Hépatites et Co-Infections
Partage et entraide
Aux nouveaux inscrits...




Favoris
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
Auteur Message
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 25 Jl 2018 - 18:33
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères
Toutes les trois minutes, une adolescente est infectée par le VIH dans le monde

L’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance, a alerté, mercredi, sur une « crise de santé publique oubliée ».



Toutes les trois minutes, une adolescente ayant entre 15 et 19 ans est infectée par le VIH, a affirmé mercredi 25 juillet l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance. Les filles sont victimes de deux tiers des infections dans le monde concernant cette tranche d’âge, selon des données présentées lors de la 22e Conférence internationale sur le sida, à Amsterdam.
« Dans la plupart des pays, les femmes et les filles n’ont pas accès à l’information et aux services nécessaires, ou n’ont même pas la possibilité de refuser des relations sexuelles non protégées, a souligné dans un communiqué la directrice générale de l’Unicef, Henrietta Fore. Le VIH se propage rapidement parmi les personnes les plus vulnérables et les plus marginalisées, ce qui place les adolescentes au cœur de la crise. »

En 2017, 130 000 morts de personnes de moins de 20 ans sont dues au sida et 430 000 nouvelles infections au VIH ont touché cette tranche d’âge. Chez les adolescents de 15 à 19 ans le nombre de morts stagne. Dans les autres tranches d’âge, il est en baisse depuis 2010.

L’Unicef a dénoncé dans un rapport « les rapports sexuels précoces, y compris avec des hommes plus âgés, les relations contraintes, le rapport de force qui ne permet pas de dire non, la pauvreté, et le manque d’accès à des services de conseils confidentiels et de tests ».

« Nous savons que c’est lié au statut inférieur qui est donné aux femmes et aux filles dans le monde », a déclaré aux délégués de la conférence l’actrice sud-africaine Charlize Theron. « Tant que nous n’atteindrons pas les jeunes et ne jugulerons pas l’épidémie chez eux (…), nous n’atteindrons pas nos objectifs », a estimé le directeur des opérations d’Unitaid (organisation internationale d’aide en médicaments), Robert Matiru, interrogé par l’AFP.

D’après la Société internationale sur le sida (IAS), quatre adolescentes africaines sur dix ont déjà subi des violences physiques ou sexuelles de la part d’un homme dans leur intimité. Cette ONG dénonce l’absence de politique de prévention contre ces violences ou de protection pour la jeunesse dans de très nombreux pays.

Elle travaille aussi à la sensibilisation des adolescents. « Les jeunes ont grandi, ils sont incroyablement mobiles, ils bougent, ils ont oublié que le VIH est un risque, et nous devons, nous ne pouvons pas cesser de faire passer ce message », a déclaré à l’AFP sa présidente, Linda-Gail Bekker.

https://www.lemonde.fr/sante/article/20 ... 51302.html

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 25 Jl 2018 - 18:51
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères


http://www.aidsmap.com/page/3313502?utm ... ign=French

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 26 Jl 2018 - 11:46
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères
AIDS 2018 : les pays développés se désengagent dangereusement du financement de la lutte contre le sida

Si les contributions des principaux gouvernements donateurs continuent de chuter, ce sont près de 2 décennies de progrès qui pourraient se retrouver en danger. C'est en substance ce qui ressort des travaux présentés ce mercredi lors de la conférence internationale sur le sida (AIDS 2018), qui se tient à Amsterdam jusqu'au 27 juillet. Des travaux des chercheurs de l'institut pour l'évaluation et de la mesure de la santé et l'école de santé publique de l'université Havard, montrent que les coupes budgétaires pourraient durement frapper les pays dont la lutte contre l'épidémie dépend en grande partie de l'aide internationale.

Annie Haakenstad, de l'école de santé publique de Havard, a présenté ses évaluations de l'aide fournie par 188 pays entre 2000 et 2015. En 2015, elle se montait à 48 milliards de dollars (41 milliards d'euros), dont 62 % provenaient des ressources domestiques et 30 % de l'aide au développement. Dans les pays à forte prévalence, près de 80 % de l'aide vient de la communauté internationale. C'est pour ces derniers pays qu'une baisse des contributions internationales est la plus durement ressentie.

Les pays riches réduisent la voilure

Selon un rapport produit par la fondation de la famille Kaiser et l'ONUSIDA, 8 des 14 principaux donneurs du fonds de lutte contre le sida et la tuberculose ont réduit leurs contributions entre 2016 et 2017. Dans le même temps, et après 2 années de réduction, la contribution globale de ces pays a augmenté entre 2016 et 2017. Toutefois, cette augmentation « était en grande partie due à un changement de calendrier du soutien des États-Unis et ne devrait pas durer », insistent les auteurs du rapport.

Alors que les pays les plus riches réduisent leurs dépenses, les 112 pays à revenus faibles ou intermédiaires ont augmenté leurs propres dépenses de 60 % entre 2006 et 2016, selon une autre présentation faite par Deepak Mattur, analyste stratégique spécialisé dans les questions de financement de la lutte contre le VIH travaillant pour le compte de l'ONUSIDA.

