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Sujet du message: EASL 2017 Amsterdam  MessagePosté le: 25 Mai 2017 - 08:13
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Sujet du message: EASL 2017 Amsterdam  MessagePosté le: 25 Mai 2017 - 08:29
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EASL 2017 Roundup: Progrès continus dans la lutte contre la maladie du foie
Voici les faits saillants du 52e Congrès International Liver tenue à Amsterdam le mois dernier

Par Benjamin Ryan

Le Congrès international international du foie, une réunion scientifique majeure dirigée par l'Association européenne pour l'étude du foie (EASL), rassemble les esprits les plus brillants sur le terrain pour examiner les progrès dans la recherche sur les maladies du foie. La réunion EASL de cette année, qui a eu lieu à Amsterdam du 19 au 23 avril, a porté sur les progrès dans le traitement du virus de l'hépatite C (VHC) et de la stéatohepatite non alcoolique (NASH), ainsi que des découvertes concernant le virus de l'hépatite B (VHB).
Voici un résumé rapide des principaux résultats présentés lors de la conférence

Traitement Hep C:

Quelques études remarquables ont mis en évidence certains des avantages considérables de guérir l' hep C.
Dans une étude sur les personnes atteintes de C hep et de cirrhose décompensée (la forme la plus avancée de la maladie du foie) qui étaient sur la liste d'attente de transplantation du foie, environ un quart ont été retirés de la liste grâce à des améliorations dans leur état. Une autre étude a révélé que la guérison du VHC réduit le risque de maladie cardiovasculaire chez les personnes atteintes de cirrhose compensée (la forme plus légère de la cirrhose).

De nombreuses études ont permis de découvrir les détails de la combinaison combinée d'AbbVie pour tous les génotypes, le glecaprevir / pibrentasvir. Connu sous le nom de G / P, le régime est actuellement approuvé par la FDA, avec une décision attendue fin juin. Parmi ceux qui ont des génotypes 1, 2, 4, 5 et 6 et la cirrhose compensée, 12 semaines G / P vante un taux de guérison de 99 %. Un cours de huit semaines de G / P a guéri 95 % de ceux qui avaient un génotype 3 difficile à traiter, qui étaient des premiers traitements et n'avaient pas de cirrhose. Et parmi les personnes co - infectées par le VHC et le VIH, G / P a conduit à un taux de guérison de 99 % chez les personnes ayant une cirrhose, qui ont été traités pendant 12 semaines, et 93 % chez les personnes sans cirrhose, qui ont été traités pendant huit semaines.

Avec Merck, Zepatier (grazoprevir / elbasvir) a guéri 96% d'un groupe d'anciens combattants avec le génotype 1 ou 4, dont une proportion considérable avait d'autres problèmes de santé et de santé mentale, tels que le diabète, la dépression et le VIH. En outre, dans une étude du grazoprevir expérimental / uprifosbuvir / ruzasvir de l'entreprise chez les personnes atteintes du génotype 1 qui avaient échoué à un traitement antérieur de l'hépatite C, 98 % de ceux qui ont reçu le traitement médicamenteux triple avec de la ribavirine pendant 16 semaines ont été guéris, tout comme 100 % de ceux traités pendant 24 semaines avec juste le régime à triple médicament.

La coentreprise de Janssen et Achillion du régime expérimental à trois médicaments d'Olysio / odalasvir / AL-335 a guéri les 40 personnes infectées par le génotype 1 qui ont été traitées pendant six ou huit semaines dans une étude. Les entreprises ont déplacé ce schéma dans les essais de phase III, testant les deux longueurs de traitement.

Gilead Sciences, leader incontournable des ventes de drogue de Hep C, a publié des résultats décevants liés à son schéma expérimental de sofosbuvir / velpatasvir / voxilaprevir. Huit semaines du combo à triple médicament ont échoué au travail ainsi que 12 semaines d'Epclusa de l'entreprise (sofosbuvir / velpatasvir) chez les personnes ayant les six génotypes majeurs du VHC, y compris ceux qui ont ou non une cirrhose. Cependant, le traitement expérimental de huit semaines a montré une efficacité comparable à 12 semaines d'Epclusa chez les personnes atteintes de génotype 3 et de cirrhose (cette démographie a été exclue de l'autre étude du schéma). Sur le côté plus brillant, Harvoni de Gilead (ledipasvir / sofosbuvir), qui vient d'être approuvé pour le traitement pédiatrique chez les 12 à 17 ans .

Hépatite B:

Gilead a récemment publié une version mise à jour de son Viread antirétroviral clé (fumarate de tenofovir disoproxil ou TDF), appelé Vemlidy (ténofovir alafénamide ou TAF) lorsqu'il est utilisé pour le traitement du virus de l'hépatite B (VHB). Un nombre croissant de recherches ont révélé que TAF est plus sûr pour les os et les reins lorsqu'ils sont utilisés dans le traitement du VIH. Dans une étude de 96 semaines présentée à EASL, les chercheurs ont constaté que le médicament a conféré le même avantage aux personnes atteintes de VHB qui ont changé leur traitement hep B de Viread à Vemlidy. Le changement a également conduit à des améliorations dans les niveaux d'enzymes du foie.
Sur un front plus inquiétant, une autre étude a révélé que les individus de plus de 50 ans - en particulier les hommes - qui ont éliminé l'hépatite B ont toujours un risque de cancer élevé.

Cancer du foie:

Un traitement expérimental du cancer du foie impliquant des grains radioactifs n'a malheureusement pas montré un avantage de survie par rapport au traitement standard. Cependant, cela a amélioré la qualité de vie. Les récipiendaires du traitement se sont sentis mieux dans l'ensemble et ont connu moins d'effets néfastes graves sur la santé par rapport à la norme actuelle de soins.
Une autre étude n'a révélé aucune différence dans les taux de cancer du foie chez les personnes guéries de VHC avec interféron et celles qui ont été guéries avec des antiviraux à action directe moderne (DAA). Dans l'ensemble, la guérison de l'hépatite C réduit en effet le risque de cancer du foie, cette étude suggère que les différences dans le type de traitements contre le VHC ne contribuent pas apparemment à ce risque.

NASH:

La stéatohepatite non alcoolisée (NASH) a joué un rôle plus central dans l'EASL de cette année, avec de multiples essais de médicaments prometteurs dans le traitement de cette forme de maladie du foie gras.
Les chercheurs ont modifié les versions d'autres médicaments NASH pour réussir davantage dans le traitement de la maladie. Douze semaines d'une version réaménagée du médicament NASH FGF19, appelé NGM282 , a entraîné une baisse considérable de la graisse du foie par rapport à un placebo. Dans un autre essai, les chercheurs ont testé une version révisée du médicament FGF21, appelé BMS-986036 . Seize semaines de traitement ont favorisé un placebo dans la réduction de la graisse du foie ainsi que dans l'amélioration des indicateurs de la fibrose, des paramètres métaboliques et des lésions hépatiques .
Une petite étude de preuve de concept de GS-0976 de Gilead a révélé que 12 semaines de traitement parmi 10 personnes atteintes de NASH étaient associées à une baisse de 29 % de leur lipogénèse hépatique de novo (DNL), un indicateur de la santé de l'un des Les voies métaboliques du foie. Le traitement était également lié à la diminution de la graisse du foie et de la rigidité.

Une autre étude a révélé que la graisse du foie elle-même n'est probablement pas le véritable coupable de la progression de la maladie liée au NASH dans le foie. Au lieu de cela, la fibrose ou la cicatrisation de l'organe prédit si la maladie progressera.

Global:

De manière inquiétante, un nouveau rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a révélé que le taux global annuel de mortalité liée à l'hépatite B et C, environ 1,34 million de personnes sont mortes d'hépatite virale en 2015, qui rivalise avec le VIH et la tuberculose (TB). Le taux de mortalité par VHB / VHC devrait empirer, alors que moins de personnes meurent de tuberculose et de VIH chaque année.
La bonne nouvelle est qu'il existe maintenant des médicaments très efficaces qui peuvent guérir l'hépatite C et traiter l'hépatite B. Mais le diagnostic de tous ceux qui ont un virus est un obstacle majeur, tout comme leur fournit des thérapies qui peuvent être très coûteuses. Une étude présentée à EASL a examiné l'efficacité des versions génériques importées moins chères des médicaments , qui offrent des niveaux de réussite élevés comparables aux équivalents de marque .

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Sujet du message: EASL 2017 Amsterdam  MessagePosté le: 20 Jl 2017 - 15:10
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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Jl 2017 - 15:18
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ACTUALISATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET PERSPECTIVES OMS : GLOBAL HEPATITIS REPORT 2017

HUTIN J-F, SUISSE, WHO, EASL 2017








VHC ET LE VHB : DE L’IMPORTANCE DE DÉPISTER LES MIGRANTS

TOULOUMI G, GRÈCE, EASL 2017, ABS. PS-128 ACTUALISÉ




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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Jl 2017 - 15:50
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COHORTE AMÉRICAINE TRIO : GRAZOPREVIR ET ELBASVIR DANS LA VIE RÉELLE

BACON B, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. THU-239 ACTUALISÉ


Il s’agit des résultats préliminaires de la cohorte TRIO (centres non académiques majoritaires et centres académiques aux USA) pour la combinaison GRZ/EBR. Les schémas recommandés (12 semaines et 16 semaines avec RBV) ont été administrés chez 92 % des patients. Une recherche de RAS NS5A chez les patients G1a a été réalisée chez 162 patients (63 %) et elle était positive chez 12 patients (7 %). On note comme comorbidités 60 % de patients avec maladie rénale chronique (sévérité inconnue) et 31 % de patients diabétiques. Globalement 97 % de RVS12 donc comparable aux essais. Il a été impossible d’analyser l’impact de la présence de RAS NS5A sur la RVS chez les patients G1a (5 patients seulement). La RVS chez les patients G4 n’est pas donnée. En résumé, il est important de bien suivre les recommandations de l’AFEF pour la combinaison GRZ/EBR.



