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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 03 Déc 2020 - 11:12
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Améliorer les traitements et explorer les voies de la rémission

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre, l’ANRS précise et actualise son engagement dans l’amélioration de la vie des personnes vivant avec le VIH, en soutenant notamment des projets de recherche d’allègement thérapeutique au Nord comme au Sud.
Certains de ces projets vont encore plus loin en explorant la piste de la rémission, comme c’est le cas de ceux du consortium RHIVIERA, dont deux essais cliniques seront lancés en 2021.


Si, en France, l’épidémie de VIH ralentit peu à peu grâce aux multiples efforts et succès de la prévention combinée (dépistage, prévention par le traitement antirétroviral, préservatif et prophylaxie pré-exposition ou PrEP), plus de 170 000 personnes vivent avec le virus dans l’Hexagone et près de 38 millions dans le monde (chiffres 2016, Santé publique France), avec 1,7 million de personnes nouvellement contaminées en 2019 (OMS). Les progrès réguliers dans la connaissance de ce virus, de son mode d’action et dans les traitements ont changé la face de l’épidémie. Désormais, une personne débutant un traitement antirétroviral (TARV) au stade de la primo-infection a une espérance de vie proche de celle constatée en population générale. Pour autant, aucun traitement ne permet encore la guérison. Les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), quand elles reçoivent un TARV, doivent le prendre à vie et en supporter les effets secondaires. Et, à l’échelle mondiale, encore trop de personnes ne reçoivent pas de TARV (32 % des adultes et 47 % des enfants en 2019 selon l’OMS).

C’est pourquoi l’ANRS continue à se mobiliser pour soutenir des groupes collaboratifs de chercheurs et financer des projets de recherche fondamentale, translationnelle et des études cliniques afin d’améliorer et d’alléger les traitements contre le VIH, mais aussi d’investiguer les voies qui pourraient mener à la rémission de cette infection.


Vers une réduction du nombre de prises et une bithérapie :

L’essai ANRS 170 QUATUOR, débuté en 2017, a étudié une stratégie d’allègement thérapeutique chez plus de 600 patients infectés par le VIH-1, en succès virologique sous trithérapie (charge virale inférieure à 50 copies par mL). L’essai a évalué la non-infériorité de la prise du TARV 4 jours consécutifs par semaine par rapport à une prise 7 jours sur 7 (ce qui permettrait de réduire de 43 % le coût du traitement). Les résultats préliminaires, présentés aux conférences internationales IAS 2019 et CROI 2020, étaient très encourageants : 95,6 % des participants recevant le traitement « allégé » avaient des charges virales indétectables à la semaine 48 (versus 97,2 % des personnes recevant le traitement continu). Il a été constaté peu de cas de résistance virologique et pas d’effet délétère sur les réservoirs viraux. L’article princeps de l’essai ANRS 170 QUATUOR rapportant les résultats définitifs est en préparation.

Autre piste d’allègement : l’essai ANRS 177 DUETTO qui devrait démarrer début 2021, évaluera la non-infériorité d’une bithérapie antirétrovirale prise 4 jours sur 7 par rapport à une bithérapie continue à la semaine 48, chez des patients en succès virologique sous TARV.

Évaluer les traitements en conditions de vie réelles au Sud :

En octobre dernier, les résultats à la semaine 96 de l’étude ANRS 12313 NAMSAL sont parus dans le Lancet HIV et ont fait l’objet de communication lors des conférences internationales AIDS 2020 et AFRAVIH connecté-e-s. Co-financée par Unitaid et l'ANRS, cette étude est la première du genre à comparer deux schémas thérapeutiques en conditions de vie réelles au Cameroun. Après deux ans de suivi, les résultats confirment la non-infériorité d’une trithérapie antirétrovirale avec une anti-intégrase, le dolutégravir comme molécule de référence, par rapport à un traitement s’appuyant sur l’éfavirenz (ces deux molécules étaient associées à deux inhibiteurs de la transcriptase inverse). Par ailleurs, il a été observé la suppression plus rapide de la charge virale lors de l’utilisation du dolutégravir et une fréquence d’émergence de résistances moindre. Toutefois, une prise de poids des patients plus importante a été relevée (en particulier chez les femmes).

Une étude visant à évaluer deux stratégie d’allègement thérapeutique vient de débuter dans trois pays d’Afrique subsaharienne. L’essai ANRS 12372 MODERATO de non-infériorité comparera deux bras de bithérapie (dolutégravir ou atazanavir/ritonavir associés à la lamivudine) à une trithérapie recommandée par l’OMS (ténofovir, lamivudine et éfavirenz) comme bras de référence. L’essai recrutera, à partir de 2021, 600 patients infectés par le VIH-1 et stables depuis au moins deux ans avec la trithérapie de référence, au Cameroun, en Côte d‘Ivoire et au Burkina Faso.

La rémission en ligne de mire :

Bien que très loin derrière les États-Unis, la France est en deuxième position des pays qui investissent le plus dans la recherche vers la rémission et la guérison du VIH, grâce en particulier aux financements de l’ANRS. Si la guérison complète et définitive du VIH semble encore difficilement atteignable, des nouvelles thérapies permettant la rémission des patients pourraient peut-être voir le jour dans la prochaine décennie. L’objectif : maintenir le virus à l’état latent dans ses réservoirs afin que la virémie reste indétectable après l’arrêt des TARV.
Le consortium multidisciplinaire de chercheurs ANRS RHIVIERA (pour Remission of HIV Infection ERA) a pour objectif de comprendre les mécanismes de contrôle de l’infection par le VIH, d’identifier des biomarqueurs prédictifs de la rémission chez différentes PVVIH et de développer de nouvelles stratégies permettant à la majorité de ces personnes d’atteindre la rémission. Ce consortium fera paraître début 2021 l’article princeps de l’étude ANRS pVISCONTI, financée par la fondation MSDAvenir. pVISCONTI a utilisé un modèle animal pour étudier l’impact du moment d’initiation du TARV sur la rémission, en approfondissant les connaissances sur les caractéristiques immunologiques et virologiques permettant de contrôler ou non l’infection.

L’exploration de cette piste se poursuivra en 2021 avec deux essais cliniques promus par l’ANRS qui investigueront la possibilité de rémission de personnes vivant avec le VIH lors de l’interruption programmée de leur TARV. L’essai ANRS 175 RHIVIERA 01 s’intéressera à des personnes dont le traitement a été initié précocement et qui présentent un profil génotypique particulier associé à la rémission – profil étudié dans le cadre de l’étude ANRS iVISCONTI. L’essai ANRS 176 RHIVIERA 02, réalisé en collaboration avec l’université Rockfeller de New York, testera l’impact sur le contrôle du VIH-1 après une interruption de traitement de deux anticorps neutralisants à large spectre donnés en combinaison avec le TARV, chez des personnes dépistées en phase de primo-infection.

https://www.anrs.fr/fr/presse/communiqu ... -remission

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 03 Déc 2020 - 11:14
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Covid-19, dépistage, PrEP… Le point sur l’épidémie de VIH en France et les pistes pour la stopper

En cette journée mondiale de lutte contre le sida, le groupe « Indicateurs » de l’Action coordonnée 47 de l’ANRS, fait un état des lieux de l’épidémie de VIH en France, à l’aide des données produites par les agences de surveillance et les dispositifs de recherche.

Jusqu’en 2018 – derniers chiffres disponibles – l’épidémie de VIH tend à reculer en France, bien que des disparités persistent. La crise sanitaire liée à la Covid-19 semble avoir eu un impact modéré sur la prise en charge des personnes vivant avec le VIH déjà suivies. En revanche, le dépistage a pâti du confinement et de la perturbation de l’activité des laboratoires.

De nombreuses expérimentations sont en cours pour tenter d’infléchir la transmission du VIH en France en adaptant les mesures de prévention combinée aux besoins des populations, notamment celles fragilisées par la crise sanitaire et sociale de 2020. C’est l’un des défis à surmonter pour atteindre l’objectif de mettre fin aux transmissions du virus d’ici à 2030.


En juillet dernier, le groupe « Indicateurs » de l’Action coordonnée 47 de l’ANRS avait établi un rapport dressant un tableau de l’infection par le VIH en France entre 2013 et 2018 en analysant simultanément l’ensemble des données issues des systèmes de surveillance, des enquêtes et des travaux de modélisation pour comprendre les tendances observées des nouveaux diagnostics par groupe et par région. De nouvelles données plus récentes viennent compléter ce tableau.

Comment l’épidémie de VIH a-t-elle évolué entre 2013 et 2018 ?

Les scientifiques du groupe « Indicateurs » de l’AC47 ont observé une tendance à la baisse de l’épidémie de VIH, mais ont constaté des inégalités.

• En 2018, après quelques années de relative stabilité, le nombre de nouveaux diagnostics a baissé de 7 % par rapport à 2017 (6 155 contre 6 583). Les tendances nationales étaient accentuées en Île-de-France (qui concentrait 40 % des nouveaux diagnostics en 2018), tandis que la Nouvelle-Aquitaine et l’Auvergne-Rhône-Alpes, deux grandes régions rendant compte de la situation nationale métropolitaine hors Île-de-France, présentaient des indicateurs de nouveaux diagnostics stables.

