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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Jl 2017 - 15:52
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Situation critique de l’exposition au VIH pour les usagers
de drogues en France


Les politiques de réduction des risques, mises en place en France entre la fin des années 80 et le milieu des années 90, ont eu un impact positif sur la réduction de la transmission du VIH parmi les usagers de drogues par injection (UDI). De récents indicateurs révèlent cependant que la situation actuelle de cette population reste critique. Les données issues du système français de surveillance du VIH mettent en évidence une incidence du VIH qui ne faiblit pas et un diagnostic tardif de l’infection. L’étude ANRS Coquelicot menée par Santé Publique France et l’Inserm a par ailleurs mis en avant la grande précarité des UDI et leurs difficultés à se procurer des seringues. Ces résultats sont présentés en poster le 25 juillet prochain à l’occasion de la 9ème Conférence scientifique sur le VIH (IAS 2017) organisée par l’International Aids Society et l’ANRS à Paris, du 23 au 26 Juillet 2017.

A l’occasion de la 9ème conférence scientifique sur le VIH, Marie Jauffret-Roustide (Cermes 3 de l’Inserm U988 - Santé publique France) et ses collègues de Santé Publique France rendent publiques les résultats de leurs travaux concernant les usagers de drogues. Pour cela, un poster présenté le 25 juillet 2017 à la 9ème conférence scientifique sur le VIH (IAS 2017), organisé par l'IAS et l'ANRS à Paris, du 23 au 26 Juillet 2017, croise les données issues :

• des diagnostics d’infection à VIH en 2015 et des estimations du nombre de nouvelles contaminations en 2012,
• de l’étude ANRS Coquelicot1 2011-2013, dont l’objectif était d’estimer la proportion d’usagers de drogues infectés par le VIH et de comprendre les déterminants de l’exposition aux risques infectieux. Cette étude a concerné 1 718 usagers de drogue par injection (UDI) et a été réalisée dans 122 structures réparties entre Bordeaux, Lille, Marseille, Paris, la Seine-Saint-Denis et Strasbourg.
• la prévalence du VIH est de 13 % parmi les usagers de drogues ayant injecté au moins une fois au cours de leur vie. Marseille et la Seine-Saint-Denis présentent les prévalences les plus élevées (20 % et 21 %), principalement en raison de la présence d’usagers plus âgés
• L’incidence du VIH chez les UDI ne diminue pas depuis 2004. Elle était de 86 nouveaux cas pour 100 000 personnes en 2012 (versus 5 nouveaux cas pour 100 000 chez les hétérosexuels)
• 26 % des UDI ont déclaré avoir partagé leur seringue au moins une fois au cours du mois précédent, alors qu’ils n’étaient que 13 % en 2004
30 % des usagers de drogue ont fait part de leurs difficultés pour obtenir des seringues, même dans les grandes villes comme Paris
• Les UDI sont souvent diagnostiqués à un stade avancé de l’infection (pour 38 % d’entre eux en 2015), ce qui retarde leur accès aux traitements antirétroviraux permettant de contrôler l’infection et de limiter le risque de transmission.
« L’Ile de France fait partie des régions où les usagers sont particulièrement précaires et rencontrent le plus de difficultés pour se procurer des seringues ils sont donc plus particulièrement exposés au risque de transmission du VIH. Les conditions favorisant l’exposition à de nombreuses maladies infectieuses, dont le VIH, sont réunies. La France doit rester particulièrement vigilante à cette épidémie de VIH touchant les usagers de drogues, notamment avec la mise en place de politiques de réduction des risques se focalisant plus sur les facteurs sociaux et politiques liés à l’infection », explique Marie Jauffret-Roustide. Dans ce contexte, le renforcement des politiques de réduction des risques, facilitant l’accès aux seringues et la mise en place des salles de consommation à moindre risque, combinées à des mesures permettant l’accès aux soins et au sevrage, ainsi que l’amélioration de la situation sociale pour les usagers de drogues sont indispensables afin d’agir efficacement sur la diminution de l’exposition au risque VIH dans cette population.

1 L’étude ANRS Coquelicot a été menée par le centre de laboratoire de recherche Cermes3 de l’Inserm et Santé Publique France avec la collaboration du Centre National de Référence du VIH et du Centre National de Référence des Hépatites B et C, et le soutien financier de l’ANRS et de la DGS. La première édition a eu lieu en 2004 puis a été renouvelée en 2011-2013

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Jl 2017 - 18:04
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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Jl 2017 - 18:57
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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Jl 2017 - 05:03
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La résistance virale toujours d’actualité à l’IAS
Gilles PIALOUX

Il n’y pas que les associations de lutte contre le sida qui résistent… Il y a aussi le VIH ! La question des mutations de résistance du VIH en filigrane de tous les débats sur les stratégies de traitement ARV dans cet IAS de Paris, 9e de l’histoire. Que ce soit en induction, en seconde ligne, en allègement, au Nord comme au Sud, en thérapeutique comme en préventif (PrEP). Avec le questionnement de la transmission croissante de souches résistances dont la prévalence se compte désormais à deux chiffres dans nombre de pays. Avec une question qui résume l’ensemble : dans les pays du Nord doit-on prescrire les molécules les plus récentes, et les plus efficaces pour lesquelles peu ou prou de mutations de résistance ont (encore) été décrites afin de traiter universellement et sans attendre les tests génotypiques ? En privilégiant un traitement d’induction immédiat dès la première consultation qui s’affranchit des questions de résistance ? Et quid des pays du sud dont la plupart ne disposent pas des techniques de virologie permettant de passer à une seconde ligne adaptée aux résistances ?

