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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jn 2018 - 20:07
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Anomalies de fermeture du tube neural chez les enfants nés de mères traitées par le dolutegravir pendant la grossesse – Point d’information

L’ANSM EN LIEN AVEC L’EMA, L’OMS ET LA FDA INFORMENT D’UN NOUVEAU SIGNAL SUR LE RISQUE POTENTIEL DE NON FERMETURE DU TUBE NEURAL LIÉ À LA PRISE, EN DÉBUT DE GROSSESSE, DU DOLUTEGRAVIR, ANTIRÉTROVIRAL INDIQUÉ DANS LE TRAITEMENT DU VIH.

Eléments de contexte :

Les anomalies de fermeture du tube neural (AFTN) sont des malformations congénitales qui surviennent au cours du premier mois après la conception. Il s’agit d’un développement incomplet de la colonne vertébrale (spina bifida) plus ou moins sévère, voire d’une absence de voûte crânienne (anencéphalie).

Ce signal est issu d’une large étude observationnelle de promoteur institutionnel menée au Bostwana dans laquelle une analyse préliminaire a identifié 4 cas d’AFTN parmi 426 enfants nés de mères traitées par une combinaison d’antirétroviraux contenant du dolutegravir et débutée avant la conception. Ceci représente une incidence observée d’AFTN de 0,9%, plus élevée que l’incidence attendue dans cette étude (0,1%). Des données complémentaires sont attendues.

Sur la base des données animales (études standard de tératogénicité et de foetotoxicité) il n’était pas attendu que le dolutegravir (inhibiteur de l’intégrase du VIH) puisse exposer à un risque de malformations chez les enfants nés de mères traitées par cet antirétroviral pendant la grossesse.

En France, selon les recommandations thérapeutiques de prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH, coordonnées par le Professeur Morlat (dernière version d’octobre 2017), le dolutegravir est à éviter au cours de la grossesse au regard de l’insuffisance de données disponibles. Le signal d’AFTN vient renforcer cette recommandation.

En accord avec l’ANSM et l’EMA, un courrier va prochainement être adressé aux professionnels de santé concernés par le laboratoire titulaire de l’AMM des spécialités contenant le dolutegravir (laboratoire ViiV).

Recommandations :

Bien que l’évaluation de ce nouveau signal soit toujours en cours, l’ANSM recommande, en application du principe de précaution et en lien avec l’EMA et les recommandations thérapeutiques françaises :

Aux prescripteurs

de ne pas prescrire le dolutegravir chez une femme envisageant une grossesse
de rechercher systématiquement une grossesse avant d’initier un traitement par dolutegravir chez une femme en âge de procréer. Une contraception doit être prescrite chez les femmes en âge de procréer recevant du dolutegravir, pendant la durée de leur traitement
de remplacer rapidement le dolutegravir par un autre antirétroviral chez toute femme traitée par dolutegravir au premier trimestre de la grossesse, dans la mesure des possibilités d’alternatives thérapeutiques appropriées pour la patiente.

Aux femmes infectées par le VIH enceintes sous dolutegravir

Si vous êtes enceinte et êtes traitée par dolutegravir, vous devez rapidement contacter votre médecin. En effet vous ne devez pas arrêter votre traitement sans qu’il puisse être remplacé par votre médecin, car cela pourrait avoir des conséquences pour vous (votre infection à VIH ne serait plus contrôlée) et pour votre enfant à naître (en termes de risque d’acquisition de l’infection par le VIH). Votre médecin évaluera au cas par cas le rapport bénéfice / risque du dolutegravir en prenant en compte le terme de votre grossesse et la disponibilité d’alternatives thérapeutiques pour maintenir le contrôle de votre infection.

Aux femmes infectées par le VIH et en âge de procréer :

vous devez signaler à votre médecin si vous envisagez une grossesse afin qu’il adapte votre traitement antirétroviral, en prenant en compte ce signal récent de risque potentiel de malformations congénitales en cas de traitement par dolutegravir au moment de la conception et au 1er trimestre.
si votre médecin, après avoir évalué le rapport bénéfice / risque de la poursuite ou non du traitement, a considéré que le dolutegravir était la seule option possible selon votre histoire clinique et thérapeutique, vous devrez faire un test de grossesse avant d’initier le traitement et poursuivre la contraception durant le traitement par dolutegravir.
L’ANSM, en lien avec l’EMA, sera amenée à compléter cette information dès lors que de nouvelles données pertinentes sur ce signal seront disponibles.

http://ansm.sante.fr/S-informer/Actuali ... nformation

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jn 2018 - 20:13
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Plus de 1.350 approbations de remboursement d'un traitement préventif anti-VIH

Entre juin 2017 et mars 2018, 1.352 personnes ont été autorisées à bénéficier du remboursement du traitement Truvada, un médicament anti-rétroviral préventif. Ce sont principalement des hommes de 38 ans en moyenne qui ont profité de cette mesure de la ministre de la Santé Maggie De Block (Open Vld), selon des données récoltées par Gaylive.be auprès de l'Inami, l'Institut national d'assurance maladie-invalidité.

Le gouvernement rembourse l'antirétroviral Truvada aux personnes qui ne sont pas contaminées par le VIH et les médicaments antiviraux utilisés de manière préventive, les pre-exposure prophylaxis (PrEP), depuis le 1er juin 2017.

Le Truvada était déjà utilisé depuis 2006 chez des patients atteints du sida, mais des études ont montré que le médicament pouvait également être administré de manière préventive. Les pre-exposure prophylaxis sont principalement prescrits à des personnes présentant un risque important de contamination au VIH, comme des hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes et dont le partenaire est infecté, ou celles ayant régulièrement des rapports non protégés. Avec le remboursement du Truvada, la ministre Maggie De Block entend diminuer les nouvelles contaminations au sein des groupes à risque.

Selon les chiffres de l'Inami, sur les 10 premiers mois de cette mesure, 1.352 personnes, principalement des hommes entre 30 et 40 ans, ont effectué les démarches menant à un remboursement. Entre le 1er juin et le 30 novembre 2017, 2.266 boîtes de Truvada contenant 30 cachets ont été retirées en pharmacie. Sur cette période, l'assurance maladie a déboursé 1.168.913 euros.

http://www.levif.be/actualite/sante/plu ... 47697.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Jn 2018 - 06:18
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Un nouveau candidat vaccin dirigé contre le VIH fait ses premiers pas chez l'animal

Conçu pour cibler le peptide de fusion du VIH, un nouveau candidat vaccin contre le virus du sida vient d'être testé avec succès chez des souris, des singes et des cochons d'Inde par des chercheurs de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).