• Pour les personnes nées en France, les estimations de l’incidence entre 2013 et 2018, qui rendent compte de l’épidémie « réelle » (c’est-à-dire au moment où les nouvelles infections se produisent) étaient en baisse chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et chez les hommes hétérosexuels, et restaient stables chez les femmes. Ces tendances étaient nettes en Île-de-France et encore plus accentuées à Paris.

• Parmi les personnes nées à l’étranger (dont la majorité est née en Afrique subsaharienne), la situation s’était améliorée chez les hommes hétérosexuels, mais elle restait préoccupante chez les femmes hétérosexuelles et chez les HSH quelle que soit leur origine géographique. Les indicateurs sont malgré tout complexes à interpréter, car plusieurs paramètres interagissent certainement : la taille des flux migratoires récents, les contextes d’expositions antérieurs à la migration et dans le parcours vers l’Europe et, enfin, les conditions d’existence toujours plus difficiles après l’arrivée, conditions qui se sont encore détériorées avec la crise sanitaire en 2020.

Les données de la déclaration obligatoire pour l’année 2019 manquent encore, en raison de la crise de la Covid-19 qui a perturbé leur collecte et leur validation, ce qui ne permet pas de vérifier si ces tendances se sont maintenues l’année dernière.


Comment évoluent les mesures de prévention combinée ?

Toutes les composantes de la prévention combinée (dépistage, traitement antirétroviral, prévention par le préservatif et par la prophylaxie pré-exposition ou PrEP) ont connu des évolutions positives entre 2013 et 2019, dernière année pour laquelle les données actualisées sont disponibles.

• Le dépistage est la clé de l’entrée dans la cascade de soins. Le dépistage par test sérologique a augmenté de 18 % depuis 2013, avec de faibles variations entre les différentes régions, passant de 5,2 millions de tests à près de 6,2 millions en 2019. Une augmentation de 6 % a été observée entre 2018 et 2019 selon les données de l’enquête LaboVIH (Santé publique France). Les ventes d’autotests ont aussi augmenté dans la même proportion (+6 %, soit 78 000 tests) en un an, auxquelles il faut ajouter ceux distribués gratuitement par les associations et les CeGIDD. Le taux de tests positifs est resté stable au niveau national en 2019.

• L’effet préventif du traitement antirétroviral (qui permet le contrôle efficace de la charge virale des personnes séropositives prises en charge) joue à plein dès lors que les personnes diagnostiquées sont prises en charge et sont traitées, avec de très faibles différences selon les populations et les régions.

• Les ventes de préservatifs (collectées par Santé publique France) étaient stables en 2019.

• Les données de la PrEP, disponibles jusqu’au 30 juin 2020 (provenant de l’Assurance maladie et issues du rapport Epi-Phare), montrent une augmentation de son initiation en 2019, ainsi que du nombre total de personnes qui y ont recours. On dénombrait 19 538 utilisateurs au deuxième semestre 2019 et 21 292 au premier semestre 2020. L’usage de la PrEP reste concentrée en Île-de-France (41 % des utilisateurs) et singulièrement à Paris (25 %). 97 % des personnes qui y ont recours sont des hommes. La PrEP, encore très largement réservée aux HSH doit s’étendre encore en dehors de l’Île-de-France et à d’autres usagers : les jeunes, les hétérosexuels, les hommes et les femmes migrants qui pourraient en bénéficier si une promotion, jusqu’ici inexistante était engagée.

L’année 2019 marque donc une amélioration de deux piliers de la prévention combinée (le dépistage et la PrEP) indiquant une couverture préventive améliorée.


Quel est l’impact de la Covid-19 sur l’épidémie de VIH ?

La crise sanitaire, au travers des mesures de confinement et ses effets socialement différenciés, de la forte sollicitation des services de santé (laboratoires et services hospitaliers d’infectiologie) a affecté les recours aux soins dans le domaine du VIH et de la santé sexuelle comme d’autres champs de la santé. L’objectivation par l’analyse des données du SNDS par Epi-Phare met en évidence des phénomènes contrastés.

• La continuité des traitements n’a pas été impactée pour les personnes séropositives déjà suivies. La moindre accessibilité des services de santé a été compensée par les téléconsultations, l’envoi de prescriptions ou leur prolongation.

• En revanche, la baisse très importante du dépistage pendant le premier confinement suivie d’une reprise incomplète a mis en évidence une diminution de 650 000 tests entre janvier et septembre 2020. Il est probable que la deuxième période de confinement à l’automne aura aussi eu un impact et prolongé les délais entre l’infection et le diagnostic avec leurs conséquences individuelles et collectives.

• Une baisse de délivrance de la PrEP a été observée pendant le premier confinement. Cependant, dans la mesure où, en France, la moitié des usagers l’utilisent « à la demande », cela peut s’expliquer par la diminution de l’activité sexuelle. Cette hypothèse est soutenue par le niveau très bas des IST observé à la fin du premier confinement parmi les participants de la cohorte ANRS Prévenir. Toutefois, les initiations de PrEP, qui étaient en hausse en janvier et en février 2020, ont été fortement affectées à l’échelle nationale et ne sont pas complètement revenues à la normale.

Il importera de réparer les perturbations profondes causées par la crise sanitaire en adaptant l’offre avec les outils développés pendant les périodes de confinement (téléconsultations, longue durée de délivrance des médicaments prescrits, etc.), mais aussi en fonction des conditions sociales détériorées par la crise sanitaire, en particulier pour les populations clés : migrants, jeunes, travailleuses et travailleurs du sexe, usagers de drogue.


Quelles pistes pour parvenir à l’arrêt des transmissions du VIH d’ici 2030 ?

L’ANRS soutient divers programmes de recherche pour une meilleure compréhension des barrières à la prévention et l’identification de nouvelles approches.

Ainsi, trois expérimentations sont en cours pour augmenter le recours au dépistage s’appuyant sur une offre facilitée pour l’usager.

• MémoDépistages, sous la responsabilité de Nathalie Lydié et Delphine Rahib (Santé publique France), évalue dans quatre régions l’efficacité d’un programme d’incitation au dépistage du VIH et des IST répété tous les trois mois, tel que recommandé par la HAS. Son originalité repose sur une solution personnalisée selon les préférences des individus, évolutive et combinant les différents types de tests et de dispositifs, et sur une offre expérimentale (envoi à domicile d’un kit pour des auto-prélèvements sanguin, urinaire, pharyngé et anal).

• « Au Labo sans ordo » (ALSO), dirigé par Pascal Pugliese (CHU de Nice), mené en partenariat avec l’Assurance maladie, les ARS et les collectivités territoriales, mesure l’intérêt d’une offre de dépistage sans prescription et sans avance de frais dans tous les laboratoires de biologie médicale à Paris et dans les Alpes-Maritimes. Les premiers résultats mettent en évidence une hausse de 8,5 % des tests en laboratoire et l’attractivité des tests ALSO pour une population différente de celle qui bénéficie des tests prescrits ou qui fréquente les CeGIDD (BEH, 33-34, 1er décembre 2020).

• Pour réduire le temps entre l’exposition et le dépistage, l’expérimentation NotiVIH, sous la responsabilité de Karen Champenois (Inserm), étudie la notification assistée des HSH découvrant leur séropositivité à leurs partenaires sexuels et son acceptabilité. NotiVIH devrait démarrer prochainement dans 16 centres en France.

Les personnes originaires d’Afrique subsaharienne constituent un des deux groupes les plus concernés par l’infection VIH en France et particulièrement en Île-de-France. Leur offrir les outils de la prévention combinée dès leur arrivée sur le territoire est un objectif majeur.

• Le projet MAKASI, dirigé par Annabel Desgrées du Lou (Ceped, IRD), ancré à Paris et en Seine-Saint-Denis, met sur pied une intervention construite au cœur de la communauté afro-caribéenne pour renforcer les capacités d’agir et réduire les vulnérabilités sociales et en santé.

Pour accélérer l’infléchissement de l’épidémie, la PrEP pourrait s’étendre dans la population HSH et dans la population migrante avec des approches adaptées.

• Le projet OmaPrEP, sous la responsabilité d’Isabelle Poizot-Martin (CHU Sainte-Marguerite, Marseille), identifie, parmi un échantillon national de personnes nouvellement séropositives, les occasions manquées de proposition de la PrEP dans le parcours antérieur au diagnostic.

• Les jeunes HSH restent encore trop éloignés de la prévention et singulièrement de la PrEP. Le projet TRUST, conduit par Tristan Delory (Hôpital Saint-Louis, APHP), teste une stratégie de caractérisation du risque VIH, d’entrée dans une démarche de santé sexuelle (dépistage du VIH et des IST, initiation de la PrEP) basée sur le recrutement de proche en proche de jeunes hommes de 18 à 25 ans. Ce projet s’inscrit dans le programme de recherche ANRS Prévenir.

• Pour comprendre l’augmentation régulière des nouveaux diagnostics parmi les HSH nés à l’étranger et identifier les contextes individuels et collectifs de l’acquisition du VIH, l’étude GANYMEDE, conduite par Romain Palich (IPLESP, APHP), explore les différentes facettes du parcours des HSH séropositifs nés à l’étranger avant leur diagnostic, en s’appuyant sur un large échantillon de personnes suivies dans les 15 plus grands centres de prise en charge du VIH en Île-de-France.