Les dépenses des pays à faibles revenus sont ainsi passées de 121 à 256 millions de dollars (de 103 à 218 millions d'euros). Dans les pays à revenus intermédiaires, la hausse est encore plus spectaculaire : de 231 à 980 millions de dollars (198 à 838 millions d'euros). Enfin, les pays à revenus intermédiaires les plus riches ont quant à eux augmenté leur contribution de 4,5 milliards de dollars entre 2006 et 2016, pour atteindre 6,9 milliards de dollars (soit 5,9 milliards d'euros).

L'augmentation des ressources domestiques consacrées à la lutte contre le sida est inégale : +132 % dans la région Pacifique, +57 % en Afrique du Sud et de l'Est, +33 % en Europe de l'Est et en Asie Centrale. L'étude montre aussi que ces dépenses ont une influence positive sur l'évolution du produit intérieur brut par habitant.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 26 Jl 2018 - 13:16
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères
Sida: Prep, bithérapie... les avancées scientifiques présentées à Amsterdam



http://www.rfi.fr/europe/20180724-confe ... bitherapie

Sida : où en est la recherche ?

http://www.rfi.fr/emission/20180725-sid ... e-sinoussi

Sida: Charlize Theron, Elton John, Harry, les célébrités s’engagent aussi

http://www.rfi.fr/europe/20180725-sida- ... -lutte-vih

VIH/Etat des lieux: prise en charge, traitement & recherche

http://www.rfi.fr/emission/20180725-vih ... -recherche

Conférence internationale sur le sida: le VIH reste tenace en Russie

http://www.rfi.fr/europe/20180725-sida- ... prevention

Lutte contre le SIDA: quel leadership en matière de financement et de politique?

http://www.rfi.fr/emission/20180726-lut ... e-seydoux-

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 26 Jl 2018 - 13:21
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères
ÉLIMINATION DU VHC : PROBLÈMES DE TERRAIN



Dans les pays à revenus moyens, les principaux obstacles pour l’élimination du VHC sont d’une part le manque de financements, mais surtout l’implication délicate des communautés. Or, dans la plupart des pays concernés, des politiques répressives envers les personnes consommatrices de produits sont à l’œuvre, sans le financement de programmes de réduction des risques auprès de ces personnes. En cette veille de la journée mondiale contre les hépatites, 28 juillet, une représentante de Coalition PLUS a présenté le rapport "Mind the gap", qui documente les contextes où la réponse à l’objectif d’éradication de l’hépatite C rencontre des obstacles. Coût des soins, éloignement des structures, idées reçues et stigmatisation sociale ou légale freinent de façon majeure les avancées nécessaires à la réponse à l’épidémie. L’exemple de l’Indonésie est flagrant et représentatif de beaucoup d’autres pays. Faiblesse du dépistage, discrimination des personnes, suivi et prise en charge très coûteux pour des personnes qui souvent n’obtiennent pas de traitement efficace facilement en dehors des villes.

Le chemin est encore long avant d’atteindre les objectifs fixés par l’Organisation mondiale de la santé. C’est pourquoi, dans le cadre de la campagne de l’organisation Coalition PLUS "Say no to war on drugs", la question des personnes consommatrices de produits, des personnes co-infectées au VIH et au VHC est mise sous la lumière. Car hépatite ou sida, même(s) combat(s) !

https://www.seronet.info/breve/eliminat ... rain-82456

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 26 Jl 2018 - 13:25
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères
CRIMINALISATION DU VIH : POUR UNE JUSTICE DE FAITS !



Mercredi 25 juillet, c’est un enjeu crucial pour la vie des personnes qui a été discuté à la conférence d’Amsterdam. Dans le monde, les lois criminalisant la transmission voire la simple exposition au VIH restent légion. La communauté scientifique réunie à Amsterdam a voulu réaffirmer la primauté des faits et des preuves scientifique, et combattre l’ignorance et la stigmatisation sur lesquelles ces législations sont fondées. Kerry Thomas, détenu américain condamné à 30 ans de prison pour non-dévoilement de sa séropositivité, a pu témoigner auprès des journalistes. Il est le symbole des milliers de personnes criminalisées à travers le monde.

Linda-Gail Bekker, Françoise Barré-Sinoussi, Alexandra Calmy, Julio Montaner, etc. C’est la liste très haute gamme en matière de VIH, des vingt co-auteurs-trices de la Déclaration de consensus sur la criminalisation du VIH, publiée à l’occasion de la conférence d’Amsterdam. Par le rappel des évidences scientifiques en matière de transmission du virus, les scientifiques et activistes, solidaires sur cet enjeu, veulent changer le cours des choses en matière légale. "Vingt scientifiques et experts du VIH du monde entier se sont réunis pour la signature d’une déclaration contre la criminalisation du VIH et des lois stigmatisantes, inefficaces et indésirables", dénonce mercredi matin en conférence de presse Linda-Gail Bekker, actuelle présidente de la société internationale sur le sida (IAS). Car le panorama est inquiétant : 73 pays criminalisent la transmission, l’exposition ou la non-divulgation d’un statut sérologique positif. Trente-huit autres utilisent des textes non-spécifiques au VIH pour poursuivre les personnes séropositives. Ces lois alimentent également l’épidémie en stigmatisant, éloignant du soin et maintenant dans la peur et le rejet les personnes séropositives. Ces législations n’ont surtout jamais pris en compte les évolutions thérapeutiques et de prévention. "Ces lois ne sont pas juste de la criminalisation du VIH, mais aussi des lois plus larges qui sont utilisés contre les séropositifs. On peut comprendre l’attachement à la lutte contre les agressions, le meurtre, la violence que défendent les cours, mais elles doivent reconnaitre que la science a évolué et que le VIH n’est plus une annonce de mort imminente", défend Peter Godfrey-Faussett de l’Onusida.