Dirigés par les Pr John Mascola et Peter Kwong, les chercheurs des NIH « ont utilisé leurs connaissances de la structure du VIH pour identifier un site de vulnérabilité du virus », explique le Dr Anthony Fauci, directeur du NIAID. Ils ont procédé de manière empirique en analysant les échantillons sanguins de participants à plusieurs études sur des vaccins. Leurs résultats sont publiés dans « Nature Medicine ».

https://www.nature.com/articles/s41591-018-0042-6

Au bout de plusieurs années, certains patients infectés par le VIH-1 produisent des anticorps neutralisant à large spectre (bNAbs), capables de bloquer environ 50 % des virus circulant. Ces derniers sont d'ailleurs déjà utilisés dans des essais vaccinaux. En 2016, les chercheurs du centre de recherche sur les vaccins du NIAID ont identifié un nouvel épitope sur lequel se fixent les bNAbs : le peptide de fusion du VIH. Cette portion de 8 acides aminés, située à l'extrémité N-terminale de la protéine gp41, a alors été reproduite par les chercheurs, intéressés par le fait que cette séquence présente l'avantage d'être très conservée dans l'ensemble des souches virales. Ils ont ensuite expérimenté sa capacité à générer une réponse immunitaire chez une série d'animaux expérimentaux. Cette technique de « rétro-ingénierie » avait déjà été employée pour mettre au point le vaccin expérimenté lors de l'essai thaïlandais « RV144 ».

Une première génération peu convaincante

La première génération d'épitopes mise au point par les chercheurs, une fois injectée dans des souris, provoque la production d'anticorps capables de neutraliser 18 à 20 souches de VIH sur un panel de 208 souches de VIH-1, selon l'anticorps, et 7,7 % à 8,3 % d'un panel de 154 souches résistantes. Une seconde génération d'épitopes présentait un résultat plus satisfaisant : jusqu'à 31 % des souches de VIH-1 étaient neutralisées chez la souris. Ces résultats ont été confirmés chez le cochon d'Inde et le singe.

Le VIH n'est pas l'unique pathogène chez qui le peptide de fusion est envisagé pour servir de cible privilégiée lors de la mise au point de vaccin. C'est aussi le cas du virus Influenza A, du virus Ebola et du virus Lassa. Concernant le virus du sida, les chercheurs américains tentent désormais d'améliorer leur vaccin de manière à le rendre capable de générer une réponse plus importante avec moins d'injections. Ils vont également analyser les bNAbs produits par les singes vaccinés, afin de tester la capacité de ces derniers à protéger d'autres animaux contre une infection par le VIH.

Un essai préliminaire chez l'humain devrait voir le jour au cours de la seconde moitié de 2019. « Il ne semble pas y avoir de barrière intrinsèque qui pourrait mener à penser que des anticorps dirigés contre les protéines de fusion ne fonctionneraient pas chez l'humain », concluent les auteurs.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... mal_858479

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Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Jn 2018 - 15:31
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Sida : des "super" récepteurs prometteurs pour contrôler la maladie

Des récepteurs présents chez les patients "contrôleurs du VIH" pourraient permettre de développer une immunothérapie contre le sida.

Moins de 1 % des séropositifs ne développent jamais le sida. Ces "contrôleurs du VIH", comme on les appelle, ont la faculté d’enrayer spontanément la multiplication du virus. À ce titre, ils sont d’un intérêt majeur pour les chercheurs, qui aimeraient bien savoir comment leur système immunitaire parvient à lutter contre le virus. Une étude, publiée vendredi dans Science Immunology, lève un peu plus le voile sur cette aptitude.

Le VIH s’attaque aux lymphocytes T CD4, des cellules impliquées dans la réponse immunitaire de l’organisme. Chez les patients contrôleurs, certains CD4 peuvent reconnaître facilement les cellules infectées par le VIH pour les éradiquer, avant même de pouvoir être infecté. Cette faculté semble liée à la présence de "super" récepteurs à la surface des CD4 : des capteurs moléculaires ayant l’intrigante particularité de se retrouver à l’identique chez plusieurs patients contrôleurs.

http://immunology.sciencemag.org/content/3/24/eaat0687

Un super récepteur peu regardant

"La probabilité de trouver un récepteur exactement identique chez différents individus est extrêmement faible, c’est comme gagner au loto", explique dans un communiqué le Dr Carine Farenc, de l’université Monash (Australie), qui a participé à l’étude. Il était donc plus que probable que ce "super récepteur" joue un rôle clé dans le contrôle de l’infection. Encore fallait-il comprendre lequel.

Pour y voir clair, les chercheurs ont utilisé le synchrotron australien, un microscope à rayons X de la taille d’un terrain de football, assez précis pour observer des liaisons moléculaires. Ils ont alors constaté que le "super" récepteur formait une liaison atypique avec les cellules infectées par le VIH : au lieu de reconnaître la cellule via sa carte d’identité immunitaire (HLA), comme c’est normalement le cas, il saute l’étape des présentations et reconnaît directement le VIH.

Vers une immunothérapie des CD4

"En termes thérapeutiques, c’est une très bonne nouvelle", indique Stephany Gras (université Monash), l’un des auteurs séniors de l’étude, à The Scientist. "Cela veut dire que nous pouvons transférer ce récepteur aux cellules immunitaires de différents individus avec des bagages génétiques différents." Le CD4 muni d’un "super" récepteur n’est pas très regardant sur l’identité de sa proie : toute cellule infectée par le VIH peut être reconnue et éradiquée.

(Plus précisément, le récepteur reconnaît toute cellule d’un type génétique (HLA-DR) présent chez environ un quart de la population. Mais cette proportion a toutes les chances d’augmenter au fur et à mesure des recherches.)

La mise au point d’une immunothérapie fondée sur cette trouvaille pourrait s’avérer très prometteur. Elle consisterait transférer ce récepteur aux cellules immunitaires du patient séropositif, afin de lui faire bénéficier de l’étonnante capacité des patients contrôleurs. Des essais sur la souris sont d’ores et déjà à l’étude.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... er-maladie

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Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Jn 2018 - 09:22
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Non remboursement des nouveaux médicaments anti VIH: La SFLS s’inquiète

Dans un communiqué de presse à l'Agence de presse médicale le 31 mai 2018, la Société Française de Lutte contre le Sida (SFLS) s’inquiète d’un nouveau cas de refus de remboursement de médicaments anti- VIH par la commission de transparence de la Haute autorité de santé (HAS).

Le Symtuza® —association de darunavir, cobicistat, emtricitabine et ténofovir alafénamide, spécialité du laboratoire Janssen— risque en effet de ne pas être disponible en France, suite à l’avis défavorable rendu par la commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS), à l’inscription sur la liste des spécialités remboursables aux assurés sociaux et sur la liste des spécialités agréées à l’usage des collectivités.

La commission de transparence est l’instance souveraine de la HAS. Elle fixe le niveau de service médical rendu (SMR) qui permet ou non la remboursement dans le cadre de l’indication de l’autorisation de mise sur le marché ( AMM ). Pour le Symtuza®, le SMR est classé «i» comme insuffisant, ce qui empêcherait son remboursement par l’assurance maladie. Une phase contradictoire est en cours qui devrait s’achever fin juin.