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a choisit cette opportunité mondiale pour publier le 20 juillet 2017 un rapport sur “Cette menace grandissante pourrait nuire aux progrès globaux réalisés dans la lutte contre le Sida si des mesures précoces et efficaces ne sont pas mises en œuvre”, estime l'instance de l'ONU pour la santé publique. Dans six des onze pays observés pour ce rapport, en Afrique, Asie et Amérique latine, plus de 10 % des patients ont développé une résistance aux traitements antirétroviraux les plus courants. L'OMS souligne que “cette résistance se développe lorsque les patients ne se conforment pas au traitement prescrit, souvent parce qu'ils ne disposent pas d'un bon accès à des soins de qualité contre le VIH”. Ces patients, qui risquent de transmettre des virus résistants, doivent passer à d'autres traitements, mais ceux-ci “peuvent être plus chers et, dans certains pays, encore plus difficiles à obtenir”, explique l'OMS. “Pour prévenir l'émergence de la résistance aux médicaments contre le VIH, nous devons nous assurer que les patients qui démarrent des soins continuent bien à suivre un traitement efficace”, a commenté le docteur Gottfried Hirnschall, directeur du département de lutte contre le sida et les hépatites à l'OMS, cité dans le communiqué. Des modélisations mathématiques montrent que si rien n'est fait, 135 000 morts et 105 000 nouvelles infections supplémentaires pourraient être dues à la résistance aux traitements dans les cinq ans à venir, selon l'OMS. Cela pourrait entraîner un surcoût de 650 millions de dollars (560 millions d'euros).

MSF a aussi sonné le tocsin dans un communiqué en pleine conférence de l’IAS et avec l’intervention du très esthétique Gilles van Cutsem qui avait agité la CROI 2015 : “Environ 10 % des personnes vivant avec le VIH dans les districts du Malawi, du Kenya et de l'Afrique du Sud ont eu un sida, dont 47 % n'ont jamais reçu de dépistage ni de traitement. Les gens sont encore diagnostiqués en retard. Nous avons besoin de nouvelles façons de détecter ceux qui sont exclus, dès le début, avant d'arriver à l'hôpital dans des conditions souvent mortelles ou de mourir à la maison sans jamais recevoir de soins”.

Deux exemples parmi 127 abstracts de l’IAS :
• une étude prospective (MOPEB0269) conduite à Taiwan entre 2013 et 2016 auprès de 18 615 patients avec une prévalence pour l'infection à VIH-1 de 2,5 %. On a constaté que 15 patients (8,4 %, 15/178) portaient une résistance aux NRTI/NNRTI/PI. L'utilisation de corécepteurs CCR-5 a été trouvée dans 71,4 % (130/182) des patients. Personne n'a eu de résistance aux INSTI, mais 17 patients avaient un polymorphisme aux INSTI. Ceux-ci étaient plus susceptibles d'avoir une charge virale supérieure au VIH (p = 0,039) et étaient plus souvent CCR-5 + (p = 0,043).
• dans une autre étude conduite en Caroline du Nord (MOPEB0342) 1 658 patients avaient un génotype pré-ART ; la prévalence globale de mutations de résistance était de de 12 % (IC95 : 10-14).

Comme l’a souligné MSF on en revient donc à la question de l’argent ! Qui dit mutations de résistance dit développement (coûteux) de la virologie. Et MSF de mettre en garde : “Les réductions anticipées du financement américain au Fonds mondial (17 %) et PEPFAR (11 %) à partir de 2018 verront de nombreux pays confrontés à d'autres restrictions de subvention. Le rétrécissement des enveloppes de financement et la nécessité de préserver les achats d'ART mettront en péril les réponses de la communauté, y compris les tests ciblés et l'amélioration de l'alphabétisation et de l'adhésion, tout en affamant les investissements essentiels nécessaires aux agents de santé, au laboratoire et aux diagnostics”.

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http://www.aidsmap.com/page/3159609?utm ... ign=French

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Mercredi 26 juillet 2017

http://programme.ias2017.org//PAGMateri ... nesday.pdf

Ias2017 VIH/VHC : effet du café et du cannabis

Deux études réalisées dans le cadre de la cohorte ANRS CO13-HEPAVIH de patients co-infectés par le VIH et l’hépatite C mettent en évidence un risque moins élevé de fibrose hépatique chez les patients qui consomment au moins trois tasses de café par jour, quel que soit leur niveau de consommation d’alcool, et un risque moins élevé de stéatose hépatique chez les consommateurs quotidiens de cannabis. Ces résultats, qui devront être confirmés, soulignent l’importance de prendre en compte les comportements de consommation dans la prise en charge et le suivi clinique des patients coinfectés. Les résultats de ces deux études menées par Patrizia Carrieri et ses collègues (Inserm Unité 912, SESSTIM, Marseille et Unité 1219, Bordeaux) sont présentés en poster le 26 Juillet 2017 lors de la 9ème Conférence scientifique sur le VIH (IAS 2017) organisée par l’International AIDS Society et l’ANRS à Paris, du 23 au 26 Juillet 2017.

Ouverte en 2005, la cohorte ANRS CO13-HEPAVIH inclut 1 850 patients coinfectés par le VIH et le virus de l’hépatite C (VHC). Cette cohorte vise à préciser l’histoire naturelle de la coinfection et à mieux comprendre les interactions entre les deux virus et leurs traitements. Les patients inclus sont suivis tous les six ou douze mois, selon l’évolution de leur hépatite C et de leurs traitements. La cohorte ANRS CO13-HEPAVIH a ainsi permis de recueillir un ensemble de données très riches sur la coinfection VIH/VHC et sa prise en charge à l’ère des traitements à action directe sur le VHC (DAA).

