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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 15 Jan 2019 - 10:35
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La génomique personnelle : utiliser l’ADN pour percer les secrets du VIH
(Science Gouvernement Canada)

Le VIH s’est révélé, pour les scientifiques du monde entier, l’une des maladies infectieuses les plus difficiles à combattre. L’une des raisons est que le virus cible les cellules du système immunitaire et s’attaque aux mécanismes de défense de l’organisme qui détruisent les microbes qui s’y introduisent. De plus, le virus se réplique et mute rapidement à l’intérieur du corps d’une personne infectée.

Fait encore plus curieux, l’exposition au virus n’entraîne pas toujours une infection grave, et le virus touche certains groupes de personnes de façon disproportionnée. À l’échelle mondiale, environ 36,9 millions de personnes vivent avec le VIH.

Des scientifiques du Laboratoire national de microbiologie (LNM) sous la direction de Paul McLaren tentent d’expliquer pourquoi le VIH a des effets graves sur certains groupes de personnes, tandis que chez d’autres, l’infection progresse plus lentement. Leurs travaux les ont amenés à se demander si la propagation de la maladie était un phénomène plus complexe qu’on ne le croyait auparavant. Notre prédisposition génétique au virus pourrait-elle jouer un rôle? À l’aide d’une méthode extrêmement pointue, Paul McLaren étudie non seulement le virus, mais aussi les personnes atteintes par le biais de leur génome « personnel ».

La génomique ─ science consistant à déchiffrer l’ADN complet d’un organisme ─ ouvre la voie à de nouvelles découvertes fort intéressantes au LNM. Elle a permis à des scientifiques de définir toutes les caractéristiques d’un virus. Ces renseignements facilitent la classification des infections en fonction de leur nocivité, de leur mode de transmission et même des options de traitement.

Paul McLaren pousse la génomique encore plus loin en examinant comment la constitution génétique des sujets influe sur leur réaction au VIH. C’est là où entre en jeu la génomique personnelle, c’est-à-dire l’étude de la prédisposition génétique d’une personne à une maladie.

Ses travaux consistent à trouver les parties de l’ADN qui rendent les gens résistants au VIH et au sida ou qui ralentissent la progression de la maladie. Son équipe a détecté une portion d’ADN qui augmente la tolérance d’une personne face à l’infection à VIH. Fait étonnant, les chercheurs ont découvert un gène qui réduit la capacité d’une personne séropositive de transmettre le virus, même si elle ne reçoit pas de traitement. Par cette découverte, ils ont élucidé certains des secrets du VIH, ce qui permettra d’améliorer les recherches, les mesures de prévention et les traitements.

Le pouvoir réel de la génomique personnelle réside non seulement dans le repérage des personnes ayant une prédisposition à certaines maladies, mais aussi dans la personnalisation des traitements. Comprendre pourquoi les gens sont plus vulnérables à une maladie peut nous aider à cibler les méthodes de prévention et de traitement. Les études montrent que les gens peuvent réagir différemment aux infections selon leur composition génétique. Ces renseignements peuvent donc servir à personnaliser les démarches de santé publique afin de trouver le meilleur traitement possible pour chaque personne.

La génomique personnelle offre la possibilité d’optimiser les soins de santé d’une manière tout à fait inédite. Par ses travaux dans ce domaine, Paul McLaren souhaite percer l’un des mystères médicaux du monde, ce qui pourrait ouvrir de nouveaux horizons pour la recherche sur le VIH.

http://www.science.gc.ca/eic/site/063.n ... 97723.html

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 15 Jan 2019 - 16:07
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Prévention cardiovasculaire et infection par le VIH : une vision sur le long terme
Pr Franck BOCCARA , Hôpital Saint-Antoine, AP-HP
Paris, France


https://youtu.be/b3Uo8aqML5U

Cancer et VIH
Pr Jean-Philippe Spano ( Paris) , Mne Marianne ROBIN-VEYRY (Paris)

https://youtu.be/f9QsjjXs0XA

Grossesse et VIH
Pr Laurent Mandelbrot (Colombes)

https://youtu.be/3icXOLMrmrQ

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 16 Jan 2019 - 08:21
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Virus du sida : état des lieux et objectifs

Les points positifs et négatifs concernant la lutte contre le VIH sont commentés par le Pr Gilles Pialoux*.

Paris Match. Quelle est l’épidémiologie actuelle de cette infection en France ?
Pr Gilles Pialoux :


Environ 172 700 personnes vivent avec le virus du sida (VIH) : 86 % d’entre elles le savent, 25 000 l’ignorent ; 75 % des séropositifs sont sous traitement. On compte 6 000 nouveaux cas diagnostiqués par an. Les hommes ayant des rapports sexuels entre hommes et les hétérosexuels nés à l’étranger (Afrique subsaharienne surtout) représentent respectivement 45 % et 38 % des découvertes, les hétérosexuels nés en France, 15 % et les usagers de drogues injectables, 1 %. La mortalité directe due au sida dans le monde (hormis la mortalité liée aux maladies associées tels les cancers, les infections opportunistes...) est inférieure au million par an. Elle a été divisée par deux en dix ans et par dix dans nos services. La transmission, si on exclut celle de la mère à l’enfant, pour laquelle existe une prévention efficace à 100 %, et celles par injection de drogue, devenues rares, reste surtout sexuelle (sécrétions génitales, sperme).

Quel est le traitement standard actuel en cas de séropositivité ?

Depuis 1996 ce sont les trithérapies : ces produits inhibent les enzymes du VIH (telles les protéases) utiles à sa multiplication dans les cellules. Ils ont beaucoup accru la survie des séropositifs. Le traitement actuel cependant se personnalise à l’aune de divers critères (maladies associées, attentes du patient, etc.). Nous disposons au choix : des trithérapies en un seul comprimé, des bithérapies en un ou deux comprimés, parfois d’allégements thérapeutiques (4 jours sur 7) et des antirétroviraux retard en intramusculaire une fois tous les deux mois. L’objectif est quadruple : 1. Rendre le virus indétectable. 2. Corriger le déficit immunitaire. 3. Rendre la personne non contaminante (action préventive). 4. Considérer la maladie comme une affection chronique dans l’attente d’un traitement qui l’éradiquera (comme l’hépatite C). Des traitements prometteurs en essai sont à venir : des anticorps pouvant neutraliser les protéines que le VIH porte à sa surface pour se fixer sur ses cellules cibles (lymphocytes) et des stimulateurs de l’immunité (agonistes TLR7, interleukine 15) qui pourront contenir l’infection sur de très longues périodes.

"Le délai moyen en France entre contamination et traitement est actuellement de 3,5 ans"

Quels sont les résultats des traitements actuels ?

Ils contrôlent la réplication du VIH dans plus de 90 % des cas. Une étude récente (sur plus de 88 500 personnes) a montré qu’un sujet jeune (20 ans), dépisté et traité tôt, idéalement au stade de primo-infection, c’est-à-dire entre le 10e et le 21e jour après un rapport sexuel à risque, avait une durée de survie proche d’une personne séronégative, ce qui n’est pas le cas des sujets à diagnostic tardif. Le délai moyen en France entre contamination et traitement est actuellement de 3,5 ans. C’est un obstacle majeur à son éradication : cela donne trop de temps au VIH pour constituer dans les ganglions lymphatiques un large réservoir de particules virales dormantes difficiles à déloger.

Sur le plan prévention, où en est-on ?

Le traitement est un premier outil de prévention (96 % d’efficacité) tout comme la prophylaxie par le Truvada ou son générique (deux antiviraux en un seul comprimé, pris avant et après un rapport à risque, ou en continu) : elle s’adresse aux personnes non contaminées qui ne se protègent pas avec le préservatif. Un déficit de dépistage persiste malgré tout, alors qu’il est réalisable en laboratoire, à domicile (par autotests), en milieu communautaire (TROD) ou de façon anonyme (Cegidd). La Haute Autorité de santé (HAS) le recommande une fois dans la vie pour tout le monde et entre une et quatre fois par an pour ceux qui sont le plus à risque.

