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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Nov 2016 - 09:24
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La réplication virale C n’est pas la première cause de perte précoce du greffon
D'après Martini S et al., abstr. 26

La dysfonction précoce du greffon (DPG) hépatique est un facteur pronostique important conduisant à une survie globale ou sans retransplantation significativement diminuée. Le but de cette étude monocentrique (Turin) et rétrospective était de mesurer l’incidence de la DPG, son influence sur la survie du patient et du greffon et les facteurs associés, chez des patients transplantés pour une hépatite virale C entre novembre 2002 et juin 2016. La DPG était définie ici comme un bilirubin supérieur à 10mg/dL ou une INR supérieure à 1,6 à J7 ou un pic de transaminase supérieur à 2 000 dans les 7 jours suivant la transplantation (TH) [Olthoff KM et al. Liver Transpl, 2010;16(huit):943-9]. Six cent trois patients ont été inclus dans cette analyse : âge médian 55,8 ans, 81 % d’hommes, 53,4 % de transplantation pour carcinome hépatocéllulaire (CHC). À la TH, 12,8 % avaient une charge virale C négative. Trois cent vingt huit patients ont eu une DPG, associée à une réduction significative des survies globale et du greffon à 90 jours post-TH (figure). Au total, 35 greffons ont été perdus dans les 90 jours post-TH, dont 32 dans le groupe DPG soit chez 9,8 % des patients de ce groupe. Un score de MELD supérieur ou égal à 19 était un facteur prédictif de mortalité à 90 jours post-transplantation.
En analyse multivariée, les facteurs associés à la DPG étaient un score de MELD supérieur à 15 avant TH, une charge virale C positive à la TH, une stéatose macrovacuolaire du greffon supérieure à 30 % et un temps d’ischémie froide supérieur à 8h.

En conclusion, la DPG concerne environ 1 patient sur 2 et influence la survie du patient et du greffon chez les transplantés pour hépatite C. Bien qu’associée à la DPG, la réplication virale C n’est pas la première cause de perte précoce du greffon.


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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Nov 2016 - 09:29
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Un nouveau score pour mesurer la sarcopénie et prédire la mortalité sur liste de transplantation
D’après Carrey EJ et al., abstr. 1

Plusieurs études ont déjà montré que la sarcopénie était un excellent facteur prédictif de mortalité avant et après transplantation, meilleur que l’indice de masse corporelle (IMC) et les marqueurs biologiques nutritionnels, souvent difficiles à interpréter en cas de cirrhose. Le problème actuel est l’absence de définition consensuelle de la sarcopénie. Plusieurs études utilisent des mesures différentes, de muscles différents, avec des techniques différentes, etc. L’avantage cependant est que la majorité des définitions tiennent compte de mesures à partir d’angioscanner, pouvant être reproduites et standardisées.
Cette étude rétrospective muticentrique américaine propose une nouvelle formule pour évaluer la sarcopénie, dite « skeletal muscle index » (SMI). La mesure du SMI est expliquée dans la figure 1.



Un total de 396 patients inscrits sur liste de transplantation ont été inclus dans 5 centres (âge : 58 ans, 48 % de cirrhose virale C, 39 % de CHC, score de MELD médian : 15) dont 119 femmes et 277 hommes. Cent douze patients (28 %) sont décédés ou sortis de liste pendant la période de l’étude, 199 (50 %) ont été transplantés. Le SMI médian était significativement plus bas chez les patients décédés ou délistés (45,6 versus 48,5 ; p < 0,001). En analyse multivariée, le SMI était un facteur indépendant associé à la mortalité sur liste (p < 0,001). Les seuils de SMI optimaux pour prédire la mortalité sur liste ont été déterminés par régression logistique, pour chaque sexe, soit 50 et 39 cm2/m2 respectivement pour les hommes et les femmes. Une valeur inférieure à ces seuils définissait la sarcopénie. Les facteurs significativement associés à la sarcopénie dans cette étude étaient le sexe féminin, l’indication de la transplantation pour cirrhose décompensée, une plus grande taille, un poids plus bas ainsi qu’un IMC plus bas, un score de MELD élevé, le recours à l’épuration extra-rénal et enfin une ascite réfractaire. Les courbes de survie en fonction de la sarcopénie sont représentées sur la figure 2.