C’est la troisième fois en France qu’un avis défavorable est donné pour un médicament ayant une autorisation de mise sur le marché européenne, qui, selon la SFLS, «est attendu par les cliniciens et par les personnes atteintes par le VIH /sida». Il s’agissait des spécialités Tybost® —cobicistat, laboratoire Gilead— alternative au ritonavir (Norvir®) comme booster dans certaines indications, et Rezolsta® —darunavir et cobicistat, laboratoire Janssen— association en un comprimé unique (single tablet regimen, ou STR).

La société savante souligne que «l’accessibilité à cette nouvelle spécialité est d’autant plus nécessaire que les refus précédents de la commission de transparence rendent non réalisables une association des constituants séparés».

La SLFS, à travers son conseil d’administration, dénonce une situation quasi unique en Europe, puisque le comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’Agence européenne (EMEA), et l’Agence elle-même, ont estimé que les bénéfices apportés par Rezolsta® et Symtuza® étaient supérieurs aux risques et ont recommandé l’approbation de l'utilisation de ces médicaments au sein de l'UE.

La suite ici :

http://vih.org/20180612/non-rembourseme ... ete/140226

Communiqué de presse :

http://www.sfls.aei.fr/actualites/dernieres-actus/

http://www.sfls.aei.fr/ckfinder/userfil ... imtuza.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Jn 2018 - 15:07
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Remise des recommandations du groupe d'experts VIH

Le 30 mai dernier, le rapport d'experts a été remis au Directeur Général de la santé, Jerôme Salomon (debout en arrière plan), par (de gauche à droite) Patrick Yeni, Président du CNS; Philippe Morlat Président du groupe d'experts chargé des recommandations pour la prise en charge médicale des patients vivant avec le VIH (CHU Bordeaux) et François Dabis, Directeur de l'ANRS.

Le CNS et l’ANRS ont confié au Pr Philippe Morlat la responsabilité de l’actualisation de ces recommandations. Vous trouverez sur le site du Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS) les différents chapitres des recommandations dans leur version la plus récente.

https://cns.sante.fr/actualites/prise-e ... -dexperts/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Jn 2018 - 15:09
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LA PROTÉINE VIRALE VPX FAIT DE NOUVEAU DU BRUIT : « HUSH* » !

Le VIH-2, issu du virus simien SIVsmm, est le deuxième agent causal du SIDA après le VIH-1. L’étude de son mode de propagation a des répercussions importantes sur la compréhension de celui du VIH-1. Ce dernier point est parfaitement illustré par l’étude de Vpx, une protéine virale spécifique de la lignée VIH-2/SIVsmm et absente chez le VIH-1. De précédentes études avaient déjà mis en avant le rôle important de Vpx dans la pathogenèse virale mais aussi dans la capacité du virus à infecter certaines cellules in vitro. Il a également été démontré en 2011 sa capacité à inactiver SAMHD1, un facteur de restriction protégeant la cellule contre l’infection VIH en diminuant le taux de nucléotides essentiels à la synthèse d’ADN viral.

Les résultats d’une étude soutenue par l’ANRS et menée par une équipe de chercheurs du laboratoire de Florence Margottin-Goguet de l’Institut Cochin en collaboration avec Lucie Etienne du CIRI de Lyon ont découvert que Vpx était également capable de dégrader le complexe cellulaire HUSH : « Human Silencing Hub ». Ce complexe a pour rôle de réprimer l’expression des gènes de rétrovirus endogènes et de certains rétrotransposons dans la cellule hôte. Les scientifiques ont ainsi montré que Vpx, en interagissant avec le complexe HUSH et en le dégradant, permet le « réveil » du VIH-1 dans un modèle de latence.

Ces résultats, qui ont fait l’objet d’une publication dans la revue nature microbiology le 11 juin dernier, suggèrent d’une part que HUSH appartient au petit club des facteurs de restriction (APOBEC3G, Tetherin/BST-2 et SAMHD1 ) dégradés par les protéines virales (respectivement par Vif, Vpu et Vpx) et d’autre part qu’il serait impliqué dans le phénomène de latence virale. « Si le complexe HUSH s’avère jouer un rôle critique dans la latence virale, comme le suggère nos résultats, le cibler pourrait représenter une perspective intéressante dans un cadre thérapeutique. » conclut Florence Margottin-Goguet.

* Hush : silence (anglais)

Source : HIV-2/SIV viral protein X counteracts HUSH repressor complex
Ghina Chougui, Soundasse Munir-Matloob, Roy Matkovic, Michaël M Martin, Marina Morel, Hichem Lahouassa, Marjorie Leduc, Bertha Cecilia Ramirez, Lucie Etienne, Florence Margottin-Goguet.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Jl 2018 - 10:16
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Sida : on a percé le mystère des “contrôleurs du VIH

Certaines personnes infectées par le virus du Sida ne développent jamais la maladie. Pourquoi ? Une équipe vient de résoudre le mystère.

Connus depuis une vingtaine d'années, les "contrôleurs du VIH" sont des patients infectés par le virus mais qui ne développent pas la maladie. Très rares (on les évalue à 2 pour 1000 parmi les séropositifs), ces patients sont suivis en France dans la cohorte ANRS CODEX. Les contrôleurs intéressent tout particulièrement la recherche parce qu'ils pourraient aider à comprendre comment le système immunitaire parvient à contrôler la multiplication du virus dans un organisme et donc à empêcher l'avancée vers le Sida.

Une équipe de l'institut Pasteur et de l'Inserm, en collaboration avec l'université australienne de Monash vient de découvrir un secret de ces "contrôleurs". Leur réponse immunitaire ultra-efficace dépend de récepteurs spécifiques, les TCR, à la surface des cellules immunitaires CD4. Chez les patients “contrôleurs“, les TCR exprimés par les CD4 réagissent à des quantités minimes de virus, tandis que les TCR des autres patients y sont nettement moins sensibles. Il s'avère que lorsque les TCR des “contrôleurs“ reconnaissent des fragments du virus, des antigènes, ils déclenchent une réponse du système immunitaire qui consistera à tuer les cellules infectées par le virus.

Objectif : rendre contrôleur un patient qui ne l’est pas au départ

A cette occasion, les CD4 d'ordinaire confinées à leur seul rôle d'“aides“ deviennent actives et se transforment en cellules tueuses! "Ce qu'on souhaiterait tester maintenant, dit une auteure de l'étude Lisa Chakrabarti (Inserm, Pasteur), c'est la possibilité de rendre contrôleur un patient qui ne l'est pas au départ. Car si les multi thérapies sont efficaces, elles sont à vie avec parfois de sérieux effets secondaires. De plus, certains patients développent une inflammation chronique ce qui peut mener à la longue à une plus grande fragilité osseuse ou à un risque accru de maladies cardiovasculaires". L'objectif serait donc de parvenir à transférer à ces patients des cellules immunitaires génétiquement modifiées au niveau de leurs TCR et de voir si leurs organismes parviennent à contrôler le virus. Pour le moment, la suite de ce travail consistera à voir s'il est possible de rendre des souris "contrôleuses" avant de futurs essais chez l'être humain.

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/s ... vih_125345

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VIH : 101 nouveaux séropositifs en 2017 en Centre-Val de Loire

L'Indre-et-Loire est le département le plus touché.