* Chef du service des maladies infectieuses et tropicales, hôpital Tenon, Paris.

https://www.parismatch.com/Actu/Sante/V ... fs-1599483

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 24 Jan 2019 - 15:05
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Une piste pour cibler le réservoir du VIH

La susceptibilité des lymphocytes T CD4+ à être infectés par le VIH-1 dépend de leur activité métabolique.

Le VIH-1 infecte sélectivement les CD4+ présentant une forte glycolyse

Inhiber l’activité métabolique bloque la réplication du VIH-1 au sein des réservoirs


Selon des travaux récents parus dans Cell Metabolism , le blocage in vitro par un inhibiteur compétitif de la glycolyse réduirait la capacité du virus à infecter ces cellules et son amplification. Cette découverte offre une nouvelle piste inédite pour envisager l’éradication d’un des principaux réservoirs viraux et, par conséquent, la maladie.

Le VIH-1 infecte sélectivement les CD4+ présentant une forte glycolyse

La constitution d’un réservoir intracellulaire du VIH n’a pas permis jusqu’à aujourd’hui de développer un traitement permettant d’éradiquer l’infection. On sait que les lymphocytes T CD4+ représentent les principales cellules de ce réservoir, mais que seule une partie d’entre eux contribue à la persistance du virus dans l’organisme. S’il a été démontré que les CD4+ les plus différenciés sont ceux qui sont les plus vulnérables à l’infection par le VIH, il reste à en décrire les mécanismes sous-jacents. Le métabolisme cellulaire pourrait constituer une piste, selon certaines études préalables.

Bloquer la glycolyse réduit le nombre de cellules infectées

Aussi, le travail collaboratif de plusieurs équipes françaises a permis de décrire que les lymphocytes CD4+ infectés présentaient une forte activité métabolique : en effet, la susceptibilité des cellules au VIH apparaît associée à l’expression de plusieurs gènes au moment de l’infection, notamment en lien avec la glycolyse. Les chercheurs se sont ensuite assurés du lien de causalité entre activité métabolique et infection en écartant la possibilité d’une causalité inverse (métabolisme accru provoqué par l’infection). Ils ont enfin testé plusieurs inhibiteurs du métabolisme glucidique sur la capacité des cellules T CD4+ à être infectées par le VIH-1 et ont montré que le 2-désoxy glucose (2-DG), un inhibiteur compétitif de la glycolyse, permettait de limiter le nombre de cellules T infectées. Des travaux complémentaires ont également montré que le 2-DG permettait de réduire le nombre de cellules T CD4+ préalablement infectées et de réduire l’amplification du VIH à partir de ces réservoirs.

Un mécanisme d’échappement?

Le rôle déterminant du profil métabolique cellulaire sur l’infection par le VIH n’est pas sans rappeler des mécanismes propres aux cellules devenues cancéreuses. Il pourrait offrir au virus un moyen lui permettant d’échapper à l’immunité. Aussi, comme en oncologie, des pistes thérapeutiques visant les voies métaboliques favorisant la persistance du virus pourraient être développées.

Références :

Valle-Casuso JC et al. Cellular Metabolism Is a Major Determinant of HIV-1 Reservoir Seeding in CD4+ T Cells and Offers an Opportunity to Tackle Infection. Cell Metab. 2018 Dec 19. pii: S1550-4131(18)30734-4. doi: 10.1016/j.cmet.2018.11.015. [Epub ahead of print]. PMID: 30581119.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 28 Jan 2019 - 07:16
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Le virus VIH capable de se « camoufler » pour échapper au système immunitaire

Comment le virus VIH parvient-il à échapper à la vigilance du système immunitaire, à l’intérieur même des cellules qu’il infecte ? C’est sur un de ces mécanismes d’évitement que se sont penchés des chercheurs de l’Inserm, du CNRS, de l’Université de Montpellier et de l’Université de Lorraine. Ils ont pu observer la capacité du VIH à « camoufler » son ARN au sein même de la cellule infectée en utilisant une enzyme intracellulaire. Ces travaux parus dans Nature apportent de nouvelles connaissances sur les mécanismes d’évasion du VIH face au système immunitaire inné.

Dès les premières étapes d’une infection virale, les « radars » intracellulaires de l’immunité innée permettent de déclencher rapidement une réponse antivirale via la sécrétion d’interférons de type I, protéines fabriquées par les globules blancs pour réguler et stimuler la réponse immunitaire.

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) cible les cellules du système immunitaire et provoque des immunodéficiences sévères responsables du SIDA. Lorsque le VIH infecte une cellule, son génome composé d’ARN simple brin est transformé en ADN. Il va ensuite s’importer dans le noyau de la cellule hôte où il s’intègre à son génome. Le succès de ces étapes précoces dépend de la capacité du virus à se camoufler dans la cellule et à passer inaperçu en échappant aux détecteurs cellulaires, notamment à ceux capables de reconnaître les acides nucléiques de son génome comme un ARN étranger à l’organisme.

Des chercheurs de l’Inserm, du CNRS, de l’Université de Montpellier et de l’Université de Lorraine se sont intéressés à ce mécanisme permettant au VIH d’échapper à la vigilance des cellules en exploitant un système de camouflage. Au sein des cellules, on trouve une enzyme appelée FTSJ3 qui est capable de modifier certains des acides nucléiques composant un ARN cellulaire en leur ajoutant un groupement méthyle. Cette modification est une signature du soi (ensemble des molécules résultant de l’expression du génome de l’individu, à opposer au non soi) qui permet aux détecteurs de reconnaître les ARN cellulaires comme tels dans les cellules humaines et d’éviter leur destruction par le système immunitaire.

La suite ici :

https://presse.inserm.fr/le-virus-vih-c ... ire/33497/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 05 Fév 2019 - 09:06
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VIH-1 : des réservoirs découverts pour la première fois dans les macrophages tissulaires

L’existence de réservoirs cellulaires où se cachent des virus VIH « dormants » chez les patients infectés sous traitement est un obstacle majeur à l’éradication du virus. Dans une étude parue aujourd’hui dans la revue Nature Microbiology, une équipe de recherche de l’Institut Cochin (Inserm/CNRS/Université Paris Descartes) soutenue par l’ANRS et le Sidaction, et coordonnée par Morgane Bomsel, directrice de recherche CNRS, montre que, chez ces patients, des cellules de l’immunité particulières (macrophages) résidant dans les tissus du pénis, constituent de tels réservoirs cellulaires. La découverte de ce nouveau type de réservoirs dans les macrophages tissulaires pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques.

https://www.nature.com/articles/s41564-018-0335-z



http://www.anrs.fr/fr/actualites/571/vi ... acrophages

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 12 Fév 2019 - 05:10
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Foie gras : un mal qui touche les séropositifs

D’après une étude dont les résultats ont été publiés sur le site aidsmap, le syndrome non-alcoolique du foie gras serait un des enjeux émergents quant à la santé des personnes vivant avec le VIH. Les médecins du Centre médical universitaire d’Utrecht aux Pays-Bas ont publié récemment des chiffres inquiétants, dans la revue médicale Infectious Disease Therapies. Ce syndrome intervient lorsque des graisses s’accumulent dans les cellules du foie, chez des personnes dont la consommation d’alcool n’est pas jugée comme responsable d’une cirrhose. Parfois sans symptôme, elle peut néanmoins conduire à des stéatoses hépatiques (NASH) et des cirrhoses chez environ 10 % des personnes. Et près d’un tiers des personnes développant une NASH vont voir leur stade de fibrose s’aggraver et leur fonction hépatique se dégrader.