En conclusion, cette étude propose une nouvelle définition de la sarcopénie par mesure du SMI et confirme qu’elle est corrélée à la mortalité sur liste. Bien que ce concept ne soit pas nouveau, l’importance de la cohorte, la possible reproductibilité et la mesure simple en routine rendent cette définition séduisante. Cependant, la validité de ces données et l’influence sur la mortalité après TH restent à déterminer.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Nov 2016 - 09:32
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La radiofréquence par laparoscopie fait mieux que la radiofréquence percutanée..?!
D'après Eun HS et al., abstr. 3

L'ablation par radiofréquence (RFA) peut être une technique curative du carcinome hépatocellulaire (CHC) chez les patients ayant une cirrhose compensée. Cependant, ses performances, quand elle se fait par voie percutanée, sont influencées par la taille et la localisation tumorale, en particulier la proximité des vaisseaux ou de la capsule, qui peuvent contre-indiquer le geste. Les auteurs proposent de comparer la RFA percutanée (PRFA) à la RFA lors d’une laparoscopie (LRFA), qui permet de traiter des lésions plus grandes et/ou plus périphériques.

Deux études ont déjà comparé ces techniques, l’une montrant des résultats similaires (Wong J, HBP, 2013), l’autre des résultats en faveur de la LRFA si la taille tumorale était supérieure à 2 cm (Asahini Y et al. Dig Endosc 2009;21[2]:67-72). Cette étude coréenne avait pour objectif de comparer les survies globale et sans récidive de patients traités pour CHC par PRFA (n = 173) ou LRFA (n = 71). Les patients sélectionnés pour la LRFA avaient un score de Child significativement plus élevé (p = 0,01), plus fréquemment un CHC plurifocal (2 ou 3 nodules) et un stade TNM supérieur (respectivement p = 0,001 et p < 0,001).

En analyse multivariée, il n’existait pas de différence significative de survie globale ou sans récidive entre les 2 méthodes, même s’il existait une tendance pour une meilleure survie sans récidive des patients traités par LRFA (p = 0,069). Les auteurs ont ensuite comparé les résultats de ces 2 approches chez les patients qui étaient naïfs de tout traitement (PRFA, n = 104 et LRFA, n = 33). Là encore, les résultats étaient similaires mais dans des groupes non comparables (stade TNM supérieur dans le groupe LRFA, p = 0,001). Finalement, les auteurs ont réalisé un score de propension pour comparer 33 patients dans chaque groupe et assortis sur les caractéristiques de la maladie hépatique (bilirubine, cause, Child) et du CHC (nombre de nodules, lésion sous-capsulaire, stade TNM et traitements antérieurs). La survie globale était significativement meilleure dans le groupe LRFA (p = 0,040). Pour appuyer la supériorité de la LRFA, aucune récidive locale n’a été observée contre 30 % des récidives dans le groupe PRFA.

Les auteurs ont conclu à une supériorité de la LRFA par rapport à la PRFA. Il faut être prudent cependant car il ne s’agit pas d’une étude randomisée. Le score de propension concernait un faible nombre de patients. Aucune description claire de la population (nombre de nodule, en particulier), du choix de la technique ni des complications n’a été présentée. Enfin, rappelons le caractère très dépendant de l’opérateur de ces techniques.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Nov 2016 - 10:15
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TIPS précoces : oui mais...
Carine Chagneau-Derrode, Bordeaux - Bertrand Hanslik, Montpellier



https://www.youtube.com/watch?v=YiWLrh98FwU

http://www.cregg.org/site/images/commis ... agneau.pdf

Les antiviraux directs : cancérigènes ?
Pierre Toulemonde, Toulouse - Bertrand Hanslik, Montpellier



https://www.youtube.com/watch?v=RHyhFVc-E4E

http://www.cregg.org/site/images/commis ... emonde.pdf

Tenofovir et rein : en attendant le TAF...
Bertrand Hanslik, Montpellier - Thierry Fontanges, Bourgoin-Jallieu



https://www.youtube.com/watch?v=ur8_gRedKIo

http://www.cregg.org/site/images/commis ... tanges.pdf

Traitement du VHC : les vieux aussi ?
Bertrand Hanslik, Montpellier - Patrick Delasalle, Grasse



https://www.youtube.com/watch?v=-j8rWFdGXi8

http://www.cregg.org/site/images/commis ... asalle.pdf

http://www.cregg.org/site/images/commis ... entary.pdf

Critères de Baveno VI : c’est bien, mais il faut avoir un FibroScan...
Thierry Fontanges, Bourgoin-Jallieu - Bertrand Hanslik, Montpellier



https://www.youtube.com/watch?v=03t67R_54ww

http://www.cregg.org/site/images/commis ... anslik.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Nov 2016 - 15:03
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AAD efficace mème chez les personnes très agées

" L' âge avancé en soi ne doit pas être considéré comme un obstacle au traitement avec les antiviraux à action directe (DAA) " chez les patients infectés par le virus de l' hépatite chronique C (VHC), une étude de plus de 17.000 anciens combattants présentée à la foie Meeting® 2016 .

