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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 10 Jl 2018 - 07:28
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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 10 Jl 2018 - 07:34
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Surmonter les obstacles à l'élimination du VHC

Les régimes de médicaments antiviraux pan-génotypiques pour le traitement du VHC sont maintenant une réalité et recommandés dans les lignes directrices. Ces schémas thérapeutiques favorisent la cascade des soins du VHC en offrant des options thérapeutiques courtes, simples, très efficaces et bien tolérées à tous les patients atteints d'une infection chronique par le VHC.
En 2016, l'Organisation mondiale de la santé a communiqué sa vision de l'élimination de l'hépatite virale comme une menace pour la santé publique d'ici 2030. Depuis cette annonce, les réponses mondiales et nationales à l'élimination ont pris de l'ampleur; Cependant, malgré le fait que nous ayons maintenant les outils thérapeutiques nécessaires pour guérir le VHC, plusieurs défis subsistent qui nécessitent du soutien et de l'action.
On se concentre actuellement sur l'élimination du VHC chez les personnes à risque élevé de transmission ultérieure, y compris les utilisateurs de drogues injectables, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les co-infectés par le VIH. Une approche multipartite, incluant des spécialistes des maladies infectieuses et d'autres professionnels de la santé et des services sociaux impliqués dans la prise en charge des patients, fait partie intégrante des plans d'élimination du VHC.
Notre symposium explorera comment les agents anti-VHC pan-génotypiques émergents ont simplifié la prise en charge du VHC chez tous les patients et comment la capacité de guérir peut aider à surmonter certaines barrières dans la cascade des soins du VHC. Le symposium examinera également les lacunes dans la cascade globale des soins et les efforts / initiatives susceptibles de contribuer à réduire ou à traiter ces cas et, par conséquent, à compléter les percées réalisées dans le traitement antiviral réel. Nous discuterons également de la façon dont les soins doivent être dispensés dans le cadre d'une approche multidisciplinaire ayant pour but ultime d'éliminer le VHC en tant que menace pour la santé publique. Nous considérons ce symposium comme un complément à l'appel à l'action pour faire de l'élimination du VHC d'ici 2030 une réalité.

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 10 Jl 2018 - 07:37
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LES PROJETS ANRS LORS DE AIDS 2018



AIDS2018 approchant nous vous proposons de découvrir les moments clés de l'ANRS lors de ce congrès.

Découvrez le calendrier des différentes présentations de travaux soutenus par l'ANRS ainsi que des événements auxquels l'agence participera :

http://www.anrs.fr/sites/default/files/ ... 2018_1.pdf

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 18 Jl 2018 - 07:51
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Bientôt: L’actualité de AIDS 2018
Le 22ème Congrès international sur le SIDA (AIDS 2018) va avoir lieu à Amsterdam, aux Pays-Bas, du 23 au 27 juillet 2018.

NAM est ravi d’avoir été choisi par l’International AIDS Society comme partenaire médiatique scientifique officiel pour ce congrès

Nous couvrirons les recherches les plus importantes présentées pendant le congrès, nous publierons les nouvelles en ligne et nous enverrons cinq bulletins électroniques de synthèse pendant la conférence (quatre pendant le congrès et un la semaine suivante). Les bulletins seront publiés en anglais, en français, en espagnol, en portugais et en russe. Si vous êtes déjà abonné(e) aux bulletins réguliers de NAM, vous recevrez automatiquement nos bulletins du congrès. Sinon, inscrivez-vous ici pour ne rien rater.

Tous les articles et bulletins concernant le congrès seront publiés sur les pages de notre site dédiées à AIDS 2018: www.aidsmap.com/aids2018

http://www.aidsmap.com/page/3309251

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 23 Jl 2018 - 07:52
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Le sida plus rapide que la riposte

La 22e conférence mondiale sur le sida s’ouvre ce lundi à Amsterdam, dans un contexte paradoxal. Le nombre de bénéficiaires de thérapies a explosé, mais celui des contaminations ne baisse pas, faisant craindre un désintérêt des Etats.

Ce sont des milliers de médecins, chercheurs, activistes, qui vont se retrouver à partir de ce lundi à Amsterdam pour la 22e conférence mondiale sur le sida, grande messe internationale organisée tous les deux ans. Cette année, c’est un drôle d’air du temps qui va flotter, avec le sentiment d’un risque nouveau qui pointe. «Le désintérêt nous menace», lâche Michel Sidibé qui dirige l’ONU-sida. A Paris, en fin de semaine dernière pour présenter le nouveau rapport sur l’état de l’épidémie dans le monde, ce haut responsable n’a pas caché ses inquiétudes : «On est face à un risque de laisser faire devant le contexte actuel, qui pourrait remettre en cause tous nos acquis.» Comme si la mobilisation internationale baissait les bras. Le moment est, en tout cas, paradoxal, avec des succès inédits et des craintes de plus en plus concrètes. La proportion de séropositifs qui ont accès aux traitements antisida n’a jamais été, en effet, aussi élevée dans le monde ; pour autant le nombre de nouvelles contaminations ne diminue quasiment pas, voire il augmente dans plusieurs pays. «C’est vrai, personne n’aurait jamais imaginé que nous aurions pu mettre 22 millions de personnes sous traitement en 2018», rappelle Michel Sidibé. «Mais en matière de prévention, on stagne. Nous avons, de nouveau, le sentiment que l’épidémie va plus vite que notre riposte.»

Voie materno-fœtale

C’est bien sûr d’abord sur le front épidémique que les signaux virent au rouge : en 2017, il y a eu 1,8 million de nouvelles infections. Cela reste énorme. En tout cas, cela ne baisse plus. On évoque aujourd’hui une véritable crise de la prévention ; les nouvelles infections liées au VIH sont ainsi en augmentation dans une cinquantaine de pays, et à l’échelle mondiale, le nombre n’a diminué que de 18 % au cours des sept dernières années, passant de 2,2 millions en 2010 à 1,8 million en 2017. Maigre progrès… Certains notent que la réduction du nombre des nouvelles infections par le VIH a été la plus forte dans la région la plus touchée par le virus, à savoir l’Afrique orientale et australe, mais d’autres s’alarment sur le fait qu’en Europe de l’Est et en Asie centrale, le nombre annuel de nouvelles infections par le VIH a doublé, et a augmenté de plus d’un quart ces vingt dernières années au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. «Nous n’arrivons pas à atteindre les populations les plus vulnérables, les populations les plus à risque», s’alarme Michel Sidibé.

Symptôme de ces faiblesses, les progrès concernant les enfants ralentissent. Les dernières données soulignent que les progrès réalisés en ce qui les concerne ne sont pas pérennes. «Les enfants sont les laissés-pour-compte», pointe le directeur de l’ONU-sida qui note même qu’il y a un recul dans la prévention de la mère à l’enfant alors que l’objectif était qu’il n’y ait plus aucune contamination par voie materno-fœtale ; en 2017, on constate 180 000 nouvelles infections chez les enfants et 110 000 décès.

Les experts insistent également sur la nécessité d’une nouvelle approche «pour mettre fin à la violence contre les femmes». En 2017, environ 58 % des nouvelles infections au VIH chez les adultes âgés de plus de 15 ans ont touché des femmes. Or, toutes les études le soulignent : la violence accroît la vulnérabilité au VIH. Plus d’une femme sur trois dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles. «Les inégalités, le manque d’autonomie et les violences faites aux femmes sont des violations des droits humains qui contribuent encore à l’augmentation du nombre de nouvelles contaminations par le VIH», insiste l’ONU-sida.

Face à cela, la question du financement de la riposte mondiale se pose de manière encore plus aiguë. Or, cette riposte s’effrite. «Nous voyons un déficit de 20 % au regard de l’ensemble des ressources dont nous avons besoin. Si on continue sur cette tendance, 44 des pays les plus touchés risquent de ne plus être capables de faire face aux coûts des traitements de leur population», analyse Michel Sidibé. Ce sont ainsi 7 milliards de dœollars par an qui manqueraient, et ce déficit compromet fortement l’objectif que s’est fixé l’ONU pour 2020 : que 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, que 90 % de ces dernières soient sous traitement, et que parmi celles-ci, 90% aient une charge virale indétectable. «Nous n’allons pas au rythme que nous nous étions assigné», a martelé le patron malien.