L’activation immunitaire et inflammatoire causée par le VIH, mais aussi un historique avec les premiers médicaments antirétroviraux font des personnes séropositives des patients à plus haut risque de développer un syndrome non-alcoolique, une NASH voire une cirrhose. Dans une méta-analyse (analyse de différentes études), les chercheurs-euses ont observé une prévalence d’un syndrome hépatique non-alcoolique de 35 % chez les personnes séropositives, comparé à 25 % en population générale. Aussi, les personnes séropositives présentant déjà des perturbations d’enzymes du foie sont extrêmement sujettes (entre 57 et 72 %) au syndrome du « foie gras », selon cette étude. Cependant, ces résultats tranchent avec d’autres, qui n’avaient pas montré de sur-risque quant à une NASH chez les personnes vivant avec le VIH par rapport aux personnes séronégatives.

http://www.aidsmap.com/Non-alcoholic-fa ... um=twitter

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 12 Fév 2019 - 12:35
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Lancement de l’essai européen visant à évaluer la combinaison de vaccins thérapeutiques expérimentaux contre le VIH (CHU Henri Mondor 12/2/19)

Le consortium EHVA (European HIV Vaccine Alliance) annonce le démarrage de l’essai EHVA T01/ANRS VRI05 (NCT02972450), avec le début de la sélection de participants à l’Hôpital universitaire de Lausanne en Suisse. EHVA-T01/ANRS VRI05, essai randomisé de phase I/II en double insu, évaluera la combinaison de vaccins thérapeutiques expérimentaux contre le VIH (vaccin MVA HIV-B développé par l’ANRS et le VRI et vaccin GTU Multi HIV-B développé par la firme Fit Biotech) et du vedoluzimab (immunothérapie utilisée dans le traitement de la maladie de Crohn et ayant montré une efficacité sur le contrôle de la réplication du virus SIV dans les modèles primates) chez des personnes vivant avec le VIH traités par antirétroviraux dans six pays d’Europe – France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni et Suisse.

Le professeur Yves Lévy est l’investigateur coordinateur de EHVA-T01/ANRS VRI05, un essai sous promotion Inserm-ANRS, géré par la Clinical Trial Unit du Medical Research Council de l’University College London. Cet essai coordonné pour la France par le Pr JD Lelièvre (CHU Henri Mondor) sera mené dans 3 services de l’APHP (Service d’immunologie clinique et maladies infectieuses CHU Henri Mondor – Pr JD Lelièvre – Service de maladies infectieuses et tropicales CHU Saint Louis, Pr JM Molina- Service d’immunologie clinique CHU HGEP- Pr L Weiss).

L’inclusion des premiers patients en France est prévue pour la fin du premier trimestre 2019. Le nombre total de patients attendu pour l’ensemble de l’essai est de 88 à 192 en fonction des résultats des analyses intermédiaires.
L’essai durera environ 15 mois pour chaque participant et comportera un arrêt contrôlé du traitement antirétroviral pour une période pouvant s’étendre à 24 semaines.

Le professeur Yves Lévy (CHU Henri Mondor), Directeur du VRI, est le coordinateur du consortium EHVA, un projet de 5 ans financé par le programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 de l’Union Européenne visant à promouvoir le développement d’un vaccin efficace contre le VIH (www.ehv-a.eu). EHVA compte 39 partenaires, chacun possédant l’expertise nécessaire pour promouvoir une approche globale du développement d’un vaccin efficace contre le VIH.

Centre compétence déficits immunitaires de l’adulte (https://www.ceredih.fr/)

http://chu-mondor.aphp.fr/lancement-de- ... re-le-vih/

Les vaccins contre le VIH/Sida sont à notre portée


Les vaccins contre le VIH/Sida ne sont plus hors de portée, estime aujourd’hui la communauté scientifique. Vaccins préventifs ou thérapeutiques, les essais se multiplient sur plusieurs fronts. Le point à l’occasion du Sidaction, qui subventionne notamment la recherche.

Le point avec le Pr Jean-Daniel Lelièvre, chercheur Inserm à l’hôpital Henri Mondor et au labo d’excellence VRI, dont les travaux bénéficient de ces financements.

https://www.ouest-france.fr/sante/sida/ ... ee-5635678

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 27 Fév 2019 - 16:08
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VIH : des protéines "sur-mesure" pour aider les anticorps à combattre le virus

Des chercheurs sont parvenus à mettre au point des protéines imitant le VIH et donc capable d’inciter l’organisme à générer une réponse immunitaire. Ce qui pourrait, à termes, contribuer au développement d’un vaccin contre le virus.

Les chercheurs viennent-ils de franchir une nouvelle étape dans l’élaboration d’un vaccin contre le VIH ? C’est ce que laisse espérer une nouvelle étude menée par l’Université d’État de Pennsylvanie (Penn State University).

Dans un article publié dans la revue Nature Communications, ses auteurs expliquent être parvenus à l’aide d’une modélisation informatique à créer des protéines capables d’imiter les différentes caractéristiques de surface du VIH en s’infiltrant dans son revêtement protecteur. Testées sur des lapins, ces protéines ont permis aux rongeurs de développer des anticorps capables de se lier au virus du sida pour mieux le combattre.

"Nous avons pu démontrer qu'en utilisant nos protéines conçues, le sang était capable de générer spontanément des anticorps qui peuvent inhiber l'infection par le VIH dans les modèles cellulaires", détaille Cheng Zhu, principal auteur de l’étude. "Quand nous avons incubé le virus VIH, son infectiosité a été considérablement réduite par le sang des lapins."

https://www.nature.com/articles/s41467-019-08876-w

Des protéines qui stimulent une réponse immunitaire

Appelées immunogènes, ces protéines spécifiques ont la particularité de réussir à s’infiltrer à l’intérieur du VIH. Pour protéger une protéine à sa surface appelée Env, le virus utilise une couche de glucides ce qui rend très difficile son accès et sa neutralisation par des anticorps.

Les chercheurs ont cependant remarqué que des "trous" apparaissaient naturellement dans ce revêtement glucidique, exposant la protéine Env à des anticorps potentiels. Les immunogènes ont été créés en laboratoire pour cibler ces trous. "Pour développer des anticorps neutralisants - c'est-à-dire qui neutralisent plusieurs souches d'un virus - nous devons trouver quelque chose qui reste constant sur le virus pour que ces anticorps s'y accrochent", explique le Pr Cheng Zhu.

Avec son équipe, le chercheur est parvenu à copier des sections de la surface du virus et à les retranscrire sur des protéines bégnines "pour qu’elles ressemblent à la protéine Env, mais n’agissent pas comme elle". Son objectif : permettre au système immunitaire de reconnaître le virus et donc créer des anticorps pour le neutraliser.

Une fois ces immunogènes créés, les chercheurs les ont inoculées dans des lapins pour les immuniser. Ils ont ensuite prélevé des échantillons de sang une fois par mois, ce qui leur a permis de découvrir que leur sang contenait des anticorps capables de se lier au VIH.

Une étape dans l'élaboration d'un vaccin

Si ces résultats sont évidemment prometteurs, les chercheurs concèdent que le chemin est encore long avant la mise au point d’un vaccin contre le VIH. "Il est important que nous soyons en mesure de générer une réponse immunitaire au VIH et de montrer que c’est possible", a déclaré le Pr Nikolay Dokholyan, co-auteur de l’étude. "Mais nous devons encore améliorer les capacités de neutralisation des anticorps et d'autres aspects avant qu'il puisse devenir un vaccin viable."

"Les immunogènes que nous avons développées ne sont pas un produit fini, mais nous avons été en mesure de démontrer qu'il est possible de le faire", renchérit le Pr Zhu. "De plus, c'est aussi très excitant que nous ayons pu créer une nouvelle méthode pour fabriquer des protéines sur-mesure, ce qui pourrait aussi ouvrir la porte au développement de vaccins pour d'autres infections."

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... ttre-virus

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 28 Fév 2019 - 02:25
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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 05 Mar 2019 - 05:28
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Un participant séropositif participant à une étude vaccinale transmet le virus au partenaire sexuel pendant l'interruption du traitement

Un homme séropositif a transmis le VIH à son partenaire sexuel après l’interruption du traitement antirétroviral dans le cadre d’une étude sur un vaccin thérapeutique, ont rapporté des scientifiques français dans le Journal of Infectious Diseases de la semaine dernière. Le rapport de cas souligne l'importance pour les participants aux études de guérison et de vaccination de prendre conscience de ce potentiel et de prescrire une prophylaxie pré-exposition (PrEP) à leurs partenaires sexuels.