Les AAD sont également très efficaces pour le traitement de l'hépatite C chronique dans tous les groupes d'âge, y compris chez les patients très âgés», a ajouté Feng Su, MD, Université de Washington, Seattle, WA et des anciens combattants Puget Healthcare System Sound, Seattle, WA, et ses collègues .

«La cohorte de patients infectés par le VHC aux États-Unis vieillit» et, dans le passé, les patients âgés ont mal toléré des traitements à base d'interféron, . Bien que les DAAs nouveaux "ont une grande efficacité et le profil de sécurité excellents, les patients âgés sont sous-représentées dans les essais cliniques de DAA."

Pour comparer l'efficacité réelle des DAA chez les patients ayant une hépatite C chronique dans différents groupes d'âge, le Dr Su et ses collègues ont évalué 17,487 patients dans les anciens Affaires des systèmes de santé nationaux qui ont initié le traitement avec SOFOSBUVIR (SOF), ledipasvir / SOFOSBUVIR (LDV / SOF ), et paritaprevir / ritonavir / ombitasvir et dasabuvir (PROD) posologies entre le 1er Janvier 2014, et le 30 Juin 2015. La SVR a été définie comme la charge virale inférieure à la limite inférieure de quantification ≥12 semaines après la fin du traitement.

Les caractéristiques et les taux de réponse virologique soutenue (RVS) de base ont été évaluées chez des patients âgés de <55 ans (1903; 10,9%); 55- <60 ans (4441; 25,5%); 60 à <65 ans (6291; 36,1%); 65- <70 ans (4106; 23,6%); 70- <75 ans (507; 1,2%); et 75 ans (174; 1,0%). L'âge moyen était de 60,8 ans (± 6,5) et l'âge médian était de 61 ans.

«Les distributions de génotypes et de régimes de traitement étaient similaires entre les groupes d'âge»
La Cirrhose était de plus en plus fréquente avec l'âge en plus, et variait de 20,3% chez les patients âgés <55 ans à 36,2% chez les patients âgés de 75 ans.

Parmi tous les patients, ils ont trouvé des taux de RVS globale pour être de 90,7% (IC à 95%: 90,2, 91,1). Ce taux était aussi élevé indépendamment de l'âge: <55 ans (91,2%, IC 95%: 89,7, 92,4), 55- <60 (89,8%, IC 95%: 88,8, 90,7), 60- <65 (90,8%, IC à 95%: 90,1, 91,6), 65- <70 (91,1%, IC 95%: 90,1, 91,9), 70- <75 (90,0%, IC 95%: 86,9, 92,4) et 75 ans ou plus (93,8 %, IC à 95%: 88,8, 96,7).

Aucune différence majeure dans les taux de RVS non ajustés ont été observées entre les groupes d'âge, quel que soit le génotype, stade de la maladie du foie, et de l'expérience de traitement préalable.

"Dans les modèles de régression multivariée, l'âge n'a pas été prédictif de la probabilité d'atteindre la SVR après ajustement pour les caractéristiques de base, y compris les génotypes (1, 2 3), le régime, la cirrhose, la cirrhose décompensée, et l'expérience de traitement préalable», a conclu le Dr Su. «Il est raisonnable de considérer les patients âgés pour le traitement du VHC."

http://www.empr.com/aasld-2016/daas-eff ... le/571915/

Etude Italienne le traitement avec les ADD sur et efficace chez les patients agés

En Italie, les régimes sans IFN-sont prescrits pour une fibrose sévère ou une cirrhose, ce qui entraîne une population plus âgée DAA-administré avec d'autres comorbidités et les questions de polypharmacie. La base de données probantes sont relativement rares, cependant. Une Phase 3 des essais cliniques de DAA ont inclus quelques patients âgés souffrant d'hépatite C chronique ou une cirrhose, le Dr Calvaruso a déclaré .