Services intégrés

Que faire, donc, pour ne pas régresser ? Cette question sera au centre de la conférence d’Amsterdam. Si côté médical et scientifique, il ne devrait pas y avoir d’annonces particulières, c’est autour du modèle de riposte que les débats sont les plus vifs. Et ils ont déjà débuté, avec un appel signé par une trentaine d’experts dans la grande revue médicale The Lancet du 21 juillet. Ces experts appellent de leurs vœux «à un changement urgent des stratégies». Ils ont ainsi, ces mots très fermes : «Les outils et les stratégies contre le VIH sont insuffisants et bien que des progrès spectaculaires puissent être obtenus en maximisant les stratégies actuelles de prévention et de traitement, la pandémie due au VIH va vraisemblablement demeurer un défi mondial majeur dans le futur proche.»

Ce groupe d’experts souhaite mettre fin à ce que l’on a appelé «l’exceptionnalité du sida», c’est-à-dire un modèle unique de riposte, centré massivement uniquement sur le VIH. Ils appellent, ainsi, «à la création de services intégrés qui répondent au VIH, mais aussi aux autres maladies qui partagent les voies de transmission, touchant les mêmes groupes à risque et coexistant souvent chez les patients». Exemple : «Une telle offre inclurait la santé sexuelle et reproductive, la tuberculose, les hépatites virales, les addictions aux drogues et les troubles mentaux», résume un des signataires. «La communauté sida doit faire cause commune avec le champ de la santé globale», martèle ce groupe. «Cela pourrait revitaliser l’objectif de la santé globale pour aller vers la santé pour tous.»

Certes l’objectif est louable, mais avec toujours cette crainte : casser le modèle d’hier n’est pas l’assurance de mettre sur pied le modèle de demain, surtout dans un contexte de baisse de la solidarité mondiale.

Eric Favereau

http://www.liberation.fr/planete/2018/0 ... te_1668149

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 23 Jl 2018 - 10:04
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CONFÉRENCE MONDIALE SIDA : PRÉCHAUFFE(S) À AMSTERDAM

Les pré-conférences de l’Aids 2018 d’Amsterdam sont une véritable rampe de lancement à la conférence, qui débute aujourd'hui lundi. Le week-end dernier, les premiers activistes et chercheurs-euses réunis aux Pays-Bas ont démarré les travaux qui vont durer jusqu’à vendredi. Ces prémices, sur des sujets très larges, ont déjà été fructueuses et riches en moments forts.

Lentement mais sûrement, la conférence mondiale sur le sida se met sur ses "RAI". Dans le centre susnommé, les militants-es les plus matinaux sont déjà arrivés, bien avant le lancement officiel ce soir avec la plénière d’ouverture. Samedi et dimanche, plusieurs sessions, parfois sur la journée entière, ont ouvert les discussions concernant les questions contemporaines de la lutte contre le sida : quelle place pour les droits, la lutte contre la stigmatisation, la fin de l’épidémie et ses défis chiffrés, etc. En définitive, elles dessinent déjà un point crucial : la santé publique ne résoudra pas à elle seule l’objet social qu’est le sida.

La loi et l’ordre jouent sur le sida

Il faut, scientifiques et activistes le savent depuis longtemps, combiner approche médicale et prise en compte des enjeux sociaux pour vaincre l’épidémie. Faute de percées scientifiques, il n’y a que par la prévention combinée que l’on parviendra à stopper les contaminations. Une pré-conférence était consacrée à une discussion avec la salle sur le VIH, la loi et les droits qui en découlent et leurs rôles dans la protection des groupes les plus vulnérables. Car oui, comme les panelistes du Fonds mondial et de Pepfar (President's emergency plan for aids relief - plan présidentiel américain de lute contre le sida) le reconnaissent, les droits humains et leur promotion doivent être un critère déterminant dans le choix des organisations locales et de leurs programmes de prévention ou d’accès aux traitements.

Le premier constat est que l’application de la loi par les représentants-es de la police sur le terrain auprès des populations clefs a un impact énorme, mais qu’il est sous-estimé. Ils doivent être les premiers à prendre en compte les modifications légales en faveur des personnes les plus stigmatisées. Il faut donc les former pour voir un effet sur les personnes concernées, alors, c’est un paradoxe, que les représentants-es de la police stigmatisent les minorités dans de nombreux pays : elles affectent le quotidien des personnes fortement vulnérables, mais aussi leur santé, leurs droits et leur sécurité. Dans la salle, un exemple estonien montre que des femmes vivant avec le VIH qui consomment des produits psychoactifs, lorsqu’elles veulent entamer un traitement de substitution, sont victimes de discrimination par l’administration. Ce "coût", alors qu’elles veulent prendre soin de leur santé, atteint notamment leurs enfants qu’on sépare d’elles. Lorsqu’elles dévoilent leur statut sérologique, elles rapportent subir des discriminations de la part des services sociaux et des fonctionnaires. Autre exemple du rôle des autorités publiques dans la violence de la société, les policiers-ères d’Amérique latine, avec une enquête de six ans sur 8 000 policiers-ères et leurs pratiques et violences envers les travailleuses du sexe. Une ancienne prostituée raconte le travail de terrain et le recueil des témoignages. La situation indigne cette représentante d’un réseau de défense des droits des travailleurs du sexe. Surtout, elle défend l’idée primordiale du travail par les pairs, avec la capacité des personnes concernées d’avoir du leadership et de pouvoir défendre elles-mêmes leurs droits. Mais pour agir directement et sensibiliser les forces de l’ordre, il faut de l’argent et du soutien comme le fonds mondial le fait pour ce travail.

Jamais sans nous, jamais sans droits

C’est pour cela qu’il faut impliquer la société civile pour les programmes nationaux mettant en place une politique de prévention et de santé. L’exemple de l’Ukraine est très parlant : le pays va progressivement voir partir le soutien du Fonds mondial. Les organisations non gouvernementales s’inquiètent avec le départ de ces financements de ses conséquences sur le fonctionnement des programmes actuels de lutte contre le VIH dans le pays. Le ministre de la santé ukrainien, présent dans la salle, se veut rassurant, mais rien n’est garanti en dehors des promesses faites. C’est pour cela que le Fonds mondial est lui aussi interrogé sur son action et sa façon de prendre en compte la lutte contre les stigmatisations dans la répartition de ses subventions et la prise en compte des enjeux de droits humains dans la lutte contre le sida et le soutien aux activistes sur le terrain.

Après la crise des premières années, Ruth Dreifuss, l’ancienne présidente de la Confédération helvétique, rappelle en conclusion de la discussion que la lutte contre le sida ne peut pas être gagnée si on reste dans le champ de la santé publique seule. Il faut toujours faire le lien entre des populations vulnérables et la découverte d’une maladie qui les frappe spécifiquement, ici le VIH. Nous vivons dans un monde où nous regardons et jugeons comment les gens vivent avant de voir ce dont ils ont besoin. "Le lien est vicieux entre la stigmatisation et la criminalisation qui légitiment la discrimination et il faut le briser. Si nous ne le brisons pas, nous allons échouer", avertit-elle, en écho avec beaucoup d’autres sessions.