Différentes analyses longitudinales ont été effectuées à partir de ces données. L’une d’elles, coordonnée par Patrizia Carrieri, épidémiologiste à l’Inserm Unité 912, SESSTIM, basée à Marseille, a porté sur les interactions entre consommation de café et consommation d’alcool et leur impact sur la fibrose hépatique chez les patients coinfectés VIH/VHC. Des études antérieures dans cette population ont en effet mis en évidence une amélioration des marqueurs de la fonctionnalité hépatique chez les grands consommateurs de café (au moins trois tasses par jour). On sait par ailleurs qu’une consommation d’alcool, même minime, a un effet délétère sur la fibrose hépatique chez ces patients. L’équipe ANRS HEPAVIH a dès lors cherché à explorer les interactions entre consommation de café et consommation d’alcool et leurs liens avec le niveau de fibrose parmi les patients de la cohorte. 1 019 d’entre eux ont été inclus dans l’analyse. Celle-ci montre une réduction de 57 % du risque de fibrose avancée chez les patients qui consomment au moins trois tasses de café par jour. Ce risque de fibrose moins élevé chez les grands consommateurs de café s’observe indépendamment du niveau de la consommation d’alcool, et en tenant compte d’autres caractéristiques individuelles (âge, indice de masse corporelle, statut de traitement VIH et VHC, taux de cellules T-CD4). En d’autres termes, même chez les patients qui boivent de l’alcool en quantité importante, ce qui augmente le risque de fibrose hépatique, le fait de consommer au moins trois tasses de café par jour pourrait réduire l’impact négatif de l’alcool sur le foie.

Dans le même ordre idée, l’équipe ANRS HEPAVIH a étudié l’impact de la consommation de cannabis sur le risque de stéatose hépatique (présence anormale de graisses dans le foie). Des études récentes suggèrent un effet protecteur de la consommation de cannabis sur le risque de diabète. Parmi 838 patients de la cohorte, 14 % déclarent utiliser le cannabis tous les jours. Une analyse transversale des données (mesures de la stéatose en un point du suivi) montre qu’une telle consommation est associée à une réduction de 40 % du risque de stéatose. Cette diminution du risque n’est pas retrouvée avec un usage moins fréquent du cannabis.

Pour Patrizia Carrieri, « les interactions entre comportements alimentaires, consommations de substances psychoactives et évolution de la maladie hépatique nécessitent des études complémentaires, en particulier des études interventionnelles. Bien évidemment, les résultats obtenus dans la cohorte ANRS HEPAVIH ne peuvent conduire à recommander aux patients coinfectés la consommation de telle ou telle substance ou produit. En revanche, il serait certainement utile que les cliniciens tiennent compte des comportements de consommation de leurs patients dans le cadre de leur évaluation clinique.» Les résultats de ces études sont présentés en poster le 26 Juillet 2017 à la 9ème conférence scientifique sur le VIH (IAS 2017), organisé par l'IAS et l'ANRS à Paris, du 23 au 26 Juillet 2017.

Ias2017 Comment le VIH augmente son potentiel infectieux

Selon une étude soutenue par l’ANRS et menée par Maria-Isabel Thoulouze au sein du Département de Virologie de l’institut Pasteur (Institut Pasteur/CNRS, Paris) et ses collègues de l’Inserm et du CHU du Kremlin Bicêtre, le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) incite les lymphocytes infectés à synthétiser un maillage extra-cellulaire qui abrite les particules virales, les protégeant ainsi du système immunitaire et des antirétroviraux. Ces résultats, qui mettent en évidence une nouvelle cible thérapeutique, sont présentés le 26 juillet 2017 en communication orale lors de la 9ème conférence scientifique sur le VIH/sida (IAS 2017) organisée par l’International Aids Society et l’ANRS et qui se déroule du 23 au 26 juillet 2017, à Paris.

Lorsqu’il est isolé, le VIH est un virus fragile, dont le pouvoir de contamination est très faible. Cependant, il se transmet très bien d’une cellule à une autre, lorsque celles-ci rentrent en contact. Il faut alors des doses très élevées d’antirétroviraux pour empêcher la contamination. Une étude menée par Maria-Isabel Thoulouze au laboratoire de Virologie (Institut Pasteur/CNRS), en collaboration avec des collègues de l’Inserm et du CHU du Kremlin Bicêtre, et avec le soutien de l’ANRS, permet de mieux comprendre le mode de transmission du VIH. Les résultats sont présentés le 26 Juillet, en communication orale lors de la 9ème conférence scientifique sur le VIH/sida (IAS 2017) organisée par l’International Aids Society (IAS) et l’ANRS et qui se déroule du 23 au 26 juillet 2017, à Paris.

Cette étude montre que le VIH ne se transmet pas uniquement de manière isolée entre lymphocytes, mais aussi sous forme d’agrégats de particules virales, véhiculées dans une matrice extra-cellulaire adhésive. Celle-ci les protégerait également du système immunitaire et des antirétroviraux. « Nous avons découvert que le VIH a la capacité de modifier le profil de sécrétion du lymphocyte infecté, pour le pousser à former un maillage protecteur externe dans lequel se logent les particules virales », déclare Maria-Isabel Thoulouze. Cet enchevêtrement, composé notamment de protéines et de sucres, est comparable à celui du biofilm bactérien, une matrice extra-cellulaire sécrétée par certaines bactéries pour se protéger de leur environnement.