L’objectif d’arrêt de la transmission du VIH d’ici 2030 reste d’actualité si les programmes de prévention combinée reprennent après la crise sanitaire et continuent à innover. Les auteurs du rapport concluent que « l’accélération de la baisse de l’épidémie dans les différents groupes vulnérables doit être favorisée par un choix plus volontariste dans le cadre de programmes locaux et adaptés à chaque contexte. La performance globale de la prévention combinée (accès effectif au dépistage, au traitement et à la PrEP) sera déterminante pour parvenir au contrôle de l’épidémie ».

https://www.anrs.fr/fr/presse/communiqu ... -france-et

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 04 Déc 2020 - 06:55
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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 07 Déc 2020 - 07:12
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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 23 Déc 2020 - 08:24
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Covid-19 et PVVIH : un manque de données

Les personnes vivant avec le VIH sont-elles plus à risque de contracter une forme sévère de la Covid-19 et d’en décéder ? La question est claire. La réponse, un peu moins. Depuis le début de la pandémie plusieurs études observationnelles ont essayé d’y répondre, parfois de façon contradictoire. La revue scientifique The Lancet a publié vendredi 11 décembre les résultats d’une nouvelle étude menée au Royaume-Uni à grande échelle, mais un manque de données médicales sur les profils des personnes vivant avec le VIH décédées ne permet pas une interprétation claire et précise des taux de mortalité.

Des études contradictoires :

Plusieurs études sur l’impact de la Covid-19 sur les personnes vivant avec le VIH au Royaume-Uni ont déjà été présentées. Citons d’abord, une étude publiée en mai qui montrait que les personnes noires vivant avec le VIH avaient plus de risque d’une hospitalisation liée à la Covid-19 que les autres personnes vivant avec le VIH. En juillet, une autre étude menée au Royaume-Uni expliquait que les personnes vivant avec le VIH ne seraient pas plus à risque de développer une forme grave de la Covid-19 (sauf les personnes vivant avec le VIH noires). Enfin en octobre, une autre étude analysait les données de 47 952 patients-es hospitalisés-es pour une forme sévère de Covid-19, dont 122 (0,6 %) étaient atteints-es d’une infection par le VIH ; la plupart bénéficiant d’un traitement antirétroviral (112 sur 122 ; 91,8 %). La conclusion de cette étude indiquait, au prix d’ajustements multiples et serrés des chercheurs-ses, que la séropositivité serait associée à une surmortalité significative, tout au moins chez les patients-es hospitalisés-es en raison d’une infection sévère par le Sars-CoV-2. Mais les chercheurs-es précisaient qu’il conviendrait de confirmer cette tendance par des analyses socio-démographiques difficiles à mener dans le contexte de l’infection à VIH.

Une étude à grande échelle :

Devant ces résultats contradictoires, une équipe de chercheurs-es britannique a mené une étude observationnelle à l’échelle de tout un pays (Angleterre). En se fondant sur les chiffres nationaux de mortalité liée à la Covid-19 transmis par la NHS (National health service, équivalent de la Sécurité sociale). La base de données comprenait toutes les personnes âgées de 18 ou plus, en vie, à la date du 1er février 2020 et avec au moins un an de suivi avec un médecin généraliste soit 17 282 905 personnes au total. Parmi elles, celles vivant avec le VIH représentaient 27 480 personnes (soit 0,16 % du total). Les personnes vivant avec le VIH étaient majoritairement des hommes noirs issus de quartiers défavorisés. Les décès liés à la Covid-19 survenus pendant la durée de l’étude étaient isolés et concernaient au total 14 882 personnes. Parmi les personnes dont le décès était lié à la Covid-19, la séropositivité au VIH était analysée et concernait un total de 25 personnes.

Quel risque pour les PVVIH ? :

Après avoir fait des ajustements statistiques sur l’âge, le sexe, le poids, le tabagisme et la couleur de peau, les chercheurs-es sont arrivés-es à la conclusion suivante : « Les personnes vivant avec le VIH au Royaume-Uni semblent avoir un risque accru de mortalité liée à la Covid-19. Des politiques ciblées devraient être considérées vis-à-vis de ce risque pendant que la réponse apportée à la pandémie évolue »

Un manque de données :

Les chercheurs-es précisent qu’ils-elles n’ont pas observé de surmortalité parmi les personnes vivant avec le VIH qui ne présentaient pas de comorbidités. Par ailleurs et c’est un point très important, ils-elles n’ont pas pu obtenir des indicateurs prédictifs de mortalité tels que les hospitalisations liées à des maladies graves car les données médicales concernant les personnes vivant avec le VIH sont considérées très sensibles au Royaume-Uni et la NHS n’a pas le droit de les transférer. Pour la même raison, les chercheurs-es n’ont pas pu obtenir les données concernant les traitements antirétroviraux, la charge virale et le taux de CD4 des personnes vivant avec le VIH dont le certificat de décès indiquait la Covid-19 comme cause.

Ces données sont pourtant essentielles pour avoir une analyse plus fine de ce taux de mortalité. En effet, une personne peut tout à fait être séropositive au VIH avec un traitement efficace et une charge virale contrôlée et, en même temps, être hospitalisée pour un cancer en stade avancé. Une comorbidité sévère non documentée par cette étude et qui pourrait expliquer un décès accéléré lié à la Covid-19. Inversement, les personnes vivant avec le VIH qui connaissent un échappement thérapeutique ou une absence de traitement ne sont pas identifiés dans cette étude. Comment savoir donc si c’est le fait d’être séropositif au VIH qui est un facteur de risque supplémentaire face à la Covid-19 ou le fait de ne pas avoir accès à un traitement antirétroviral efficace ?

Les auteurs-es de l’étude concluent en affirmant que certes, ils-elles n’ont pas eu accès à ces « données clés », mais que cela ne remet pas en question la pertinence de leur étude étant donné que 94 % des personnes vivant avec le VIH au Royaume-Uni connaissent leur statut sérologique et 97 % d’entres elles sont sous traitement avec une charge virale indétectable. D’après les chercheurs-es, il parait peu probable que le taux de mortalité des personnes vivant avec le VIH soit concentré sur les 6 % de personnes qui ignorent leur séropositivité et n’ont pas accès à un traitement.

https://www.thelancet.com/journals/lanh ... 2/fulltext

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 31 Déc 2020 - 17:34
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Les personnes porteuses du VIH peuvent-elles se faire vacciner du Covid sereinement ? (Têtu 30/12/20)

Mauricette a donc la première Française à être vaccinée du Covid-19, dimanche 27 décembre. Juste avant la piqûre dans le bras, la septuagénaire s'était dite "pas impressionnée". Un sondage pour Le Journal du Dimanche montre que la France fait partie des pays les plus méfiants : seulement 44% des Français souhaitent se faire vacciner. Certaines personnes qui vivent avec le VIH s'interrogent légitimement. Qu'elles soient rassurées, il n'y a, pour l'heure, aucune contre-indication à se faire vacciner.

Dans certains pays, les PPVIH seront même prioritaires par rapport à la population générale. Les Allemands porteurs du VIH pourront se faire vacciner après les personnes âgées et le personnel médical et avant la population générale, rapporte Openly. La vaccination leur sera proposée au même moment que les personnes de plus de 60 ans et les personnes qui sont atteint de facteurs de co-morbidité.

En France, les PPVIH vaccinés en même temps que tout le monde :

"Nous recommandons fortement la vaccination à toute personne qui vit avec le VIH", indique à la Thomson Reuters foundation Michael Brady, directeur médical du Terrence Higgins Trust. Au Royaume-Uni, une personne qui est à "haut risque" (CD4 inférieurs à 50, ou compris entre 50 et 200 avec un facteur de co-morbidité) peut recevoir le traitement préventif en priorité. Ces personnes représentent une (très) faible proportion des personnes porteuses du virus.

En France, les PPVIH ne sont pas particulièrement prioritaires et, sans autre facteurs, elles pourront se faire vacciner au début du printemps, lors de la troisième phase de la vaccination. "Peut-être que les PPVIH pourront se faire vacciner avant les autres Français, mais c'est - pour une raison administrative plus que médicale. Il n'y a pas de raison médicale de vacciner les PPVIH en bonne santé en premier. Les séropos ne sont ni plus ni moins exposés au Covid que le reste de la population", indique à TÊTU Michel Ohayon, fondateur du 190, un centre médical dédié aux problématiques des personnes LGBT+.

"En revanche, certains patients qui ont une longue histoire avec le VIH ont parfois du diabète ou des maladies inflammatoires, facteurs de co-morbidité, en raison des premiers traitements doivent se faire vacciner", ajoute-t-il. De son côté, Aides planche actuellement sur les études scientifiques pour définir ses recommandations.

"Je me ferai vacciner":

Matthew Hodson, directeur exécutif du Aidsmap indique que le vaccin Pfizer/BioNTech et celui d'Oxford ont été testé sur des personnes qui vivent avec le VIH. "Jusqu'à présent, rien n'indique que les personnes qui vivent avec le VIH réagissent différemment au vaccin Covid que les autres", pointe-t-il. "Personnellement, je vis avec le VIH depuis 22 ans et je me ferai vacciner sans hésitation".

