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19 Sujet du message: JFHOD 2020  MessagePosté le: 03 Jl 2020 - 14:31
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JFHOD 2020



Programme :

https://www.jfhod.com/sites/www.jfhod.c ... fhod_0.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Jl 2020 - 14:33
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Encéphalopathie hépatique
Dominique Thabut

Les 5 points forts

1 Une encéphalopathie hépatique clinique ou minime doit être recherchée chez tous les patients atteints de cirrhose, car il s’agit d’une pathologie sévère, grevant le pronostic et pour laquelle il existe des traitements.
2 Toute première évaluation d'un trouble neurologique chez un patient cirrhotique doit comprendre un bilan clinique et paraclinique pour éliminer un diagnostic différentiel ou associé. Le dosage de l’ammoniémie et une imagerie cérébrale de préférence par IRM sont indispensables. Une valeur normale d’ammoniémie remet en cause le diagnostic d’encéphalopathie hépatique.
3 La correction des facteurs précipitants fait partie intégrante du traitement curatif et préventif de l’encéphalopathie hépatique.
4 Le traitement de la poussée d’encéphalopathie hépatique clinique repose sur la reconnaissance et le traitement du ou des facteur(s) précipitant(s) et sur l’administration d’un disaccharide non absorbable de type lactulose ou lactitol.
5 Un disaccharide non absorbable doit être utilisé pour prévenir la récidive de l’encéphalopathie hépatique, auquel il faut ajouter en cas d’échec de la rifaximine. La rifaximine peut être utilisée seule lorsque le lactulose est mal toléré.

PDF :

https://www.fmcgastro.org/wp-content/up ... Thabut.pdf

https://www.fmcgastro.org/texte-postu/p ... hepatique/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Jl 2020 - 14:36
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Que doit connaître l’hépato-gastroentérologue sur le SARS-Cov2/COVID-19
Philippe Seksik

https://ejfhod.jfhod.com/media/869

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Jl 2020 - 14:37
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Prise en charge en hépatologie dans le contexte du COVID-19
Nathalie Ganne-Carrié

https://ejfhod.jfhod.com/media/871

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Jl 2020 - 14:49
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Étude comparative de la morbidité et de la mortalité
de la transplantation hépatique chez les malades
atteints de maladie vasculaire porto-sinusoïdale
avec hypertension portale
entre 2006 et 2018 à l’hôpital Beaujon

Héloïse Giudicelli (Paris )

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

HASI-iQUEST
Recherche de causes virales des Hépatites Aiguës
Sévères Indéterminées (HASI)

Nicolas Gille (Villejuif)

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

Mortalité de l’hépatite E aiguë chez
l’immunocompétent :
une étude monocentrique chez 131 patients
consécutifs au CHU de Toulouse

Mathilde Castanier (Toulouse)

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

FRÉQUENCE DES HÉPATITES VIRALES
ASSOCIÉES AU CANCER DU FOIE EN FRANCE EN
2017:
ÉTUDE A PARTIR DU SYSTÈME NATIONAL
DES DONNÉES DE SANTÉ

Yao Cyril Kudjawu (Saint-Maurice)

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Jl 2020 - 14:57
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Effet bénéfique de la combinaison fibrates, acide obéticholique et acide ursodésoxycholique dans le traitement de la cholangite biliaire primitive avec réponse incomplète aux thérapies de 2ème
Pierre-Antoine Soret (Paris)

https://www.snfge.org/content/effet-ben ... n-fibrates

La NASH en CHG:
Résultats d’une enquête de
pratique nationale

Armand Garioud (Creil)

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

Analyse par imagerie infrarouge de la fibrose hépatique
chez des malades cirrhotiques avec et sans carcinome
hépatocellulaire

Johanna Moreau (Reims)

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

Facteurs prédictifs de non-réponse à l’acide
ursodésoxycholique après transplantation
hépatique chez les patients transplantés pour une
cholangite biliaire primitive

Léa Duhaut (Villejuif)

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

Etude prospective de l’incidence de la compensation de la fonction
hépatique sur 12 mois dans l’hépatite alcoolique aiguë sévère traitée par
corticoïdes

Elise Lemaître (Lille)

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Jl 2020 - 15:08
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Impact des antiviraux à action directe sur l’évolution de
la cascade de prise en charge de l’hépatite C chronique,
2011 et 2016, France métropolitaine

Cécile Brouard (Paris)

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

Le risque des varices
œsophagiennes nécessitant un
traitement dépend de multiples
facteurs dont le sexe et l’IMC

Paul Cales (Angers)

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

Apport des nouvelles techniques
échocardiographiques dans le diagnostic de la
cardiomyopathie cirrhotique

Wafa Dahmani (Sousse)

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

Maladies vasculaires du foie et procréation
médicalement assistée (PMA)

Audrey Payancé (Clichy-la-Garenne)

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

Analyse comparative de la qualité vie et de la
satisfaction des malades atteints de maladies rares
vasculaires du foie : Une coordination formalisée peutelle répondre à la souffrance morale de ces patients ?

Anne Leclercq (Clichy-la-Garenne)

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

Comparaison des caractéristiques hémodynamiques de la
maladie vasculaire porto-sinusoïdale à celles de la cirrhose.
Etude de 94 cas et 602 témoins.

Nicolas Drilhon (Clichy-la-Garenne)

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

DEPISTAGE PRÉCOCE DE L’ATTEINTE HÉPATIQUE SÉVÈRE CHEZ
LES PATIENTS ATTEINTS DE MUCOVISCIDOSE

Noemi Reboux (Brest)

https://services.y-congress.com/congres ... pdf/co.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Jl 2020 - 15:18
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Cholangite sclérosante primitive : diagnostic et suivi
Olivier Chazouillères

PDF :

https://www.fmcgastro.org/wp-content/up ... lleres.pdf

https://www.fmcgastro.org/texte-postu/p ... -et-suivi/

Dénutrition et carences du patient cirrhotique
Marie-Astrid Piquet

PDF :

https://www.fmcgastro.org/wp-content/up ... Piquet.pdf

https://www.fmcgastro.org/texte-postu/p ... rrhotique/

Prise en charge de l'ascite réfractaire du cirrhotique
Laure Elkrief

PDF :

https://www.fmcgastro.org/wp-content/up ... lkrief.pdf

https://www.fmcgastro.org/texte-postu/p ... rrhotique/

Hyperferritinémie non hémochromatosique : diagnostic et prise en charge
Edouard Bardou-Jacquet

PDF :

https://www.fmcgastro.org/wp-content/up ... Bardou.pdf

https://www.fmcgastro.org/texte-postu/p ... en-charge/

Sevrage en alcool et maladies chroniques du foie
Camille Barrault

PDF :

https://www.fmcgastro.org/wp-content/up ... rrault.pdf

https://www.fmcgastro.org/texte-postu/p ... s-du-foie/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jl 2020 - 07:13
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Retrouver pour les guérir les patients porteurs d'une hépatite chronique C en rupture de suivi : étude REACTI'VHC
J.M. Combis, H. Mendaille, G. Bonnaud

Introduction

L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) est volontiers asymptomatique mais suppose un potentiel évolutif grave, hépatique (cirrhose/carcinome hépatocellulaire) ou extra-hépatique.