Pour aboutir à ce constat, les chercheurs ont utilisé des lymphocytes T CD4+ infectés par le VIH. Ils ont analysé le maillage extracellulaire formé à la surface de ces lymphocytes et évalué l’infection virale après sa destruction. Ils ont ensuite comparé le pouvoir infectieux des particules virales contenues dans ce « biofilm viral » avec celui des particules virales isolées, en absence ou en présence d’antirétroviraux. Ils ont également ajouté des anticorps neutralisants, afin d’évaluer leur efficacité contre les virus. Les résultats montrent que la formation d’un biofilm viral rend le VIH beaucoup plus infectieux, réduit l’efficacité des antirétroviraux et limite l’action des anticorps. Comparativement aux virus isolés, ceux véhiculés dans ce cocon protecteur se transmettent aussi beaucoup plus efficacement d’une cellule à une autre. « Grâce à ce biofilm viral, la contamination d’une cellule n’est pas effectuée par un virus seul, mais par de véritables colonies formées de plusieurs centaines de particules virales, qui pourraient se complémenter. Enfin, le VIH, ainsi concentré et compartimenté, devient moins sensible aux traitements et moins accessible au système immunitaire, ce qui pourrait expliquer la persistance du virus dans l’organisme, malgré la prise en charge thérapeutique », commente Maria-Isabel Thoulouze.

Ce maillage extra-cellulaire constitue donc une nouvelle cible thérapeutique. « Sa destruction représente une approche prometteuse pour limiter le transport collectif des particules virales, améliorer l’efficacité de la réaction immunitaire contre le VIH et renforcer celle des traitements antirétroviraux », espère la chercheuse. D’autres études devront être menées pour valider cette nouvelle stratégie.

Ias2017 Antirétroviraux et fractures : pas de lien

Une étude menée par Dominique Costagliola, ses collègues de l’Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique de l’Inserm et de l’UPMC ainsi que ses collègues de la cohorte FHDH ANRS CO4 montre que les traitements antirétroviraux, et en particulier le tenofovir, ne sont pas associés à un sur-risque de fracture osseuse comme cela a souvent été suggéré. Les résultats de cette étude soutenue par l’ANRS et l’ANSM et menée avec un membre d’Act Up-Paris sont présentés en communication orale le 26 juillet 2017 lors de la 9ème conférence sur le VIH/Sida (IAS 2017) organisée par L’International Aids Society et l’ANRS, qui se déroule du 23 au 26 juillet 2017, à Paris.

Les personnes infectées par le VIH présentent une densité minérale osseuse (DMO) plus faible que la population générale, et un risque de fracture osseuse plus élevé. Plusieurs études ont suggéré un lien entre la baisse de la DMO et la mise sous traitement antirétroviral, en particulier avec le ténofovir, un analogue nucléotidique, et les inhibiteurs de protéases (IP). Le rôle des antirétroviraux sur le risque de fractures est toutefois débattu. « Parmi les sept études publiées explorant ce lien, une seule rapporte une hausse du risque de fracture avec le tenofovir. D’autres ne trouvent pas forcément d’association, tant pour le ténofovir, que pour les IP. Sans compter que l’ensemble de l’histoire thérapeutique des patients n’est pas toujours prise en compte », souligne Dominique Costagliola (Inserm, UPMC Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique), responsable d’une étude sur cette question dont les résultats seront présentés en communication orale, le 26 juillet, lors de la conférence IAS 2017 co-organisée par l’IAS et l'ANRS (23-26 juillet, Paris).

Dominique Costagliola et ses collègues ont mené une étude cas-témoin soutenue par l’ANRS et l’ANSM afin d’évaluer la répercussion des antirétroviraux sur le risque de fracture. Ils se sont focalisés sur les sites de fractures ostéoporotiques (vertèbre, hanche, poignet…) et n’ont considéré que les fractures de basse énergie (survenant après un traumatisme de faible intensité). Ils ont intégré l’ensemble des facteurs de risque de perte osseuse, comme l’âge, l’indice de masse corporelle (IMC) ou encore le tabagisme et la consommation d’alcool ou de corticothérapie. Les chercheurs ont travaillé à partir de la cohorte française des patients pris en charge à l’hôpital et vivant avec le VIH qui a été constituée en 1989 : FHDH ANRS CO4.
L’étude a été menée sur 861 patients. Ces derniers n’avaient pas commencé le traitement antirétroviral au moment de leur inclusion dans la cohorte et ont présenté une fracture entre les années 2000 et 2010. Pour 261 des participants, la fracture était une fracture de basse énergie à un site ostéoporotique. Les patients avaient un âge moyen de 49 ans et ont été, en majorité, exposés au ténofovir (49 % des cas) et aux IP (82 %). Les données recueillies ont été comparées avec celles de patients au profil similaire, notamment sur la l’âge, le sexe et la période de diagnostic de l’infection à VIH, mais n’ayant pas rapporté de fracture sur la même période. L’analyse montre une absence d’association entre le risque de fracture, le type de traitement antirétroviral (qu’il soit par IP ou par ténofovir) ou la durée d’exposition au traitement. « On retrouve, par contre, un risque de fracture accru avec les facteurs habituels, comme un faible IMC, une consommation d’alcool ou une utilisation de glucocorticoides », commente Dominique Costagliola.

« Une baisse de DMO est observée avec le ténofovir, mais seulement la première année. A plus long terme, la perte osseuse devient similaire entre patients infectés par le VIH et des patients non infectés », ajoute la chercheuse. « Ces résultats sur le tenofovir sont d’autant plus importants que se pose actuellement la question de l’intérêt d’un traitement par le ténofovir de nouvelle génération, le TAF (ténofovir alafenamide fumarate), que l’on suppose avoir moins d’impact sur l’os, par rapport aux génériques du tenofovir ». La nouvelle combinaison de ténofovir, est actuellement proposée comme alternative, alors que les génériques du tenofovir devraient bientôt arriver sur le marché.

Selon le Pr François Dabis, directeur de l’ANRS, « Ces résultats, obtenus sur un grand nombre de patients sont encourageants pour les patients sous antirétroviraux depuis plusieurs années et qui se posent des questions sur les effets secondaires des molécules ». Il ajoute : « Ils sont également à considérer alors que la forme générique du tenofovir devrait bientôt être disponible ».