La région Centre-Val de Loire est, après l'Île de France, la 2ème région française où l'on détecte le plus de nouveaux cas de VIH : 2,3 tests de séropositivité sur 1 000 sont positifs dans notre région selon Santé Publique France. Ainsi, d'après le groupement des centres de dépistage du VIH et des maladies sexuellement transmissibles qui vient de publier son dernier bilan, 101 personnes ont été dépistées au cours de l'année 2017, elles sont notamment originaires d'Afrique sub-saharienne (44%) ou homosexuelles (29%).

En Centre-Val de Loire, l'an dernier, 2 847 patientes et patients étaient suivis pour une infection par le VIH, même si tous n'en sont pas au stade du Sida. Ce chiffre a progressé de 6,7% en un an, et il faut aussi savoir que 18% de ces malades ont plus de 60 ans.

Le problème des professionnels de santé c'est aujourd'hui de dépister celles et ceux qui sont infectés par le VIH mais ne le savent pas encore, afin que ces patients puissent suivre un traitement. Selon les estimations, 850 personnes ignorent leur séropositivité dans nos 6 départements, "un chiffre particulièrement élevé" selon les médecins et c'est en Indre-et-Loire qu'il y aurait le plus de cas encore non découverts : près de 400, environ 230 dans le Loiret.

Afin de limiter les risques, les centres de dépistage souhaitent donc poursuivre leurs efforts pour appeler à venir faire le test mais aussi pour prescrire des traitements préventifs (PrEP) à certaines personnes : 200 participent déjà à ce programme en Centre-Val de Loire.

L'objectif duu COREVIH de la région est qu'à l'horizon 2020, 95% des personnes séropositives soient au courant de cette infection (78% aujourd'hui), que la quasi totalité d'entre elles soient sous traitement afin de rendre leur charge virale durablement indétectable.

http://www.info-tours.fr/articles/centr ... -de-loire/

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VIH : une étape cruciale vers la création d'un vaccin

Une nouvelle étude publiée dans The Lancet indique que "le vaccin mosaïque Ad26/Ad26 plus gp140 VIH-1" a induit des réponses immunitaires comparables et robustes chez l'homme et le singe. Une "avancée phénoménale" pour un expert.

Ce n’est probablement pas le vaccin définitif, mais ça peut être une avancée phénoménale", commente, à propos d’une nouvelle étude publiée dans The Lancet, Jean-Daniel Lelièvre, du Vaccine Research Institute (Agence nationale de recherches sur le sida). Afin d’avancer dans la conception d’un vaccin contre le VIH, des chercheurs ont mené avec succès des études parallèles chez l’homme et chez le singe.

Dans un premier essai, 72 singes ont été sélectionnés. Certains ont reçu une dose d’un vaccin expérimental contre le sida, d’autre un simple placebo. Résultat : lorsque les chercheurs ont tenté de leur inoculer le VIH, deux tiers des macaques rhésus ont été protégés par l’injection.

393 humains

Ce même vaccin a ensuite été testé sur 393 humains, en bonne santé, séronégatifs, âgés de 18 à 50 ans, originaires d’Afrique de l’Est, d’Afrique du Sud, de Thaïlande et des États-Unis. Tous ont reçu quatre injections en 48 semaines (vaccin ou du placebo). Seulement cinq des membres de la cohorte (1%) ont signalé au moins un événement indésirable de grade 3 considéré comme étant lié au vaccin : douleur abdominale, diarrhée (chez le même participant), augmentation de l'aspartate aminotransférase, étourdissements posturaux, maux de dos et malaise.

Hormis ces effets secondaires, "le vaccin mosaïque Ad26/Ad26 plus gp140 VIH-1" a induit des réponses immunitaires comparables et robustes chez l'homme et le singe. Ce nouveau concept de vaccin fait actuellement l'objet d'une étude clinique de phase 2 en Afrique subsaharienne.

"Une étape importante"

"Ces résultats représentent une étape importante", a souligné le directeur de l’étude, Dan Barouch, virologue, avant de prévenir qu’il n’y avait aucune garantie que les tests suivants soient aussi positifs. "Nous devons rester prudents".

Plus de 1 à 8 millions de nouveaux cas d'infection à VIH ont été diagnostiqués dans le monde en 2016. En Europe, plus 57 000 nouveau cas de VIH ont été dépistés la même année, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Pas moins de 1 115 000 patients européens souffrent actuellement du virus, Russie non comprise. La moyenne atteint 7,7 cas pour 100 000 habitants. L’épidémie continue donc de progresser, notamment en Europe orientale où ont été dépistés 80% des nouveaux cas de VIH.

https://www.thelancet.com/journals/lanc ... 3/fulltext

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Jl 2018 - 08:35
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Workshop VIH : Actualités virologiques et pharmacologiques appliquées à la clinique



http://www.sfls.aei.fr//projets-labelli ... n2018.html

http://sfls.aei.fr/projets-labellises/w ... rkshop-vih

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Jl 2018 - 11:56
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Rapport annuel ONUSIDA : le combat n'est pas terminé

Si pour la première fois, le nombre de décès annuels liés au Sida est passé sous le seul de 1 million, Michel Sidibé, directeur exécutif de l'ONUSIDA, estime que « ce n'est pas le moment de baisser la garde » et regrette une « baisse des investissements financiers ». En amont de la 22e édition de la conférence internationale sur le Sida (AIDS 2018) qui aura lieu à Amsterdam du 23 au 27 juillet, l'ONUSIDA a dévoilé son rapport annuel.

En 2017, 21,7 millions de patients bénéficiaient d'un traitement antirétroviral sur un total de 36,9 millions de personnes séropositives. Toutefois, l'objectif fixé pour 2020 est de 30 millions de personnes sous traitement. « Si nous n'avons pas de ressources additionnelles, nous n'atteindrons pas cet objectif », déplore Michel Sidibé.

« À 2 ans de l'échéance de l'objectif 90/90/90*, ce rapport constitue une interpellation à l'adresse de l'ensemble des acteurs de la communauté internationale. Le combat est loin d'être terminé », indique Stéphanie Seydoux, ambassadrice française des questions de santé mondiale. Elle salue néanmoins l'engagement de la France : « face aux besoins de ressources nécessaires, notre pays s'est engagé et accueillera la conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial en 2019 »

La crise de la prévention

« Nous avons besoin de mobiliser 14 à 18 milliards de dollars pour le Fonds mondial. Nous attendons d'Emmanuel Macron qu'il joue son rôle de premier de cordée dans la lutte contre le VIH », souligne cependant Aurélien Beaucamp, président de AIDES.

« En Afrique de l'ouest et du centre notamment, les financements domestiques sont quasi inexistants. La solidarité internationale est donc très importante. Quelles seraient les conséquences de l'arrêt de cette solidarité ? », interroge Yves Yomb du Réseau Alliance globale des communautés pour la santé et les droits (Cameroun).

