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Sujet du message: CROI 2017 Seattle (USA)  MessagePosté le: 16 Fév 2017 - 09:26
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(Nguyen Alim Pharmacol Ther 2009, Chang Gastroenterology 2016) :
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... %20dur.pdf
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... %20DNA.pdf

(Pan et al. NEJM 2016) :
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... in%20M.pdf

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Sujet du message: CROI 2017 Seattle (USA)  MessagePosté le: 16 Fév 2017 - 09:27
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Sujet du message: CROI 2017 Seattle (USA)  MessagePosté le: 16 Fév 2017 - 09:27
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(Loomba et al. Hepatology 2012) :
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... he%20n.pdf

(Vodkin et al. Alim Pharm Therap 2015) :
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... rences.pdf

(Pour une bonne mise en perspective des méthodes d’avenir : Rotman et al. Gut 2017) :
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... -alcoh.pdf

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Sujet du message: CROI 2017 Seattle (USA)  MessagePosté le: 16 Fév 2017 - 09:51
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Un an de PrEP en France : on fait le bilan en 8 chiffres



Le Docteur Jean-Michel Molina, l’un des instigateurs scientifiques de la PrEP en France avec Gilles Pialoux, a dressé le bilan d’un an de PrEP dans l’Hexagone lors d’une conférence à Malte en janvier 2017. (Voir la présentation complète ici). TÊTU épluche ici les principaux chiffres de cette présentation.

A l’arrivée de la PrEP en France, on se posait encore beaucoup de questions. Les gens en ont-ils un réel besoin ? Quelle est son efficacité ? Y-a-t’il un changement de comportement des individus ? Quelle est la résistance du virus ? Le coût du traitement ?… Certaines subsistent encore (et avec elles de nombreuses idées reçues), mais la plupart ont trouvé leurs réponses.

Le principe de la PrEP est simple : les personnes séronégatives prennent du Truvada, un antirétroviral bien connu déjà utilisé par les séropositifs dans les trithérapies, avant de « peut-être » prendre un risque, et après… Ce comprimé est accessible et remboursé pour un usage préventif du VIH en France depuis janvier 2016. C’est un outil supplémentaire, en renforcement du préservatif qui n’est pas utilisé par tous pour diverses raisons, pour les personnes qui ressentent ce besoin d’augmenter leur protection contre le VIH lequel est encore contracté par 6.000 personnes par an en France (la moitié sont des gays).

La PrEP se diffuse dans le monde, et les résultats commencent à être quantifiables
• Aux États-Unis, plus de 100.000 individus seraient protégés par la PrEP; à San Francisco, près de 20% des homosexuels seraient concernés.

• À Londres, un déploiement de la PrEP par les gays eux-mêmes aurait fait baisser significativement les nouvelles infections (autour de 40% selon l’une des cliniques de la ville). Mais toujours pas d’autorisation officielle ni de remboursement Outre-Manche.

La suite ici :

http://tetu.com/2017/02/14/prep-bilan-t ... es-molina/



http://www.slideshare.net/ECDC_EU/exper ... -in-france

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Sujet du message: CROI 2017 Seattle (USA)  MessagePosté le: 16 Fév 2017 - 10:22
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Résultat de l'essai ANRS 167 LAMIDOL



https://youtu.be/ogjovVhCGlE



http://sfls.aei.fr/ckfinder/userfiles/f ... REYNES.pdf

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Sujet du message: CROI 2017 Seattle (USA)  MessagePosté le: 16 Fév 2017 - 10:30
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LA PREP DANS TOUS SES ÉTATS

Mercredi, c’est prophylaxie ! Le programme de la seconde journée officielle de la Croi (la troisième dans les faits) a été le théâtre d’une multitude de présentations sur l’intérêt, les enjeux et les limites du traitement prophylactique en prévention d’une contamination. Et pas seulement pour le VIH, mais pour les autres IST, en forte hausse. Aussi, le discret mais fondamental microbiote (flore microbienne dans les différentes muqueuses) est fruit de recherches passionnantes sur son rôle dans l’infection par les IST. Plusieurs chercheurs ont travaillé à une nouvelle façon de connaître et donc prendre soin de notre microbiote, au pouvoir plus grand qu’il n’y parait. Voici une sélection des travaux dont les conclusions permettront certainement de mieux répondre aux IST, quelles qu’elles soient.



Pas de frontières pour la PrEP ?

Cette session, ainsi intitulée, comportait des choses intéressantes, notamment sur les modes de dispensation des programmes de PrEP. Aux Etats-Unis, il y a eu 738 % d’augmentation de l’utilisation de la PrEP entre 2012 et 2016. Cependant les hommes noirs américains ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes et les jeunes gays restent sous-représentés, tout comme les femmes hétérosexuelles. Des applications mobiles permettent d’identifier les lieux de prescription autour de soi, de 1 à 80 miles selon les villes (un mile=1 609 mètres). Mais la couverture moyenne en PrEP représente 5 à 10 % seulement des attentes. Les barrières identifiées se situent sur l’envie même de prendre la PrEP, les barrières d’accès, mais aussi l’engagement du prescripteur à la délivrer et enfin l’observance au suivi. Des lors, des initiatives ont fleuri pour tenter de répondre à ces obstacles :

