l’hémisphère Sud à revenu faible et intermédiaire peuvent-ils se préparer pour atténuer l’impact de l’épidémie de COVID-19 sur leur système de santé déjà fragile ?

Bien que les premiers essais de phase I aient commencé, un vaccin contre le COVID-19 ne sera pas disponible avant l’arrivée de l’hiver dans l’hémisphère Sud. En revanche, des vaccins sont disponibles pour prévenir d’autres infections respiratoires et ainsi réduire les consultations en soins primaires, les hospitalisations et la morbimortalité liées à ces infections. Pourtant, ces vaccins ne sont pas suffisamment utilisés…

Par exemple, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que chaque année dans le monde, l’épidémie de grippe est responsable de 3 à 5 millions de cas graves et de 290.000 à 650.000 décès liés à une cause respiratoire. La vaccination contre la grippe permet de diminuer le risque de maladies sévères, d’hospitalisations et d’admissions en soins intensifs. Ainsi, si les pays de l’hémisphère Sud sont frappés cet hiver par une épidémie de COVID-19 en même temps qu’une épidémie de grippe, réduire l’impact de la grippe en augmentant les programmes de vaccination pourrait être un facteur essentiel pour permettre aux systèmes de santé de tenir le coup. Cependant, le taux de couverture vaccinale anti-grippale des populations à risque est insuffisant dans les pays de l’hémisphère Sud à revenu faible et intermédiaire, notamment par manque de moyens financiers et d’approvisionnement en vaccins. La vaccination des professionnels de santé contre la grippe est également un facteur important pour réduire l’absentéisme.

De la même manière, la bactérie Streptococcus pneumoniae reste la principale cause de pneumonie communautaire et circule surtout l’hiver. La vaccination anti-pneumococcique peut donc permettre de réduire les hospitalisations pour pneumonie, les cas de pneumonie communautaire et les maladies invasives à pneumocoque. Bien que cette vaccination fasse partie du calendrier vaccinal des enfants dans la plupart des pays, elle n’est pas suffisamment utilisée chez les adultes à haut risque comme ceux étant positifs au VIH ou ayant d’autres causes d’immunodépression (incluant la baisse d’immunité liée à l’âge). Tout comme pour la grippe, améliorer la couverture vaccinale contre les pneumocoques chez les enfants et les adultes permettrait de soulager les systèmes de santé en cas d’épidémie de COVID-19.

Face à l’incertitude concernant la gravité de l’atteinte des pays de l’hémisphère Sud par le SARS-CoV-2 cet hiver, le principe de précaution est-il suffisant pour justifier le coût d’une augmentation de la couverture vaccinale anti-grippale et anti-pneumococcique dans ces pays ? Comment trouver les fonds ? À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles…

Références :

Sources : Mendelson M. Could enhanced influenza and pneumococcal vaccination programs help limit the potential damage from SARS-CoV-2 to fragile health systems of southern hemisphere countries this winter? Int J Infect Dis. 2020 Mar 16 (sous press)

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 25 Mar 2020 - 08:11
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Covid-19 : La Pr Françoise Barré-Sinoussi nommée à la tête du Comité de chercheurs chargé de conseiller le gouvernement

Le président de la République française a présenté mardi 24 mars le Comité analyse recherche et expertise (CARE), qui réunit 12 chercheurs et médecins pour conseiller le gouvernement sur les traitements et les tests contre le coronavirus.

Ce CARE, installé en présence du Premier ministre, du ministre de la Santé et de la ministre de Recherche, sera présidé par la Pr Françoise Barré-Sinoussi, virologiste à l’Institut Pasteur/Inserm, co-récipiendaire du Prix Nobel 2008 pour la découverte du VIH en France en 1983. Françoise Barré-Sinoussi est engagée depuis le début de l’épidémie de VIH/sida en faveur de l’accès aux traitements, du dépistage, ainsi que dans la recherche d’un traitement d’éradication du VIH. Elle est également présidente de l’association Sidaction.

Son objectif sera de «conseiller le gouvernement pour ce qui concerne les programmes et la doctrine relatifs aux traitements, aux tests et aux pratiques de “backtracking” qui permettent d’identifier les personnes en contact avec celles infectées par le virus du COVID-19», selon l’Élysée.

Le comité «assurera notamment le suivi des études thérapeutiques autorisées en France et les essais engagés sur des traitements à l’étranger». Il «accompagnera la réflexion des autorités sur la doctrine et la capacité à réaliser des tests ainsi que sur l’opportunité de la mise en place d’une stratégie numérique d’identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées», poursuit la présidence.

