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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 24 Jn 2020 - 11:37
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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 01 Jl 2020 - 10:39
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Les combinaisons de médicaments contre le VIH ne présentent aucun avantage pour les patients sous COVID-19 dans un essai britannique

ne combinaison de médicaments antiviraux couramment utilisés pour traiter le VIH n’a montré aucun effet bénéfique chez les patients hospitalisés avec COVID-19 dans un essai randomisé à grande échelle, ont constaté des scientifiques au Royaume-Uni.

Les résultats “excluent de manière convaincante tout avantage significatif en termes de mortalité du lopinavir-ritonavir chez les patients hospitalisés de l’étude COVID-19”, ont déclaré lundi les scientifiques qui dirigent l’essai RECOVERY à l’Université d’Oxford.

En mars, l’essai RECOVERY a été établi comme un essai clinique randomisé pour tester une gamme de traitements potentiels pour COVID-19, y compris le lopinavir-ritonavir, un traitement antiviral couramment utilisé pour traiter le VIH.

Plus de 11 800 patients ont été recrutés dans 176 hôpitaux du NHS au Royaume-Uni pour cet essai.

Lundi, le comité directeur de l’essai a conclu que le lopinavir-ritonavir n’avait aucun effet bénéfique chez les patients hospitalisés avec COVID-19.

Un total de 1 596 patients ont été randomisés pour le lopinavir-ritonavir et comparés à 3 376 patients randomisés pour les soins habituels uniquement, selon la déclaration.

Parmi ces patients, quatre pour cent ont eu besoin d’une ventilation mécanique invasive lorsqu’ils sont entrés dans l’essai, 70 % ont eu besoin d’oxygène seul, et 26 % n’ont pas eu besoin d’intervention respiratoire, a-t-il dit.

Il n’y avait pas de différence significative dans la mortalité pour le lopinavir-ritonavir par rapport aux soins habituels, et les résultats étaient cohérents dans les différents sous-groupes de patients, ont déclaré les scientifiques.

Il n’y a pas non plus de preuves d’effets bénéfiques sur le risque de progression vers la ventilation mécanique ou la durée d’hospitalisation, ont-ils déclaré.

“Ces résultats préliminaires montrent que pour les patients hospitalisés avec COVID-19 et non sous respirateur, le lopinavir-ritonavir n’est pas un traitement efficace. En 100 jours, l’essai RECOVERY a fourni des résultats permettant de changer trois fois la pratique mondiale”, a déclaré Peter Horby, professeur à l’Université d’Oxford et chercheur principal de l’essai.

Les chercheurs ont déclaré qu’ils n’étaient pas en mesure d’étudier un grand nombre de patients sous ventilation mécanique invasive en raison de la difficulté à administrer le médicament aux patients sous respirateur.

Ils ne peuvent donc pas tirer de conclusions sur l’efficacité chez les patients sous ventilation mécanique, ont déclaré les chercheurs, ajoutant que les résultats complets seront disponibles dès que possible.

“Ce sont des résultats clairs qui soulignent une fois de plus la valeur des grands essais cliniques randomisés pour différencier les médicaments que nous espérons efficaces des traitements dont nous savons qu’ils le sont”, a déclaré Martin Landray, professeur de médecine et d’épidémiologie à l’université d’Oxford.

“Dans de nombreux pays, les directives actuelles recommandent le lopinavir-ritonavir comme traitement pour COVID-19”, a déclaré M. Landray, l’enquêteur en chef adjoint de l’essai.

Les résultats de cet essai, ainsi que ceux d’autres grands essais randomisés, devraient permettre de réviser ces directives et de modifier la manière dont les patients sont traités, ont déclaré les chercheurs.

https://yourtopia.fr/international/les- ... que-63697/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 09 Jl 2020 - 15:30
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Où en est l’épidémie de VIH en France ? Un rapport ANRS fait le point sur la période 2013 – 2018

Le groupe « Indicateurs » de l’Action coordonnée 47 de l’ANRS a établi un rapport dressant un tableau de l’infection par le VIH en France entre 2013 et 2018, qui s’appuie sur l’ensemble des données issues des systèmes de surveillance, des enquêtes et des travaux de modélisation. Le rapport est paru le 8 juillet 2020 sur le site de l’ANRS.

