Hépatites et Co-Infections
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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Avr 2017 - 18:42
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Symptômes neurologiques : faut-il rechercher le VHE ?
Webb GW et al., abstr. PS-103

Plusieurs études suggèrent la présence de symptômes neurologiques lors du diagnostic d’une hépatite E, qui peuvent atteindre jusqu’à 20 % des patients. Le spectre des manifestations neurologiques rapportées est large, allant de la méningo-encéphalite au Guillain-Barré.

Le but de cette étude multicentrique européenne (4 centres en France, Royaume-Uni et Pays-Bas) était de déterminer la prévalence de l’hépatite E chez des patients hospitalisés pour une atteinte neurologique aiguë, quelle que soit la cause. Le diagnostic d’hépatite E était posé par une sérologie IgM et IgG positive et/ou une charge virale positive en PCR. Quatre cent soixante-quatre patients ont été dépistés sur une période de 1 mois. Finalement, 11 (2,3 %) patients étaient positifs pour le VHE (figure). Chez 7 patients, le bilan hépatique était normal et aucun patient n’avait d’hépatite grave. Sept patients étaient infectés avec un VHE de génotype 3, suggérant une contamination alimentaire.



Les manifestations neurologiques associées à une sérologie VHE positive étaient un accident vasculaire cérébral (n = 4), une crise convulsive (n = 3) combinée à une encéphalite pour 1 patient, une paralysie faciale centrale (n = 1) et une amyotrophie névralgique (n = 3). De façon intéressante, seuls 5 patients se sont présentés avec une amyotrophie névralgique, ce qui porte à 60 % la présence concomitante d’une infection VHE aiguë. Tous ces patients avaient une charge virale positive. La présentation clinique était particulière, avec une atteinte bilatérale des plexus brachiaux, alors que la présentation clinique classique est unilatérale.

Au total, le diagnostic d’infection VHE aiguë ou récente était porté chez 2,3 % des patients hospitalisés pour une manifestation neurologique aiguë. Le mécanisme physiopathologique d’atteinte neurologique du VHE reste mal connu (neurotropisme ? atteinte immunologique médiée ?). Il semble qu’il y ait un intérêt à rechercher le VHE en cas d’amyotrophie névralgique, surtout si l’atteinte est bilatérale.

Amyotrophie névralgique et VHE
Jones KJE et al., abstr. PS-104

Plusieurs manifestations neurologiques ont été rapportées en cas d’infection virale E. Parmi celles-ci, l’amyotrophie névralgique ou syndrome de Parsonage-Turner (SPT) est un syndrome neurologique résultant d’une inflammation du plexus brachial, associant une douleur très intense de l’épaule, une amyotrophie et une faiblesse musculaire faisant suite à cette douleur.

Le but de cette étude multicentrique européenne, rétrospective, cas-contrôle était de déterminer les symptômes et l’évolution du SPT en fonction de la présence d’une infection VHE ou non. Le diagnostic d’hépatite E était posé par une sérologie IgM et IgG positive et/ou une charge virale positive en PCR.

Cinquante-sept patients ayant une infection VHE aiguë ou récente et un SPT ont été comparés à 61 patients ayant un SPT sans VHE. Les patients VHE avaient une sérologie positive IgG + IgM dans 98 % des cas. Trente-six patients avaient une charge virale sérique positive et 1 patient une charge virale fécale positive. Parmi les 36 patients ayant une charge virale positive, 24 (66 %) étaient de génotype 3.

L’âge médian au diagnostic du SPT était significativement plus élevé chez les patients ayant une hépatite E (51 versus 44 ; p < 0,001). L’atteinte était plus souvent bilatérale en cas d’infection virale E (80 % versus 8,6 % ; p < 0,001). De façon significative, il y avait plus souvent une autre atteinte nerveuse que celle du plexus brachial (p < 0,001). Finalement, la forme liée au VHE était volontiers plus douloureuse, plus intense (mesurée par des échelles neurologiques, p = 0,02 et p = 0,04).

Au total, en cas de STP, il faut rechercher une infection virale E, surtout si l’atteinte est bilatérale, intense, et lorsqu’elle survient après 50 ans.

L’hépatite post-transfusionnelle existe toujours
Westhölter D et al., abstr. PS-110

Si le principal mode de contamination du virus de l’hépatite E en Europe est alimentaire, par consommation de viande crue ou peu cuite, en particulier le porc, la transmission sanguine par un donneur virémique est possible et plusieurs cas d’hépatite E post-transfusionnelle ont été rapportés. En France, une étude récente de séroprévalence a montré que sur 10 569 donneurs, 22,4 % étaient porteurs d’IgG et 1 % d’IgM (Bogomolov P et al., J Hepatol 2016). Parmi ces donneurs, ceux ayant une virémie positive peuvent transmettre le VHE à des patients à risque de développer une forme sévère, voire chronique. Cependant, il existe une grande disparité de séroprévalence en fonction des régions, au niveau national mais aussi européen.

Cette étude monocentrique a communiqué sur les résultats du dépistage systématique de la charge virale du VHE par PCR des donneurs de sang de septembre 2016 à mars 2017, soit 13 441 donneurs. Les produits sanguins issus de donneurs positifs n’étaient pas transfusés. Quinze donneurs (soit 1 donneur sur 896) avaient une charge virale positive au moment du don. Tous étaient asymptomatiques. Trois (20 %) avaient des transaminases augmentées. En comparant les habitus de ces 15 donneurs à un groupe contrôle de 256 donneurs, seule la consommation de viande de porc crue était significativement plus élevée dans le groupe virémique (91 % versus 35 % ; p < 0,01).

Suite à cette étude dans laquelle la prévalence de la virémie VHE paraît élevée en comparaison d’autres pays de l’Union européenne, une politique de dépistage systématique de la charge virale est envisagée.