Le gouvernement se fait déjà conseiller par un conseil scientifique, composé de dix experts, pour la gestion de la crise sanitaire et présidé par Jean-François Delfraissy, médecin immunologiste et président du Comité consultatif national d’éthique. Dix autres experts travaillent à ses côtés, dont deux infectiologues : Yazdan Yazdanpanah (hôpital Bichat, Paris), et Denis Malvy (groupe hospitalier Pellegrin, Bordeaux). Lila Bouadma (hôpital Bichat) est réanimatrice, Bruno Lina (Hospices civils de Lyon), professeur en virologie, Pierre-Louis Druais, médecin généraliste et membre de la Haute autorité de santé, et Arnaud Fontanet (Institut Pasteur), épidémiologiste, spécialiste des maladies émergentes. Trois membres ne sont pas médecins: le mathématicien Simon Cauchemez (Institut Pasteur), spécialiste des modélisations des épidémies, Daniel Benamouzig (Institut de santé publique), sociologue, et Laëtitia Atlani-Duault (Institut de recherche pour le développement), qui coordonne le programme scientifique «Changements globaux et risques infectieux émergents».

Didier Raoult (CHU de la Timone, Marseille), a claqué la porte de ce conseil scientifique le 24 mars, dénonçant des désaccords dans la gestion de la crise.

Attention aux effets d’annonce
Dans un entretien au Monde, François Barré-Sinoussi se dit «inquiète, comme tout le monde, face à cette épidémie, qui me rappelle en bien des points beaucoup de choses douloureuses des débuts de l’épidémie de VIH/sida». Et elle insiste: «Faisons très attention aux effets d’annonce, on en a vécu beaucoup dans le domaine du VIH/Sida. Par exemple, des candidats-vaccins avaient été annoncés comme protégeant du VIH ; certaines personnes les ont utilisés et ont été infectées. Certains ont utilisé des médicaments qui étaient censés les guérir, sans succès. L’actualité nous rappelle de tristes histoires. Ne donnons pas de faux espoirs, c’est une question d’éthique.»

Concernant les récentes annonces autour de la chloroquine, la chercheuse rappelle qu’«évaluer de nouvelles molécules prendra du temps»: «J’attends les résultats de l’essai Discovery, conçu dans le cadre du consortium Reacting, qui vient de démarrer et qui portera sur 3 200 personnes, dont 800 en France. Un premier groupe recevra des soins standards sans médicament ; un deuxième se verra administrer l’antiviral remdesivir ; puis dans le groupe 3, les patients recevront une association lopinavir-ritonavir ; la même association sera administrée dans le quatrième groupe en combinaison avec un autre médicament, l’interféron bêta, et un cinquième avec l’hydroxicholoroquine [seul], qui a été ajouté récemment. Tous ces groupes de patients sont bien sûr traités avec en plus des soins standards. De premières analyses fiables devraient être connues dans une quinzaine de jours. Cet essai est fait dans les règles de l’art. Soyons patients.»

Avant toute chose, François Barré-Sinoussi appelle au «strict respect du confinement». Le Covid-19 a fait 860 morts en France depuis le début de l’épidémie, dont cinq médecins, et 2 082 patients étaient lundi soir en réanimation, selon un dernier bilan.

NB: La Pr Françoise Barré-Sinoussi est la marraine de Vih.org.

https://vih.org/20200324/covid-19-la-pr ... vernement/

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 25 Mar 2020 - 08:17
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COVID-19 et le foie: peu d'inquiétude

La plus grande étude sur COVID-19 à ce jour1a montré que la prévalence des aminotransférases et de la bilirubine élevées chez les personnes les plus défavorisées était au moins le double de celle des autres. Bien que la dysfonction hépatique cliniquement significative n'ait pas été quantifiée, cette étude et d'autres ont conduit certains à suggérer que cette découverte pourrait présenter des défis cliniques.2Un examen attentif des données disponibles confirme une prévalence plus élevée de taux anormaux d'aminotransférase dans les cas graves de maladie à COVID-19, mais ces études suggèrent en réalité que les lésions hépatiques cliniquement significatives sont rares, même lorsque les données pour les patients les plus gravement malades sont sélectionnées .