L’homme de 59 ans avait été diagnostiqué séropositif neuf ans plus tôt, au cours de la phase de primo-infection. Il a commencé immédiatement un traitement antirétroviral et avait maintenu une charge virale indétectable jusqu'à sa participation à l'étude. Il était bien informé sur le VIH et était impliqué dans l'activisme anti-VIH.

Bien que l'affaire se soit déroulée il y a plus de quatre ans, elle n'a été rapportée que maintenant. L’homme participait à une étude vaccinale randomisée et contrôlée contre placebo (VR102 / ANRS149-LIGHT). Les participants à l'étude ont reçu des injections d'un vaccin thérapeutique actif ou d'un placebo entre le début de l'étude et la semaine 24, puis ont interrompu le traitement antirétroviral à la semaine 36. Les participants ont pu reprendre le traitement antirétroviral à la semaine 48 (ou avant) en cas de rebond de la charge virale.

Les participants à l'étude ont été informés du risque de transmission sexuelle et ont été invités à utiliser des préservatifs lors de l'interruption du traitement. L'homme a assisté à des visites d'étude avec son partenaire sexuel et ces discussions ont été consignées dans ses notes médicales.

Un mois après l’arrêt du traitement antirétroviral, sa charge virale s’élevait à 2 000 copies / m pour atteindre près de 16 000 copies / ml à six semaines, avec un retour spontané à un plateau de 1 000 copies / ml après deux mois. Il n'a signalé aucun symptôme notable.

Également un mois après le début de l'interruption du traitement, sa partenaire âgée de 44 ans avait de la fièvre, des douleurs articulaires et une éruption cutanée - des symptômes évocateurs d'une infection à VIH aiguë (très récente). Le VIH lui a ensuite été diagnostiqué et une analyse phylogénétique a montré que sa souche virale était très similaire à celle de son partenaire.

Le seul comportement sexuel signalé par le couple aux médecins était le cunnilingus (qui n'était généralement pas considéré comme un acte risqué) à deux ou trois occasions. Cependant, les médecins soulignent qu'il ne peut pas être exclu qu'ils aient eu d'autres types de rapports sexuels. Aucun des partenaires n'a signalé avoir d'autres partenaires sexuels.

«Ce cas met en évidence le risque de transmission secondaire de l'infection par le VIH pendant l'interruption du traitement, y compris chez les participants qui comprennent bien leur infection par le VIH et ses effets et dont le niveau de rebond viral est faible», commentent le professeur Jean-Daniel Lelièvre et le Dr Laurent. Hocqueloux.

Il y a quelques mois, une analyse de dix participants masculins de la même étude a montré que la charge virale dans le sperme rebondissait rapidement à des niveaux infectieux après l'interruption du traitement contre le VIH. Des augmentations de la charge virale dans le sang et le sperme ont été observées dans les deux semaines et après quatre semaines, les dix participants avaient un virus détectable dans leur sperme.

Référence :

JD & lelièvre Hocqueloux L . Transmission involontaire du VIH-1 à un partenaire sexuel dans le cadre d'une étude sur un candidat vaccin thérapeutique. Journal of Infectious Diseases, en ligne avant impression, 16 février 2019.

http://www.leparisien.fr/societe/sida-d ... 024913.php

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 05 Mar 2019 - 18:52
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Allègements thérapeutiques : ou comment avaler moins de chimie en restant en succès thérapeutique

Mettre en place un allègement thérapeutique pour une personne séropositive permet d’améliorer sa qualité de vie, de corriger ou réduire les effets indésirables, de limiter les interactions médicamenteuses. Cet allègement thérapeutique ne doit pas être fait n’importe comment, de sa propre initiative et toujours dans un accord patientE/médecin. Et certaines conditions impératives doivent être remplies : succès thérapeutique, charge virale indétectable de plus de 12 mois et une bonne observance.

Qu’est-ce que l’allégement thérapeutique ?

Deux options :

1- Il peut s’agir de prendre moins de chimie, c’est-à-dire espacer les prises (prendre par exemple ses antirétroviraux seulement 5 ou 4 jours par semaine) ou encore réduire la posologie.

2- Ou prendre moins de molécules, en passant d’une trithérapie à une bithérapie, voire à une monothérapie. Aussi, il est à rappeler que l’allègement est à distinguer de la simplification, qui est le fait de prendre moins de prises par jour, ou encore prendre moins de comprimées, tout en restant sur une trithérapie (souvent un combo, un comprimé regroupant plusieurs molécules, en une seule prise par jour).

Les conditions du succès thérapeutique de l’allègement se vérifient au maintien d’une charge virale indétectable, d’une amélioration des paramètres biologique et à l’amélioration ressentie par la personne sur son état physique (baisse des effets secondaires indésirables des traitements) et mental et surtout au maintien de l’observance de la prise du traitement.

Traitement par intermittence (5 jours sur 7, 4 jours sur 7, …)

Il s’agit de prendre son traitement 5 voire 4 jours consécutifs et faire une pause des prises les jours restant. Au cas par cas, cette stratégie de prise discontinue peut être envisagée. Lors de l’essai ouvert ANRS162-4D*, sur 100 patients en succès virologique sous une trithérapie depuis au moins 12 mois, 96% des patients étaient toujours en succès thérapeutique sous le schéma 4 jours sur 7. Des essais de plus grande ampleur sont en cours, incluant un plus grand nombre de trithérapies : cet allègement pourrait être possible avec chaque trithérapie pour 45% des séropos traitéEs et indétectables selon le Dr De Truchis, sans besoin de switch (changement de molécules).

Aller vers une bithérapie voire une monothérapie

L’indétectabilité, observée sous trithérapie lors d’un succès virologique, est vérifiée également dans le cadre d’un certain nombre* de combinaison « switch » en bithérapie. Des questions restent tout de même en suspens pour le traitement par bithérapie et il en ressort qu’il doit faire l’objet de recherches plus approfondies. A contrario, beaucoup de données existent sur les monothérapies, qui sont possible ou à exclure*. Quoiqu’il en soit, un passage en bithérapie ou en monothérapie doit s’initier en accord mutuel avec l’infectiologue et une nouvelle surveillance virologique adaptée.

Quelle place pour les médicaments génériques ?

L’allègement thérapeutique ouvre plus de place aux médicaments génériqués, puisque passer à une bithérapie ou une monothérapie nécessite de « casser » sa trithérapie en un seul comprimé journalier (ces dernières étant protégées par un brevet). Nous rappelons que l’intérêt économique ne doit pas jouer dans l’accès aux soins et dans le choix des traitements nécessaires aux séropositifVEs, étant une question plus large de politique du système de fixation des prix des médicaments.

Un confort de vie amélioré : importance de la vie sociale, économique et affective des séropos

S’il n’existe pas à l’heure actuelle de données objectives sur l’amélioration de la qualité de vie et une diminution des effets indésirables, de nombreux malades affirment que cette dernière s’est améliorée. Ce que l’on peut affirmer c’est que dans le cadre du vieillissement des PVVIH réduire les polymédications est un enjeu important. Passer à une bithérapie ou à un traitement par intermittence peut aussi faire réapparaître des vieilles peurs des séropos : voir sa charge virale redevenir détectable, être potentiellement contaminantE à nouveau, ne plus prendre un seul comprimé par jour, etc. Les séropos qui se portent bien sont ceuxCELLES qui ont réussi à retrouver un équilibre social, familial, amoureux et médical. L’allègement thérapeutique doit être fait avec leur accord et l’argument économique du coût du traitement ne doit pas interférer dans la décision. Cet allègement thérapeutique doit amener à une plus grande vigilance médicale.Il semble également que passer à un traitement disponible sous forme générique serait audible par touTEs les séropos si les économies obtenues étaient reversées dans le budget alloué à la prise en charge des séropos afin de l’améliorer.