Parmi les remarques que l’on pourrait faire de cette étude et de ses conclusions, il y a l’absence de prise en compte du rapport bénéfice/risque et du coût. En cas de virémie faiblement positive, il a été montré que le risque de transmission aux receveurs n’est pas 100 %. De plus, même en cas de contamination, en l’absence de comorbidité (hépatopathie, immunosuppression), l’infection est majoritairement asymptomatique. Il faut sûrement se concentrer sur le dépistage dans des centres tertiaires qui accueillent des patients à risque, comme c’est le cas en France. En effet, depuis janvier 2015, il est possible de demander du plasma VHE négatif.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Avr 2017 - 18:46
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Retrait de liste de transplantation après traitement antiviral C
Belli LS et al., abstr. PS-063

En traitant l’hépatite C des patients en attente de transplantation hépatique (TH), l’objectif principal est d’obtenir une amélioration clinico-biologique suffisante pour éviter à ces patients la TH. Cependant, le retrait de liste à court terme n’est possible que chez 20 % des patients. Ce travail est une étude européenne multicentrique, rétrospective, présentée l’année dernière et publiée cette année (Belli, J Hepatol, 2016). Il s’agit d’une mise à jour des résultats avec un suivi plus long, médian, de 28 mois contre 15 précédemment. Pour cette analyse, 142 patients ont été inclus dans 11 centres entre février 2014 et juin 2015, inscrits sur liste de transplantation hépatique pour une cirrhose virale C décompensée. La majorité des patients avaient un score de MELD <16> 20 au début du traitement. L’incidence cumulée de retrait de liste était de 28 %, et 50 % des patients ont été transplantés pendant la période de l’étude.

Les facteurs prédictifs du retrait de liste étaient le MELD initial et la présence d’une encéphalopathie hépatique (p < 0,0001 et p = 0,014, respectivement). L’amélioration du score de MELD en cours de traitement était aussi significativement associée au retrait de liste (figure).



Parmi les 38 patients retirés de la liste, 2 (5 %) ont eu un nouvel épisode de décompensation sous forme d’ascite, l’un réinscrit sur liste et l’autre ayant eu la mise en place d’un TIPS. Un patient est décédé dans un contexte de CHC.

Au total, cette analyse à plus long terme confirme que la TH peut être évitée chez environ un tiers des patients inscrits sur liste pour cirrhose décompensée. La gravité initiale et l’amélioration sous traitement permettent de prédire la recompensation pérenne de ces patients. Il faut tout de même être vigilant dans la surveillance, car le risque de nouvelle décompensation ou de survenue de CHC est faible mais non nul.

Des réponses durables et une survie prolongée avec le nivolumab chez les patients exposés au sorafénib. L’étude CheckMate 040
Sangro B et al., abstr. GS-010

Le nivolumab est un inhibiteur entièrement humain du récepteur PD-1 qui a démontré des réponses durables chez les patients avec CHC avancé dans la phase dose-expansion de l’étude CheckMate 040 (El Khoury et al., Lancet, avril 2017).

Cette analyse complémentaire s’est concentrée sur les patients avec un CHC avancé, antérieurement traités par sorafénib et ayant reçu le nivolumab à la dose de 3 mg/kg (n = 145, dont 132 [91,0 %] avaient progressé sous sorafénib et 12 [8,3 %] intolérants au sorafénib). Le taux de réponse objective était de 14,5 % (n = 21) avec RECIST v1.1, et 18,6 % (n = 27) en mRECIST. Cinquante-sept pour cent des réponses ont été observées dans les 3 premiers mois de traitement (12/21), et 71 % (15/21) des réponses obtenues étaient maintenues dans le temps au moment de l’analyse, avec une durée médiane de suivi de 12,9 mois. Les réponses se sont produites indépendamment de l’expression de PD-L1 de cellules tumorales. La survie globale est présentée dans la figure : 59,9 % des patients étaient vivants à 12 mois. Des effets secondaires de grade 3 ou 4 ont été observés chez 16,6 % des patients, avec un profil de tolérance comparable à celui rapporté dans d’autres types de tumeurs.



Les traitements “anti-ammoniaques” sont efficaces pour limiter la survenue d’une encéphalopathie hépatique
de La Tijera FH et al., abstr. PS-086

L’hémorragie par rupture de varices oesophagiennes (RVO) est la deuxième cause de survenue d’un épisode d’encéphalopathie hépatique (EH) : près de 40 % des patients cirrhotiques avec RVO présente un épisode d’encéphalopathie hépatique. A ce jour, il n'y a pas de recommandations pour éviter cette complication. L'objectif de cette étude était de comparer l’efficacité d’une prophylaxie primaire par lactulose, ou L-ornithine L-aspartate (LOLA), ou rifaximine, chez les patients cirrhotiques présentant une RVO, par rapport au placebo pour éviter le développement d’une EH.

Cette étude randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo a inclus des patients cirrhotiques présentant une RVO, sans EH minime ou clinique à l’admission, sans autres maladies chroniques, sans consommation d'alcool depuis plus de 6 mois, sans infection, sans précédent traitement avec l'un des médicaments utilisés dans cette étude.

Les patients ont été randomisés pour recevoir le traitement pendant 7 jours (1:1:1:1): (1) placebo ; (2) Lactulose 30 ml per os trois fois par jour puis dose ajustée à la réponse ; (3) Rifaximine 400 mg per os ; (4) LOLA 10 g/j par voie intraveineuse.

97 patients ont été évalués, dont 15 présentaient au moins un critère d'exclusion. Les caractéristiques initiales des patients étaient similaires entre les groupes. Par rapport au placebo, la fréquence concernant le développement de EH était moins fréquente avec:
le traitement par lactulose (54,5 % vs 27,3 % ; OR = 0,3 ; IC95 : 0,09-1,0 ; p = 0,06) ; LOLA
(54,5 % contre 22,7 ; OR = 0,2 ; IC95 : 0,06-0,88 ; p = 0,03) ; rifaximine (54,5 % contre 23,8 %, OR = 0,3 ; IC95 : 0,07-0,9 ; p = 0,04) [figure].



Dans le groupe recevant du lactulose, 59,1 % présentaient une diarrhée, 45,5 % souffraient d'inconfort abdominal, de ballonnements et de flatulences. Deux patients (10 %) traités avec du lactulose ont présenté une infection spontanée du liquide d’ascite à E. coli et un patient (4,5 %) dans le groupe placebo. Il n'y a pas eu d'autres effets secondaires.

Les traitements “anti-ammoniaques” se sont avérés bien tolérés et efficaces pour limiter la survenue d’une EH chez les patients présentant une RVO.

Bénéfice clinique de la transplantation de microbiote fécal chez les patients présentant une encéphalopathie récidivante
Bajaj JS et al., abstr. PS-085

La récidive de l’encéphalopathie hépatique (EH) est une cause majeure de réadmission malgré la qualité des soins (lactulose + rifaximine). Ces patients reçoivent également de multiples traitements antibiotiques et dégradent leur fonction cognitive de façon durable. Dans ce contexte, la transplantation de microbiote fécal (TMF) est une approche prometteuse.