Peut-être du fait du caractère silencieux de cette pathologie, l’observance des patients aux préconisations de suivi est régulièrement mise à mal.

En référence aux objectifs définis par l’AFEF d’élimination de l’hépatite C en 2025, il convient d’amener au traitement un maximum de patient infectés par l’hépatite C.

L’objectif de l’étude était de mettre en place un screening de la file active de patients porteurs d’une hépatite chronique C, afin de détecter les patients perdus de vue et de leur proposer la prise en charge de leur pathologie.

Patients et Methodes

Les patients ayant été suivis pour une hépatite C dans notre centre entre 1994 et 2016 étaient inclus dans cette étude rétrospective mono-centrique, à l’exception des patients de plus de 85 ans, des patients adressés uniquement pour un fibroscan et de ceux confiés à une autre équipe médicale. Les patients pour lesquels l’éradication du VHC n’était pas validée étaient contactés par voie téléphonique ou à défaut par courrier. Etaient considérés comme perdus de vue (PDV), les patients non revus en consultation depuis plus de 14 mois.Les caractéristiques des PDV étaient comparés aux non perdus de vue (NPDV). Après information délivrée par une infirmière d’éducation thérapeutique sur l’actualité de l’hépatite C (nouveaux traitements, complications de l’hépatite C), un rendez-vous de consultation était proposé. La réponse à la proposition de prise en charge était rapportée. Le temps de travail de screening de la cohorte ainsi que la durée des appels téléphoniques étaient mesurés afin d’obtenir des données médico-économiques.

Résultats

1733 patients porteurs du VHC ont été pris en charge entre 1994 et 2016. 761 (44%) de ces patients ont à ce jour été inclus dans l’étude. Les résultats sur l’ensemble de la cohorte seront disponibles en décembre 2019 et présentés en mars 2020. Sur ces 761 patients, 293 (38,5%) étaient en rupture du suivi préconisé et recontactés. Les patients PDV étaient majoritairement des hommes (55,6%), 56,7 ans d’âge moyen. 58 patients (20%) avaient une fibrose sévère supérieure ou égale à F3. La répartition par génotype était la suivante : 46% G1, 7,5% G2, 10% G3, 7% G4, 29% autre ou essentiellement non déterminé. 181 patients (61,4%) étaient naïfs de tout traitement, 81 patients en échec d’un précédent traitement (30% PEG interféron, 68% PEG/RIBA, 1% PEG/Riba/Télaprévir), 21 patients (10,4%) n’étaient pas revenus en consultation alors qu’ils étaient en cours de traitement ou en attente de RVS 12. Par rapport au groupe de patients suivis, les PDV étaient plus souvent des hommes (55,6% vs 46,2%, p< 0,05), et avaient une fibrose moins sévère, inférieure ou égale à F2 (61 % vs 42%, p < 0,05). 62 patients (21%) ont pu être joints par téléphone, les autres (226) ont par défaut bénéficié de l’envoi d’un courrier (sauf 2 qui n’avaient aucune coordonnée). Seuls 11 (4,87%) des ces derniers ont répondu. De ces 73 patients pour lesquels le statut a été mis à jour, 33 (45%) étaient guéris, 5 (7%) étaient décédés, 5 (6,9 %) était en cours de traitement dans un autre centre, 30 (41%) étaient éligibles à un traitement par AAD (22 naïfs/8 en échec de précédent traitement). 6 patients ont refusé un rendez-vous. 3 patients rappelleront. 21 patients ont initié un traitement ou sont en cours de bilan pré-thérapeutique. Le taux de RVS sera disponible lors des JFHOD 2020. 60,2 heures de travail ont été nécessaires à l’IDE ETP (44,7 h pour le screening et 15,5 h pour le téléphone) soit une moyenne de 17 dossiers de patients évalués par heure. En considérant le coût horaire d’une IDE de 20,5€, le coût par patient traité était de 58,8 €.

Discussion

Conclusion

Cette étude souligne le nombre important de PDV dans une cohorte de patients infectés par le VHC générant de fait un risque évolutif manifestement négligé par les patients. Le problème de l’information délivrée et de son intelligibilité en est le corollaire et plaide pour l’implication dans la démarche de soin d’un programme d’éducation thérapeutique. Le screening de la cohorte de patients ayant un jour consulté pour une infection par le VHC est plus efficace que le dépistage en population générale et permet d’amener un nombre important de patients au traitement, au prix d’un surcoût acceptable. Toutefois, la perte de contact, possiblement par mobilité géographique reste un frein majeur à cette démarche et des solutions permettant de retrouver ces patients devront être imaginées (collaboration avec l’assurance maladie par exemple). La systématisation de cette approche pourrait s’inscrire dans une stratégie de micro-élimination contribuant ainsi à l’objectif d’élimination de l’hépatite C.

https://www.snfge.org/content/retrouver ... s-patients

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jl 2020 - 07:52
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Résultats du traitement de l’hépatite C chez l’hémodialysé et le greffé rénal par les AAD génériques
N. Afredj, O. Drir, H. Mahiou, I. Ouled Cheikh, N. Guessab, R. Kerbouche, M. Nakmouche, N. Debzi

Introduction

L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) chez les patients en insuffisance rénale chronique (IRC), hémodialysés (HD) et greffés du rein (GR) est habituellement traitée par des antiviraux à action directe (AAD) non métabolisés par le rein. Le sofosbuvir n’est pas recommandé chez les patients HD vu l’absence de données suffisantes concernant son innocuité dans cette population. Chez nous, tous les patients VHC sont traités par les combinaisons sofosbuvir (SOF)- Ledipasvir (LDV) (formulation associée) ou SOF-DCV (daclatasvir) (formulation dissociée), médicaments fabriqués localement. L’objectif de ce travail est de rapporter les résultats et la tolérance de ces associations à base de SOF fabriqués localement chez l’HD et le GR.