"Bien entendu, dès que cela sera possible, je me ferai vacciner contre la Covid-19. Parce que je sais, chaque jour, depuis 24 ans, ce qu’il en coûte de ne pas avoir eu de vaccin contre le VIH", a écrit sur Twitter Florence Thune, la directrice générale de Sidaction.

Pas de souche vivante :

"Aucun des vaccins en cours d'utilisation ou en cours d'examen en Europe n'utilise de souche vivante atténuée comme mécanisme de création d'anticorps, ce sont ces cellules qui pourraient potentiellement causer des problèmes aux personnes vivant avec le VIH. Pour les PPVIH, les vaccins Covid offrent les mêmes avantages qu'aux autres : empêcher de développer une forme sévère de la maladie et potentiellement de réduire la transmission du SARS-CoV2", explique Peter Godfrey, conseiller scientifique d'Unaids.

Michel Ohayon indique que les vaccins contre-indiqués pour les PPVIH sont très peu nombreux. Et que la rapidité de la création du vaccin Covid est tout à fait justifiée. Non seulement tous les efforts ont été incroyablement concentrés et la recherche a été largement partagée. Aussi, "les outils pour mettre au point ce vaccin étaient déjà connus et ont pu être adaptés rapidement", indique le fondateur du 190.

"90% des personnes vivants dans les pays pauvres n'auront pas la chance d'être vaccinés":

Laura Waters, à la tête de la British HIV association, il n'y a pas "d'inquiétude d'interaction entre le vaccin et un traitement contre le VIH". Fionnuala Murphy de Frontline Aids rappelle malgré tout que "pour la majorité des PPVIH, la question ne se posera pas : 90% des personnes vivants dans les pays pauvres n'auront pas la chance d'être vaccinés contre le Covid-19 l'année prochaine".

Le Covid-19 a fortement affecté la lutte contre le VIH. En France, les dépistages ont reçu un coup d'arrêt avec le confinement du printemps. Leur nombre a diminué de 56% entre mars et avril. D'autant que les dépistages qui n'ont pas été effectués au printemps n'ont souvent pas été réalisés à l'été. Les chiffres concernant les délivrances de PrEP ne sont pas meilleurs : la délivrance est en recul de 36% par rapport aux attentes. Les associations de lutte contre le VIH espèrent que la vaccination massive de la population permettra de retrouver une vie (à peu près) normale.

https://tetu.com/2020/12/30/les-personn ... reinement/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 17 Jan 2021 - 16:21
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Les vaccins contre la COVID-19 sont sans danger pour les personnes vivant avec le VIH

Pour les personnes vivant avec le VIH, les vaccins contre la COVID-19 apportent les mêmes avantages que pour n’importe quelle autre personne ou communauté. Ils protègent d’une maladie grave causée par le SARS-CoV-2 et réduisent potentiellement la transmission de ce virus. Toutefois, jusqu’à ce que le virus retombe à des niveaux très bas dans la population, il est recommandé de continuer à prendre les mesures de prévention contre le virus SARS-CoV-2 (éloignement physique, lavage régulier des mains, port d’un masque), même après la vaccination.





https://www.unaids.org/fr/resources/doc ... es-and-hiv

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 18 Jan 2021 - 09:15
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Actions Traitements diffuse gratuitement sa documentation à destination des personnes vivant avec le VIH et à toutes les personnes qui les accompagnent (proches et professionnels de santé).



https://www.actions-traitements.org/commande/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Jan 2021 - 14:54
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RAPPORT DISCRIMINATIONS 2020



Précarisation économique, difficultés d’accès à l’hébergement, entraves dans l’accès aux droits et à la santé, stigmatisation accrue, aggravation de la répression : la crise sanitaire liée à la Covid-19 révèle et exacerbe les inégalités existantes et touche de plein fouet les populations les plus fragiles.

Les personnes concernées par le VIH et les hépatites, qu’elles soient porteuses de virus ou vulnérables au risque d’infection, se retrouvent en première ligne face à la Covid-19. Les inégalités structurelles et le contexte social défavorable les exposent tout particulièrement aux risques de contamination, ainsi qu’à des complications médicales en raison des facteurs de comorbidités liés à leur état de santé ou à leurs conditions de vie. La crise sanitaire et les mesures de santé publique adoptées pour y faire face aggravent également leur précarité économique et sociale. Les politiques d’exclusion qui pèsent sur elles sont renforcées.

Au terme d’une année marquée par l’irruption d’une pandémie sans commune ampleur, la cinquième édition du rapport VIH/hépatites, la face cachée des discriminations entend révéler et dénoncer la situation que subissent ces populations laissées pour compte. En donnant la parole aux premières personnes concernées, à travers leurs témoignages, il s’agit de mettre au grand jour l’ensemble des difficultés auxquelles elles sont confrontées, et la manière dont AIDES se mobilise pour y répondre.

À travers une démarche collective, reposant sur la participation des militants-es et des personnes accompagnées par notre association, ce rapport se veut force de proposition afin de faire évoluer la situation. « Rien pour nous, sans nous » : il défend la mobilisation communautaire et l’implication des premières personnes concernées dans l’ensemble des processus de décisions qui les concernent, en matière de recherche, de prise en charge médicale et de politiques de santé. Une publication au service d’une démonstration, sur le fond comme sur la forme : nos communautés sont les meilleures alliées contre les épidémies.

https://www.aides.org/publication/rappo ... tions-2020

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 22 Jan 2021 - 10:28
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Ces présentations seront suivies d’un temps d’échange.



Vous pouvez vous inscrire ici :

https://us02web.zoom.us/webinar/registe ... _HYRQQRMvQ



Quelques informations pratiques :

Pour votre confort, une meilleure interactivité et une bonne visibilité des contenus partagés, il est préférable de vous connecter d'un ordinateur plutôt que d'un mobile ou d'une tablette.

Vous n'aurez pas besoin d'être équipé de caméra, seuls les présentateurs seront visibles.

Vous pourrez adresser des questions ou remarques par écrit, transmises aux intervenants.



Nous comptons sur votre participation et votre collaboration pour diffuser cette invitation auprès de vos confrères, consoeurs, patient.e.s et/ou de vos proches.



Bien cordialement.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 22 Jan 2021 - 14:07
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Communiqué de l’Académie : Infection à VIH et vaccination anti-SARS-Cov2

L’épidémie de Covid-19 n’a pas épargné les personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Toutefois, les séries publiées en Chine, en Espagne, en Allemagne, en Italie et aux États-Unis ne montrent pas une incidence plus élevée ou une expression clinique différente de l’infection par le SARS-CoV-2 dans cette population. En revanche, plusieurs études, rapportent un risque de mortalité par Covid-19 deux à trois fois plus élevé [1]. L’immunodépression, avec un taux de lymphocytes CD4 <200> 1000 copies/ml, est associée à un risque accru de décès par Covid-19. Même sous traitement antirétroviral efficace et avec une charge virale contrôlée au long cours, ces patients peuvent rester plus vulnérables en raison d’une dérégulation immunitaire résiduelle. De plus, les PVVIH présentent souvent des comorbidités associées à un risque accru de forme grave de Covid-19 : obésité, diabète, pathologies respiratoires, cardio-vasculaires, rénales ou hépatiques [2].

La coexistence de la Covid-19 avec l’endémie de VIH/SIDA peut se révéler délétère dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. L’émergence d’un variant du SARS-CoV-2 au mois d’août en Afrique du Sud, un des pays du monde les plus touchés par l’infection VIH, pourrait résulter d’une réplication virale plus intense et prolongée dans l’organisme des PVVIH, favorisant le cumul de mutations comme celles du clone 501.V2, qui confèrent à ce variant un avantage évolutif à l’origine de sa propagation rapide dans de nombreux pays [3].

Les médicaments antirétroviraux testés contre le SARS-CoV-2 s’étant tous révélés inefficaces, il n’y a pas lieu de modifier les schémas de trithérapie en cours dans l’espoir de prévenir ou de guérir la Covid-19 chez les PVVIH [4]. En revanche, il apparaît que lorsque l’infection VIH est bien contrôlée par la trithérapie, la réponse sérologique en cas de Covid-19 est équivalente à celle des patients non-VIH, ce qui peut laisser présager une bonne réponse à la vaccination [5].

Les participants recrutés initialement dans les études cliniques des vaccins contre le SARS-CoV-2 actuellement homologués ou sur le point de l’être étaient la plupart en bonne santé et non porteurs du VIH. Secondairement, des PVVIH ont été incorporées dans ces études, mais, leur faible nombre et la courte durée de leur suivi n’ont pas encore permis de confirmer l’efficacité et la tolérance de ces vaccins chez ces patients.

À l’exception des vaccins à virus entiers atténués dont l’utilisation n’est pas envisagée dans l’Union européenne, aucune contre-indication de principe n’est actuellement opposable à la vaccination des PVVIH. C’est pourquoi, considérant que ces personnes doivent être protégées de la Covid-19 et bénéficier de la vaccination anti-SARS-CoV-2 au même titre que des vaccinations anti-grippale et anti-pneumocoque, l’Académie nationale de médecine recommande :

– de ne pas interrompre ou relâcher la prise en charge thérapeutique des PVVIH pendant la pandémie de Covid-19 et de maintenir l’accessibilité des Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic;

– d’inclure les PVVIH parmi les populations vulnérables devant bénéficier dès que possible de la vaccination, sans considération d’âge ;

– de confier l’indication et le suivi de cette vaccination au médecin référent ;

– de réaliser les études cliniques permettant de mieux connaître l’efficacité et l’innocuité des vaccins anti-SARS-CoV-2 en fonction du déficit immunitaire des patients.