Par conséquent, le groupe d'étude a cherché à évaluer l'innocuité et l'efficacité des régimes DAA chez les patients âgés, en utilisant la base de données régionale RESIST-HCV, qui contient des données pour tous les cas de VHC dans les centres de foie siciliens.

Au cours de 2015-2016, un total de 9,154 patients ont été enregistrés en RESIST-HCV (Rete Sicilia Selezione Terapia - HCV). Parmi ceux-ci, "5480 (54%) répondaient aux critères AIFA pour le traitement et 4881 (48%) ont commencé régimes DAA IFN-libres», et 2045 (41,5%) d'entre eux étaient âgés de 70 ans ou plus, le Dr Calvaruso a rapporté .

Par rapport à 2,836 patients plus jeunes (âge <70 ans), la cohorte avait prévalences significativement plus élevé de patients atteints de comorbidités. Ceux - ci HCC inclus éradiquée (3,5% vs 1,8%, P <0,001), le diabète (32,4% vs 24,9% <0,001), l' hypertension artérielle (54,8% contre 29,8%, p <0,001), les maladies cardiaques (6,5% vs 2,7%, P <0,001), et le stade 3 de la maladie rénale (4,0% vs 2,5%, P = 0,003), le Dr Calvaruso rapporté.

Les Co-médicaments étaient également plus fréquents chez les patients âgés (81,8% vs 67,8%, P <0,001).

"La Co-infection par le VIH (0,09% contre 5,3%, P <0,001) et une précédente orthotopique transplantation hépatique (OLT; 4,2% vs 7,2%, P = 0,058) étaient moins fréquentes chez les personnes âgées», a noté le Dr Calvaruso. «À la fin d'Octobre 2016, un total de 3733 (76,5%) ont terminé le traitement et 2066 patients (42,3%) ont conclu 12 semaines de suivi et étaient évaluables pour la SVR."

Pour la population en intention de traiter, le taux de réponse au traitement final (ETR) était de 90,2% dans la cohorte des personnes âgées par rapport à 93,5% chez les patients plus jeunes ( P = 0,02). La réponse virologique soutenue (RVS) les taux étaient de 86,9% contre 88,9%, respectivement ( P = 0,1)

Vingt-trois patients sont décédés au cours du traitement, dont 7 étaient dus à une insuffisance hépatique. Les auteurs ont noté les patients plus âgés se sont retirés de traitement par rapport aux patients plus jeunes (8,4% contre 5,3%; P = 0,005).

http://www.empr.com/aasld-2016/ifn-free ... le/572615/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Nov 2016 - 16:23
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Grazoprevir / Elbasvir + Sofosbuvir hautement efficace pour les patients atteints du VHC de génotype 3 difficiles à traiter

Un traitement triple de grazoprevir / elbasvir (Zepatier) plus sofosbuvir (Sovaldi) sans ribavirine guéri 96% des personnes non traitées et 97% des personnes expérimentées avec le virus de l'hépatite C (HCV) dans le génotype 3 et la cirrhose du foie, selon les résultats de l'étude C-ISLE présenté cette semaine à l'American Association pour l'étude des maladies hépatiques (AASLD) Liver Meeting à Boston.

Le développement d'agents antiviraux à action directe (DAA) a rendu le traitement de l'hépatite C chronique plus bref, plus commode et beaucoup plus efficace que l'ancien traitement à base d'interféron. Mais les meilleures options sont encore nécessaires pour les patients les plus difficiles à traiter, qui ne parviennent toujours pas à atteindre les taux de réponse soutenus de près de 100% dans les groupes plus faciles à traiter.

Des taux de réponse plus faibles sont associés au génotype 3 du VHC, à la présence d'une cirrhose du foie, à un échec du traitement antérieur et à la présence de variantes associées à la résistance aux DAA (RAV). Près d'un tiers des personnes atteintes d'hépatite C dans le monde ont le génotype 3 et elles sont associées à une progression plus rapide de la maladie du foie.

Le présentateur Graham Foster de l'Université Queen Mary de Londres a qualifié les patients cirrhotiques du génotype 3 expérimentés du traitement de «les plus difficiles des plus difficiles». Les schémas actuellement approuvés pour ce groupe incluent le sofosbuvir / velpatasvir (Epclusa) avec la ribavirine pendant 12 semaines ou le sofosbuvir plus le daclatasvir (Daklinza) avec la ribavirine pendant 12 ou 24 semaines, mais jusqu'à récemment, les associations DAA avec l'interféron pégylé étaient encore considérées comme une option pour ces patients difficiles .