Patients et Methodes

Ont été inclus dans l’étude tous les patients HD/TR atteints d’HVC, naïfs ou en échec de bithérapie PR, quel que soit le génotype du VHC. L’évaluation pré-thérapeutique de la fibrose hépatique était basée sur le Fibroscan ® ± biopsie trans-jugulaire. Après un bilan pré-thérapeutique habituel incluant un examen cardio-vasculaire, un ECG avec calcul du QTc, une échographie cardiaque et une recherche systématique des intéractions médicamenteuses (https://www.hep-druginteractions.org/) les patients HD ont été traités par SOF-LDV (400/90mg) 1 cp 3x/sem, sans RBV, ou SOF 400 - DCV 60, 1cp de chaque 3x/sem. La durée du traitement était de 12 semaines / 24 semaines si G1a prétraité ou cirrhotique décompensé. Les GR, avec clairance créatinine > 30 ml/mn, ont été traités par SOF-LDV / SOF-DCV plein régime. Le suivi en consultation était hebdomadaire le premier mois puis mensuel.

Résultats

Patients HD : N= 30, âge moyen: 44 ans [22-76], sex-ratio: 16 H/14 F (1,14), étiologie IRC connue dans 77% : HTA / Diabète: 57% (N=17), PKR 6,6% (N=2), Lupus 6,6% (N=2), malformation UV 6,6% (N=2). Les comorbidités étaient: VHB (N=1), dysthyroïdie (N=4), épilepsie (N=1). Génotype 1 (N=22, 74%), G2 (N=1), G3 (N=3), G4 (N=4). La répartition de la fibrose était comme suit : F (0-1) 46% (N=14), F (1-2) 37% (N=11), F4 17% (N=5). Les patients étaient naïfs 67% (N=20), en échec PR 30% (N=9), re-contamination VHC 3% (N=1). Taux de RVS 96%, décès (N=1) à S24 de traitement d’une complication de dialyse. Concernant la tolérance: céphalées 23% (N=7), asthénie (N=4), élévation ALAT 4N (N=1), prurit (N=1), diarrhée (N=1), infection de fistule (N=1). Pas d’arrêt de traitement pour intolérance.

Patients GR: N= 9. Génotype 4 (N=2), Génotype 1 (N=7). Fibrose F4 (N=4 ; 44%). Le taux de RVS 89% (N=Cool, décès à S16 de traitement (N=1), suite à une arthrite septique, puis sepsis sévère.

Discussion

Conclusion

Tout patient HD/GR atteint d'hépatite virale C doit être traité. Les résultats des AAD génériques sont excellents avec des RVS avoisinant les 100%. La tolérance, avec des protocoles contenant SOF est acceptable (effets secondaires mineurs), les décès enregistrés n’étaient pas liés à la maladie hépatique. Cependant, la prise en charge de ces patients reste difficile, nécessitant une prise en charge hospitalière, avec des équipes multidisciplinaires

https://www.snfge.org/content/resultats ... hepatite-c

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jl 2020 - 07:57
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Effet des anti-viraux directs sur le taux des plaquettes chez les patients infectés par le VHC
M. Ayari, R. Ennaifer, F. Ben Farhat, B. Bouchabou, S. Nsibi, H. Ben Nejma

Introduction

Au cours de l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC), la thrombopénie est l’anomalie hématologique la plus fréquemment observée. D’origine multifactorielle, elle relève de plusieurs mécanismes : hypersplénisme par hypertension portale, auto-immunité, déficit de la synthèse hépatique de la thrombopoïétine ou d’origine centrale secondaire à la présence de l’ARN virale C dans les mégacaryocytes. L’objectif de notre travail est d’évaluer l’effet des antiviraux direct (AAD) sur le taux plaquettes après réponse virale soutenue (RVS) chez les patients infectés par VHC.

Patients et Methodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique colligeant les patients suivis pour une hépatite chronique C (HCC) ou une cirrhose post virale C sur ayant été traités par les AAD entre Décembre 2016 et Janvier 2019. Les patients avec une coïnfection B-C, coïnfection VIH-C ou une association VHC-hépatopathie auto-immune ont été exclu. Un recueil des données biologiques et virologiques avant et après le traitement était réalisé.

Résultats

Au total 44 patients ont été inclus avec un sex-ratio H/F= 0,95. L’âge moyen était de 62,3 ans (extrêmes 29-85 ans). La durée d’évolution de l’hépatopathie était en moyennes de 26 mois avant le traitement. Le génotype 1b était retrouvé chez la majorité des patients (70%). La charge virale moyenne était de 20.106 UI/l. La moitié des patients était cirrhotique. Quarante patients (90%) ont reçu un traitement à base de Sofosbuvir/Ledipasvir et 4 patients (10%) ont été traité par l’association Sofosbuvir+Ribavirine. Une réponse virale soutenue était obtenue chez tous les patients. Chez les patients cirrhotiques le taux moyen de plaquettes avant traitement était de 93 × 109/L versus 130 × 109/L après SVR (p=0,024). Concernant les patients ayant une HCC le taux moyen pré thérapeutique de plaquettes était de 175 × 109/L versus 210 × 109/L après SVR (p=0,044).

Discussion

Conclusion

Dans notre étude les AAD était associé à une augmentation significative de la numération plaquettaire après RVS à la fois chez les patients cirrhotiques et non cirrhotiques. Ceci serait dû à l’amélioration de l’hypertension portale, de la fonction hépatique et la suppression de l’effet du VHC sur la moelle osseuse après éradication du virus. Des études prospectives à plus large effectif sont nécessaires afin de confirmer ces résultats et de mieux comprendre les mécanismes impliqués.

https://www.snfge.org/content/effet-des ... ur-le-taux

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Intérêt du CAP (controlled attenuation parameter) dans l’évaluation du syndrome métabolique
O. Jamal, Z. Kasmy, S. Chala, Y. Sekkach, K. Ennibi

Introduction

Le syndrome métabolique est une entité clinico-biologique qui regroupe des anomalies hétéroclites mineures, lorsqu’elles sont considérées de façon individuelle, mais dont l’association expose à un sur-risque cardio-vasculaire. Les stéatopathies métaboliques sont la traduction hépatique du syndrome métabolique. Le CAP est un nouveau paramètre physique qui mesure l’atténuation des ondes ultrasonores dans le foie à la fréquence centrale de la sonde M ou XL du Fibroscan®. Plusieurs études ont conclu aux bonnes performances du CAP dans le diagnostic non invasif et dans l’évaluation du degré de la stéatose hépatique. L’objectif de cette étude est d’évaluer la corrélation entre les valeurs du CAP et les différents paramètres du syndrome métabolique.