Kerry Thomas, tout un symbole

Un siège est vide parmi le panel de la conférence de presse. Il est pour Kerry Thomas, un homme noir américain condamné, en 2008, à 30 ans de prison aux États-Unis pour ne pas avoir dévoilé son statut sérologique à sa partenaire. Sous traitement, avec une charge virale indétectable, il a utilisé un préservatif. Il n’a simplement pas divulgué son statut sérologique. Mais dans l’État de l’Idaho, les preuves scientifiques ne sont pas prises en compte par les tribunaux. Si bien que Kerry Thomas risque de ne pouvoir sortir de prison qu’en 2038.

Sa place vide représente celle des personnes séropositives qui n’ont pas de voix et sont incarcérées par des lois sérophobes. La plupart des cas viennent du Canada, des États-Unis, du Belarus, de l’Ukraine, de la Russie, qui concentrent la grande majorité des affaires judicaires. Et ces cas sont fondés sur le stigma et non les évidences médicales. Un rapport du mouvement HIV justice Network montre que les condamnations se font souvent alors que l’accusé est sous traitement et en charge virale indétectable. Et parfois, le fait incriminé est une morsure, un crachat. Des actes qui ne constituent pas un mode de transmission réel, preuve de la profonde ignorance qui alimente cette criminalisation. C’est aussi l’intérêt de cette Déclaration : son impact sur les médecins qui témoignent lors des procès. "Je pense également que cette Déclaration doit pouvoir outiller et éduquer les soignants, souvent appelés à la barre pour apporter des preuves et qui doivent se saisir de cet outil scientifique fondamental", explique Sarai-Chisala Tempelhoff, membre de l’association des femmes avocates au Malawi, pays qui criminalise les personnes séropositives.

Kerry Thomas, une de ces victimes, encore en vie, de cette pénalisation a pu témoigner en direct pendant la Conférence. Par téléphone, il est revenu sur son cas et son combat pour sa justice, mais aussi celle des autres : "Dans mon cas, les éléments médicaux n’ont pas été pris en compte — j’ai une charge virale indétectable et n’ai pas transmis le VIH. Mais j’ai l’espoir pour le futur que les lois soient mises à jour et que je serai libéré par la suite. Le seul regret que j’ai, depuis ces années, est de ne pas avoir dévoilé mon statut sérologique à ma partenaire. Même si je savais que je ne l’exposais pas. J’ai décidé d’utiliser mon énergie pour faire ce que je fais aujourd’hui : parler de ma situation et peut-être faire en sorte que les choses changent dans le futur. Je crois aujourd’hui qu’entre mes regrets du passé, mes espoirs du futur, il y a mes actions du présent et je suis heureux de les partager avec vous". Dans la salle, quatre hommes se lèvent. Ils remercient Kerry Thomas et lui apportent leur soutien. Et pour cause : ils ont été condamnés au Canada ou aux États-Unis. Ils sont des survivants de cette criminalisation. Ils sont les autres Kerry Thomas, du passé et, malheureusement, encore du futur.

Criminalisation du VIH : la lutte par l’exemple
Deux personnes couchent ensemble. Les deux sont consentantes. Elles se revoient, se fréquentent en fricotant et couchent ensemble : elle apprend qu'il est séropositif au VIH et le poursuit en justice. Il est condamné. C'est ainsi que Robert Suttle, du SeroProject, nous raconte l'histoire d'un homme séropositif qui finit par se retrouver en prison pour 30 ans pour n'avoir pas prévenu sa partenaire de son statut. "Même s'il était indétectable et mettait des préservatifs", nous dit Robert, comme si, aujourd'hui encore, il fallait que les séropositifs se justifient de leurs comportements pour ne pas être taxés d'inconscients criminels. Comme si la prévention n'était la responsabilité que de l'un des deux partenaires, et de lui seul. Comme s'il fallait accepter encore cette culpabilité que la société impose aux personnes séropositives. Robert évoque son propre cas, qui l'a conduit à passer six mois en prison et à porter le titre de "délinquant sexuel". Il met en évidence plusieurs conséquences à ces poursuites. D'abord des conséquences légales : la mention "délinquant sexuel" affichée en gros sur le permis, une notification envoyée à son entourage, des restrictions d'accès à certains lieux (parcs, écoles, etc.). Ensuite des conséquences sociales : un outing forcé, un rejet de l'entourage, des difficultés à avoir accès à des ressources financières par l'État ou par un travail, à avoir un logement. Et forcément, des conséquences sur le moral : la peur des procès, la culpabilisation et l'isolement. La sérophobie agit fatalement sur la santé globale des personnes. Ces procès, fondés sur des peurs d'un autre temps et au mépris de la réalité scientifique, font aujourd'hui encore peser sur les personnes séropositives une culpabilité injuste et conduisent de fait à leur stigmatisation, à leur exclusion et à leur précarisation. Ces procès peuvent entraîner une détérioration de l'estime de soi, des manques d'observance et des échappements thérapeutiques dangereux pour la santé de ces personnes et, ironiquement, pour celle de leurs partenaires. "Nous n'en sommes plus là, ces procès et les représentations qu’ils représentent doivent cesser", conclut Robert Suttle.