L'étude C-ISLE a évalué une coformulation du grazoprévir de Merck (un inhibiteur de la protéase du VHC) et de l'elbasvir (un inhibiteur de la NS5A) ainsi que du sofosbuvir de Gilead Science (un inhibiteur de la polymérase NS5B) pris avec ou sans ribavirine pendant 8 à 16 semaines pour le traitement des patients naifs et expérimentés du génotype 3 avec une cirrhose compensée. Grazoprevir / elbasvir est actuellement indiqué uniquement pour les génotypes 1 et 4. Le plus tôt l' étude C-SWIFT a montré des résultats prometteurs pour ce régime intensifié, mais il a inclus quelques génotypes 3 .

C-ISLE a inscrit 100 participants. Environ les deux tiers étaient des hommes, 69% étaient blancs, 29% asiatiques et l'âge moyen était de 53 ans. Un peu plus de la moitié (53%) avaient déjà utilisé de l'interféron pégylé / ribavirine et le niveau moyen d'ARN du VHC avant traitement était de 6,2 log IU / mL. Ils avaient une cirrhose compensée comme indiqué par l'élastométrie transitoire FibroScan (score moyen de 25,4 kPa) ou une biopsie hépatique. Ils n'avaient aucun antécédent de décompensation hépatique, mais avaient de l'albumine, de la bilirubine et des taux de plaquettes indiquant une altération de la fonction hépatique.

Les participants à cette étude ouverte ont été répartis au hasard dans 5 groupes de traitement. Les patients n'ayant jamais reçu de traitement ont été randomisés pour recevoir le grazoprévir / elbasvir plus le sofosbuvir soit avec de la ribavirine pendant 8 semaines, soit sans ribavirine pendant 12 semaines. Les patients traités ont été randomisés pour recevoir du grazoprévir / elbasvir plus du sofosbuvir avec ou sans ribavirine pendant 12 semaines, ou sans ribavirine pendant 16 semaines.

Le critère d'évaluation primaire était la réponse virologique soutenue ou la charge virale indétectable du VHC à 12 semaines après la fin du traitement (SVR12).

Résultats :

• Parmi les patients naïfs au traitement, les taux de SVR12 étaient de 91% pour 8 semaines de grazoprévir / elbasvir plus sofosbuvir avec ribavirine (2 rechutes) et de 96% pour 12 semaines de grazoprévir / elbasvir plus sofosbuvir sans ribavirine (1 échec non virologique).
• Chez les patients ayant subi un traitement, les taux de SVR12 étaient de 100% pour 12 semaines de grazoprévir / elbasvir plus sofosbuvir sans ribavirine, 94% pour 12 semaines de grazoprévir / elbasvir plus sofosbuvir avec ribavirine et de 94% pour 16 semaines de grazoprévir / Ribavirine (1 échec non virologique dans chacun des 2 derniers bras).
• Cependant, en excluant les 3 patients qui ont interrompu leur traitement prématurément pour des raisons autres que l'échec virologique (perte de suivi, retrait du consentement et événement indésirable non médicamenteux), le taux de guérison était de 100% régime.
1 des 2 récidivistes avaient divers variantes associées à la résistance (y compris la mutation Y93H) au départ et au moment de l'échec du traitement, mais l'autre avait un virus de type sauvage avant et après le traitement.
•Le taux de SVR12 était le même - 98% - pour la moitié des patients qui avaient des RAV NS5A préexistants et la moitié qui n'en avaient pas.
• La thérapie était généralement sûre et bien tolérée, sans interruption du traitement en raison d'événements indésirables.
• Les événements indésirables les plus fréquemment rapportés étaient la fatigue, les nausées, les éruptions cutanées ou les démangeaisons.
• Les effets indésirables généraux et les événements indésirables graves étaient plus fréquents chez les patients qui utilisaient la ribavirine et chez ceux qui étaient traités pour une plus longue durée.

"Une efficacité élevée a été démontrée chez les patients infectés par le gène 3 du génotype 3 du VHC cirrhotique et naïfs au traitement", ont conclu les chercheurs.

Tout le monde qui a terminé le traitement avec le grazoprévir / elbasvir plus sofosbuvir sans ribavirine avait une réponse soutenue, Foster a noté. Les deux échecs virologiques étaient dans le bras de huit semaines avec la ribavirine, et 1 de ces patients avaient la mutation Y93H. Cependant, tous les patients avec Y93H qui ont été traités pendant 12 semaines ont été guéris.