Références



[1] Bhaskaran K et al. HIV infection and COVID-19 death: a population-based cohort analysis of UK primary care data and linked national death registrations within the OpenSAFELY platform. Lancet HIV, 2021 ; 8(1) : e24-e32.

[2] Johnston R. What Might Surviving Coronavirus Disease 2019 Look Like for People Living with HIV? AIDS Patient Care STDS, 2021 ; 35(1) : 1-4.

[3] Tegally H et al. Emergence and rapid spread of a new severe acute respiratory syndrome-related coronavirus 2 (SARS-CoV-2) lineage with multiple spike mutations in South Africa. medRxiv, 2020.

[4] Prabhu S et al. Impact of COVID-19 on people living with HIV: A review. Virus Erad, 2020 ; 6(4) : 100019.

[5] Yamamoto S et al. Antibody response to SARS-CoV-2 in people living with HIV. J Microbiol Immunol Infect, 2020 ; S1684-1182(20)30239-5.

https://www.academie-medecine.fr/commun ... sars-cov2/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 25 Jan 2021 - 13:33
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COVID-19 et VIH

La Société Française de lutte contre le Sida (SFLS) et le TRT-5 CHV demandent que les personnes vivant avec le VIH et immunodéprimées soient elles aussi priorisées dans le programme de vaccination contre la COVID-19

Communiqué de Presse

On assiste depuis le début du mois de janvier à des modifications successives de la priorisation des personnes pouvant bénéficier des vaccins contre la COVID-19 avec comme dernière avancée depuis l’argumentaire de la Haute Autorité de Santé (HAS) en date du 27 novembre 2020, l’ouverture, le 18 janvier dernier, à différentes personnes souffrant de pathologies telles que figurant dans la liste appelée « Fischer ». Les personnes listées peuvent être vaccinées car considérées comme à « très haut risque face à la COVID-19 » sans critère d’âge et si elles disposent d’une ordonnance médicale pour se faire vacciner prioritairement dans les centres de vaccination ouverts.

La Société française de Lutte contre le Sida (SFLS) et le TRT-5 CHV ont pris acte de ces stratégies successives de priorisation de vaccination contre le SARS-CoV-2 et du fait qu’a été surtout privilégié le calendrier prévisionnel de livraison de doses de vaccin pour guider les trois premières phases initiales des recommandations de la HAS. Pour autant il est particulièrement compliqué pour les acteurs de terrain dans la lutte contre le Sida de justifier que la revue de la littérature ne permette pas actuellement de considérer dans les listes de priorisation de vaccination de COVID-19 les personnes vivant avec le VIH et particulièrement immunodéprimées (taux de CD4 inférieur à 200/mm3) et/ou en échappement virologique, ce qui représente une partie non négligeable de la file active de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) en ville comme à l’hôpital. De plus, ces personnes immunodéprimées conjuguent souvent d’autres facteurs de vulnérabilité vis-à-vis de la COVID-19, notamment sociaux.

Pour l’heure on manque encore de données solides sur le plan méthodologique concernant les interrelations entre VIH et COVID-19. Néanmoins l’immunodépression semble être un critère important de vulnérabilité et de mortalité face à la COVID-19. Ainsi l’étude ISARIC 4C menée en Grande Bretagne pendant la première vague de COVID-19 a montré que le statut VIH était un facteur de risque de surmortalité évalué à J28. Avec un risque multiplié par 2.87 (hasard ratio – intervalle de confiance à 95% entre 1.70 et 4.86) ; une fois ces résultats ajustés sur différentes variables telles que le sexe ; l’origine ethnique, l’âge, les comorbidités, etc. Dans ses recommandations américaines, le centre de contrôle des maladies infectieuses (CDC), dans un avis en date du 16 décembre 2020, considère « que les personnes vivant avec le VIH avec un taux de CD4 bas et/ou non traitées sont à haut risque d’infection sévère au COVID-19 ». D’autres recommandations émanant de plusieurs Sociétés savantes européennes* suggèrent « que les PVVIH avec une infection par le VIH incontrôlée ou un déficit immunitaire avancé, ou dans le contexte de comorbidités supplémentaires pourraient avoir un risque plus élevé de décès par COVID-19 ». Pour ces Sociétés « les PVVIH ont besoin d’une considération prioritaire pour la vaccination contre le SARS-CoV-2 ».

Plus encore, la description de nouveaux variants interroge aussi sur leur émergence possible chez des personnes immunodéprimées. Même si les publications récentes concernent des personnes présentant une immunodépression de type humorale, il nous semble important d’attirer l’attention sur l’importance de la vaccination des personnes immunodéprimées et VIH+.

Pour toutes ces raisons, la SFLS et le TRT-5 CHV ont saisi la Haute Autorité de Santé (HAS) afin que les PVVIH non contrôlées sur le plan immuno-virologique puissent être priorisées dans la liste des personnes actuellement vaccinables. La SFLS demande également de proposer dès à présent la vaccination à toutes les personnes qui ont un risque significativement plus élevé de forme grave de COVID-19, y compris les personnes les plus précaires.

La SFLS et le TRT-5 CHV demandent aussi que soit améliorée la logistique permettant le déroulement efficace de la campagne de vaccination contre le COVID et que les soignants, notamment ceux prenant en charge les personnes immunodéprimées, soit aussi vaccinées en priorité indépendamment de tous autres facteurs de priorisation.

*avis BHIVA, DAIG, EACS, GESIDA, Polish Scientific AIDS Society and Portuguese Association for the clinical study of AIDS (APECS) du 15 Janvier 2021.

Signataires

Collectif TRT-5 CHV : Acceptess-T, Act Up, Act Up sud-ouest, Actif Santé, Actions Traitements, Aides, Arcat, Asud, Comité des Familles, Dessine-Moi Un Mouton, Hépatites/Sida Info Service, Nova Dona, Sol En Si
Société française de Lutte contre le Sida (SFLS)
Contact Presse

SFLS – Pr Gilles Pialoux – Vice-Président de la Société Française de Lutte contre le Sida : gilles.pialoux@aphp.fr – Tél. 06 16 14 81 15
TRT-5 CHV – coordination@trt-5.org – Tél. 07 77 07 51 01
CP_SFLS_TRT-5-CHV_VaccinationCOVID_PVVIH_2021.01.25

https://www.trt-5.org/covid-19-et-vih/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 25 Jan 2021 - 19:57
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La Société Française de lutte contre le Sida (SFLS) et le TRT-5 CHV demandent que les personnes vivant avec le VIH et immunodéprimées soient elles aussi priorisées dans le programme de vaccination contre la COVID-19

Communiqué de Presse

On assiste depuis le début du mois de janvier à des modifications successives de la priorisation des personnes pouvant bénéficier des vaccins contre la COVID-19 avec comme dernière avancée depuis l’argumentaire de la Haute Autorité de Santé (HAS) en date du 27 novembre 2020, l’ouverture, le 18 janvier dernier, à différentes personnes souffrant de pathologies telles que figurant dans la liste appelée « Fischer ». Les personnes listées peuvent être vaccinées car considérées comme à « très haut risque face à la COVID-19 » sans critère d’âge et si elles disposent d’une ordonnance médicale pour se faire vacciner prioritairement dans les centres de vaccination ouverts.

La Société française de Lutte contre le Sida (SFLS) et le TRT-5 CHV ont pris acte de ces stratégies successives de priorisation de vaccination contre le SARS-CoV-2 et du fait qu’a été surtout privilégié le calendrier prévisionnel de livraison de doses de vaccin pour guider les trois premières phases initiales des recommandations de la HAS. Pour autant il est particulièrement compliqué pour les acteurs de terrain dans la lutte contre le Sida de justifier que la revue de la littérature ne permette pas actuellement de considérer dans les listes de priorisation de vaccination de COVID-19 les personnes vivant avec le VIH et particulièrement immunodéprimées (taux de CD4 inférieur à 200/mm3) et/ou en échappement virologique, ce qui représente une partie non négligeable de la file active de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) en ville comme à l’hôpital. De plus, ces personnes immunodéprimées conjuguent souvent d’autres facteurs de vulnérabilité vis-à-vis de la COVID-19, notamment sociaux.

Pour l’heure on manque encore de données solides sur le plan méthodologique concernant les interrelations entre VIH et COVID-19. Néanmoins l’immunodépression semble être un critère important de vulnérabilité et de mortalité face à la COVID-19. Ainsi l’étude ISARIC 4C menée en Grande Bretagne pendant la première vague de COVID-19 a montré que le statut VIH était un facteur de risque de surmortalité évalué à J28. Avec un risque multiplié par 2.87 (hasard ratio – intervalle de confiance à 95% entre 1.70 et 4.86) ; une fois ces résultats ajustés sur différentes variables telles que le sexe ; l’origine ethnique, l’âge, les comorbidités, etc. Dans ses recommandations américaines, le centre de contrôle des maladies infectieuses (CDC), dans un avis en date du 16 décembre 2020, considère « que les personnes vivant avec le VIH avec un taux de CD4 bas et/ou non traitées sont à haut risque d’infection sévère au COVID-19 ». D’autres recommandations émanant de plusieurs Sociétés savantes européennes* suggèrent « que les PVVIH avec une infection par le VIH incontrôlée ou un déficit immunitaire avancé, ou dans le contexte de comorbidités supplémentaires pourraient avoir un risque plus élevé de décès par COVID-19 ». Pour ces Sociétés « les PVVIH ont besoin d’une considération prioritaire pour la vaccination contre le SARS-CoV-2 ».
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Plus encore, la description de nouveaux variants interroge aussi sur leur émergence possible chez des personnes immunodéprimées. Même si les publications récentes concernent des personnes présentant une immunodépression de type humorale, il nous semble important d’attirer l’attention sur l’importance de la vaccination des personnes immunodéprimées et VIH+.