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Prévention du sida : le laboratoire Gilead rechigne à lâcher la manne du Truvada (libération, 26/7/17)

Alors que l’efficacité de la pilule anti-VIH remboursée à 100 % en France vient d’être confirmée, un bras-de-fer s’est engagé autour de son brevet. Moins cher, un générique permettrait de le démocratiser.

«Le Truvada ? Cela aura été le chouchou du congrès», lâche le professeur Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Tenon à Paris. Il a recensé 83 communications, orales ou écrites, autour du Truvada et de la Prep, dont les derniers résultats sur son efficacité ont été rendus publics lors de la conférence mondiale sur le sida qui s’est achevée mercredi à Paris.

La Prep, c’est un concept inédit qui mélange la prévention et le traitement, deux univers d’ordinaire séparés. «Prep» pour prophylaxie pré-exposition : on prend un médicament - une pilule de Truvada en l’occurrence, soit la thérapie anti-sida aujourd’hui de référence - avant et après une relation sexuelle à risques. Et vous avez la quasi-assurance de ne pas être contaminé par le sida. Bref, un moyen aussi efficace que le préservatif. Presque un vaccin.

De fait, cela fait plusieurs années que l’on s’était rendu compte que les molécules anti-VIH non seulement soignaient les malades, mais avaient aussi un fort potentiel préventif. Depuis cinq ans, des études ont été lancées. Et toutes ont abouti à montrer que si la personne suivait le schéma de prise, elle pouvait se considérer protégée du VIH à plus de 90 %. Deux possibilités pour la personne : soit une prise quotidienne de Truvada, soit à la demande, c’est-à-dire au minimum deux heures avant, puis une pilule toutes les vingt-quatre heures pendant deux jours. Pour la petite histoire, on s’en souvient, un des essais décisifs pour établir l’efficience de ce traitement avait été baptisé «Ipergay». Les résultats présentés lors du dernier congrès sont ceux de la deuxième phase de cet essai mené sur 362 volontaires, des gays à hauts risques. «Ces résultats montrent la très grande efficacité de la Prep à la demande : 97 %. Ils permettent également de confirmer sa bonne tolérance et qu’elle n’entraîne pas une hausse des autres infections sexuellement transmissibles», a expliqué le Pr Jean-Michel Molina, qui coordonnait la recherche.

«Accès».
En France, depuis les premiers résultats, les choses ont vite bougé. Le Truvada, dans son indication préventive, a ainsi été pris en charge à 100 % par l’assurance maladie en 2016 et, un peu partout dans le pays, des consultations Prep ont vu le jour. Des gays à risques s’y procurent des ordonnances. Aujourd’hui, ce sont plus de 4 000 personnes qui en bénéficient. Et la plupart des «prépeurs» se disent satisfaits. A l’image de Thierry, trentenaire parisien : «Avant d’être sous Prep, j’étais dans un cycle permanent de prise de risques, inquiétude, test, soulagement… raconte-t-il. J’utilisais presque tout le temps des capotes en dehors du couple, mais parfois sur un coup de tête, il n’y avait pas de préservatif. Je m’inquiétais pour moi, mais surtout pour mon copain.» Avec la Prep, il se dit soulagé, gérant le risque avec efficacité. Le Truvada comme outil de prévention est bel et bien lancé. Et on en attend beaucoup en France car les chiffres de contamination restent élevés dans la communauté gay. Selon des données récentes, elle représente près de 4 000 contaminations sur les 6 000 que connaît le pays chaque année. «Tout l’enjeu est de passer à une vitesse supérieure pour que le Truvada soit plus facile d’accès,argumente le Pr Gilles Pialoux. Il fallait toucher les gays à risques, c’est presque fait. Mais il faut se tourner aussi vers les autres populations clés, en particulier les migrants.»

Pour autant, tout le milieu de l’infectiologie n’est pas convaincu par la Prep, certains mettant en avant des arguments financiers. Le Truvada coûte 500 euros par mois à l’assurance maladie pour chaque patient, alors qu’un préservatif pas plus de 50 centimes. D’où l’importance de ce qui se joue ces jours-ci autour de la fin du brevet du Truvada et de l’apparition de génériques. Car le médicament est aussi la plus belle des cagnottes au monde. En France, c’est l’antirétroviral le plus prescrit. 64 % des personnes séropositives traitées dans le pays le sont avec le Truvada, soit environ 73 000. Auxquelles s’ajoutent entre 5 000 et 6 000 utilisant le Truvada en préventif, et jusqu’à 40 000 prévues pour 2020. Or le brevet sur le Truvada devait tomber mardi, signant la fin du jackpot pour Gilead, le labo.

Certificat.
Depuis quelques semaines, ce sont donc les grandes manœuvres, et elles sont d’autant plus délicates à comprendre qu’elles sont secrètes. L’association Aides a ainsi découvert que Gilead bénéficiait pour le Truvada du certificat complémentaire de protection (CCP) : un dispositif peu connu permettant de contourner la durée maximale de vingt ans des brevets. Celui du Truvada pourrait ainsi être étendu jusqu’en février 2020. «Le surcoût pour les finances publiques françaises de cette extension de brevet sur la période juillet 2017 - février 2020 avoisine les 815 millions d’euros», explique Caroline Izambert, de l’association Aides.