ien que des niveaux élevés de pression expiratoire positive puissent contribuer à la congestion hépatique en augmentant la pression auriculaire droite et en empêchant le retour veineux, les données suggèrent que de nombreux patients admis à l'hôpital avec COVID-19 présentent des anomalies des tests sanguins du foie sans ventilation mécanique. De plus, la distribution des niveaux d'aminotransférase parmi les patients atteints de COVID-19 ne soutient pas que l'hépatite hypoxique soit un phénomène courant, selon la littérature publiée. Les lésions hépatiques d'origine médicamenteuse sont un facteur contributif possible aux anomalies anormales observées des tests sanguins hépatiques après le début de la thérapie et doivent être envisagées par les cliniciens, mais un léger dérangement des tests hépatiques est présent au départ chez de nombreux patients atteints de COVID-19 avant une utilisation importante de médicaments.table ). Il est donc possible que les élévations de l'aminotransférase ne proviennent pas nécessairement du foie seul et que l'infection au COVID-19 puisse induire une myosite similaire à celle observée dans les infections grippales sévères.
Il a été proposé que COVID-19 provoque des lésions hépatiques directes via une hépatite virale, mais nous pensons qu'il existe d'autres explications. Premièrement, le dérangement de la fonction hépatique est clairement modéré. Deuxièmement, lorsque des tests de la fonction hépatique pour des patients présentant des durées de symptômes différentes sont examinés, rien n'indique qu'une présentation ultérieure soit associée à un plus grand dérangement de la fonction hépatique.3 La seule biopsie hépatique post-mortem d'un patient avec COVID-19 n'a montré qu'une stéatose microvésiculaire, une constatation courante dans la septicémie.4 Plus important encore, d'autres virus respiratoires produisent des élévations similaires des biomarqueurs de la fonction hépatique, qui seraient liés aux lésions hépatiques dues aux interactions immunitaires impliquant les cellules T cytotoxiques intrahépatiques et les cellules de Kupffer.5Ce phénomène croît et décroît parallèlement à une maladie virale respiratoire et en l'absence de réplication virale hépatique, ce qui pourrait expliquer pourquoi des résultats moins bons n'ont pas été observés chez les 42 patients atteints d'une maladie hépatique chronique et COVID-19 qui disposaient de données sur les résultats ( tableau ).
La dysfonction hépatique dans le COVID-19 sévère s'accompagne d'une plus grande activation des voies coagulantes et fibrinolytiques, d'une numération plaquettaire relativement déprimée, d'une augmentation du nombre de neutrophiles et des ratios neutrophiles / lymphocytes, et de niveaux élevés de ferritine.6 Bien que ces marqueurs soient considérés comme des marqueurs non spécifiques de l'inflammation, nous pensons qu'ils correspondent au paradigme de la gravité de la maladie coïncidant avec un échec de la régulation immunitaire innée.sept Une telle immunité déséquilibrée favorise la NETose et l'activation de la coagulation et altère également éventuellement le métabolisme systémique du fer secondaire à l'activation des macrophages.8 Notamment, cette altération de l'équilibre immunitaire se produit avec l'âge, et les patients plus âgés devraient donc s'attendre à une situation pire, avec une plus grande dépendance à cette voie.9
Les cliniciens ne peuvent pas être complaisants quant aux risques de COVID-19 chez les patients atteints de maladies hépatiques chroniques et de cirrhose, car ces patients ont une fonction immunitaire médiocre et de moins bons résultats du syndrome de détresse respiratoire aiguë que le reste de la population gravement malade.dixCependant, nous pensons que les dommages hépatiques collatéraux causés par les cellules T cytotoxiques induites viralement et l'induction d'une réponse immunitaire innée dérégulée sont une explication plus probable de l'association entre les marqueurs hépatiques dérangés et la gravité de la maladie COVID-19. De plus, nous soupçonnons que ce que l'on appelle les lésions hépatiques induites par COVID-19 est principalement une distraction clinique. Nous invitons les cliniciens et la communauté scientifique à concentrer leur attention sur le contrôle viral et la modulation de la dysfonction immunitaire innée dans COVID-19.

https://www.thelancet.com/journals/lang ... 4/fulltext

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 26 Mar 2020 - 06:48
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Coronavirus et groupe sanguin : explications sur un intrigant mécanisme immunitaire

C'est un constat qui a de quoi surprendre : le risque d'être infecté par le coronavirus du Covid-19 serait plus faible pour les personnes du groupe sanguin O, et plus élevé pour les autres. Voici les explications d'un chercheur qui tient depuis 2008 une hypothèse renversante à ce sujet. Et imagine d'en faire un outil pour contrer l'épidémie.

Les anticorps naturels qui nous viennent de notre groupe sanguin seraient des armes contre l'infection par le coronavirus ! C'est une étude chinoise sous presse qui l'affirme. Menée sur 1800 malades du Covid-19 dans trois hôpitaux à Wuhan et Shenzen, ses conclusions sont formelles : le virus frappe davantage les membres du groupe sanguin A que O, avec une probabilité relative de 1,20 et 0,67, respectivement. Les auteurs estiment qu'il en va de même pour le groupe B (plus de chances d'être infecté), mais l'échantillon est trop faible pour l'établir statistiquement, les membres de ce groupe étant moins nombreux.