Data before dogma

Sans surprise, la Déclaration de Paris de 2017 a fait le voyage jusqu’à Amsterdam. L’équation, U=U, créée par Bruce Richman est désormais un standard communautaire inébranlable : une personne séropositive ne transmet pas le VIH si elle est sous traitement avec une charge virale supprimée. Pourtant, les idées fausses et la sérophobie ne fléchissent pas, pour autant que ce message soit libérateur. Passer du message au changement concret, c’est le défi à relever et l’objet d’une pré-conférence dédiée. Des origines, avec l’avis Suisse, aux dernières données qui confortent encore et encore ce que l’on sait : le fantasque responsable de la santé et militant new-yorkais Demetre Daskalakis le fait répéter à haute voix par la salle : le point commun de toutes les études sur le Tasp ? Zéro contamination. Il revient sur comment U=U s’est progressivement implanté aux États-Unis. L’État de New York a été le premier en 2016 a signé cette déclaration suivi un an plus tard par les CDC (centres de contrôle et de prévention des maladies). L’idée est que le Tasp n’est pas nouveau, mais qu’il fallait faire primer les données plutôt que les dogmes contre les opposants-es. U=U doit être entendu et compréhensible par les personnes car ce n’est pas juste une question de santé, mais une célébration de la vie. Après un dépistage, peu importe le résultat, ce qui compte est un soin primaire de haute qualité par une prise en charge complète assortie d'une proposition de Prep ou de traitements anti-VIH en cas de positivité, mais aussi de la réduction des risques pour les drogues ou les autres IST. Deux boucles distinctes mais dans deux boucles, la même idée de bloquer les nouvelles contaminations en maintenant les personnes dans le soin et l’accompagnement.

Nouvelle ère

Pour Matthew Hodson de NAM, la salle évoque sa joie d’être entouré des personnes qui ont mené le combat pour U=U, qu’il estime gagné. La vérité a triomphé, mais il reste encore beaucoup de menaces à cette vérité face à la sérophobie, au rejet, à la moquerie. Les campagnes de communication, les ambassadeurs sur les réseaux sociaux mais aussi l’engagement des principales agences de santé envers U=U doivent se poursuivre. Sans parler de la victoire en qualité de vie, c’est aussi le meilleur moyen de mettre fin aux contaminations par le VIH. Seulement, si on arrive à mettre fin à l’idée que le sexe sûr ne tient qu’au préservatif, et à lui seul, et à la condition que les traitements soient accessibles à toutes et tous. Et surtout, c’est un formidable levier pour réclamer plus de droits, plus de justice ! Quand on voit le pouvoir de U=U, comment en priver celles et ceux qui n’y ont toujours pas droit ? Aussi, ce que l’on fait dans la promotion de la Prep contre la transmission chez les personnes séronégatives doit être fait de la même manière pour U=U. Une question est posée : U=U ne stigmatise-t-il pas les personnes qui ne peuvent pas atteindre l’indétectabilité ? Matthew Hodson répond que ces personnes ne peuvent pas être blâmées pour cela et que souvent elles représentent les personnes qui n’ont pas pu avoir accès aux traitements suffisamment tôt. C’est pour cela que U=U n’est pas seulement un outil de libération pour les personnes, mais aussi un outil de plaidoyer pour réclamer, encore une fois, les traitements pour tous celles et ceux qui en ont besoin.

U=U pour l’allaitement ?

Enfin, c’est la professeure Linda-Gail Bekker qui prend la parole. Elle tient à rappeler, en premier lieu, que l’IAS (International aids society) dont elle est la présidente soutient et croit complètement en U=U, sous les applaudissements de la salle. Elle redonne la photographie des données sur le traitement comme prévention de la transmission, pas seulement par voie sexuelle, mais aussi de la mère à l’enfant. Reste l’enjeu de l’allaitement dans des contextes où l’accès à la santé ou aux substituts de lait est impossible. Des données montrent un risque très faible, mais des essais ont vu des cas de transmission. Se profilent donc des recommandations dépendant du contexte économique et de la mortalité infantile plus fortes si l’allaitement n’est pas fait.

https://www.seronet.info/article/confer ... rdam-82427

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 23 Jl 2018 - 10:38
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Sida: les experts alertent sur le risque de reprise de l'épidémie, faute de financements

Il manquerait 7 milliards de dollars par an à la lutte contre le sida, selon les experts mondiaux. "Nous allons avoir des problèmes si nous n'avons pas davantage d'argent", a estimé dimanche Mark Dybul, un chercheur et diplomate américain, lors d'un colloque organisé avant la grand-messe de la lutte antisida, qui se tiendra de lundi à vendredi.

Il y a urgence à agir. La lutte contre le sida a besoin de milliards de dollars supplémentaires, faute de quoi l'épidémie risque de repartir de plus belle, ont averti des experts dimanche 22 juillet à Amsterdam, à la veille de l'ouverture de la Conférence internationale sur cette maladie. "Nous allons avoir des problèmes si nous n'avons pas davantage d'argent", a estimé Mark Dybul, un chercheur et diplomate américain, lors d'un colloque organisé avant la grand-messe de la lutte antisida, de lundi à vendredi.

Mark Dybul est un ancien dirigeant du Fonds mondial de lutte contre le sida, fondation qui investit dans la lutte contre cette maladie. Le pire scénario selon lui: que le manque de financement se conjugue avec le risque d'une explosion des nouvelles infections à cause de la démographie galopante dans certains pays durement touchés, particulièrement en Afrique. "Mélangez ces deux éléments et vous aboutirez à une crise majeure", a-t-il mis en garde, craignant que "le monde ne perde le contrôle de l'épidémie".

Craintes depuis l'élection de Trump
Aujourd'hui, 36,9 millions de personnes vivent avec le virus VIH, en espérant qu'il ne s'aggrave pas en sida. Le nombre d'infections baisse et pour la première fois depuis le début du siècle, le nombre de morts annuel est passé sous un million en 2016 (990.000) puis 2017 (940.000). Mais l'Onusida, l'instance de lutte contre le sida de l'ONU, estime à 7 milliards de dollars par an les financements manquants pour que cette maladie ne soit plus une menace pour la santé publique mondiale en 2030.

La communauté des chercheurs et des associations craint surtout une baisse des dotations américaines. Depuis l'élection de Donald Trump, les États-Unis, le premier contributeur historique de la lutte contre le sida, ont prévu des coupes budgétaires, qui n'ont pour l'heure pas été adoptées par le Congrès. "À moins de prendre des mesures drastiques, nous ne parviendrons même pas à nous approcher" du but fixé pour 2030, a souligné Nduku Kilonzo, du Conseil national kényan de contrôle du sida. "Nous sommes très, très loin de notre but, non seulement en termes d'élimination du sida, mais simplement de prévention", a-t-elle martelé, en soulignant que les fonds dédiés à la distribution de préservatifs avaient fortement baissé.

AFP

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 23 Jl 2018 - 13:18
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http://web-engage.augure.com/pub/link/5 ... s.org.html

AIDES EN FORCE À AMSTERDAM POUR PORTER LES VOIX DES PERSONNES CONCERNÉES

https://www.aides.org/communique/aides- ... concernees

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 23 Jl 2018 - 14:27
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Conférence internationale sur le sida (AIDS 2018) : les experts craignent « un retour de l'épidémie »



Comme un écho aux déclarations récentes de Michel Sidibé, directeur général de l'ONUSIDA, un groupe d'experts rassemblé par le « Lancet » et la Société internationale sur le sida estime que, non seulement l'épidémie « n'est pas sur les bons rails pour être arrêtée », mais les « discours sur la fin du sida ont créé une dangereuse complaisance qui a hâté l'affaiblissement de la riposte globale contre le sida. »

La commission, présidée par le Dr Linda-Gail Bekker, présidente de la société internationale sur le Sida (IAS), présentera ses travaux et réflexions mercredi 25 juillet, lors de la Conférence internationale sur le sida 2018, qui débute ce lundi à Amsterdam. À cette occasion, les experts lanceront un appel pour relancer les financements et intégrer la lutte contre le sida aux dispositifs plus globaux de prévention de l'ensemble des maladies transmissibles et non transmissibles.

Des stratégies insuffisantes

Ils basent leurs craintes sur les données épidémiologiques : bien que le nombre de décès et de nouvelles infections par le VIH ait chuté de façon importante depuis l'acmé de l'épidémie, ce déclin n'a pas fait de progrès significatif au cours de la décennie passée et reste loin des objectifs de l'ONUSIDA : moins de 500 000 nouvelles infections en 2020. « Sans une réduction plus marquée des nouvelles infections, un retour de l'épidémie est inévitable », craignent les membres de la commission du « Lancet ».