https://www.seronet.info/article/crimin ... aits-82452

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 26 Jl 2018 - 17:19
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères
Chaînes de transmission du VHC partagées entre HSH infectés et non infectés par le VIH, à Paris

Des recherches menées par le Dr Thuy NGUYEN et le Dr Eve TODESCO dans l’équipe de recherche coordonnée par le Pr Anne-Geneviève MARCELIN - Hôpital Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Sorbonne Université, Inserm UMR 1136 - et promues par l’ANRS mettent en avant des chaînes de transmission de l’hépatite C partagées entre des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) infectés par le VIH et d’autres non infectés à Paris. Ces résultats font l’objet d’une communication orale présentée par le Dr Thuy NGUYEN ce jeudi 26 Juillet lors de la 22e conférence internationale sur le VIH/Sida, AIDS 2018, qui se déroule à Amsterdam du 23 au 27 juillet 2018.

Depuis le début des années 2000, il a été identifié une augmentation de l’incidence de la transmission du virus de l’hépatite C (VHC) chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) infectés par le VIH. Cette incidence reste plus faible chez les HSH non infectés par le VIH. Une équipe de chercheurs (service virologie de l’hôpital Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Sorbonne Université, Inserm UMR 1136) en collaboration avec les hôpitaux Tenon, Saint-Antoine et Saint-Louis, AP-HP et d’autres laboratoires parisiens, et soutenue par l’ANRS, s’est intéressée aux chaînes de transmission du VHC dans la population des HSH infectés ou non par le VIH.

Pour étudier les chaînes de transmission du VHC, les chercheurs ont séquencé une partie du génome des virus présents dans le sang des patients inclus dans l’étude afin de rechercher les séquences virales les plus proches génétiquement. Soixante-huit HSH vivant en île de France et présentant une hépatite aiguë C ont participé à cette étude. Cinquante d’entre eux étaient co-infectés par le VIH. Parmi les dix-huit patients non infectés par le VIH, treize faisaient partie de l’étude ANRS IPERGAY et bénéficiaient d’une prophylaxie pré-exposition (PrEP)1.

Les chercheurs ont utilisé deux méthodes de séquençage qu’ils ont comparées. Une méthode classique, le séquençage selon la méthode de Sanger qui permet de mettre en évidence les populations virales majoritaires circulantes chez la personne infectée, et une méthode plus perfectionnée, le séquençage haut débit, qui permet la détection de populations virales minoritaires. En effet, comme c’est le cas pour le VIH, la réplication du VHC entraîne un grand nombre de mutations. Ainsi, chaque patient infecté présente une multitude de sous-populations virales.

Le séquençage par la méthode de Sanger a mis en évidence l’existence de chaînes de transmission entre les différents patients de l’étude. Le séquençage à haut débit a, lui, rendu possible une analyse plus fine de ces chaînes de transmission avec l’identification de populations virales minoritaires identiques ou extrêmement proches entre deux patients.
Les chaînes de transmission ainsi révélées ont permis de mettre au jour des réseaux de transmission du VHC partagés entre les HSH infectés et non infectés par le VIH, à Paris. « Il est important de renforcer la prévention et le dépistage de l’hépatite C chez les HSH, et notamment chez les personnes prenant la PrEP. » conclut Eve Todesco.

1 La Prophylaxie Pré-Exposition ou PrEP est un traitement antirétroviral préventif contre l’infection par le VIH

https://www.aphp.fr/contenu/chaines-de- ... -vih-paris

https://tetu.com/2018/07/26/une-etude-m ... mmes-gays/

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 26 Jl 2018 - 18:36
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères



http://www.aidsmap.com/page/3314255

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 26 Jl 2018 - 18:48
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères
RALTEGRAVIR : PAS DE DIMINUTION SIGNIFICATIVE DE LA CONCENTRATION LIBRE AU COURS DE LA GROSSESSE



L’essai ANRS RalFE coordonné par le Dr Jade Ghosn de l’hôpital Hôtel-dieu AP-HP et promu par l’ANRS a montré que la concentration de raltegravir libre ne diminuait pas de façon significative au cours du troisième trimestre de la grossesse chez les femmes infectées par le VIH. Ces résultats font l’objet d’une communication orale ce jeudi 26 Juillet lors de la 22e conférence internationale sur le VIH/SIDA, AIDS 2018, qui se déroule à Amsterdam du 23 au 27 juillet 2018.