● On a pu démontrer la faisabilité d’une offre en pharmacie de ville pour délivrer, accompagner et suivre des utilisateurs de PrEP en suivant les recommandations officielles. Ainsi, 245 participants sous PrEP ont été accompagnés dont 84 % sont des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Un médecin était affilié à la pharmacie. Cette initiative démontre la possibilité d’un suivi de PrEP ailleurs que dans un centre médical classique.
● La faisabilité du dépistage dans les guichets des pharmacies américaines a été testée en Virginie : on a offert un test rapide dans 32 pharmacies du réseau Walgreens dans les villes les plus pauvres. On a pu démontrer une prévalence du VIH de 0,8 % sur plus de 3 000 tests réalisés, en particulier chez les Noirs américains et les Latino-américains, et ceux qui n’avaient jamais été testés auparavant. Le taux d’orientation vers la PrEP et les services de soins pour les personnes dépistées séropositives est supérieur chez les patients dépistés dans ce contexte par rapport aux consultations médicales ou à l’offre des associations.
● Une étude a évalué les connaissances des pharmaciens sur la PrEP au Nebraska et dans l’Iowa et leur volonté de s’impliquer dans des programmes de PrEP. Moins de la moitié connaissait la PrEP, la majorité était favorable à leur implication dans des programmes, mais exprimait un besoin de formation et de compensation financière.
● Des messages SMS ont été envoyés aux participants des programmes PrEP à Seattle (automatiques ou interactifs). Une étude a pu démontrer que les participants qui choisissent de rentrer dans ce programme par SMS sont plus susceptibles de bien suivre leur prise en charge de PrEP.
● Une brève intervention de prévention sur les pratiques augmente l’observance à la PrEP. Une première séance était centrée sur la qualité de vie sexuelle, la seconde plus centrée sur la motivation et l’observance à la PrEP. Les participants qui ont reçu au moins une séance ont plus souvent du Truvada dans le plasma, ce qui témoigne d’une meilleure observance que ceux qui n’ont suivi aucune séance.

Résistance au cabotégravir

Les macaques ont servi de modèle animal pour évaluer le risque de résistance au cabotégravir, une nouvelle anti-intégrase en injection longue durée qui pourrait être utilisée en PrEP. Un virus résistant peut apparaître quand la PrEP est prescrite chez une personne en primo-infection au VIH. Des macaques ont été infectés par du virus, et on leur a injecté du cabotégravir. On a pu observer l’apparition d’une souche résistante dans le plasma et dans les liquides sexuels, avec des mutations qui compromettent l’utilisation future de toute la classe des anti-intégrases. Des mutations qui peuvent, par la suite, se transmettre. Ces résultats confirment qu’il est indispensable de s’assurer de la non-infection par le VIH avant d’initier une PrEP.

Traiter la syphilis à l’ère de la PrEP

Il y a une augmentation constante de la syphilis chez les hommes depuis 2000 aux Etats-Unis. Ces cas concernent 82 % d’hommes, dont 90 % sont des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Ces données sont similaires dans d’autres pays d’Asie ou d’Amérique latine. Mais la prévalence a diminué dans certaines villes américaines depuis 2011. Une étude montre une augmentation de la syphilis chez les HSH à faible risque pour le VIH. Les modes de rencontres ont changé et les pratiques sexuelles aussi, avec l’utilisation de la réduction des risques pour le VIH (Tasp), mais pas forcément adaptée à la syphilis. La PrEP pourrait théoriquement favoriser la reprise des cas de la syphilis mais cela ne s’est pas vu dans l’essai Proud en Angleterre. Les solutions contre les IST sont donc de promouvoir un dépistage répété et/ou l’utilisation du préservatif. Il faut diagnostiquer les syphilis oculaires, rares mais graves. Il faut intégrer la prise en charge des IST dans la prévention du VIH, ce qui n’est pas toujours le cas aux Etats-Unis. La notification des partenaires, avec l’exemple de la Colombie britannique (Canada) s’est montrée assez peu efficace jusqu’à présent. Le dépistage des IST doit aussi être un moyen de proposer la PrEP. Il faut repenser l’utilisation du préservatif dans une approche non binaire, hors du "tout le temps" ou "jamais".

Un essai de traitement post-exposition orale pour les IST en France

La doxycycline, un antibiotique, a été testée comme traitement post-exposition des IST. Une sous-étude a été mise en place pendant la phase ouverte de l’essai ANRS-Ipergay, où 232 participants étaient répartis au hasard, pour prendre deux comprimés de doxycycline, ou un placebo, entre 24 et 72h après le rapport sexuel. Les résultats sont mitigés et partiellement protecteurs. Au total, on diminue par deux le risque, toutes IST confondues. Cela ne fonctionne pas pour les infections par le gonocoque, mais réduit de 70 % le risque d’infection pour les chlamydiae et presque de 75 % pour la syphilis. Ces résultats ne permettent cependant pas encore de recommander cette stratégie.

