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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 02 Nov 2016 - 09:57
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Theratechnologies procède à une mise à jour en marge de la tenue d'une rencontre avec les analystes financiers du secteur de la santé


MONTRÉAL, CANADA--(Marketwired - 1 nov. 2016) Theratechnologies Inc. (Theratechnologies) (TSX:TH) a annoncé aujourd'hui qu'elle a été l'hôte, à Toronto, d'une présentation faite à des analystes financiers du secteur de la santé. Le but de cette rencontre était de fournir, à la communauté des analystes affectés au secteur de la santé, un sommaire des développements des dernières années au sujet de notre entreprise, des activités récentes touchant EGRIFTAMD (tésamoréline pour injection) et de procéder à une revue complète de l'ibalizumab, un antirétroviral biologique à action prolongée présentement sous étude clinique.

Theratechnologies a discuté des données cliniques de l'ibalizumab présentées la semaine dernière au prestigieux congrès scientifique IDWeek 2016MC. Ces données, récemment dévoilées à ce congrès, ont été revues en détail, de même que les résultats d'études de marché pour l'ibalizumab aux États-Unis. Celles-ci ont été réalisées par notre équipe à l'interne et aussi par des conseillers indépendants externes se spécialisant dans ce genre de recherches auprès des médecins et des payeurs.

La principale conclusion de cette analyse est que, présentement, il y a approximativement 20 000 à 25 000 patients aux États-Unis qui sont, à l'heure actuelle, infectés par un VIH-1 pluri-résistant aux médicaments (PRM) disponibles (défini comme étant résistant à au moins un médicament dans au moins trois classes de thérapies antirétrovirales (TAR)). Ces chiffres sont significativement plus élevés que ce qui avait été avancé par la Compagnie jusqu'à présent. Bien que la science médicale ait fait d'importants progrès depuis les 35 dernières années, les patients PRM demeurent très difficiles à traiter, et nos recherches démontrent que 50 à 56% de ces patients éprouvent une défaillance virologique à l'intérieur d'une période de 48 semaines de traitement qui requiert que leur médecin modifie leur thérapie.

L'ibalizumab a obtenu la désignation de « percée thérapeutique » de la U.S. Food and Drug Administration (FDA) qui lui a aussi attribué le titre de « médicament orphelin » en plus de lui accorder une évaluation prioritaire. Les résultats pour le paramètre primaire de l'étude de phase III de l'ibalizumab ont été mis en avant-plan lors d'une présentation orale de dernière minute à IDWeek 2016MC le 29 octobre 2016 et ont aussi été sélectionnés par le comité scientifique d'IDWeek 2016MC pour être présentés lors d'une conférence de presse tenue le 28 octobre 2016. Ces résultats ont également été diffusés dans un communiqué de presse que nous avons émis le 28 octobre 2016.

« Nous avons constaté, au cours des derniers jours, que la communauté scientifique s'intéresse grandement à l'ibalizumab et nous sommes heureux que les données d'ibalizumab aient été partagées avec la communauté médicale au cours de la dernière fin de semaine et avec les analystes financiers aujourd'hui, » a déclaré Luc Tanguay, président et chef de la direction de Theratechnologies. « Les informations supplémentaires transmises aux analystes aujourd'hui démontrent qu'un nombre important de personnes infectées par le VIH-1 PRM pourrait tirer des bénéfices de l'ibalizumab, s'il est approuvé, » a-t-il ajouté.

Notre recherche auprès des payeurs américains a aussi permis de constater que les programmes privés et publics d'assurance reconnaissent le besoin médical non satisfait pour les patients infectés par le VIH-1 PRM et ils ont exprimé des points de vue favorables par rapport à un produit qui pourrait offrir un profil d'innocuité avantageux et une efficacité clinique pour ces patients difficilement traitables.

Notre partenaire, TaiMed Biologics, Inc., a récemment annoncé la conclusion de la portion de traitement de l'étude pivot de phase III et nous sommes impatients de pouvoir présenter les premiers résultats sur l'innocuité et les paramètres secondaires d'efficacité sur une période de 24 semaines d'ici quelques semaines. Nous continuons à travailler diligemment à la préparation du lancement commercial potentiel d'ibalizumab aux États-Unis dans les meilleurs délais.

L'information présentée aujourd'hui est basée sur l'analyse d'un certain nombre de recherches publiquement disponibles en plus d'études de marché effectuées, pour notre compte, par nos conseillers externes indépendants. Les données publiques sont notamment issues du North American AIDS Cohort Collaboration on Research and Design (NA-ACCORD), du NCHHSTP Atlas (Center for Disease Control and Prevention's National Center for HIV/AIDS, Viral Hepatitis, STD, and TB Prevention), du Stanford University HIV Drug Resistance Database et du Swiss HIV Cohort Study.

À propos de l'ibalizumab

L'ibalizumab est un anticorps monoclonal humanisé présentement en développement pour le traitement potentiel de l'infection au VIH-1. Contrairement aux autres médicaments antirétroviraux, l'ibalizumab se lie principalement au deuxième domaine extracellulaire du récepteur CD4, qui est éloigné des sites de liaison au complexe majeur d'histocompatibilité de classe II (CMH II). L'ibalizumab prévient potentiellement l'infection des cellules immunitaires CD4 par le VIH-1 tout en préservant la fonction immunitaire normale. L'ibalizumab est actif contre le VIH-1 résistant à tous les médicaments antirétroviraux approuvés. L'ibalizumab a été testé en phase I et II du programme de recherche clinique et la phase III est la dernière étude clinique pivot requise par la FDA afin de compléter le Biologic Licence Application (BLA) à être soumis à la FDA.

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 02 Nov 2016 - 10:02
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Israël: un nouveau médicament pourrait révolutionner le traitement du SIDA

L'ingrédient actif du nouveau médicament est un peptide - une version réduite d'une protéine
Des scientifiques israéliens ont mis au point un nouveau médicament qui pourrait constituer une percée dans le traitement du VIH et du sida, a rapporté lundi le site d'information israélien Mako.

Le médicament, développé à l'Université hébraïque de Jérusalem et testé à Rehovot, a été injecté dans des tubes à essai contenant le sang de dix porteurs du VIH souffrant du sida. Selon le rapport, après huit jours, la présence du virus dans les flacons a diminué jusqu'à 97 pour cent.

Les médicaments anti-VIH existants peuvent retarder la reproduction du virus dans le corps, mais ne peuvent pas le détruire complètement.

L'ingrédient actif du nouveau médicament est un peptide - une version plus petite qu'une protéine - qui conduit à de nombreuses copies de l'ADN du virus pour entrer dans une cellule, ce qui active l'autodestruction de cette dernière, explique le Times of Israel.

Abraham Loyter, l'un des deux scientifiques qui ont développé le médicament, a déclaré à Mako qu'il pourrait être révolutionnaire.

"Dans notre approche, nous détruisons les cellules, il n'y a donc aucune chance que le virus se réveille un jour", a-t-il affirmé.

http://www.europe-israel.org/2016/11/is ... t-du-sida/

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 02 Nov 2016 - 10:05
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nega a écrit:
et le vaccin anti hiv dont on a parlé voici quelque temps ? marche pas ?


fil a écrit:
lequel ? parce que la plusieurs essais en cours nega , ça se saurait de toute façon .

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 02 Nov 2016 - 12:07
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Comment une simple étiquette mal lue a créé le mythe du «patient zéro» du VIH aux États-Unis

http://www.slate.fr/story/127127/gaetan ... t-zero-vih

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 04 Nov 2016 - 04:55
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VIH : 5 000 personnes testent un vaccin en Afrique du Sud

L’Afrique du Sud entre en guerre contre le VIH. Ce 3 novembre, un essai clinique est lancé. Il teste un vaccin destiné à prévenir les infections dès le départ.

La première injection a eu lieu ce 3 novembre à Soweto. Dans ce grand township d’Afrique du Sud se tient un essai clinique d’ampleur, comme ailleurs dans le pays. Une quinzaine de centres médicaux expérimentent un vaccin préventif contre le VIH. La perspective a visiblement rencontré un réel succès : plus 5 000 Sud-africains se sont portés volontaires, annonce la chaîne nationale eNCA. Les résultats sont prévus pour la fin de l’année 2020.