Texte
Le traitement par antirétroviraux est un véritable défi chez les femmes enceintes. Il doit être non toxique pour le fœtus mais également bien toléré par la femme enceinte et efficace malgré les changements physiologiques ayant lieu lors d’une grossesse. Actuellement, en France, les traitements recommandés pour les femmes enceintes infectées par le VIH sont des trithérapies à base d’inhibiteurs de la protéase « boostés » par le ritonavir, excepté lorsqu’un déclin rapide de la charge virale est nécessaire. Dans ce dernier cas, une tri ou une quadrithérapie à base de raltegravir (inhibiteur de l’intégrase), molécule antirétrovirale connue pour sa rapidité à diminuer la charge virale, est prescrite.

Les trithérapies à base d’inhibiteurs de la protéase ne sont pas toujours très bien tolérées par les femmes enceintes et ont été associées, dans certaines études, à la survenue de naissances prématurées. Le raltegravir pourrait être une alternative intéressante. Cependant, plusieurs études ont montré que la concentration totale de ce médicament diminuait chez la femme enceinte lors du troisième trimestre de grossesse du fait des changements physiologiques induits par une grossesse.

Au-delà de la fraction totale du médicament, l’objectif de l’essai ANRS RalFE est de quantifier, chez des femmes enceintes infectées par le VIH et prenant un traitement antirétroviral à base de raltegravir, la fraction libre qui représente un indicateur de son activité. En effet, dans le corps humain, lorsque le raltegravir se lient aux protéines il n’est plus sous sa forme active. Or, le taux d’albumine, protéine principalement impliquée dans ce phénomène de liaison diminue lors de la grossesse. C’est pourquoi il est nécessaire de quantifier précisément la fraction libre de raltegravir lors de la grossesse et en particulier lors du troisième trimestre.

L’essai ANRS RalFE, lancé en 2014, a été mené en France, auprès de 43 femmes vivant avec le VIH. Des échantillons sanguins ont été prélevés entre la 30ème et 37ème semaine de grossesse, à l’accouchement, puis entre la 4ème et 6ème semaine après la naissance de leur enfant.
Les chercheurs ont ainsi observé que la fraction libre de raltegravir diminuait légèrement (de l’ordre de 16%) lors du troisième trimestre de grossesse et qu’il existait une grande variabilité interindividuelle. Cependant, cette diminution n’a pas d’impact clinique et n’est pas suffisante pour justifier l’augmentation de la dose de raltegravir durant la grossesse. Enfin, sur ces 43 femmes, la trithérapie à base de raltegravir s’est montrée efficace, aucun enfant n’a été contaminé par le virus.

Le raltegravir présente de nombreux avantages par rapport aux inhibiteurs de la protéase. Il permet de faire baisser la charge virale plus rapidement, il est mieux toléré au niveau digestif et ne présente aucune interaction avec d’autres médicaments. En démontrant qu’il n’est pas nécessaire de modifier la posologie du traitement à base de raltegravir lors d’une grossesse et en particulier au cours du troisième trimestre, les résultats de l’essai ANRS RalFE sont très encourageants quant à son utilisation chez les femmes enceintes infectées par le VIH, sous réserve de la confirmation de sa tolérance chez les femmes enceintes.

http://www.anrs.fr/fr/actualites/529/ra ... ours-de-la

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 26 Jl 2018 - 20:40
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères






Yana, 20, was born with HIV in Ukraine. Her strength will inspire you | UNICEF

https://www.youtube.com/watch?time_cont ... 5CwLqz1Yms

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 27 Jl 2018 - 05:53
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères
Sida : pourquoi les autotests vendus en pharmacie sont-ils délaissés ?