L’impact du microbiote sur le VIH et les IST

Le microbiome vaginal a un rôle sur l’infection au VIH. La vaginose bactérienne (infection bactérienne du vagin) est courante chez les femmes vivant avec le VIH. Elle est également plus fréquente chez les femmes à haut risque d’infection au VIH en Afrique. La flore microbienne a été caractérisée chez des femmes sans infection. Le lactobacillus est l’élément le plus fréquent, qui protège des infections en abaissant le pH (acide) vaginal. En revanche, des mauvaises bactéries ont été identifiées, élevant le pH jusqu’à augmenter par 13 le risque d’acquisition. Une méta-analyse a montré une plus grande variété bactérienne chez les femmes à haut risque, quatre espèces de bactéries qui ont été associées à un risque d’acquisition plus élevé du VIH. Cependant, on peut penser que ce sont les rapports non protégés qui entraînent à la fois la vaginose bactérienne et le VIH. Plus de recherches seront nécessaires pour démêler ces deux facteurs intriqués. On peut traiter la vaginose bactérienne par des antibiotiques, utilisables en cures régulières orales ou vaginales ou des probiotiques (on introduit des bonnes bactéries). Cependant, peu d’études ont pu mesurer l’impact de ces interventions sur la flore vaginale. Il est nécessaire de savoir quelles bactéries doivent être éliminées pour diminuer le risque d’infection par le VIH.

La PrEP quotidienne reste efficace chez les femmes ayant un microbiote vaginal anormal

On sait que la PrEP quotidienne orale est efficace chez les femmes qui prennent bien leur traitement. Cependant, en Afrique il y a très souvent des vaginoses bactériennes ou des modifications anormales de la flore vaginale qui pourraient compromettre l’efficacité de la PrEP, comme suggéré dans les essais de microbicide de gel de ténofovir (les essais Caprisa et Aspire). L’étude questionnait si cette variation du microbiote vaginal pouvait influer sur l’efficacité de la PrEP orale. Une étude a analysé de nouveau l’essai Partners PrEP, dans lequel la PrEP était donnée aux partenaires négatifs de couples sérodifférents. Il n’y a pas eu d’impact des vaginoses bactériennes ou des modifications de la flore vaginale sur l’efficacité de la PrEP pour réduire les contaminations. Le traitement de ces anomalies n’a pas non plus eu d’impact sur l’efficacité de la PrEP.

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Sujet du message: CROI 2017 Seattle (USA)  MessagePosté le: 16 Fév 2017 - 10:31
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Le microbiote influe sur les concentrations vaginales de ténofovir

Cette étude creuse la recherche de l’information précédente, et s’intéresse à l’impact de la flore vaginale anormale sur l’efficacité du ténofovir en gel microbicide. L’étude a testé la relation entre les concentrations vaginales de ténofovir et la composition de la flore vaginale chez des femmes séronégatives sans IST symptomatiques. Certains germes associés à la vaginose bactérienne font baisser les concentrations de ténofovir dans le vagin et dans le plasma, six jours après une application quotidienne et aussi dès 2 heures après une seule application. D’autres germes physiologiques présents normalement chez les femmes séronégatives favorisent, au contraire, les concentrations élevées de ténofovir. Ces résultats pourraient expliquer les échecs des stratégies de microbicide de ténofovir chez les femmes. D’autres études devront le confirmer.

Rôle des germes anaérobies péniens pour l’acquisition du VIH

La composition des germes du pénis a été étudiée au cours du temps auprès d’hommes non circoncis s‘étant contaminés ou non. Certaines bactéries anaérobies (se développant sans oxygène, ici sous le prépuce) et la concentration en Interleukine 8, un marqueur inflammatoire, sont associées aux séroconversions. Cette étude explique les mécanismes biologiques liés à l’effet protecteur de la circoncision, qui élimine de fait ces bactéries. Elle suggère que d’autres interventions anti-bactériennes pourraient être expérimentées en prévention.

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Sujet du message: CROI 2017 Seattle (USA)  MessagePosté le: 16 Fév 2017 - 10:34
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Syphilis: une augmentation multifactorielle
Olivier Épaulard

Dans une session ironiquement baptisée «Strangers in the night» consacrée aux infections sexuellement transmissibles ( IST ), Matthew Golden, de l’Université de Washington (Seattle, USA), a fait le point sur l’évolution de l’épidémiologie de la syphilis aux USA, en particulier dans un contexte d’augmentation du recours à la prophylaxie pré-exposition ( PrEP ).

Commençons par le plus évident: après une diminution jusqu’en 2000, la syphilis est en augmentation depuis 15 ans, essentiellement chez les hommes (90% des cas en 2015), chez qui son incidence a plus que quintuplé; sont essentiellement concernés les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes ( HSH ) (82% des cas masculins en 2015).

L’analyse des données dans plusieurs grandes villes des USA précise encore les choses: si l’incidence des IST (dont la syphilis) est en diminution chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), elle est en augmentation chez les HSH séronégatifs. Un facteur explicatif serait l’augmentation du nombre de partenaires chez ces derniers: dans une étude en centre de prise en charge des STI, la proportion de sujets déclarant plus de 20 partenaires était passée de 5 à 15% sur les 20 dernières années; le recours au préservatif est par ailleurs en diminution chez ces HSH. Selon l’orateur, la PrEP n’est donc qu’un des multiples facteurs à cette augmentation des cas de syphilis, et pas le plus important, ni le plus durable. Il rappelait aussi certaines conséquences graves de la syphilis: l’atteinte oculaire dans certains cas ; et la syphilis de la femme enceinte —au Texas, 12% des HSH ont aussi des partenaires féminines...