Cet essai clinique, enregistré sous le code HVTN 702, est très attendu depuis 2009. A cette date, un premier vaccin a été évalué en Thaïlande. Il a permis une réduction de 30 % du nombre de contaminations sur 3 ans et demi. Insuffisant pour une mise sur le marché, mais assez concluant pour poursuivre les travaux.
Une composition légèrement différente sera testée en Afrique du Sud. Elle cible le sous-type C du VIH, qui circule majoritairement dans le pays. « C’est un jalon important dans le domaine de la prévention du VIH, dans le monde entier », s’est félicitée sur eNCA Linda-Gail Bekker, directrice adjointe de la fondation Desmond-Tutu contre le VIH. L’organisme participe de manière active aux travaux.

330 000 infections par an

Entre la première et la dernière injection, un intervalle d’un an sera nécessaire. Au total, les volontaires recevront 5 doses. Suivra une période de trois ans durant laquelle les participants seront étroitement surveillés. Cela permettra d’évaluer l’efficacité du vaccin, qui suit la stratégie « prime boost ». Elle consiste à administrer une molécule qui réveille le VIH, puis un second produit qui booste la réponse immunitaire face à celui-ci. Une approche qui peut s’avérer précieuse lors d’une contamination, alors que le virus n’a pas infecté un grand nombre de cellules hôtes.

Cette preuve ne saurait être obtenue sans comparaison. C’est pourquoi les chercheurs vont séparer les patients en deux groupes. Le premier recevra le vaccin complet, le second un placebo. Les centres investigateurs ne seront pas informés de cette répartition.

Au cours du suivi, les volontaires seront invités à respecter les règles habituelles de prévention. Mais le port du préservatif est tout sauf un réflexe en Afrique du Sud. Chaque année, 330 000 nouvelles infections sont dénombrées dans le pays. « Un vaccin contre le VIH sûr et efficace pourrait aider à une fin durable de la pandémie de VIH et de Sida, confirme Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) qui finance en partie l’étude. Il est particulièrement nécessaire en Afrique du Sud, où le VIH est omniprésent plus qu’ailleurs dans le monde. »

https://www.enca.com/south-africa/hiv-v ... s-underway

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 04 Nov 2016 - 06:39
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http://www.biosantech.org/

Vaccin contre le Sida : une avancée qui demande confirmation

Deux ans après avoir reçu des injections d'un candidat-vaccin, des patients infectés par le VIH ne présenteraient plus de traces d’ADN viral dans leur sang.

GARDE DU CORPS. De nombreux essais vaccinaux contre le VIH sont actuellement en cours dans le monde avec chacun une stratégie bien définie pour tenter d’éliminer le rétrovirus de l’organisme des malades. Celle adoptée par l’équipe d’Erwann Loret (CNRS/Aix-Marseille université) ne vise pas directement le VIH mais une protéine appelée Tat Oyi qui est sécrétée par les cellules infectées et qui agit comme une toxine sur les cellules immunitaires. « Cette protéine sert de garde du corps pour le VIH en formant un écran de protection pour les cellules infectées. Elle empêche leur destruction par le système immunitaire », explique le médecin. L’objectif du vaccin est de faire produire par l’organisme des anticorps qui neutralisent la protéine Tat et de permettre ainsi l'élimination des cellules infectées par le VIH par les cellules tueuses du système immunitaires.

Atteindre la rétro-séroconversion

En 2013, un essai de phase IIa impliquant une cinquantaine de volontaires a eu lieu au Centre d'Investigation Clinique (CIC) de l’Hôpital de la Conception conduit par Isabelle Ravaux des hôpitaux de Marseille et financé par la start-up Biosantech qui est maintenant propriétaire des brevets concernant ce vaccin. Les résultats de cet essai s'avèrent encourageants selon la société. Reste qu'à ce jour ils ne font l'objet d'aucune publication scientifique validée, même si Biosantech promet qu'ils seront publiés prochainement dans la revue Retrovirology.

Les volontaires ont été divisés en quatre groupes : un groupe de contrôle a reçu un placébo et trois autres le vaccin à des doses différentes (11, 33 et 99 microgrammes). « Tous les participants étaient séropositifs et sous traitement depuis de nombreuses années et étaient de bon contrôleurs du virus. Suite aux injections, ils ont arrêté pendant deux mois la prise des trithérapies et notre objectif était de voir si le vaccin permettait de réduire le rebond virémique consécutif à l’arrêt du traitement », explique Jean de Mareuil, directeur scientifique de Biosantech. Les séropositifs qui interrompent leur traitement présentent effectivement quinze jours à trois semaines après l’arrêt, une augmentation brutale de la quantité de VIH dans leur sang, c’est ce que les médecins appellent le rebond virémique. Selon les données présentées (mercredi 16 mars 2016) par Biosantech dans le groupe qui a testé la dose à 33 microgrammes, 60% des volontaires ont eu un rebond virémique très atténué. Un résultat très favorable donc. Et plus important encore, au moins trois patients (1) n’ont toujours pas d’ADN viral détectable dans leur sang deux ans après la vaccination, ce qui signifie que le vaccin élimine aussi les cellules réservoirs du VIH (des cellules infectées dans lequel le virus est latent et qui peuvent le relâcher dans l’organisme). Aucun traitement n’est actuellement capable d’éradiquer le VIH de l’organisme et de détruire totalement ces cellules réservoirs. C’est là que réside la véritable promesse de ce vaccin qui représente « une avancée majeure dans la cure anti-VIH » estime Isabelle Ravaux. Une promesse toutefois jugée sans réel fondement par le directeur de l'Agence nationale de recherches sur le Sida, Jean-François Delfraissy, furieux de cet effet d'annonce.

PRUDENCE.

Peut-on considérer ces trois volontaires comme guéris ? « Non », répond sans hésitation Erwann Loret. L'absence d’ADN viral dans leur sang ne signifie pas que toutes les cellules réservoirs ont été détruites. Il reste une incertitude liée à la finesse des analyses de laboratoire. « Le vrai signe de guérison sera la rétro-séroconversion, on n’y est pas encore mais c’est notre but », précise-t-il. Ce terme de rétro-séroconversion signifie que l’organisme n’ayant plus de virus contre lesquels lutter « abaisse la garde » et réduit son taux d’anticorps anti-VIH. Un seul patient au monde a connu une rétro-séroconversion médicalement documentée et peut donc être considéré comme guéri : il s’agit de Timothy Brown, surnommé le patient de Berlin, qui a reçu une greffe de moelle osseuse (pour traiter une leucémie dont il souffrait aussi) d’une personne naturellement immunisée contre le VIH en raison d’une très rare mutation génétique. Prudence donc quant aux espoirs que pourraient susciter cette annonce. D’autant, et c’est regrettable, qu’elle a été faite en amont de la publication scientifique qui elle seule pourrait permettre aux spécialistes d’évaluer le protocole de l’étude et la validité des résultats. Biosantech promet toutefois « une publication dans les prochaines heures ou les prochains jours ». Un reproche qui avait déjà touché Biosantech lors d'une première annonce en octobre dernier.

Plusieurs étapes doivent encore être franchies avant d’aboutir à un vaccin thérapeutique à l’efficacité prouvée. Elles devraient d’ailleurs se succéder rapidement et Biosantech a commencé les démarches pour entamer le plus rapidement possible un essai multi-centrique portant sur un plus grand nombre de patients et à divers degré de l’évolution de l’infection. S’il s’avère positif, le vaccin pourrait bénéficier, avec l’accord des autorités sanitaires, d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) et être disponible pour les médecins hospitaliers, en complément de la prise des trithérapies, d’ici deux à cinq ans.

(1) Ils sont neuf mais la publication porte sur trois cas dont les résultats définitifs sont disponibles.

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/va ... ille_30112

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 04 Nov 2016 - 18:48
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Tabagisme et VIH = Espérance de vie plus courte

Parmi les gens qui sont atteints du VIH et qui sont des fumeurs, le tabagisme raccourcit leur espérance de vie plus que le VIH selon une nouvelle étude de modélisation.

L‘étude sera publiée dans The Journal of Infectious Diseases. Avec des taux de tabagisme qui sont le double parmi les personnes atteintes du VIH chez la population adulte aux États-Unis, l’étude suggère que le sevrage du tabagisme est une priorité afin de rallonger leur espérance de vie qui est déjà menacée par le VIH.
Selon Krishna P. Reddy du Massachusetts General Hospital et principal auteur de l’étude, maintenant que les traitements contre le VIH sont de plus en plus efficaces, on doit se concentrer sur les autres priorités pour rallonger la vie des patients. Le tabagisme est particulièrement dangereux pour les personnes atteintes du VIH puisque cela augmente les risques de maladies cardiaques, de cancer et de plusieurs maladies de poumon.