GRAZOPREVIR ET ELBASVIR PENDANT 12 SEMAINES CHEZ LES PATIENTS G1A : LE SEUIL DE CHARGE VIRALE INITIALE C’EST 800 000 !
!
OLVEIRA A, ESPAGNE, EASL 2017, ABS. THU-228 ACTUALISÉ


L’AFEF recommande de traiter les patients G1a, avec ou sans cirrhose compensée, naïfs ou pré-traités par une combinaison à base de GRZ/EBR, pendant 12 semaines si la charge virale initiale est <800> 800000 UI/ml, la stratégie optimale est 16 semaines avec RBV (non recommandé par AFEF). Cette étude poolée confirme clairement qu’il est indispensable de respecter ce seuil de 800 000 UI/ml si l’on veut offrir le maximum de chance de RVS chez ces patients. Chez les patients G1a avec charge virale initiale > 800 000 UI/ml, la stratégie optimale est SOF/VEL pendant 12 semaines (RVS proche de 100 %)..



GRAZOPREVIR ET ELBASVIR PENDANT 12 SEMAINES CHEZ LES PATIENTS G4 : FAUT-IL TENIR COMPTE DE LA CHARGE VIRALE INITIALE ?

OLVEIRA A, ESPAGNE, EASL 2017, ABS. THU-228 ACTUALISÉ


Peu de données sont disponibles pour la combinaison GRZ/EBR chez les patients G4. Par extrapolation avec le G1a, l’EASL recommande de traiter pendant 12 semaines les patients naïfs ou pré-traités par une combinaison à base de GRZ/EBR, avec ou sans cirrhose compensée, avec une charge virale initiale < 800 000 UI/ml. L’AFEF recommande de traiter par GRZ/EBR pendant 12 semaines les patients G4 naïfs uniquement, avec ou sans cirrhose compensée, quelque soit la charge virale initiale (recommandation fondée sur une étude poolée). Cette autre étude poolée ne permet pas de conclure clairement quant à l’impact de la charge virale initiale sur la RVS du fait de faibles effectifs. En résumé, il faut continuer de suivre les recommandations de l’AFEF pour les patients G4 avec cette combinaison.



GRAZOPREVIR ET ELBASVIR DANS UNE COHORTE DE VÉTÉRANS AMÉRICAINS

KRAMER JR, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. PS-095 ACTUALISÉ


Dans cette étude étaient présentés les résultats d’efficacité et de tolérance de grazoprevir/elbasvir au sein d’une cohorte américaine en vie réelle (vétérans américains). Les résultats obtenus sont identiques aux essais. Il est important de bien respecter le seuil de 800 000 UI/ml pour les patients G1a. Cette stratégie est adaptée aux patients prétraités par IFN±RBV mais pas aux patients qui ont reçu un traitement par sofosbuvir en association avec un autre AAD ou la PrO/D.



SOF/VEL CHEZ LES G3 CIRRHOTIQUES OU NON

VERMEHREN J, ALLEMAGNE, EASL 2017, ABS. PS-155 ACTUALISÉ


• Les RAS NS5A avant traitement sont rares : 10 % des patients
• L'ajout de la RBV est peut être utile chez les patients cirrhotiques !



ENDURANCE-3 : COMPARAISON G/P VS SOF/DCV CHEZ LES PATIENTS DE GÉNOTYPE 3

FOSTER G, ROYAUME-UNI, EASL 2017, ABS. GS-007 ACTUALISÉ


• Chez les patients G3 non cirrhotiques, 12 semaines de G/P ne sont pas moins efficaces que 12 semaines de SOF/DCV et 8 semaines de G/P ne sont pas moins efficaces que 12 semaines de G/P


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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Jl 2017 - 16:33
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SOF/VEL CHEZ LES USAGERS DE DROGUE INJECTEURS

GREBELY J, AUSTRALIE, EASL 2017, ABS. FRI-234 ACTUALISÉ


• Etude ouverte testant l’efficacité et la tolérance de SOF/VEL chez les usagers de drogue avec injection récente de drogue
• 103 patients inclus : 58 sous TSO, 76 injecteurs en début de traitement, 60 G3, 36 F2-F4



ADHÉRENCE AUX AAD CHEZ LES USAGERS DE DROGUES : UNE ÉTUDE DE STRATÉGIE DE PRISE EN CHARGE

LITWIN AH, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. PS-130 ACTUALISÉ


• La délivrance quotidienne des AAD par une infirmière améliore significativement l'observance et peut-être la RVS

Les caractéristiques de la population étudiée étaient les suivantes : âge 51 ans, 65 % d’hommes, 56 % d’origine Sud Américaine, 27 de noirs, 63 % vivant en couple, SDF 23 %, pas d’étude secondaire 43 %, 81 % chômeurs. 65 % avouaient un usage de drogue dans les 6 mois précédents. Le dépistage urinaire de drogue à baseline était positif chez 51 % (opioïde : 25 %, cocaïne : 29 %, Benzo : 15 %). 98 % étaient sous méthadone et 2 % sous buprenorphine. 45 % avaient des comorbidités psychiatriques (dépression majeure : 25 %, anxiété : 19 %, psychose : 33 %, maniaque : 7 %). Consommation excessive d’alcool 24 %. 88 % ont été traités par AAD et 12 % une trithérapie à base de PEG.

• Etude randomisée chez 150 usagers de drogues G1 comparant différents mode d’administration des AAD : prise individuelle vs délivrance quotidienne par infirmière (DQI) avec les TSO vs délivrance hebdomadaire en groupe
• Evaluation de la RVS et de l’adhérence quotidienne et à l’heure de la prise par blister électronique et EVA







ON PEUT (IL FAUT !) TRAITER LES PATIENTS VHC EN PRISON

BOUTEILLE-GAILLET M, FRESNES, EASL 2017, ABS. SAT-285 ACTUALISÉ


• Le traitement en prison est possible, en privilégiant les stratégies optimales. Le suivi doit être organisé après la sortie

Le Rapport Dhumeaux sur la prise en charge des patients porteurs du VHC stipule que les personnes détenues en prison doivent bénéficier des traitements par AAD. Dans cette étude rétrospective menée en Ile de France, 86 patients avaient une indication de traitement, et finalement 55 ont été traités par AAD entre 2014 et 2016 (délivrance quotidienne par IDE). On retient que 1/3 des patients n’a pu être traité en raison d’une durée de peine trop courte pour évaluer ou suivre les patients. Le suicide observé chez un patient traité n’est pas commenté.

• Etude rétrospective, Ile-de-France, 2014-2016, 185 détenus VHC +
• 92 % hommes, âge moyen 43 ans, 88 % usage drogues, 53 % diagnostic en prison
• Co-infection VIH 13 % ; G1 52 % , G3 25 % ; G4 8 % ; F3/4 (Fibroscan®) 43 %



SOFOSBUVIR/LEDIPASVIR CHEZ PATIENTS CO-INFECTÉS VHB/VHC AGHBS POSITIF : EXPÉRIENCE TAIWANAISE

LIU CJ, TAIWAN, EASL 2017, ABS. PS-098 ACTUALISÉ


Patients non traités pour le VHB. 16 % de cirrhose dans cet essai dont 2 patients avec ADN VHB quantifiable (non conforme aux recommandations EASL). Les patients étaient G1 (61 %) et G2 (39 %). La combinaison SOF/LDV n’est pas recommandée en Europe pour le traitement du G2 (activité antivirale limitée du LDV sur le G2) mais tous les patients ont eu une RVS. Pas de données sur le timing de la survenue des réactivations qui n’étaient pas cliniquement significatives. Les facteurs prédictifs liés à une augmentation de l’ADN VHB > 1 log et ALAT > 2N étaient le taux d’ADN VHB et les ALAT initiaux. Traitement préemptif non nécessaire mais surveillance recommandée (recommandations AFEF).

• 111 patients co-infectés VHB/VHC, 61 % G1 ; 39 % G2
• AgHBs+ (n = 110), AgHBe- (n = 110), ADN VHB moyen : 2,1 log (1,3-5,huit), ADN VHB < LDQ (37 %)
• SOF/LDV 12 semaines : RVS12 = 100 %



SUR-RISQUE DE DÉCOMPENSATION ET DE CHC CHEZ LES PATIENTS CIRRHOTIQUES VIH/VHC : IL FAUT REVOIR NOS CERTITUDES

SALMON D, PARIS, EASL 2017, ABS. PS-131 ACTUALISÉ


• L’histoire naturelle de la cirrhose chez les patients coinfectés VIH/VHC rejoint celle des patients mono-infectés par le VHC
• La mortalité globale reste plus élevée chez les patients coinfectés VIH/VHC en raison des comorbidités extra-hépatiques

Il est souvent fait état d’une histoire naturelle de la cirrhose différente chez les patients co-infectés VIH/VHC par rapport aux patients mono-infectés VHC : risque de décompensation x 3, agressivité accrue du CHC. Le meilleur contrôle de l’infection VHC dû aux AAD modifie ce concept. L’ANRS a permis de mettre en place des cohortes prospectives de patients cirrhotiques, CirVir (VHC) et HEPAVIH (VIH/VHC), qui se caractérisent par la robustesse du diagnostic de cirrhose. Dans un premier temps, 1 253 patients dans CirVir et 175 patients dans HEPAVIH ont été identifiés. Cependant, certaines caractéristiques étaient statistiquement différentes à l’inclusion : âge, genre, mode transmission VHC, diabète, IMC, alcool, tabac. Après score de propension, 95 patients dans chaque groupe ont été identifiés avec des caractéristiques semblables. A 5 ans, les incidences cumulées de CHC et de décompensation de la cirrhose n’étaient pas statistiquement différentes. Par contre, la mortalité globale reste plus élevée chez les patients co-infectés avec un OR à 3. Ceci s’explique probablement par les comorbidités extra-hépatiques qui caractérisent cette population : cancers, cardio-vasculaires, HTAP, etc...