« Nous ne pouvons pas tolérer que l'histoire se répète alors que les moyens techniques et scientifiques pourraient permettre de mettre fin à l'épidémie. La communauté internationale doit se remobiliser sur le Sida pour éviter cette fracture entre le Nord et le Sud », estime Aurélien Beaucamp.

Michel Sidibé a également mis l'accent sur « la crise de la prévention » et appelle à « une transformation en profondeur ». « Nos programmes de prévention n'atteignent pas les populations clés : hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, migrants, travailleurs du sexe, usagers de drogue… », estime-t-il. Or, environ 40 % des nouvelles infections concernent ces populations à risque et leurs partenaires. « Il est difficile de toucher ces populations qui sont victimes de stigmatisation et de discrimination et qui se cachent », souligne Yves Yomb.

Par ailleurs, Michel Sidibé a également évoqué une situation non satisfaisante pour les enfants, eux aussi « laissés pour compte » de la lutte contre le Sida. Ce sont encore 180 000 enfants qui ont été infectés par le VIH en 2017. Il appelle à mettre en place des programmes d'éducation globale à la santé très tôt et à poursuivre les efforts pour éliminer la transmission mère-enfant. Il regrette « une retraite par rapport à cet engagement ».

Enfin, le directeur exécutif de l'ONUSIDA a annoncé qu'un travail était fait pour étudier de manière plus fine le lien entre violences physiques ou sexuelles faites aux femmes et risque d'infection VIH.

« Une politique migratoire qui précarise »

« Nous devons continuer d'agir pour que la fin du VIH/Sida en 2030 devienne une réalité en faisant reculer les obstacles : fragilité des systèmes de santé, pénurie de personnels de santé mais aussi discrimination et stigmatisation… », avance Stéphanie Seydoux.

Nicole Tsagué, militante de AIDES a quant à elle dénoncé « une politique migratoire en France qui précarise » et appelle à simplifier l'accès au titre de séjour pour les personnes malades. « Il est temps d'adopter des politiques d'accueil et d'asile plus dignes et respectueuses du parcours de chacun. C'est une question d'humanité et de santé publique ».

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... ine_859943

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Jl 2018 - 19:17
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"Il y a encore un million de personnes qui meurent du Sida chaque année dans le monde"

http://www.europe1.fr/emissions/linterv ... de-3715046

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2018 - 09:04
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LE RENDEZ-VOUS SOCIAL DES SÉROPOS

Les Actupiennes, mouvement dissident d’Act Up-Paris, ont créé une permanence sociale communautaire pour répondre aux problèmes auxquels les personnes vivant avec le VIH sont confrontées. Les militantes et militants en chargent de cette permanence sont tous-tes bénévoles et feront profiter de leurs expériences face à la jungle de la protection sociale dans des domaines comme assurance maladie, invalidité, AAH, logement, retraite, etc. La permanence ne traite pas des questions relatives aux traitements et titres de séjours, car les militants-es estiment ne pas avoir les compétences pour et d’autres associations assurent ce soutien. Une aide dans vos démarches est proposée. Le rendez-vous social des séropos a lieu tous les lundis de 18h à 20h sur rendez-vous uniquement, à fixer par téléphone (07 66 01 76 10).

https://www.seronet.info/breve/le-rende ... opos-82362

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Jl 2018 - 10:26
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La politique américaine sur l'avortement menace la lutte contre le VIH

Scientifiques et militants ont averti vendredi que la politique des autorités américaines, qui coupe les vivres d'ONG soutenant l'avortement, menace les programmes de lutte contre la propagation du virus VIH.

Suite à un décret approuvé par Washington en mai 2017, les organisations qui fournissent des services ou conseils liés à l'avortement ne reçoivent plus les subventions des fonds publics américains, même si elles financent ces services avec leurs propres fonds.

Ces nouvelles dispositions touchent ainsi les centres de santé qui offrent par exemple des services de dépistage du VIH, tout en proposant ceux sur l'avortement. Cela concerne notamment les fonds accordés par PEPFAR, un programme américain lancé en 2003 par l'ancien président George W. Bush. PEPFAR est aujourd'hui un donateur majeur pour le dépistage et le traitement du VIH dans le monde entier.

Cette nouvelle politique refuse de financer les organisations qui défendent l'avortement, a indiqué Anton Pozniak, le président élu de la Société internationale sur le sida.

Ces conditions s'appliquaient déjà aux cliniques de planning familial américaines.

"Maintenant, sous l'administration Trump, cela s'applique à presque toutes les aides sanitaires bilatérales dans le monde", a déclaré Anton Pozniak à la presse lors du dernier jour de la 22ème conférence internationale sur le sida à Amsterdam.

Selon lui, "la portée de cette politique a été considérablement élargie et pourrait renverser les progrès" réalisés contre la propagation du VIH, virus causant le sida.

D'après Jennifer Kates, membre de l'association "Kaiser Family Foundation", cette politique risque de toucher "des centaines de bénéficiaires".

Certaines cliniques ont commencé à réduire leur personnel, et d'autres ont déjà fermé, a expliqué Tikhala Itaye du mouvement de défense des droits des femmes "She Decides".

De nombreux militants de la conférence estiment que les organisateurs devraient revoir leur décision de tenir la prochaine conférence sur le sida à San Francisco. "Pas de conférence sur le sida dans l'Amérique de Trump", a lancé une coalition qui s'est nommée "Sida 2020 pour tous".

"Le gouvernement américain a banni l'entrée des travailleurs du sexe et des consommateurs de drogues (...) et a refusé des traitements pour les personnes atteintes du VIH en prison", a dénoncé l'organisation dans un communiqué.

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/l ... vih_126281

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Jl 2018 - 19:54
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Une jeune fille de 16 ans vivant avec le VIH demande un câlin aux passants – UNICEF France



https://www.youtube.com/watch?time_cont ... 5_fijWiNp0

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Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Août 2018 - 09:45
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Le centre de recherche Pasteur a annoncé le lancement d’un Mooc sur la science du VIH

Le centre de recherche Pasteur a annoncé le lancement d’un Mooc sur la science du VIH.

Dans un communiqué publié à l’occasion, l’Institut Pasteur a indiqué que ce cours en ligne sera axé autour de l’origine biologique du virus et son identification ainsi que les perspectives d’éradication. Entièrement gratuit, ce Mooc sera une véritable immersion dans la science du VIH.

Il est destiné à tous ceux qui souhaitent développer ou approfondir leurs connaissances scientifiques sur le virus du sida et les perspectives actuelles de la recherche.

Co-dirigé par Michaela Müller-Trutwin et Asier Sàez-Ciriòn, chercheurs à l’Institut Pasteur, ce Mooc diffusera à 32 leçons assurées par 28 experts reconnus dont Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine en 2008 pour l’identification du VIH et ce à partir du 2 novembre 2018.

Il convient de noter que les leçons réparties sur 6 chapitres seront dispensées en anglais.