Dans leur étude, les chercheurs ont utilisé une simulation informatique de la maladie du VIH et du traitement pour prédire l’espérance de vie des personnes selon leur tabagisme. Pour les hommes et les femmes avec le VIH qui supportent les traitements, l’étude a révélé que le tabagisme réduit l’espérance de vie de moitié par rapport au VIH. Contrairement à d’autres études européennes qui n’ont pas pris en compte l’incompatibilité des patients face aux traitements, cette nouvelle étude suggère que pour les hommes avec le VIH, la réduction de l’espérance de vie est similaire à celle du VIH.

En termes clairs, cela signifie que même si une personne souffre du VIH, alors elle mourra plus probablement à cause d’une maladie liée au tabagisme plutôt que les conséquences du VIH. Les hommes et les femmes, qui suivent les traitements contre le VIH à partir de 40 ans, mais qui continuent de fumer, perdent de 6,7 à 6,3 années dans leur espérance de vie. S’ils quittent le tabagisme à 40 ans, alors ils gagnent de 5,7 à 4,6 ans dans leur espérance de vie. Nous montrons que même les personnes qui fument jusqu’à 60 ans, mais qui quittent le tabagisme à cet âge bénéficient d’une augmentation de l’espérance de vie selon le Dr Reddy.

Les résultats suggèrent que le sevrage du tabagisme doit être la priorité pour le personnel de santé qui s’occupe des patients du VIH, car tous les efforts seront réduits à néant par la cigarette. Il faudra d’autres études pour déterminer les impacts économiques sur le sevrage chez les patients.

https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/s3.h ... entary.pdf

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 07 Nov 2016 - 06:03
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Les chiffres de « l'épidémie cachée » du VIH sont inquiétants

Une nouvelle cartographie régionale incluant les personnes non diagnostiquées permet de dresser un bilan plus global de l'épidémie de VIH en France.

Il y a la face émergée de l'iceberg : environ 128.000 personnes vivaient avec le VIH en France en 2013. Parmi ces personnes, un tiers étaient des HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, donc gays, bis, etc.) Parmi elles, les personnes qui font des dépistages sont rapidement mises sous traitement et pour la plupart, aujourd'hui, deviennent indétectables : le virus est alors intransmissible.

Mais il y a aussi la partie immergée : c'est « l'épidémie cachée », les personnes ni dépistées, ni traitées, qui s'exposent à transmettre le virus. Et donc qui empêchent la baisse des infections. Une récente étude statistique alerte sur les trous d'air de la lutte contre le sida en France. Et renseigne donc sur les marges d'action. L'équipe de l'INSERM (UMR S 1136) a estimé que :

• environ 25.000 personnes sont non-diagnostiquées au VIH, dont 40% de HSH, dont la moitié d'origine étrangère
• la moitié de cet iceberg se concentre dans des « pôles de contamination » : en Ile-de-France, en PACA et en Rhône-Alpes. Mais en proportion du nombre d'habitants, c'est dans les DOM-TOM que la situation est plus préoccupante, comme en Guyane, en Guadeloupe et en Martinique où la prévalence est la plus forte.

Les conclusions de Virgine Supervie, la chercheuse responsable de la recherche, sont assez préoccupantes :

Malgré les moyens mis en place, l'épidémie reste très active. En Ile-de-France, les HSH et les personnes hétérosexuels nées à l'étranger représentent près de 90% qui ignorent leur séropositivité, en PACA, ce sont les HSH qui sont majoritaires. Une étude a montré que le parcours migratoire peut rendre vulnérable au VIH. Paris accueille le plus grand nombre d'établissements gay ou gay-friendly et en PACA peut-être que c'est aussiun milieu plus festif, où on fait plus de rencontres. En Outre-mer, le VIH touche majoritairement des personnes venant d'Haïti et d'Amérique latine.

Cette cartographie précise fait craindre que les moyens soient adaptés ou diminués ça et là, alors que toutes les régions sont affectées. Mais objectivement, si l'on intensifie les moyens à Paris - où passent beaucoup de gens - cela aurait une incidence concrète sur le territoire.

En métropole, au sein du groupe qui ignore sa séropositivité, les «HSH» sont les plus touchés

Le nombre de contaminations sur la période 2004-2013 chez les gays ne baisse pas, voire remonte chez certains sous-groupes (15/24 ans notamment). En PACA, l'augmentation de nouvelles infections est même plus importante qu'en Ile-de-France... Sauf en cas de dépistage massif ou de large utilisation de la Prep (non encore établie), peu de changements sont probables pour 2016. Ces chiffres sont donc valables pour aujourd'hui également. Le réel problème est qu'aucune baisse par rapport aux chiffres de 2010 ne se fait sentir.

Les bonnes... et les mauvaises nouvelles

Les chercheurs ont également établi une « photo » des différentes étapes vécues par les personnes nouvellement séropositives en 2013, du dépistage à l'indétectabilité du virus.
Infection diagnostic := entre 3 et 4 ans selon les personnes ! Ca reste trèèèèès long, ça ne change pas mais concerne quand même 84% des personnes infectées
Diagnostic mise sous traitement: réduit à un mois. 90% des personnes diagnostiquées - ce qui correspond aux objectifs de l'ONUSIDA pour mettre fin au SIDA d'ici 2030
Mise sous traitement indétectabilité = quelques mois. 90% des personnes sous traitement

Depuis 2010, on traite plus tôt (de dix mois d'attente en 2010 on est passé à un mois en moyenne en 2013) et plus de personnes. Depuis 2013 on traite dès l'entrée dans le soin, il ne faut plus attendre. Les médicaments sont plus efficaces aussi. Mais malgré les recommandations de se faire dépister tous les ans, tous lesHSH ne lefont pas, et c'est un frein vers la chute du nombre de contaminations : le délai moyen entre l'infection et le diagnostic de séropositivité au VIH reste de trois ans pour les hommes gays et les femmes hétérosexuelles, quatre ans pour les hommes hétéros, autant que les usagers de drogues. Pire encore, le délai entre l'infection et le début du traitement est trop tardif pour tous les groupes vulnérables : près de quatre ans chez les HSH et les femmes hétéros, huit ans chez les personnes usagères de drogues !

Virgine Supervie : Aujourd'hui on a encore peur du dépistage alors que les traitements sont efficaces et beaucoup mieux tolérés, que l'espérance de vie est la même qu'une personne séronegative quand on est bien (et vite) traité, que l'on peut devenir non-transmisssible...

C'est tout le « parcours » qui reste à perfectionner pour mettre fin à l'épidémie, mais l'urgence est, d'abord et avant tout, de comprendre et d'agir sur l'accès au dépistage autant que sur la prévention.

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 07 Nov 2016 - 13:45
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140 MILLIONS D’EUROS MANQUANT À LA LUTTE CONTRE LE SIDA, LA TUBERCULOSE ET LE PALUDISME

Les malades menacés par le budget 2017

De récents documents du projet de loi de finances[1] pour 2017, actuellement examiné par le Parlement, indiquent que la France ne tiendra pas ses engagements financiers auprès du Fonds mondial et d’UNITAID. Au total, entre 2014 et les prévisions pour 2017, la France réduit de près de 140 millions d’euros sa contribution à la lutte mondiale contre les grandes pandémies. Il est encore temps de revenir sur ce dernier budget du quinquennat de François Hollande pour que la France tienne ses promesses vis-à-vis des malades.

60 millions d’euros en moins pour UNITAID

Dans le détail, les documents budgétaires soumis au Parlement par le gouvernement indiquent une coupe de 30 millions d’euros en 2016 et 30 millions en 2017 contre UNITAID[2]. Soit, en rythme annuel, une amputation de 27% de la dotation française à cette institution internationale créée par la France, qui agit pour faire baisser le prix des traitements et diagnostics contre le VIH, la tuberculose, le paludisme et l’hépatite C.