L’épidémie de VIH a commencé à reculer en France à partir de 2018, mais cette tendance diffère entre les régions et les populations. L’épidémie se concentre en Île-de-France (40 % des nouveaux diagnostics en 2018) et dans deux populations : les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) (41,6 % des nouveaux diagnostics) et les populations nées à l’étranger, notamment les personnes hétérosexuelles nées en Afrique subsaharienne (32,5 %). Les femmes et les hommes hétérosexuels nés en France représentent, quant à eux, 14,2 % des nouveaux diagnostics en 2018.

Les auteurs soulignent les progrès encore trop lents des dernières années et la nécessité d’une action volontariste et puissante pour atteindre l’arrêt de la transmission du VIH d’ici 2030.

Les nouveaux diagnostics, rapportés par la déclaration obligatoire, constituent l’indicateur central du suivi de l’évolution de l’infection par le VIH. Ils sont la résultante des tendances de l’incidence de la contamination d’une part, des effets conjugués du dépistage, du traitement des personnes atteintes et de la prévention d’autre part et aussi des évolutions démographiques, notamment des migrations internationales. Ce sont ces processus que les membres du groupe « Indicateurs » de l’Action coordonnée 47 « Dynamique et contrôle des épidémies VIH et hépatites » de l’ANRS ont analysés simultanément pour comprendre les tendances observées des nouveaux diagnostics par groupe et par région.

Une tendance à la baisse inégale selon les régions…

Après quelques années de relative stabilité, le nombre de nouveaux diagnostics en 2018 a baissé de 7 % par rapport à 2017 (6 155 contre 6 583).
Les tendances nationales se retrouvent accentuées en Île-de-France (qui concentre 40 % des nouveaux diagnostics en 2018), tandis que la Nouvelle-Aquitaine et l’Auvergne-Rhône-Alpes, deux grandes régions rendant compte de la situation nationale métropolitaine hors Île-de-France, présentent des indicateurs de nouveaux diagnostics stables.

… et selon les groupes de population

Entre 2013 et 2018, pour les personnes nées en France, les estimations de l’incidence, qui rendent compte de l’épidémie « réelle » (c’est-à-dire au moment où les nouvelles infections se produisent) sont en baisse chez les HSH et chez les hommes hétérosexuels, stables chez les femmes. Ces tendances sont nettes en Île-de-France et encore plus accentuées à Paris.
Selon les auteurs du rapport, « l’augmentation du dépistage a commencé à réduire le nombre de séropositifs non diagnostiqués parmi les HSH et au sein de la population hétérosexuelle née en France ».

Pour les populations hétérosexuelles nées à l’étranger (dont la majorité est née en Afrique subsaharienne), la situation s’est améliorée chez les hommes, mais elle reste préoccupante chez les femmes. Après une hausse entre 2013 et 2016, les nouveaux diagnostics parmi ces dernières sont stables pour la période 2016-2018, mais l’incidence estimée est en augmentation. C’est également le cas pour les HSH nés à l’étranger.

L’interprétation des évolutions de l’incidence est plus complexe pour les populations nées à l’étranger, « faute de parvenir à démêler ce qui tient à la taille des flux migratoires récents, aux contextes d’expositions antérieurs à la migration et dans le parcours vers l’Europe et ce qui revient aux conditions d’existence toujours plus difficiles après l’arrivée », précisent à nouveau les auteurs du rapport.

Des progrès dans toutes les composantes de la prévention combinée mais encore insuffisants

La prévention combinée, qui comprend à la fois le dépistage, le traitement antirétroviral des personnes vivant avec le VIH, la prévention par le préservatif et par la PrEP, est le paradigme actuel de la lutte contre le VIH. Toutes ses composantes ont connu des évolutions positives entre 2013 et 2018.

L’effet préventif du traitement (qui permet le contrôle de la charge virale des personnes séropositives) joue à plein dès lors que les personnes diagnostiquées sont prises en charge et sont traitées, avec de très faibles différences selon les populations et les régions.