Les ActupienNEs revendiquent un allègement :

• Dans un accord partagé par leA patientE et adapté à chaque patientE et sa volonté;
• s’il y a refus, qu’il soit motivé auprès duDELA patientE ;
• Où l’allègement par intermittence n’est pas d’emblée effacé par l’allègement par bi ou monothérapie ;
• Proposé aux patientEs pour qui il peut être un bénéfice, peu importe l’académisme du médecin et ses a priori sur les séropos qui viennent d’Afrique subsaharienne, qui sont travailleurEUSEs du sexe, qui sont usagerEs de drogue, qui sont prisonnierEs, … ;
• Où la prise en charge des comorbidités et leur dépistage n’est pas minimisé ;
• Où le suivi social des séropos effectué par les associatifs concernéEs est financé à sa juste mesure par les pouvoirs publics, compte tenu de • l’amélioration de la santé globale des séropos qui y ont accès ;
Dont l’argument économique du coût du traitement ne doit pas interférer
• Où les franchises médicales sont supprimées, car ne plus prendre une trithérapie combo c’est avoir plusieurs boites de médicaments et donc multiplier les euros de franchise CPAM à la pharmacie.
• Il ne s’agit pas seulement d’alléger le thérapeutique : il s’agit également d’acter un arrêt des discriminations dans la vie des séropos et une amélioration de leur situation sociale. C’est en ce sens que nous réaffirmons notre opposition aux Agences Régionales de Santé qui stoppent brutalement les financements associatifs portant sur le suivi social des séropos.Nous demandons également que les économies réalisées soient affectées à l’amélioration de la qualité de vie des séropos avec traçabilité des fonds.
* Rapport Morlat, Optimisation d’un traitement antirétroviral en situation de succès virologique https://cns.sante.fr/wp-content/uploads ... sation.pdf

https://lesactupiennes.fr/allegements-t ... rapeutique

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 06 Mar 2019 - 09:58
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Sida : peut-on guérir du VIH ?

A l'occasion de la conférence mondiale sur le sida à Seattle, a été révélé un second cas de «guérison». Après une greffe de moelle osseuse, le virus aurait totalement disparu chez un patient. Mais ce traitement est très difficilement reproductible.

Les grandes conférences sur le sida sont toujours l’occasion de nouvelles spectaculaires. La Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections, rendez-vous annuel de tous les cliniciens qui s’est ouvert ce lundi à Seattle, ne déroge pas à cette règle basique de communication. Est ainsi présenté le cas d’un deuxième patient, guéri du VIH après une greffe de cellules de moelles osseuses. L’occasion de faire le point sur les notions de guérison, de rémission, voir de stabilisation en matière de VIH.

Guérir du VIH, est-ce possible ?
La notion de guérison est délicate. Elle fait référence à deux cas très particuliers, dont le dernier vient donc d’être présenté à Seattle. Deux patients chez qui on ne trouve plus la moindre trace de virus.

La première histoire a dix ans. On l’appelait alors le «patient de Berlin». Timothy Brown, un jeune Américain avait été testé séropositif en 1995 quand il était étudiant dans la capitale allemande. C’est après avoir reçu une greffe de moelle osseuse en 2007 pour traiter une leucémie, qu’il a cessé de prendre des antirétroviraux et surprise, il ne montrait plus aucun signe d’infection par le VIH. Les médecins qui le suivaient l’ont alors déclaré guéri. On a alors découvert que la moelle greffée provenait d’un donneur qui avait des cellules immunitaires mutantes résistantes au VIH. Selon les estimations, 0,3% de la population est doté de cette immunité naturelle au VIH qui provient de la mutation d’un gène dit CCR5. «Je suis la preuve vivante qu’on peut guérir du sida», disait alors Timothy Brown.

C’est ce qui vient de se répéter avec un patient de Londres, chez qui on n’a pas retrouvé la moindre trace de virus, selon les chercheurs. Lui aussi a subi une transplantation de moelle osseuse, en recevant des cellules-souches de donneurs ayant une mutation génétique rare qui empêche le VIH de s’installer. «En parvenant à une rémission sur un deuxième patient tout en utilisant une approche similaire, nous montrons que le "patient de Berlin" n’a pas été une anomalie», s’est félicité le principal chercheur Ravindra Gupta, professeur à l’Université de Cambridge. Mais il souligne «que la transplantation de moelle osseuse, intervention délicate, dangereuse et douloureuse, n’est évidemment pas une option viable pour le traitement du VIH».

Reste donc un modèle. Le VIH utilisant la plupart du temps le CCR5 comme récepteur pour s’intégrer à la cellule, la mutation dudit gène empêche manifestement le virus de pénétrer dans les cellules hôtes, ce qui rend les porteurs de cette mutation protégés du virus du sida. «Ces cas de guérison nous donnent des éléments de recherche passionnants», explique un chercheur français.

La rémission complète existe-t-elle ?
Oui, mais c’est rarissime. Petit retour en arrière. Les traitements antirétroviraux (ARV) sont apparus en 1996. Depuis ils se sont affinés, simplifiés et, surtout, sont devenus particulièrement efficaces. Ainsi, plus de 90% des patients qui sont sous ARV ont une charge de virus indétectable, c’est-à-dire que l’on ne retrouve plus de traces de particules virales circulant dans leur sang. Mais pour autant, le virus n’a pas disparu ; il reste tapi dans des réservoirs, comme certains ganglions. Et dès que le patient arrête son traitement, le virus se reproduit.

Mais voilà, il y a des cas de rémission complète. En juillet 2015, une équipe de virologue de l’Institut Pasteur a fait état d’une rémission exceptionnelle. Il s’agissait alors d’une jeune fille de 19 ans née séropositive. Pendant les premières années de sa vie, elle a été traitée avec des ARV. Puis à l’âge de 5 ans, ses parents disparaissent avec elle pendant un an et demi. Elle ne reçoit plus de thérapie. Quand elle revient à l’hôpital, à 6 ans et demi, les médecins qui l’examinent sont surpris : aucune trace du virus, et aucune trace d’activité virale. En 2015, douze ans après, alors qu’elle ne suit plus aucun traitement, elle va très bien et on ne décèle plus la moindre trace de virus dans son sang. «Elle est en complète rémission, mais c’est un cas rarissime», expliquait alors le docteur Asier Sáez-Cirión, virologue à l’Institut Pasteur. Cela ne voulant pas dire pour autant que le virus ait complètement disparu de l’organisme de la jeune fille.

Y a-t-il des patients qui vivent bien sans traitement ?
Oui. Il existe des groupes de patients qui vivent avec le VIH sans problème, sans que le virus ne se reproduise. Comme si leurs organismes avaient réussi à s’adapter.

Parmi eux, il y a ceux que l’on appelle les «contrôleurs du VIH». C’est un groupe très particulier de personnes qui ont été infectées par le sida, mais chez qui, sans le moindre traitement, l’organisme et le système immunitaire ont contrôlé la suite de l’infection. Le virus est certes là, dormant, mais il ne bouge pas, comme replié en silence. Selon des études françaises et américaines, ils sont peu nombreux, entre 0,3% et 0,6% des personnes infectées à travers le monde. Dans les années 90, on avait mis en exergue l’histoire de prostituées kenyanes qui avaient été infectées mais vivaient depuis sans maladie. «Chez ces personnes, il y a un facteur génétique important», faisait remarquer Jean-François Delfraissy, directeur de l’Agence nationale de recherche contre le sida et les hépatites.

Un autre groupe existe. Il s'agit de personnes qui ont été contaminées mais ont été traitées très précocement, c’est-à-dire très peu de temps après leur contamination. Elles ont reçu, alors, des thérapies pendant un certain temps. Mais pour des raisons variées, elles ont ensuite arrêté leur traitement et leur organisme a contrôlé le virus. En France, il y a quelques dizaines de patients connus de ce type, regroupés dans ce que l’on appelle la cohorte Visconti.

Eric Favereau

https://www.liberation.fr/france/2019/0 ... ih_1713126

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 12 Mar 2019 - 09:55
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Un sous-type de VIH « possiblement plus virulent » de plus en plus fréquent en France

Il s'appelle CRF02_AG, et ce sous-type du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est de plus en plus prévalent dans la population séropositive française. Selon des données présentées en poster la semaine dernière à la 26e conférence internationale sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI), sa proportion est passée de 14 % avant les années 2010 à 22 % en 2016. Bien que CRF02_AG soit connu depuis les débuts de l'épidémie, les données récentes semblent indiquer qu'il serait plus virulent et transmissible que les autres sous-types de virus.