Aurélien Beaucamp, président de AIDES et administrateur de Coalition PLUS, déplore : « Si la France, créatrice d’UNITAID, lui coupe de 27% sa contribution, c’est l’existence même de l’institution qui est mise en danger. Surtout, ce sont des millions de personnes pour qui l’espoir d’un traitement ou d’une guérison s’évanouit. »

Pierre Bergé, président de Sidaction, ajoute : « A l’heure où des politiques efficaces se déploient et apportent des réponses concrètes à des millions de personnes vivant avec le VIH, 140 millions d’euros en moins, c’est mettre directement en danger la vie de ces personnes. »

80 millions d’euros en moins pour le Fonds mondial

Du côté du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, auquel le gouvernement avait promis une contribution de 1,08 milliard d’euros sur la période 2014-2016, il manque 80 millions d’euros. Le Secrétaire d’Etat chargé du développement, André Vallini, a démenti cette coupe devant les députés le 2 novembre dernier, expliquant que les 80 millions manquants seraient payés en 2017. Le mois dernier, il avait déjà « fermement démenti »[4] les rumeurs de coupes à UNITAID, pourtant confirmées dans les documents budgétaires actuels. Cette promesse de rattrapage doit donc se concrétiser au plus vite, en étant inclue dans les documents budgétaires, ce qui n’est pas encore le cas.

Friederike Röder, directrice France de ONE, alerte : « Si la France fait défaut sur ses engagements envers le Fonds mondial, ce serait une première, et un bien triste bilan pour François Hollande. Tous les Etats doivent respecter leurs promesses pour enfin arriver à bout de ces maladies évitables ».

Bruno Rivalan, directeur France d’Action Santé Mondiale, précise : « Les associations sont prêtes à mener un dialogue constructif avec le Président et le gouvernement, mais nous avons besoin de clarté. Nous demandons que les engagements pris par la France envers les deux institutions soient bien honorés d’ici au 31 décembre 2016 ».

Les associations demandent que le Président rectifie le tir et qu’il clarifie la manière dont la France compte tenir ses promesses vis-à-vis des malades du sida, de la tuberculose et du paludisme.

http://www.coalitionplus.org/140-millio ... paludisme/

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 07 Nov 2016 - 14:07
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Virus du sida : des enfants auraient été contaminés par le régime de Kadhafi

La contamination de 232 enfants de l’hôpital de Benghazi en 1998 serait le fait volontaire du régime de Kadhafi, révèlent des notes relayées par Médiapart.

C’est un terrible secret que révèlent les carnets posthumes du Premier ministre de Kadhafi. Ces notes, désormais entre les mains de la justice françaises, Mediapart a pu les consulter. Elles reviennent sur le cas des infirmières bulgares, affaire au retentissement mondial, à laquelle elles apportent une nouvelle information.

Les faits remontent à 1998 ; à l’hôpital de Benghazi, 232 enfants sont infectés par le VIH. Le régime de Mouammar Kadhafi accuse une équipe d’infirmières bulgares et un médecin palestinien de l’hôpital d’être à l’origine d’une contamination volontaire. Tous sont envoyés dans les prisons libyennes, où ils resteront huit ans pendant que dehors, les négociations entre l’Union Européenne et la Libye piétinent.

Détourner l'attention

Jusqu’à l’intervention française. Les images sont diffusées partout : Cécilia Sarkozy ramenant dans son avion ces professionnels de santé libérés, après un accord conclu entre le président la République français et son homologue libyen.

L’affaire avait ému le monde et en était restée là, avec un succès diplomatique pour la France et beaucoup d’interrogations sur ce qu’avait bien pu promettre Nicolas Sarkozy. Quant à la contamination des enfants, dont la plupart moururent, elle fut mise sur le compte de mauvaises conditions sanitaires à l’hôpital et d’un accident lors d’une transfusion sanguine.

Les écrits de Choukri Ghanem relayés par Mediapart livrent une toute autre version. L’ancien ministre de Kadhafi rapporte que deux hauts responsables du renseignement libyen auraient inoculé le virus du sida à ces enfants. Ils se seraient procuré ces « fioles de virus contagieux » et auraient empoisonné les enfants de l’hôpital afin de fabriquer un drame sanitaire, humanitaire et diplomatique, et d’en imputer la responsabilité à l’Occident.

A l’époque, le régime est poursuivi pour deux affaires de terrorisme - l'attentat contre le DC10 d'UTA qui a fait 171 victimes, dont 54 Français, le 19 septembre 1989, et l'attentat de Lockerbie en 1988. Il s’agit pour la Libye de Kadhafi de détourner l’attention et de se faire passer pour une victime. Selon ces notes, le chef d’Etat aurait également voulu se venger de Benghazi, ville rebelle au régime.

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/ ... de-Kadhafi

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 08 Nov 2016 - 09:36
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Senior avec le VIH : des besoins médicaux complexes
Le 7 novembre 2016

Grace à l’amélioration des traitements et de la prise en charge, la plupart des personnes séropositives vivant dans les pays riches ont une espérance de vie normale ou quasi-normale. Mais beaucoup vivent avec des problèmes de santé chronique.

Deux études ont montré la complexité des besoins médicaux

Des chercheurs en Suisse ont constaté que les morbidités chez les personnes séropositives ont tendance à se regrouper. Par exemple, il existe un chevauchement entre le VIH, la dépression et l’absence d’adhésion au traitement ; le VIH, l’hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires.

Une recherche française a également révélé le fardeau considérable de la maladie auquel sont confrontés de nombreuses personnes séropositives d’âges moyens ou plus âgés.

Les médecins ont analysé le profil médical de plus de 2000 personnes en 2004, et de nouveau en 2014. Les marqueurs associés au VIH, tels que la charge virale et le taux de cellules CD4 se sont améliorés au fil de ces 10 ans.

Un individu sur 5 avec un risque de crise cardiaque

Cependant, il y a eu une augmentation significative du pourcentage de personnes souffrant de conditions liées à l’âge telles que des fractures, des maladies cardiovasculaires, de l’hypertension artérielle et du diabète. Un pourcentage significatif de personnes prenait des médicaments pour contrôler ces conditions. Un cinquième des individus avaient été évalués comme courant un risque élevé de crise cardiaque dans les 5 prochaines années et 50% avaient un score élevé de risques de maladie rénale.

Dans l’ensemble, ces résultats montrent qu’une approche pluridisciplinaire est nécessaire pour la prise en charge des personnes séropositives et que les risques de morbidités doivent être pris en compte lors du choix d’un traitement antirétroviral.

(source : aidsmap)
http://www.aidsmap.com/page/3094557/

Vieillissement et évolution des comorbidités, cohorte EUROSIDA
D'après Lopes S et al. Abstract P154

Les ARV ont permis d’allonger l’espérance de vie des patients VIH mais la prévalence des comorbidités est plus importante dans cette population que dans la population générale. L’objectif de cette étude était de préciser l’évolution au cours du temps de la prévalence de ces comorbidités et de leurs facteurs de risque en particulier concernant les évènements cardiovasculaires (CVD), les fractures osseuses et l’insuffisance rénale (CKD) après standardisation et stratification par âge.

Deux analyses transversales ont été réalisées sur la cohorte Euro SIDA en 2006 et 2014. L’atteinte rénale était définie par une clairance < 60 ml/mn en CKD EPI avec deux mesures à 3 mois d’intervalle ou une baisse confirmée de 25 % de la clairance de la créatinine après une première mesure < 60 ml/mn. Les facteurs de risque étudiés étaient l’hypertension artérielle (pression systolique ≥ 14 et/ou diastolique ≥ 9 et/ou traitement antihypertenseur), les dyslipidémies (cholestérol total ≥ 6,2 mmol/L HDL <0> 10 %) montait de 9,5 à 15,3 %, là encore essentiellement chez les patients de plus de 50 ans. Selon le score de Framingham, le pourcentage de patients à haut risque cardiovasculaire (score > 20 %) était passé de 18,3 % à 24,9 %.

En 2006, l’étude a porté sur 9 554 patients, en 2014 sur 11 504 avec respectivement 73,6 et 71,9 % d’hommes. La proportion de patients âgés de plus de 50 ans ou plus est passée de 25,2 % en 2006 à 44 % en 2014 et celle de patients recevant un traitement à visée cardiovasculaire de 17,6 % à 26,8 %. Entre 2006 et 2014, mis à part le tabagisme, la prévalence de toutes les comorbidités et des facteurs de risque a augmenté pour l’ensemble de la population, en particulier l’hypertension qui est passée de 25,8 à 40,6 %. La prévalence des fractures s’est majorée, de 2 à 5,1 %, les dyslipidémies de 69,4 à 72,3 % et le diabète de 5,9 à 6,8 % (à l’exception du sous-groupe des patients de plus de 50 ans au sein duquel il a diminué - de seulement 0,9 %). Dans cette même population on constatait une augmentation des atteintes rénales passant de 4,2 % à 5,3 %, ainsi que du tabagisme de 3,7 % (figures 1 et 2).