En résumé: la population principalement concernée par l’augmentation de syphilis, ce sont les HSH séronégatifs. La solution, pour cette infection qui reste facile à traiter: diagnostiquer! Avoir recours à la sérologie syphilis —selon l’orateur, comme un test de routine, systématique.

On rappelle une situation très proche en France concernant les HSH et la syphilis. Ici aussi, un test à faire en routine.

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Sujet du message: CROI 2017 Seattle (USA)  MessagePosté le: 16 Fév 2017 - 19:29
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Un kit prévention de la ville de New York contenant PrEP, PEP, préservatifs: les new-yorkais l'ont fait !



https://vimeo.com/172435588

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Fév 2017 - 19:37
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Le nombre de nouvelles infections au VIH a chuté de 18% au Etats-Unis

Le nombre annuel de nouvelles infections au VIH aux Etats-Unis a chuté de 18% depuis 2008, indiquant que les efforts de prévention et de traitement ont un impact, d’après les données du Centre américain pour la prévention et le contrôle des maladies (CDC). Un examen plus approfondi des données, cependant, montre des différences notables entre les groupes ethniques et les régions.

« La nouvelle approche percutante du pays sur la prévention du VIH marche » a commenté Jonathan Mermin du CDC

Le nombre annuel d’infections au VIH a chuté de 18% aux Etats-Unis, passant de 45 700 infections en 2008 à 37 600 en 2014. Ce chiffre comprend un déclin de 36% parmi les hétérosexuels (de 13 400 à 8600) et une chute spectaculaire de 56% parmi les personnes qui consomment des drogues injectables (de 3900 à 1700).

Mais, les nouvelles infections annuelles restent stables parmi les hommes gays et bisexuels, à environ 26 000 par an. Les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes sont les seuls a ne pas avoir vécu de diminution générale de l’incidence annuelle du VIH de 2008 à 2014.

Un examen plus approfondi des hommes gays et bisexuels révèle que le nombre d’infections annuelles chez les hommes âgés de 25 à 34 ans a augmenté, alors qu’il a diminué dans les groupes plus jeunes ou plus âgés. Le nombre d’infections a également augmenté chez les hommes Latinos, il n’a pas changé chez les noirs et il a chuté chez les caucasiens.

Alors que 15% de toutes les personnes séropositives ne connaissent pas leur diagnostic de VIH, le taux est plus élevé chez les hommes Latinos gays et bisexuels (21%) et chez les hommes gays et bisexuels noirs (20%).

Les chercheurs du CDC ont suggéré que la chute du nombre de nouvelles infections, lorsque c’est le cas, est largement due aux efforts visant à augmenter le nombre de personnes séropositives qui font le test de dépistage, prennent un traitement antirétroviral efficace et ont une charge virale indétectable.

La PrEP (la prophylaxie pré-exposition) n’a probablement pas joué de rôle important, puisque les données datent de 2008 à 2014. Le Truvada en PrEP n’a été approuvé qu’en 2012 et n’a été utilisé largement qu’à partir du deuxième semestre 2013.

Le taux de problèmes à la naissance est moins élevé avec les traitements à base d’efavirenz qu’avec d’autres traitements

Les nourrissons exposés aux traitements antirétroviraux à base d’efavirenz, de ténofovir et d’emtricitabine à partir de la conception ont moins de problèmes à la naissance qu’avec d’autres trithérapies, d’après une étude des naissances au Botswana entre 2014 et 2016, présentée mardi au congrès de 2017 sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) à Seattle.

Après de longues enquêtes sur les effets néfastes possibles de l’efavirenz sur le fétus, qui n’ont pas trouvé d’augmentation des risques d’anormalités à la naissance dans les études de cohortes, l’Organisation Mondiale de la Santé a recommandé en 2013 l’administration de traitements à base d’efavirenz quel que soit l’état de grossesse.

Le plus déconcertant, c’est qu’il existe toujours peu d’indications sur les risques d’exposition pour les fétus aux différents traitements antirétroviraux. Cette analyse observationnelle est la première à évaluer les évènements indésirables à la naissance à la suite d’une exposition dans l’utérus aux différents traitements antirétroviraux.

La cohorte comprenait 47 027 naissances ; dont 11 932 ont été exposées au VIH et 5780 avaient des mères qui prenaient un traitement antirétroviral au moment de la conception.

Les problèmes graves ont été définis comme étant : L’accouchement d’un enfant mort-né ; un décès néonatal ; un accouchement prématuré avant 32 semaines et un enfant très petit pour cet âge gestationnel. Les évènements néfastes comprenaient également un accouchement prématuré avant 37 semaines et un enfant très petit pour cet âge gestationnel.

Les combinaisons d’évènements néfastes étaient plus fréquentes parmi tous les nourrissons exposés au VIH (34%) par rapport à 24% chez les nourrissons non exposés au VIH (24%).

Les résultats différaient selon les associations médicamenteuses :

Efavirenz/ténofovir/emtricitabine: 36% d’évènements néfastes, dont 12% graves.
Névirapine/ténofovir/emtricitabine: 42% d’évènements néfastes, dont 18% graves.
Névirapine/zidovudine/lamivudine: 47% d’évènements néfastes, dont 21% graves.
Lopinavir/ritonavir/ténofovir/emtricitabine: 48% d’évènements néfastes, dont 20% graves.
Lopinavir/ritonavir/zidovudine/lamivudine: 45% d’évènements néfastes, dont 23% graves.
Les risques relatifs de chaque effet néfaste à la naissance ont été calculés pour chaque traitement en comparant avec les traitements à base d’efavirenz. Les différences en matière de risques relatifs étaient statistiquement significatives.