L'outil de dépistage, vendu sans ordonnance en pharmacie, peu cher, facile à utiliser, a prouvé sa fiabilité mais reste très peu acheté.
A Amsterdam, où s’est ouvert lundi la 22e conférence mondiale sur le sida, un grand nombre de sessions chercheront à comprendre pourquoi le nombre des nouvelles contaminations reste toujours aussi élevé, et notamment en France, avec près de 6 000 nouveaux cas par an.
Avec l’arrivée de la Prep (prophylaxie pré-exposition) traitement préventif via la prise d’un médicament antisida (Truvada), mais aussi des Trod (tests rapides d’orientation stratégique, effectués par un non-médecin mais encadrés par le milieu associatif) et enfin les autotests, la courbe aurait dû s’infléchir.
Commercialisé pour la première fois en septembre 2015 dans les pharmacies, l’autotest se vend seulement autour de 100 000 exemplaires par an. Son prix a oscillé entre 20 et 30 euros, avec l’arrivée récente d’un nouveau kit, produit par la société Biosynex, vendu à 10 euros.
Un récent sondage Ifop pour Sidaction montre qu’une personne sur deux ignore l’existence des autotests VIH. L’étude « V3T » menée par l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) indique que l’autotest s’adresse en priorité aux personnes ne souhaitant pas se rendre dans des centres de dépistage ou chez le médecin, de peur d’être stigmatisées ou du fait de l’éloignement.
« Et voilà donc que pourtant cela coince, analyse Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon. D’abord à cause du prix ; ils étaient trop chers. » Maintenant, on en trouve à 10 euros, ce qui devient jouable. Mais surtout, rappelle l’infectiologue, « il reste l’interdiction du libre accès en pharmacie, contrairement aux tests de grossesse. La personne doit le demander au pharmacien, et non le prendre directement sur un présentoir. Ce n’est pas facile, cela peut même être dissuasif. Enfin, les pharmaciens ne sont pas très proactifs. » Dans les faits, même les associations se montrent peu actives. Elles achètent des centaines de tests, mais ne les distribuent pas. Au final, ils ne bénéficient pas à ceux qui en ont le plus besoin.
Pour rappel, la Haute Autorité de santé recommande un dépistage du VIH une fois dans sa vie pour les personnes hétérosexuelles et jusqu’à quatre fois par an (tous les trois mois) pour les populations à risque (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, population subsaharienne, usagers de drogue) et aujourd’hui, cinq complémentaires santé prennent désormais ce test en charge à 100%.

Source : Libération 23/07/2018

http://www.celtipharm.com/Pages/Actuali ... isses.aspx

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 27 Jl 2018 - 06:23
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères
Des souches mutantes de VIH circulent en Saskatchewan

AMSTERDAM — Des souches mutantes de VIH qui circulent en Saskatchewan entraînent le développement plus rapide de maladies liées au sida chez la population autochtone, affirme une nouvelle étude.

La recherche du Centre d’excellence sur le VIH / sida de la Colombie-Britannique et de l’Université Simon Fraser a été présentée jeudi, dans le cadre de l’édition 2018 de la Conférence sur le sida, à Amsterdam. Elle montre que les souches du VIH en Saskatchewan présentent des niveaux élevés de mutations immunorésistantes comparativement à celles d’autres régions du Canada et des États-Unis.

«Les médecins disaient que quelque chose clochait, que les gens tombaient malades très, très rapidement, a expliqué Zabrina Brumme, l’auteure principale de l’étude et une professeure agrégée en sciences de la santé à l’Université Simon Fraser. C’est presque comme si le virus était plus vicieux.»

Les taux d’incidence du VIH en Saskatchewan sont parmi les plus élevés en Amérique du Nord, avec des taux plus de dix fois supérieurs à la moyenne nationale dans certaines régions en 2016 . Près de 80 pour cent des personnes vivant avec le VIH dans la province sont autochtones.

Les chercheurs ont émis l’hypothèse que les maladies qui se développaient rapidement étaient liées à des souches résistantes qui s’étaient adaptées au profil immunitaire spécifique des populations autochtones.

«En Saskatchewan, comme ailleurs dans le monde, le VIH s’adapte aux populations hôtes dans lesquelles il circule, a précisé Mme Brumme. En Saskatchewan, la majorité des personnes touchées par le VIH sont d’ascendance autochtone, de sorte que le VIH s’est adapté à ces populations.»

L’analyse pluriannuelle a comparé plus de 2300 séquences de VIH de la Saskatchewan avec des séquences provenant d’ailleurs au Canada et aux États-Unis.

Les chercheurs ont examiné 70 mutations différentes, mais une mutation clé a été trouvée dans plus de 80 pour cent des souches de VIH dans la province, comparativement à seulement environ 25 pour cent des souches de VIH trouvées ailleurs en Amérique du Nord.

Plus de 98 pour cent des séquences de VIH recueillies en Saskatchewan présentaient au moins une mutation majeure résistante au système immunitaire. Les chercheurs ont dit que cela signifie que les souches avec des mutations similaires sont fréquemment et largement transmises.

Jeffrey Joy, un chercheur au Centre d’excellence sur le VIH / sida de la Colombie-Britannique, a indiqué que même si les résultats sont préoccupants, la bonne nouvelle est que si les gens subissent des tests, le traitement fonctionne encore sur des souches immunorésistantes.

Selon lui, il est essentiel d’élargir l’accès au dépistage et au traitement du VIH en Saskatchewan, car les antirétroviraux ne font pas que réduire les symptômes d’une personne, mais ils peuvent aussi empêcher la propagation des souches de VIH mutées.

«Les souches qui portent les mutations disparaîtront lentement parce qu’elles ne seront pas transmises à d’autres individus», a expliqué M. Joy.

Les chercheurs ont déclaré qu’ils prévoyaient se rendre en Saskatchewan et rencontrer des communautés et des médecins pour les aider à diffuser les résultats et à encourager d’autres tests.