Selon le score DAD CKD, le pourcentage de patients à haut risque (score ≥ 5) augmentait de 5 %, avec une augmentation là encore plus marquée chez les plus de 50 ans (de 24,3 % à 39,9 %), le taux de patient à haut et très haut risque cardiovasculaire selon le score DAD CVD (5-10 % et > 10 %) montait de 9,5 à 15,3 %, là encore essentiellement chez les patients de plus de 50 ans. Selon le score de Framingham, le pourcentage de patients à haut risque cardiovasculaire (score > 20 %) était passé de 18,3 % à 24,9 %.

En conclusion, avec le vieillissement des personnes vivant avec le VIH on observe une augmentation des comorbidités, plus marquée encore chez les patients de plus de 50 ans. Certains paramètres peuvent être modifiés tels l’hygiène de vie ou le choix des antirétroviraux, mais il importe également à l’avenir d’adapter la prise en charge des patients par une approche multidisciplinaire de ces comorbidités.

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=24332

Cohorte Aquitaine : comment mieux suivre nos patients aujourd'hui
Pr Charles Cazanave (Bordeaux)
Par Sophie FARBOS


https://youtu.be/gKygpBOg7lA

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=24332

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 08 Nov 2016 - 18:54
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Allègement de traitement : une bithérapie très efficace
le 8 Novembre 2016

Des études menées à la fois dans les pays riches et dans les pays aux ressources limitées ont montré les avantages potentiels de la bithérapie.

Des patients italiens qui avaient obtenu une suppression virale durable avec une association traditionnelle de trois médicaments ont été randomisés pour prendre soit un traitement simplifié d’atazanavir/ritonavir avec de la lamivudine, soit un traitement d’atazanavir/ritonavir avec deux inhibiteurs nucléosidiques de transcriptase inverse (INTIs). Après deux ans, les individus qui prenaient la bithérapie avaient un taux significativement plus faible d’échec de traitement par rapport aux personnes qui étaient traitées avec une association de trois médicaments ; les personnes qui suivaient une bithérapie étaient moins susceptibles de voir leur charge virale rebondir de façon durable (1 vs 7%). La fonction virale était légèrement meilleure chez les personnes qui prenaient un traitement simplifié.

Une autre étude similaire a démontré l’efficacité d’un traitement à base de lamivudine et d’inhibiteur de protéase potentialisé. Les individus suivant un traitement stable de deuxième ligne ont été randomisés pour prendre un inhibiteur de protéase potentialisé au ritonavir avec de la lamivudine, ou une monothérapie à base d’inhibiteur de protéase potentialisé. Les résultats ont clairement favorisé la bithérapie. Après 48 semaines, 3% des personnes sous bithérapie avaient connu un échec virologique, par rapport à près d’un quart des personnes sous monothérapie. L’augmentation du taux de cellules CD4 a également favorisé la bithérapie.

Une troisième étude a montré que la simplification du traitement vers une association de darunavir/ritonavir et de lamivudine, était tout aussi efficace pour maintenir le traitement qu’une trithérapie a base de darunavir/ritonavir et de deux nucléosides. Le darunavir/ritonavir est le seul inhibiteur de protéase potentialisé recommandé comme étant la meilleure option aux Etats-Unis et recommandé par les directives de la société européennes du SIDA.

Après 48 semaines, 89% des personnes randomisées pour prendre la bithérapie avaient une charge virale inférieure à 50 copies/ml, par rapport à 93% dans le groupe de la trithérapie. Il n’y a pas eu de différence significative entre les deux bras de l’étude en ce qui concerne les effets indésirables.

D’autres recherches montrent l’efficacité d’une association utilisant un inhibiteur expérimental de fusion et un inhibiteur de protéase potentialisé.

L’inhibiteur de fusion, l’abuvirtide est actuellement en cours de développement en Chine et il se prend par perfusion hebdomadaire. Les participants à l’étude ont été randomisés pour prendre le médicament expérimental en association avec un inhibiteur de protéase potentialisé, ou pour prendre un traitement traditionnel à base de trois médicaments. Après 48 semaines, 80% des personnes prenant l’inhibiteur de fusion avaient une charge virale indétectable par rapport à deux-tiers des personnes sous trithérapie.

L’Albuvirtide a été bien toléré avec des effets secondaires bénins. L’Albuvirtide est développé en option de traitement supplémentaire bon marché pour le traitement de deuxième ou troisième ligne en Chine. Le laboratoire fabriquant, Frontier Biotechnologie, a déclaré travailler sur une formulation injectable sous-cutanée et vouloir travailler avec d’autres entreprises fabricantes de produits antirétroviraux injectables pour tester une association de produits injectables.

http://www.aidsmap.com/page/3094385/

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 09 Nov 2016 - 10:26
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VIH : engouement autour de travaux israéliens

Depuis plus de 30 ans, développer un traitement, voire un vaccin, contre le VIH est un des Graal de la médecine. Chaque nouvelle recherche dont les résultats semblent aller dans le bon sens se retrouve de fait rapidement médiatisée : trop rapidement ? C’est la question que l’on peut se poser face à la nouvelle qui a été reprise, depuis quelques jours, par de nombreux médias. Certains titres, comme celui du point.fr, n’hésitent pas à parler d’ « espoir de guérison » !

http://www.lepoint.fr/sante/israel-deux ... 714_40.php

Quelle molécule, quelle technique, quelle découverte peut provoquer un tel engouement ? Les travaux dont il est question sont menés par deux chercheurs israéliens de l’université hébraïque de Jérusalem, nous apprend Danièle Kriegel, correspondante du Point sur place. Selon la journaliste, l’idée d’Abraham Loyter et Assaf Friedler est d’utiliser une peptide qui favoriserait l’entrée dans les cellules de nombreuses copies du VIH. Cette invasion massive pousserait la cellule à « s’apercevoir qu’elle est malade », puis à se suicider. Une mort cellulaire programmée, connue sous le nom d’apoptose.

Sans aucun doute, la méthode est innovante. Mais est-on vraiment en droit d’en attendre des espoirs de guérison ? Sur la base de quoi les chercheurs estiment-ils l’efficacité de l’approche ? Un essai clinique ? Des tests sur des modèles animaux ? Ou in vitro, des cellules humaines, peut-être ? Non, ils ont « simplement » ajouté le peptide en question dans des tubes de sang humain ! Après huit jours, le nombre de copies du virus dans les tubes avait baissé de 97 %, expliquent-ils. Des données certes enthousiasmantes pour des scientifiques face à des résultats préliminaires. Sûrement moins pour les patients !

Le chemin de la recherche biomédicale est long et tortueux. Il y a loin du tube à essai au patient. Combien de molécules prometteuses in vitro se sont révélées toxiques une fois injectées à des animaux ? Combien de traitements qui avaient montré des résultats prometteurs chez l'animal n'ont pas montré d'efficacité chez l'homme ? Le temps de la recherche est long, trop, bien évidemment, face à l'attente de patients. Mais par respect pour ces derniers, il est nécessaire de savoir raison garder, et de soutenir les efforts des milliers de scientifiques qui consacrent leurs travaux à la lutte contre le VIH, tout en respectant les espoirs des patients.

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 10 Nov 2016 - 18:00
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Sida : déloger le virus pour le tuer

Des macaques rhésus ont combattu efficacement le VIH grâce à une combinaison d’un vaccin et d’un stimulant immunitaire.

Le VIH donne du fil à retordre à la recherche. Depuis sa découverte, en 1981, le virus trouve de nouvelles manières d’échapper aux traitements. Cette ère est peut-être finie. Une équipe du Centre Médical Beth Israel Deaconess (Boston, Etats-Unis) a développé une approche efficace. Elle publie ses résultats concluants chez le singe dans la revue Nature (1).

http://www.nature.com/nature/journal/va ... 20583.html

36 macaques rhésus ont été infectés par le SIV, équivalent simiesque du VIH. Ces animaux ont ensuite reçu, pendant 6 mois, le traitement antirétroviral qui est habituellement prescrit pour combattre l’infection. « Les médicaments actuels, bien qu’ils permettent de survivre, ne guérissent pas du VIH. Ils le contrôlent », modère Dan Barouch, auteur de ces travaux. En effet, ils ne parviennent pas à atteindre les réservoirs viraux. Un traitement à vie est donc nécessaire.