« Depuis 1999, nous analysons annuellement les virus isolés chez les patients lors de leur primo-infection, explique au « Quotidien » le Dr Marie Laure Chaix (hôpital Saint-Louis, AP-HP). Nous surveillons les résistances transmises, la diversité des virus et l'apparition de nouveaux recombinants et les clusters de transmission, c’est-à-dire les groupes patients infectés par des virus de types proches. »

Seulement 5% des cas dans les années 90

Les chercheurs ont comparé les données de 1 121 patients infectés entre 2014 et 2016, dont 90 % d'hommes parmi lesquels on trouve 70 % d'hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes. CRF02_AG est une recombinaison des sous-type A et G. Très ancien, il a été introduit en France par des patients originaires d'Afrique subsaharienne. Au début des années 1990, seuls 5 % des primo infectés étaient concernés par ce sous-type. Les patients du sous-type B représentaient alors l'écrasante majorité des malades.

Alors que rien ne les distinguait il y a encore quelques années, ces sous-types sont associés depuis peu à une charge virale moyenne significativement plus élevée, comparés à ce qui est observé en cas d'infection par des virus du sous-type B, majoritaires en France. Le sous-type CRF02_AG est également plus représenté dans les clusters comprenant un grand nombre de patients. Ces résultats pourraient laisser suggérer une capacité de ce sous-type à diffuser plus rapidement.

« Même si on exclut les patients d'Afrique subsaharienne, généralement diagnostiqués plus tardivement, on observe que cette différence se maintient. Il serait donc potentiellement plus virulent et plus transmissible », ajoute le Dr Chaix, pour qui il n'y a toutefois pas lieu de s'inquiéter outre mesure : « ce sous-type répond aussi bien aux traitements que les autres. »

Il n'en demeure pas moins que cette possible et récente virulence accrue intrigue les médecins. « Les travaux de Francis Barin (université de Tours, NDLR) ont déjà montré que les CRF02_AG résistent plus largement aux anticorps neutralisant à large spectre, ajoute le Dr Chaix. Nous allons monter une base de surveillance nationale et étudier l'hypothèse d'un possible changement récent dans le génome de ce sous-type : nous le séquencerons en entier et chercherons d'éventuelles différences au niveau des protéines structurales et non structurales. »

Près de la moitié des primo-infectés français dans un « cluster » indentifié

Les auteurs ont également dressé une cartographie des « clusters », c’est-à-dire des groupes de patients infectés par des souches phylogénétiquement proches. Les clusters sont des ensemble de patients infectés par des virus très proches, souvent dans un même lieu ou région ou selon un même mode de transmission. « Nous observons que 41 % des patients en primo-infections font partie d'un cluster », explique Le Dr Chaix. Les patients qui n'appartiennent pas à un cluster identifié ont pour la plupart été diagnostiqués après la primo-infection, lorsque la maladie se chronicise. « Sur les 6 000 infections annuelles françaises, seulement 600 à 1 000 sont diagnostiquées dans l'année », rappelle le Dr Chaix.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... nce_866807

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 14 Mar 2019 - 03:49
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L’analyse moléculaire fine des virus VIH permet de mieux surveiller l’épidémie en France

Lors de la 26e CROI (Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections, Seattle, du 4 au 7 mars), Benoît Visseaux (Hopital Bichat, Unité Inserm UMR 1137) présente un travail soutenu par l’ANRS (AC43) et coordonné par Marie-Laure Chaix (CNR VIH). Comparée aux années précédentes, cette étude, incluant 1121 patients infectés entre 2014 et 2016, met en évidence une augmentation en France de la circulation des virus d’un sous-type encore minoritaire : le CRF02_AG. Les patients infectés par ces virus ont souvent une charge virale plus élevée laissant suggérer une diffusion plus rapide des virus CRF02_AG. Par ailleurs, la comparaison génétique des virus permet également d’identifier dans 41% des cas des groupes de patients appartenant à un réseau de transmission appelés "clusters".

En comparant la séquence nucléotidique des virus VIH, il est possible de construire un arbre phylogénétique et ainsi d’une part de surveiller l’évolution de la diversité et d’identifier de nouveaux virus recombinants et d’autre part d’identifier des groupes de patients infectés par des souches phylogénétiquement proches. Ces groupes constituent des Clusters de Transmission Récente (ou CTR), groupes de patients infectés par des virus très proches, souvent dans un même lieu ou région ou selon un même mode de transmission. Ces clusters permettent de disposer de données précises concernant les profils, localisations, vitesse de transmission et taille de ces micro-épidémies, parfois massives.

En se basant sur l'analyse génétique des VIH ayant infecté 1121 personnes entre 2014 et 2016 (population composée de 90% d'hommes dont 70% d'hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes (HSH)), Benoît Visseaux et ses collègues montrent que la prévalence du sous-type CRF02_AG augmente d'année en année. En effet, sa proportion est passée de 14% avant les années 2010 à 22% en 2016. La charge virale des patients infectés par ce virus est significativement plus élevée que chez les patients infectés par les virus de sous type B majoritaire en France. Ce sous type CRF02 est également plus représenté dans les clusters comprenant un grand nombre de patients (≥4 patients). Ces résultats pourraient laisser suggérer une capacité de ce sous type à diffuser plus rapidement.

Comparés aux patients qui ne sont pas inclus dans des clusters de transmission, les patients appartenant à l'un d'eux sont en plus grande proportion des HSH et sont plus jeunes. Près de la moitié des CTR étudiés sont localisés à Paris et 31 des 39 clusters de grande taille (4 à 14 patients) identifiés en France incluent des patients diagnostiqués à Paris.

Cette étude souligne l'importance de la surveillance continue des virus VIH au niveau national. L’analyse des clusters de transmission du VIH permet d’identifier les populations et les zones géographiques où ces virus se diffusent rapidement. Cela devrait permettre de déclencher des actions de dépistage, de traitement et de prévention spécifiques. Benoît Visseaux, Marie-Laure Chaix et leurs collègues virologues de l’AC 43 de l’ANRS en association avec Santé Publique France travaillent aujourd’hui à « la mise en place d'un réseau de surveillance national visant à identifier les lieux et modes de transmission les plus à risque, en vue d'une prévention davantage ciblée permettant d'enrayer la progression de l'épidémie de VIH ».

http://www.croiwebcasts.org/console/pla ... smsrq=5170

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 14 Mar 2019 - 14:33
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Rein et VIH en 2019
Pr Emmanuelle PLAISIER Médecin Néphrologie Hôpital Tenon Paris, France




https://youtu.be/nqyPutZ7plw

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 15 Mar 2019 - 22:22
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Les engagements sur l’amélioration de la santé des consommateurs de drogues injectables n’ont pas été tenus : 99 % de ces personnes n’ont pas accès à des services adéquats anti-VIH et de réduction des risques


Un nouveau rapport de l’ONUSIDA met en lumière la nécessité urgente de mettre en œuvre une approche fondée sur les droits de l’homme et sur des données probantes pour ouvrir aux consommateurs de drogues injectables l’accès aux services de santé essentiels

GENÈVE, 13 mars 2019 — Un rapport publié ce jour par l’ONUSIDA montre que, malgré la baisse des nouvelles infections à VIH dans le monde, l’incidence du VIH ne recule pas chez les consommateurs de drogues injectables (1,4 % à l’échelle mondiale en 2017). Le rapport montre également que 99 % des consommateurs de drogues injectables vivent dans des pays qui ne proposent pas de couverture adéquate en termes de services de réduction des risques.

« L’ONUSIDA s’inquiète énormément de l’absence de progrès pour les consommateurs de drogues injectables, imputable au fait que de nombreux pays ne mettent pas en place des approches de la consommation de drogues éclairées par des données probantes et fondées sur les droits de l’homme », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « En mettant les individus au cœur de l’approche et en veillant à ce qu’ils aient accès à des services de santé et sociaux dans le respect de leur dignité et sans discrimination ni criminalisation, des vies peuvent être sauvées et les nouvelles infections à VIH être réduites radicalement ».