Le gouvernement de la Saskatchewan a annoncé une somme supplémentaire de 600 000 $ dans son budget de 2018-2019 pour les médicaments anti-VIH.

https://lactualite.com/actualites/2018/ ... katchewan/

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 27 Jl 2018 - 07:09
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères
DOLUTÉGRAVIR PÉDIATRIQUE : MSF FAIT PRESSION



A chaque conférence internationale sur le sida (mais pas seulement), les organisations non gouvernementales en profitent pour mettre en cause les stratégies de la Big pharma. Dans un communiqué (24 juillet), Médecins sans frontières (MSF) "dénonce la lenteur de ViiV health care, filiale de Pfizer, GlaxoSmithKline et Shionogi, à mettre à disposition le dolutégravir aux deux millions d’enfants infectés par le VIH qui en ont besoin". "Aujourd’hui, la grande majorité des enfants traités pour le VIH continuent de recevoir des médicaments peu robustes et causant de nombreux effets secondaires", souligne un communiqué de l’ONG. "ViiV, la division VIH des laboratoires pharmaceutiques Pfizer et GlaxoSmithKline, a mis au point une version pédiatrique du dolutégravir, recommandé comme traitement de premier choix par l’Organsiatioon mondiale de la santé (OMS) pour les adultes et les enfants de un mois à dix ans. En novembre 2017, ViiV s’était engagée à rendre le dolutégravir pédiatrique accessible à son coût de production pour les pays à faibles revenus ou intermédiaires jusqu'à ce qu’un médicament générique soit disponible. Or, presque dix-huit mois après l’approbation de la formule par l’agence européenne du médicament, et malgré les appels répétés de MSF et d’autres organisations, ViiV n’a engagé la procédure d’enregistrement que dans trois pays d’Afrique subsaharienne : le Kenya, le Nigéria et l’Afrique du Sud", dénonce l’ONG.

"Alors que des dérogations accordées par les gouvernements permettent de contourner les délais d’enregistrement des médicaments, la compagnie refuse de les solliciter, faisant du dolutégravir un médicament hors d’accès pour la majorité des enfants des pays en voie de développement", critique MSF. "Seul producteur d’un médicament aujourd’hui censé être un standard dans la prise en charge du VIH pédiatrique, ViiV devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour le rendre accessible aux enfants et aux bébés qui en ont besoin. Quatre ans après que le dolutégravir a été délivré pour la première fois aux adultes, nous constatons que ce laboratoire se cache derrière des prétextes bureaucratiques pour ne pas rendre le médicament accessible aux enfants. Ces excuses ne sont pas valables", dénonce Jessica Burry, pharmacienne VIH pour la Campagne d'Accès aux Médicaments Essentiels (CAME), dans le communiqué de presse de l’ONG.

https://www.seronet.info/breve/dolutegr ... sion-82450

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 27 Jl 2018 - 13:13
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères
AIDS AUX ÉTATS-UNIS EN 2020 : CONFLITS D’INTÉRÊT MONDIAL

Depuis le début de la semaine, les activistes américains et leurs soutiens présents à Amsterdam ne ménagent pas leurs critiques de l’administration Trump. En cause, les graves atteintes aux droits fondamentaux, du fait des politiques xénophobes et sérophobes du président étatsunien. Pour eux, la tenue de cette conférence, prévue dans les villes de San Francisco et Oakland, est dangereuse pour les futurs participants-es et l’IAS, organisatrice de l’événement, doit reconsidérer son choix. Reste qu’il demeure peu probable que celle-ci change d’avis.



Le débat court depuis le début de la conférence d’Amsterdam : faut-il organiser comme prévu la prochaine conférence mondiale sur le sida aux États-Unis ? La société internationale sur le sida (IAS) a annoncé en mars dernier, que ce grand raout aurait lieu à San Francisco et Oakland. Ce choix avait alors outré les activistes américains, qui s’inquiétaient d’un tel rassemblement sous l’administration Trump. Cette semaine à Amsterdam, ces derniers ont décidé de pousser de la voix pour alerter journalistes et participants-es du danger que cela représenterait. Ils ont été rejoints par d’autres réseaux activistes à travers le monde.

Depuis mars 2017, les choix politiques de Donald Trump confirment les avertissements des activistes. Sans parler du choix de la baie californienne, une des zones les plus chères du monde, les motifs politiques sont légion : interdiction de servir l’armée en tant que personnes trans ou personnes vivant avec le VIH, expulsions et séparations des familles de migrants, politiques stigmatisantes sur le travail du sexe, volonté de se désengager financièrement de la lutte contre le sida, etc. "Terroriser les migrants, séparations forcées, répression des travailleurs du sexe, guerre contre les usagers de drogues, frontières fermées, le mur, violences policières, violences racistes fondées sur la suprématie blanche. Voici l’Amérique de Trump", listent, amers, les activistes dans un communiqué publié le 26 juillet. Et c’est une mobilisation sans précédent : onze réseaux de populations clés et soixante organisations américaines de personnes vivant avec le VIH critiquent ouvertement la décision et demandent la relocalisation de la conférence ailleurs auprès de l’IAS. "Le contexte actuel rend quasiment impossible pour les travailleuses-eurs du sexe, les personnes usagères de drogues et les personnes venant de pays à majorité musulmane, voire les activistes LGBT avec des casiers judiciaires de se rendre aux États-Unis. Ces personnes sont les principales victimes et laissées pour compte de l’épidémie. Pour celles et ceux qui pourront entrer, nous ne pouvons pas garantir leur sécurité à la Conférence", explique l’activiste Cecilia Chung du Centre juridique des personnes trans (Transgender law center), présente à Amsterdam. Elle va même plus loin : elle déconseille aux militants-es de participer à la conférence en 2020. Un signal très fort, rarement vu jusque-là. Tous les jours, des activistes ont protesté dans les couloirs feutrés du centre et organisé des actions et des prises de parole à ce sujet ; signe à la fois de force et de l’empreinte de l’activisme américain et d’une mobilisation très soutenue.

