Hépatites et Co-Infections
Partage et entraide
Aux nouveaux inscrits...




Favoris
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
Auteur Message
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Jn 2018 - 07:03
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22827
Localisation: Hyères
La fatigue s’améliore chez plus de la moitié des personnes guéries de l’hépatite C

Chez plus de la moitié des personnes ayant guéri de l’hépatite C, la fatigue s’est améliorée 12 semaines après la fin du traitement, ont rapporté des chercheurs lors du Congrès international sur le foie 2018 tenu à Paris.

La fatigue est un symptôme courant de l’hépatite C.

Dans cette étude, il s’agissait d’une analyse secondaire de personnes guéries de l’hépatite C par un traitement incluant le sofosbuvir. Les 6 113 participants ont également rempli un questionnaire (échelle FACIT-F) comportant 13 questions sur la fatigue avant de suivre le traitement et à nouveau 12 semaines après la fin du traitement.
Un peu plus du tiers des participants souffraient de lésions hépatiques graves (cirrhose).

45% des participants ont bénéficié d’une amélioration de leur fatigue par rapport à la période d’avant le traitement, et 12 % d’entre eux disaient ne plus éprouver de fatigue ou n’éprouvaient qu’une fatigue minime. 42% des personnes souffrant de fatigue grave n’ont pas connu d’amélioration de leur score de fatigue.

L’amélioration de la fatigue était plus susceptible de se produire chez les personnes plus jeunes, les personnes sans cirrhose et les personnes ayant le moins d’affections médicales. La dépression, l’anxiété, l’insomnie, le diabète de type 2, la cirrhose et l’infection au VIH étaient associés à l’absence d’une amélioration de la fatigue. Notons que toutes ces affections peuvent causer la fatigue.

Selon les chercheurs, « Un suivi à plus long terme des personnes souffrant de fatigue grave serait utile afin d’aboutir à une compréhension plus claire de la probabilité d’une amélioration après la consultation RVS12, de la vitesse du rétablissement et des facteurs de risque à plus long terme de persistance de la fatigue après la guérison de l’hépatite C ». (infohep.org, mai 2018, en anglais)

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Jn 2018 - 07:06
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22827
Localisation: Hyères
Le dépistage de l’hépatite C aux points de services se révèle acceptable et faisable pour les personnes qui s’injectent des drogues

Le dépistage de l’hépatite C aux points de service s’est révélé acceptable et faisable pour les personnes qui s’injectaient des drogues, ont rapporté des chercheurs lors du Congrès international sur le foie 2018 tenu à Paris.

Dans un programme d’aiguilles et de seringues d’Australie, les chercheurs ont identifié 174 personnes qu’ils considéraient comme courant un risque élevé de contracter l’hépatite C. Les participants ont été testés pour la présence d’anticorps anti-hépatite C au moyen d’un frottis buccal. Lorsque le résultat s’avérait positif, on faisait ensuite passer un test de recherche de l’ARN VHC dont le résultat était prêt au bout d’une heure et demie.

Les résultats étaient communiqués le jour même au site du dépistage, par téléphone ou texto ou encore lors d’une consultation ultérieure à la clinique.

Sur l’ensemble des participants, 86 % (150 personnes) ont reçu un résultat positif pour la présence d’anticorps anti-hépatite C; sur ce nombre, 140 (93 %) ont passé le test de recherche de l’ARN VHC, et ce dernier s’est révélé positif chez 54 % d’entre eux (76 personnes).

La majorité des participants ont choisi de recevoir leurs résultats par téléphone ou message texte (61 %), alors que seulement 5 % d’entre eux sont restés au site pour attendre les résultats. Soixante-sept participants ne sont pas retournés chercher leurs résultats dans un délai de quatre semaines, mais 40 d’entre eux ont été dirigés vers des soins par les responsables de l’étude durant cette période.

La plupart des participants (85 %) ont préféré le dépistage aux points de service au processus de dépistage de l’hépatite C standard, lequel peut mettre une ou deux semaines à produire un résultat.

Selon les chercheurs, « Les délais de retour des résultats étaient trop longs pour [permettre aux participants] de recevoir les résultats sur place le même jour, mais malgré cela, nous avons obtenu de bons taux de suivi, ce qui révèle que ce modèle peut réussir à orienter les personnes qui s’injectent des drogues vers des soins pour l’hépatite C ». (Healio.com, avril 2018, en anglais)

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Jn 2018 - 07:07
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22827
Localisation: Hyères
La combinaison du traitement de l’hépatite C et du TSO améliore l’observance thérapeutique chez les personnes qui utilisent des opiacés

L’offre d’un traitement de l’hépatite C combiné à un traitement de substitution aux opiacés a aidé à améliorer l’observance thérapeutique parmi des personnes qui s’injectaient des drogues, ont rapporté des chercheurs lors du Congrès international sur le foie 2018 tenu à Paris.