Bien qu'on s'inquiète des événements indésirables liés au foie chez les personnes atteintes de cirrhose traitée par des inhibiteurs de la protéase du VHC, aucun de ces problèmes n'a été observé dans cette étude. Foster a déclaré qu'il serait à l'aise de traiter les personnes atteintes de Child-Pugh classe B cirrhose, ce qui indique un compromis significatif de la fonction hépatique, mais pas encore décompensation (classe C).

Source :

GR Foster, K Agarwal, M. Cramp, et al. C-ISLE: Grazoprevir / Elbasvir plus Sofosbuvir dans les patients traités par le traitement et naïfs et traités par le VHC GT3 Cirrhotic traités pendant 8, 12 ou 16 semaines. 67e réunion de l'Association américaine pour l'étude des maladies du foie: foie Réunion 2016. Boston, Novembre 11-15 2016. Résumé 74 .

C-ISLE : EBR/GZR + SOF dans les G3 cirrhotiques naïfs ou prétraités
D'après Foster GR et al., abstr. 74

Les traitements actuels des infections VHC de génotype (G) 3 permettent d'obtenir chez les patients cirrhotiques une réponse sub-optimale (moins de 90 % de réponse virologique soutenue [RVS]) et ce, particulièrement chez les patients prétraités. Cette étude réalisée au Royaume-Uni a évalué l'efficacité et la tolérance de l'association elbavir/gazoprévir + sofosbuvir (EBR/GZR + SOF) sur une durée de 8 à 16 semaines chez 100 patients G3 avec une cirrhose compensée. Au total, 5 bras de traitement selon que les patients étaient naïfs ou prétraités (figure 1). La cirrhose était confirmée soit par un stade F4 à la PBH (16 %), soit au FibroScan® (84 %; valeur moyenne 25,44 kPa).



Les caractéristiques des patients à l'inclusion étaient les suivantes : 53,4 ans de moyenne d'âge, 68 % d'hommes et 29 % originaires d'Asie du Sud (Bangladesh et Pakistan). À S4, le pourcentage de patients avec un ARN du VHC inférieur à 15 UI/ml varie entre 71 et 88 %. À S8, ce pourcentage était de 100 % dans les 5 bras. Les taux de RVS12 sont élevés et ce, indépendamment des traitements antérieurement administrés (figure 2). Sur 5 patients n'ayant pas obtenu de RVS12, 3 ont été exclus pour diverses raisons (1 perdu de vue, 1 retrait de consentement, 1 pour cellulite à J7) et 2 échecs virologiques chez des patients naïfs (schéma EBR/GZR + SOF + ribavirine [RBV] 8 semaines, mutations P58, S62T au moment de l'échec pour 1 patient, virus de type sauvage pour l'autre patient).



La tolérance a été globalement bonne (quelques cas de cellulite, dont 1 ayant entraîné l'arrêt du traitement), une anémie < 10 g/dl a été observée chez 3 patients sous RBV. Ce sont donc d'excellents résultats chez ces patients G3 cirrhotiques avec un taux de RVS qui varie entre 91 et 100 %. L'ajout de RBV dans le schéma 8 semaines chez les naïfs réduit la durée de traitement mais n'augmente pas le taux de réponse. Les schémas optimaux semblent être l'association EBR/GZR + SOF sur 12 semaines, qu'il s'agisse de patients naïfs ou prétraités.

MK-3682/Grazoprevir/Ruzasvir : G1 en échec de AAD (C-SURGE)
D'après Wyles DL et al., abstr. 193

Le but de cet essai était de déterminer l’efficacité et la tolérance de MK-3682 (anti-NS5B) /grazoprévir (anti-NS3/4A)/ruzasvir (anti-NS5A) chez des patients en échec d'antiviraux à action directe (AAD) (ledipasvir/sofosbuvir ou elbasvir/grazoprevir).

Il s’agit d’un essai multicentrique randomisé incluant des patients de génotype 1 cirrhotiques compensés, Child A et des non cirrhotiques, ayant rechuté après LDV/SOF ou EBR/GZR qui ont reçu MK-3682 (450 mg)/grazoprévir (100 mg)/MK-8408 (60 mg) soit 16 semaines + ribavirine (RBV) ou 24 semaines sans RBV.