• Cohorte CirVir : 1 253 patients VHC avec cirrhose (biopsie)
• Cohorte HEPAVIH : 175 patients VIH/VHC avec cirrhose (biopsie ou FS ≥ 12,5 Kpa)
• Score de propension : 2 groupes homogènes de 95 patients





SOFOSBUVIR/LEDIPASVIR CHEZ LES ENFANTS ÂGÉS DE 6 À 11 ANS : ÇA MARCHE !

MURRAY KF, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. PS 101 ACTUALISÉ


Tous les patients ont reçu SOF/LDV pendant 12 semaines sauf un patient G1 pré-traité avec cirrhose (24 semaines) et deux patients G3 (24 semaines et ribavirine). Utilisation d’une demi-dose par rapport aux adultes. L’étude pharmacocinétique a montré des résultats identiques à ceux observés chez l’adulte. 2 patients avec cirrhose. Une rechute (SOF/LDV 12 semaines) chez un patient G1a avec cirrhose. Excellent profil de tolérance. Une durée plus courte de 8 semaines pourrait être évaluée mais la mise en place d’essais dans cette population est difficile. Un essai est en cours chez les enfants âgés de 3 à 6 ans. En France, le traitement sofosbuvir/ledipasvir est remboursé par la sécurité sociale pour les enfants.


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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Jl 2017 - 18:34
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BÉNÉFICES À UN AN DES TRAITEMENTS PAR AAD SUR UNE LARGE COHORTE DE PATIENTS CIRRHOTIQUES

DETERDING K, ALLEMAGNE, EASL 2017, ABS. PS-096 ACTUALISÉ


• Les paramètres biologiques de la fonction hépatique continuent à s’améliorer avec le temps
• La persistance d’événements cliniques à un an rappelle la nécessité de maintenir une surveillance au moins biannuelle chez ces patients







AGENTS ANTIVIRAUX DIRECTS ET CHC

HUANG AC, ETATS-UNIS, ABS. LBP-508, TELEP LE, ETATS-UNIS, ABS. FRI-275, INNES H, ROYAUME-UNI, ABS. PS-035 & CALVARUSO V, ITALIE, ABS. PS-038, EASL 2017, ACTUALISÉS


En Juillet 2016, dans un éditorial de Journal of Hepatology, JC Nault et M Colombo ont écrit “These different studies bring no strong evidence for an increased risk of HCC occurrence in "HCC naïve" patients treated by DAA. However, the persistent risk of HCC development strongly justifies HCC screening after viral clearance in patients with HCV related cirrhosis.” Cependant, le lien entre le traitement des patients cirrhotiques par agents antiviraux directs et survenue d’un CHC ou récidive d’un CHC est encore discuté, notamment en ce qui concerne l’agressivité des CHC observés après traitement. Dans ses dernières recommandations sur la prise en charge de l’hépatite virale C publiées en mars 2017, l’AFEF a écrit : “Chez les patients cirrhotiques à haut risque de CHC (antécédent de carcinome hépatocellulaire, âge > 50 ans, hypertension portale, syndrome métabolique, consommation d’alcool, co-infection virale, score de Child B ou C), une imagerie en coupe avant traitement doit être discutée (AE) ». Au cours du congrès de l’EASL (ILC2017) à Amsterdam, de très nombreuses communications ont évalué le risque de survenue d’un CHC chez les patients traités par agents antiviraux directs. Ces communications sont résumées dans les diapositives suivantes.






















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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Jl 2017 - 19:00
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PAS D’AUGMENTATION DU RISQUE DE CHC APRÈS TRAITEMENT PAR AAD : UNE MÉTA-ANALYSE

WAZIRY R, AUSTRALIE, EASL 2017, ABS. PS-160 ACTUALISÉ


• L’incidence baisse avec la durée de suivi
• Cette méta-analyse n’a pas étudié l’agressivité des CHC

26 études ont été incluses dans l’analyse. Les patients traités par AAD étaient plus jeunes (60 vs 52 ans) et avaient une cirrhose plus grave (Child A 66 % vs 100 %). Le suivi était plus court (1 vs 5,5 ans). Après ajustement sur l’âge et le suivi moyens, le RR relatif de CHC après traitement par AAD (vs IFN) est de 0,75 (p = 0,62).







Cette analyse montre que, plus le suivi est court, plus les taux d’incidence et de récidive sont élevés.

QUELS PATIENTS CIRRHOTIQUES SONT À RISQUE DE CHC APRÈS RVS ?

AUDUREAU E, PARIS, EASL 2017, ABS. PS-034 ACTUALISÉ


Savoir chez quel patient cirrhotique VHC avec RVS (et pendant combien de temps) doit être poursuivi le dépistage semestriel du CHC par échographie abdominale + Doppler est une question majeure. Etude réalisée à partir de la cohorte CirVir (1 253 patients avec cirrhose compensée). Deux modèles proposés :

• L’un avec des paramètres pré-thérapeutiques.
• L’autre avec des paramètres lors de l’obtention de la RVS.
Caractéristiques des patients :

• Age moyen 57,2 ans.
• Hommes 62 %.
• Antécédents de consommation excessive d’alcool 31 %.
• Survenue d’un CHC pendant la période de l’étude 14 %.
• SVR avec un traitement comportant de l’interféron 38 %.
• SVR avec un traitement sans interféron 14 %.
• Suivi médian 55 mois.
• Suivi médian après RVS (44 mois chez les patients traités avec interféron et • 8 mois chez les patients traités sans interféron).
• But : proposer des algorithmes de prédiction du risque de CHC chez les patients VHC cirrhotiques compensés avec RVS (ARNS CO12 CirVir = 1 253 patients)








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RÉACTIVATION DU VHB PENDANT TRAITEMENT DU VHC : DU NOUVEAU ?

TANG L, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. THU-144 ACTUALISÉ


• Risque de réactivation VHB absent ou très faible en cas d’Ac antiHBc isolé

Suite au signal émis par la FDA et repris par l’EMA en 2016, plusieurs études ont été réalisées dont le but était de rapporter l’incidence et les facteurs de risque associés à la réactivation du VHB lors d’un traitement par AAD chez les patients co-infectés VHB-VHC. Aucune réactivation notamment chez les patients avec Ac antiHBc isolé. Donc si le risque existe il est très faible et nécessite une simple surveillance pendant le traitement par AAD. En résumé, suivre les recommandations de l’AFEF.

• Expérience chez les vétérans américains de Baltimore
• 330 patients VHC+ traités par AAD dont 192 patients (58,2 %) avec un marqueur d’infection par le VHB résolue ou possiblement résolue
• Aucun patient AgHBs positif



LES AAD DIMINUENT LE RISQUE D’ÉVÈNEMENTS CARDIO- ET CÉRÉBRO-VASCULAIRES

SINGER AW, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. THU-215 ACTUALISÉ


L’hépatite chronique C est associée à une augmentation du risque cardiaque et cérébrovasculaire. Il a été montré que le traitement par IFN+RBV est associé à une diminution du risque cardiaque. Le but de cette étude est d’évaluer le risque cardiovasculaire et cérébrovasculaire chez des patients VHC+ traités par AAD par rapport à des patients VHC+ non traités. A baseline, le groupe de patients traités par AAD avait :

• un âge plus élevé,
• plus d’hommes,
• plus de cirrhoses,
• plus de facteurs de risque cardiovasculaire : diabète, insuffisance rénale, HTA,
plus de prescription de beta-bloquants et inhibiteurs des canaux calciques,
moins d’abus de substance, moins de BPCO et moins de surpoids/d’obésité.
Etude rétrospective à partir d’une large base de données de patients américains
• 16 809 patients VHC+ traités par AAD
• 156 639 patients VHC+ non traités
• Après ajustement sur le temps de suivi



EVÈNEMENTS CARDIOVASCULAIRES APRÈS RVS

CACOUB P, PARIS, EASL 2017, ABS. PS-032 ACTUALISÉ


• Diminution des évènements cardiovasculaires chez les patients avec RVS
• Diminution de la survie chez les patients avec évènements cardiovasculaires

Patients et méthodes :

• Suivi semestriel des patients.
• Evènements cardiovasculaires : AVC, infarctus, angor, insuffisance cardiaque, artériopathie périphérique, arrêt cardiaque, décès d’origine cardiovasculaire.
• Définition de la coronaropathie : Au moins un des critères suivants : angine stable ou instable, coronarographie, infarctus du myocarde, pontage coronarien.
• Définition de l’AVC : hospitalisation ou compte-rendu neurologique avec diagnostic d’AIT ou d’AVC.
• Définition de l’artériopathie périphérique : au moins un des critères suivants : claudication intermittente.
Evènements cardiovasculaires (Nombre) - Insuffisance cardiaque (23) - AVC (16) - Ischémie cardiaque (12) - Artériopathie périphérique (9) - Infarctus (Cool - Décès cardiovasculaire (7) - Arrêt cardiaque (4) Pas de différence de la diminution du risque chez les patients traités avec ou sans interféron

• Avec interféron : HR = 0,49 ; IC 95 % : 0.16 - 1.17 ; p = 0,12.
• AAD sans interféron : HR = 0,21 ; IC 95 % : 0,001 - 1,55 ; p = 0,16.
• Cohorte CirVir de 878 patients virémiques avec cirrhose VHC et une surveillance trimestrielle
• Suivi médian : 51,5 mois – 62 patients avec 79 évènements cardiovasculaires





PAS DE FIBROSCAN APRÈS RVS !

POCKROS P, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. LBP-530 ACTUALISÉ


• Après RVS, le Fibroscan sous-estime la fibrose hépatique histologique

Chez les patients infectés par le VHC, de nombreuses études ont montré une diminution drastique des valeurs d’élasticité hépatique après RVS. Cependant, très peu de données sont disponibles sur l’interprétation de cette diminution, notamment chez les patients cirrhotiques. Cette étude a évalué 10 patients qui ont eu une PBH et une mesure d’élasticité hépatique après traitement de l’hépatite C par une combinaison avec des AAD (avec RVS). Tous les patients avaient une fibrose F3 ou F4 avant traitement.