Pour toutes ces raisons, la SFLS et le TRT-5 CHV ont saisi la Haute Autorité de Santé (HAS) afin que les PVVIH non contrôlées sur le plan immuno-virologique puissent être priorisées dans la liste des personnes actuellement vaccinables. La SFLS demande également de proposer dès à présent la vaccination à toutes les personnes qui ont un risque significativement plus élevé de forme grave de COVID-19, y compris les personnes les plus précaires.

La SFLS et le TRT-5 CHV demandent aussi que soit améliorée la logistique permettant le déroulement efficace de la campagne de vaccination contre le COVID et que les soignants, notamment ceux prenant en charge les personnes immunodéprimées, soit aussi vaccinées en priorité indépendamment de tous autres facteurs de priorisation.

*avis BHIVA, DAIG, EACS, GESIDA, Polish Scientific AIDS Society and Portuguese Association for the clinical study of AIDS (APECS) du 15 Janvier 2021.

Signataires

Collectif TRT-5 CHV : Acceptess-T, Act Up, Act Up sud-ouest, Actif Santé, Actions Traitements, Aides, Arcat, Asud, Comité des Familles, Dessine-Moi Un Mouton, Hépatites/Sida Info Service, Nova Dona, Sol En Si
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https://www.trt-5.org/covid-19-et-vih/


C'est vraiment cool ce site est une mine d'or, tous les sujets y sont traités même les malades du VIH touchés par le covid. Un grand bravo à la rédaction, très sincèrement!


Dernière édition par SOUSOU91 le 28 Jan 2021 - 12:09; édité 1 fois
 
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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 27 Jan 2021 - 11:25
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Le VIH double le risque de fibrose hépatique à l'âge moyen, sans hépatite virale

Le VIH double presque le risque de fibrose hépatique, selon une recherche européenne publiée dans l'édition en ligne du Journal of Infectious Diseases . Des chercheurs au Danemark et aux Pays-Bas ont comparé les taux de fibrose hépatique entre les personnes vivant avec le VIH et les personnes sans VIH.

Surtout, aucun des participants n'avait le virus de l'hépatite B (VHB) ou le virus de l'hépatite C (VHC). Tous étaient âgés de 50 à 70 ans et la fibrose hépatique était présente chez 12% des personnes séropositives et 7% du groupe témoin séronégatif. Les facteurs de risque de fibrose chez les personnes vivant avec le VIH comprenaient un âge croissant, un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé, une fonction hépatique perturbée et un traitement par didanosine, un médicament anti-VIH obsolète.

«Nos résultats sont comparables à ceux d'études précédentes, où la prévalence de la fibrose hépatique a été rapportée entre 8% et 18% chez les personnes adultes séropositives sans hépatite virale», commentent les auteurs de l'étude. L'étude a des implications claires pour les soins des personnes vivant avec le VIH, montrant l'importance d'une surveillance régulière de la fonction hépatique. L'association avec un IMC plus élevé suggère également que les personnes séropositives peuvent réduire leur risque de fibrose en perdant du poids.

Les améliorations du traitement et des soins signifient que la plupart des personnes vivant avec le VIH ont désormais une chance réaliste de vivre bien jusqu'à un âge avancé. Cela fait de la prévention et du traitement des maladies chroniques associées au vieillissement une priorité des soins de routine contre le VIH. La maladie du foie est actuellement la deuxième cause de maladie grave et de décès chez les personnes séropositives. Ceci est en grande partie dû à la co-infection avec le VHB et / ou le VHC. Cependant, il est également important de comprendre les taux de maladie du foie et ses facteurs de risque chez les personnes séropositives vieillissantes qui n'ont pas d'hépatite virale.

La fibrose hépatique - ou durcissement du foie - est un marqueur clé de la maladie du foie et peut entraîner une cirrhose et d'autres issues graves, y compris la mort. Une détection rapide de la fibrose signifie que les personnes peuvent se voir proposer un traitement approprié et modifier leur mode de vie pour réduire le risque de progression de la maladie.

Dans cet esprit, une équipe de chercheurs danois et néerlandais dirigée par le Dr Ditte Marie Kirkegaard-Klitbo de l'hôpital universitaire de Copenhague a entrepris une étude observationnelle transversale impliquant des personnes séropositives et un groupe de comparaison de personnes séronégatives. Leur objectif était de déterminer la prévalence de la fibrose hépatique et ses facteurs de risque chez les personnes vivant avec le VIH.

Les 342 participants séropositifs ont reçu des soins au Danemark, tandis que les 2190 participants séronégatifs du groupe témoin vivaient aux Pays-Bas. Le recrutement était limité aux personnes âgées de 50 à 70 ans - un aspect important de la conception de l'étude étant donné le vieillissement de la communauté séropositive. Aucun des participants de l'un ou l'autre des groupes d'étude n'avait le VHB ou le VHC.

La fibrose hépatique a été évaluée à l'aide d'une technique appelée élastographie transitoire. Cela implique de placer une sonde sur la peau au-dessus du foie. La sonde émet une série d'impulsions qui détectent la raideur hépatique, un marqueur de fibrose. Une lecture de 7,6 kPa est cohérente avec la présence d'une fibrose hépatique significative.

Des informations sur d'autres aspects de la santé des participants ont été obtenues à partir de leurs notes cliniques. L'évaluation de la stéatose hépatique (stéatose hépatique) a été réalisée à l'aide d'un scanner ou d'une échographie.

Les caractéristiques de base des deux groupes d'étude différaient à plusieurs égards importants. Par exemple, le groupe séropositif était plus jeune (âge médian 57 vs 63 ans), plus susceptible d'être un homme (87% vs 48%) et moins susceptible d'être caucasien (78% vs 97%) que le VIH -groupe de comparaison négatif.

Il y avait également une prévalence plus élevée de certains facteurs de risque connus de maladie du foie parmi les participants à l'étude séropositifs. Ceux-ci comprenaient l'obésité abdominale, des lectures élevées d'ALAT et d'AST (mesures clés de la fonction hépatique) et des lipides sanguins. En revanche, le groupe de comparaison était plus susceptible d'avoir un IMC élevé, d'être en surpoids ou obèse et de souffrir de diabète.
Presque tous les participants séropositifs (98%) suivaient un TAR et 97% avaient une charge virale indétectable. Le délai médian depuis le diagnostic du VIH était de 19 ans. Plus des trois quarts (77%) avaient un nombre de cellules CD4 supérieur à 500.

La fibrose hépatique était présente chez 12% des personnes séropositives et 7% du groupe témoin. Il s'agissait d'une différence statistiquement significative (p <0,01).

La prévalence était plus élevée dans le groupe séropositif que dans le groupe séronégatif pour la fibrose légère (5% vs 3,6%), modérée (5% vs 2,5%) et sévère (2% vs 1%). Dans chaque cas, la différence entre le groupe VIH et non VIH était statistiquement significative (p <0,01).

L'étude a examiné une gamme de facteurs de risque possibles de fibrose hépatique, y compris certains médicaments anti-VIH. Le seul médicament associé à la fibrose hépatique était la didanosine (aOR = 2,26, IC à 95%, 1,01-5,06). Ce médicament maintenant obsolète a été largement utilisé à la fin des années 1990 et au début des années 2000 et s'est avéré plus tard pour causer une toxicité hépatique. Mais l'association avec la didanosine est tombée juste en deçà de la signification statistique lorsque les enquêteurs ont limité leur analyse aux personnes qui avaient été diagnostiquées avec le VIH pendant 20 ans ou plus. Cela suggère un rôle pour une durée plus longue de l'infection à VIH dans le risque de fibrose. S'il n'est pas traité, le VIH peut endommager les cellules hépatiques.

L'analyse finale a montré que le risque de fibrose chez les personnes vivant avec le VIH était associé à une augmentation de l'âge (chaque décennie, aOR = 3,34; IC à 95%, 1,81-6,1huit), à des ALT élevés (aOR = 1,25; IC à 95%, 1,05-1,49) et plus IMC (chaque augmentation de 1 kg / m2, aOR = 1,17; IC à 95%, 1,05-1,29).

Après ajustement de ces facteurs de risque et des différences entre les groupes, les enquêteurs ont calculé que le groupe séropositif avait encore presque deux fois plus de chances d'avoir la fibrose que le groupe de comparaison (aOR = 1,84, IC à 95%, 1,17-2,88, p < 0,001). Cette découverte suggère que le VIH lui-même peut jouer un rôle dans le développement de la fibrose hépatique, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour comprendre comment cela pourrait se produire.