Pour accéder au Mooc, veuillez cliquer ici :

https://www.fun-mooc.fr/courses/course- ... on01/about

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Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Août 2018 - 10:00
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VIH ET RISQUE DE NASH

Près de trois millions de Français-es seraient atteints de Nash (Non alcoholic steato-hepatitis), c’est-à-dire d’un foie trop gras qui se complique d’une inflammation et progresse vers une cirrhose en silence. Cette pathologie due à la malbouffe et aux sodas n’épargne pas les personnes vivant avec le VIH qui peuvent cumuler les facteurs de risque. D’après les études, ce sont environ 30 % des personnes qui vivent avec le VIH qui auraient une stéatose hépatique, première étape vers la Nash.

D’abord la stéatose

Boire trop de sodas et manger trop d’aliments gras et sucrés, sans faire de sport, fait grossir et le foie devient gras, par accumulation de triglycérides (graisses) dans les cellules du foie. C’est la stéatose hépatique, liée à la "malbouffe" et au manque d’activité physique. La stéatose est en progression constante ; elle toucherait 25 % de la population mondiale selon une grande méta-analyse et 20 % de Français en seraient atteints. Elle est également appelée "maladie du soda", car les sodas sont sucrés avec du sirop de maïs, ou maladie du "foie gras humain", car c’est le même principe que le foie gras (stéatose) des oies et canards, obtenu par gavage au maïs. La stéatose hépatique simple, c’est du gras dans les cellules du foie, au moins 5 % du poids du foie, mais sans lésions de ces cellules. Elle est réversible, car elle s’atténue ou disparait en perdant un peu de poids en mangeant mieux et en bougeant plus.

Puis la Nash

Cette stéatose peut progresser vers une stéatohépatite non alcoolique (Nash pour Non alcoholic steato-hepatitis), un stade inflammatoire. Les cellules du foie sont gonflées comme des ballons, puis s’abiment et meurent. Ces lésions des cellules du foie vont entrainer de la fibrose, qui peut conduire à une cirrhose et un cancer. Stéatose + Inflammation = Nash. Il est estimé en France que 20 % des stéatoses évolueront vers une Nash, d’où les trois millions de Français porteurs d’une Nash, la plupart sans le savoir... Elle est le plus souvent associée au syndrome métabolique (surpoids au niveau abdominal, hypertension artérielle, hausse des lipides sanguins et de la glycémie).

Comment la stéatose/Nash s'installe ?

Une alimentation riche en sucres (sodas, viennoiseries, sucreries), en graisses saturées (charcuterie, chips, fromage, beurre), en cholestérol (excès de viandes, de fast food, de pizzas) et pauvre en graisses insaturées (huile d’olive, amandes, avocats, poissons gras), en fibres (légumes, fruits, céréales complètes) et en vitamines C et E, favorise l’excès de graisse dans le foie. Ensuite, selon les facteurs de risque ou pas, cumulés ou non (le diabète ou pré-diabète, de l’hypertension, le surpoids abdominal, trop d’alcool, et un peu de génétique…), la stéatose reste simple (dans 80 % des cas, sans fibrose ou minime) ou se complique d’inflammation, de nécrose (mort des cellules) et devient une Nash (20 % des cas), avec développement de fibrose qui va progresser jusqu'à la cirrhose. Dans le cas de la Nash, il est possible d’avoir un cancer du foie sans passer par le stade de la cirrhose, d’où l’importance du dépistage de la stéatose, de différencier le stade (stéatose ou Nash) et de réagir, en changeant ses habitudes de vie (alimentation, sport, toxiques). La Nash pourrait devenir la première cause de greffe du foie en France d’ici quelques années, comme c’est déjà le cas aux États-Unis.

Les personnes à risque de stéatose et/ou de Nash

- avec un surpoids, surtout en cas "d'adiposité viscérale" (accumulation de graisse autour des viscères, à l’intérieur du ventre, ventre "dur", comme une femme enceinte) ;
- avec un diabète de type 2 (non insulino-dépendant) ou un pré-diabète (résistance à l’insuline) ;
- et/ou un syndrome métabolique (tour de taille supérieur à 94 cm chez les hommes et à 80 cm chez les femmes) + deux de ces éléments : hypertension artérielle, glycémie élevée (supérieure à 5,6 mmol/l), triglycérides élevés, bon cholestérol (HDL) bas ; Les personnes vivant avec le VIH, car elles ont un risque accru de stéatose hépatique ;
- les personnes qui associent un syndrome métabolique et une consommation excessive d’alcool car la dégradation du foie est beaucoup plus rapide et le passage de la stéatose à la Nash est accéléré ;
- et certaines maladies prédisposent à la stéatose (l’hypothyroïdie, le syndrome de l’apnée du sommeil, l’hypogonadisme (manque de testostérone) et le syndrome des ovaires polykystiques). Ces personnes devraient avoir un dépistage de la stéatose/Nash.

Ces facteurs de risque peuvent se cumuler. Par exemple : un homme vivant avec le VIH de 55 ans, avec un syndrome métabolique (tour de taille à 108), diabète de type 2, apnée du sommeil, amateur de cocktails (alcool + sucres), de fast food, de sodas, de plats tout prêts et fumeur = Nash quasi assurée.

L'insulinorésistance ou "pré-diabète"

L'insuline est une hormone produite par le pancréas, et sert à réguler le taux de glycémie dans le sang, en faisant rentrer le glucose libéré par la digestion des glucides (féculents, fruits, sucreries) dans les cellules (des muscles, du foie, des tissus graisseux) car c’est leur carburant. A cause du surpoids abdominal, les cellules du corps deviennent résistantes à l'action de l'insuline et le glucose reste dans le sang. Quand la glycémie reste élevée longtemps, le pancréas est obligé de produire de plus en plus d'insuline afin de réduire la quantité de sucre dans le sang. La production d'insuline en grande quantité empêche la dégradation des graisses, de sorte qu’elles s'accumulent dans le sang, puis dans le foie. Le pancréas s’épuise en quelques années (5 à 10 ans) et ne produit plus assez d’insuline. La glycémie reste élevée, n’est plus régulée et le diabète de type 2 s’installe. Le pré-diabète est un état intermédiaire qui est réversible, en mangeant mieux et en bougeant plus, en perdant du poids ; Eh oui, toujours le même refrain. En mangeant plus sainement (moins de sucres, plus de fibres), la glycémie est moins forte et l’activité physique consomme du glucose et "oblige" le glucose à rentrer dans les cellules. Le degré d’insulino-résistance (IR) est donné par l’index de HOMA. D’après une prise de sang (à jeun depuis 12 heures), il est calculé avec la valeur des taux de glucose et d’insuline dans le sang. Si leHOMA est supérieur à 3, il signe une IR (insulino-résistance), Homa supérieur à 5 : une IR sévère et supérieur à 6, c’est le diabète de type 2.

Symptômes et diagnostic de la Nash

La Nash est le plus souvent silencieuse et sans symptômes ; quand des symptômes apparaissent (fatigue ou sensation de pesanteur au niveau du foie), la Nash est déjà très évoluée. Lors d’un bilan sanguin, les enzymes hépatiques, (gamma GT, ASAT, ALAT) peuvent être légèrement élevés, ainsi que la CRP (Protéine C Réactive), plus élevée en cas d’inflammation chronique et/ou la ferritine, (protéine transportant le fer dans le sang), qui peut être plus élevée, un signe d’inflammation. Ces signes doivent alerter et entraîner un dépistage. Les signes d’inflammation sont courants chez les personnes vivant avec le VIH, d’où le risque accru de stéatose/Nash.