Les chiffres « ont donné à certains le cran de déclarer que la fin du sida est à portée de main », a relevé le chercheur et ancien directeur de l'ONUSIDA Peter Piot, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes. « Il n'y a absolument aucune preuve pour soutenir cette idée », estime-t-il.

Les experts considèrent également que les stratégies actuelles ne sont pas suffisantes, et n'empêcheront pas l'épidémie de « demeurer un challenge global dans un avenir prévisible ». Ils rappellent que plusieurs dizaines de millions de patients devront avoir accès à un traitement antirétroviral : en 2017, 21,7 millions de patients bénéficiaient d'un traitement antirétroviral sur un total de 36,9 millions de personnes séropositives. De plus, la nouvelle génération d'adolescents qui entrent dans l'âge adulte est la « plus grande [ayant] jamais existé », ce qui implique des efforts de prévention sans précédents.

Donner la priorité au traitement du VIH plutôt qu'à cette prévention pourrait bien avoir été « une erreur stratégique », estime le Dr Bekker, interrogée par l'AFP. « Il n'y a pas d'épidémie dont nous nous soyons sortis par des traitements », a-t-elle affirmé, citant le virus Ebola ou la tuberculose. « Clairement, un vaccin est le Graal, mais nous n'y sommes pas encore ». Dans son texte, la commission insiste sur les bénéfices de du préservatif, des aiguilles neuves pour les toxicomanes, et de la médecine préventive.

Intégrer le sida à la prévention globale

Pour éviter un scénario catastrophe, les experts jugent que la réponse au VIH doit s'intégrer aux programmes de santé plus globaux. « Les services de lutte contre le VIH doivent, quand cela est possible, être intégrés à des services de santé généraux, sur les mêmes sites », ajoutent-ils, ce qui suppose la « mise en place de systèmes de santé robustes et flexibles, centrés sur les personnes ». Il n'existe pas de méthode toute faite pour une telle intégration de la lutte contre le sida dans le cadre plus général de la santé globale : « Les choix et le chemin optimal dépendront des ressources disponibles et des caractéristiques des populations », expliquent les auteurs. À titre d'exemple, Au Kenya et en Afrique du Sud, un dépistage de l'infection par le VIH est proposé en simultanée d'un dépistage du diabète, de l'hypertension et d'autres maladies non transmissible.

Dans les objectifs de développement pour 2030, il est inscrit que les épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme devront avoir pris fin. Ces objectifs sont mis en danger par plusieurs évolutions récentes : « la démocratie recule, et dans beaucoup de pays, la place laissée à la société civile et aux droits de l'homme se rétrécit », selon les auteurs qui dénoncent le danger que fait planer le « repli nationaliste » sur la « coopération globale ». Conséquence directe de ce repli sur soi : l'ONUSIDA estime que le financement de la lutte contre le sida, 19,1 milliards de dollars en 2017, accuse un déficit de 20 % comparé à ce qui serait nécessaire.

Le CNS appelle à la mise en place de stratégies innovantes

À l'occasion du lancement de la 22e Conférence internationale sur le sida, le Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS) appelle au « déploiement et à la diversification des actions de prévention et de dépistage du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles [IST] », grâce notamment à la mise en place de stratégies innovantes afin de toucher les personnes les plus exposées au risque. Le CNS souhaite favoriser le dépistage des partenaires des personnes atteintes d'IST et mettre en œuvre une offre globale et mobile de prévention et de dépistage en outre-mer afin de sensibiliser les personnes les plus éloignées du système de santé.

Charlène Catalifaud

Le quotidien du medecin

Conférence AIDS 2018 d’Amsterdam : un nouveau souffle pour atteindre les objectifs de la lutte contre le VIH/sida

https://cns.sante.fr/communiques-de-pre ... e-vihsida/

https://cns.sante.fr/wp-content/uploads ... DS2018.pdf

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 24 Jl 2018 - 05:54
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Première conférence de presse #AIDS2018, l’ambiance n’est pas au triomphalisme, le directeur de l’OMS , TA Ghebreyesus, annonce que l’on n’atteindra pas les 90-90-90 en 2020...



http://www.unaids.org/fr/resources/909090

La conférence internationale sur le sida dans le vif du sujet

La conférence internationale sur le sida entame mardi ses travaux en séance plénière à Amsterdam, avec en vedette des célébrités comme le prince Harry, Charlize Theron ou Elton John, sous le signe de l'inquiétude quant à une résurgence du virus qui affecte quelque 37 millions de personnes dans le monde.

Des milliers de délégués --chercheurs, militants, activistes et personnes atteintes par le virus mortel-- sont réunis depuis lundi pour cette conférence de cinq jours, alors qu'un relâchement dans la prévention, conjugué à une baisse des financements internationaux, fait craindre un rebond de l'épidémie.

Une résurgence du virus VIH dans certains pays du monde, induite par des lois strictes sur l'usage des drogues et imputée notamment au partage des seringues, focalise les inquiétudes des participants.

La 22ème conférence internationale sur le sida tente de mettre à profit la célébrité de certaines stars militantes.

Après la gagnante de l'Eurovision 2014 Conchita Wurst, ce sera le tour mardi du prince Harry, de l'actrice d'origine sud-africaine, naturalisée américaine, Charlize Theron, et du chanteur britannique Elton John, autant de célébrités qui doivent favoriser les levées de fonds afin de soutenir les avertissements criants de nombreux experts.

Conchita Wurst, qui a annoncé en avril être séropositive et suivre un traitement antirétroviral, a profité de la cérémonie d'ouverture pour insister sur le fait que des millions de personnes n'ont toujours pas accès à ces médicaments vitaux.

Avec un record de 36,9 millions de personnes actuellement atteintes du VIH, les experts ont averti qu'il ne faut pas baisser la garde, malgré les progrès.

"En Europe de l'Est et en Asie centrale, le nombre de nouvelles infections a augmenté de 30% depuis 2010", a déclaré la présidente de la Société internationale sur le sida, Linda-Gail Bekker.

Il s'agit de "la seule région dans le monde où le virus VIH augmente rapidement, en grande partie à cause de la consommation de drogues injectables."

- L'ONU rate l'objectif -

"En dépit de toutes les avancées remarquables qui ont été réalisées, les progrès pour mettre fin au sida sont encore lents", a estimé Tedros Ghebreyesus, directeur de l'Organisation mondiale de la Santé.

M. Ghebreyesus a averti que les objectifs 2020 de l'ONU sur le VIH et le sida "ne seront pas" atteints "parce qu'il y a trop d'endroits dans le monde où les gens n'ont pas accès aux services de prévention et de traitement dont ils ont besoin."

Principalement transmis par contact sexuel ou sanguin, le virus VIH, qui cause la maladie du sida, a infecté presque 80 millions de personnes depuis le début des années 80. Plus de 35 millions d'entre eux y ont succombé.

"Lorsque je suis née il y a 20 ans avec le virus VIH, le paysage de l'épidémie était très différent ce qu'il est aujourd'hui", a expliqué Mercy Ngulube, une jeune activiste assistant à la conférence.

"C'est tellement merveilleux de pouvoir vivre une vie dans laquelle je n'ai pas besoin de me réveiller en me demandant si nous avons des outils pour combattre le VIH."

"Mais c'est aussi triste de vivre une vie dans laquelle je sais que nous possédons ces outils et que certaines personnes n'y ont pas accès", a-t-elle ajouté.

Selon Onusida, il manque 7 milliards de dollars par an afin que cette maladie ne soit plus une menace pour la santé publique mondiale en 2030.

- "Non" à la guerre anti-drogues -

Une cause majeure de cette résurgence sont les législations répressives concernant l'injection de drogues mises en place dans de nombreux pays, particulièrement en Europe de l'Est et en Asie centrale -- y compris en Russie.

C'est pourquoi un regroupement d'associations présent à la conférence a mis en place une campagne intitulée: "Dites non à la guerre contre les drogues", détournant un célèbre slogan antidrogue américain de l'administration Reagan des années 80.