L’objectif de ce travail était d’étudier le profil de tolérance, l'impact sur le foie et les fonctions cognitives de la TMF pour traiter l'EH récurrente en utilisant un donneur de selles choisi sur la présence du taux le plus élevé d’espèces communes.

Les patients aux antécédents d’EH récidivante suivis en externes ont été randomisées pour TMF ou poursuite du traitement de référence (lactulose + rifaximine). Les patients inclus dans le bras TMF ont reçu 5 jours d'antibiotiques à large spectre puis une TMF par lavement (90 ml) tous du même donneur. Les patients étaient vus à J5, 6, 12, 35 et 150, après la randomisation.

20 hommes cirrhotiques (tous sur lactulose, rifaximin et PPI, dernier épisode d’EH > 4 mois) ont été randomisés de 1:1 pour recevoir TMF ou traitement de référence (SOC). Les deux bras (FMT vs SOC) étaient similaires en âge (64 vs 63), MELD (12,3 vs 13), albumine (3,2 vs 3,1) et étiologie alcoolique (6 vs 7).

10 patients ont dû être hospitalisés dans le bras SOC (4 EH, 2 RVO, 2 douleurs thoraciques, 1 diarrhée, 1 anémie), une seule dans le bras TMF (p = 0,001). Aucun changement significatif de microbiote, des fonctions cognitives ou du score de MELD n'a été observé dans le bras SOC, alors qu’une baisse du score MELD et une amélioration des fonctions cognitives étaient observées chez les patients traités par antibiotiques à large spectre+TMF.
Dans ce premier essai randomisé, portant sur un faible nombre de patients, tous de sexe masculin, le traitement par antibiotiques à large spectre et TMF utilisant un seul donneur, réduit le risque de ré-admission, et améliore les fonctions cognitives chez les patients présentant une encéphalopathie récidivante. Cette stratégie devra être testée sur un plus grand nombre de patients, et éventuellement sans traitement antibiotique préalable.

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Suivi à long terme après traitement sans IFN des patients cirrhotiques : résultats du DHR-CR
Deterding K et al., abstr. PS-096

Cette étude du registre allemand (German Hepatitis C-Registry : plus de 10 000 patients, 250 centres hospitaliers et libéraux) [voir zoom du jour] s’est intéressée au suivi à long terme des patients infectés par le VHC à un stade avancé de cirrhose (FibroScan® > 20 kPa, plaquettes < 90 000/mm3, albumine < 35 g/l ou signes de décompensation hépatique) traités par AVD. Les données sont disponibles pour 1 035 patients/1 108 : 69,6 % de Child-Pugh A, 13,6 % de Child-Pugh B et 1,9 % de Child-Pugh C. La majorité des patients étaient infectés par un génotype 1 (78 %) et les combinaisons administrées comprenaient ou non de la RBV. Une RVS12 a été obtenue chez 89,6 (G1), 73,1 (G2), 75,4 (G3) et 84,5 (G4) % des patients. Une amélioration de la biologie hépatique et des paramètres d’HTP a été observée chez une majorité des patients. Concernant la tolérance, il a été observé 121 effets indésirables sérieux, dont 63 d’origine hépatique, 17 CHC de novo au cours du traitement et du suivi, 14 décès (10 d’origine hépatique). Les facteurs associés à la progression de la maladie (augmentation d’au moins 3 points du score MELD, saignement de VO, ascite, encéphalopathie, transplantation hépatique ou décès) en analyse multivariée sont un score de Child-Pugh B et C (OR = 2,2 ; IC95 = 1,1-3,8 ; p < 0,01). Ne ressort pas, en revanche, l’exposition aux inhibiteurs de la protéase du VHC ou à la RBV.

En conclusion, cette analyse d’une cohorte de “vraie vie” confirme l’efficacité des AVD actuellement disponibles dans les stades avancés de cirrhose compensée ou non.










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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Avr 2017 - 19:46
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LDV/SOF 12 semaines chez les patients co-infectés VHB-VHC
Liu CJ et al., abstr. PS-098

Dans cette étude de phase III menée en ouvert et multicentrique (14 centres à Taiwan), 111 patients AgHBs positifs co-infectés par le VHC (G1 ou 2, jusqu’à 50 % de patients porteurs d’une cirrhose compensée, pas de traitement actuel du VHB) ont reçu l’association LDV/SOF sur une durée de 12 semaines. Les caractéristiques à l’inclusion étaient les suivantes : âge moyen de 55 ans, 38 % d’hommes, 77 % d’IL28B CC, 33 % prétraités pour le VHC, 4 % pour le VHB, ARN-VHC moyen à l’inclusion à 5,9 log10 UI/ml, et 16 % de cirrhotiques. Les résultats sur le critère principal (figure) montrent un taux de RVS12 de 100 %.






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SOF/VEL dans les G 2–6 : expérience de “vraie vie” TRIO
Curry M et al., abstr. PS-102

La combinaison sofosbuvir/velpatasvir (SOF/VEL) est un traitement pangénotypique de 12 semaines du VHC. Le but de cette étude était de faire un point sur l’utilisation de cette association — disponible aux États-Unis depuis juin 2016 — par les prescripteurs et de comparer les résultats de SOF/VEL ± ribavirine (RBV) et des traitements antérieurs chez les patients ayant une hépatite C chronique de G2-6.

Les données ont été recueillies auprès des fournisseurs et des pharmacies spécialisées à travers la plate-forme Innervation de Trio Health chez 1 609 patients qui ont commencé le traitement pour des G2-6 entre octobre 2015 et octobre 2016.

Avant la disponibilité de SOF/VEL en juin 2016, les traitements les plus utilisés étaient SOF + RBV (77 %) pour les G2, daclatasvir (DCV) + SOF ± RBV (86 %) pour les G3, et LDV/SOF ± RBV (90 %) pour les G4-6. Depuis juin 2016, SOF/VEL ± RBV est devenu le traitement principal pour les G2 (81 %) et les G3 (74 %), et le second choix pour les G4-6 après LDV/SOF ± RBV (50 % LDV/SOF ± RBV versus 36 % SOF/VEL ± RBV).

Pour les G2, les taux de RVS12 en per protocole étaient de 94 % pour SOF + RBV (88 % chez les prétraités, 95 % chez les naïfs, 94 % chez les F4 et 96 % chez les F0-F3) et de 97 % pour SOF/VEL ± RBV (95 % chez les prétraités, 97 % chez les naïfs, 95 % chez les F4 et 97 % chez les F0-F3) [figure 1].