Le dépistage

Il n’existe pas d’outil de dépistage de la Nash idéal et concluant à 100 %, par les techniques non invasives. Plusieurs de ces méthodes sont souvent couplées. En fonction du profil, le médecin décide de ce qui est le plus pertinent.

Le dépistage de la stéatose ou de la Nash peut se faire par :

- une échographie qui permet de "voir" la stéatose si elle a envahi au moins 20 à 30 % du foie ou un scanner (voit une stéatose d’au moins 20 %) ;
- une IRM (imagerie par résonance magnétique), qui "voit" une stéatose moins avancée, peut la quantifier, mais n’est pas capable de différencier stéatose et Nash ou les différents stades de fibrose ;
- une spectro-IRM, plus précise (permet de "voir" la stéatose d’au moins 5 %), mais encore en cours de validation et n’est pas disponible dans tous les services hospitaliers ;
- des scores de risques estimant la stéatose hépatique, comme le Fatty Liver Index (qui prend en compte triglycérides, index de masse corporelle (IMC), GGT et tour de taille) et le NAFLD fat score (prend en compte syndrome métabolique, diabète de type 2, insulinémie, rapport ASAT/ALAT). D’autres scores existent ;
- des marqueurs non invasifs de fibrose : FIB-4, FibroTest, Fibromètre, Nash-Test ;
- un fibroscan avec parfois une sonde spéciale (sonde XL) qui renseigne sur la présence de fibrose et/ou de graisse dans le foie (ses résultats semblent moins précis que dans la fibrose due à l’hépatite C) ;
- le système CAP (Paramètre d’atténuation contrôlée) qui réagit à la stéatose, est couplé au fibroscan et réalisé en même temps. La mesure du CAP est grossièrement corrélée à la quantité de
stéatose.

La biopsie du foie

Quand il y a un doute sur les résultats des méthodes non invasives, le seul moyen de confirmer le diagnostic de Nash et de la quantifier, ainsi que la fibrose, reste la biopsie hépatique et son analyse histologique (étude des tissus biologiques). Mais la biopsie est invasive, avec un petit risque de complications (hémorragies), elle reste mal acceptée par les personnes et nécessite un hôpital de jour. Actuellement, le pré-diagnostic de la Nash est souvent fait par des tests non-invasifs (dépistage de la stéatose par échographie, scores de risques, tests sanguins (FIB-4), IRM, Fibroscan + CAP, etc.), ainsi que sa surveillance, régulièrement pour évaluer la progression ou amélioration de la fibrose. Mais pour être sûr du diagnostic, il faut faire une biopsie.

Prise en charge... diététique

Actuellement, il n’existe pas de traitements médicaux spécifiques pour la Nash, mais des molécules sont en développement, même si toutes ne seront pas efficaces sur l’ensemble des personnes. Ces traitements ciblent la résistance à l’insuline, le métabolisme des lipides, l’inflammation ou la fibrose, mais ne seront disponibles, au mieux, que dans deux ou trois ans, voire plus. Lorsque la stéatose ou la Nash est diagnostiquée, des règles diététiques sont de rigueur : adopter une alimentation plus saine et plus équilibrée (diète méditerranéenne), pratiquer régulièrement une activité physique (marche, footing, natation, vélo, etc.), diminuer ou arrêter l’alcool (selon le stade) et arrêter le tabac, afin de réduire la résistance à l'insuline et le risque cardiovasculaire (qui reste la première cause de mortalité chez les personnes vivant avec une Nash). En cas d’obésité à risques pour la santé, une chirurgie peut être proposée (bypass, anneau gastrique).

Une perte de poids de 10% (ex : si 100 kg, arriver à 90 Kg) entraîne une amélioration du score d'activité de la Nash. Une perte de poids supérieure à 10% entraîne une régression de la fibrose (jusqu'à 45 % des cas) et une résolution de la Nash (jusqu'à 90 % des cas).

Si malgré un changement des habitudes de vie, il n’y a pas d’amélioration et de régression de la stéatose/Nash, de la vitamine E et/ou de l’acide ursodésoxycholique (parfois donnés d’emblée) peuvent être prescrits, ainsi que des traitements pour faire baisser les lipides sanguins (hypolipémiants) et la glycémie. Selon leurs convictions, les médecins conseillent des omégas 3 (gélules d’huile de poissons), qui aident à faire baisser les triglycérides. De petites études ont suggéré que les omégas 3 pouvaient réduire la quantité de graisses dans le foie. Ces omégas 3 ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. Ils se trouvent naturellement dans les poissons gras (saumons, maquereaux, sardines, harengs). Comme le disait Hippocrate (médecin et philosophe grec), le "Père de la médecine", l’alimentation constitue notre premier médicament, aussi bien en prévention (pour ne pas être malade), qu’en correction (pour éviter l’aggravation et améliorer la santé).
Et donc la première ligne de traitement est la perte de poids (si possible 10 %), de l’exercice physique (de façon modérée, exemple : marche semi-rapide : au moins 2 heures 30 par semaine ou cinq fois 30 mn OU de façon plus vigoureuse, exemple : footing au moins 1 heure 15 par semaine), des compléments d’omégas 3 et éviter les sodas, même lights (eh oui, ils augmentent aussi l’insulino-résistance, car les édulcorants provoqueraient aussi des pics d’insuline…).

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Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Août 2018 - 10:07
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VIH et stéatose/Nash

L'infection par le VIH est associée à un risque plus élevé de résistance à l'insuline et le syndrome métabolique est aussi fréquent. Les personnes vivant avec le VIH ayant une lipodystrophie sont également très à risques. Un dépistage de la stéatose, voire de la Nash, devrait être plus systématique chez les personnes vivant avec le VIH, surtout en cas de facteurs de risques cumulés (VIH, âge plus de 50 ans, diabète ou pré-diabète, hypertension artérielle, trop de triglycérides, etc.) car une étude canadienne récente (2017) a montré que la stéatose touche plus du tiers des personnes vivant avec le VIH. Environ 36 % avaient une stéatose, 20 % avaient déjà une fibrose au moins F2 et 4,5 % avaient déjà une cirrhose, due à la Nash. Une étude européenne (The ECHAM study), sur plusieurs pays, montrait que 64 % des 400 participants séropositifs avaient une stéatose, plus ou moins avancée. Cette stéatose était souvent liée à une lipodystrophie et/ ou un syndrome métabolique ou des transaminases élevées (ASAT/ALAT). Tous ceux qui combinaient un syndrome métabolique et des transaminases élevées avaient une stéatose, 22 % avaient un foie fibrosé et 12 % avaient déjà une cirrhose due à la Nash. Si vous avez quelques uns de ces facteurs de risque (surpoids, triglycérides élevés, diabète 2, avoir pris du DDC ou D4T (Hivid ou Zerit) dans le temps, avoir eu une lipodystrophie), parlez-en à votre médecin et demandez lui un dépistage stéatose/Nash.