Patients et Methodes

Il s’agit d’une étude transversale menée entre Avril 2017 et Octobre 2018. Tous les patients âgés de plus de 18 ans et présentant une maladie chronique du foie, adressés pour une évaluation non invasive de la fibrose hépatique, ont été inclus dans l’étude. La mesure de l’élasticité hépatique (exprimée en KPa) et du CAP (exprimé en dB/m) a été réalisée de façon concomitante en utilisant la sonde M ou XL du Fibroscan® (Echosens, Paris, France) par des opérateurs entraînés. Les valeurs du CAP ont été classées en 4 grades : < 238 (pas de stéatose), de 238 à 258 (stéatose légère), de 259 à 291 (stéatose modérée) et ≥ 292 (stéatose sévère). Des paramètres cliniques et biologiques ont été enregistrés de façon concomitante à la mesure du CAP et de l’élasticité hépatique : âge, sexe, antécédents d’hypertension artérielle, de diabète ou de dyslipidémie, IMC, tour de taille, pression artérielle, glycémie à jeun, taux de triglycérides, taux du HDLc, enzymes hépatiques et HOMA score. Le syndrome métabolique a été défini selon les critères de l’IDF 2006. L’analyse statistique a été réalisée en utilisant le logiciel SPSS 20.0.

Résultats

146 patients ont été inclus dans l’étude dont 85 étaient des hommes et 61 étaient des femmes. L’âge moyen était 53,6 ans. 23,3% des patients étaient obèses, 26,7% étaient hypertendus, 48,6% avaient une hyperglycémie à jeun, 26% avaient une hypertriglycéridémie et 50% avaient une baisse du taux d’HDLc. 55,5% de la population étudiée remplissaient les critères du syndrome métabolique. La prévalence du syndrome métabolique dans le groupe de patients présentant une stéatose hépatique (CAP ≥ 238) était significativement plus élevée que dans le groupe ne présentant pas de stéatose hépatique (CAP < 238) (p < 0,001). La valeur du CAP était significativement plus élevée chez les patients présentant un syndrome métabolique (p < 0,001). L’ensemble de la population étudiée a été divisée en 4 groupes en fonction du degré de stéatose hépatique définie par les valeurs du CAP. La prévalence du syndrome métabolique et de ses composants augmentait de façon significative avec l’augmentation de la sévérité de la stéatose hépatique (p < 0,001). Les valeurs du CAP augmentaient de façon significative avec l’augmentation du nombre de paramètres du syndrome métabolique (p < 0,001). L’analyse de corrélation a montré que la valeur du CAP était corrélée de façon positive et significative avec l’ensemble des paramètres du syndrome métabolique à l’exception du HDLc. En analyse univariée, les facteurs associés significativement à la stéatose hépatique étaient l’obésité, l’HTA, l’hypertriglycéridémie, l’hyperglycémie à jeun, le taux d’ASAT et le HOMA score. En analyse multivariée, et en ajustant sur les variables sus-citées, seule l’obésité était significativement associée à la stéatose hépatique.

Discussion

Dans cette étude, nous avons montré que le CAP était associé aux différents paramètres du syndrome métabolique, ce qui vient renforcer la relation entre le CAP et la stéatose hépatique, déjà validée par de nombreuses études antérieures. Ce qui est plus intéressant, est le fait que les valeurs du CAP augmentent avec l’augmentation du nombre de paramètres du syndrome métabolique. Cette constatation laisse suggérer que le CAP pourrait être utilisé comme indicateur de sévérité du syndrome métabolique. Le CAP permettrait, non seulement de reproduire le grade histologique de la stéatose hépatique, mais également de refléter la sévérité du syndrome métabolique chez les patients présentant une hépatopathie chronique.

Conclusion

Il existe une corrélation significative entre les valeurs du CAP et les différents paramètres du syndrome métabolique. Toutefois, afin d’évaluer la performance du CAP comme outil pronostique du syndrome métabolique et l’introduire dans des stratégies de diagnostic précoce et de suivi, de larges études prospectives multicentriques sont nécessaires.

https://www.snfge.org/content/interet-d ... ttenuation

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Reponse virologique au traitement de l’hepatite virale delta par l’interféron pegyle alpha 2a dans un pays à forte prévalence
W. Bekolo, M.Y.G. Bilo'o, S.A. Eloumou Bagnaka, G. Kenfack, A. Malongue, M.P. Kowo, I. Timba Dang Babagna, M. Tagni-Sartre, H. Leundji, H. Leundji, C. Tzeuton, H.N. Luma, O. Njoya, F. Ankouane, N.D. Noah

Introduction

Le virus de l’hépatite Delta (VHD) est un problème de santé publique qui touche environ 15 à 20 millions de personnes. Le Cameroun a une prévalence du VHD comprise entre 9,12% et 12,9 %. L’interféron-pégylé (IFN-PEG) alpha 2a est le traitement de référence dans le monde. L’objectif de cette étude était d’évaluer la réponse au traitement du VHD par l’IFN-PEG alpha 2a.

Patients et Methodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective transversale et analytique menée du 1erJanvier 2012 au 31 Décembre 2018 dans 11 formations sanitaires. Nous avons inclus tous les patients porteurs du VHD et traités par l’IFN-PEG alpha 2a pendant au moins 48 semaines. Le principal critère était la Réponse Virologique (RV), définie par la non détection de l’ARN du VHD. Les critères secondaires étaient la Réponse virale Rapide (RVR) et la Réponse Virale Tardive (RVT) définies comme la non détection de l’ARN du VHD respectivement à 24 et 48 semaines.