La conférence a également rendu hommage à six collègues de la Société internationale sur le sida, décédés lorsque le vol de la Malaysian Airlines MH17, en chemin vers la conférence 2014 à Melbourne, a été abattu en plein vol.

"Le monde continue de demander justice pour ce qui est arrivé en ce jour terrible", a déclaré Peter Reiss, un des présidents de la conférence.

https://www.romandie.com/news/La-confer ... 939098.rom

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 24 Jl 2018 - 18:44
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1ER RÉSULTATS DE L’ÉTUDE ANRS PREVENIR
24 juillet 2018



Un an après son démarrage, l’étude ANRS Prevenir livre ses premiers résultats. Cette étude est coordonnée par le Pr Jean Michel Molina chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Saint-Louis, AP-HP et promue par l’ANRS en partenariat avec l’association AIDES. Ces résultats permettent de confirmer, auprès des 1 435 volontaires déjà recrutés en Ile-de-France, l’efficacité et la bonne tolérance de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) (1) prise de manière continue ou à la demande. Ces résultats feront l’objet d’une communication orale ce mercredi 25 juillet lors de la 22e conférence internationale sur le VIH/Sida, AIDS 2018, qui se déroule à Amsterdam du 23 au 27 juillet 2018.

(1) PrEP : La Prophylaxie Pré-Exposition ou PrEP est un traitement antirétroviral préventif contre l’infection par le VIH


L’étude ANRS Prevenir lancée en mai 2017 par le Pr Jean-Michel Molina chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Saint-Louis, AP-HP, le Dr Jade Ghosn de l’hôpital Hôtel-Dieu, AP-HP et Daniela Rojas-Castro de l’association AIDES a pour objectif d’évaluer l’impact du déploiement de la PrEP sur l’épidémie de VIH/Sida dans la région Ile-de-France. Elle permet également l’évaluation d'un accompagnement personnalisé proposé par des acteurs communautaires ainsi que la prévention et la prise en charge des autres infections sexuellement transmises.

Les résultats rapportés aujourd’hui portent sur les 1 435 premiers volontaires séronégatifs présentant un haut risque d’infection par le VIH qui ont été recrutés entre le 3 mai 2017 et le 1er mai 2018. Il s’agit pour le moment essentiellement d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. « Nous souhaitons dans le futur recruter également des volontaires issus d’autres populations comme les personnes transgenres et les hommes et femmes hétérosexuels à haut risque d’infection par le VIH » indique le Pr Jean Michel Molina.

Parmi les volontaires, 44% prennent la PrEP quotidiennement et 53% l’utilisent à la demande au moment des périodes d'activité sexuelle (cette stratégie a été démontrée efficace par l’essai ANRS IPERGAY et validée dans les recommandations nationales et européennes). A ce jour, il n’a été observé aucun cas d’infection par le VIH, ni chez les personnes prenant la PrEP de manière continue ni chez celles ayant choisi le schéma de prise à la demande. Selon le Pr Molina, « ces résultats permettent de confirmer la très bonne efficacité de la PrEP puisque l’on s’adresse à des personnes fortement exposées au risque d’infection par le VIH ».

Ces premiers résultats présentés à l’occasion de la conférence AIDS2018 d’Amsterdam permettent aussi de confirmer la bonne tolérance de la PrEP. En effet, il n’y a eu, à ce jour, aucun arrêt de l’étude pour des raisons liées à des effets indésirables du traitement.

L’étude ANRS Prevenir (Prévention du VIH en Ile de France) a pour objectif principal d’évaluer une stratégie globale de prevention de l’infection par le VIH, chez des personnes séronégatives à haut risque d’infection par le VIH en Ile de France. Cette stratégie comprend un renforcement du dépistage, une offre d’accompagnement, un traitement précoce des infections VIH et un traitement pré-exposition (PrEP). Lancée en mai 2017, cette étude soutenue par le sidaction, la région ile-deFrance et la mairie de Paris, est placée sous la responsabilité conjointe du Pr Jean- Michel Molina (hôpital Saint-Louis, AP-HP) investigateur coordinateur, et du Dr Jade Ghosn (hôpital Hotel-Dieu, AP-HP) et de Mme Daniela Rojas-Castro (Association AIDES), co-investigateurs. ANRS Prevenir prévoit l’inclusion d’ici 2019 de 3 000 volontaires et leur suivi jusqu’en 2020.

Pour en savoir plus
www.prevenir.anrs.fr
Facebook @ANRSprevenir
Twitter @anrs_prevenir


L'ANRS est une agence de moyens et de coordination de la recherche sur le VIH/sida et les hépatites. L’ANRS a pour objet l’animation, l’évaluation, la coordination et le financement des programmes de recherche, quel que soit le domaine scientifique concerné (recherches fondamentale, clinique, en santé publique, sur le vaccin). L’ANRS fédère en France comme à l’étranger des chercheurs de toutes disciplines. Son budget annuel, environ 50 millions d’euros, lui est attribué en majorité par le ministère en charge de la recherche ainsi que par le ministère de la santé. Depuis 2012, l’ANRS est une agence autonome de l’Inserm. Au total, plus de 500 projets de recherche et allocations sont soutenus par l’ANRS.

http://www.anrs.fr/fr/actualites/519/1e ... s-prevenir

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 24 Jl 2018 - 18:44
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ANRS TASP : BÉNÉFICES D’UN DÉPISTAGE À DOMICILE ET DE CLINIQUES DE PROXIMITÉ EN AFRIQUE DU SUD



L’essai ANRS TasP coordonnée par Joanna Orne-Gliemann (Inserm) et Collins Iwuji (AHRI) a permis de conclure que, dans une population rurale d’Afrique du Sud fortement touchée par le VIH, une proposition répétée de dépistage à domicile ainsi qu’une mise à disposition de cliniques de prise en charge de proximité permettaient d’augmenter la proportion de patients sous traitement et présentant une charge virale indétectable. Ces résultats font l’objet d’une communication orale par Joseph Larmarange (IRD) ce mardi 24 Juillet lors de la 22e conférence internationale sur le VIH/SIDA, AIDS 2018, qui se déroule à Amsterdam du 23 au 27 juillet 2018.

La stratégie Universal Test and treat (UTT) évaluée par l’essai ANRS TasP (treatment as prevention) dans une région rurale d’Afrique du Sud particulièrement touchée par le VIH, vise à augmenter la proportion des personnes vivant avec le VIH, diagnostiquées, sous traitement et présentant une charge virale indétectable. Les premiers résultats de cet essai, présentés lors de la conférence AIDS 2016 à Durban, en Afrique du Sud et publiés dans la revue Lancet HIV fin 2017, n’avaient pas montré d’impact de cette stratégie sur la transmission (incidence) du VIH à l’échelle de la population. Dans cette nouvelle analyse, les chercheurs se sont penchés sur l’impact de l’essai sur la cascade de soin des personnes diagnostiquées avec une infection par le VIH. Joseph Larmarange et ses collaborateurs ont, en effet, étudié le parcours de soin des personnes infectées par le VIH en population générale dont le but ultime est d’atteindre une charge virale indétectable sous traitement antirétroviral.

Lors de l’essai ANRS TasP, 28 155 personnes ont été incluses pendant 3 ans, de 2013 à 2016. Elles ont bénéficié d’un dépistage du VIH répété tous les six mois ainsi que de la mise en place de cliniques de proximité et ont été réparties en deux bras. Dans le bras contrôle, le traitement antirétroviral était initié en fonction du nombre de lymphocytes T CD4+ selon les recommandations nationales en vigueur lors de l’étude. Dans le bras interventionnel, le traitement antirétroviral était initié quel que soit le nombre de lymphocytes T CD4+. En 3 ans, 8 646 patients infectés par le VIH ont été suivis.

Au cours de l’étude, les chercheurs ont pu observer une augmentation significative de personnes présentant une charge virale indétectable au sein de la population de personnes infectées suivies. Ainsi 29% des personnes infectées par le VIH inclus dans le bras intervention présentaient une charge virale indétectable au début de l’essai et 46% à la fin et il en était de même pour le bras contrôle où l’on passait de 32% de personnes en suppression virale à 45%.