L’étude a porté sur 90 participants qui s’étaient injecté des opioïdes au cours des trois mois précédents, qui n’avaient jamais reçu de traitement par antiviraux à action directe et qui avaient fréquenté un centre de réduction des méfaits urbain à Washington, D.C.

Environ les trois quarts des participants étaient des hommes, la majorité était de race noire (90 %) et l’âge médian était de 56 ans. La moitié des participants avaient un logement instable, et plus de 90 % d’entre eux avaient été en prison.

Soixante pour cent des participants s’injectaient des opioïdes au moins une fois par jour, et plus du quart d’entre eux disaient avoir partagé du matériel pour s’injecter.

Les participants ont reçu Epclusa pendant 12 semaines. Epclusa est une combinaison de deux antiviraux à action directe (AAD), soit le sofosbuvir et le velpatasvir. Ces deux médicaments sont combinés dans un seul comprimé qui se prend une fois par jour. Epclusa est efficace contre tous les génotypes du virus de l’hépatite C.

Les participants avaient également l’option de recevoir de la buprénorphine, un médicament qui soulage les symptômes du sevrage aux opiacés et qui réduit les envies d’en consommer. Ce médicament était administré en même temps qu’Epclusa.

Environ le tiers des participants (30 %) prenaient déjà de la buprénorphine au début de l’étude; 39 autres personnes (43 %) ont commencé à en prendre, et 22 personnes (24 %) n’ont utilisé aucun traitement de substitution médicamenteux.

Au moment de l’analyse, 55 participants avaient atteint la 24e semaine du suivi post-traitement. Parmi les 46 personnes pour lesquelles on disposait de données sur la charge virale, 91 % étaient guéries de l’hépatite C. Sur un total de 55 personnes, 76 % ont guéri, 13 % ont manqué la consultation au site de l’étude, 7 % n’ont pas guéri, 2 % sont mortes et 2 % attendaient encore leurs résultats.

Les personnes qui suivaient déjà un traitement de substitution aux opioïdes au début de l’étude ou qui ont commencé à prendre de la buprénorphine durant celle-ci étaient considérablement plus enclines à assister à leurs consultations en clinique que les personnes ne recevant aucun traitement de substitution médicamenteux. Les taux d’assistance à la semaine quatre ont été de 95 %, de 89 % et 71 %, respectivement. L’assistance a été la plus faible à la semaine 12 (86 %, 81 % et 40 %, respectivement), mais a augmenté de nouveau avant la semaine 24 (88 %, 86 % et 67 %).

Selon les chercheurs, « Le traitement de l’hépatite C pourrait fournir une occasion cruciale non seulement pour guérir l’hépatite C, mais aussi pour prévenir simultanément la ré-infection et traiter le trouble de consommation des opioïdes chez les [personnes qui s’injectent des drogues] marginalisées à haut risque ». (infohep.org, mai 2018, en anglais)

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Jl 2018 - 15:45
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22827
Localisation: Hyères
Le traitement du VHC et les populations particulières
Pr Jean-Pierre BRONOWICKI

https://youtu.be/x-DoiLluKsM

La tolérance rénale des antiviraux directs
Pr Stanislas POL

https://youtu.be/5jyuDJ8EFlY

Doit-on encore parler de cirrhose en 2018 ?
Dr Audrey Coilly

https://youtu.be/nL2mbxHp0qQ

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Jl 2018 - 06:31
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22827
Localisation: Hyères
Les soins multidisciplinaires aident à prévenir la réinfection

Aucun cas de réinfection n’a été recensé parmi des personnes qui utilisaient des drogues et qui avaient reçu des soins multidisciplinaires avant, pendant et après leur traitement contre l’hépatite C, ont rapporté des chercheurs lors du Congrès international sur le foie tenu à Paris, en France.

Les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux de 148 personnes atteintes d’hépatite C qui utilisaient des drogues et qui fréquentaient le Centre des maladies infectieuses de Vancouver.

La majorité des participants se composait d’hommes (79 %) et leur âge moyen était de 69 ans. La plupart consommaient de l’héroïne (66 %) et 44 % d’entre eux consommaient de la cocaïne; certaines personnes prenaient les deux drogues.

Tous les participants ont reçu un traitement par antiviraux à action directe (AAD) entre juin 2015 et mai 2017. Les médicaments les plus couramment utilisés étaient Epclusa, Harvoni, Holkira Pak et Zepatier. Tous les participants ont guéri de l’hépatite C.

Les participants ont également reçu des soins multidisciplinaires incluant des soins médicaux généraux, des soins de santé mentale et du soutien pour les problèmes de consommation de substances et les besoins d’ordre social.

Après une période de soins moyenne de 66 semaines, aucun participant n’a été réinfecté par l’hépatite C, et aucune surdose de drogue fatale ne s’est produite.