Le dépistage est la clé de l’entrée dans la cascade de soins. Le dépistage par test sérologique a augmenté de 11 à 14 % dans toutes les régions sur la période, passant de 5,2 à 5,8 millions de tests. En 2018, le taux de résultats positifs a baissé au niveau national et en Île-de-France, mais est resté stable ailleurs. Les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) ont une activité de dépistage du VIH stable dans les trois dernières années (322 000 tests en 2018). De même, le dépistage communautaire par tests rapide d'orientation diagnostique (TROD), déployé auprès de groupes fortement exposés, là où ils vivent ou se rencontrent, est stable. En 2018, environ 65 000 tests y ont été effectués, avec des taux de résultats positifs élevés. La densité et la diversité de l’offre de dépistage sont plus élevées en Île-de-France que dans le reste de l’Hexagone.

La vente des autotests a peu évolué entre 2016 et 2018 (74 000 tests en 2018). En 2019, la vente a augmenté avec la mise sur le marché d’un produit moins cher (79 500 tests en 2019).

Les chercheurs estiment que « les délais entre l’infection et le diagnostic sont encore trop longs dans tous les groupes. Plusieurs milliers de personnes vivent avec une infection méconnue et potentiellement transmissible. Cependant, à l’exception des HSH nés à l’étranger et des femmes nées en Afrique subsaharienne, leur nombre baisse dans tous les autres groupes, mais pas assez vite pour réduire rapidement la population infectée et non diagnostiquée. »

La PrEP, un dispositif efficace à déployer plus largement

Selon le rapport, le dépistage ne peut croître que modérément, même avec une diversification des dispositifs et des recommandations d’élargissement et de répétition des tests. C’est pourquoi la protection contre l’acquisition du VIH doit garder un niveau élevé pour tous les dispositifs et s’améliorer pour la prophylaxie pré-exposition (PrEP).

Dans la population HSH, si l’utilisation du préservatif a diminué dans les dernières années avec les partenaires occasionnels, le niveau de protection a augmenté avec la PrEP. Celle-ci a un effet très net, en particulier à Paris où elle a été déployée auprès des HSH plus tôt, notamment sous l’impulsion de l’essai ANRS IPERGAY (lire ci-dessous) et de la mise en place de la cohorte ANRS Prévenir (lire ci-dessous). L’accès s’est amélioré grâce à la participation des CeGIDD. Le renouvellement (et bientôt l’initiation) des prescriptions en médecine de ville devrait aussi y contribuer. Le déploiement plus rapide de la PrEP, depuis la deuxième moitié de l’année 2018, notamment en dehors de l’Île-de-France, devrait avoir un impact sur les chiffres de l’épidémie en 2019 et en 2020.

Les usagers de la PrEP hétérosexuels sont encore très peu nombreux. Ceux qui en ont besoin pourraient en bénéficier si une promotion, jusqu’ici inexistante, était engagée.

Agir au niveau local et en fonction du contexte : les clés du succès d’ici 2030

Les auteurs du rapport concluent que « l’accélération de la baisse de l’épidémie dans les différents groupes doit être favorisée par un choix plus volontariste dans le cadre de programmes locaux et adaptés au contexte. La performance globale de la prévention combinée (accès effectif au dépistage, au traitement et à la PrEP) sera déterminante pour parvenir au contrôle de l’épidémie ». L’objectif d’arrêt de la transmission du VIH d’ici 2030 reste d’actualité si les programmes reprennent après la crise sanitaire et innovent.

Le directeur de l’ANRS, le Pr François Dabis, salue le travail du groupe « Indicateurs » de l’AC47 : « Nous avions besoin d’une synthèse de cette nature, qui sert de rapport d’étape et de guide pour la recherche future. C’est le rôle de l’ANRS de contribuer à analyser et à contextualiser les indicateurs de l’épidémie de VIH et, in fine, d’apporter des arguments solides pour parfaire les dispositifs de prévention combinée. Ce rapport montre qu’en combinant toutes les données disponibles, on peut désormais mesurer l’évolution de l’épidémie. Si l’on s’en donne les moyens, on peut sérieusement envisager son contrôle durable d’ici 2030. Et la crise sanitaire que nous traversons ne nous fera pas changer de cap. »

Texte
L'étude ANRS IPERGAY est un essai de PrEP "à la demande", au moment de l'exposition aux risques sexuels. Il a été mené en France et au Canada chez 400 hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) séronégatifs. De 2012 à 2014, la première phase d'ANRS IPERGAY a été réalisée en double aveugle : la moitié du groupe a pris par voie orale un comprimé contenant deux antirétroviraux (association TDF/FTC) au moment des rapports sexuels, l'autre un placebo. Il a été montré que la PrEP à la demande diminuait de 86% le risque d'être infecté par le VIH. La seconde phase, au cours de laquelle tous les volontaires ont reçu la PrEP, a commencé dès la publication des premiers résultats fin 2014 et s'est terminée en juin 2016. Elle a montré une réduction relative de l’incidence du VIH de 97%.