Quatre vingt quatorze patients ont été randomisés : 45 dans le groupe 16 semaines avec RBV et 49 dans le groupe 24 semaines sans RBV. Les caractéristiques des 93 patients qui ont reçu le traitement (1 patient a arrêté l’étude avant de débuter le traitement) sont les suivantes : 86 % d’hommes, âge médian 60 ans, 73 % de caucasiens, 58 % de non cirrhotiques et 42 % de cirrhotiques, 86 % de GT1a, 61 % étaient en échec de 12 ou 24 semaines de LDV/SOF, 15% en échec de 8 semaines de LDV/SOF et 24 % en échec de 12 semaines de EBR/GZR. 85% des patients avaient des variants de résistance NS5A initialement et 65 % des variants de résistance NS3.

Les taux de RVS8 étaient de 98 % et 100 % dans le bras traité 16 semaines avec RBV et dans le bras traité 24 semaines sans RBV (figure 1). Après exclusion d’un patient n’ayant reçu que 3 doses de médicaments, les taux de RVS étaient de 100 % dans les 2 bras (échantillon d’analyse modifié) [figure 2].





Il y avait une forte prévalence des variants de résistance sans impact sur la RVS. Le traitement était bien toléré. Les effets indésirables (EI) étaient modérés et les plus fréquents étaient la fatigue (35 %), les céphalées (13 %), la diarrhée (9 %), le prurit (5 %) et les rashs (9 %). Aucun patient n’a arrêté le traitement en raison d’un EI. Il y a eu 5 EI sévères non reliés au traitement de l’étude.

La combinaison MK-3682/grazoprevir/ruzasvir ± RBV est bien tolérée et permet d’obtenir un taux de RVS8 de 98 % (16 semaines + RBV) à 100 % (24 semaines sans RBV) des patients de G1, cirrhotiques ou non, en échec d’un traitement antiviral direct oral incluant un anti NS5A.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Nov 2016 - 16:34
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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Nov 2016 - 17:36
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Baraclude améliore la fonction rénale chez les patients HBV après l'arrêt du Viread

L' Entecavir en monothérapie est une stratégie de sauvetage efficace pour améliorer la fonction rénale chez les patients atteints d'hépatite B infection par le virus après passage d'une thérapie avec Viread, d'après les résultats présentés à la réunion du foie.

"Récemment, le ténofovir alafenamide a montré une meilleure sécurité rénale profil par rapport au fumarate de ténofovir disoproxil. ... Nous voulions déterminer si l' entécavir peut être une stratégie de sauvetage sûr et efficace pour les patients chroniques du VHB avec le développement dysfonction rénale au cours de ténofovir disoproxil traitement fumarate à long terme, " Mauro Viganò, MD, PhD, de l'Ospedale San Giuseppe, Université de Milan, Italie , a déclaré lors de sa présentation dans une session parallèle HBV.

Viganò et ses collègues ont évalué 103 patients avec une hépatite B chronique consécutivement commutés de Viread (fumarate de ténofovir disoproxil, Gilead Sciences, TDF) thérapie, après avoir développé une toxicité rénale après 35 mois de monothérapie, à Baraclude (entécavir, Bristol-Myers Squibb). Parmi ceux-ci, 40% ont réduit les doses de TDF pendant le traitement.

Tous les 4 mois les chercheurs ont mesuré les taux de créatinine sérique, estimé le taux de filtration glomérulaire (DFGe) par MDRD, phosphate, fraction de ré-absorption de phosphate, l'analyse bandelette urinaire, l'alanine aminotransférase et la réponse virologique par PCR sensible.

Au début du traitement par l'entécavir, 91% des patients avaient un DFGe inférieur à 90 ml / minute; 72% avaient des niveaux de phosphate inférieures à 2,5 mg / dl; et 50% avaient la fraction de phosphate de réabsorption inférieure à 0,80 mmol / L. Trois pour cent des patients avaient un syndrome de Fanconi induit par TDF et 3% des patients supplémentaires avaient protéinurie à l'analyse d'urine.

Au cours des 27 mois de traitement par l'entecavir, tous les paramètres de la fonction rénale améliorée: la créatinine améliorée de 1,26 à 1,11 mg / dL ( P < 0,0001); eGFR 54-65 mL / minute ( P = 0,003); phosphate de 2,2 à 2,6 mg / dL ( P < 0,0001); et la fraction de réabsorption du phosphate 0,47 à 0,62 mmol / L ( p < 0,0001).