Est-ce bien sérieux ? En fait, le lien entre groupe sanguin et immunité n'a rien d'ésotérique. L'idée d'un effet protecteur du groupe O avait déjà été avancée en 2005 par une équipe hong-konguaise suite à l'épidémie de SRAS, maladie dont le virus est à 80% identique à celui du Covid-19. Elle revient en force aujourd'hui. "Nous avions publié une explication à ce sujet en 2008, malheureusement passée inaperçue", se souvient Jacques Le Pendu, directeur de recherche au laboratoire de cancérologie et immunologie Nantes-Angers (Inserm, université de Nantes).

Pour comprendre, rappelons d'abord que les personnes du groupe O possèdent toutes des anticorps anti-A et anti-B, tandis que ces derniers possèdent seulement des anticorps anti-B (chez les A) et anti-A (chez les B). Il n'existe pas d'anti-O. Grâce à ces anticorps, le système immunitaire peut attaquer les cellules du sang étrangères, reconnaissables aux antigènes présents à leur surface. Ces antigènes sont des molécules à base de sucres appelés glycanes, qui diffèrent selon le groupe sanguin : antigène A chez le groupe A, antigène B chez le groupe B et absence d'antigène chez le groupe O.

Le coronavirus avance masqué
"Or, il se trouve que les antigènes de groupe sanguin sont également présents chez les coronavirus, révèle l'immunologiste. En fait, les cellules de la surface des poumons affichent comme les globules rouges les antigènes ABO. Quand le virus infecte ces cellules pulmonaires, il s'y multiplie et en ressort recouvert d'une couche de glycanes. Il s'en sert comme d'un bouclier capable de le masquer vis-à-vis du système immunitaire, une stratégie présente également chez le VIH." Mais ce bouclier possède une faille...

En résumé, les coronavirus du Covid-19 et du SRAS affichent les antigènes propres au groupe sanguin du patient qu'ils ont infecté : A, B ou aucun chez les O. Ainsi, pour expliquer la plus forte résistance des membres du groupe O, il suffit de faire un pas de plus... que franchit Jacques Le Pendu : "notre hypothèse est que les anticorps anti-A et anti-B propres au groupe O peuvent neutraliser les virus venus de personnes du groupe sanguin A ou B. La preuve formelle n'est pas faite, mais notre équipe avait reproduit, in vitro, ce mécanisme dans l'étude parue en 2008."

Plus de chances d'être contaminé par quelqu'un du même groupe
En somme, si vous appartenez au groupe O, vous auriez moins de chances d'attraper le virus par une personne du groupe A ou B ; si vous appartenez au groupe A, moins de chances d'être infecté par une personne du groupe B, et inversement.

En plus d'être très intrigante, cette explication permettrait d'envisager de nouvelles manières de lutter contre le fléau du Covid-19. L'immunologiste imagine : "on pourrait séparer patients et soignants d'un même groupe sanguin, par exemple ; ou bien administrer des anticorps en prophylaxie ; ou encore faire remonter le taux d'anticorps chez les personnes à risque (il baisse à partir d'un certain âge) à l'aide de probiotiques spécifiques..."

https://www.medrxiv.org/content/10.1101 ... 20031096v1

https://www.science-et-vie.com/corps-et ... itai-55019

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 27 Mar 2020 - 10:15
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Covid-19 : et si l’on pouvait tous avancer masqués…