"Kick and kill"

« L’objectif de l’étude était d’identifier un traitement curatif fonctionnel du VIH – pas d’éradiquer le virus mais de le contrôler sans avoir à recourir aux antirétroviraux », ajoute Dan Barouch. Objectif atteint, au moins en partie. Les singes ont été répartis en quatre groupes : ceux qui ont reçu deux vaccins expérimentaux, ceux qui ont pris un stimulant immunitaire (TLR-7). Le troisième groupe a testé une combinaison des deux approches. Le dernier a servi de contrôle.

La combinaison suit la stratégie « déloger et tuer » (kick and kill). Elle apporte un complément par rapport aux antirétroviraux. En effet, le vaccin apprend au corps comment se débarrasser du virus, en provoquant une réponse immunitaire spécifique. Or, le VIH a la capacité d’attaquer les cellules produites et d’en détruire une partie. Il reste dormant dans les autres. C’est ce qu’on appelle les réservoirs, qui ne sont pas atteints par les antirétroviraux. Le stimulant immunitaire résout ce problème : il réveille les copies dormantes du virus.

Le virus cède

Ce régime a été administré aux singes toutes les deux semaines pendant une durée de 10 semaines. Le traitement antirétroviral a ensuite été retiré. Les chercheurs ont observé l’évolution des animaux sur une période de deux ans. Les macaques traités avec la combinaison ont présenté une réaction marquée. En terme de nombre de cellules immunitaires générées et de localisations virales ciblées, l’impact est le plus fort. Non seulement la charge virale est réduite, mais en plus les réservoirs sont efficacement touchés.

Résultat : les singes n’ont pas connu de rebond immédiatement après l’arrêt des médicaments. Pour un tiers d’entre eux, la charge virale est restée indétectable. « Si la charge virale de l’ensemble des animaux avait été indétectable, ç’aurait été un home run, concède Dan Barouch. Mais le fait que tous les animaux aient présenté une réduction de la charge virale, et qu’elle soit indétectable dans un cas sur trois, fournit une première base solide. » Reste maintenant à reproduire ces résultats chez l’être humain. Si trois équipes sont dans les starting blocks, la course est loin d’être gagnée.

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/ ... on-durable

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 21 Nov 2016 - 19:33
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Sida : des succès en demi-teinte contre la pandémie


Le rapport annuel d’Onusida souligne une forte réduction des nouvelles infections par le VIH chez les enfants, mais aussi la vulnérabilité des jeunes femmes.

C’est un bilan en demi-teinte de la lutte contre la pandémie de VIH-sida que livre le rapport annuel d’Onusida, rendu public lundi 21 novembre, à Windhoek (Namibie). Le nombre de personnes ayant accès aux traitements antirétroviraux salvateurs a progressé d’un million au cours des six premiers mois de 2016, pour atteindre 18,2 millions d’individus, dont près d’un million d’enfants.
De même, le nombre de nouvelles infections annuelles chez les moins de 15 ans a chuté à 150 000, soit 51 % de moins qu’en 2010, grâce à une augmentation de l’accès aux traitements prévenant la transmission de la mère à l’enfant : 77 % des femmes enceintes en ont bénéficié en 2015 contre 50 % en 2010.
Cependant, certains constats demeurent alarmants. A commencer par le nombre de nouvelles infections chez les adultes qui ne décline plus depuis 2010 et stagne autour de 2 millions (2,1 millions en 2015 contre 1,9 million en 2010). Rien d’étonnant donc à ce qu’en présentant le rapport, le directeur exécutif d’Onusida, Michel Sidibé, ait déclaré :



« Le monde laisse tomber les jeunes femmes »


En entrant davantage dans le détail, le rapport souligne les inégalités dans l’accès aux progrès constatées. Un nombre record de personnes de plus de 50 ans vit désormais avec le VIH, ce qui reflète l’effet des traitements : elles sont 5,8 millions dans le monde. Si l’objectif d’atteindre 30 millions de patients séropositifs traités est atteint en 2020, ce chiffre serait porté à 8,5 millions.
Mais surtout, l’Onusida souligne une période de très grande vulnérabilité dans la tranche d’âge dite de « transition de jeunes filles à femmes », en particulier en Afrique subsaharienne. « Les jeunes femmes sont exposées à une triple menace, commente Michel Sidibé. Elles ont un risque élevé d’infection par le VIH, un taux de pratique de test VIH bas et un mauvais suivi du traitement. Le monde laisse tomber les jeunes femmes et il est urgent que nous en fassions davantage. »
Si en 2015 le rapport population féminine-population masculine est identique (50 %-50 %) au niveau mondial et en Afrique subsaharienne, le taux de nouvelles infections par le VIH est déséquilibré puisque les femmes d’Afrique subsaharienne représentent 56 % des contaminations quand, au niveau mondial, leur part s’élève à 47 % des nouveaux cas.

Résistance aux médicaments anti-VIH

Le rapport d’Onusida aborde aussi d’autres problèmes plus généraux : celui de l’accroissement des résistances aux médicaments anti-VIH. L’Onusida insiste sur la nécessité de faire diminuer le coût des antirétroviraux destinés à prendre le relais de ceux avec lesquels le traitement a été mis en place et contre lesquels des résistances sont apparues.
De plus, l’organisme onusien appelle à une plus grande coordination dans les programmes de lutte contre la tuberculose, le papillomavirus humain (qui favorise le cancer du col utérin) et l’hépatite C. Le rapport rappelle qu’en 2015, sur les 1,1 million de décès constatés chez des personnes vivant avec le VIH, 400 000 d’entre eux ont été dus à la tuberculose, dont 40 000 chez des enfants.
Les objectifs fixés pour 2020 demeurent ambitieux. Outre 30 millions de patients sous antirétroviraux, les Nations unies visent à passer en dessous de la barre des 500 000 nouvelles infections par an (avec moins de 50 000 nouvelles infections chez les enfants) et moins de 500 000 morts liées au VIH. Elle ne sera atteinte que si la mobilisation de ressources humaines et financières continue de s’accroître et si les obstacles sont levés dans la lutte contre les discriminations et les législations stigmatisantes à l’égard des femmes, des homosexuels, des usagers de drogues… Certaines nouvelles, comme les coupes dans la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et à Unitaid, sont de mauvais augure.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 22 Nov 2016 - 09:28
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Trois nouveaux cas de sida chaque jour de 2015 Belgique

Un cas sur trois est détecté tardivement, ce qui contribue à propager l’épidémie. 15.000 malades reçoivent un traitement permanent.

Le nombre de nouveaux diagnostics de VIH chez les HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes) est en hausse en 2015, tandis que la légère diminution des nouveaux diagnostics chez les hétérosexuels se poursuit. Pour l’Institut scientifique de Santé publique (ISP), qui publie ces résultats ce lundi, « la poursuite de cette décrue doit toutefois être interprétée avec vigilance car une diminution du nombre de nouveaux cas diagnostiqués ne rime pas nécessairement avec une diminution du nombre de personnes contaminées ».

En 2015, le nombre de nouveaux diagnostics de VIH a globalement diminué (-4,7%). Le nombre de nouveaux cas diagnostiqués reste néanmoins élevé en Belgique : 1001 nouveaux cas ont été rapportés, ce qui correspond à 2,7 diagnostics de VIH par jour en moyenne. La baisse observée ne concerne toutefois qu’un des deux principaux groupes à risque au sein de la population, à savoir les personnes contaminées par contacts hétérosexuels, plus particulièrement celles originaires de pays d’Afrique subsaharienne.

Les diagnostics tardifs

Le nombre de tests de dépistage pour le VIH a légèrement diminué (-0,7%). En 2015, 62 tests de dépistage VIH par 1000 habitants ont été réalisés et la proportion de nouveaux diagnostics est de 1,45 par 1000 tests.
35% des infections au VIH ont été diagnostiquées tardivement. Les diagnostics tardifs restent plus fréquents chez les hétérosexuels (42%) que chez les HSH (27%), même si chez ces derniers la proportion de diagnostics tardifs augmente depuis sept ans.
Sur fond de rebond du nombre de nouveaux diagnostics, les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) sont redevenus le groupe à risque le plus touché par l’épidémie au sein de la population.
La transmission lors de l’utilisation de drogues par voie intraveineuse est restée marginale. En Belgique, la prise en charge médicale adaptée reste élevée, puisque plus de 15 000 personnes sont médicalement suivies). L’efficacité du traitement par antirétroviraux rend leur charge virale (quasi-)indétectable, ce qui contribue à réduire considérablement le risque pour leurs partenaires et in fine, la transmission du VIH.