La cohorte ANRS Prévenir, initiée en mai 2017, s'inscrit dans la continuité de l’essai ANRS IPERGAY. Plus de 3 000 volontaires séronégatifs à haut risque d'être infectés par le VIH ont été recrutés en Île-de-France. Une prévention à base de PrEP quotidienne ou à la demande leur est proposée.

http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... t-le-point

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 12 Jl 2020 - 22:41
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Ce médicament contre le VIH à action prolongée ne nécessiterait que deux doses par an (Daily Geek Schow 9/7/20)

Aujourd'hui, les malades sont contraints de prendre leur traitement tous les jours

S’appuyant sur un tout nouveau mode d’action longue durée pour traiter le VIH, cette nouvelle molécule développée par le laboratoire pharmaceutique Gilead pourrait notamment être utilisée contre les souches du virus devenues résistantes à d’autres traitements.

Dans le cadre de travaux récemment présentés dans la revue Nature, des chercheurs ont mis au point un médicament expérimental appelé lenacapavir (GS-6207), permettant de réduire de manière significative la charge virale d’une personne infectée par le VIH pendant six mois, et avec une seule dose. Diverses études cliniques de phase 1 ont montré que le composé était globalement sûr et bien toléré par les patients. Une seule injection a entraîné une baisse substantielle de la charge virale dans le plasma sanguin après neuf jours, tandis que des « concentrations antivirales actives » étaient toujours présentes plus de six mois après celle-ci.

« Ces résultats soulignent le potentiel du lenacapavir comme agent à action prolongée pour traiter le VIH, y compris chez les personnes présentant une résistance multi-classe, et soutiennent l’évaluation clinique actuellement menée en combinaison avec d’autres agents antiviraux », explique Gilead. « En travaillant à la création d’options de traitement efficaces, indépendamment de la capacité d’une personne à respecter la prise quotidienne de médicaments par voie orale, notre objectif est d’aider les personnes vivant avec le VIH à conserver une charge virale indétectable, et de prévenir de nouvelles infections chez les personnes à risque. »

La substance agit en isolant une protéine du VIH appelée capside, n’étant pas ciblée par les traitements actuels. En se liant à la protéine et en la perturbant, le médicament affaiblit l’enveloppe extérieure du VIH, rendant le virus moins capable d’infecter d’autres cellules et plus vulnérable aux attaques du système immunitaire. Et bien que les études contrôlées par placebo et en double aveugle soient préliminaires et des recherches supplémentaires nécessaires, les auteurs de l’article qualifient le lenacapavir « d’outil potentiellement déterminant dans les efforts pour mettre fin à l’épidémie mondiale de VIH ».

Le médicament pourrait être utilisé contre les souches de VIH devenues résistantes à d’autres traitements, ou conduire à la mise au point d’une prophylaxie (processus visant à prévenir l’apparition, la propagation ou l’aggravation d’une maladie) à action prolongée. Cependant, son attribut le plus intéressant pourrait être de fournir une alternative utile à la prise quotidienne typique de pilules pouvant s’avérer contraignante pour de nombreux patients.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 16 Jl 2020 - 09:38
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VIH : une nouvelle molécule pour empêcher la réplication du virus

Dans un article publié dans la revue “Nature”, des chercheurs expliquent avoir mis au point la molécule GS-6207, capable de perturber la réplication du VIH en ciblant l’enveloppe du virus. Et ce, même sur les souches résistantes aux agents antirétroviraux actuels.

Une nouvelle étape dans la lutte contre le virus du Sida vient d’être franchie. Alors que le Virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ne dispose à l’heure actuelle ni d’un remède, ni d’un vaccin, des chercheurs du laboratoire pharmaceutique américain Gilead, sont à l’origine d’une découverte qui, à terme, pourrait devenir un nouvel agent thérapeutique de longue durée.

Dans une étude publiée dans la revue Nature, ils expliquent avoir développé une nouvelle molécule capable de cibler l’enveloppe du VIH, la capside, où se trouve son matériel génétique. Appelée GS-6207, la molécule se lie étroitement à la capside et perturbe le cycle de vie du virus, ce qui l’empêche de se répliquer.