Gilead va-t-il faire jouer le CCP, discuter avec les laboratoires qui s’apprêtent à produire le générique du Truvada, ou trouver un accord avec les autorités sanitaires ? Pour l’heure on en est là, on attend. Et l’enjeu est de taille : si le prix du Truvada baisse fortement, alors l’avenir se dégage pour la Prep. Car ce traitement reste cantonné aux pays occidentaux, et surtout destiné aux gays. Son arrivée massive comme outil de prévention en Afrique subsaharienne et en Asie centrale changerait la donne dans ces zones où la contamination hétérosexuelle est dominante. Et fournirait aux femmes un moyen efficace de se protéger.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Jl 2017 - 19:02
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UNE MATRICE EXTRA-CELLULAIRE PROTECTRICE À L’ORIGINE DU POUVOIR INFECTIEUX DU VIH

Selon une étude soutenue par l’ANRS et menée par Maria-Isabel Thoulouze au sein du Département de Virologie de l’institut Pasteur (Institut Pasteur/CNRS, Paris) et ses collègues de l’Inserm et du CHU du Kremlin Bicêtre, le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) incite les lymphocytes infectés à synthétiser un maillage extra-cellulaire qui abrite les particules virales, les protégeant ainsi du système immunitaire et des antirétroviraux. Ces résultats, qui mettent en évidence une nouvelle cible thérapeutique, sont présentés le 26 juillet 2017 en communication orale lors de la 9ème conférence scientifique sur le VIH/sida (IAS 2017) organisée par l’International Aids Society et l’ANRS et qui se déroule du 23 au 26 juillet 2017, à Paris.

Lorsqu’il est isolé, le VIH est un virus fragile, dont le pouvoir de contamination est très faible. Ce-pendant, il se transmet très bien d’une cellule à une autre, lorsque celles-ci rentrent en contact. Il faut alors des doses très élevées d’antirétroviraux pour empêcher la contamination. Une étude menée par Maria-Isabel Thoulouze au laboratoire de Virologie (Institut Pasteur/CNRS), en collaboration avec des collègues de l’Inserm et du CHU du Kremlin Bicêtre, et avec le soutien de l’ANRS, permet de mieux comprendre le mode de transmission du VIH. Les résultats sont présentés le 26 Juillet, en communication orale lors de la 9ème conférence scientifique sur le VIH/sida (IAS 2017) organisée par l’International Aids Society (IAS) et l’ANRS et qui se déroule du 23 au 26 juillet 2017, à Paris.

Cette étude montre que le VIH ne se transmet pas uniquement de manière isolée entre lympho-cytes, mais aussi sous forme d’agrégats de particules virales, véhiculées dans une matrice extra-cellulaire adhésive. Celle-ci les protégerait également du système immunitaire et des antirétroviraux. « Nous avons découvert que le VIH a la capacité de modifier le profil de sécrétion du lymphocyte infecté, pour le pousser à former un maillage protecteur externe dans lequel se logent les particules virales », déclare Maria-Isabel Thoulouze. Cet enchevêtrement, composé notamment de protéines et de sucres, est comparable à celui du biofilm bactérien, une matrice extra-cellulaire sécrétée par certaines bactéries pour se protéger de leur environnement.

Pour aboutir à ce constat, les chercheurs ont utilisé des lymphocytes T CD4+ infectés par le VIH. Ils ont analysé le maillage extracellulaire formé à la surface de ces lymphocytes et évalué l’infection virale après sa destruction. Ils ont ensuite comparé le pouvoir infectieux des particules virales contenues dans ce « biofilm viral » avec celui des particules virales isolées, en absence ou en présence d’antirétroviraux. Ils ont également ajouté des anticorps neutralisants, afin d’évaluer leur efficacité contre les virus. Les résultats montrent que la formation d’un biofilm viral rend le VIH beaucoup plus infectieux, réduit l’efficacité des antirétroviraux et limite l’action des anticorps. Comparativement aux virus isolés, ceux véhiculés dans ce cocon protecteur se transmettent aussi beaucoup plus efficacement d’une cellule à une autre. « Grâce à ce biofilm viral, la contamination d’une cellule n’est pas effectuée par un virus seul, mais par de véritables colonies formées de plusieurs centaines de particules virales, qui pourraient se complémenter. Enfin, le VIH, ainsi concentré et compartimenté, devient moins sensible aux traitements et moins accessible au système immunitaire, ce qui pourrait expliquer la persistance du virus dans l’organisme, malgré la prise en charge thérapeutique », commente Maria-Isabel Thoulouze.

Ce maillage extra-cellulaire constitue donc une nouvelle cible thérapeutique. « Sa destruction représente une approche prometteuse pour limiter le transport collectif des particules virales, améliorer l’efficacité de la réaction immunitaire contre le VIH et renforcer celle des traitements antiré-troviraux », espère la chercheuse. D’autres études devront être menées pour valider cette nouvelle stratégie.

http://www.anrs.fr/fr/actualites/366/un ... eux-du-vih

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Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Jl 2017 - 09:28
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Françoise Barré-Sinoussi: «Les liens entre le VIH et la cancérologie deviennent évidents»

La conférence internationale de recherche sur le sida s’achève le 26 juillet à Paris. Fait nouveau, on assiste désormais à une convergence des stratégies thérapeutiques anti-cancer et anti-VIH, explique Françoise Barré-Sinoussi, co-découvreuse du virus, Prix Nobel de médecine

Depuis peu, le monde du VIH dispose d’un allié inattendu: celui de la cancérologie. Des réflexions communes s’engagent, qu’on espère fécondes. Le point avec Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine 2008 pour la co-découverte du virus de l’immunodéficience humaine, et le docteur Asier Saez-Cirion, de l’Institut Pasteur à Paris.