• Temps médian entre le traitement et la PBH : 4,75 ans.
• Age moyen : 60,7 ans.
• Hommes : 6/10.
4/9 patients avec E < 9,5 kPa (seuil classiquement utilisé pour le diagnostic de fibrose sévère) avaient une fibrose F3 ou F4 à la PBH. Une explication à la diminution plus importante de l’élasticité hépatique par rapport à l’évaluation de la fibrose portale par la PBH serait la diminution de la fibrose sinusoïdale (qui rentre en ligne de compte dans l’élasticité hépatique).

• Comparaison élasticité (E)/PBH chez 10 patients après RVS


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HÉPATITE C : OBSERVATOIRE FRANÇAIS DE LA RÉSISTANCE (ANRS CO22 HEPATHER)

CHEVALIEZ S, CRÉTEIL, EASL 2017, ABS. PS-157 ACTUALISÉ


Observatoire national de la résistance chez 169 patients VHC + en échec d’un traitement antiviral contenant, au moins, un AAD dans le cadre de la cohorte HEPATHER. F4 : 72 % (dont 87 % Child A). G1 : 47 %; G2 : 9 % ; G3 : 25 % ; G4 : 17 %. 80 % des patients ont reçu un traitement antérieur avec du sofosbuvir dont la moitié en association avec un inhibiteur de NS5A. 20 % n’ont pas reçu de sofosbuvir. Globalement, 62 % des patients avaient des RAS avant retraitement. Sans entrer dans le détail, 116 patients ont été retraités dans le cadre des RCP selon les recommandations des sociétés savantes. Globalement, une RVS a été observée chez plus de 90 % des patients et la présence de RAS pourrait avoir un impact sur l’efficacité chez les patients de génotype 1a, mais pas sur les autres génotypes. Ces résultats sont préliminaires et la relation entre le schéma thérapeutique utilisé pour le retraitement et la réponse virologique en fonction des génotypes et du traitement antérieur n’est pas connue. Cela suggère qu’il faille continuer de faire, pour le moment, un test de résistance en cas d’échec à un traitement contenant un AAD et de suivre les recommandations de l’AFEF. Les dossiers de ces patients doivent être discutés en RCP.










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ASTRAL – POLARIS : ANALYSE RÉTROSPECTIVE

LAWITZ E, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. THU-273 ACTUALISÉ


L’analyse rétrospective des études ASTRAL et POLARIS montre que la combinaison sofosbuvir/ledipasvir pendant 8 semaines est très efficace chez les patients de génotype 1 sans cirrhose. La combinaison sofosbuvir/velpatasvir pendant 12 semaines est très efficace chez tous les patients quelque soit le génotype ou le stade de fibrose. La triple combinaison sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprevir pendant 8 semaines est très efficace chez les patients de génotype 2 à 6 quelque soit le stade de fibrose. Par contre, chez les patients de génotype 1a, la réponse est décevante y compris chez les patients avec une fibrose minime.



POLARIS G1A : ANALYSE RÉTROSPECTIVE - LA FAUTE DES AMÉRICAINS !

ROBERTS SK, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. SAT-280 ACTUALISÉ


L’analyse rétrospective des études POLARIS montre que la réponse décevante observée avec la combinaison sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir pendant 8 semaines chez les patients naïfs d’AAD de génotype 1a, s’explique par une mauvaise réponse chez les patients américains.



IMPACT DE LA FONCTION RÉNALE SUR EFFICACITÉ ET TOLÉRANCE DE LA COMBINAISON GLECAPREVIR/PIBRENTASVIR (G/P)

POL S, PARIS, EASL 2017, ABS. SAT-273 ACTUALISÉ


• Efficacité élevée pangénotypique de G/P quel que soit le profil patient
• Pas d’impact de la fonction rénale sur efficacité et tolérance
• Bénéfice rénal de la SVR12 en cas d’insuffisance rénale modérée





GLECAPREVIR/PIBRENTASVIR (G/P) DANS LES ÉCHECS D’AAD

POORDARD F, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. PS-156 ACTUALISÉ


Il n’y a pas de traitement approuvé pour les échecs d’AAD incluant un inhibiteur NS5A. L’étude MAGELLAN-I a évalué l’efficacité et la tolérance de la combinaison G/P: combinaison coformulée en une gélule (une prise quotidienne de 3 gélules) du glecaprevir, inhibiteur de protéase pangénotypqiue de deuxième génération et du pibrentasvir inhibiteur NS5A pangénotypqiue de deuxième génération pour 12 ou 16 semaines chez des patients infectés par des génotypes 1, 4 ou 6, non cirrhotiques ou cirrhotiques, en échec de DAA…). Critères d’inclusion :

• ≥ 18 ans.
• Infection chronique par G1, 4, 5 ou 6 infection (ARN VHC ≥1 000 IU/ml).
• Echec à un traitement par AAD incluant un inhibiteur NS3/4A : PTV/r, SMV, ASV, TVR, ou BOC et un inhibiteur NS5A : DCV, LDV, ou OBV.
• Absence de cirrhose ou cirrhose compensée (Child-Pugh ≤ 6 ut screening).
Critères d’exclusion :
• Arrêt des AAD pour des raisons autres que virologiques.
• Infection VHB ou VIH ou génotypes VHC multiples.
• Alanine ou aspartate aminotransferase > 10 x ULN.
Albumine < N ou < 28 g/l pour les cirrhotiques.
Plaquettes < 90 000 ou < 60 000/mm3 pour les cirrhotiques.
• DFG <50> 2, G1a (5), G1b (5), G2 (1) ; G3 (4) ; G4 (1) ; naïfs (87 %). A noter que les patients G3, prétraités ne pouvaient pas être inclus dans cette étude. Les antirétroviraux autorisés pour tous les malades étaient : raltegravir, dolutegravir, rilpivirine, elvitegravir/cobicistat, TDF, TAF, FTC, 3TC, abacavir. Pour les non cirrhotiques darunavir/r, darunavir/cobicistat, lopinavir étaient également autorisés. Pour les patients non traités pour le VIH : CD4 ≥ 500 ou ≥ 29 % et pour les patients traités pour le VIH : CD4 ≥ 200 ou ≥ 14 % et charge virale VIH inquantifiable. 1 cas d’échec virologique (échappement à S huit) chez un patient cirrhotique G3. Pas de RAS NS3 mais RAS NS5A (A30V) à l’initiation. Au moment de l’échappement, RAS NS3 (Y56H) et RAS NS5A (S24F/M28K) mais pas A30V. Excellent profil de tolérance. Un cas d’augmentation de la bilirubine de grade 3, spontanément résolutif avec poursuite du traitement antiviral. En résumé, excellente combinaison pour les patients co-infectés VIH-VHC. Il reste à définir la stratégie optimale chez les patients G3 avec cirrhose compensée qu’ils soient naïfs (échec : 1 patient sur 4 dans cette étude) et chez les patients prétraités (aucune donnée). Cette combinaison est contre-indiquée chez les patients avec une cirrhose décompensée du fait de la présence d’un inhibiteur de protéase.


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MAGELLAN-2 : L’ASSOCIATION GLECAPREVIR/PIBRENTASVIR, UNE NOUVELLE STRATÉGIE CHEZ LES PATIENTS TRANSPLANTÉS

REAU N, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. LB0-03 ACTUALISÉ


• Chez les patients transplantés foie ou rein avec récidive VHC non F4, l’association G/P est efficace et bien tolérée

La récidive de l’infection virale C est constante après transplantation hépatique et la vitesse de progression de la fibrose est accélérée. Environ 1/3 des patients développe une fibrose sévère dans les 5 ans qui suivent la transplantation. Il existe, par ailleurs, des formes graves de récidive appelées hépatites cholestatiques fibrosantes qui évoluent à court terme soit vers la retransplantation, soit vers le décès. Pour l’ensemble de ces raisons, les patients transplantés pour maladie du foie liée au VHC doivent être traités en priorité. De multiples études multicentriques ont montré que l’association sofosbuvir + anti-NS5a ± ribavirine permettait un taux de RVS12 ≥ 95 % chez les patients avec récidive VHC après TH, sauf en cas de cirrhose décompensée (Coilly A, J Hepatol 2016; Dumortier J, Liver Transplantation 2016 ; Charlton M, Gastroenterology 2015). Les stratégies utilisant des anti NS3/4 sont plus discutées en raison des interactions avec les médicaments immunosuppresseurs, et notamment les inhibiteurs de la calcineurine (tacrolimus et ciclosporine++) (Kwo P, NEJM 2014; Forns X, Transplant Inf Dis 2017). L’association G/P qui contient un anti-NS3 (glecaprevir) a peu d’interactions potentielles avec les IS, même si des précautions doivent être prises en présence de ciclosporine (augmentation des concentrations). Dans cette étude ouverte portant sur 100 patients transplantés foie (80) ou rein (20), l’association G/P pendant 12 semaines a permis d’obtenir un taux de RVS12 de 98 % en ITT (1 patient perdu de vue, 1 patient G3 rechuteur). La répartition des génotypes était la suivante : G1/57, G2/13, G3/24, G4/4, G6/2. En termes de fibrose, 80 patients F0-F1, 6 patients F2 et 14 patients F3. Trente-quatre patients avaient déjà été traités, dont un par SOF. Avant de débuter le traitement, aucun patient n’avait de mutation NS3 + NS5a. Il n’a pas été rapporté d’effets secondaires significatifs, mais les concentrations et/ou les modifications des posologies des inhibiteurs de la calcineurine n’ont pas été rapportées (68 patients étaient sous tacrolimus et 13 patients sous ciclosporine.