Il est possible que les soins multidisciplinaires et les services fournis par la clinique n’aient pas seulement aidé à prévenir la réinfection par l’hépatite C, mais aussi les surdoses fatales. (catie.ca, juin 2018)

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
nega
Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Jl 2018 - 01:41
Potô du site


Inscrit le: 25 Avr 2012
Messages: 2027

Citation:
leur âge moyen était de 69 ans
!

_________________
guérie vhc depuis 4 ans, fibroscan continue de descendre, écho et labo ok
Abécédaire http://www.hepatites.net/index.php?name ... 015#342015
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Août 2018 - 08:09
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22827
Localisation: Hyères
EASL 2018 - Faits marquants de la conférence par le Pr expert Stanislas POL

Quelques 10 000 participants ont été accueillis et plus de 1500 présentations ont été soumises au congrès EASL/International Liver Congress 2018, qui s'est tenu à Paris du 11 au 15 avril.

Ce fut un congrès de transition. Les congrès précédents étaient axés sur l'accroissement incroyablement rapide des connaissances et le développement des thérapies antivirales, à savoir les antiviraux oraux à action directe (AAD).

Tout d'abord, cette période de transition reflète le début de la fin du VHC : les sécurité et efficacité remarquables des AAD ont été établies , ainsi que les bénéfices associés aux soins et à la réduction de l'occurrence des carcinomes hépatocellulaires , des événements cardio-vasculaires et des cancers non hépatiques . Dans la mesure où tous les patients obtiendront une guérison virologique (appelée réponse virologique soutenue et définie par l'absence d'ARN de VHC 12 semaines après l'arrêt du traitement), la prochaine étape consistera à optimiser la cascade des soins en améliorant le dépistage des patients infectées, en particulier pour les populations vulnérables , leur accès aux AAD pangénotypiques et le suivi après guérison pour ceux présentant une fibrose sous-jacente initiale significative. Les messages clés sont l'obtention d'une guérison en l'espace d'une période de traitement plus courte, de 8 semaines, et un meilleur accès aux médicaments génériques. Nous ne devons pas oublier que seuls 3 à 4 millions de patients infectés par le VHC sur 69 millions ont été traités au niveau mondial. La cible de l'OMS pour 2030 (réduction de 90 % des infections et de 60 % de la mortalité liée à l'hépatite) devrait être atteinte dans certains pays comme l'Islande . Mais dans de nombreux autres pays, ces résultats ne seront obtenus qu'en améliorant notablement le dépistage, la réduction des risques et les traitements. Les directives actualisées de l'EASL 2018 sont alignées sur ces objectifs.

Deuxièmement, j'évoque une transition parce que le secteur en expansion des soins du VHB ou des traitements de la NASH (stéatohépatite non alcoolique) n'en est qu'aux prémices. Plusieurs nouveaux médicaments sont en cours de développement et des données très précoces suggèrent un intérêt à diminuer la charge virale du VHB. D'autres données montrent l'intérêt de réduire le taux d'ARN du VHB ou le niveau de HBsAg, qui sont de bon facteurs prédictifs de la séroclairance du HBsAg et qui définissent, avec le paramètre de non-détectabilité de l'ADN du VHB, la notion de « guérison du VHB ». Concernant le traitement du NASH, outre les résultats d'épidémiologie et de diagnostic excitants, des résultats encourageants d'études de phase II associant l'inhibition de diverses cibles à l'analyse histopathologique ont été présentés , notamment une première étude d'association de médicaments. Nous sommes convaincus que ces deux secteurs suivront le même développement que pour le VHC.

Pour la première fois, l'EASL a présenté les directives européennes sur le diagnostic et les soins relatifs au virus de l'hépatite E.

Enfin, les thèmes classiques sur l'hépatologie, l'alcool, l'hépatite auto-immune, la cholangite biliaire primitive, la cholangite sclérosante primitive, les maladies du foie d'origine médicamenteuse et la transplantation hépatique ont été réévalués grâce à des données très récentes en matière d'épidémiologie, de diagnostic , de traitements des maladies cholestatiques, de soutien thérapeutique pour l'abstinence alcoolique et d'épidémiologie évolutive de la transplantation hépatique dans les pays occidentaux .

Un élément d'intérêt fascinant de l'EASL est l'interface entre la recherche fondamentale de haut niveau en hépatologie et la pratique clinique de routine. Cela crée une passerelle très solide pour la recherche transversale, ce qui a été élégamment démontré dans les séances de résumés des meilleures affiches et dans la dernière séance récapitulative (Sheila Sherlock 100ème anniversaire) des présentations orales sur l'hépatite virale, le métabolisme et les maladies, le carcinome hépatocellulaire, les complications de la cirrhose et la transplantation hépatique.

Pr Stanislas POL

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
Montrer les messages depuis:     
Sauter vers:  
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
PNphpBB2 © 2003-2007 
Traduction par : phpBB-fr.com
Page created in 0,53933215141296 seconds.