Jusqu’à 6 mois d’efficacité
D’abord testé en laboratoire, la molécule GS-6207 est d’autant plus prometteuse qu’elle s’est avérée efficace contre plusieurs souches du VIH, dont certaines résistantes à certains traitements antirétroviraux.

Elle a ensuite été administrée lors d’un essai clinique sur 32 patients porteurs du VIH-1. Une unique dose de GS-6207 a permis de réduire significativement leur charge virale (de 22 à 160 fois) et ce, en seulement neuf jours. De plus, les chercheurs ont remarqué que la molécule reste longtemps dans l’organisme et ce, sans qu’on ait besoin de le réadministrer. Ainsi, la concentration de produit suffisamment efficace pour inhiber 95% de la réplication virale s’est maintenue jusqu’à six mois et ce, avec deux injections sous-cutanées par an. Un avantage non négligeable pour aider les patients à suivre leur traitement.

Pas encore d’autorisation de mise sur le marché
Pour autant, les essais cliniques sont loin d’être terminés et sa mise sur le marché n’a pas encore été approuvée. De nouveaux tests sont nécessaires pour mesurer l’innocuité du traitement et l’absence d’effets secondaires graves. Un autre test, mené sur 40 volontaires sains, et dont huit avaient reçu un placebo, a montré que la molécule a occasionné chez 75% des sujets que des effets indésirables modérés et réversibles, comme des éruptions cutanées ou des réactions au site d'injection.

D’après les auteurs de l’étude, la molécule GS-6207 est d’autant plus prometteuse qu’elle peut non seulement être utilisée comme traitement, mais aussi à titre préventif dans les groupes à risque, telle que la pilule Prophylaxie pré-exposition (PrEP). Ils en concluent donc qu’il s’agit d’un “outil potentiellement transformateur dans les efforts pour mettre fin à l'épidémie mondiale de VIH”.

https://www.nature.com/articles/s41586-020-2443-1

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 23 Jl 2020 - 17:20
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La recherche vaccinale dans le VIH

Le Professeur Jean-Daniel Lelièvre est spécialisé en immunologie à l’Upec (université Paris-Est Créteil) et dirige le service d’immunologie clinique et maladies infectieuses du CHU Henri Mondor (Créteil, Val-de-Marne). Dans une vidéo filmée par Actions Traitements, il explique où en est la recherche vaccinale dans le VIH, pourquoi c'est une recherche compliquée et quelles sont les raisons d'espérer. « Il y a deux types de vaccin : le vaccin classique qui est un vaccin préventif qui cherche à se protéger contre une maladie infectieuse et le vaccin thérapeutique qui agit sur un virus déjà présent dans le système », précise le Professeur Lelièvre. Pour le vaccin préventif, la recherche a bien avancé et on a de grands essais de phase 3 (potentielle efficacité) actuellement en cours. En ce qui concerne le vaccin thérapeutique, les pistes de recherches sont un peu plus complexes : « Le but est de contrôler la réplication du virus sans traitement antirétroviral.

Aujourd’hui, il n’y a pas de données scientifiques laissant supposer qu’un vaccin thérapeutique utilisé tout seul puisse être efficace. On a des raisons d’espérer que la recherche vaccinale aboutisse. On a mis en évidence chez les personnes infectées par le VIH des anticorps qui sont capables de bloquer 90 à 95 % des souches du VIH et on est en train de tester ce type de stratégies sur des animaux. On peut espérer dans un avenir proche, cinq ans, dix ans voire plus un vaccin qui soit efficace dans quasiment 100 % des cas ». On l’a compris, la recherche avance, mais il faudra encore être patient avant d’avoir accès à un vaccin efficace contre le VIH. En attendant la Prep et le Tasp restent des outils efficaces, accessibles et indispensables, pour endiguer l’épidémie.



https://www.youtube.com/watch?v=ldVit4C ... e=youtu.be

https://seronet.info/breve/la-recherche ... -vih-88252

Le Professeur Jean-Daniel Lelièvre est spécialisé en immunologie à l’UPEC et dirige le service d’immunologie clinique et maladies infectieuses du CHU Henri Mondor (Créteil - 94).