GLECAPREVIR/PIBRENTASVIR EST TRÈS EFFICACE DANS LA CIRRHOSE COMPENSÉE

FORNS X, ESPAGNE, EASL 2017, ABS. GS-006 ACTUALISÉ




GRAZOPREVIR/RUZASVIR/UPRIFOSBUVIR : ON ALLONGE LA DURÉE, ON AJOUTE DE LA RBV ET LE TOUR EST JOUÉ !

SERFATY L, FRANCE, EASL 2017, ABS. THU-264 ACTUALISÉ


L’efficacité et la tolérance de la combinaison grazoprevir (Inhibiteur de protéase), ruzasvir (Inhibiteur de NS5A), uprifosbuvir (inhibiteur de NS5B) et ribavirine pendant 16 semaines ont été testées dans le cadre de la partie C de l’essai CREST chez 24 patients inclus dans la partie A et B du même essai en échec de huit semaines de GZR/RZR/UPR. 96 % (23/24) étaient classés F0-F2 et 88 % (21/24) avaient au moins un RAS (RAS NS3 : 96 % (23/24); RAS NS5A : 83 % (20/24); RAS NS5B : 4 % (1/24). Chez les patients infectés par un génotype 2, 77 % (10/13) avaient un RAS NSA5 L31M/I et chez les patients infectés par un génotype 3, 63 % (5/huit) et 38 % (3/huit) avaient un RAS NS5A, Y93H et A30K, respectivement. Ces mutations confèrent un niveau élevé de résistance au ruzasvir. Efficacité remarquable de GZR/RZR/UPR/RBV pendant 16 semaines dans cette population difficile à traiter et très bon profil de tolérance. 8 % (2/24) d’hémoglobine < 10 g/dl et 2 cas d’arrêt prématuré de traitement, un cas considéré comme lié au traitement (EIG, vomissements et tachycardie) après une seule prise de la combinaison (absence de RVS) et un cas 4 jours avant la fin du traitement pour un rash considéré comme lié à la RBV. Stratégie de retraitement très intéressante en cours d’évaluation et non disponible actuellement en dehors d’essais thérapeutiques.



RETRAITEMENT PAR GRAZOPREVIR/RUZASVIR/UPRIFOSBUVIR ± RBV CHEZ DES PATIENTS G1 EN ÉCHEC D’ANTIVIRAUX DIRECTS

WEDEMEYER H, ALLEMAGNE, EASL 2017, ABS. PS-159 ACTUALISÉ


• Aucun impact des RAS initiaux sur l’efficacité du traitement

L’efficacité et la tolérance de la combinaison grazoprevir (Inhibiteur de protéase), ruzasvir (Inhibiteur de NS5A), uprifosbuvir (inhibiteur nucléotidique de NS5B) pendant 24 semaines ou 16 semaines avec RBV ont été testées chez des patients en échec de SOF/LDV ou GRZ/EBR. 55 % avaient à l’initiation du retraitement des RAS NS3 et NS5A. RVS pour tous les patients. Profil de tolérance excellent. Stratégie de retraitement prometteuse. Nécessité de tester maintenant pour d’autres génotypes. De principe, il existe une possibilité de raccourcir la durée du traitement avec ou sans RBV qui reste à évaluer.

• Etude ouverte, multicentrique, randomisée
• 94 patients G1 (G1a : 86 %), cirrhose (43 %) avec rechute après traitement par SOF/LDV 8 sem. (15 %), 12 à 24 sem. (61 %), ou GRZ/EBR (24 %)




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LES PATIENTS ATTEINTS D’HÉPATITE B DONT LA RÉPLICATION VIRALE EST CONTRÔLÉE ONT LE MÊME PRONOSTIC QUE LES PORTEURS INACTIFS, À MÊME STADE DE FIBROSE

KIM BK, CORÉE DU SUD, EASL 2017, ABS. FRI-135 ACTUALISÉ


• Les patients atteints d’hépatite B dont la réplication virale est contrôlée ont le même pronostic que les porteurs inactifs, à même stade de fibrose

Objectif : déterminer le pronostic des patients VHB virosupprimés et des patients porteurs inactifs après ajustement sur le stade de fibrose évalué par élastographie (Fibroscan FS). Etude rétrospective Coréenne. Inclusion des patients ayant un FS interprétable. Appariement au moyen d’un score de propension, sur âge, sexe, diabète, plaquettes, albuminémie, bilirubinémie, FS, signes de cirrhose à l’échographie. Quand on considérait toute la population avant appariement, les patients porteurs inactifs étaient significativement plus âgés, plus souvent des femmes, avec une albuminémie et des plaquettes plus élevées et une bilirubinémie plus basse. Le FS était significativement plus bas et il y avait moins fréquemment une cirrhose à l’échographie. La survenue d’un carcinome hépato-cellulaire (CHC) et de complications hépatiques était significativement plus fréquente chez les patients virosupprimés que chez les porteurs inactifs (n = 2 032 patients en tout). Après ajustement sur présence d’une cirrhose, plus de différence entre les 2 groupes que ce soit chez les patients cirrhotiques (n = 628) ou non cirrhotiques (n = 1 404).

• Objectif : déterminer le pronostic des patients VHB virosupprimés par analogues nucléons(t)idiques et des patients porteurs inactifs après ajustement sur le stade de fibrose évalué par élastographie (Fibroscan FS)
• Etude rétrospective coréenne
• Inclusion des patients ayant un FS interprétable



RISQUE ACCRU D’OSTÉOPOROSE EN CAS D’HÉPATITE CHRONIQUE B

GORDON SC, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. PS-109 ACTUALISÉ


• Un bilan phosphocalcique et osseux semble indispensable chez les patients VHB+

La prévalence de l’ostéoporose varie de 10 à 60 % chez les patients ayant une hépatopathie chronique. Les facteurs de risque sont l’âge, les ATCD de fracture, les ATCD familiaux de fracture de hanche, l’immobilité, le tabagisme, la carence en calcium, l’utilisation de corticostéroïdes ou d’anti-HTA, la consommation d’alcool, l’HTA, la polyarthrite rhumatoïde, le diabète, la carence en vitamine D. Cette étude montre clairement que l’infection chronique par le VHB augmente la prévalence de l’ostéoporose quelle que soit la période de temps considérée. Ceci est particulièrement vrai chez les sujets âgés et les populations défavorisées.

• Etude rétrospective nord américaine à partir des bases de données de 3 caisses d’assurance : assurance privée (population générale), Medicare (> 65 ans) et Medicaid (population défavorisée)
• 44 026 VHB+ comparés à 121 568 VHB-



ARRÊT DES ANALOGUES CHEZ LES PATIENTS AVEC HÉPATITE B, AGHBE NÉGATIF, SANS CIRRHOSE : QUOI DE NEUF ?

PAPATHEODORIDIS G, GRÈCE, EASL 2017, ABS. PS-043 ACTUALISÉ


Chez les patients ayant une hépatite chronique B avec AgHBe négatif, l’arrêt d’un traitement par analogue est recommandé en cas de perte de l’AgHBs <4> 3 (= 4) et/ou un fibroscan > 9 (≤ 10) kPa. A chaque visite après l’arrêt du traitement antiviral, il y avait une détermination du bilan hépatique et de l’ADN du VHB. Les critères de proposition de retraitement (15 malades soit 25 %) étaient :

ALAT > 10N : n = 3 (20 %).
• ALT > 5N et bilirubine > 2 mg/dl (34 µmol/l) : n = 0.
• ALT > 3N et ADN VHB > 100 000 UI/ml : n = 6 (40 %).
• ALT > N et ADN VHB > 2 000 /ml à 3 dosages consécutifs : n = 2 (13 %).
A la discrétion de médecin : n = 4 (27 %).
Une rechute virologique a été observée chez la majorité des patients (aucun évènement hépatique sévère) mais 75 % des patients étaient sans traitement 1 an après l’arrêt avec un plateau à partir de 6 mois après l’interruption. Les deux facteurs indépendants liés à un retraitement étaient le taux d’ALAT et le stade de fibrose à l’instauration du traitement antiviral. Cette étude suggère qu’il est possible d’arrêter le traitement antiviral chez ces patients AgHBe négatif, non cirrhotiques, traités et virosupprimés depuis longtemps. Cependant, Il est toujours difficile de définir, dans ce contexte, ce qu’est une rechute cliniquement significative. Il est nécessaire d’avoir un suivi à plus long terme avec les questions de la survenue du CHC et de la progression de la maladie chez ces patients sans traitement antiviral. Il n’y a pas de résultat sur l’évolution du Fibroscan à 1 an. Enfin aucune donnée sur l’évolution de l’AgHBs. Très intéressant, à suivre.

• 60 patients non cirrhotiques avec hépatite chronique B AgHBe négatif,
• Arrêt du traitement par analogue (ETV/TDF)
• Evaluation prospective à 1 an :
• Proportion de patients en rémission sans traitement antiviral
• Proportion de patients avec reprise du traitement antiviral





LOWR HDV-3 (ÉTUDE AMÉRICAINE) : LONAFARNIB/R CHEZ LES PATIENTS AYANT UNE HÉPATITE D

KOH C, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. LBP-519 ACTUALISÉ


Le lonafarnib est un inhibiteur oral de la farnesyl transferase qui inhibe la farnelysation de l’antigène delta. Il bloque l’assemblage et le package lors de la réplication du VHD. Les objectifs de cette étude étaient de trouver la dose la plus efficace et de tester l’efficacité virologique à 1 et 2 mois d’un traitement boosté par ritonavir et de l’association avec PEG-IFN. Les résultats étaient comparés avec les résultats d’une étude de preuve de concept qui a été présentée à l’AASLD 2014 et avec les résultats de l’étude HIDDIT 2 qui avait évalué l’intérêt de PEG-IFN + TDF. Le boost 100 mg de ritonavir (ou l’adjonction de 180 µg/sem. de PEG-IFNα-2a) permet d’accroître l’efficacité antivirale et de réduire les effets secondaires digestifs.