Résultats

Nous avons inclus 133 patients. L’âge moyen était de 36,33 ± 10,9 ans. Le sexe masculin représentait 65,41%. La Réponse Virologique Rapide était de 23%, la Réponse Virologique Tardive était de 61,2% et La Réponde Virologique était de 67,67%. La leucopénie, la fièvre, les céphalées, l’asthénie et les douleurs abdominales étaient les effets indésirables le plus retrouvés respectivement dans 88,72%, 68,42%, 53,38%, 45,11% et 35,34% des cas. Les facteurs associées à la Réponse Virologique étaient le diabète (OR : 4,32 [IC95% 1,22-15,30], p=0,023) mais aussi la fièvre comme effet secondaire (OR : 5,16[IC 95% 1,48-18,04], p=0,01) et l’élévation des ALAT (OR : 3,69 [IC95% 1,15-11,86], p=0,028).

Discussion

Conclusion

la Réponse Virologique est de 67,67%. Les facteurs associés à la réponse virologique était le diabète, l’existence d’effets secondaires et l’élévation des transaminases. Toutefois la survenue d’effets secondaires tels que l’hyperleucocytose constitue un problème dans la tolérance au traitement.

https://www.snfge.org/content/reponse-v ... ement-de-l

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Évaluation de l'efficacité de la combinaison des génériques sofosbuvir plus daclatasvir, avec ou sans ribavirine, chez 3 079 patients atteints d’hépatite C : cohorte de la sécurité sociale égyptienne
A. El Ray, M.K. Shaker, H. Hamdy, Y. Abdelrahman, M. Salaheldin, O.A. Ahmed, A.S. Abdelmoaty, H. Abutaleb, M. Ashik, P. Marcellin

Introduction

L’efficacité de la combinaison du sofosbuvir (SOF) et du daclatasvir (DCV) avec ou sans ribavirine (RBV) chez les malades atteints d’hépatite chronique C (HCC). a été démontrée dans plusieurs essais cliniques. Une large cohorte a été traitée, en utilisant les génériques, dans le cadre du programme d’élimination de l’hépatite C organisé par le ministère égyptien de la santé et la sécurité sociale égyptienne . L'objectif de cette étude était d' évaluer l'efficacité de la combinaison générique SOF-DCV, avec ou sans RBV, et évaluer les facteurs prédictifs de réponse

Patients et Methodes

Étude de cohorte des patients atteints d’HCC traités dans un centre spécifique de la Sécurité Sociale (Le Caire). Les patients ont reçu 12 semaines de traitement par la combinaison SOF (400 mg/jour) et DCV (60 mg/jour) avec ou sans RBV (600 mg/jour). Les patients ont été classés comme difficiles à traiter (groupe I) ou faciles à traiter (groupe II). Les patients difficiles à traiter étaient non répondeurs à un traitement antérieur à base d’interféron ou avaient l’un ou plusieurs des critères suivants: bilirubine>1,2 mg/dl, albumine≤3,5 mg/dl, INR≥1,2, plaquettes≤150 000/mm3. Seuls, les patients du group I ont reçu de la RBV.

L'efficacité a été évaluée ainsi que les facteurs associés à l’absence de réponse virologique soutenue (ARN VHC indétectable 12 semaines après le traitement; RVS12).

Résultats

de novembre 2017 à septembre 2018, sur 3541 patients vus au centre de la Sécurité Sociale du Caire, 386 ont été exclus selon le protocole égyptien de prise en charge du VHC; 76 ont été exclus en raison d’une coinfection par le VHB. Au total, 3079 patients ont été traités (groupe I, 1456 patients, 47,3% ; groupe II, 1623 patients, 52,7%).



Les patients des groupes I et II avaient respectivement un âge moyen de 55.6±11.7 et 56.3±11.7 ans avec une proportion d’hommes de 78,1 % et 76,2 % .

Une RVS12 a été observée chez 95,1% des patients inclus (94,5% du groupe I et 95,7% du groupe II ; NS). Les patients non répondeurs (absence de SVR12) avaient un taux d'hémoglobine et des plaquettes plus bas, un INR plus bas, des ASAT et une charge virale (ARN VHC) plus élevées.

Discussion

Conclusion

Cette étude montre un taux élevé (95%) de réponse virologique soutenue (RVS12) avec la combinaison de génériques SOF-DCV avec ou sans ribavirine suggérant une efficacité équivalente des génériques. Les résultats n’étaient pas différents chez les patients « difficiles » et « faciles » à traiter, bien que la majorité des patients « difficiles » aient probablement une fibrose sévère ou une cirrhose. Ces résultats confirment que l’adjonction de ribavirine est utile chez ces malades. Les résultats favorables obtenus dans cette étude de la Sécurité Sociale ont incité le gouvernement égyptien à lancer la grande campagne nationale d'élimination de l’hépatite C en utilisant cette combinaison antivirale.

https://www.snfge.org/content/evaluatio ... te-de-la-0

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Qualité de vie et utilisation des ressources de santé au cours d’un traitement par l’association glécaprevir/pibrentasvir en vie réelle chez les patients atteints d’hépatite chronique C : étude eVIEdence
D. Larrey, N. Boyer, D. Thabut, T. Asselah, S. Carret-Costin, A. Dillenschneider, J. Foucher, J.P. Bronowicki, G.P. Pageaux

Introduction

L’étude eVIEdence a pour objectif d’évaluer l’association Glécaprevir/Pibrentasvir (G/P) en condition de « vraie vie » en France et notamment de documenter la qualité de vie et le suivi des patients présentant une hépatite chronique C.

Patients et Methodes

eVIEdence est la cohorte française d’une étude observationnelle, longitudinale, multicentrique, internationale (9 pays) ayant inclus des patients atteints d’hépatite chronique C confirmée, de génotype 1 à 6, naïfs ou prétraités, avec ou sans cirrhose compensée, traités par la combinaison G/P en condition de « vraie vie ». L’objectif principal était la réponse virologique soutenue 12 semaines après la fin du traitement (RVS12). Des données démographiques et médicales des patients ainsi que des données de qualité de vie (échelle globale de santé (SF-36), échelle de sévérité de la fatigue (FSS), échelle de qualité du sommeil (PSQI), productivité au travail (WPAI)) et le nombre de visites de suivi, ont été recueillis. Le suivi des patients était de 12 semaines post-traitement. A ce jour en France, les inclusions sont terminées et le suivi des patients est en cours.