« Nos données montrent pour la première fois qu’il peut vraiment y avoir des différences entre les traitements » a annoncé le Dr Rebecca Zash au cours d’une conférence de presse. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre le mécanisme des évènements néfastes à la naissance, particulièrement dans les populations ayant des taux élevés de cellules CD4 et un VIH bien contrôlé.

La prophylaxie des IST chez les utilisateurs de PrEP diminue le nombre de certaines IST mais pas de toutes

L’utilisation de l’antibiotique doxycycline sur demande en tant que prophylaxie post-exposition chez les hommes gays sous PrEP réduit le taux d’infections à la syphilis et à la chlamydia de plus de 70%, mais n’a aucun impact sur la gonorrhée en raison de sa résistance aux antibiotiques.

Les hommes gays qui souhaitent utiliser la prophylaxie pré-exposition (PrEP) contre le VIH courent souvent déjà des risques élevés d'autres infections sexuellement transmissibles (IST). Bien que la PrEP contre le VIH soit très efficace contre le VIH, elle ne fait aucun effet sur les autres IST. Trouver un moyen de prévenir et de gérer les IST dans le cadre des programmes de PrEP reste donc une priorité.

Les données proviennent des hommes participant à l'étude Ipergay en France. Dans ce groupe, 212 hommes ont été randomisés de sorte à ce que la moitié d'entre eux prennent de la doxycycline après une exposition possible aux IST et que l’autre moitié ne la prennent pas. Les hommes dans le bras d'intervention ont reçu à chaque visite suffisamment de médicaments pour durer 2 mois et pouvaient prendre jusqu’à 6 pilules par semaine. On leur a conseillé de prendre l'antibiotique dans les 72 heures suivant une exposition possible à une IST, mais dans la pratique la plupart l’ont pris dans les 24 heures qui suivaient.

Sur une période de neuf mois en moyenne, 45 hommes dans le groupe de contrôle et 28 dans le groupe de la doxycycline ont eu au moins une IST diagnostiquée. Ceci correspond à une incidence annuelle très élevée d’IST de 70% et 38% respectivement.

Il y a eu 70% moins d'infections à chlamydia et 73% moins d'infections à la syphilis dans le groupe de la doxycycline par rapport au groupe de contrôle.

Mais la doxycycline n'a eu aucun effet sur la gonorrhée. Ce n’est pas vraiment surprenant étant donné que 50-75% des souches de gonorrhée en France ont une résistance de faible niveau aux antibiotiques à base de tétracycline.

Rien n’a indiqué le développement d’une résistance à la chlamydia ou à la syphilis.

L’essai prouve le concept qu’une prophylaxie contre les IST pourrait diminuer le taux de syphilis et peut-être d’autres infections chez les hommes gays. Cependant, il s’avérera peut être difficile de choisir un antibiotique qui n’aggrave pas les problèmes de résistance de la gonorrhée.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Fév 2017 - 19:44
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Le traitement préventif à l’isoniazide réduit de 37% les risques de décès

Le suivi à long terme des participants à l’étude Temprano en Côte d'Ivoire a montré que 6 mois de traitement préventif à l’isoniazide réduisaient les risques de décès de 37%, a été avisé le congrès.

L’Isoniazide peut empêcher le développement de la tuberculose active (TB) chez les personnes atteintes de tuberculose latente (une tuberculose qui peut être contrôlée par le système immunitaire). Plusieurs études ont montré que le traitement préventif à l’isoniazide réduit les risques de tuberculose et de décès chez les personnes vivant avec le VIH, mais la plupart des individus dans ces études ne prenaient pas de traitement antirétroviral ou avaient des périodes de suivi courtes. En outre, l'Organisation mondiale de la Santé recommande un traitement de 36 mois pour les personnes vivant avec le VIH.

L'étude Temprano ANRS 12136 a évalué deux interventions: un traitement antirétroviral immédiat et le traitement préventif à l’isoniazide pendant six mois, avec une répartition aléatoire indépendante pour chacun. Les chercheurs ont déjà rapporté que, sur une période de suivi de deux ans et demi, le traitement préventif à l’isoniazide avait indépendamment réduit de 35% les risques de maladies graves ou de décès liés au VIH.

La nouvelle analyse a montré que la probabilité d’un décès sur six ans se montait à 6,9% chez ceux qui ne prenaient pas de traitement préventif à l’isoniazide et à 4,1% chez ceux qui avaient pris un traitement préventif à l’isoniazide, équivalent à une réduction des risques de décès de 37%. Aucunes données sur les causes de décès n’étaient disponibles.

La différence entre les risques de décès a paru augmenter au fil du temps, montrant que l’isoniazide avait un impact prolongé qui n'avait pas été observé dans les études précédentes. Ceci pourrait être lié à la forte utilisation du traitement antirétroviral et au taux élevé de cellules CD4 observé dans la dernière période de suivi de cette étude. Il est également possible que le traitement préventif à l’isoniazide ait un effet plus durable dans les contextes où le taux de transmission de la tuberculose est moins élevé.