Il a accepté de répondre à nos questions pour nous dire où nous en sommes sur la recherche vaccinale dans le VIH, pourquoi c'est une recherche compliquée et quelles sont les raisons d'espérer.

N'hésitez pas à consulter nos autres interviews d'experts et vidéos pédagogiques sur la chaîne de l'association Actions Traitements, destinée aux personnes concernées par le VIH et/ou les hépatites : patients, entourage, associatifs et professionnels de santé.

Pour retrouver toutes nos actualités, n'hésitez pas à visiter notre site institutionnel : www.actions-traitements.org

https://www.actions-traitements.org/cat ... ctualites/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 28 Jl 2020 - 08:05
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Une étude du NIH démontre la sécurité de la transplantation rénale entre donneurs et receveurs séropositifs

Une étude soutenue par les National Institutes of Health a trouvé des résultats similaires pour les patients séropositifs qui ont subi une transplantation avec un rein VIH + ou VIH –, suggérant que les organes infectés et non infectés ont des profils de sécurité comparables.

«Les personnes séropositives (VIH +) ont une incidence plus élevée d'insuffisance rénale terminale et font face à une mortalité presque (trois fois) plus élevée sous dialyse par rapport à leurs homologues séronégatifs (VIH)», Christine M. Durand, MD, de Johns L'Université Hopkins de Baltimore et ses collègues ont écrit. «La transplantation rénale d'un donneur décédé (DDKT) offre un bénéfice de survie substantiel aux personnes séropositives atteintes d'IRT, mais une pénurie de donneurs et un accès réduit au DDKT pour les candidats séropositifs reste un défi majeur. Alors que la transplantation d'organes chez les receveurs du VIH + continue de croître, de nouvelles sources de donneurs sont nécessaires pour remédier à cette disparité.

Selon les chercheurs, la transplantation de reins de donneurs séropositifs à des receveurs séropositifs a été effectuée pour la première fois en Afrique du Sud en 2008. Bien que les résultats aient été «encourageants», Durand et ses collègues mettent en garde contre la généralisation de ces résultats à d'autres pays, principalement en raison de la prévalence plus élevée des antirétroviraux. résistance et diverses pratiques d'immunosuppression aux États-Unis. Ces deux éléments, ont-ils écrit, «peuvent conduire à des résultats de transplantation inférieurs ... et augmenter le risque de rejet».

Cherchant à comparer directement les résultats après une transplantation avec un rein VIH + ou VIH -, les chercheurs ont évalué 75 greffes réalisées dans 14 centres entre 2016 et 2019 (25 avec un rein VIH +).

Tous les participants ont été suivis pendant une durée médiane de 1,7 an, sans décès.

Les chercheurs n'ont observé aucune différence dans la survie du greffon à 1 an (91% de survie avec le rein VIH + vs 92% dans le VIH–), le DFGe (63 mL / min / 1,73 m 2 vs 57 mL / min / 1,73 m 2 ), le VIH percée (4% vs 6%), hospitalisations infectieuses (28% vs 26%) ou injections opportunistes (16% vs 12%).

Durand et ses collègues ont noté que si les résultats globaux étaient «excellents» lors de l'utilisation de reins VIH + pour la transplantation, le rejet d'allogreffe semblait être plus fréquent chez les patients qui ont reçu un rein infecté et chez ceux qui n'ont pas reçu d'induction de déplétion lymphocytaire. Cela a conduit les chercheurs à recommander une enquête plus approfondie pour déterminer l'immunosuppression optimale pour cette population de patients.

Malgré ce domaine incertain, Durand et ses collègues ont exprimé leur optimisme quant à leurs conclusions, concluant: «Cette source unique d'organe de donneur a le potentiel d'atténuer les disparités pour une population vulnérable qui fait face à un accès réduit à la transplantation et à une mortalité plus élevée sur les listes d'attente.

https://www.healio.com/news/nephrology/ ... recipients

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 29 Jl 2020 - 06:37
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Egrifta améliore la santé du foie chez les personnes séropositives

L'hormone injectable aide à réduire l'inflammation et la fibrose associées à la NAFLD dans cette population.

Egrifta (tésamoréline), un analogue du facteur de libération de l'hormone de croissance, désactive les gènes qui favorisent l'inflammation et l'accumulation de tissu cicatriciel chez les personnes vivant avec le VIH et atteintes de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD), améliorant ainsi la santé de leur foie et réduisant potentiellement le risque du cancer du foie, selon une étude récente.