Résultats

L’analyse intermédiaire de la cohorte française - eVIEdence, a porté sur les 487 patients, ayant pris au moins une dose de G/P, inclus entre avril 2018 et janvier 2019. Les patients étaient pour 89% non cirrhotiques, 86% naïfs de traitement, infectés par un génotype 1 dans 60% des cas, un génotype 3 dans 17% des cas et 87% avaient été assignés à une durée de traitement de 8 semaines par G/P. Parmi ces 487 patients, 46% avaient une consommation actuelle d’alcool (dont 39% ≥ 2 verres/j), 44% une histoire d’usage de drogues (dont 28% actifs <12>5% était la fatigue (7%). Il n’a pas été observé d’EI grave motivant l’arrêt prématuré du traitement.

Discussion

Conclusion

Dans l’étude eVIEdence, Glécaprevir/Pibrentasvir en vie réelle chez les patients présentant une hépatite chronique C a montré des taux de guérison élevés (99%) et une amélioration cliniquement significative de la qualité de vie dans une population incluant 46% de patients avec une consommation actuelle d’alcool, 44% avec une histoire d’usage de drogues et 15% sous traitement de substitution aux opiacés.

Plus de la majorité des patients ont présenté une amélioration cliniquement significative de la composante psychique de la SF-36.

En termes de suivi, la prise en charge était simplifiée avec un nombre médian de 3 visites de suivi. La visite post-traitement précoce était la plus fréquemment non effectuée.

Des analyses complémentaires des données de qualité de vie dans divers contextes cliniques seront également présentées lors du congrès.

https://www.snfge.org/content/qualite-d ... sation-des

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Des études cliniques à la vie réelle : taux de guérison virologique et données de tolérance comparables après un traitement par glécaprévir/pibrentasvir chez les patients ayant une hépatite C chronique avec un usage de drogue récent
T. Asselah, A. Aghemo, F. Negro, M. Gschwantler, M. Bondin, E. Crown, M. Mancine, Z. Zhang, R. Flisiak, J. Grebely, N. Bräu, R. Sterling

Introduction

Afin d’atteindre l’objectif d’élimination de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2030 et de réduire la transmission ultérieure du virus de l’hépatite C (VHC), les usagers de drogues (UD) ayant une infection chronique par le VHC doivent être traités en priorité. La combinaison glécaprévir/pibrentasvir (G/P) en une seule prise par jour, orale et à dose fixe est approuvée chez les patients ayant une infection chronique par le virus de l’hépatite C de génotypes (GT) 1 à 6 et peut être utilisée de manière concomitante avec les traitements de substitution aux opiacés. Cette analyse compare l’efficacité du traitement et le pourcentage de patients ayant fini le traitement chez les UD avec usage de drogues récent, les UD avec un ancien usage de drogues et les patients non-usagers de drogues traités par G/P dans les essais cliniques et dans les études de vie réelle.

Patients et Methodes

Les résultats de 13 études de phase 3 issus des études cliniques de G/P ont été poolés et comparés aux données des études de vie réelle observationnelles, post-commercialisation, en cours dans 9 pays. L’usage de drogues récent était défini par un usage de drogue < 12 mois (et/ou un test urinaire de dépistage de drogues positif dans les études cliniques) avant la sélection. L’ancien UD était défini par un usage ≥ 12 mois (et un test urinaire de dépistage de drogues négatif dans les études cliniques) avant la sélection. Pour les essais cliniques, l’usage de drogue incluait les opiacés, les amphétamines, la phencyclidine et le propoxyphène. Pour les études en vie réelle, l’usage de drogues incluait toutes les drogues illicites. La réponse soutenue 12 semaines après le traitement (RVS12) et le pourcentage de patients ayant fini le traitement ont été évalués.

Résultats

Au total, 4015 participants (44,3 % de femmes, âge moyen : 53,0 ans) ont été inclus dans cette analyse ; 231 (5,8 %) avaient un usage de drogue récent (études cliniques, n=119, études de vie réelle, n=112), 1114 (27,7 %) avaient un ancien usage de drogue (études cliniques, n=803, études de vie réelle, n=311) et 2670 (66,5 %) n’avaient pas d’antécédent d’usage de drogues (études cliniques, n=1852, études de vie réelle, n=818) (Tableau). La plupart des patients avait un VHC de GT1 (52,3 %) étaient naïfs de traitement (80,3 %) et non cirrhotiques (84,0 %) (Tableau). Au total, le pourcentage de patients ayant fini leur traitement était de 98,8 % et la RVS12 était de 98,0 % ; les résultats étant élevés dans les différents sous-groupes (96,6 % - 100 % et 92,4 % - 100 %, respectivement). Parmi les UD avec usage de drogue récent, il n’y avait pas de différence significative sur le pourcentage de patients ayant fini leur traitement (96,6 % vs 100 %, p=0,5Cool et la RVS12 (92,4 % vs 100 %, p=0,06) respectivement entre les études cliniques et les études de vie réelle (Tableau). Les résultats étaient comparables chez les anciens UD et les non-UD (Tableau).

Discussion

Conclusion

G/P continue d’être hautement efficace pour le traitement de l’infection chronique par le VHC chez les UD, avec des taux de RVS12 et de patients ayant fini leur traitement comparables chez les UD avec usage de drogues récent, les anciens UD et les patients non UD dans les études cliniques et dans les études de vie réelle.

https://www.snfge.org/content/des-etude ... eelle-taux

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Franchir les obstacles de l’élimination du virus de l’hépatite C (VHC) : données de vie réelle chez les patients historiquement défavorisés ayant une infection chronique par le VHC et traités par glécaprévir/pibrentasvir
J. Foucher, P. Lampertico, M. Peck-Radosavljevic, M. Bondin, W. Mazur, L. Magenta, A. Porcalla, E. Crown, Y. Jalundhwala, Z. Zhang, K. Mimidis, R. Hazzan, N. Marques, S. Bourgeois

Introduction

Afin d’atteindre l’objectif d’élimination du virus de l’hépatite C (VHC) fixé en 2030 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il est important de traiter les patients historiquement défavorisés, qui sont sous-représentés dans les essais d’enregistrement ou pour lesquels le traitement avait été précédemment différé. La combinaison glécaprévir/pibrentasvir (G/P) est approuvée pour le traitement de l’infection chronique par le VHC de génotypes (GT) 1 à 6. Cette analyse poolée évalue l’efficacité en vie réelle, la tolérance, et les PROs (Patient Reported Outcomes : résultats déclarés par les patients) de G/P pour les sous-groupes sélectionnés de patients historiquement défavorisés ayant une infection chronique par le VHC.