L'étude fournit des preuves manifestes des mérites du traitement préventif à l’isoniazide aux pays qui hésitent encore à le recommander pour les personnes vivant avec le VIH. La peur qu’un traitement préventif à l’isoniazide puisse conduire à une résistance à l’isoniazide, si les personnes atteintes de tuberculose active non diagnostiquée sont traitées, s’est révélée sans fondement, a déclaré le Dr Anani Badje lors d’une conférence de presse. Une politique forte et claire pour la mise en œuvre du traitement préventif à l’isoniazide est nécessaire afin de surmonter la réticence des prestataires de la santé, a t-il dit.

Le traitement ou une attente vigilante pour les anomalies cervicales chez les femmes séropositives ?

Un suivi attentif des anomalies cervicales précoces pourrait être préférable au traitement pour beaucoup de femmes séropositives, suggère une étude américaine présentée à CROI. Les mutations cellulaires précancéreuses (CIN-2) ont régressé sans avoir recours au traitement chez plus des trois quarts des femmes qui suivaient un traitement antirétroviral (ART).

Les femmes ayant des mutations cellulaires précancéreuses sont en général avisées de suivre un traitement, qui peut comprendre l’ablation chirurgicale des tissus touchés. Si cette stratégie évite la progression vers le cancer du col de l’utérus, elle peut également mener à des naissances prématurées et à des complications pendant la grossesse.

Afin de pouvoir donner de meilleurs conseils aux femmes en âge de procréer dans cette situation, les chercheurs ont évalués les risques de progression chez les femmes de moins de 46 ans qui participaient à l’étude Women's Interagency HIV Study (WIHS). Toutes les participantes avaient des mutations cellulaires précancéreuses confirmées par biopsie ; la majorité des femmes vivaient avec le VIH, sauf 14.

La régression à un stade de CIN-1 ou à un stade où aucune anomalie n’était détectée, constituait le pronostic le plus fréquent, indépendamment du traitement, chez 62% des femmes séropositives et 71% des femmes séronégatives.

Le traitement antirétroviral a été associé à une diminution significative de 78% de la progression vers CIN-2. De même, un taux plus élevé de cellules CD4 était associé à une probabilité plus réduite de progression des lésions.

L’étude suggère que pour les femmes séropositives envisageant une grossesse et dont le taux de charge virale est bien contrôlé par le traitement antirétroviral, une gestion conservatrice à court terme du CIN-2 avec un suivi attentif représente une alternative à une chirurgie immédiate.

Une deuxième étude a comparé deux types de traitement pour les lésions cervicales chez les femmes séropositives au Kenya. Dans les pays aux ressources limités, le traitement consiste en général à un type de cryothérapie (le traitement des cellules par le froid). Une alternative consiste à une résection à l’anse diathermique, c’est à dire l’ablation des cellules anormales avec un fil métallique fin, sur lequel on fait passer un courant électrique.

L’essai contrôlé randomisé a observé que les femmes séropositives ayant des lésions cervicales (CIN-2 ou CIN-3) traitées à la cryothérapie avaient 64% plus de risques d’avoir des lésions récurrentes par rapport aux femmes traitées par une résection à l’anse diathermique après 24 mois de suivi.

Ces résultats suggèrent que la cryothérapie n’est peut être pas le traitement optimal pour les femmes séropositives chez qui le cancer du col de l’utérus a des conséquences plus mauvaises. Les directives de L’Organisation mondiale de la Santé devraient peut-être être révisées.

Nouvelles éditions: The basics (Le B.A.ba du VIH)

NAM a récemment mis à jour 22 titres dans sa série de fiches-info, The basics. Les fiches offrent une introduction simple et facile à comprendre aux questions essentielles du VIH en utilisant des illustrations pour aider à décortiquer et à illustrer les informations complexe relatives à la santé.

Parmi les sujets couverts par les fiches mises à jour, se trouvent : Le traitement du VIH ; la transmission et la prévention ; la vie saine ; le fonctionnement du VIH ; se préparer pour le test de dépistage ; le suivi médical ; la transmission de l’hépatite C et la tuberculose.

https://www.aids.gov/hiv-aids-basics/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Fév 2017 - 22:07
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Dernière journée pour les chroniques de la #Croi2017, ça commence au p'tit Dej !





"cercle vertueux, voir le film" :
https://www.youtube.com/watch?v=FS7EEM8X0Eg

kits de prévention "HIV Sure, voir le film" :
https://vimeo.com/172435588



http://www.croiwebcasts.org/



(Ridker et al. Circulation research 2016) :
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... interl.pdf

(Tawakol et al. Jama Cardiology 2017) :
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... mmatio.pdf














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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Fév 2017 - 06:37
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(Tenores study group study, 2016 Lancet Inf Dis) :
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... 0failu.pdf

(Gregson et al. Lancet inf dis 2017) :
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... alogue.pdf

(Gupta et al. Lancet 2012) :
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... 20trea.pdf

(Boerma et al. JAC 2017) :
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... esista.pdf



(Gnanadhas et al. J Clin Invest 2017) :
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... ustain.pdf

(Gunawardana et al. AAC 2015) :
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... afenam.pdf

http://longactinghiv.org :
http://longactinghiv.org/





(Smit et al. Lancet ID 2015) :
http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... ng%20p.pdf

Les chroniques de la CROI 2017 sont terminées, il est temps d’aller se reposer un peu !