Pour les G3, les taux de RVS12 en per protocole étaient de 96 % pour DCV SOF ± RBV (93 % chez les prétraités, 97 % chez les naïfs, 93 % chez les F4 et 98 % chez les F0-F3) et de 97 % SOF/VEL ± RBV (92 % chez les prétraités, 98 % chez les naïfs, 93 % chez les F4 et 100 % chez les F0-F3) [figure 2]. Pour les G4-6, 204 patients ont reçu SOF/LDV ± RBV (13 %, 20/158) avec un taux de RVS12 en per protocole de 94 % (127/135) et 38 ont débuté SOF/VEL ± RBV avec un taux de RVS12 en per protocole de 91 % sur seulement 11 patients.



SOF/VEL ± RBV, par rapport aux traitements antérieurs, permet de traiter moins de patients avec des traitements prolongés, supérieurs à 12 semaines (2 % versus 16 %, G2 ; 2 % versus 21 %, G3) avec moins de RBV (6 % versus 100 %) chez les G2.

Le traitement par SOF/VEL ± RBV est le nouveau traitement de référence aux États-Unis des G2-3 avec un traitement réduit à 12 semaines pour la plupart des patients et un recours rare à la RBV.

On doit cependant rappeler que ces résultats sont incomplets puisqu’un nombre important de RVS12 ne sont pas encore disponibles dans tous les groupes.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Avr 2017 - 20:09
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MAGELLAN-1, part 2 : GLE/PIB 12 ou 16 semaines dans les G1, 4, 5 ou 6 en échec d'AVD
Poordad F et al., abstr. PS-156

Cette étude a évalué l'efficacité et la tolérance de la combinaison pangénotypique glecaprevir(GLE)/pibrentasvir (PIB) pendant 12 (n = 44) ou 16 semaines (n = 47) chez des patients infectés par le VHC de génotype 1, 4, 5 ou 6 en échec d'AVD (inhibiteurs de la protéase NS3/4A et/ou inhibiteurs de la NS5A), en incluant ceux porteurs d'une cirrhose compensée (Child-Pugh ≤ 6). Etaient exclus les co-infectés VIH-VHC ou VHC-VHB, ceux avec un taux d'ALAT > 10 x LSN, une albuminémie < limite de la normale ou < 28 g/l pour les cirrhotiques, un taux de plaquettes < 90 000/mm3 (60 000 pour les cirrhotiques) ou une insuffisance rénale (ClCr < 50 ml/mn).
Les résultats montrent un taux de RVS12 de 89 % (39/44) pour le schéma 12 semaines et de 91 % (43/47) pour le schéma 16 semaines (figure 1).



A l'inclusion, les principales mutations de la NS3 et NS5A n'étaient présentes que chez les patients en échec à la fois d'un inhibiteur de protéase et d'un inhibiteur de la NS5A : 5/9 de ces patients ont obtenu une RVS12. Pour ceux qui étaient porteurs de la mutation Y93H/N à l'inclusion, une RVS12 a été obtenue chez 100 % (13/13) de ces patients prétraités par inhibiteurs de la NS5A (et naïfs d'IP) [figure 2].



Sur le versant tolérance, très peu d'effets indésirables (EI) sérieux - et aucun en rapport avec la prise du traitement, aucun arrêt de traitement pour EI. Excellente tolérance biologique. En conclusion, avec ce régime 12 ou 16 semaines de GLE/PIB, 100 % de RVS12 pour les patients en échec d'IP (et naïfs d'inhibiteurs de NS5A). La réponse est moins bonne - environ 80 % - chez les patients en échec des deux classes. Pour les patients en échec d'inhibiteurs de NS5A (LDV ou DCV par exemple) et naïfs d'IP de NS3/4A, 94 % de RVS12 avec le schéma 16 semaines et pas d'impact sur la réponse des mutations de la NS5A présentes à l'inclusion.

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SOF + DCV dans la vascularite cryoglobulinémique associée au VHC
Saadoun D et al., abstr PS-099

L’objectif de ce travail était d’évaluer l’efficacité et la tolérance de l’association sofosbuvir (SOF) plus daclatasvir (DCV) dans une grande série de patients atteints de vascularite cryoglobulinémique reliée au VHC (VHC-CryoVas).

Quarante et un patients consécutifs (âge médian de 56 ans, 53,6 % de femmes) présentant une VHC-CryoVas ont reçu SOF (400 mg/j) plus DCV (60 mg/j) pour 12 ou 24 semaines. Le critère d’efficacité primaire était une réponse clinique complète de la vascularite à la fin du traitement. Les objectifs secondaires incluaient la réponse immunologique (clairance de la cryoglobuline), la RVS12 et la tolérance des antiviraux.

Les principales caractéristiques des VHC-CryoVas incluaient des arthralgies (63,4 %), un purpura (58,5 %), une neuropathie (51,2 %), des ulcères cutanés (17,1 %) et une glomérulonéphrite (12,2 %).

Trente-sept (90,2 %) patients ont eu une réponse clinique complète dans un délai médian de 12 semaines. Le purpura, les ulcères cutanés et les arthralgies ont disparu dans tous les cas. La créatininémie et la protéinurie ont diminué de 116 ± 23 à 76 ± 6 μmol/l et de 0,9 ± 0,4 à 0,2 ± 0,1 g/j, respectivement. L’hématurie a disparu chez 4/5 patients. Le score d’activité de la vascularite a diminué de 8 (4-17) à 0 (0-5) [p < 0,001]. La neuropathie périphérique s’est améliorée chez 17/21 (81 %) patients, le score moyen de neuropathie sensorielle ayant diminué de 12,4 ± 3,5 à 3,2 ± 2,1 et les symptômes moteurs s’étant améliorés chez 10/15 (75 %) patients. Deux (4,8 %) patients ont eu besoin de rituximab et de glucocorticoïdes en association avec le traitement antiviral.

Le taux de cryoglobuline a diminué tandis que le taux de C4 sérique a augmenté (figure 1). Cinquante pour cent des patients ont eu une réponse immunologique complète.



Tous les patients avaient une RVS12 (figure 2).



Les effets secondaires les plus courants étaient l’asthénie (12,2 %), les nausées (7,3 %) et l’insomnie (2,4 %). Aucun effet indésirable grave n’a été signalé. Après un suivi médian de 26 (20-30) mois, tous les patients étaient vivants et aucune rechute de VHC-CryoVas n’était observée.