Les scientifiques ont voulu connaître les facteurs ayant joué un rôle dans cette amélioration de la proportion de patients présentant un contrôle de la charge virale. Leur analyse a montré que cette évolution était principalement associée à la mise en place du dépistage répété à domicile et des cliniques de proximité. Ils ont également noté une petite amélioration due à une évolution du contexte national (ces effets structurels étaient indépendants de l’essai ANRS TasP). Cependant, l’évolution de la proportion de personnes présentant une charge virale indétectable n’était pas significativement différente entre les deux bras de l’essai, ce qui explique en partie, l’absence de différence en matière d’incidence du VIH.

Ainsi, ces résultats permettent de compléter les résultats principaux de l’essais ANRS TasP présentés lors de la conférence AIDS 2016 et publiés en décembre 2017. Ils montrent en effet que la proposition d’un dépistage répété à domicile et la mise en place de cliniques de proximité ont permis d’améliorer la cascade de soins dans une population rurale d’Afrique du Sud fortement touchée par le VIH, même si cette amélioration est inférieure à celle qui était espérée. Ainsi, parmi les personnes infectées par le VIH, le nombre de celles sous traitement et présentant une charge virale indétectable a significativement augmenté.

L’essai ANRS TasP est l’un des cinq essais randomisés internationaux visant à évaluer l’efficacité de la stratégie UTT (Universal Test and Treat) sur la réduction de la transmission du VIH au sein de populations fortement touchées. Il a été mené entre 2012 et 2016 dans la région rurale du KwaZulu-Natal, qui possède l’une des plus fortes prévalences du VIH au monde.
Les premiers résultats de cet essai, présentés lors de la conférence IAS 2016 avaient montré que malgré une excellente acceptation du dépistage répété à domicile et une très bonne réponse au traitement antirétroviral pour les personnes séropositives qui décident de le démarrer, l’entrée dans les soins des personnes diagnostiquées séropositives pour le VIH n’était pas suffisamment fréquente et rapide pour réduire significativement la transmission du VIH au niveau de la population. Ces résultats ont été publiés dans le Lancet HIV.
Un symposium présentera mardi 24 juillet à 11h, une analyse comparative de ces cinq essais dont l’essai TasP «From trials to programmes: Lessons learned from four trials of Universal Testing and Treatment (UTT) in Sub-Saharan Africa » .

http://www.anrs.fr/fr/actualites/521/an ... en-afrique

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 24 Jl 2018 - 18:57
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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 24 Jl 2018 - 19:01
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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 24 Jl 2018 - 19:40
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http://www.aidsmap.com/page/3312737

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 25 Jl 2018 - 03:50
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MARCHE DES ACTIVISTES : LA MAGIE N'A PAS OPÉRÉ

En ce premier jour de la conférence Aids 2018, tous les activistes de la lutte contre le sida étaient prêts et motivés pour un des temps fort : la marche militante pour que nos revendications et combats sortent des murs du centre des congrès et associe la population locale.



Pour avoir eu la chance et la joie d'en vivre plusieurs, c'est vrai que ces marches ont de la gueule, c'est un peu notre marche des fiertés des militants-es de la lutte contre le sida.

À Washington, des cars entiers étaient venus des 50 États avec des personnes vivant avec le VIH pour la plupart dans des états de santé indigne du pays où le dollar est roi. Certaines étaient venues avec leur déambulateur, en chaise roulante, avec leur douleur, leurs maux et leurs sourires alors que le système de santé ultra libéral qu’elles connaissent laisse sur le bord du chemin les plus démunis, les plus faibles et les personnes malades. La révolte s'entendait dans les slogans et se lisait sur les visages fermés des manifestants-es venus crier la colère face à de telles injustices devant les fenêtres de la Maison blanche. En écrivant ces lignes malgré la forte chaleur d’Amsterdam, un frisson me parcourt en y repensant.

A Durban (Afrique du Sud), toute autre ambiance quand les 10 000 participants-es ont convergé vers le Zulu Park. Ce sont les chants des différentes ethnies du pays qui ont ponctué le début de la grande marche activiste. L'ambiance n'était pas que festive. A l'initiative de Tac (Traitment action campaign), la plus importante association de personnes touchées en Afrique du Sud, les principaux combats ont été scandés devant la foule sud-africaine présente en masse : l'accès aux traitements pour tous, la baisse inexorable des financements internationaux contre l'épidémie ou encore la fin de la stigmatisation des groupes les plus vulnérables au VIH.

A notre arrivée en avance, pour la marche hollandaise, j'ai eu une première surprise en découvrant la taille de la place où les activistes étaient attendus. Elle était à peu près aussi grande que celle de mon village d'enfance de 1 000 habitants perdu dans les vignes autour de Saintes et Cognac. Lors des discours d'ouverture de la marche, des activistes ont été mis à l'honneur pour avoir marché de Bruxelles à Amsterdam pour attirer l'attention des populations européennes rencontrées. Signe précurseur peut-être, mais cette belle initiative n'a pas rencontré le succès ni l'écho attendus. Puis la petite troupe d'activistes présents a commencé à s'ébranler dans les rues entre les beaux canaux et les jolies maisons aux balcons fleuris ... dans un silence étourdissant malgré nos tentatives à coup de cornes de brune de lancer des slogans dans l'indifférence quasi générale de la population. En fait quelques minutes de fermeture auraient suffi en raison de la faible mobilisation de cette marche dite activiste et d’un rythme de marche, très soutenu, poussés à avancer que nous étions par l'encadrement. Cette marche où des personnes séropositives sont présentes, avec pour certaines un état de santé difficile, et bien, moi-même, pour d'autres raisons de santé, je n'ai jamais réussi à la rattraper malgré mes efforts. Espérons que ce premier jour de conférence ne sera pas à l'image de la mobilisation activiste en Europe et de l'implication des populations et des États.

Personnellement je n'ai pas eu le frisson que j’avais connu précédemment. C’est l'ennui qui m'a envahi ici. La magie n'a pas opéré !

https://www.seronet.info/turbulence/mar ... pere-82437

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 25 Jl 2018 - 03:57
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AIDS 2018 : EN MARCHE, DROITS DEVANT !

Briser les barrières, construire des ponts. Dans la ville aux mille canaux, la 22e édition de la conférence mondiale sur le sida s’est ouverte sur les doutes quant aux engagements pris par les plus puissants et les inquiétudes des activistes de terrain quant aux reculs observés sur le terrain. C’est le défi des cinq prochains jours : l’engagement, la sagesse et la connaissance partagés des 15 000 participants et 3 000 abstracts et présentations, doivent permettre de réussir à atteindre la fin de l'épidémie. La marche dans les rues d’Amsterdam, suivie de la cérémonie d’ouverture, ont incarné lundi 23 juillet le besoin d’avancer vers le même but, en tissant l’indispensable lien entre santé et droits, pour la prochaine génération.



Difficile d’imaginer que les deux années depuis la précédente conférence à Durban soient passées si vite. Difficile aussi de dire si le monde et les constats qui les accompagnent ont vraiment changé. En tout cas, jamais une conférence n’a eu autant la pression d’être celle du tournant dans la réponse à la pire épidémie que nous connaissons. Car, tout le monde le reconnait, à notre rythme actuel, les objectifs de 2020, le fameux 90-90-90, ne seront pas atteints !