Patients et Methodes

Les données des pays suivants ont été poolées : Autriche, Belgique, France, Grèce, Israël, Italie, Pologne, Portugal, Suisse (13 Nov 2017–20 Mai 2019). Les patients âgés de ≥ 18 ans avec une infection chronique par le VHC de GT1-6 avec ou sans cirrhose compensée, naïfs de traitement ou pré-traités ont été inclus. Les patients ont reçu G/P selon l’AMM locale et/ou à la discrétion du médecin traitant (1414 [85%] ont reçu G/P pendant 8 semaines). Le pourcentage de patients dans la population d’intérêt avec un suivi suffisant (PISS) qui ont atteint la réponse virologique soutenue 12 semaines après le traitement (RVS12) a été évalué au total et par sous-groupe. Le changement moyen dans les PROs a été rapporté (questionnaire « 36-Item Short Form Health Survey » [SF-36], composantes mentales [MCS] et physiques [PCS]) depuis l’inclusion jusqu’à la RVS12 (différence minimale importante ≥ 2,5). La tolérance a été évaluée chez les patients ayant reçu ≥1 dose de G/P.

Résultats

Parmi les 1660 patients qui ont reçu ≥1 dose de G/P, 536 (33 %) étaient des usagers de drogues illicites, 176 (11 %) avaient un trouble psychiatrique, 250 (17 %) avait un antécédent d’usage d’alcool, 15 (1 %) avaient une observance faible au traitement, 451 (28 %) étaient sans emploi et 397 (27 %) n’avait pas de diplôme. Dans la population PISS, le taux de RSV12 total était de 96,7 % (1020/1055), de 96,4 % (919/953) chez les patients traités pendant 8 semaines, et élevé (> 95 %) dans tous les sous-groupes (Figure). Les changements moyens depuis l’inclusion concernant les composantes mentales (MCS) et physiques (PCS) étaient respectivement de 3,1 (9,6) et 1,6 (7,7). Aucun évènement indésirable grave n’a été rapporté dans la population totale (N=1660), 5 patients (0,3 %) ont arrêté G/P en raison d’évènements indésirables attribués au traitement. Les événements indésirables les plus fréquents étaient l’asthénie (2,3 %), la fatigue (2,3 %) et les céphalées (1,9 %).

Discussion

Conclusion

Le traitement par G/P était hautement efficace, bien toléré et a permis une amélioration des PROs en vie réelle chez les patients historiquement défavorisés ayant une infection chronique par le VHC. Une mise à jour des données sur les PROs et sur la RVS12 sera présentée.

https://www.snfge.org/content/franchir- ... ination-du

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Evaluation de la fibrose hépatique par FibroScan®, FibroMètre®, APRI et FIB-4 chez les porteurs chroniques du VHB en les comparant à la biopsie hépatique
N. Guessab, S. Aityounes, N. Afredj, R. Kerbouche, I. Ouled Cheikh, O. Drir, M. Merniz, N. Debzi

Introduction

Le diagnostic de fibrose significative (≥ F2) est déterminant dans le traitement des hépatites chroniques B. L’objectif principal est de comparer les méthodes non invasives (MNI) : Fibroscan (FS), Fibromètre (FM),APRI etFIB-4 à la PBH chez des patients porteurs d’une infection chronique virale B présentant une indication à la PBH (groupe 1: G 1). L’objectif secondaire est d’identifier les porteurs inactifs pour l’indication à la PBH, sélectionnés par le FS et /ou le FM (groupe 2 : G2)

Patients et Methodes

333 patients ont été inclus. Selon les recommandations nationales et celles de l’EASL 2012 ,140 patients du G1 ont bénéficié le jour de la PBH des 4 MNI (FS, FM, APRI, FIB-4). 193 patients du G2 classés comme porteurs inactifs avec un ADN VHB < 20.000 UI/ml, ALAT constamment normales, suivi depuis au moins une année. Divisés en deux sous groupes en fonction du niveau de l’ADN du VHB : G2A (n=94) <2000> 0,47. La lecture de la biopsie hépatique a été réalisée par deux pathologistes séniors, en aveugle des résultats des MNI. La fibrose héatique était classée selon le score semi-quantitatif de Métavir.

Résultats

La repartition de la fibrose selon Metavir était : 2.9 % F0(n=4) ; 53 .6 % F1 (n= 75) ; 20 %F2(n= vingt huit) ; 18.5% F3(n=26) ; 5.% ; F4(n= 7).L’AUROC FS, FM, APRI, FIB 4 étaient respectivement de : 0.82 ; 0.69 ; 0.69 et 0.63 pour le diagnostic de fibrose significative (F≥2) et de 0.92 ; 0.79, 0.77 et 0.89 pour la cirrhose (F4).Les seuils d’EH étaient respectivement de 7.2 kPa et 9.6 kPa pour le F≥2 et F4. Les médianes d’EH étaientrespectivement de4.9 ; .5 et 5.05 kPa pourle G2,G 2A et G2B (P =0.636).8.29 % (n=16) avaient une EH ≥ 7.2 kPa et ont tous eu une PBH.La fibrose significative≥ F2 était confirmée dans 62.5% soit 10 patients /16. 68 %(n= 37) avaient un score FM > 0,47. La PBH a été réalisée chez 78.37% (n=29).La fibrose significative≥ F2étaitconfirméedans10.71%(n=3).

Discussion

Conclusion

Cette étude montre que le FS est une méthode efficace pour diagnostic de fibrose significative et de cirrhose chez les porteurs chroniques du VHB.Il réduit considérablement le recours à la PBH. Chez les porteurs inactifs, le FS est l’unique examen qui évalue la fibrose et permet de sélectionner les patients pour la PBH.

https://www.snfge.org/content/evaluatio ... atique-par

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Efficacité et innocuité du traitement de l’infection virale C par anti-viraux directs chez les patients âgés
H. Byoussef, M. Hafi, M. Serghini, N. Ben Mustapha, A. Labidi, M. Fekih, J. Boubaker

Introduction

La prévalence de l’infection virale C augmente avec l’âge, toutefois on note souvent une réticence des praticiens à traiter le VHC chez ces patients malgré l’efficacité des antiviraux directs (AVD). Le but de notre étude est d’évaluer la réponse au traitement chez les sujets âgés ainsi que leur innocuité.