L’association SOF + DCV est donc rapidement efficace chez les patients atteints de vascularite cryoglobulinémique liée au VHC avec un très bon profil de tolérance.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Avr 2017 - 06:28
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Cirrhose Child C , CIRVIR , nash , hépatite delta
Pascal Melin



https://www.youtube.com/watch?v=noIhdMv ... e=youtu.be

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Avr 2017 - 07:21
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Hépatite C : tous guéris ! Tous dépistés, tous suivis ?
Pr Victor de Lédinghen (Bordeaux)



https://www.youtube.com/watch?v=nsYOc0A ... e=youtu.be

Vascuvaldic 2 : SOF/DCV dans les vascularites cryoglobulinémiques
Pr Patrice Cacoub (Paris)



https://www.youtube.com/watch?v=P_oK67Z ... e=youtu.be

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Avr 2017 - 07:40
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Résultats du traitement du VHC en prison
McDonald L et al., abstr. PS-126

Le cadre de la prison offre une opportunité de traiter des individus à haut risque dans le but de réduire la prévalence du VHC et de prévenir la transmission. Un programme d’État délégué à un infirmier a été développé et mis en œuvre dans 13 prisons en Australie, afin d’optimiser l’évaluation de la maladie hépatique et le traitement des détenus ayant une hépatite chronique. Cette étude avait pour but de déterminer l’efficacité des antiviraux directs administrés dans le système pénitentiaire à l’aide de ce modèle.

Un dépistage des hépatites virales est proposé à tous les détenus à leur entrée en prison et en cas de changement de site d’emprisonnement. Les patients positifs sont adressés à l’infirmier délégué consultant clinique sur site. Les infirmiers mènent des entretiens, des évaluations cliniques, mesurent l’élasticité hépatique par Fibroscan® et font les prises de sang. Les patients sont triés par les hépatologues superviseurs en vue d’une consultation par télémédecine ou face à face à la prison centrale. Il y a environ 6 200 prisonniers à Victoria et l’estimation de la séroprévalence du VHC y est de plus de 30 %. Depuis octobre 2015, 1 178 prisonniers ont été évalués dans le programme : 718 étaient éligibles pour le traitement, 633 ont commencé les AVD à partir de mars 2016, et 244 ont atteint la semaine 12 post-traitement. Les patients avaient les caractéristiques suivantes : 41 ans d’âge médian, en majorité des hommes (87 %), d’origine caucasienne (71 %), G3 et G1a dans 46 % des cas pour les 2 génotypes ; 37 % avaient un FS > 9,5 kPa et 92 % d’entre eux des antécédents d’injection de drogues.

La répartition des traitements était la suivante : sofosbuvir + lédipasvir (50 %), sofosbuvir + daclatasvir (43 %), 3D ou 2D + RBV (6 %), sofosbuvir + RBV (1 %).

Les taux de RVS12 sont de 68 % en intention de traiter (figure 1) et de 95 % en per protocole (figure 2) avec un nombre élevé de perdus de vue car remis en liberté. Deux cas de réinfection documentés ont été observés.






Le traitement par AVD peut être prescrit en toute sécurité, efficacement et en grand nombre dans le cadre de la prison, en utilisant un modèle de soins novateur d’infirmier délégué. Les taux d’adhésion au programme et de RVS sont excellents. Le cadre de la prison offre une excellente opportunité de santé publique pour faire entrer dans le soin et traiter des personnes à haut risque non seulement sur le plan individuel mais aussi sur le plan sociétal afin de diminuer les risques de transmission.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Avr 2017 - 09:18
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La thérapie triple de la durée raccourcie échoue dans le génotype 3 HCV

AMSTERDAM Six semaines de traitement combinatoire triple ont induit une réponse virologique soutenue chez une cohorte de patients atteints de VHC génotype 1 mais pas pour le génotype 3, selon les données présentées au Congrès international du foie.

"Nous avons observé 100% de SVR24 pour le génotype 1, des patients non-cirrhotiques non génériques qui ont reçu une combinaison triple pendant 8 ou 6 semaines", Ed Gane , MD, professeur de médecine et hépatologue en chef, médecin de transplantation et directeur adjoint de la Nouvelle-Zélande Unité de transplantation hépatique à l'Université d'Auckland en Nouvelle-Zélande, a déclaré dans sa présentation. "Cependant, lorsque vous retirez le simeprevir, l'efficacité du génotype 1 est réduite. On a également réduit l'efficacité d'un régime de trois DAA dans le génotype 3 pendant 8 semaines. "

Gane a déclaré que la raison d'être de l'étude actuelle était de déterminer si la combinaison de trois médicaments différents avec différents mécanismes d'action pourrait permettre de raccourcir la durée de la thérapie. Dans l'étude en cours, AL-335 (Achillion) et l'odalasvir (Achillion) avec ou sans Olysio (simeprevir, Janssen) ont été étudiés chez une cohorte de patients atteints de maladie du génotype 1 et 3 en Nouvelle-Zélande.

L'étude comprenait 20 patients atteints de génotype 1 traités avec une dose ajustée du régime triple pendant 8 semaines; 33 patients atteints de génotype 1 traités avec le double régime pendant 8 semaines; 20 patients avec le génotype 1 traités avec le régime triple pendant 6 semaines; 20 patients atteints de génotype 1 traités avec le régime triple pendant 8 semaines; Et 19 patients avec le génotype 3 traités pour 8 ou, finalement, 12 semaines. "Il s'agissait d'une étude de cohorte adaptative pour optimiser la dose et la durée", a déclaré M. Gane.

La réponse virale soutenue à un certain nombre de points de temps, principalement 12 semaines, a servi de critère d'évaluation primaire. Les chercheurs ont également étudié les paramètres de sécurité.

Gane a présenté le premier groupe de résultats comme comparaison des résultats pour la dose ajustée du régime triple contre le double traitement pendant 8 semaines dans le génotype 1. Les résultats ont indiqué 100% de SVR12 pour le régime triple et 84% pour le double régime. Lorsque le traitement a été continué pendant 12 semaines dans le groupe à double régime, le taux a augmenté à 88%. "Certes, le régime optimal pour 8 semaines semble être le régime de trois DAA ", a déclaré M. Gane.

Pour la prochaine comparaison, les chercheurs ont comparé 6 et 8 semaines de traitement avec le régime triple chez les patients atteints de la maladie du génotype 1. Les deux groupes de 20 patients ont atteint 100% de SVR12.