L’IAS maintient son choix

"Concernant le débat sur la prochaine conférence et son implantation aux États-Unis, il y a les partisans de la maintenir pour influer de l’intérieur sur les problèmes qui se posent dans le pays dans ce domaine et ceux qui ne veulent pas que la conférence se déroule dans un pays où les personnes les plus vulnérables sont en danger", résume parfaitement Michel Kazatchkine, envoyé spécial de l’Onusida.

Dès l’ouverture, la présidente de la société internationale sur le sida, Linda-Gail Bekker, a été interrogée sur cette demande de la société civile. Elle estime de son côté, bien que comprenant les inquiétudes de certains activistes, que délocaliser l’édition 2020 n’est pas à l’ordre du jour et surtout que maintenir la conférence là où elle est prévue peut être le moyen "d’une autre perspective, de remettre l’enjeu du VIH à l’agenda du gouvernement américain et de le questionner sur les droits humains". Chris Beyrer, ancien président de l’IAS, appuie cette vision, citant les exemples de Durban en 2000 ou de Washington plus récemment. Pour lui, il est parfois plus politique d’organiser la conférence là où les besoins sont les plus urgents et les contextes les plus difficiles. Certains affirment que le refus de relocaliser une conférence qui accueille près de dix mille activistes se ferait sur des critères logistiques et financiers : il est trop coûteux d’annuler des engagements pris. "A quel point la situation doit empirer aux États-Unis, quelles atteintes aux droits humains, quelles atrocités et quelles nouvelles politiques discriminatoires doivent se produire pour relocaliser la conférence ?", s’interrogent donc les activistes à Amsterdam.

Il se murmure aussi que, malgré tout, les organisateurs auraient fixé une "ligne rouge" à ne pas franchir : celle de la réintroduction de l’interdiction de l’entrée des personnes séropositives. En 2012, Obama avait levé cette interdiction de voyage aux États-Unis pour les personnes séropositives, à l’occasion de la conférence mondiale prévue à Washington. Mais déjà à l’époque, des réseaux militants de travailleuses-eurs du sexe et de personnes usagères de drogues avaient dû organiser des conférences alternatives, ailleurs, faute de pouvoir se rendre aux États-Unis, rappellent les plus anciens-es. Aucun doute selon eux-elles, quant à savoir si le caractère inclusif d’une conférence sur le sida pour les communautés n’est d’ores et déjà plus possible, sachant qu’elle se produira au beau milieu de la campagne, certainement outrancière, de réélection de Donald Trump.

https://www.seronet.info/article/aids-a ... dial-82478

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 27 Jl 2018 - 17:07
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères






https://www.youtube.com/watch?time_cont ... BWYOcru7js

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 27 Jl 2018 - 17:43
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères


_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 27 Jl 2018 - 19:43
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères




_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 27 Jl 2018 - 19:58
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères
Prise en charge thérapeutique dans l’infection à VIH : les points forts du congrès
Pr Jacques REYNES (Montpellier)
Dr Jean-Philippe MADIOU (Paris)


https://youtu.be/i_r1Xqkrweg

Les PVVIH sont-elles vraiment plus à risque de cancers ?
Pr Jean-Philippe SPANO (Paris)
Dr Romain PALICH (Paris)


https://youtu.be/qLxMlxLRYlk

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 28 Jl 2018 - 05:01
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères


http://www.aidsmap.com/page/3315051

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 29 Jl 2018 - 05:22
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22984
Localisation: Hyères



https://www.youtube.com/watch?time_cont ... xH7kqyYJvU





Et voilà, terminé pour le congrès mondial 2018... maintenant, des vacances bien méritées, loin du clavier et des salles de conférence.

Des chroniques surprises avaient étaient promises en début d'année : ce sera le congrès santé sexuelle des australiens, qui ont beaucoup de choses à nous apprendre avec leur extraordinaire couverture vaccinale pour l'HPV et l'implantation ultra-rapide de la PrEP dans la communauté homosexuelle de Sydney... Rendez-vous en direct de l'hémisphère sud du 24 au 26 septembre, où l'on sera encore en plein hiver...

Dr Cédric Arvieux

http://www.corevih-bretagne.fr/

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
Montrer les messages depuis:     
Sauter vers:  
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
PNphpBB2 © 2003-2007 
Traduction par : phpBB-fr.com
Page created in 0,94734501838684 seconds.