Dans l'ensemble, la recherche souligne l'importance de surveiller la santé du foie des personnes vivant avec le VIH, en particulier les personnes âgées qui ont des antécédents de traitement avec des médicaments anti-VIH potentiellement toxiques pour le foie. Faire attention au régime alimentaire, à l'exercice et à la perte de poids corporel peut également aider à réduire le risque de fibrose.

Référence :

Kirkegaard-Klitbo DM et al. Augmentation de la prévalence de la fibrose hépatique chez les personnes vivant avec le VIH sans hépatite virale par rapport aux témoins de la population . Journal of Infectious Diseases, publié en ligne avant impression, 15 décembre 2020.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 29 Jan 2021 - 09:49
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Covid-19 : les personnes vivant avec le VIH immunodéprimées, oubliées de la priorisation de la vaccination
Alors que la campagne de vaccination en France peine à trouver son rythme de croisière et que la colère gronde, les personnes vivant avec le VIH, et particulièrement les immunodéprimées, ne sont pas considérées «à très haut risque face au Covid-19». Aucune donnée solide ne permet pourtant de l’affirmer, au contraire.

Dans un communiqué commun, la Société Française de lutte contre le sida (SFLS) et le TRT-5 CHV, regroupement d’associations de personnes concernées, annoncent avoir saisi la Haute Autorité de santé (HAS) afin que les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) «non contrôlées sur le plan immuno-virologique puissent être priorisées dans la liste des personnes actuellement vaccinables». La SFLS demande également de «proposer dès à présent la vaccination à toutes les personnes qui ont un risque significativement plus élevé de forme grave de Covid-19, y compris les personnes les plus précaires». En effet, les personnes immunodéprimées conjuguent souvent d’autres facteurs de vulnérabilité vis-à-vis du Covid-19, notamment sociaux.

Le communiqué indique qu’il est «particulièrement compliqué» pour les acteurs de terrain dans la lutte contre le VIH/sida de «justifier que la revue de la littérature ne permette pas actuellement de considérer dans les listes de priorisation de vaccination de Covid-19 les personnes vivant avec le VIH et particulièrement immunodéprimées (taux de CD4 inférieur à 200/mm3) et/ou en échappement virologique, ce qui représente une partie non négligeable de la file active de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) en ville comme à l’hôpital».

Cette demande est également appuyée par une recommandation de l’Académie nationale de médecine, publié le 20 janvier dernier, et qui préconise «d’inclure les PVVIH parmi les populations vulnérables devant bénéficier dès que possible de la vaccination, sans considération d’âge» et «de confier l’indication et le suivi de cette vaccination au médecin référent».

Aujourd’hui, les personnes vivant avec le VIH ne sont pas spécifiquement considérées comme exposées face au Covid, tant qu’elles bénéficient d’un traitement efficace contre le VIH et qu’elles ne connaissent pas d’immunodépression. Et elles ne sont donc pas classées comme vulnérables et ne sont pas prioritaires pour accéder aux vaccins contre le SARS-CoV-2. Mais les données solides sur le plan méthodologique concernant les interrelations entre VIH et Covid-19 sont encore largement manquantes.

Un manque de données solides :

La position de la SFLS et du TRT-5 CHV n’est pas isolée. Dans un avis commun, les sociétés savantes européennes, dont l’EACS, demandent également que les PVVIH soient considérées comme prioritaires par rapport à la vaccination. En effet, à mesure que de plus en plus de données deviennent disponibles, on constate un risque plus élevé de problèmes chez les personnes co-infectées par le VIH et le Covid-19.

Ainsi, une première étude réalisée au Royaume-Uni chez les patients hospitalisés pour Covid-19 indique un risque ajusté plus important de 1,69 chez les PvVIH. (Les chercheurs n’ont toutefois pas eu accès aux données concernant le traitement antirétroviral, la charge virale ou le nombre de CD4.)1
Dans une autre, le rapport de risque était de 2.59, tout en ne pouvant pas dissocier d’éventuels facteurs de confusion (comme l’âge, le sexe, le statut social ou l’origine ethnique), et la plupart des personnes décédées souffraient de comorbidités.2
Des données récemment soumises par l’État de New York montrent que les PVVIH étaient plus souvent hospitalisées, particulièrement si leur charge virale n’était pas contrôlée, et étaient plus nombreuses à décéder à l’hôpital.3

Certaines personnes vivant avec le VIH particulièrement exposées :

Les résultats récents confirment dans tous les cas que les personnes immunodéprimées (celles avec moins de 350 CD4 par µL) sont très exposées face au Covid-19 et risquent de développer une forme plus grave de la maladie.4 Dans une étude réalisée dans la province Cap-Occidental en Afrique du Sud chez les PVVIH hospitalisés, un taux de CD4 inférieur à 200 par µL était également associé à un risque de mortalité accru5
Mais encore une fois, d’autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte : une petite étude réalisée au sud de Londres, au Royaume-Uni, a montré une morbidité et une mortalité substantielles dues au Covid-19 chez les PVVIH noirs, même parmi ceux sous traitement efficace.6 Des données similaires ont également été rapportées en France7.

L’immunodépression, facteur possible d’émergence des variants :

Enfin, une nouvelle hypothèse relie l’apparition de variants récents et immunodépression. Il est possible que le variant d’Afrique de Sud par exemple soit apparu chez des personnes séropositives au VIH immunodéprimées et non traitées, dans les quartiers pauvres du Cap. Une hypothèse proche de celle expliquant l’émergence des variants anglais chez des malades d’hématologie immunodéprimés, qui eux avaient reçu du plasma de patients guéris à visée thérapeutique. Même si pour l’heure, aucune donnée scientifique n’est venue confirmer ou infirmer ces hypothèses.

Mais lorsqu’on voit la rapidité avec laquelle les variants plus contagieux du SARS-CoV-2, anglais comme celui d’Afrique du Sud, sont devenus majoritaires en quelques semaines dans les deux pays, on comprend mieux le titre du dernier avis du Conseil Scientifique: «Entre vaccins et Variants : une course contre la montre»!

Dans tous les cas, il reste impérieux, pour l’ensemble des responsables et des acteurs de terrain que les personnes vivant avec le VIH n’interrompent pas leur suivi médical durant ces mois difficiles et n’hésitent pas à se rapprocher de leur médecin au sujet de la vaccination —l’occasion aussi de revoir son calendrier vaccinal—, particulièrement si elles souffrent de comorbidités.

https://vih.org/20210128/covid-19-les-p ... ccination/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 03 Fév 2021 - 14:09
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La SFLS et la SPILF proposent un document de questions & réponses sur la vaccination contre la Covid-19 à destination des personnes vivant avec le VIH

cliquez ici pour télécharger le document :

http://sfls.aei.fr/ckfinder/userfiles/f ... _01_VF.pdf

http://sfls.aei.fr/actualites/dernieres ... owActu=328

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 05 Fév 2021 - 11:22
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Un vaccin contre le VIH passe avec succès une première phase d’essai clinique
Le produit a déclenché une réponse immunitaire chez 97% des participants à l’étude. Cela a permis la production de cellules immunitaires, permettant de générer des anticorps contre le virus.

C’est une étape importante dans la recherche sur le VIH. Une équipe de scientifiques américains publie les résultats concluants de son essai clinique de phase I, destinée à tester l’efficacité d’un vaccin contre le sida. La recherche a été menée par l’Institut de recherche Scripps, centre de recherche biomédicale situé aux États-Unis et l’IAVI, International AIDS Vaccine Initiative, une association ayant pour objectif d’accélérer le développement des vaccins.

Stimuler des cellules immunitaires spécifiques :

48 adultes ont été recrutés pour cet essai clinique, sur la base du volontariat : la moitié d’entre eux à reçu deux doses de vaccin, l’autre partie du groupe a reçu un placebo. 97% des participants ayant reçu le vaccin ont eu une réponse immunitaire après l’injection : chez eux, la production de cellules immunitaires rares a été stimulée par le produit. Ces cellules sont nécessaires pour que l’organisme puisse fabriquer les anticorps spécifiques permettant de lutter contre le VIH, appelés anticorps neutralisants à large spectre ou bnAbs. "Il y a longtemps que nous postulons, avec d’autres, que pour générer des bnAbs, vous devez d’abord activer les bons lymphocytes B (des cellules immunitaires ndlr), des cellules qui ont des propriétés particulières qui leur donnent le potentiel de se transformer en cellules B, productrices de BnAbs", détaille William Schief, immunologiste. Le vaccin conçu par les chercheurs est capable de stimuler les bonnes cellules B.

Un espoir pour d’autres virus ? :

"Nous pensons que cette approche est la clé pour créer un vaccin contre le VIH, mais aussi potentiellement d’autres vaccins contre d’autres virus", ajoute-t-il. Pour lui, ce concept pourrait être utilisé pour concevoir des vaccins contre la grippe, la dengue, Zika voire la malaria. "C’est une réussite extraordinaire pour la science des vaccins dans son ensemble", souligne Dennis Burton, directeur scientifique de l’IAVI. Pour les scientifiques, la prochaine étape sera d’abord d’avancer sur ce vaccin contre le VIH. Ils vont entamer une collaboration avec l’entreprise Moderna, pour développer un vaccin à ARN messager qui reproduit cette même approche, afin de stimuler la production de cellules bnAbs. D’autres essais cliniques sont attendus, et leur succès serait une révolution pour la science. "Le VIH, qui touche plus de 38 millions de personnes dans le monde, est connu pour être l’un des virus les plus difficiles à cibler par un vaccin, en grande partie parce qu’il évolue sans cesse, pour échapper au système immunitaire", soulignent les chercheurs.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... i-clinique

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 06 Fév 2021 - 09:48
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fil a écrit:
Les chiffres de « l'épidémie cachée » du VIH sont inquiétants

Une nouvelle cartographie régionale incluant les personnes non diagnostiquées permet de dresser un bilan plus global de l'épidémie de VIH en France.