La suite ici :

https://www.letemps.ch/sciences/2017/07 ... t-evidents

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Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Jl 2017 - 10:01
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Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Jl 2017 - 11:39
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Le générique du Truvada arrive en France


Alors que la neuvième conférence scientifique sur le Sida se conclut aujourd’hui à Paris, le Laboratoire Mylan lance son générique de Truvada, le traitement de référence contre l’infection VIH, également utilisé en prophylaxie pré-exposition.
À l'heure de la clôture de la conférence « HIV Science-IAS 2017 » à Paris, le Laboratoire Mylan annonce le lancement sur le marché français de son médicament générique du Truvada (Laboratoire Gilead), traitement antirétroviral de référence, utilisé par un quart des patients européens atteints par le VIH.
L’emtricitabine/Tenofovir disoproxil de Mylan 200 mg/245 mg est disponible en boîte de 30 comprimés. Cette version générique est indiquée en association avec d’autres antirétroviraux pour le traitement des adultes infectés par le VIH-1. Comme le Truvada, ce générique est également indiqué en prévention pré-exposition, dispositif connu sous le nom de PrEP. L'arrivée du générique laisse entrevoir de nouvelles possibilités de prises en charge comme l'ont révélé plusieurs études, dans le passé.
À noter que le statut de recommandation temporaire d’utilisation (RTU) du Truvada en PrEP avait été levé fin févier, à la suite d’une extension de son AMM. Depuis la spécialité peut être prescrite dans cette indication.

Source : Lequotidiendupharmacien.fr

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Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Jl 2017 - 15:45
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L’essai d’un vaccin contre le VIH va commencer cette année



http://www.aidsmap.com/page/3160186

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En clôture, Gilead prend cher !

A l’issue de ces trois journées intenses, les portes du Palais des congrès se referment sur l’impressionnante quantité de travaux présentés aux participant-e-s. Et malgré la partie consacrée à la synthèse des différents champs de la recherche fondamentale, de prévention, clinique et thérapeutique, la cérémonie de clôture a connu les mêmes accents politiques que celle d’ouverture. En préambule, la prise de parole de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, a permis au pays hôte de rappeler ses engagements, encore à l’état d’engagement oraux. "La France était en tête de proue de la réponse globale à l’épidémie et reste deuxième [troisième dans les faits, ndlr] contributeur au Fonds mondial". Et que cet engagement se traduirait également dans la recherche française. "Nous avons besoin de vaccin, nous avons besoin de la guérison, nous avons besoin de science. Mon ministère sera derrière la recherche pour l’innovation et les progrès scientifiques", a indiqué Frédérique Vidal. Dont acte. Mais François Dabis, directeur de l’ANRS, a déploré l’absence de l’équivalent du binôme Mandela/Chirac, comme lors de la dernière conférence HIV Science de 2003. Une critique en creux à Emmanuel Macron, qui a boudé le Palais des Congrès dimanche.

La clôture a surtout été marquée par la prise de parole, imprévue, de la société civile et activiste à propos de l’enjeu primordial du prix du médicament. C’est Othoman Mellouk, militant marocain de la Coalition internationale sur l’accessibilité des traitements (ITPC), qui a sonné la charge contre un laboratoire pharmaceutique en particulier : Gilead. Dans un discours puissant, le militant marocain a mis les pieds dans le plat. "Il y a un scandale dans cette conférence. Alors qu’il affiche des relations publiques irréprochables, Gilead continue de faire payer au prix fort les traitements contre le sida et l’hépatite C." Revenant sur les tarifs démesurés du sofosbuvir, un anti-VHC, Othoman Mellouk a dénoncé le double discours de la firme : "Gilead se présente comme responsable et soutien de l’accès aux traitements dans les pays du sud, mais, en réalité, garde le monopole des médicaments et bloque l’accès aux génériques qui permettraient de monter en capacité de traitement dans le monde, laissant des gens au bord de la route." Très applaudi, il est également revenu sur la stratégie procédurière et agressive du labo américain, qui tente par tous les moyens, notamment judiciaires, de prolonger ses brevets et empêcher le lancement des génériques du Truvada, freinant le développement de la PrEP et l’expansion des programmes de mises sous traitement vitaux pour les personnes vivant avec le VIH. Truvada, un nom qu’Othoman Mellouk refusera de prononcer au profit de la combinaison de molécules, "seul véritable nom des futurs génériques". "Le double visage de Gilead est aujourd’hui exposé à la face du monde" conclut-il, avant de lancer un "Sofosbuvir gratuit, Truvada gratuit et vie pour les personnes séropositives", sous les hourras des activistes.

C’est Linda-Gail Bekker, présidente de l’IAS et co-présidente de la conférence HIV Science de Paris, qui a conclu ensuite cette conférence riche et foisonnante et étonnamment revendicative, dans un contexte pourtant peu enclin à tirer profit de ces découvertes scientifiques et d’en défendre l’importance. "Nous devons être audacieux. Mais laissons-nous réengager complètement dans les progrès de la science, dans toutes les voies possible", a-t-elle martelé au côté de Jean-François Delfraissy, l’autre co-président de la conférence de Paris. Rendez-vous à Amsterdam, l’année prochaine pour la grande conférence internationale !

(1) : Une étude cas-témoins est une étude statistique observationnelle rétrospective utilisée en épidémiologie. Les études cas-témoins sont utilisées pour mettre en évidence des facteurs qui peuvent contribuer à l'apparition d'une maladie en comparant des sujets qui ont cette maladie (les cas) avec des sujets qui n'ont pas la maladie mais qui sont similaires par ailleurs (les témoins).