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l’Organisation mondiale de la Santé, l’a même reconnu en conférence de presse lundi après-midi : "Au rythme de mise sous traitement actuel, il sera très difficile d’atteindre les objectifs 90-90-90 d’ici 2020. C’est pour cela que je parlais de mes inquiétudes concernant la réponse à l’épidémie, qui n’est pas aussi forte qu’elle devrait l’être". Pas comme prévu mais surtout, pas comme promis. C’est ce que sont venus rappeler les activistes ce lundi après-midi, sous un soleil aussi lourd et harassant que le contexte actuel de la lutte contre le VIH. Face à la complaisance des dirigeants mondiaux sur la promotion des droits et des lois protectrices des plus vulnérables à l’épidémie, mais aussi devant le désengagement financier des plus riches du monde, les activistes veulent rappeler leur objectif commun : aller vers zéro [discriminations, nouvelles contaminations, violences]. Mais allons-nous réussir ? Sillonnant les rues de la capitale des Pays-Bas, près de mille personnes ont voulu rappeler les besoins critiques de la société civile. Et pour certains-es militants-es présents-es à Durban, le relatif petit contingent de cette marche, supposée mondiale, illustre la relative inertie d’un mouvement qui pourtant a désespérément besoin d’une relance.

Linda-Gail Bekker, actuelle présidente de la société internationale sur le sida (IAS), tient à rappeler les immenses progrès accomplis depuis la précédente conférence d’Amsterdam, en 1992. Elle salue le travail de fond entamé par son organisation depuis Durban pour porter cette conférence comme la plus grande réunion de la jeunesse activiste contre le sida, mais que la route reste longue et les problèmes si nombreux. "Assez, c’est assez", s’exclame-t-elle, pour dénoncer le sexisme qui plonge dans le silence et qui rend invisibles beaucoup de femmes dans la lutte contre l’épidémie. Lors de la cérémonie d’ouverture, cela a été rappelé par des intervenants-es, jusqu’à la Princesse Mabel de la famille royale hollandaise. Celle-ci le dit sans ambages : la plupart des reculs de la lutte sont dus à un désengagement et un sous-financement de programmes d’éducation à la santé sexuelle et de protection des jeunes filles contre les violences et les mariages forcés. En Afrique, les jeunes filles représentent 25 % des nouvelles infections au VIH. Elles représentent le lien entre le combat de santé publique d’accès aux outils contre le VIH, mais aussi celui, jumeau, pour la défense et promotion des droits des personnes les plus exposées au VIH. "Les droits s’acquièrent puis se défendent jusqu’au bout, tous les jours", rappelle un activiste kenyan à la tribune.

Cette cérémonie d’ouverture de la conférence d’Amsterdam est aussi un moment de symboles et de visibilité. Le nouveau directeur de l’IAS, Kevin Osbourne est annoncé. Il sera le premier président de l’IAS ouvertement séropositif. Comme Conchita Wurst, la véritable star de la soirée. La chanteuse est revenue sur la révélation de son statut sérologique, menacée d’outing par son ex. "C’était ma plus grande peur, et je l’ai vaincue et j’en ai parlé. Voici ma plus belle réponse. Car avec mon traitement je suis en bonne santé. Je veux dire par cela que vous pouvez nous toucher, nous embrasser, nous aimer comme n’importe qui", défend la gagnante de l’Eurovision 2015, devenue icône gay avant de devenir une des rares célébrités ouvertement séropositives. "Pour mette fin au stigma sur le VIH/sida, il faut parler, entendre et écouter les personnes comme sur n’importe quel autre sujet. Nous méritons de vivre dans un monde sans VIH". Embrasser la diversité de toutes et tous, c’est aussi l’un des messages clés des activistes invités à monter sur scène pour cette cérémonie. Les minorités les plus criminalisées sont à la fois les victimes et les acteurs-trices incontournables de la victoire éventuelle contre la menace que demeure cette pandémie, 35 ans après.

Chassez le virus, pas les personnes, c’est tout l’enjeu et le slogan d’activistes qui s’alarment du nombre croissant de lois anti-migration qui privent les personnes de dignité, de droits et de prévention. Car en 2020, l’année où on examinera si les objectifs fixés sont atteints, la conférence aura lieu aux États-Unis, sous l’administration Trump. Un paradoxe d’une lutte qui n’a jamais su autant comment gagner, mais qui n’a jamais autant peiné pour atteindre les personnes plus éloignées de cette réponse mondiale. Sortir des invocations et passer à l’action, c’est aussi la responsabilité que se donnent les participants-es d’Amsterdam. Au boulot !

https://www.seronet.info/article/aids-2 ... vant-82436

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 25 Jl 2018 - 04:27
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Communiqué – Coalition PLUS , Hépatite C : le parcours du combattant pour se faire soigner



Etude dans 5 pays à revenu intermédiaire

Alors qu’ils guérissent efficacement de l’hépatite C, les traitements dits « d’action directe » restent quasiment inaccessibles même dans les pays où ils sont disponibles à prix réduit. Soigner cette infection virale, qui attaque le foie jusqu’à entraîner la mort par cirrhose ou cancer, est en réalité un vrai parcours du combattant. C’est ce que révèle, en amont de la journée mondiale contre les hépatites (28 juillet), l’étude que Coalition PLUS a menée dans cinq pays à revenu intermédiaire (Maroc, Inde, Indonésie, Malaisie et Thaïlande), « Analyse des politiques publiques de lutte contre l’hépatite C par l’expérience communautaire » [1].

Face à l’épidémie mondiale de l’hépatite C (VHC), le Maroc, l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande font partie des rares pays à disposer non seulement de médicaments génériques à prix réduits mais aussi d’un budget dédié à la santé publique relativement important. Néanmoins, l’étude de Coalition PLUS démontre que le processus de prise en charge des personnes vivant avec l’hépatite C reste désastreux dans ces 5 pays à revenu intermédiaire.

En effet, fondée sur des entretiens réalisés auprès de 51 professionnels de santé spécialisés dans le VHC et de 240 personnes injectrices de drogues et/ou co-infectées au VIH et VHC [2], notre étude donne à voir les multiples barrières qui rendent l’accès aux diagnostiques et aux traitements extrêmement difficile, voire impossible pour un très grand nombre.

L’absence de prise de conscience

Dans les entretiens réalisés, autant les professionnels de santé que les bénéficiaires de services dénoncent le manque de sensibilisation sur le VHC et le déficit d’informations de qualité, facilement accessibles et mobilisables par le grand public. Les professionnels de santé pointent également le manque de formation sur le VHC et les temps d’échanges insuffisants avec les patients pour leur délivrer des informations de qualité.

L’inefficacité de la chaîne de soins

L’étude démontre par ailleurs que les services ne sont adaptés ni aux besoins, ni aux modes de vie, ni aux capacités financières des personnes qui sont censées en bénéficier. Tout d’abord, le parcours pour accéder aux examens biologiques permettant de réaliser des diagnostiques approfondis est décrit dans les entretiens comme coûteux, long et complexe. Les personnes interrogées évoquent en effet des déplacements fréquents et chers, qui en outre font perdre des journées de travail et donc de salaire aux patients. Les temps d’attente de deux à trois semaines avant d’obtenir les résultats d’analyse sont également de nature à freiner et alourdir le suivi de l’infection, ainsi que l’initiation du traitement.

Des traitements qui sont régulièrement en rupture de stock, même dans les capitales, comme cela a été dénoncé par les participants de l’étude à Dehli et à Jakarta. En outre, espérer bénéficier de la gratuité des traitements via les programmes gouvernementaux est souvent une vrai gageure. A Dehli, il faut se rendre une fois par mois à l’hôpital où faire la queue durant des heures pour obtenir un renouvellement de médicaments sans payer. En Thaïlande, ce sont les médecins qui imposent des conditions particulièrement drastiques aux patients, comme de s’abstenir de consommer des drogues pendant au moins six mois pour pouvoir accéder aux précieux médicaments. Résultats, les patients désertent les soins, alors qu’ils ont pourtant franchi l’étape déterminante du dépistage et les « perdus de vue » se multiplient.

Urgence à réformer en profondeur

Pour réussir à traiter 80% des 71 millions de personnes infectées à VHC d’ici à 2030, comme s’y sont engagés les Etats au sein des Nations Unies, il est urgent de lancer dès à présent des opérations de communication d’ampleur nationale et de réorganiser les services de soins pour les rendre plus opérationnels et accessibles. Aujourd’hui dans le monde, seulement 12% des personnes vivant avec le VHC sont dépistées et 4,2% ont accès à un traitement [2]. Et contrairement à ceux liés au sida, le nombre de décès causés par le VHC ne cesse d’augmenter.