«Ces données démontrent pour la première fois comment la tésamoréline réduit l'accumulation de graisse hépatique et améliore l'expression des gènes hépatiques qui reflètent un retour global vers la santé du foie chez les personnes vivant avec une NAFLD / NASH associée au VIH», Steven Grinspoon, MD, du Massachusetts General Hospital , a déclaré dans un communiqué de presse de Theratechnologies.

La NAFLD et sa forme la plus grave, la stéatohépatite non alcoolique (NASH), sont des causes croissantes de maladie hépatique avancée. L'accumulation de graisse dans le foie déclenche une inflammation qui, avec le temps, peut entraîner une fibrose hépatique (accumulation de tissu cicatriciel), une cirrhose et un cancer du foie. La NAFLD est courante chez les personnes vivant avec le VIH et elle semble progresser plus rapidement dans cette population. En l'absence de thérapies médicales efficaces actuellement approuvées, la prise en charge repose sur des changements de mode de vie tels que la perte de poids et l'exercice.

Egrifta, un médicament injectable auto-administré une fois par jour, imite une hormone naturelle produite dans le cerveau qui déclenche la libération de l'hormone de croissance, qui à la fois construit les muscles et décompose les graisses. Il a été approuvé en 2010 comme traitement pour réduire l'excès de graisse abdominale chez les personnes séropositives atteintes de lipodystrophie.

La recherche a montré qu'Egrifta peut également réduire la graisse du foie chez les personnes séropositives atteintes de NAFLD, bien qu'il ne soit pas encore approuvé pour cette indication. Dans un essai de phase II de l'équipe de Grinspoon publié en 2019 , Egrifta a réduit l'accumulation de graisse dans le foie et empêché la progression de la fibrose par rapport à un placebo chez les personnes atteintes de NAFLD associée au VIH.

Maintenant, une sous-étude de cet essai a mis en lumière la façon dont le médicament réduit la graisse du foie et la fibrose. Comme décrit dans JCI Insight , Grinspoon et ses collègues ont évalué l'effet d'Egrifta sur les voies génétiques dans des échantillons de biopsie hépatique provenant de personnes séropositives atteintes de NAFLD qui ont participé à l'étude.

En comparant des échantillons de biopsie hépatique appariés prélevés au début de l'essai et après un an de traitement, les chercheurs ont découvert qu'Egrifta augmentait l'expression des gènes liée à la phosphorylation oxydative, le processus par lequel les nutriments sont décomposés pour fournir de l'énergie dans les centrales électriques cellulaires appelées mitochondries. .
«L'insuffisance mitochondriale peut favoriser l'accumulation de graisse hépatique et la génération de métabolites lipidiques toxiques, augmentant le stress oxydatif, la mort cellulaire, l'inflammation et la fibrose, qui sont des événements clés dans la progression de la NAFLD», ont écrit les auteurs de l'étude.

De plus, Egrifta a conduit à une diminution de l'expression des gènes liés à l'inflammation, à la réparation tissulaire et à la division cellulaire. Ces changements dans l'expression génique étaient corrélés à une amélioration de la fibrose et à une diminution des biomarqueurs liés à l'inflammation.

Une croissance cellulaire excessive lorsque le foie tente de réparer les lésions tissulaires est responsable de l'accumulation de tissu cicatriciel et peut déclencher un carcinome hépatocellulaire (CHC), le type le plus courant de cancer du foie. La sous-étude a montré que Egrifta régulait à la hausse les gènes associés à un pronostic favorable du CHC tout en régulant à la baisse ceux liés à de mauvais résultats.

«Nos résultats éclairent nos connaissances sur la biologie de l'action de l'hormone de croissance sur le foie et fournissent une base mécaniste pour les effets cliniques observés de la tésamoréline sur le foie», ont conclu les auteurs de l'étude.

«Étant donné que la population VIH est à haut risque de NAFLD et des taux de progression de la fibrose accrus, il existe un besoin critique d'études dédiées parmi ce groupe de patients», ont-ils écrit. «Nos résultats peuvent également fournir des informations sur d'autres populations atteintes de NAFLD, et donc fournir une justification solide pour des études supplémentaires.»

https://insight.jci.org/articles/view/140134

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VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
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