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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Fév 2017 - 10:18
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Good news et bad news sont dans un bateau…
Gilles Pialoux

Cette dernière journée de la XXIVème CROI, sise dans la ville Emeraude de l’Etat de Washington, qui a vu naître Bill Gates, Jimmy Hendrix, Kurt Cobain (Nirvana) et la légalisation du cannabis, a commencé par une bien curieuse information. Une nouvelle distillée avec effroi par les chaines américaines : la mesure qui empêchait les personnes atteintes d'une pathologie mentale d'acquérir une arme à feu, qui faisait partie d'une série de décrets promulgués par Barack Obama en janvier 2016 a été abrogée il y quelques jours par le Sénat à majorité républicaine. Fort heureusement, on part demain.

Voici, pour cet éditorial de à-nous-revoir-à-Boston l’an prochain, quelque peu manichéen avec un résumé partiel et partial. Ce qu’il m’est permis de retenir avant décantation, des bas news aux good news. Qui n’engagent que l’auteur en toute liberté éditoriale.

Good news

1 • La France est en passe de devenir un modèle (?) Tout au moins par la mise à disposition de la PrEP prise en charge par la sécurité sociale et par l’accès libre au DAA dans l’hépatite C, total pour la coinfection et partiel encore pour la mono-infection VHC. Il n’est pas une session où sont rapportées des données françaises ou cette lucky singularité ne soit évoquée et surlignée.
2 • La PrEP dont on disait pis que pendre quant aux risques encourus d’IST est en passe de les revisiter et de sortir les maladies vénériennes de la naphtaline en y appliquant les concepts modernes de prévention (dépistage/traitement + PEP +- PrEP, counselling…). A parier que la prochaine CROI sera encore plus STI compatible.
3 • La doxycycline en prophylaxie post-exposition dans l’essai ANRS-PrEP n’a pas d’impact sur les gonococcies mais diminue les infections à chlamydia (70 %) et la survenue de syphilis (73 %).
4 • Deux provinces dament le pion à la recherche interventionnelle et translationnelle : le Kwazilu Natal (Afrique du Sud) et Rakai (Ouganda). C’est de là que le TasP s’est bâtit puis consolidé. C’est encore les provinces vedettes de cette CROI.
5 • çà pousse derrière (il s’agit bien sûr de pyramide des âges, pas de santé sexuelle) ; quelques minutes après une conférence de presse face time de James Curran, en direct du NIH, c’est Victor Virlogeux qui officiait avec talent et maitrise sur la modélisation de l’éradication VHC à partir des données de DAtAIDS (#135). Il n’est à pas encore externe en médecine, certes après quelques années de mathématiques…
6 • Un traitement court par prednisone diminue de 30% le risque d’IRIS sur Tuberculose dans une population de patients très immunodéprimés, sans augmenter la morbidité.
7 • Chez l'enfant, un traitement précoce associant ARV et Ac neutralisants (les bons) pourrait être une option thérapeutique intéressante pour les stratégies de guérison.
8 • L’arsenal antirétroviral s’étoffe encore avec le premier inhibiteur de capside (ICa) à effet persistant.
9 • La ville de New York a mis à disposition des kits de prévention "HIV Sure" contenant préservatifs, doses de PrEP par TDF/FTC et information sur la PEP https://www.youtube.com/watch?v=W3ErsNQiZUA.
10 • Le programme "One step PrEP" permet à un patient de rentrer dans une pharmacie américaine et de ressortir avec sa prescription de PrEP, un dépistage d'IST et le traitement de celles-ci, et avec les procédures habituellement recommandées.
Les essais de PrEP injectables avec des molécules à longue durée d’action sont en cours, notamment chez les personnes transgenres (HPTN083 avec le cabotegravir) et les femmes (essai HPTN 084 à venir).
La prochaine CROI aura lieu à Boston.