Nous, associations communautaire de lutte contre le VIH et le VHC unies au sein de Coalition PLUS, demandons aux gouvernements :

• Des outils et des campagnes nationales d’information sur le VHC
• Un renforcement de la formation des professionnels de santé
• Une simplification du protocole de soins
• Une décentralisation des services VHC
• Une intégration des services VHC dans les programmes VIH et de réduction des risques

Conférence de presse à AIDS 2018 Amsterdam (en anglais)

Quelles avancées réelles dans l’élimination du VHC dans 5 pays à revenus intermédiaires ?

Jour/heure : mercredi 25 juillet, 13h-13h45

Lieu : PCR1, salle G106-107, niveau 1 of RAI Amsterdam

Participants : Maria Donatelli, Coalition PLUS (France) ;

Mehdi Karkouri, ALCS (Maroc) ; Caroline Thomas PKNI (Indonésie)

Sources :

[1] « Mind the Gap, HCV Policies Versus Community Experiences », executive summary, Coalition PLUS, 2018 : http://www.coalitionplus.org/wordpress/ ... -final.pdf

[2] « Report on access to hepatitis C treatment », OMS, 2018 : http://www.who.int/hepatitis/news-event ... ssages/en/

Projet sur l’accès aux traitements anti-VHC

Financé par UNITAID, coordonné par Coalition PLUS et mis en œuvre dans 7 pays à revenu intermédiaire (Brésil, Colombie, Inde, Indonésie, Malaisie, Maroc et Thaïlande), ce projet consiste à nouer des partenariats avec des associations communautaires engagées dans la lutte contre le VHC pour rendre le dépistage, le diagnostique et les traitements (dont les génériques) plus accessibles. Dans ce cadre, Coalition PLUS fournit des ressources techniques et financières et encourage une plus forte collaboration internationale.

http://www.coalitionplus.org/communique ... e-soigner/

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 25 Jl 2018 - 04:36
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Recherche sur une cure du VIH dans le monde : vue d'ensemble



La conférence internationale sur le sida a été précédée de nombreuses rencontres satellitaires, parmi lesquelles l’atelier « HIV Cure Research », dont l’édition 2018 était fortement axée sur l’interaction entre chercheurs et communautés.

Après l’évocation émouvante de l’importance du rêve dans nos vies – le chemin doré du Magicien d’Oz - par l’activiste américain Michael Louella, la professeure Jintanat Ananworanich du US Military HIV Research Program a présenté un état des lieux de la recherche sur une cure - rémission - du VIH à travers le monde. Selon elle, ce vaste programme peut être compris comme un triptyque : la recherche fondamentale, les essais d’intervention et les sciences humaines.

La recherche fondamentale – ou « science du banc » – a pour objectif l’approfondissement des connaissances sur la persistance du VIH dans l’organisme et le contrôle du VIH par le système immunitaire. Elle tente de définir des approches curatives du VIH, en fonction des populations, de l’âge et du genre des personnes, des divers sous-types du VIH, des facteurs génétiques, des différents tissus de l’organisme, des maladies opportunistes et tropicales, de l’état nutritionnel et des traitements antirétroviraux.

Englobant des études sur l’animal et sur l’homme, les interventions sont évaluées, soit seules, soit en association avec d’autres : traitements très précoces du VIH ; agents de réversion de la latence du VIH ; immunothérapies ; thérapies géniques et cellulaires. Peu nombreux sont les participants à ces études, qui peuvent être randomisées, comporter des bras de comparaison et, parfois, permettre l’interruption très encadrée et observée du traitement antirétroviral (on parle alors d’interruption analytique du traitement).

Ces interventions sont envisagées dans deux stratégies contre le virus, largement débattues par la suite dans l’atelier :

• « choquer et tuer » : il s’agit, chez des personnes dont le virus est contrôlé par le traitement antirétroviral, de « réveiller » des cellules latentes infectées par le VIH, pour détruire aussitôt les virus produits d’une part et détruire les cellules latentes d’autre part, avec des anticorps, des vaccins, des cellules produites par ingénierie.
• « bloquer et verrouiller » le VIH : plutôt que de réveiller ces cellules latentes, il s'agit de les maintenir en sommeil le plus longtemps possible, sinon définitivement (contrairement à la première stratégie décrite ci-dessus, celle-ci ne fait pas encore l’objet de recherches sur l’homme).
Enfin, les sciences humaines portent sur les questions d’éthique et de comportement des personnes éventuellement amenées à participer à des recherches sur une cure. Comment interpréter leurs décisions concernant ces études ? Quelles sont leurs perceptions des risques et des avantages liés à cette participation, ou encore leurs attitudes vis-à-vis de ces recherches ? Quel pourrait être l’impact de leur participation au plan individuel et au plan sociétal ?

Pourquoi, par exemple, des personnes participeraient-elles à une recherche sur la cure du VIH, ou, au contraire, rejetteraient-elles cette possibilité ? Plusieurs enquêtes auprès des communautés avaient déjà fourni quelques réponses à ces questions[1]. Jintanat Ananworanich est revenue sur l’une d’elle, conduite en Thaïlande, parmi une cohorte de personnes recrutées en phase aiguë de leur infection par le VIH, et par conséquent accoutumées aux recherches[2].

Alors que les personnes qui acceptaient de participer à une recherche sur la cure voyaient un avantage majeur dans l’interruption de leur traitement, celles qui rejetaient cette participation s’inquiétaient particulièrement des risques potentiels de ladite recherche. Par ailleurs, dans les deux groupes, la majorité des personnes se déclaraient satisfaites de leur décision, et se révélaient ainsi comme étant probablement difficiles à convaincre d’adopter une position plus mitigée.

Dans un atelier ayant pour trame l’interaction entre chercheurs et personnes issues des communautés, ces résultats ont rappelé combien il demeurait crucial de prendre réellement en compte la parole de ces dernières, sans lesquelles aucune recherche sur une cure du VIH – qu’il s’agisse de rémission ou d’éradication – ne peut progresser.

https://transversalmag.fr/articles/811- ... d-ensemble

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Sujet du message: AIDS 2018 Amsterdam  MessagePosté le: 25 Jl 2018 - 04:45
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Elton John et le prince Harry mobilisés contre la transmission du VIH

Le chanteur Elton John et le prince Harry ont annoncé mardi à Amsterdam le lancement d'un nouveau financement international de 1,2 milliard de dollars afin de "briser le cycle" de la transmission du VIH, en visant les jeunes hommes, chez qui les infections au virus VIH sont en hausse.

"Les jeunes sont le seul groupe d'âge où les infections au VIH sont en augmentation et non en baisse", a déploré le chanteur militant en annonçant le lancement de "MenStar Coalition" au deuxième jour de la conférence internationale sur le sida.

Cette initiative réunit différents partenaires, dont l'organisation des Nations unies Unitaid et le plan d'aide d'urgence américain PEPFAR.

Selon Elton John, les hommes entre 24 et 35 ans ont un accès aux dépistages et aux traitements qui se trouve "à un taux inacceptable".

Dans le passé, beaucoup a été fait pour protéger les femmes et les jeunes filles, mais "nous ne pouvons pas régler ce problème en nous occupant seulement de la moitié" des personnes concernées. "Si nous voulons gagner ce combat, nous devons faire en sorte que les hommes fassent partie de la solution", a-t-il insisté.

Des milliers de délégués sont réunis depuis lundi pour une conférence de cinq jours sur le sida, alors qu'un relâchement dans la prévention, conjugué à une baisse des financements internationaux, fait craindre un rebond de l'épidémie.

"Les progrès pour lesquels nous nous sommes battus sont mis à mal par une complaisance dangereuse", a mis en garde le prince Harry aux auditeurs. L'initiative "MenStar Coalition" se concentrera sur "le travail compliqué mais essentiel à accomplir afin de réellement changer les mentalités".

https://amp.lepoint.fr/2238661

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