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, l’usage des masques faciaux s’est généralisé en Chine et dans d’autres pays asiatiques, tels le Japon et la Corée du Sud. Dans certaines provinces ou villes chinoises, le port du masque est même devenu obligatoire dans les lieux publics : une injonction qui a été reprise par les autorités nationales en l’adaptant au risque encouru, au demeurant étroitement corrélé à l’activité professionnelle, les soignants étant les plus exposés.
Des conseils variables d’un pays à l’autre
Force est de constater que les conseils portant sur le port du masque varient d’un pays à l’autre, mais il existe tout de même un consensus sur certains points. Ainsi, ce geste ne se discute pas pour les patients infectés et les membres du personnel soignant. L’OMS est contre le port systématique du masque au sein de la population générale dès lors que l’on est en bonne santé apparente en s’appuyant sur plusieurs arguments. En premier lieu, il importe de préserver les stocks limités de masques pour les réserver au personnel soignant qui est en première ligne : le cas de certains pays en situation de pénurie, tels la France est à cet égard exemplaire. Autre argument : la protection contre le coronavirus par le port universel du masque n’a pas fait la preuve de son efficacité. Ce à quoi il est tentant de répondre que l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence et c’est d’ailleurs la réponse argumentée et développée dans une lettre adressée au Lancet, publiée en ligne le 20 mars 2020.
Où le masque universel se heurte au principe de réalité
Si le port du masque par tout un chacun en période de pandémie mondiale de Covid-19 semble être un remède universel qui contribuerait à régler le problème, dès lors que lui seraient associées les mesures barrières actuelle, il faut bien reconnaître que cette option n’est actuellement à la portée d’aucun pays. Elle se heurte au principe de réalité. Quand les masques manquent ou quand leurs stocks sont aussi limités que leur capacité de production à l’échelon mondial, il importe de ne pas céder à la psychose collective engendrée par la pandémie actuelle : la priorité doit aller aux soignants ou à tous ceux qui sont en permanence exposés à un risque infectieux significatif de par leur profession et leurs contacts directs rapprochés dans le temps et l’espace avec le public, les mesures barrières n’étant pas tout à fait suffisantes.
En période d’abondance… optimiser resterait la priorité
En période d’abondance de masques, ce qui sera peut-être le cas dans un proche avenir si leur production mondiale augmente (+40 % : c’est le vœu de l’OMS), leur utilisation pourrait être moins sélective. Mais même dans ce cas de figure plus favorable, les autorités sanitaires devront optimiser la distribution des masques en tenant compte de la vulnérabilité individuelle (âge> 65 ans, comorbidités, facteurs de risque etc.) et des besoins de la collectivité. Le port généralisé de masque pourrait ainsi freiner la propagation du virus à partir des patients infectés mais asymptomatiques et des porteurs dits sains. Encore faut-il tenir compte des représentations sociales et culturelles du pays : ainsi, l’usage du masque à des fins hygiéniques courantes est indéniablement plus répandu dans les pays asiatiques qu’en Europe.
Il y a masque et masque
Évidemment, tous masqués dès le premier pas dans la rue : voilà qui réglerait le problème sous tous les angles, mais cela reste de la théorie. Au passage, il y a masque et masque : il convient d’utiliser le bon –conforme aux objectifs sanitaires et agréé et de respecter les bonnes pratiques, notamment d’en changer régulièrement. Un masque chargé de salive peut rapidement se transforme en réservoir potentiel de germes pathogènes autres qu’un coronavirus. Enfin, il ne faut pas que le masque constitue une fausse sécurité incitant à faire l’économie partielle des gestes barrières, dans la mesure où l’on se sent totalement protégé par un masque…

Pour résumer et se conformer aux positions de l’OMS, il semble rationnel de réserver les masques aux patients symptomatiques ou aux sujets qui les prennent en charge ou les approchent régulièrement. Même précaution chez les sujets en quarantaine dès lors qu’ils quittent leur lieu de confinement quel que soit le motif de la sortie : c’est le meilleur moyen pour prévenir la transmission potentielle autant au stade symptomatique que présymptomatique. En période d’abondance de masques, les sujets vulnérables méritent d’être masqués, que la vulnérabilité soit liée au grand âge, aux maladies sous-jacentes, aux facteurs de risque etc. Une notion à préciser à la lueur des données épidémiologiques les plus récentes. Le masquage universel n’est pas à l’ordre du jour sauf si l’on mettait au point des dispositifs plus durables ou réutilisables sur une grande échelle, ce qui permettrait d’augmenter le potentiel et de généraliser une pratique qui ne peut l’être à l’heure actuelle, du fait de la pénurie… Ajuster offre et demande en fonction de l’évolution de cette pandémie et des épidémies à venir, voilà une priorité absolue en santé publique.

Dr Peter Stratford

RÉFÉRENCE :

Shuo Feng et coll. : Rational use of face masks in the COVID-19 pandemic. Lancet Respir Med 2020: publication avancée en ligne le 20 mars. DOI: 10.1016/S2213-2600(20)30134-X

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 27 Mar 2020 - 10:22
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Hydroxychloroquine et Covid-19 : un essai randomisé chinois négatif

Quelques travaux menés en Chine, portant sur cent patients, jugés encourageants mais in fine peu convaincants ont été le point de départ d’un emballement médiatique planétaire autour de l’hydroxychloroquine (HCQ). A ces essais, s’est ajoutée une étude ouverte marseillaise portant sur 24 patients : ses auteurs ont conclu à l’efficacité de l’HCQ au point de juger opportun de débuter ce traitement chez les patients testés positifs et de déclencher ainsi des mouvements de foule peu souhaitables voire choquants à l’entrée de leur institut…
Un essai randomisé qui a fait peu de bruit
Face à la confusion actuelle, il convient de rapporter les résultats d’un essai randomisé pilote mené en Chine et publié en ligne le 6 mars 2020 dans la revue J Zhejiang Univ (Med Sci). L’article est demeuré jusqu’à ce jour inaperçu.