Les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH)

Le nombre de nouvelles infections diagnostiquées chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) a augmenté de 5% par rapport à 2014. Un chiffre en hausse depuis plus de 15 ans. Les diagnostics chez les HSH représentent actuellement 50% des nouvelles infections enregistrées. Ces diagnostics concernent principalement des personnes de nationalité belge (66%), les autres nationalités européennes représentant 18% des diagnostics. Il s’agit en l’occurrence principalement de Français, Néerlandais et Espagnols. L’augmentation des nouveaux diagnostics est observée tant chez les personnes de nationalité belge (+3%) que chez les personnes d’autres nationalités européennes (+7%).

Les hétérosexuels

Les nouveaux diagnostics d’infection contractée lors de rapports hétérosexuels ont diminué entre 2012 et 2015, (-16 % entre 2012 et 2013, -6 % entre 2013 et 2014 et -11% entre 2014 et 2015 ). En 2015, ils représentent 45% des nouveaux diagnostics pour lesquelles le mode de contamination est connu. Parmi les personnes hétérosexuelles diagnostiquées en 2015, 45% ont la nationalité d’un pays d’Afrique subsaharienne et 32% sont Belges.
La population des patients en suivi médical vieillit : en 2015, 34% d’entre eux étaient âgés de 50 ans et plus, contre 19% seulement en 2006. Les patients en suivi médical sont majoritairement des hommes (64%). 64% d’entre eux ont déclaré avoir été infectés au cours d’une relation homosexuelle, contre 31% au cours d’une relation hétérosexuelle. Parmi les femmes, 92% ont été infectées par contacts hétérosexuels. Plus de la moitié (54 %) des patients en suivi sont Belges et 80% d’entre eux sont des hommes.
Parmi les patients suivis dans un centre de référence du sida en 2015, 94% recevaient un traitement antirétroviral avec des taux élevés de succès virologique: 96% avaient une charge virale contrôlée, soit moins de 200 copies du virus par ml de sang.

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 22 Nov 2016 - 09:32
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Autotests VIH : près de 140 000 ventes en un an

Près de 140 000 autotests VIH ont été vendus au cours des 12 derniers mois dans les pharmacies françaises. Ils touchent une population qui ne se serait pas dépistée autrement.

Le 15 septembre 2015, le premier autotest de dépistage du VIH, fabriqué par la société française AAZ et distribué par le laboratoire Mylan, était mis à disposition du grand public dans les officines françaises. Sans prescription médicale. Un an après, quel bilan peut-on en faire ?

Dans un communiqué commun, les deux entreprises écrivent que près de 140 000 autotests (1) ont été vendus par plus de 11 200 pharmacies au cours des 12 derniers mois. Cela fait près de 2 000 autotests qui y sont achetés en moyenne chaque semaine. Et dans ce satisfecit général, le pharmacien est mis à l'honneur.

80 % des pharmaciens formés

Selon une enquête de la Société Française de Lutte contre le Sida (2), plus de 80 % des pharmaciens ont en effet suivi une formation aux autotests. A ce jour, il y aurait même plus de 4 000 officines disposant d'un kit de sensibilisation au dépistage du VIH dans leur officine. Il faut rappeler que celui-ci contient un guide d’informations destiné à toute l’équipe officinale, ainsi que des outils de communication en vitrine et au comptoir pour sensibiliser le grand public au dépistage.

Pour expliquer l'intérêt grandissant des Français pour cet outil, les deux sociétés louent les actions de communication du ministère de la Santé (3) (annonce de la mise à disposition d’autotest VIH en pharmacie) et la campagne d’incitation au dépistage de l’INPES (4) de décembre 2015. Elles estiment qu'elles ont « facilité l’accès à l’information et ont permis d’intégrer autotest VIH parmi les moyens déjà disponibles de dépistage ».
En chiffres, cet engouement donne aussi plus de 22 000 visionnages des vidéos de démonstration de l’autotest, et plus de 3 000 demandes d’informations sur l’autotest ont été enregistrées sur le numéro vert de Sida Info Service (5).

Le profil des utilisateurs

Enfin, une enquête récente menée par IllicoPharma (6) montre que l’autotest touche une population qui ne se serait pas dépistée autrement. En effet, pour 40 % des utilisateurs, il s’agissait d’un premier dépistage du VIH. Parmi eux, 55 % déclarent qu’ils ne seraient pas allés dans un centre de dépistage si l’autotest n’avait pas été disponible en pharmacie. Mieux encore, lors de l’achat sur internet, 25 % d’entre eux achètent 2 autotests ou plus pour se re-tester eux-mêmes ou pour leur partenaire.

Le but de ce outil, à terme, est bien évidemment de réduire le nombre de séropositivités inconnues. Cela « sera quantifiable dès l’année prochaine puisque la déclaration obligatoire de l’infection au VIH et du SIDA qui est renseignée par le professionnel de santé inclut désormais l’autotest parmi les moyens de dépistage(...) Néanmoins, de nombreux centres de dépistage et services de maladies infectieuses ont déjà rapporté avoir pris en charge des patients s’étant présentés suite à un autotest VIH présentant un résultat positif », conclut le communiqué. C'est déjà une bien belle nouvelle.


(1) Données internes Mylan au 30/09/2016

(2) SFLS - Enquête sur la dispensation des autotests VIH en France (septembre 2015-avril 2016), publiée en juillet 2016

(3) http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/140 ... ts_vih.pdf

(4) http://inpes.santepubliquefrance.fr/300 ... e_sida.asp

(5) Données internes Sida info service au 31 août 2016

(6) Illicopharma – Pharmacie en ligne - Enquête menée sur 2 057 autotests vendus du 15 septembre 2015 au 30 septembre 2016 (7) Source interne AAZ

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Sujet du message: VIH : Publications  MessagePosté le: 25 Nov 2016 - 07:54
Potô du site


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VIH CHAR­LOTTE VALAN­DREY : «JE SUIS SÉRO-INOF­FEN­SIVE»

La comé­dienne, qui avait ému l’opi­nion en 2005 en révé­lant sa séro­po­si­ti­vité, mène une vie presque normale où l’amour a retrouvé sa place. Rencontre avant la Jour­née mondiale du sida, le 1er décembre.

Elle ne court plus, la mala­die d’amour. Plus comme autre­fois, du moins. Les progrès réali­sés en matière de recherche ont lente­ment mais sûre­ment adouci la douleur de vivre avec le « virus de l’im­mu­no­dé­fi­cience humaine » (VIH). Char­lotte Valan­drey est de ceux qui peuvent le dire et le vivent désor­mais au quoti­dien. L’ar­ri­vée il y a vingt ans des premiers anti­ré­tro­vi­raux, utili­sés sous forme de trithé­ra­pie, permet aujourd’­hui à la comé­dienne de mener une vie quasi­ment normale en gardant le contrôle de l’in­fec­tion. Ainsi que l’a exprimé récem­ment Bruno Spire, direc­teur de recherche à l’In­serm, le sida est vécu à présent « telle une mala­die chro­nique comme le diabète ou l’hy­per­ten­sion, et non plus comme une mala­die mortelle ». Pour­tant, il y a trente ans, alors qu’une carrière s’ou­vrait au cinéma pour Char­lotte, le temps d’un premier film (Rouge baiser), la décla­ra­tion cruelle du mal lui coupait les ailes. Elle allait avoir 18 ans, une grande partie du métier lui tour­nait bruta­le­ment le dos. En 2005, elle mettait fin aux rumeurs avec un livre-confes­sion, L’Amour dans le sang, que près de 300 000 lecteurs ont dévoré. Onze ans ont passé. Elle publie aujourd’­hui son premier roman, Bombay, mon amour (Le Cherche-Midi éd.). L’his­toire d’une femme marquée elle aussi par un destin simi­laire au sien qui, le temps d’un voyage inat­tendu en Inde, dans le sillage d’une ex-première dame de France incon­so­lable, trou­vera la force de croire de nouveau en l’amour.