Ce nouveau rapport de l’ONUSIDA, intitulé Santé, droits et drogues : réduction des risques, dépénalisation et discrimination zéro pour les consommateurs de drogues, montre que sur les 10,6 millions de personnes qui ont consommé des drogues injectables en 2016, plus de la moitié vivaient avec l’hépatite C, et une sur huit vivait avec le VIH. Il explique que la mise en place de services complets de réduction des risques (notamment programme de distribution d’aiguilles et de seringues, traitement de la dépendance aux drogues, dépistage et traitement du VIH) permettra de relancer les progrès dans l’élimination des nouvelles infections à VIH chez les consommateurs de drogues.

http://www.unaids.org/sites/default/fil ... 019_en.pdf

Pourtant, peu d’États membres des Nations Unies se sont montrés à la hauteur de l’accord de 2016 décrit dans le document final de la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le problème mondial de la drogue, visant à prendre des mesures de santé publique efficaces pour améliorer la santé des consommateurs de drogues.

Le rapport souligne que malgré la dépénalisation de l’usage et de la possession de drogue à des fins personnelles, qui a accru la disponibilité, l’accès et le recours aux services de santé et de réduction des risques, la criminalisation et les peines sévères restent monnaie courante. On estime qu’une personne sur cinq détenue dans le monde est incarcérée pour des délits en relation avec la drogue, dont 80 % sont en prison uniquement pour possession à usage personnel. En outre, le rapport recense 35 pays qui prévoient la peine de mort pour les délits liés à la drogue.

L’ONUSIDA défend également l’engagement total de la société civile en tant que source essentielle d’information et pour les actions de mobilisation, de sensibilisation et de mise en place de services communautaires, notamment dans les endroits où des politiques et des pratiques répressives constituent la norme. Par ailleurs, l’ONUSIDA appelle à financer suffisamment les programmes sur les droits de l’homme et les services de santé qui incluent des services de réduction des risques et anti-VIH, des ripostes communautaires et des moyens d’action sociaux, ainsi que la lutte contre la stigmatisation et la discrimination liées aux drogues et au VIH.

Le rapport souligne que malgré l’efficacité de la réduction des risques, les investissements dans de telles mesures sont bien loin de couvrir les besoins pour une riposte efficace au VIH. Dans 31 pays à revenu faible et intermédiaire qui ont transmis des données à l’ONUSIDA, 71 % des dépenses consacrées aux services anti-VIH pour les consommateurs de drogues ont été financées par des donateurs externes.

Bien que certains pays aient fait des progrès en mettant en place des approches basées sur des données probantes et ancrées dans les droits de l’homme, la plupart sont encore à la traîne. À la veille de la session ministérielle de la Commission des stupéfiants des Nations Unies, qui débutera le 14 mars 2019 à Vienne, en Autriche, l’ONUSIDA encourage les gouvernements à revisiter et à recentrer leurs approches en matière de drogues, en plaçant les individus au cœur de ces approches et en associant droits de l’homme et santé publique.

L’ONUSIDA a formulé un ensemble de recommandations que les pays peuvent adopter, notamment :

• Mise en place de services complets de réduction des risques et anti-VIH, y compris programme de distribution d’aiguilles et de seringues, traitement de substitution aux opiacés, gestion des overdoses à la naloxone et salles de consommation sécurisées.
• Assurer l’accès de tous les consommateurs de drogues à la prévention, au dépistage et au traitement vital du VIH, de la tuberculose, des hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles.
• Dépénaliser la consommation de drogues et la possession pour usage personnel. Là où les drogues restent illicites, les pays devraient adapter et réformer les lois pour faire en sorte que les consommateurs de drogues aient accès à la justice, y compris aux services juridiques, et ne soient pas confrontés à des sanctions punitives ou coercitives dans les cas d’usage personnel.
• Agir pour éliminer toutes les formes de stigmatisation et de discrimination rencontrées par les consommateurs de drogues.
• Soutenir l’engagement total de la société civile en tant que source d’information et pour les actions de mobilisation, de sensibilisation et de mise en place de services communautaires, notamment dans les endroits où des politiques et des pratiques répressives constituent la norme.
• Investir dans les programmes sur les droits de l’homme et les services de santé, notamment sur un ensemble complet de services de réduction des risques et anti-VIH, des ripostes communautaires et des moyens d’action sociaux.
Voir le rapport complet : Santé, droits et drogues : réduction des risques, dépénalisation et discrimination zéro pour les consommateurs de drogues.

http://www.unaids.org/sites/default/fil ... 019_en.pdf

http://www.unaids.org/fr/resources/pres ... ugs_report

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Mar 2019 - 05:32
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https://jemedepiste.com/

L'importance du dépistage régulier du VIH :

Chaque année en France, 6000 personnes environ découvrent qu’elles sont séropositives. Les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes et les personnes hétérosexuelles originaires d’Afrique Subsaharienne ou des Caraïbes sont les populations les plus exposées.

En France, on estime que 25 000 personnes ignorent qu’elles sont séropositives au VIH. C’est ce que l’on appelle l’épidémie cachée.
Le dépistage régulier est l’une des clés pour arrêter l’épidémie de VIH.
C’est dans les premiers mois qui suivent la contamination qu’une personne séropositive non diagnostiquée est le plus à risque de transmettre le VIH. C’est une période durant laquelle le virus se duplique dans le corps et se transmet plus facilement.

Réduire le délai entre le moment de l’infection et diagnostique du VIH par un dépistage régulier permet de également de réduire le nombre de personne exposée au risque à VIH durant cette période.
Connaître sa séropositivité le plus tôt possible après son infection, c’est pouvoir accéder à un traitement qui permettra d’être en bonne santé et réduire les risques de complication liés au VIH.

Après plusieurs mois de mise sous traitement, le VIH sera présent en très faible quantité dans le sang et le sperme. C’est que ce que l’on appelle la charge virale indétectable qui contribue à un effet Tasp (Treatment As Prevention).
Dès lors une personne séropositive sous traitement avec une charge virale indétectable ne peut transmettre le virus à ses partenaires sexuels-les = effet Tasp.

Aujourd’hui encore, de nombreuses personnes découvrent leur séropositivité à un stade tardif de la maladie pouvant rendre compliqué leur prise en charge thérapeutique.

Pour aller plus loin sur le sujet :

https://www.aides.org/dossier/aides-en-france

https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c ... -en-france

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 31 Mar 2019 - 15:31
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Première greffe de rein d'une donneuse séropositive aux Etats-Unis

A Baltimore aux Etats-Unis, une femme séropositive a donné son rein à une autre personne porteuse du VIH.

Le rein d'une femme de 35 ans porteuse du virus du Sida a été transplanté à une autre personne séropositive. L'annonce a été faite par l'hôpital John Hopkins de Baltimore où a eu lieu la transplantation inédite.

Nina Martinez a pu faire don d'un rein malgré sa séropositivité. Une démarche exceptionnelle aux Etats-Unis car une législation de 2013 fixe un cadre précis : seuls les organes des personnes séropositives décédées peuvent être greffés sur des receveurs séropositifs. Jusqu'ici donc, les personnes porteuses du VIH aux Etats-Unis ne pouvaient pas faire de don de cet organe de leur vivant à d'autres personnes séropositives. Les médecins estimaient qu'un seul rein pouvait affaiblir le donneur, déjà fragilisé par les médicaments antirétroviraux et la maladie.

L'hôpital John Hopkins a obtenu l'autorisation en 2016 de déroger à cette règle pour réaliser une première greffe d'un donneur "vivant" porteur du VIH, rappelle l'AFP. Nina Martinez devait initialement donner son rein à un ami. Mais celui-ci est décédé entre temps. Elle a donc décidé de faire don de son rein à un receveur porteur du VIH. Depuis l'intervention, qui s'est déroulée lundi 25 mars, la donneuse se porte bien tout comme le receveur, dont l'identité n'a pas été révélée.

PÉNURIE DE REINS AUX ETATS-UNIS
Les médecins espèrent que cette transplantation ouvre la voie à d'autres cas similaires de greffes de reins de donneurs séropositifs en bonne santé à des receveurs porteurs du VIH.