Ont été inclus dans cette étude approuvée par le comité d’éthique de Shanghai (enregistrée en ligne sous le code NCT04261517), 30 patients atteints d’un Covid-19 confirmé par PCR et jugé suffisamment sévère pour justifier une hospitalisation dans une unité de soins normale. Deux groupes ont été constitués par tirage au sort. Dans le groupe traité, en plus de la prise en charge thérapeutique standard a été instauré un traitement par l’HCQ à raison de 400 mg/jour pendant 5 jours. Dans le groupe témoin, seul le traitement standard a été mis en œuvre : repos au lit, oxygénothérapie, médicaments antiviraux recommandés dans le "protocole de traitement" tels que la nébulisation d'interféron alpha, le lopinavir/ritonavir oral ou encore antibiotiques si nécessaire.

Le critère de jugement primaire était strictement biologique, en l’occurrence la disparition du mARN viral dans les écouvillonnages nasopharyngés effectués au 7ème jour après le tirage au sort.

Les deux groupes étaient comparables à l’état basal sur tous les plans : démographique, clinique, biologique et tomodensitométrique.
Résultats identiques dans les 2 groupes
Dans le groupe HCQ, un patient a développé une forme grave de la maladie en cours de traitement au point d’être hospitalisé en réanimation. Au 7ème jour, l’ARN viral avait totalement disparu chez 13 patients du groupe HCQ (86,7 %), versus 14 patients du groupe témoin (93,3 %) (p > 0,05). Le délai médian avant la négativation des prélèvements a été identique dans les 2 groupes, soit 4 jours (1-9) (HCQ) versus 2 jours (1-4) (témoins) (test U de Whitman, p > 0,05).

La disparition de la fièvre s’est faite dans les mêmes délais dans les 2 groupes, soit une journée, avec des extrêmes de respectivement (0-2) et (0-3). Sur le plan radiologique, les lésions pulmonaires évaluées par tomodensitométrie se sont aggravées dans un premier temps chez 5 patients du groupe HCQ (33,3 %) et 7 patients de l’autre groupe (46,7 %). Par la suite, elles se sont améliorées chez tous les participants, sans différence intergroupe significative. Une diarrhée, associée ou non à des perturbations du bilan hépatique, a été constatée chez 4 malades du groupe traité (26,7 %), versus 3 cas dans l’autre groupe (p > 0,05).
D’autres études contrôlées sont attendues
Cet essai randomisé n’a inclus que des formes du Covid-19 suffisamment sévères pour justifier une hospitalisation, cependant sans signes de gravité. L’évolution a été rapidement favorable chez tous les participants, à l’exception d’un (sous traitement testé) qui a été hospitalisé en unité de soins intensifs.

Il est évident que ces résultats ne sauraient mettre un terme à la bataille médiatique déclenchée par l’HCQ. D’autres études contrôlées menés sur une plus grande échelle (testant éventuellement d’autres posologies dans des formes sévères du Covid-19, encore que la dose de 400 mg/jour soit jugée thérapeutique dans les autres études publiées) sont nécessaires pour conclure, mais il faut souligner qu’elles sont en cours et que leurs résultats seront rapidement accessibles.

En attendant, cet essai randomisé qui répond aux critères scientifiques actuels et qui a fait peu de bruit peut être mis en parallèle avec l’étude ouverte du Pr Raoult qui, pour sa part, a été retentissante. Il est vrai que les études négatives font rarement la une des médias, à la différence des études positives où la méthodologie fantaisiste (soulignée par la communauté scientifique) est volontiers négligée par le grand public qui ne retient que les signaux forts.

La suite de l’histoire appartient aux études contrôlées multicentriques en cours, mais d’ores et déjà, il est licite de s’interroger sur l’opportunité et l’efficacité d’un traitement par l’HCQ chez les patients testés positifs ou atteints d’une forme peu sévère du Covid-19, compte tenu des résultats négatifs de cette étude qui, pour être pilote, n’en est pas moins randomisée.

Dr Philippe Tellier

RÉFÉRENCE :

CHEN Jun et coll. : A pilot study of hydroxychloroquine in treatment of patients with common coronavirus disease-19 (COVID-19).J Zhejiang Univ (Med Sci) 2020: publication avancée en ligne le 6 mars.