VSD. Le voyage de votre héroïne en Inde vous a été inspiré par celui fait avec Valé­rie Trier­wei­ler, en 2014, pour une orga­ni­sa­tion huma­ni­taire.
Char­lotte Valan­drey.
Oui, son couple venait de voler en éclats après les révé­la­tions d’une certaine presse. Nous avions fait connais­sance un an plus tôt, lors d’un dîner orga­nisé par Action contre la faim. Elle venait de faire un très joli papier sur mon livre, N’ou­blie pas de m’ai­mer. Elle subis­sait déjà des attaques de toutes parts. Je les trou­vais injustes car moi j’ai trouvé cette femme touchante. Elle m’a tendu la main et nous avons commencé à nous voir lors de moments privi­lé­giés. […]

C’est le portrait d’une femme trom­pée ?

Le portrait d’une femme amou­reuse, humi­liée par des révé­la­tions qui la dépassent. J’ai été moi aussi dans cette situa­tion : après ma greffe de cœur, un homme en parti­cu­lier m’a « repris les clés » sans aucune expli­ca­tion. J’ai mis beau­coup de temps à m’en remettre.

Dans votre livre, cette femme rêvait d’un mariage dans les règles. Comme Valé­rie Trier­wei­ler ?

J’ima­gine sans mal qu’une femme qui a vécu mari­ta­le­ment pendant des années ait eu envie d’of­fi­cia­li­ser un jour. Pour autant, je n’ai pas profité de ce livre pour dévoi­ler ce que Valé­rie Trier­wei­ler m’a dit ou pas. C’est une œuvre de fiction. Et si j’en ai fait une héroïne qui de loin lui ressemble, c’est qu’elle méri­tait qu’on fasse atten­tion à elle.

Votre narra­trice vous ressemble. Elle a aussi été frap­pée par un virus, que vous avez rebap­tisé.

Ce virus, c’est le Viva. Je n’en peux plus du mot sida. Dans Viva il y a « vie », mais dans sida il n’y a rien d’autre que de la peur et des préju­gés qui ne traduisent pas ce qu’est ma vie aujourd’­hui. Oui, j’ai été conta­mi­née par ce virus, mais depuis plus de vingt ans je suis trai­tée et ça fonc­tionne : aujourd’­hui, il est même indé­tec­table. Surtout, j’ai cessé d’être conta­gieuse.

En évoquant les hommes que votre héroïne effraie encore, vous employez une jolie formule : « Le seul risque qu’ils encourent est de prendre goût à mes baisers ».

Et c’est la vérité. (Rires.) Je peux aujourd’­hui avoir des rela­tions amou­reuses norma­li­sées, mais en respec­tant bien sûr, comme n’im­porte qui, les règles élémen­taires de prudence. Et en avalant les quatre cachets quoti­diens qu’in­duit la trithé­ra­pie.

Vous n’êtes donc plus séro­po­si­tive, mais pour autant vous ne pouvez pas vous dire séro­né­ga­tive.

Oui. Du coup, j’ai cher­ché une formule qui pour­rait traduire ce stade nouveau : je suis « séro-inof­fen­sive ». En dépit de quoi beau­coup d’hommes restent méfiants, marqués par ce qu’on assu­rait au début de l’épi­dé­mie.

« La science avance. Je verrai crever le Viva », écri­vez-vous.

j’en suis certaine. « Viva la vie ! » Je mour­rai de quelque chose, mais pas de ça, j’en ai l’in­time convic­tion.

Le 1er décembre aura lieu la Jour­née mondiale de la lutte contre le sida. Y parti­ci­pe­rez-vous ?

Je vais vous confier quelque chose d’in­com­pré­hen­sible : depuis que Sidac­tion existe, ils ne m’ont pas solli­ci­tée une seule fois. Je crois pour­tant être porteuse d’un message d’es­poir. Qu’il soit dit que je suis à leur dispo­si­tion.

http://www.vsd.fr/les-indiscrets/vih-ch ... sive-18412

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 25 Nov 2016 - 09:24
Super Hépatant(e)
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fil a écrit:
VIH CHAR­LOTTE VALAN­DREY : «JE SUIS SÉRO-INOF­FEN­SIVE»


Je suis admirative devant le courage dont elle a fait preuve.

Divulguer au grand public sa séropositivité (surtout en 2005) et prendre en pleine poire toutes les réactions négatives qui ont du s'ensuivre !! Confused


Moi aujourd'hui encore je n'en ai pas la force. Sad

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 26 Nov 2016 - 12:14
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LE VRI, L’ANRS ET LA SOCIÉTÉ NOVASEP SIGNENT UN ACCORD DE PARTENARIAT POUR LA FABRICATION CGMP DE DEUX VACCINS EXPÉRIMENTAUX POUR LA PRÉVENTION ET LE TRAITEMENT DU VIH-1/SIDA

Le VRI, l’ANRS et Novasep annoncent la signature d’un accord de partenariat pour la production de deux candidats vaccins contre le VIH, développés par les équipes du VRI. Cette fabrication sera réalisée selon les conditions conformes aux bonnes pratiques de fabrication (cGMP) par Novasep et GTP Technology, les 2 industriels sélectionnés pour cette étape décisive dans la mise au point des vaccins.
Dans le monde, plus de 35 millions de personnes sont actuellement infectées par le virus VIH, et on déplore 2,3 millions de nouveaux cas par an. Moins de la moitié seulement des personnes vivant avec le VIH ont accès aux traitements antirétroviraux. En France, on dénombre 150 000 personnes contaminées - dont près de 30 000 l’ignorent et continuent à propager l’épidémie - et 6 100 nouveaux cas chaque année. La communauté médico-scientifique s’accorde pour penser que seule une combinaison de stratégies (utilisation de préservatif, PreP : utilisation d’antirétroviraux en prophylaxie…) avec un vaccin préventif permettra de contrôler l’évolution de l’épidémie d’infection par le VIH.

De plus, les traitements antirétroviraux parviennent à contrôler la réplication du VIH et ainsi à améliorer la qualité et l’espérance de vie des sujets infectés, mais pas à les guérir. Par ailleurs chez l’immense majorité des patients traités l’arrêt du traitement antirétroviral s’accompagne d’un rebond rapide de la charge virale avec un effet secondaire néfaste sur le système immunitaire. La mise au point d’un vaccin thérapeutique poursuit deux finalités : (i) obtenir une rémission de la maladie sans traitement, (ii) obtenir une éradication du virus.
Fruits de plusieurs années de recherche et de collaboration avec des équipes internationales dont celles du Baylor Institute for Immunology Research (BIIR) de Dallas, ces deux candidats vaccins ont pour principe de cibler et d’activer les cellules dendritiques à l’aide d’anticorps monoclonaux couplés à des antigènes du VIH. Selon l’antigène du VIH couplé à l’anticorps monoclonal, le vaccin va avoir pour but d’induire des réponses efficaces en anticorps neutralisants et non neutralisants et des réponses cellulaires T, et ainsi avoir un impact préventif ou thérapeutique.

L’objectif des chercheurs est désormais de poursuivre le développement de ces deux candidats médicaments en vue de leur utilisation dans de futurs essais cliniques chez l’Homme. Ils ont fait appel à Novasep allié à GTP Technology qui ensemble disposent d’une forte expertise et du savoir-faire industriels nécessaires pour fabriquer et mettre à disposition les lots cGMP qui permettront d’envisager les essais cliniques de phase I et II.
« Ces deux vaccins seront utilisés seuls ou en association avec des vaccins « classiques » actuellement en développement au niveau international avec le VRI. Ils nous permettent d’apporter de nouveaux concepts fondés sur les connaissances les plus actuelles de l’induction et la modulation de la réponse immunitaire. » précise le Pr. Yves Lévy, Directeur du VRI.
« Les candidats vaccins développés dans le cadre du programme vaccinal du VRI et de l'ANRS nous permettent de franchir une étape importante. La fabrication de lots injectables va en effet permettre le démarrage d'essais cliniques chez l'Homme à l’horizon 2019 » annonce le Pr. Jean-François Delfraissy, Directeur de l’ANRS.
« Novasep, avec le support de notre partenaire GTP Technology, sera en charge du développement de procédé et la fabrication des lots cliniques des anticorps monoclonaux. Ce contrat matérialise le succès rapide du partenariat annoncé en début d’année entre nos deux compagnies. » indique Alain Lamproye, Président de la Business Unit Biopharma de Novasep. « L’équipe est très fière et très enthousiaste de participer à ce projet qui ouvre de nouvelles perspectives dans le ralentissement de la propagation du VIH/SIDA. »

http://www.anrs.fr/VIH-SIDA/Vaccin/Actu ... VIH-1-sida

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