Matériels et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective qui a colligé tous les patients atteints d’infection virale C qui ont été traités suivant le plan national d’éradication de l’hépatite C entre janvier 2016 et janvier 2019. Ont été exclus les patients qui ont arrêté le suivi après la mise sous traitement. Les molécules disponibles en Tunisie sont : Le Sofosbuvir, l’association Ledipasvir/Sofosbuvir et la Ribavirine. Le bilan pré-thérapeutique a recensé les comorbidités ainsi que les co-médications et a inclus une endoscopie haute, un test non invasif d’évaluation de la fibrose, un bilan hépatique complet, la recherche de manifestation extra-hépatiques, une évaluation de la fonction rénale. Une charge virale avec une détermination systématique du génotype et des sérologies VHB et VIH ont également été demandés ainsi qu’un bilan métabolique.

Les patients ont été par la suite revus à la consultation pour un contrôle biologique (glycémie, bilan hépatique et une NFS) et un contrôle clinique à la recherche d’une mauvaise observance ou tolérance. Une PCR a été effectuée à S4, S12 sous traitement puis à S12 après sa fin.

Résultats

Sur les 83 patients colligés, 36 patients ont été retenus d’après la définition de l’OMS (Âge >65 ans). L’âge moyen était de 72.92 ans [65-91] avec un sex Ratio de 1,73 F pour 1 H. Parmi les comorbidités relevées, 9 patients (25%) avaient un diabète, 13,9% des patients était traités par anti-diabétiques oraux et 22.2% étaient traités par insuline. Les anti-hypertenseurs étaient prescrit dans 33.3% des cas.Une fibrose F3/F4 a été trouvée chez 50 % des patients, 13 patients (36,1%) avaient une cirrhose compensée. Des signes endoscopiques d’hypertension portale ont été trouvé chez 10 patients (27.8%) et 5 patients (13,9%) ont déjà présenté une décompensation odémato-ascitique. Ces patients ont été classés CHILD A dans 42.7% des cas et CHILD B dans 8% des cas. Le génotype 1b était le plus fréquent, retrouvé dans 83.3% des cas, 13.9% des patients présentaient un génotype 2 et 1 patient avait le génotype 4. Le traitement proposé était soit le Ledipasvir/Sofosbuvir prescrit chez 18 patients (50%) soit l’association Ledipasvir/Sofosbuvir/Ribavirine proposé chez 13 patients (36,1%) soit l’association Sofosbuvir –Ribavirine proposée chez 4 patients (11,1%). La réponse virale soutenue a été retrouvé chez 95,2% des patients. Durant le suivi aucun effet indésirable n’a été rapporté chez 20 patients (64.51%), d’autres ont présenté une asthénie (16,2%), une anémie a été retrouvé chez 2 patients (6,4%), une altération de la fonction rénale conduisant à l’arrêt du traitement a été retrouvé chez 2 patients (6,4%).

En analyse univariée il n’a pas été trouvé de relation significative entre une réponse virale soutenue et le sexe (p=0,168) la cirrhose(p=0,168), le degré de la fibrose(p=0,405), le génotype (p=0,071), l’association à des manifestations extra-hépatiques (p=0,845), le diabète (p=0,762), ou un traitement antiviral antérieur (p=0,487). Toutefois une relation significative a été trouvé entre le développement d’effets indésirables et la présence de signes d’hypertension portale à l’endoscopie digestive haute (p=0,0001), les antécédents de décompensation oedémato-ascitque(p=0,0001) et le CHILD du patient (p=0,023).

Discussion

Conclusion

Dans notre étude, la prescription d’AVD a été efficace et a permis une éradication du virus dans 95% des cas. Un tiers des patients ont présenté des effets indésirables (principalement l’anémie) mais uniquement 6% des malades ont du arrêter leur traitement. La sévérité de la cirrhose était un facteur prédictif significatif, incitant à plus de vigilance chez les malades cirrhotiques âgés.

https://www.snfge.org/content/efficacit ... ement-de-l

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Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jl 2020 - 08:59
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HepaDisk : nouveau score de qualité de vie pour les patients porteurs du virus C
F. Ben Farhat, R. Ennaifer, M. Ayari, B. Bouchabou, S. Nsibi, H. Ben Nejma

Introduction

La qualité de vie liée à la santé (HRQoL) est un concept subjectif, multidimensionnel, qui prend en compte les différents aspects de la vie de l’individu. Il s’agit d’un élément important chez les patients infectés par le virus C. Les antiviraux directs sont efficaces dans l’éradication du virus mais ont-ils un effet sur la qualité de vie ?

Le but de notre étude est d’évaluer la qualité de vie des patients avant et après traitement en utilisant comme score l’HepaDisk.

Patients et Methodes

Il s’agit d’une étude transversale incluant 30 patients infectés par le virus de l’hépatite C ayant reçu un traitement par les nouveaux antiviraux directs (AAD). Le score utilisé est l’Hepadisk. Il s’agit d’un nouveau score italien comportant 10 questions notées de 0 à 10. Il évalue les items suivants : santé, énergie, sommeil, vie sociale, sérénité, travail, vie active, sexualité, habitude de vie, avenir. On a calculé ce score avant le traitement par les antiviraux et après la fin du traitement. Les données ont été analysées par le logiciel SPSS version 22.0.

Résultats

Trente patient ont été inclus dans notre étude. L’âge moyen était de 62,3 ans (extrêmes) et le sex-ratio (H/F) =16/15. Quatorze patients étaient cirrhotiques dont quatre présentaient une cirrhose décompensée. Aucun cas de CHC n’était observé. Le génotype le plus fréquent était le 1b (73,3%). Vingt-sept patients étaient sous Ledivir et 3 patients sous Ribavirine+Sofosbuvir. La durée du traitement était de 6 mois dans 50% des cas. Trois patient ont rapporté des effets indésirables secondaire à la prise les AAD (Vomissement, asthénie, éruption cutanée).Une réponse virale soutenue était observée chez tous les patients. Le score moyen HepaDisk avant traitement était de 42,8 versus 16,9 après traitement avec une différence largement significative (p<0.0001).

Discussion

Conclusion

Le questionnaire HepaDisk est un nouvel outil facile et fiable capable d’évaluer l’impact de l’infection virale C sur la qualité de vie des patients dans la pratique quotidienne. La réponse virale soutenue améliore les scores de qualité de vie chez ces patients.

https://www.snfge.org/content/hepadisk- ... ite-de-vie

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