Bad news

1 • Les données de l'étude CAPRISA (De Oliviera et al. Lancet HIV 2017 et Shannon L. Hader # cinquante huit) montrent que les femmes jeunes en Afrique du Sud se contaminent avec des hommes plus âgés (+ 9 ans), qui eux même se contaminent avec des femmes de la tranche 25-35 ans qui ont été contaminées jeunes, alimentant autant le cercle de transmission. Or, pour l'instant, les outils de prévention combinée viennent à manquer.
2 • Il y aurait moins de 100 français à cette CROI 2017 contre 400 en 2015 et 250 environ en 2016. Et on n'a toujours pas de directeur/directrice de l’ANRS…
3 • Si on en fait rien en termes de prévention combinée à New York : dans les centres IST actuels, un HSH sur 42 consultants, 1 sur 20 ayant une syphilis et un 1 sur 15 ayant une infection anorectale à Chlamydiae sera infecté par le VIH dans l'année qui suit….
4 • On ne sait si ce n’est une lutte de pouvoir entre CROI et AASLD mais les sessions invitées sur les hépatites C et B étaient consternantes. Acmé de cette médiocrité américano centrée, la communication de John W Ward du CDC au titre mensonger : « hepatitis C virus : gone by 2030 » là ou en fait il répondait plutôt à la question ; aurai-je toujours mon poste au CDC en 2030 ?
5 • Les résistances observées chez les patients en échec virologique sous monothérapie de dolutegravir.
6 • Aux Etats Unis 29 Etats exigent entre un mois et un an d’abstinence (alcool/drogues) pour l’accès aux nouveaux traitement du VHC : il est où le rationnel scientifique ?
7 • Avec seulement 10 % de charges virales contrôlées en bout de linkage-of-care l’essai ANRS 12 249 (TasP en Afrique du Sud) montre le chemin à parcourir pour implémenter le tasP sur le terrain.
8 • Le microbiote pénien est à l’honneur : messieurs n’oubliez pas de vous laver !
9 • Ces 12 infections rapportées dans un contexte de Prep intermittente, à baseline ou avec des doses insuffisantes et une faible adhérence dans un schéma de Prep continue dans l’étude Prep HPTN 067/ADAPT. Avec des mutations (K65R, M184I…) qui laissent présager qu’il s’agit bien d’une pression de sélection et pas d’une souche résistante transmise.
10 • L’hypocrisie des organisateurs de la CROI est toujours aussi forte vis à vis des laboratoires pharmaceutiques qui la financent (2 laboratoires sont platinium, 3 gold supporters et 1 silver) à hauteur de centaines de milliers de dollars (Not Done), tout en refusant l’inscription à tous les médecins employés de ces mêmes laboratoires, « condamnés » à suivre le congrès… sur le e-journal, tout en acceptant que leurs responsables Recherche & Développement y communiquent leurs propres résultats de phases 1 ou 2 avec logo et copyright sur les diapos.


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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Fév 2017 - 10:32
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Incidence de l'hépatite C chez les HSH à San Diego, 2000-2015
D'après Martin N et al., abstr. 134

Les différentes épidémies d’infection par le virus de l'hépatite C (VHC) chez les hommes infectés par le VIH, HSH et associées à la consommation de drogues récréatives sont source de préoccupation. Cette étude (voir le zoom) a évalué l'incidence du VHC (infection primaire et réinfection) chez les HSH VIH à San Diego en relation avec l'usage de drogues injectables et de méthamphétamine grâce à une analyse de cohorte rétrospective dans la plus grande clinique VIH à San Diego (UCSD Owen Clinic) de 2000 à 2015. L’incidence du VHC a été évaluée chez les HSH avec une sérologie VHC négative à l’inclusion entre 2000 et 2015 et l’infection VHC est définie comme un nouveau test positif : sérologie ou charge virale VHC après le début du suivi. Les groupes à risque étaient définis comme ceux ayant déclarés avoir déjà consommé de la drogue par voie injectable (IDU) ou de la méthamphétamine.
Un total de 2 396 HSH VIH, initialement non infectés par le VHC et ayant eu au moins un autre test pendant une médiane de 5,5 ans de suivi (IQR 2,8-9,2), ont été inclus dans l'analyse d'incidence. Très peu de patients sont UDI. Les individus ont été testés en médiane 3 fois (IQR 2-4) avec un intervalle de test médian de 1,2 ans (IQR 0,6-2,2). 149 séroconversions VHC se sont produites sur 12 560 personnes-années de suivi avec une augmentation au fil du temps en particulier avec les utilisateurs de méthamphétamine (lien avec le zoom). Les cas incidents ont été identifiés en moyenne 10,6 ans (IQR: 5,7-17,5) après le diagnostic du VIH et 3,6 ans (IQR 1,5-6,4) après le premier test VHC négatif. L’incidence de la réinfection VHC est de 2,89/100 personnes-années (IC95% 0,6-8,44). Ces résultats suggèrent que l'incidence du VHC augmente chez les HSH VIH à San Diego en particulier chez les utilisateurs de méthamphétamine. Ces taux sont similaires à ceux de Londres et d'autres grandes villes européennes mais le double de celui observé dans la Multicenter AIDS Cohort Study (MACS). Des travaux supplémentaires sont nécessaires pour expliquer cette tendance et identifier les stratégies de prévention nécessaires pour lutter contre l'épidémie.

Incidence de l’hépatite C chez les HSH VIH+ : évolution 2000-2015
D’après Martin N et al., abstr. 134










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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Fév 2017 - 10:47
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Modélisation de l’épidémiologie de la co-infection VIH-VHC à l’ère des AAD
D’après Virlojeux V et al., abstr. 135















Modélisation de l’éradication du VHC : vers qui les efforts doivent-ils porter ?
Victor Virlogeux (Lyon)



https://youtu.be/C1y4PZZBiFI

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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Fév 2017 - 10:49
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Accès universel aux AAD chez les co-infectés VIH-VHC : l’expérience néerlandaise
D’après Boerekamps A et al., abstr. 136








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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Fév 2017 - 10:51
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Diminution des hépatites C aiguës chez les HSH VIH+ à l’ère des AAD
D’après Rijnders B et al., abstr. 137LB






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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Fév 2017 - 10:52
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Survenue de CHC après succès virologique de combinaisons sans IFN chez les co-infectés VIH-VHC
D’après Merchante N et al., abstr. 139










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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Fév 2017 - 10:55
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Quelle place pour la pharmacocinétique cellulaire des antirétroviraux ?
Dr Catia Marzolini (Bâle, Suisse)



https://youtu.be/msI0hNAz1Ms

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