Pour la dernière question, les chercheurs ont étudié 8 semaines de thérapie triple dans la cohorte du génotype 3. "Les cinq premiers patients de ce groupe ont récidivé peu de temps après avoir terminé la thérapie", a déclaré M. Gane. "Sur la base de ces résultats décevants, le reste de la cohorte a eu 12 semaines de traitement".

En fin de compte, après 12 semaines, 77% des patients atteints du génotype 3 ont répondu au régime triple.

Les données de sécurité indiquaient que le régime était généralement bien toléré , avec deux événements indésirables graves. Les données de polymorphisme de base indiquent qu'aucun impact des RAS sur les résultats n'est selon Gane.

Référence : Gane E, et al. PS-153. Présenté à: International Liver Congress; 19-24 avril 2017; Amsterdam.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Avr 2017 - 11:32
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Micro message : un Fibroscan(R) se fait à jeun
Bertrand Hanslik (Montpellier), Thierry Fontanges (Bourgoin-Jaillieu)



https://www.youtube.com/watch?v=xqe_aX0Ms4w

Carcinome hépatocellulaire après traitement par antiviraux directs : où en est-on ?
Thierry Fontanges (Bourgoin-Jaillieu), Bertrand Hanslik (Montpellier)



https://www.youtube.com/watch?v=WGODPg3wdig

Traitements actuels de l'hépatite C : prudence avec les co-médications des patients !
Thierry Fontanges (Bourgoin-Jaillieu), Bertrand Hanslik (Montpellier)



https://www.youtube.com/watch?v=VpanBNKRGLs

VHC : le traitement est simple, mais suivons bien nos patients !/ VHB : un nouveau marqueur sérologique ?
Laurent Cuissard (La Réunion), Bertrand Hanslik (Montpellier)



https://www.youtube.com/watch?v=xw8aDSPINUo

http://www.cregg.org/site/images/commis ... issard.pdf

Sofosbuvir-velpatasvir : le nouveau présent / Sofosbuvir-velpatasvir-voxilaprevir : le proche avenir
Corinne Bonny (Clermont Ferrand), Bertrand Hanslik (Montpellier)



https://www.youtube.com/watch?v=8gQPu4_Fl0A

http://www.cregg.org/site/images/commis ... eBonny.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Avr 2017 - 15:11
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Michel Onfray est sur tous les fronts
c'est bien mon ptit michel
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Avr 2017 - 16:32
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Glécaprévir et pibrentasvir après transplantation hépatique ou rénale
Reau N et al., abstr. LBO-03

Les transplantés d’organe solide, hépatiques en particulier, ont été les premiers à bénéficier de l’arrivée des AVD pour traiter l’hépatite C. Aujourd’hui plusieurs combinaisons administrées après transplantation ont montré une efficacité similaire à celle de la population générale.

Cette étude multicentrique prospective avait pour objectif d’évaluer l’efficacité et la tolérance du glecaprevir et du pibrentasvir (GP) administré durant 12 semaines chez des patients transplantés hépatiques et rénaux. Cent patients ont été inclus, à au moins 3 mois de la transplantation. La cirrhose était un critère d’exclusion, de même que la prise de corticoïdes à une dose > 10 mg et la prise de ciclosporine à une dose > 100 mg (les études chez le volontaire sain ont montré des interactions significatives à une dose supérieure).

Les trois-quarts des patients étaient des hommes, majoritairement de génotype 1 (57 %) mais aussi génotype 2, 3, 4 et 6 (13, 24, 4 et 2 %, respectivement). Quatre-vingt patients étaient transplantés hépatiques et 20 étaient transplantés rénaux. En termes d’immunosuppression, 68 % recevaient du tacrolimus, 30 % du mycophenolate mofétil, 13 % de la cyclosporine et 8 % de l’évérolimus.

La réponse virologique soutenue à 12 semaines de l’arrêt du traitement était de 98 %, 1 patient de génotype 3a ayant rechuté et un patient perdu de vue. Concernant la tolérance, 85 % des patients ont eu un effet indésirable, majoritairement jugé non grave (8 % d'effets indésirables graves). Aucun patient n’est décédé et un patient a présenté un rejet, d’évolution favorable après adaptation de l’immunosuppression.

Au total, G/P est une combinaison efficace pour traiter les patients transplantés rénaux ou hépatiques ayant une hépatite C chronique, quelque soit le génotype mais non cirrhotique. L’avantage de cette stratégie est l’absence de ribavirine et un traitement court de 12 semaines. On reste un peu sur notre faim en ce qui concerne la tolérance car aucune donnée sur l’évolution des dosages d’immunosuppresseurs sous traitement ni sur l’évolution de la fonction rénale, en particulier chez les transplantés rénaux, n’a été présentée.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Avr 2017 - 18:16
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La nuit étoilée
Philippe Sogni

Nous sommes dimanche, il fait nuit, et vous, lecteur, vous êtes rentré en France et moi je reste encore à Amsterdam où je guette la nuit étoilée… Pourtant, il n’y a pas de nuit étoilée à Amsterdam… En tout cas, il n’y en a plus… J’espère que ce ne sont pas les prémisses de bouleversements politiques qui n’ont pas eu lieu cette fois-ci aux Pays-Bas avec l’échec du PVV aux élections législatives, mais qui pourraient arriver en France… Une nuit sans étoile, une nuit noire…

La nuit étoilée n’est plus à Amsterdam. Ce tableau, Vincent Van Gogh l’avait longtemps rêvé, l’avait peint en Arles et l’avait envoyé juste avant sa mort à son frère Théo. Cette obsession de peindre la nuit plus claire que le jour, Vincent l’avait répétée dans ses nombreuses lettres parfois griffonnées dans la marge qui sont si émouvantes à parcourir. Théo, le frère aimé, le confident, le soutien de Vincent, ne vivra pas assez pour voir la gloire posthume de son aîné, et ce tableau est resté à Amsterdam pendant longtemps.

La nuit étoilée est en France au musée d’Orsay. Dans cette époque où tout semble possible et parfois le pire, cette obsession d’un génie solitaire doit être prise comme une invitation au rêve, une lumière d’espoir !