On estime à environ 10 000 le nombre de personnes séropositives en dialyse et qui pourraient bénéficier de greffe de rein de donneurs porteurs du virus du Sida. Plus largement les Etats-Unis font face à une pénurie de reins avec plus de 100 000 personnes en attente de greffe.

En France, on comptait 18 793 personnes en attente d'une greffe de rein en 2017. 3 782 greffes ont pu être réalisées dont 611 grâce au don du vivant d'un proche, rappelle le site Service public.

https://www.topsante.com/medecine/votre ... nis-631347

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 05 Avr 2019 - 06:21
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Françoise Barré-Sinoussi : « Il y a un problème général d'information et d'éducation sur le VIH/sida en France »

Le 25e Sidaction débute ce vendredi et se tient durant trois jours. L'occasion de faire, avec sa présidente Françoise Barré-Sinoussi, codécouvreuse du VIH en 1983 et co-Nobel 2008, sur l'épidémie de sida en France et l'état de la recherche aujourd'hui.

Quels sont les points saillants de l'épidémie de VIH/sida aujourd'hui en France ?

Plus de 170.000 personnes vivent aujourd'hui avec le virus et, d'après les dernières données publiées par Santé publique France , plus de 6.400 personnes ont appris leur séropositivité en 2017. Deux groupes connaissent une augmentation des infections VIH : les moins de 25 ans et les plus de 50 ans.

Concernant la manière dont les 15-25 ans perçoivent le sida, les chiffres sont assez effrayants. Près d'un quart d'entre eux ne se sentent en effet pas bien informés. Et 23 % pensent qu'on peut guérir de l'infection VIH. Je trouve ça d'autant plus incroyable qu'on n'arrête pas de dire que le traitement est à prendre à vie, et que le virus n'est pas éliminé mais simplement contrôlé.

Concernant le préservatif, 94 % des jeunes pensent qu'il est efficace. C'est bien, même si cette proportion diminue un peu. Mais quand on leur demande s'ils utilisent le préservatif et s'ils se font dépister pour l'infection VIH, ils vous disent « non, pourquoi ? je ne me sens pas à risque ». Ca fait quand même très peur.

Cela tient-il, selon vous, à un problème de mauvaise information sur le VIH/sida en France ?

L'éducation dans le domaine de la santé sexuelle est quelque chose qu'il faut certainement reprendre et réactualiser, au niveau des lycées et plus globalement des organismes d'enseignement en France. Il y a un problème général d'information, d'éducation, de sensibilisation à passer au grand public, notamment les jeunes. Dans ce domaine, les médias aussi ont un rôle important.

Y a-t-il un recul en la matière, par rapport aux « années sida » mais aussi aux périodes plus récentes ?

Ah oui ! Vous entendez parler du VIH/sida, vous ? Dans les années 80/90, on en parlait beaucoup. Certes, la situation n'était pas celle d'aujourd'hui : on était en période de crise et de tragédie. Il n'y avait pas encore les traitements qui permettent désormais de vivre avec le VIH. Mais quand même, on sait que le VIH est toujours là. C'est d'ailleurs le message de la campagne de Sidaction cette année : « N'oublions pas que le virus du sida est toujours là ». Mais on a franchement l'impression que les gens oublient.

Je dis souvent qu'on est dans une période un peu contradictoire. D'un côté, on a une banalisation de l'infection à VIH et, plus globalement, des maladies sexuellement transmissibles. Les gens oublient parce qu'ils pensent qu'être infecté par le VIH, ça n'est finalement pas si grave que ça. Certains jeunes me disent d'ailleurs préférer être infecté par le VIH qu'avoir un diabète. Ca fait quand même un peu peur !

Bien sûr qu'avoir et être traité à vie pour un diabète, ça n'est pas drôle du tout. Mais on peut avoir le VIH et aussi développer, sur le long terme, un diabète. De l'autre côté, l'annonce de la séropositivité reste comme un couperet qui tombe, c'est l'annonce d'une maladie terrible et incurable. La peur est là.

Dans quelle mesure cette mésinformation concerne-t-elle la prophylaxie pré-exposition ou PrEP ?

Comme pour la vaccination, on entend parfois des discours discordants au sein du corps médical sur la PrEP. Or, l'efficacité de cet antirétroviral à prendre avant et au cours d'une période d'exposition à un risque de contamination est indiscutable.

Notre discours sur la PrEP n'a jamais été « n'utilisez plus de préservatif ». Loin de là. Le préservatif doit être utilisé. Mais il faut aussi regarder la réalité en face : certaines personnes, parmi la population gay mais pas seulement, prennent des risques. Alors, pour eux, il y a un outil supplémentaire, qui est la PrEP.

Quelles sont les grandes tendances actuelles de la recherche sur le VIH ?

Pour résumer, on a deux grandes tendances. D'une part, la recherche d'un vaccin, qui reste complètement d'actualité. D'autre part, la recherche de nouvelles thérapies qui permettraient aux patients d'arrêter d'être sous antirétroviraux, comme ils le sont aujourd'hui jusqu'à la fin de leurs jours.

Où en sont les travaux sur un vaccin ?

Pour faire court, je dirais que les dix dernières années ont été marquées par l'identification d'anticorps extrêmement puissants et efficaces, qu'il faut maintenant tenter d'induire par un vaccin. Il faut également essayer de comprendre comment ces anticorps marchent. Parce qu'il semble qu'un certain nombre d'entre eux ne fonctionnent pas selon le mécanisme classique des anticorps, mais probablement par un ensemble de mécanismes.

Des recherches de pointe sont faites actuellement sur ce sujet des anticorps, ainsi que sur les mécanismes qu'un vaccin doit induire pour obtenir une protection. Deux grands essais vaccinaux d'efficacité sont en cours, pour lesquels nous - la communauté scientifique sida - n'aurons pas de résultats avant 2020-2021.

Et quid des thérapies du futur ?

En ce qui concerne les thérapies du futur, les anticorps très puissants que je viens d'évoquer commencent à être utilisés et ont montré une certaine efficacité, dans des modèles, pour bloquer la dissémination des réservoirs de virus dans le corps. Plusieurs stratégies sont étudiées. D'abord, essayer de réactiver et d'éliminer les réservoirs de virus qui se trouvent dans tous les compartiments du corps.

Aujourd'hui, on comprend de mieux en mieux pourquoi le virus persiste sous traitement actuel. Mieux comprendre les mécanismes de persistance du virus dans différents compartiments permettrait de mieux cibler les réservoirs viraux soit en réactivant le virus et en optimisant la défense immunitaire pour éliminer les cellules réservoirs, soit en bloquant définitivement ce virus pour qu'il ne sorte plus jamais de ces réservoirs viraux.

Ces stratégies sont importantes aussi pour la recherche sur les comorbidités non-sida. Vous savez qu'un certain nombre de personnes sous antirétroviraux développent, sur le long terme, des cancers, des désordres métaboliques comme le diabète ou des maladies cardio-vasculaires, des désordres neurologiques, en d'autres termes, des troubles du vieillissement précoce.

Or, on sait que ces affections sont en lien aussi avec certains des mécanismes qui expliquent la persistance du virus dans l'organisme. En travaillant sur le sida, on travaille donc aussi, dans une certaine mesure, sur ces maladies associées au vieillissement.

Que vous êtes-vous fixé comme objectif pour ce Sidaction 2019 ?

Je crois qu'il ne faut pas trop se fixer d'objectifs, qu'il faut être très réaliste et attendre dimanche soir. Mais j'espère qu'on va au moins maintenir le taux de donation de l'an passé. Et si on pouvait avoir plus, ce serait quand même bien !

Cette année, Sidaction a 25 ans. Ce sont 25 ans de combats que nous sommes tous prêts à continuer pour répondre aux attentes des patients concernés par le VIH, voire affectés par d'autres maladies. Quand Sidaction soutient les chercheurs et les associations ou aide à mettre en place des programmes dans les pays à ressources limitées, elle aide en même temps à une prise en charge beaucoup plus globale de la santé dans ces pays. C'est important, et on ne le dit pas suffisamment.

https://www.lesechos.fr/idees-debats/sc ... ce-1006871

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