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 27 Mar 2020 - 10:46
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https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... NAL-v2.pdf

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 28 Mar 2020 - 07:58
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De la chloroquine et du COVID-19 : du pain et des jeux (scientifiques) ?

À l’heure où l’information médicale se distille autant dans « Gala » que dans « The Lancet », des publications récentes ont attiré l'attention des « infectiologues » et des « infectés » sur les avantages possibles de la chloroquine - un médicament antipaludique ancien, bien connu - dans le traitement des patients infectés par le nouveau coronavirus (SRAS-CoV-2) (Colson et al., 2020 ; Gao et al., 2020). La communauté scientifique se doit d’examiner ces informations à la lumière des expériences précédentes avec la chloroquine dans le domaine de la recherche antivirale.
L'auto-traitement à la chloroquine n'est pas vraiment recommandé
Les sels de sulfate et de phosphate de la chloroquine ont tous deux été commercialisés comme antipaludiques. L'hydroxychloroquine a également été utilisée comme antipaludique, mais elle est en outre largement prescrite dans les maladies auto-immunes telles que le lupus et la polyarthrite rhumatoïde. Chloroquine et hydroxychloroquine sont considérées comme sûres mais avec toutefois une marge étroite entre dose thérapeutique et dose toxique. L’intoxication à la chloroquine entraîne des troubles cardiovasculaires potentiellement mortels (Frisk-Holmberg et al., 1983). L'utilisation de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine doit donc être soumise à des règles strictes, et l'autotraitement n'est pas recommandé.
Une activité anti-virale uniquement ex-vivo à ce jour
L'activité antivirale in vitro de la chloroquine a été identifiée depuis la fin des années 1960 (Inglot, 1969 ; Miller et Lenard, 1981 ; Shimizu et al., 1972) et la croissance de nombreux virus peut être inhibée en culture cellulaire à la fois par la chloroquine et l'hydroxychloroquine, y compris le coronavirus du SRAS (Keyaerts et al., 2004). Des preuves d'activité sur divers virus inoculés à la souris existent : coronavirus humain OC43 (Keyaerts et al., 2009), entérovirus EV-A71 (Tan et al., 2018), virus Zika (Li et al., 2017) et virus de la grippe A H5N1 (Yan et al., 2013). Cependant, la chloroquine n'a pu empêcher l'infection par la grippe dans un essai clinique randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo (Paton et al., 2011), et n'a eu aucun effet sur les patients infectés par la dengue dans un essai contrôlé randomisé au Vietnam (Tricou et al., 2010). La chloroquine était également active ex vivo mais pas in vivo dans le cas de l'ébolavirus chez la souris (Dowall et al., 2015 ; Falzarano et al., 2015), du Nipah (Pallister et al., 2009) et du virus de la grippe (Vigerust et McCullers, 2007) chez le furet.
Aucune infection virale aiguë humaine n'a été traitée avec succès par la chloroquine
Le cas du virus du chikungunya (CHIKV) présente un intérêt particulier : la chloroquine a montré une activité antivirale prometteuse in vitro (Coombs et al., 1981 ; Delogu et de Lamballerie, 2011), mais il a été démontré qu'elle favorisait la réplication de l'alphavirus dans divers modèles animaux (Maheshwari et al, 1991 ; Roques et al., 2018 ; Seth et al., 1999), très probablement en raison de la modulation immunitaire et des propriétés anti-inflammatoires de la chloroquine in vivo (Connolly et al., 1988 ; Katz et Russell, 2011 ; Savarino et al., 2003). Dans un modèle de primate non humain d'infection par le CHIKV, il a été démontré que le traitement à la chloroquine exacerbait la fièvre aiguë et retardait la réponse immunitaire cellulaire, entraînant une clairance virale incomplète (Roques et al., 2018). Un essai clinique mené lors de l'épidémie de chikungunya en 2006 à l'île de la Réunion a montré que le la chloroquine n'améliorait pas l'évolution de la maladie aiguë (De Lamballerie et al., 2008) et que l'arthralgie chronique au 300ème jour suivant la maladie était plus fréquente chez les patients traités que dans le groupe témoin (Roques et al., 2018). Dans l'ensemble, l'évaluation des essais précédents indique qu'à ce jour, aucune infection virale aiguë n'a été traitée avec succès par la chloroquine chez l'homme.
Chloroquine et maladies virales chroniques
La chloroquine a également été testée dans des maladies virales chroniques. Son utilisation dans le traitement des patients infectés par le VIH a été jugée peu concluante (Chauhan et Tikoo, 2015). Le seul effet modeste de la chloroquine dans le traitement d’une infection virale humaine a été constaté pour l'hépatite C chronique : une augmentation de la réponse virologique précoce à l'interféron pégylé plus ribavirine (Helal et al., 2016) et, dans un essai pilote de petite taille chez des patients atteints du VHC en échec thérapeutique, une réduction transitoire de la charge virale (Peymani et al., 2016) ont été observées. Cela n'a pas été suffisant pour inclure la chloroquine dans les protocoles thérapeutiques standardisés chez les patients atteints d'hépatite C.
Des « points presse » qui tiennent lieu de publication
Récemment, Wang et ses collègues (Wang et al., 2020) ont évalué in vitro cinq médicaments approuvés par la FDA et deux antiviraux à large spectre contre un isolat clinique du CoV-2 du SRAS. L'une de leurs conclusions était que "la chloroquine (est) très efficace dans le contrôle de l'infection à 2019-nCoV in vitro" et que son "bilan de sécurité suggère qu'elle devrait être évaluée chez les patients humains souffrant de la nouvelle maladie à coronavirus". Au moins 16 essais différents pour le CoV-2 du SRAS déjà enregistrés dans le registre chinois des essais cliniques proposent d'utiliser la chloroquine ou l'hydroxychloroquine dans le traitement de COVID-19. Dans une publication récente (Gao et al., 2020), Gao et ses collègues indiquent que, "selon le point presse", "les résultats de plus de 100 patients ont démontré que le phosphate de chloroquine est supérieur au traitement de contrôle pour inhiber l'exacerbation de la pneumonie, améliorer les résultats de l'imagerie pulmonaire, favoriser une conversion négative du virus et raccourcir l'évolution de la maladie".