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VHC & USAGE DE DROGUES : TRAITER POUR ENRAYER L'ÉPIDÉMIE

Réalisée à Hai Phong, l’étude ANRS/NIDA DRIVE-IN, soutenue par l’ANRS et le National Institute on Drug Abuse (NIDA) des USA, met en évidence une réduction importante de l’incidence du VIH parmi les usagers de drogues, grâce à un vaste programme de réduction des risques et d’accès aux traitements antirétroviraux. En revanche, l’épidémie liée au virus de l’hépatite C reste très active dans cette population, malgré une large couverture des interventions de réduction des risques. Seule l’addition d’un accès large aux traitements hautement efficaces permettrait d’enrayer l’hépatite C parmi les usagers de drogues au Vietnam. Les résultats de l’étude ANRS/NIDA DRIVE-IN, sont présentés par le Pr Pham Minh Khuê (Faculté de Santé Publique, Université de médecine et de pharmacie d’Hai Phong) en communication orale le 25 juillet prochain lors de la 9ème Conférence scientifique sur le VIH (IAS 2017) organisée par l’International Aids Society et l’ANRS à Paris du 23 au 26 Juillet 2017.

Au Vietnam, les usagers de drogues injectables (UDI) constituent la population la plus touchée par le VIH/Sida et l’hépatite C. L’ANRS et le NIDA soutiennent dans ce pays différentes recherches afin d’accompagner les autorités nationales dans leur lutte contre ces épidémies. L’une d’elles, ANRS/NIDA DRIVE-IN, a évalué la faisabilité d’un programme interventionnel chez les UDI dans la ville de Hai Phong. Cette étude dont les résultats sont présentés ce 25 juillet en communication orale par le Pr Pham Minh Khue lors de la 9ème conférence scientifique sur le VIH (IAS 2017) organisée par l’International Aids Society et l’ANRS à Paris, a permis d’étudier la dynamique des épidémies de VHC et VIH parmi les UDI.

603 UDI ont été recrutés par le biais de groupes d’auto-support. Un test de dépistage leur a été proposé et a permis de montrer que 25 % d’entre eux étaient séropositifs pour le VIH et que 66 % l’étaient pour le VHC. Ces résultats mettent en évidence une forte prévalence des infections par le VIH et le VHC parmi les UDI, ce qui en fait une population clé concernant ces épidémies.

Parmi ces 603 UDI, 204 ont été intégrés dans une cohorte et ont fait l’objet d’un suivi pendant un an, avec un dépistage tous les six mois pour ceux qui avaient été testés négativement pour le VIH et/ou VHC. Lors de ce suivi, les participants avaient accès au programme de réduction des risques des structures communautaires (informations sur les méthodes de réduction des risques concernant les relations sexuelles et les injections, distribution de seringues/aiguilles et préservatifs) et bénéficiaient d’une aide à l’accès au traitement de substitution par la méthadone et au traitement antirétroviral pour les participants infectés par le VIH. Parmi ces 204 UDI, à l’inclusion, 94 (46 %) étaient séronégatifs à la fois pour le VIH et le VHC, 105 (51 %) étaient séropositifs seulement par le VHC et 5 (2 %) séropositifs seulement par le VIH. Au terme de l’année de suivi, aucune contamination par le VIH n’a été observée. A l’inverse, une incidence élevée du VHC a été constatée avec 18 nouvelles infections. Une analyse multivariée indique une forte corrélation entre le nombre d’injections mensuelles et le risque d’infection. Ce sont les UDI pratiquant plus de 75 injections par mois qui ont été préférentiellement infectés par le VHC.

Pour le Dr Didier Laureillard, coordinateur du site ANRS Vietnam, « Ces résultats montrent que les efforts engagés depuis une dizaine d’années au Vietnam en faveur de la réduction des risques et de l’accès aux antirétroviraux auprès des UDI ont été payants. L’incidence du VIH a fortement baissé dans cette population. C’est un résultat très encourageant, montrant qu’il est possible d’agir efficacement chez les usagers de drogues. »

La situation est en revanche encore très préoccupante concernant l’hépatite C. Le Pr Pham Minh Khuê (Faculté de Santé Publique, Université de médecine et de pharmacie d’Hai Phong), co-investigateur de l’étude ANRS/NIDA DRIVE-IN, parle de ces résultats : « Il est aujourd’hui indispensable d’avoir une approche similaire pour le VHC à celle que nous avons engagée pour contrôler le VIH. Les programmes de réduction des risques construits pour le VIH apparaissent insuffisants pour lutter contre l’épidémie du VHC et doivent être adaptés. Mais la mesure essentielle qui pourra réduire l’incidence de l’hépatite C est un accès large aux nouveaux traitements. A l’heure actuelle, très peu de patients peuvent recevoir ces traitements. »

« Cet objectif est d’autant plus crucial, poursuit le Dr Laureillard, qu’avec ces traitements, il est possible de guérir l’hépatite C chez la quasi-totalité des patients en quelques mois. Nous pourrions ainsi enrayer rapidement l’épidémie non seulement parmi les UDI, mais également dans la population générale. »

Suite à l’étude de faisabilité ANRS/NIDA DRIVE-IN, l’étude DRIVE, soutenue par le NIDA et l’ANRS, a été lancée en septembre 2016. Elle évaluera, après quatre ans de suivi, le bénéfice de l’intervention communautaire élaborée pendant la phase ANRS/NIDA DRIVE-IN mais cette fois à l’échelle d’une population, dans toute la ville de Hai Phong. La nouvelle étude recrutera chaque année 1500 UDI.

Le professeur François Dabis, Directeur de l’ANRS, déclare « L’accès aux traitements du VHC est un enjeu non seulement pour le Vietnam, mais pour l’ensemble des pays à ressources limitées confrontés à cette épidémie. En terme de recherche, nous devons engager de nouvelles études évaluant à large échelle le traitement du VHC comme nouvel outil de prévention de cette infection. »

http://www.anrs.fr/sites/default/files/ ... IN_def.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Août 2017 - 00:42
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https://www.youtube.com/watch?v=kFi32nL ... e=youtu.be

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