LOWR HDV-2 (ÉTUDE TURQUE) : LONAFARNIB/R CHEZ LES PATIENTS AYANT UNE HÉPATITE D

YURDAYDIN C, TURQUIE, EASL 2017, ABS. GS-008 ACTUALISÉ


Le lonafarnib est un inhibiteur oral de la farnesyl transferase qui inhibe la farnelysation de l’antigène delta. Il bloque l’assemblage et le package lors de la réplication du VHD. Les objectifs de cette étude étaient de trouver la dose la plus efficace et de tester l’efficacité virologique à 1 et 2 mois d’un traitement boosté par ritonavir et de l’association avec PEG-IFN. Les résultats étaient comparés avec les résultats d’une étude de preuve de concept qui a été présentée à l’AASLD 2014 et avec les résultats de l’étude HIDDIT 2 qui avait évalué l’intérêt de PEG-IFN + TDF. Le boost 100 mg de ritonavir (ou l’adjonction de 180 µg/sem. de PEG-IFNα-2a) permet d’accroître l’efficacité antivirale et de réduire les effets secondaires digestifs.







LOWR HDV-4 (ÉTUDE ALLEMANDE) : LONAFARNIB/R CHEZ LES PATIENTS AYANT UNE HÉPATITE D

WEDEMEYER H, ALLEMAGNE, EASL 2017, ABS. PS-039 ACTUALISÉ


• Le lonafarnib boosté par le ritonavir a une efficacité antivirale dans l’hépatite delta
• La prolongation nécessaire des durées semble être limitée par les effets indésirables digestifs

Le lonafarnib est un inhibiteur oral de la farnesyl transferase qui inhibe la farnélysation de l’antigène delta. Il bloque l’assemblage et le package lors de la réplication du VHD. Les objectifs de cette étude étaient de trouver la dose la plus efficace et de tester l’efficacité virologique à 1 et 2 mois d’un traitement boosté par ritonavir et de l’association avec PEG-IFN. Les résultats étaient comparés avec les résultats d’une étude de preuve de concept qui a été présentée à l’AASLD 2014 et avec les résultats de l’étude HIDDIT 2 qui avait évalué l’intérêt de PEG-IFN + TDF. Le boost 100 mg de ritonavir (ou l’adjonction de 180 µg/sem. de PEG-IFNα-2a) permet d’accroître l’efficacité antivirale et de réduire les effets secondaires digestifs.




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FAUT-IL DÉPISTER LE VHE LORS DU DON DU SANG ?

WESTHÖLTER D, ALLEMAGNE, EASL 2017, ABS. PS-110 ACTUALISÉ


• Les auteurs suggèrent de tester les dons destinés aux immunodéprimés pour le VHE

La prévalence de la virémie VHE chez les donneurs de sang dans cette étude est beaucoup plus élevée que les prévalences rapportées en France (1/2218) et au Royaume-Uni (1/2850). Dans cette série, un décès chez un receveur cirrhotique est, peut-être, imputable à l’infection VHE.

Dépistage systématique du VHE lors des dons de produits sanguins dans un hôpital allemand
PCR VHE (Roche) sur pool de 24 sérums
• 15 VHE+ dépistés / 13 441 dons = prévalence de 0,11 % ou 1/896
• Consommation plus fréquente de porc cru chez les donneurs VHE+ (91 vs 35 %)
• Les dons VHE+ ont été retirés sauf pour le donneur ci-dessous à l’origine de 9 dons



CARACTÉRISATION DU SYNDROME DE PARSONAGE-TURNER LIÉ AU VHE

JONES KJE, ROYAUME-UNI, EASL 2017, ABS. PS-104 ACTUALISÉ


• Recherchez le VHE en cas de douleur de l’épaule avec anomalie des tests hépatiques

Le syndrome de Parsonage-Turner se caractérise par la survenue d’une douleur brutale de l’épaule avec des paresthésies parcellaires. Il est habituellement unilatéral et peut faire suite à des efforts musculaires intenses. Il peut être précédé par des symptômes infectieux comme la fièvre et la diarrhée dans 50 % des cas. L’incidence est de 1/1000. Des anomalies des tests hépatiques sont retrouvées dans 25 % des cas. Une étude récente a montré qu’il pouvait être lié à une infection par le VHC dans 5/47 cas (10,5 %) (Neurology 2014). Dans cette étude, 22 patients VHE+ ont été traités par corticoïdes sans différence notable avec les patients VHE-. 4 patients ont été traités par ribavirine avec une évolution très variable. 11 patients VHE+ ont reçu des immunoglobulines IV avec une amélioration rapide des douleurs. Le même groupe collaboratif a fait un travail prospectif de recherche du VHE devant toutes les atteintes neurologiques aiguës non traumatiques (Dalton HR Abs PS-103). 11 cas/464 étaient VHE+. Le VHE était positif dans 3/5 cas de Parsonage Turner, 0/11 cas de Guillain-Barré, 1/7 cas d’encéphalite, 1/31 cas d’atteinte de nerf crânien, 4/44 cas d’épilepsie et 4/170 cas d’AVC.


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LES VOLUMES DU FOIE ET DE LA RATE PRÉDISENT LA SÉVÉRITÉ DE LA CIRRHOSE ET LE RISQUE DE DÉCOMPENSATION

ROMERO M, ESPAGNE, EASL 2017, ABS. FRI-042 ACTUALISÉ


• La volumétrie hépatique mesurée de façon standardisée au moyen de techniques modernes est corrélée aux scores pronostiques et à la décompensation chez les patients atteints de cirrhose
• Le ratio volume hépatique/splénique prédit la présence d’une HTP significative
• L’utilisation de ces techniques pourrait avoir un intérêt dans l’évaluation pré-opératoire des patients ayant un CHC résécable

Les techniques de radiologie modernes permettent de mieux évaluer les volumes viscéraux. Il semble probable, bien que non prouvé jusqu’à maintenant, que le volume hépatique soit corrélé à la sévérité de la cirrhose. Le volume hépatique chez les patients cirrhotiques n’a jamais été évalué au moyen de méthodes d’imagerie standardisées. Cela pourrait être particulièrement intéressant chez les patients ayant une cirrhose compensée et un carcinome hépatocellulaire (CHC) qui doivent être opérés. Objectifs :

• Etudier la corrélation entre volumes hépatique et splénique et leur valeur pronostique chez des patients cirrhotiques.
• Déterminer la performance diagnostique de la mesure du volume hépatique pour le diagnostic d’hypertension portale (HTP) significative (GPH > 10 mm de mercure).
Méthode : Inclusion de 185 patients cirrhotiques ayant eu une tomodensitométrie abdominale (TDM), dont 108 avaient eu simultanément une mesure du gradient de pression hépatique (GPH). Le volume hépatique était évalué au moyen du logiciel Philips Intellispace V8, le volume hépatique total était calculé ainsi que le volume de chaque segment, le volume splénique, celui du tronc porte et le diamètre de la rate. La corrélation entre volume hépatique et poids du foie était vérifiée chez 140 patients transplantés et était excellente (r = 0,92, p <0> 8 (score tenant compte de l’âge, du sexe, du statut HBe, de la charge virale, des ALAT ; Lancet Oncol 2011) (38-40 %). 465 patients ont été inclus dans chaque groupe. L’échographie était considérée de pauvre qualité dans 28 à 30 % des cas. Le taux d’incidence du CHC était faible (1,5 %/an) dans cette étude. Ceci était en partie dû à la virosuppression induite par les AAD anti-VHC. Il manque une analyse coût-efficacité.





TEST RESPIRATOIRE À LA MÉTHACINE : UNE ALTERNATIVE À LA MESURE DU GRADIENT DE PRESSION HÉPATIQUE CHEZ LES SUJETS AYANT UNE CIRRHOSE DYSMÉTABOLIQUE ?

ILAN Y, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. LBP-516 ACTUALISÉ


• Ces résultats préliminaires suggèrent que le test respiratoire à la méthacine serait bien corrélé au GPH
• Ce test pourrait donc être un test non-invasif intéressant d’hypertension portale

Le gradient de pression hépatique (GPH) est le gold-standard pour l’évaluation de l’hypertension portale (HTP). Le GPH n’étant pas effectué en pratique, tout test pouvant le remplacer doit être étudié. Le test respiratoire à la méthacine pourrait être intéressant. En effet, la méthacine est exclusivement métabolisée par le CytP450 hépatique puis expirée. Objectif : étudier la corrélation entre le test respiratoire à la méthacine (Exalenz) et le gradient de pression hépatique (GPH) chez les patients atteints de cirrhose dysmétabolique. Etude ancillaire de l’étude de phase II Galectine ayant inclus des patients ayant une cirrhose dysmétabolique non décompensée. Inclusion des patients ayant eu un test respiratoire et une mesure de GPH dans un délai médian entre les 2 tests de 19 jours.

• Objectif : étudier la corrélation entre le test respiratoire à la méthacine (Exalenz) et le gradient de pression hépatique (GPH) chez les patients atteints de cirrhose dysmétabolique
• Inclusion des patients ayant eu un test respiratoire et une mesure de GPH





LE TEST DE CHARGE EN GLUTAMINE PRÉDIT LA SURVENUE D’UNE EH CHEZ LES PATIENTS CIRRHOTIQUES

AMPUERO J, ITALIE, EASL 2017, ABS. FRI-026 ACTUALISÉ


• La présence d’une altération du métabolisme du NH3, mise en évidence par le test de charge en glutamine, augmente le risque de développer une EH clinique chez les patients cirrhotiques
• Ce test pourrait être utilisé pour poser l’indication d’un traitement prophylactique de l’EH

L’hyperammoniémie joue une rôle central dans la physiopathologie de l’encéphalopathie hépatique (EH). Il est difficile de prédire quels sont les patients cirrhotiques qui vont développer une EH. Le test de charge orale en glutamine (Glu) pourrait avoir une valeur pronostique, en mettant en évidence des anomalies du métabolisme de l’ammoniaque (NH3). L’objectif de cette étude était de déterminer si le test de charge en glutamine pouvait sélectionner les patients à risque d’EH clinique. Il s’agit d’une étude pilote monocentrique. 256 patients ont reçu une charge en glutamine de 10 g. L’ammoniémie était mesurée avant et une heure après prise de Glu. Un métabolisme anormal de la glu était défini par une ammoniémie de départ ≥ 78 μg/dl ou un delta entre ammoniémie après et avant charge en glu ≥ 33 μg/dl. Le métabolisme du NH3 était partiellement altéré si l’un de ces paramètres était retrouvé, et altéré si on retrouvait les 2.