Cela marquerait le succès de la chloroquine chez l'homme dans le traitement d'une maladie virale aiguë, et serait une excellente nouvelle, puisque ce médicament est bon marché et largement disponible. Toutefois, il convient de l'examiner attentivement avant de tirer des conclusions définitives, car aucune donnée n'a encore été fournie pour étayer cette annonce. Les résultats ont été obtenus dans dix hôpitaux différents et éventuellement à partir d'un certain nombre de protocoles cliniques différents, qui comprennent divers modèles pour les groupes de contrôle (aucun, différents antiviraux, placebo, etc.) et divers indicateurs primaires de résultats. En l'absence de données (vraiment) publiées, il est difficile de parvenir à une conclusion définitive. Il sera de la plus haute importance de savoir si l'efficacité observée est associée spécifiquement au phosphate de chloroquine, ou à d'autres sels (par exemple, le sulfate) de chloroquine, et l'hydroxychloroquine. Il est également nécessaire de déterminer si le bénéfice de la thérapie à la chloroquine dépend de la classe d'âge, de la présentation clinique ou du stade de la maladie.
Sachons raison garder même sur la Cannebière
Et les deux auteurs (également Marseillais) de conclure ainsi : « En conclusion, l'option d'utiliser la chloroquine dans le traitement du SRAS-CoV-2 doit être examinée avec attention à la lumière des récentes annonces prometteuses, mais aussi de l'effet néfaste potentiel du médicament observé lors de précédentes tentatives de traitement de maladies virales aiguës. Nous demandons instamment aux scientifiques chinois de communiquer les résultats provisoires des essais actuellement en cours en Chine dès qu'ils seront disponibles. Cela devrait se faire de préférence dans une publication revue par les pairs et contenant des informations détaillées afin de permettre à la communauté scientifique internationale d'analyser les résultats, de confirmer dans des essais prospectifs l'efficacité du traitement proposé et d'orienter les futures pratiques cliniques ».
Un nouveau « J’accuse » ?
Un appel à la démarche scientifique, aux preuves et au respect des bonnes pratiques en matière de publication qui ces derniers temps, sous prétexte de coller à l’actualité sont trop facilement acceptées par n’importe quel journal dit scientifique, sans véritable comité de lecture. Une version course à l’échalote du « Publish or Perish », une course au Prix Nobel qui pourrait se transformer en course au Prix IgNobel.

Un appel à raison garder, à l’heure où notre pays se divise en Chloroquinards et en Anti-chloroquinards, par hommes et femmes politiques (pas uniquement, et c’est bien là le trouble !) interposés.

Dr Bernard-Alex Gaüzère

RÉFÉRENCE :

Touret F, de Lamballerie X : Of chloroquine and COVID-19. Antiviral Res. 2020 Mar 5;177:104762. doi: 10.1016/j.antiviral.2020.104762.

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
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