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Avr 2017 - 18:29
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CHC chez les co-infectés cirrhotiques : le risque n'est pas plus important que chez les mono-infectés VHC
Salmon D et al., abstr. PS-131

Les données de deux cohortes françaises chez des patients avec une cirrhose compensée ont été comparées (voir zoom du jour) ANRS CO12-CirVir (monoinfectés VHC) et ANRS CO13-HEPAVIH (co-infectés VIH-VHC), avec les mêmes standards de suivi tous les 6 mois. L'objectif était de comparer (test log rank, ajusté sur un modèle de Cox) l'incidence de survenue des épisodes de décompensation hépatique, de CHC et de décès. Un score de propension a été utilisé afin de valider les résultats en réduisant le risque des facteurs confondants (caractéristiques patients à l'inclusion). Au total, 1 253 mono-infectés ont été comparés à 175 co-infectés, tous cirrhotiques. Les résultats montrent effectivement des différences significatives (tous p < 0,0001) sur les caractéristiques patients : âge (56 versus 47,3 pour les co-infectés, UDI (26,7 versus 79,2 %), diabétiques (19,7 versus 5,7 %), IMC (25,9 versus 21,7 kg/m2), tabagisme (36 versus 69,7 %) ou consommation d'alcool (25,6 versus 40,4 %). Après un suivi médian de 4,7 ans, la co-infection VIH n’est pas associée à un surrisque de CHC et de décompensation hépatique. Cette analyse est confirmée par le score de propension. La mortalité globale demeure en revanche plus élevée, en rapport avec les causes de décès extra-hépatiques.











Efficacité du lédipasvir/sofosbuvir 8 semaines dans la co-infection VHC-VIH-1
Buggisch P et al., abstr. SAT-253

Les cohortes de vraie vie ont montré une excellente efficacité de LDV /SOF pendant 8 semaines chez les patients monoinfectés au VHC, mais il existe des données limitées chez les patients co-infectés par le VIH/VHC. Le but de cette étude était de décrire l'efficacité de LDV/SOF pendant 8 semaines chez les patients de G1, co-infectés VIH/VHC en utilisant une analyse poolée de cohortes de vraie vie et d’essais cliniques et de décrire les taux de RVS12 dans la coinfection par rapport à la monoinfection VHC.

Dans cette étude descriptive, les données provenant de deux essais cliniques prospectifs et quatre cohortes de vraie vie rétrospectives ont été comparées. Les essais prospectifs comprenaient les données d’Isakov et al. (russie et estonie) et d'Ain et al. (Ruane Medical and Liver Health Institute). Les cohortes de vraie vie comprenaient le registre allemand de l’hépatite C (DHC-R), le registre de la coinfection de Madrid (Madrid-CoRe), le registre VHC des Vétérans, le registre du Saint Michaels Médical Center.

La majorité des 294 patients inclus dans cette analyse était de G1, naïfs, non cirrhotiques avec une charge virale du VHC < 6 millions. Les cohortes prospectives ont inclus 79 patients présentant les caractéristiques de base suivantes: âge moyen (43 ans), hommes (74 %), caucasiens (78 %) et de G1a (55 %). Les études de vraie vie ont inclus 215 patients avec les caractéristiques initiales suivantes: âge moyen (53 ans), hommes (83 %), caucasiens (82 %) et de G1a (75 %) chez ceux qui ont rapporté des données démographiques. Les taux de RVS12 étaient de 97 % et 90 % pour les 2 essais cliniques, respectivement et de 96 %, 91 %, 97 %, 93 % pour les 4 cohortes de vraie vie, respectivement avec un taux faible de rechute et aucun décès (tableau). Les taux de RVS12 chez les patients de G1 traités 8 semaines par LDV/SOF dans les essais cliniques et les cohortes de vraie vie étaient similaires dans la coinfection VIH/VHC et dans la monoinfection VHC (figure).





Cette analyse démontre que les taux de RVS12 sont comparables dans les essais et dans les études de vraie vie. Les taux élevés de RVS12 dans la coinfection VIH/VHC, comparables à ceux de la monoinfection VHC plaident pour l’utilisation de LDV/SOF pendant 8 semaines chez des patients coinfectés VIH/VHC, naïfs, non cirrhotiques, de G1 avec charge virale < 6 millions.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Avr 2017 - 18:33
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Traitement des G3 par SOF/VEL dans la vraie vie
Christensen S et al., abstr. SAT-275

L’arrivée de la combinaison sofosbuvir/velpatasvir (SOF/VEL) offre une nouvelle possibilité de traitement des patients ayant une hépatite C chronique de génotype 3. Son efficacité déjà démontrée sur ce génotype dans l’étude de phase III ASTRAL-3 (Foster G et al. NEJM 2015;373:2608-17), reste à confirmer par des données de vraie vie, en particulier chez les patients cirrhotiques.

Cette étude allemande montre pour la première fois des données de vraie vie, issue de la cohorte multicentrique GECCO. D’août 2016 à mars 2017, 165 patients ont reçu la combinaison SOF/VEL dont 139 (84 %) patients de génotype 3. Deux-tiers des patients étaient des hommes, d’âge moyen 52 ans. Trente-et-un (22 %) étaient cirrhotiques (définis par un score d’APRI > 2 ou un FibroScan® > 12,5 Kpa). Seuls 13 patients, dont 12 des 31 cirrhotiques (39 %), ont reçu de la ribavirine.

Les réponses virologiques soutenues à 4 et 12 semaines après l’arrêt du traitement sont présentées dans la figure. Finalement, aucun échec virologique n’a été observé mais un patient cirrhotique est mort durant le suivi d’une décompensation de la maladie hépatique. Dix patients ont été perdus de vue conduisant à une SVR12 de 81 % en intention de traiter et à 100 % en analyse per protocole. Aucun effet indésirable grave n’a été observé.



Au total, la combinaison SOF/VEL est efficace et bien tolérée dans la vraie vie aussi pour traiter les patients de génotype 3, y compris les cirrhotiques. Cependant, il faut rester prudent en particulier pour ces patients ayant une maladie avancée car l’effectif était faible et le degré d’insuffisance hépatocellulaire n’a pas été étudié.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Avr 2017 - 18:48
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Hépatite B chronique : attention aux fractures !
Gordon SC et al., abstr. PS-109

Les patients ayant une hépatopathie chronique sont plus exposés que la population générale à l’ostéoporose et au risque fracturaire qu’elle entraîne.
En effet, 10 à 60 % de nos patients sont ostéoporotiques, particulièrement ceux dont l’étiologie est l’alcool ou une maladie cholestatique.