• Objectif : déterminer si les anomalies du métabolisme du NH3, mises en évidence par le test de charge en glutamine, étaient corrélées à la survenue d’une EH clinique chez les patients cirrhotiques
• Etude pilote monocentrique incluant 256 patients cirrhotiques
• Charge en glutamine de 10 g et dosage de l’ammoniémie avant et une heure après la charge



La survenue d’une EH clinique dépendait de l’altération du métabolisme du NH3 (cf figure). Age, MELD et altération du métabolisme du NH3 étaient indépendamment associés à la survenue d’une EH clinique en analyse multivariée. Les patients ne montrant pas d’altération du métabolisme du NH3 et qui développaient une EH clinique avaient une tendance à présenter un chiffre de leucocytes plus élevé et une insulinorésistance plus importante (HOMA et insulinémie).
En conclusion, la présence d’une altération du métabolisme du NH3, mise en évidence par le test de charge en Glutamine, augmente le risque de développer une EH clinique chez les patients cirrhotiques. Ce test pourrait être utilisé pour poser l’indication d’un traitement prophylactique de l’EH.

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PROPHYLAXIE DE L’HÉMORRAGIE CHEZ LES PATIENTS CIRRHOTIQUES AVEC ASCITE : ESSAI RANDOMISÉ BB VS LVO

SINGH V, INDE, EASL 2017, ABS. LBP-540 ACTUALISÉ


• La survie sans transplantation est significativement diminuée avec une prophylaxie primaire ou secondaire par BB par rapport à la LVO, chez les patients cirrhotiques avec ascite
Chez ces patients, une LVO doit être envisagée

Il s’agit de la 1ère étude randomisée testant l’efficacité des bêta-bloquants (BB) en prophylaxie primaire ou secondaire chez des patients cirrhotiques avec ascite. Chez ces patients, le rôle délétère des BB est discuté, certaines équipes suggérant que la prise de BB augmentent la mortalité. Objectif : déterminer l’efficacité et la tolérance des BB (propranolol-PPL) en prophylaxie primaire ou secondaire de l’hémorragie sur HTP. Méthodes : inclusion de 220 patients ayant une cirrhose Child B ou C, randomisation BB ou ligature (LVO). Protocole : BB (propanolol) administré à la dose de départ de 40 mg/j, titration avec un objectif de fréquence cardiaque (FC) à 55-60 ou diminution de 20-25 % de la FC. LVO : sessions régulières toutes les 4 semaines puis contrôle 3 puis 6 mois après éradication, puis tous les ans. L’ascite était traitée par régime sans sel (2 g/j), furosémide (20-160 mg/j) et spironolactone (50-400 mg/j). Critère de jugement principal : survie à 18 mois. Critères de jugement secondaires : prévention de l’hémorragie, contrôle de l’ascite, développement d’une insuffisance rénale aiguë (IRA), d’une encéphalopathie (EH), d’une ISLA, d’une réadmission hospitalière.

• Essai randomisé contre placebo
• Objectif : déterminer l’efficacité et la tolérance des BB en prophylaxie primaire ou secondaire de l’hémorragie sur HTP
• Inclusion de 220 patients ayant une cirrhose Child B ou C avec VO de grade 2 ou plus, randomisation (BB) ou ligature (LVO)
• Critère de jugement principal : survie à 18 mois



Résultats : les caractéristiques des patients étaient similaires dans les 2 groupes. La survie sans transplantation était significativement supérieure dans le groupe LVO. La PAM était significativement plus basse chez les patients sous BB. Les facteurs associés à une plus forte mortalité en analyse multivariée étaient : la survenue d’une IRA, d’une EH, et d’une infection.
En conclusion, la survie sans transplantation est significativement diminuée avec une prophylaxie primaire ou secondaire par BB, par rapport à la LVO chez les patients cirrhotiques avec ascite. Chez ces patients, une LVO doit être envisagée.

TRAITEMENT COMBINÉ PAR PROPRANOLOL ET LVO EN PROPHYLAXIE PRIMAIRE DE LA RVO SUR CIRRHOSE : LA BONNE OPTION EN CAS DE VO AVEC SIGNES ROUGES

SEO YS, CORÉE DU SUD, EASL 2017, ABS. GS-011 ACTUALISÉ


• Le traitement combiné BB + LVO en prophylaxie primaire diminue significativement la survenue d’une hémorragie par RVO chez les patients cirrhotiques présentant des VO 2-3 avec signes rouges et leur récidive après éradication
• Un traitement par BB + LVO sera proposé aux patients présentant de larges VO avec signes rouges

Les recommandations stipulent que la prophylaxie primaire de la rupture de varices œsophagiennes comportent 2 options : bêta bloquants (BB) ou ligature des varices œsophagiennes (LVO). L’association de ces 2 traitements est réservée à la prophylaxie secondaire où elle est le traitement de référence. Cependant, chez certains patients à haut risque (signes rouges, varices de grade III, patients sous anticoagulants) le traitement combiné pourrait être discuté. Cette option a déjà été testée contre BB seuls ou LVO, mais chez des patients tout-venants : le traitement combiné n’était pas supérieur à la monothérapie par BB ou LVO. Cet essai randomisé multicentrique testait BB vs LVO vs BB + LVO chez des patients ayant des varices à haut-risque de saignement, c’est à dire des varices de grade 2 ou 3 avec signes rouges. Il s’agit donc de patients très sélectionnés. Méthodes : Critères d’inclusion : patients cirrhotiques, VO grade 2 ou 3 avec signes rouges, critères d’exclusion principaux : Child ≥ C12, CI aux BB. Critère de jugement principal : rupture de VO (RVO) dans les 2 ans. Protocole : propranolol débuté à la dose de 20 mg/j, augmenté jusqu’à atteindre l’objectif de FC suivant : FC <55> 220 micromol/l (2,5 mg/dl). Ces chiffres de créatininémie sont probablement trop élevés, et un traitement plus précoce par vascoconstricteurs et albumine pourrait avoir un intérêt. Les critères d’IRA ont été révisés récemment dans la population générale, et sont maintenant appliqués aux patients cirrhotiques (Angeli, Gut 2015). Voici les définitions :

IRA : augmentation de la créatininémie de 26,5 μmol/l en moins de 48h, ou de plus de 50 % par rapport à la valeur initiale.
Stades d’IRA (Angeli Gut 2015) :
Stade 1 : augmentation de la créatininémie ≥ 26,4 μmol/l au moins ou de 1,5 à 2 fois la valeur de base.
Stade 2 : augmentation de la créatininémie de 2 à 3 fois la valeur de base.
Stade 3 : augmentation de la créatininémie > 3 fois la valeur de base, ou créatininémie ≥ 352 μmol/l et augmentation de la créatininémie ≥ 26,4 μmol/l ou dialyse.
Le stade 1 est divisé en 2 stades : 1A avec une créatininémie de départ < 133 μmol/l, 1B avec une créatininémie de départ ≥ 133 μmol/l. Les patients du stade 1B ont un moins bon pronostic. Le traitement des stades 1 et 2 d’IRA est bien codifié, et il est suggéré de débuter un traitement par terlipressine + albumine plus tôt, en cas d’IRA de stade 1B sans réponse au remplissage, avec un seuil de 1,5 mg/dl (133 μmol/l). Ce seuil est choisi car il est corrélé à la mortalité, et c’est le seuil habituellement utilisé dans la définition d’IRA sur cirrhose. L’objectif de cette étude était donc d’évaluer l’efficacité et la tolérance d’un traitement par vasoconstricteurs de type terlipressine et albumine vs un remplissage par albumine seule chez les patients cirrhotiques présentant une IRA de stade 1B avec une créatininémie entre 133 et 220 μmol/l , après 2-3 j de traitement par remplissage.

Objectif : évaluer l’efficacité et la tolérance d’un traitement par terlipressine et albumine vs albumine seule chez les patients cirrhotiques présentant une insuffisance rénale aiguë (IRA) avec une créatininémie entre 133 et 220 μmol/l
Critère de jugement principal : guérison de l’IRA




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L’ADMINISTRATION D’ALBUMINE AU LONG COURS AUGMENTE LA SURVIE CHEZ LES PATIENTS AYANT UNE CIRRHOSE DÉCOMPENSÉE : RÉSULTATS DE L’ÉTUDE ANSWER

BERNARDI M, ITALIE, EASL 2017, ABS. LBO-08 ACTUALISÉ


• L’administration d’albumine au long cours augmente la survie chez les patients ayant une ascite non compliquée, diminue le nombre de ponctions d’ascite, et améliore la qualité de vie
• Ce traitement est une alternative au TIPS chez ces patients ayant une ascite non compliquée

Etude randomisée contrôlée multicentrique contre placebo. Objectif : déterminer l’efficacité de l’administration hebdomadaire d’albumine sur la survie et la survenue de complications de la cirrhose. Inclusion de patients ayant une ascite non compliquée, traitée par spironolactone 200 mg/j + furosémide 25 mg/j. Les patients étaient stratifiés sur le nombre de paracentèses dans le dernier mois et la natrémie (<135> 133 μmol/l. RVO dans les 15 derniers jours, infection dans les 7 derniers jours. Séances d’éradication pour RVO encore en cours. EH stade 3-4. TIPS, CHC etc … Protocole : randomisation entre traitement standard versus albumine 40 g 2/sem. pendant 2 sem. puis 40 g/sem. au long cours. La durée de suivi était de 18 mois. 220 patients ont été screenés dans chaque groupe. 431 ont été inclus en tout. 18 patients dans le groupe albumine et 42 dans le groupe contrôle sont sortis de l’étude car ils ont développé une ascite réfractaire avec 3 PA/mois au moins.14 ont eu une pose de TIPS et 37 ont été transplantés. Finalement, 153 patients ont terminé le suivi (cf figure). La durée de suivi était inférieure dans le groupe contrôle. Les 2 groupes étaient comparables.