Quelle alimentation ?

Pour faire régresser la stéatose ou ne pas aggraver la Nash, les spécialistes conseillent l’alimentation crétoise ou méditerranéenne, référence en matière de santé alimentaire. Elle est équilibrée, saine, riche en légumes frais de saison, en fruits, en légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots secs) et en céréales plutôt complètes, en salade verte et crudités, en yaourts et laits fermentés, en "bons gras" (olives, avocats, noix et amandes, pignons de pin, huile d’olive, de colza, poissons gras), ail, oignons, herbes aromatiques et elle est pauvre en graisses animales saturées (beurre, fromages et viandes rouges), ne contient pas de sucreries, la seule source de sucre crétoise étant le miel et les fruits frais et secs (figue, abricots, amandes, etc.).

Pourquoi le crétois ?

Il y a plus de 50 ans, une grande étude inter-pays a montré que les Crétois avaient un taux de mortalité par cause cardiovasculaire beaucoup plus bas que les autres pays, ainsi que moins de cancers et de diabète. D’autres études l’ont confirmé. Deux des données majeures de cette alimentation sont la consommation abondante de légumes, de fruits, de céréales et l’absence de produits industriels transformés (nuggets, plats préparés, soupes en sachets, crèmes lactées, céréales soufflées, etc.). Les légumes contiennent des éléments protecteurs contre les cancers et les maladies cardiovasculaires (vitamines, fibres, minéraux, etc.).

Moins de viande

Les Crétois mangent aussi peu de viande rouge. En janvier 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) recommandait de limiter la consommation de viande rouge (bœuf, agneau, mouton, cheval, et porc) à 500 grammes par semaine et de charcuterie à 25 grammes par jour. Il s’agirait d’un seuil à ne pas franchir pour la santé. Les gros consommateurs de viande rouge et de charcuterie courent des risques très élevés de maladies cardio-vasculaires (hypertension, insuffisance cardiaque et AVC), de diabète de type 2, de symptômes inflammatoires et de certains cancers. C’est le fer de la viande rouge, très bien assimilé par l’organisme qui est en cause. Il est indispensable, mais absorbé en excès, il a un rôle pro-inflammatoire et pro-oxydant favorisant l’obstruction des artères, le diabète de type 2 et les cancers. On ne le trouve qu’en faible quantité dans les volailles et le veau mais en grande quantité dans le bœuf. Mais il existe un moyen de contrer l’effet cancérigène et oxydant du fer de la viande, c’est de manger des fruits et des légumes au cours du même repas. Car ils sont riches en molécules capables de contrer l’oxydation des lipides par le fer.

Plus de poisson

Le régime crétois contient plus de poissons que de viandes, des poissons gras (harengs, maquereaux, sardines, saumon, etc.) riches en omégas 3, qui diminuent les triglycérides sanguins (les envahisseurs du foie) et s’opposent à la formation des caillots qui bouchent les artères. Les omégas 3 ont un rôle préventif vis-à-vis des maladies cardiovasculaires et des cancers et améliorent les dépressions légères. Les sardines, maquereaux et thon en boîte sont les bienvenus.

Le plein de légumes

Tous les légumes verts, rouges, oranges, jaunes, blancs sont de véritables alliés et à partir du moment où l’on mange des légumes à chaque repas et moins de produits transformés, il est possible "d’adapter" les principes crétois à son propre rythme de vie.
Rappel : cinq portions de légumes et de fruits par jour.
Deuxième rappel : les patates, c’est pas des légumes, mais des féculents !

Des céréales complètes

Le riz complet, le sarrasin, le millet, l’épeautre, le quinoa, le blé, les pâtes complètes, le pain complet, les flocons d’avoine sont plus riches en protéines, en fibres et en vitamines que leurs équivalents raffinés et blancs. L’index glycémique des céréales complètes est beaucoup plus bas et la glycémie monte moins.

Des légumes secs

Ils sont riches en protéines végétales, en glucides lents, en fibres, en antioxydants, en magnésium et pauvres en acides gras saturés. Il est recommandé par l’Anses d’en manger trois fois par semaine, si possible sans viande, avec des légumes et des céréales (et aromates et épices pour la digestion). Les pois chiches, lentilles, haricots blancs, flageolets, petits pois, fèves "calent bien", sont économiques et surnommés "la viande du pauvre". On les trouve déjà cuits en bocaux, sont délicieux chauds ou froids en salade.

Des yaourts et lait fermeté

L’idéal est de finir au moins un repas sur deux par un fruit (ou un carré de chocolat noir à 70 % de cacao) et un repas sur deux par un yaourt nature (sucré avec de la stévia). Ils contiennent des probiotiques, des microorganismes vivants qui ont une action bénéfique sur la santé intestinale et l'immunité. Les laits fermentés (kéfir, lait Ribot, leben) sont plus digestes que le lait. Des études ont montré l’intérêt des probiotiques en cas de stéatose et de cirrhoses.

Résultats crétois contre Nash

L’action positive de l’alimentation méditerranéenne a été reconnue dans les pathologies cardiovasculaires, le diabète et la stéatose/Nash. Elle protège le coeur, le cerveau, le foie, réduit les risques de cancer. Elle permet de retrouver un poids "de forme" en douceur et de diminuer la teneur en graisse du foie (avec de l’exercice physique). De plus, les légumes par leurs fibres et antioxydants protègent du cancer colorectal auquel les personnes vivant avec une NASH sont plus exposés. Il ne faut pas oublier le dépistage du cancer colorectal après 50 ans, très important en cas de NASH. L’effet protecteur du café (noir et sans sucre ! — trois à quatre tasses par jour) dans la stéatose et la NASH a été montré ; il réduit la sévérité de la fibrose et le développement ultérieur de complications hépatiques. En cas de NASH, le plus important est de "désucrer" l’alimentation, le plus possible, aussi bien les sucreries et sodas (non négociable !) que les céréales raffinées (pain blanc, riz blanc, etc.) car oui, le foie est gras, mais cela vient du sucre. Il est aussi important de manger des légumes (frais, surgelés, en bocaux). Il est vital également de se mettre à l’activité physique (marche, course, vélo, etc.) en augmentant rythme et durée petit à petit.

https://www.seronet.info/article/vih-et ... nash-82512

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Août 2018 - 15:57
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VIH : peut-on croire encore à l'éradication ?
Dr Laurent Hocqueloux Dr Anne-Geneviève Marcelin Dr Gilles Peytavin Pr Gilles Pialoux



https://youtu.be/LfWKc6k6rCI

1ère partie : Est-il possible d'éradiquer le VIH de l'organisme d'un individu infecté ?
Dr Laurent Hocqueloux , Dr Anne-Geneviève Marcelin , Dr Gilles Peytavin , Pr Gilles Pialoux



https://youtu.be/ZnJLIkloMqc

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