Il y a la face émergée de l'iceberg : environ 128.000 personnes vivaient avec le VIH en France en 2013. Parmi ces personnes, un tiers étaient des HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, donc gays, bis, etc.) Parmi elles, les personnes qui font des dépistages sont rapidement mises sous traitement et pour la plupart, aujourd'hui, deviennent indétectables : le virus est alors intransmissible.

Mais il y a aussi la partie immergée : c'est « l'épidémie cachée », les personnes ni dépistées, ni traitées, qui s'exposent à transmettre le virus. Et donc qui empêchent la baisse des infections. Une récente étude statistique alerte sur les trous d'air de la lutte contre le sida en France. Et renseigne donc sur les marges d'action. L'équipe de l'INSERM (UMR S 1136) a estimé que :

• environ 25.000 personnes sont non-diagnostiquées au VIH, dont 40% de HSH, dont la moitié d'origine étrangère
• la moitié de cet iceberg se concentre dans des « pôles de contamination » : en Ile-de-France, en PACA et en Rhône-Alpes. Mais en proportion du nombre d'habitants, c'est dans les DOM-TOM que la situation est plus préoccupante, comme en Guyane, en Guadeloupe et en Martinique où la prévalence est la plus forte.

Les conclusions de Virgine Supervie, la chercheuse responsable de la recherche, sont assez préoccupantes :

Malgré les moyens mis en place, l'épidémie reste très active. En Ile-de-France, les HSH et les personnes hétérosexuels nées à l'étranger représentent jilbab pas cher / jilbab une pièce / jilbab deux pièces / jilbeb pas cher / jilbeb une pièce / jilbeb deux pièces / abaya pas cher / abaya enfant près de 90% qui ignorent leur séropositivité, en PACA, ce sont les HSH qui sont majoritaires. Une étude a montré que le parcours migratoire peut rendre vulnérable au VIH. Paris accueille le plus grand nombre d'établissements gay ou gay-friendly et en PACA peut-être que c'est aussiun milieu plus festif, où on fait plus de rencontres. En Outre-mer, le VIH touche majoritairement des personnes venant d'Haïti et d'Amérique latine.

Cette cartographie précise fait craindre que les moyens soient adaptés ou diminués ça et là, alors que toutes les régions sont affectées. Mais objectivement, si l'on intensifie les moyens à Paris - où passent beaucoup de gens - cela aurait une incidence concrète sur le territoire.

En métropole, au sein du groupe qui ignore sa séropositivité, les «HSH» sont les plus touchés

Le nombre de contaminations sur la période 2004-2013 chez les gays ne baisse pas, voire remonte chez certains sous-groupes (15/24 ans notamment). En PACA, l'augmentation de nouvelles infections est même plus importante qu'en Ile-de-France... Sauf en cas de dépistage massif ou de large utilisation de la Prep (non encore établie), peu de changements sont probables pour 2016. Ces chiffres sont donc valables pour aujourd'hui également. Le réel problème est qu'aucune baisse par rapport aux chiffres de 2010 ne se fait sentir.

Les bonnes... et les mauvaises nouvelles

Les chercheurs ont également établi une « photo » des différentes étapes vécues par les personnes nouvellement séropositives en 2013, du dépistage à l'indétectabilité du virus.
Infection diagnostic := entre 3 et 4 ans selon les personnes ! Ca reste trèèèèès long, ça ne change pas mais concerne quand même 84% des personnes infectées
Diagnostic mise sous traitement: réduit à un mois. 90% des personnes diagnostiquées - ce qui correspond aux objectifs de l'ONUSIDA pour mettre fin au SIDA d'ici 2030
Mise sous traitement indétectabilité = quelques mois. 90% des personnes sous traitement

Depuis 2010, on traite plus tôt (de dix mois d'attente en 2010 on est passé à un mois en moyenne en 2013) et plus de personnes. Depuis 2013 on traite dès l'entrée dans le soin, il ne faut plus attendre. Les médicaments sont plus efficaces aussi. Mais malgré les recommandations de se faire dépister tous les ans, tous lesHSH ne lefont pas, et c'est un frein vers la chute du nombre de contaminations : le délai moyen entre l'infection et le diagnostic de séropositivité au VIH reste de trois ans pour les hommes gays et les femmes hétérosexuelles, quatre ans pour les hommes hétéros, autant que les usagers de drogues. Pire encore, le délai entre l'infection et le début du traitement est trop tardif pour tous les groupes vulnérables : près de quatre ans chez les HSH et les femmes hétéros, huit ans chez les personnes usagères de drogues !

Virgine Supervie : Aujourd'hui on a encore peur du dépistage alors que les traitements sont efficaces et beaucoup mieux tolérés, que l'espérance de vie est la même qu'une personne séronegative quand on est bien (et vite) traité, que l'on peut devenir non-transmisssible...

C'est tout le « parcours » qui reste à perfectionner pour mettre fin à l'épidémie, mais l'urgence est, d'abord et avant tout, de comprendre et d'agir sur l'accès au dépistage autant que sur la prévention.


J'avoue ça fait peur, mais on espère que la science va servir à enrayer tout ça!!!


Dernière édition par SOUSOU91 le 13 Fév 2021 - 11:45; édité 1 fois
 
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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 07 Fév 2021 - 08:58
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VIH : comment la PrEP promet une vie sans capote
Disponible en France depuis 2016, ce traitement préventif contre le VIH est utilisé par plus de 30 000 personnes.

Au début des années 1980, les premiers cas de sida apparaissent dans les pays occidentaux. Le virus sera identifié par des chercheurs de l’Institut Pasteur en 1983. Depuis, la connaissance du virus a progressé, et les manières de lutter contre aussi. S’il n’existe pour l’heure ni vaccin, ni traitement curatif, un traitement préventif est disponible depuis 2016 en France. La PrEP (prophylaxie pré-exposition), permet d’empêcher "le virus du VIH de se développer et de se fixer dès son entrée dans le corps, indique la Plateforme prévention Sida. Ce qui empêche le virus de survivre et permet à la personne de rester séronégative." En revanche, elle ne protège pas des infections sexuellement transmissibles : syphilis, hépatites, chlamydiæ, etc.

Comment cela fonctionne ? :

La PrEP peut être prise de deux façons : soit quotidiennement, soit la veille d’un rapport sexuel, puis pendant les deux jours suivants. "Quand le médicament est bien pris selon le schéma indiqué, le risque de contamination est infime", souligne Aides. L’association explique que des applications ont été mises au point pour aider les personnes à bien respecter le traitement, notamment pour le deuxième mode de prise.

À qui est destinée la PrEP ? :

Ce traitement innovant est recommandé pour les personnes les plus à risque d’être contaminées : les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les personnes trans ayant des relations sexuelles avec des hommes, les travailleurs et travailleuses du sexe ou les usagers de drogue par voie intraveineuse. En France, 32 000 personnes ont pu en bénéficier depuis 2016, dont 97% d’hommes. "Il faut qu’on puisse proposer la PrEP à beaucoup plus de femmes, de travailleurs du sexe et aux populations en difficulté", s’alarme le professeur Patrick Papazian, médecin-sexologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans le Parisien.

Comment l’obtenir ? :

Pour avoir accès au médicament préventif, il faut avoir une prescription réalisée par un médecin d’un service hospitalier spécialisé dans la prise en charge du VIH ou d’un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd). Pour l’heure, le médecin traitant ne peut pas prescrire la PrEP. Toute prescription nécessite des rendez-vous trimestriels avec le médecin qui a réalisé l’ordonnance, pour vérifier qu’il n’y a pas d’effet secondaire, ni d’infection au VIH. Par ailleurs, la PrEP est prise en charge par l’Assurance maladie.

Une baisse des contaminations :

"L’impact est très positif, les chiffres montrent qu’il y a enfin un infléchissement de la courbe de contamination", affirme Patrick Papazian au Parisien. Les effets positifs de la PrEP ont déjà été constatés à l’étranger : elle est autorisée depuis 2012 aux États-Unis, où le nombre de nouveaux cas de séropositivité a baissé de 49% entre cette date et 2016 dans la ville de San Francisco. Au Royaume-Uni, la diminution est de 18% entre 2015 et 2016. En France, une étude, relayée par Aides, réalisée à Paris, montre une baisse de 16% des nouvelles infections entre 2015 et 2018, et de 28% en ce qui concerne les hommes gays ou bisexuels. Cette baisse peut être expliquée, en partie, par le développement de l'accès à la PrEP.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... vie-capote

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 08 Fév 2021 - 09:03
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Participez au 1er webinar Controverse dans le VIH, mercredi 10 février à 18h



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