• Etude randomisée contrôlée multicentrique contre placebo
• Objectif : déterminer l’efficacité de l’administration hebdomadaire d’albumine sur la survie et la survenue de complications de la cirrhose
• Inclusion de patients ayant une ascite non compliquée







COLONISATION PAR LES BACTÉRIES MULTI-RÉSISTANTES CHEZ LES PATIENTS CIRRHOTIQUES : RÉSULTATS D’UNE ÉTUDE PROSPECTIVE MULTICENTRIQUE FRANÇAISE (RESIST)

PAUWELS A, FRANCE, EASL 2017, ABS. THU-032 ACTUALISÉ


• La prévalence des infections bactériennes était plus importante et le ratio infection nosocomiale/autres était supérieur en CHU par rapport aux CHG
• Le choix de l’ATB influençait la survie
• Les nouvelles recommandations de choix ATB de l’EASL 2014 auraient été efficaces dans 80 % des cas pour les infections nosocomiales et 90 % des infections communautaires dans cette série

Les infections sont fréquentes chez les patients cirrhotiques. Le problème de la colonisation par des germes multirésistants est de plus en plus fréquent, en raison du changement de l’épidémiologie bactérienne ces 15 dernières années (augmentation des cocci+, augmentation des infections nosocomiales ou associées aux soins). Les recommandations de l’EASL ont donc changé en 2014, pour le traitement antibiotique empirique des patients cirrhotiques, suggérant une prescription d’ATB à plus large spectre (piperacilline-tazobactam pour les infections nosocomiales ou associées aux soins). Ces recommandations sont basées sur des constatations effectuées dans des centres experts, et l’épidémiologie microbienne dans les centres généraux n’a jamais été étudiée. Les objectifs de cette étude étaient :

de comparer la prévalence, l’origine et la susceptibilité aux ATB des infections chez les patients cirrhotiques, en CHU et hôpitaux généraux ;
de regarder la validité des recommandations EASL dans ces hôpitaux.
Etude prospective multicentrique observationnelle française
Objectifs
Comparer la prévalence, l’origine et la susceptibilité aux antibiotiques (ATB) des infections chez les patients cirrhotiques, en CHU et CHG
Regarder la validité des recommandations EASL dans ces hôpitaux
Inclusion de 1 093 patients cirrhotiques hospitalisés plus de 48 h pour décompensation (41 % en CHU, 59 % en CHG)





LA RÉADMISSION À L’HÔPITAL APRÈS POSE DE TIPS EST DIMINUÉE AVEC L’UTILISATION DES NOUVELLES PROTHÈSES COUVERTES (VIATORR CX)

PRAKIKNJO M, ALLEMAGNE, EASL 2017, ABS. PS-084 ACTUALISÉ


• Les nouveaux TIPS couverts VTX à expansion contrôlée sont plus efficaces que les TIPS non couverts avec une survenue moins importante de thrombose intra-TIPS
• La survenue d’une décompensation ou d’une EH semble moins fréquente avec les nouveaux TIPS couverts VTX à expansion contrôlée par rapport aux anciens TIPS couverts

La pose de TIPS diminue la mortalité lors d’une ascite réfractaire ou en prophylaxie secondaire de la RVO chez les patients à haut-risque. Cependant, elle s’accompagne souvent de complications chez les patients cirrhotiques. La mesure du gradient de pression hépatique (GPH) après pose de TIPS a une valeur pronostique : ainsi un GPH <8> 12 mmHg est accompagné d’un moins bon pronostic. Cependant, avec les TIPS couverts utilisés actuellement, le gradient post-TIPS évolue avec le temps, ayant tendance à diminuer après quelques semaines car ce type de TIPS peut se dilater spontanément. Viatorr va commercialiser de nouveaux TIPS (Viatorr CX) qui ont comme propriété de ne pas se dilater spontanément après la pose (prothèse à expansion contrôlée). Objectif : déterminer l’efficacité des nouvelles prothèses couvertes Viatorr CX chez les patients cirrhotiques ayant une indication de pose de TIPS. Etude cas-témoins à 3 bras : TIPS non couverts (BMS ; n = 36), TIPS couverts de 1ère génération (VTS ; n = 44) et nouveaux TIPS couverts (VTX ; n = 30). Les caractéristiques des patients n’étaient pas différentes entre les 3 groupes, 2/3 des TIPS étaient posés pour ascite réfractaire.

• Objectif : déterminer l’efficacité des nouvelles prothèses couvertes Viatorr CX chez les patients cirrhotiques ayant une indication de pose de TIPS
• Etude cas-témoins à 3 bras : TIPS non couverts (BMS), TIPS couverts de 1ère génération (VTS) et nouveaux TIPS couverts (VTX)




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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2017 - 09:41
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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2017 - 09:44
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EST-CE QUE L’ASPIRINE PRÉVIENT LE CHC DANS LA CIRRHOSE ALCOOLIQUE ?

OH S, CORÉE, EASL 2017, ABS. SAT-100 ACTUALISÉ


• L’aspirine diminue le risque de CHC dans la cirrhose sans augmenter le risque hémorragique

Dans des modèles animaux, il a été montré que l’asprine pouvait prévenir la survenue de CHC. Dans une étude cas-témoin, il a été montré que l’aspirine diminuait le risque de CHC (Sahasrabuddhe VV, J Natl Cancer Inst 2012).

• Analyse rétrospective de 993 patients abstinents avec cirrhose alcoolique : 769 sans aspirine et 224 sous aspirine
• 133 CHC (13,6 %) après un suivi médian de 4,6 ans



LE SURPOIDS CHEZ LE JEUNE ADULTE EXPOSE AU RISQUE DE CHC

HAGSTRÖM H, SUÈDE, EASL 2017, ABS. PS-127 ACTUALISÉ


Cette équipe avait montré, à partir de plus de 48 000 jeunes hommes inscrits dans la base de donnée nationale suédoise des appelés, qu’un IMC > 25 à l’âge de 19 ans est un facteur de risque de maladie hépatique sévère à l’âge adulte (Hagström, J Hepatol 2016). Cette première étude n’avait pas assez de puissance pour étudier la dose-réponse entre poids et maladie du foie, le risque de CHC, le rôle du diabète de type 2. Ceci est l’objet de cette nouvelle étude ayant inclus plus de 1,2 millions d’appelés.

• 1 220 261 « appelés » entre 1969 et 1996 avec recueil médical suivis dans des registres nationaux de décès et de patients
• Suivi moyen 28,5 ans, 34,8 millions personne-année
• 5281 maladies sévères du foie, 251 CHC, 16451 diabètes de type 2



Un IMC élevé expose à une augmentation du risque de maladie sévère du foie et au CHC. Cette association non linéaire est dose-dépendante. Ce risque est augmenté par le diabète mais il persiste indépendamment du diabète.

SARAH : LA RADIO-EMBOLISATION NE FAIT PAS MIEUX QUE LE SORAFENIB DANS LE TRAITEMENT DU CHC AVANCÉ

VILGRAIN V, CLICHY, EASL 2017, ABS. GS-012 ACTUALISÉ


• Dans cette étude de grande ampleur, la radio-embolisation n’a pas permis de gain de survie par rapport au sorafenib chez les patients avec CHC avancé

Chez les patients avec CHC localement avancé, de stades B et C de la classification BCLC, le sorafenib est le traitement de référence. La radio-embolisation, qui utilise des microsphères chargées avec de l’Yttrium marqué 90 a donné des résultats encourageants, y compris chez les patients avec thrombose porte néoplasique (Sangro B, Hepatology 2011). Dans cette étude prospective ouverte multicentrique française, 467 patients, Child ≤ B7, avec CHC avancé/inopérable après échec de 2 cures de chimioembolisation, ont été randomisés : radio-embolisation versus sorafenib. Finalement, 206 patients ont reçu du sorafenib et 174 patients ont eu, au moins, une cure de radio-embolisation. Tous les patients étaient ECOG 0/1, avec CHC multifocal dans 55 %, bilobaire dans 20 %, thrombose porte tumorale dans 33 %. Le critère de jugement principal était la survie globale. Il n’y avait pas de différence, 9,9 mois en analyse per-protocole dans les deux groupes. Les critères de jugement secondaires étaient : survie sans progression, incidence de progression intra- et extra-hépatique, taux de réponse tumorale selon les critères RECIST, tolérance et effets secondaires, qualité de vie. La radio-embolisation était supérieure au sorafenib en termes de progression intra-hépatique à partir du site initial (incidence cumulée 50 % versus 60 %, p = 0,014), réponse tumorale objective, complète + partielle, (19 % versus 11 %, p = 0,042), effets secondaires rapportés au traitement, notamment fatigue et diarrhée (76 % versus 94 %), qualité de vie. Des études comparant radio-embolisation + sorafenib versus sorafenib sont en cours. Pour finir, une remarque concernant les essais multicentriques Français. Aucun centre, aussi prestigieux soit il, ne peut à lui seul répondre aujourd’hui aux enjeux de la recherche clinique de niveau international. Il convient donc que les centres promoteurs aient une attitude réellement multicentrique, et que les centres associés soient concrètement reconnus au prorata de leur implication au moment de la publication des résultats.

Etude prospective ouverte de phase 3, multicentrique, 25 centres français
CHC localement avancé inopérable, après 2 échecs TACE
Randomisation 1:1, sorafenib versus radioembolisation Y-90 (SIRT*)
Critère de jugement principal : survie globale




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