Le but de cette étude de cas contrôle (3:1) américaine était d’évaluer la prévalence et l’incidence de l’ostéoporose et des fractures chez les patients suivis pour une hépatite B chronique (hors co-infection delta) comparées à des patients non-infectés. L’appariement se faisait sur l’âge, le sexe, l’ethnie, la région et les conditions de remboursement social. Les données provenaient de 3 registres d’assurances différentes (Commercial, Medicare et Medicaid). Les patients étaient suivis au moins 6 mois entre 2004 et 2015. Au final, 44 026 patients ayant une hépatite B chronique ont été inclus, comparés à 121 568 contrôles. La prévalence de l’ostéoporose et des fractures ostéoporotiques étaient plus élevés chez les patients ayant une hépatite B chronique, quelque soit la période de début de traitement (figure). Il existait des différences de prévalence (de 59 à 314/1 000 dans le groupe VHB contre 53 à 249/1 000 dans le groupe contrôle) en fonction du temps (augmentation de 2006 à 2016 selon la date du diagnostic), du type d’assurance, expliquées par l’orateur comme une différence dans le type de patients pris en charge (ex : Commercial, patient sans couverture, Medicare, patients de plus de 65 ans exclusivement, etc.). L’incidence moyenne était de 70/1 000 nouveaux cas. Sans surprise, le risque était majoré chez les femmes et les personnes âgées.

Cette étude avait de nombreuses limites, comme l’absence de données sur le degré de fibrose ou les traitements reçus. Cependant, elle met l’accent sur un problème que, nous autres hépatologues, sous-estimons probablement chez nos patients porteurs du VHB.


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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Avr 2017 - 18:51
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Analogue de FGF21 prometteur dans le traitement de la NASH
Sanyal A et al., abstr. LBO-02

A chaque congrès, on voit le pipeline des traitements de la stéato-hépatite métabolique (NASH), s’étoffer un peu plus. Cette étude concernait le BMS-986036, un analogue du FGF21 (Fibroblast Growth Factor 21), recombinant humain et pégylé, permettant une administration hebdomadaire par voie sous-cutanée. Cette molécule a déjà montré une amélioration des scores d’activité histologique (NAS) et de la fibrose chez le petit animal. Elle permet également d’augmenter la sécrétion d’adiponectine, une cytokine aux propriétés anti-inflammatoires, anti-fibrotiques et insulino-sensibilisante, et au contraire, diminuer d’autres marqueurs pro-inflammatoires comme la Pro-C3.

Cette étude de phase II, contrôlée en aveugle contre placebo, comprenait 3 bras de traitement de 16 semaines: un bras dans lequel le BMS-986036 était administré quotidiennement à la dose de 10 mg (n = 25), un bras dans lequel il était administré de façon hebdomadaire à la dose de 20 mg (n = 23), et un bras placebo (n = 26). Les critères d’inclusion étaient une NASH prouvée histologiquement avec un score de fibrose 1 à 3, un IMC ≥ 25 kg/m2, et une fraction graisseuse hépatique (FGH) ≥ 10 % en IRM. Le critère de jugement principal était la diminution de la FGH en 16 semaines.

Les 3 groupes avaient des caractéristiques similaires, une majorité de femme, d’âge moyen 50 ans. Deux-tiers des patients avaient un score d’activité de la NAFLD compris entre 4 et 6 et une fibrose 1 ou 2.

Cette étude était positive pour son critère de jugement principal avec une baisse significativement plus importante de la FGH dans les groupes traités en comparaison au groupe placebo, si bien qu’alors que 30 patients étaient planifiés par groupe, l’étude a été interrompue prématurément (figure 1). Plus de la moitiés des patients avaient une réduction relative de plus de 30 % en comparaison de la FGH initiale dans les groupes traités, avec une différence significative pour le bras injection hebdomadaire par rapport au placebo (p = 0,0279). D’autres critères secondaires étaient significativement améliorés dans les groupes traitements : le taux d’adiponectine, le bilan lipidique, le taux de transaminases, la Pro-C3 sérique et l’élasticité hépatique mesurée par (IRM). La tolérance était excellente avec un seul évènement indésirable grave (tentative de suicide) dans le groupe traité quotidiennement.


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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Avr 2017 - 18:56
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Évaluation du risque de progression de fibrose avec les scores de fibrose (NFS) et FIB-4
McPherson S et al., abstr. PS-122

Cette étude avait pour principal objectif de décrire l'évolution de la fibrose chez des patients porteurs d'une stéatose non alcoolique (NAFLD) bénéficiant d'un suivi régulier par biopsies pour les patients en stade 0-2 de fibrose à l'inclusion. L'idée était aussi d'évaluer l'utilité des scores FIB-4 et NFS en terme de prédiction de la progression vers un stade F3-F4. Au total, 321 patients porteurs d'une stéatose (dont 64 % de NASH) avec des biopsies réalisées de façon séquentielle depuis au moins 1 an ont été identifiés et inclus dans 7 centres Européens : 273 patients étaient en stade 0-2 de fibrose au moment de la biopsie index. Ces patients étaient majoritairement des hommes (63 %), d'un âge médian de 47 ± 12 ans. Le suivi médian d'une durée de 4,1 ans montre une évolution vers une progression dans 35 % des cas; dont 18 % de stades F3-F4 (figure).




Après analyse multivariée, les facteurs prédictifs indépendants de survenue d'une progression d'un stade F0-2 vers F3-4 sont le score FIB-4 (OR = 2,5 ; IC95 : 1,6-4,03 ; p < 0,001) et l'intervalle entre les biopsies (OR = 1,19 ; IC95 : 1,08-1,32 ; p = 0,001). La précision en demeure modeste (AUROC 0,74 ; IC95 : 0,65-0,82 ; p < 0,0001 ; cut-off optimal à 1,15 ; sensibilité de 71 %, spécificité de 69 %; valeur prédictive positive de 30 %, prédictive négative de 93 %). Au moment de la biopsie de suivi, les deux scores FIB-4 et NFS permettent de prédire la progression avec une précision raisonnable (tableau).




Ils permettent également d'identifier les patients au stade de cirrhose (F4) au moment de la 2e biopsie (AUROC pour NFS = 0,85 ; AUROC pour FIB-4 = 0,85).
Au total, cette étude démontre l'intérêt d'une évaluation longitudinale de la progression vers des stades F3-4 grâce aux scores FIB-4 et NFS : un faible score FIB-4 (< 1,15) est rassurant (valeur prédictive négative élevée) quant au risque de progression à moyen terme (3-5 ans).

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Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
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