Parmi les patients qui ont vécu réduit eGFR, hypophosphatémie et hyperphosphaturie, les chercheurs ont observé une amélioration d'au moins un paramètre dans 35%, 80% et 73% des cas. Les valeurs normales ont été atteints de 5%, 10% et 39% des patients, selon la présentation de Viganò.

Les deux patients atteints du syndrome de Fanconi TDF-induite fonction rénale complètement normalisée après 16 et 24 mois de traitement par l'entecavir.

Aucun des patients a eu des événements indésirables liés entecavir expérimentés, Viganò a déclaré lors de sa présentation.

"Un commutateur TDF à entecavir améliore une fonction glomérulaire tubulaire dans la plupart des patients développant une insuffisance rénale pendant le traitement TDF à long terme», a déclaré Viganò. "Cependant, la fonction rénale entièrement récupéré dans 38% des patients, uniquement."

Référence:

Vigano M, et al. Résumé 70. Présenté à: La réunion du foie; 11 à 15 novembre 2016; Boston.

Le risque de carcinome hépatocellulaire diminue avec le temps chez les patients infectés par le VHB traités par entécavir ou ténofovir
D'après Yao-Chun Hsu et al., abstr. 103

Ce travail a cherché à évaluer l’évolution du risque de CHC dans le temps chez les patients ayant une hépatite chronique B traités par entécavir ou ténofovir. Il s’agit d’une cohorte rétrospective nationale fondée sur l'analyse de la base nationale de soins de santé de Taiwan. Tous les résidents taiwanais ont été screenés pour identifier les patients qui ont reçu de l'entécavir ou du ténofovir pendant au moins de 3 mois, en excluant les patients antérieurement exposés à la lamivudine ou à la telbivudine, les patients ayant une tumeur maligne préexistante, une insuffisance organique en phase terminale, et ceux ayant développé un CHC dans les 3 mois suivant le traitement. Au total, 27 820 patients étaient éligibles (âge moyen 48,1 ans, 74,0 % hommes, 31,3 % cirrhose, et 7,0 % de co-infection VHC) et ont été suivis jusqu'à l'apparition du CHC, 3 ans de traitement, l’arrêt du traitement (> 3 mois) ou jusqu’à la date de fin d’étude (31 décembre 2013).

Après un suivi médian de 28 mois, 802 patients ont développé un CHC, avec des taux d'incidence cumulée à 1, 2 et 3 ans, de 1,82 %, 3,05 % et 4,06 %, respectivement. L’année du traitement était un facteur associé à la survenue du CHC (taux d'incidence ajusté [IRR] par an, 0,73 ; IC95 : 0,66-0,80) avec ajustement pour la cirrhose, sexe masculin, l'âge et la co-infection par le VHC.

Ce travail montre que le taux d'incidence du CHC diminue année après année chez les patients infectés par le VHB traités par entécavir ou ténofovir. Des données similaires de diminution du risque de CHC étaient retrouvées dans une cohorte caucasienne après 5 ans de traitement dans une étude présentée en poster (Papatheodoridis GV et al., poster 1867)

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Les statines potentialisent l’effet du carvédilol pour lutter contre l’HTP
D'après Alvarado-Tapias E et al., abstr. 136

L’effet des ß-bloquants non-cardiosélectifs (ßBNS) pour prévenir l’hémorragie digestive liée à l’hypertension portale du patient cirrhotique n’est plus à démontrer. Cependant, seuls 30 à 40 % des patients ont une réponse complète sur le plan hémodynamique définie par une mesure du gradient de pression portale inférieure à 12 mmHg ou une diminution du gradient d’au moins 20 %. Le carvédilol est une alternative qui permet d’augmenter le taux de réponse complète à plus de 50 %. Plusieurs études ont déjà montré un intérêt potentiel à l’utilisation de statines pour lutter contre l’hypertension portale. Utilisées seules, elles ont un bénéfice modeste mais elles permettent de potentialiser l’effet des ßBNS, par un mécanisme d’action complémentaire qui permet de diminuer les résistances vasculaires intra-hépatiques (Zafra C et al. Gastroenterology, 2004;126[3]:749-55] ; Abraldes JG et al. Gastroenterology, 2009:136[5]:1651-huit).

Cette étude randomisée contre placebo avait pour objectif principal d’évaluer l’évolution de l’hémodynamique portale de patients non-répondeurs aux ßBNS et traités par simvastatine (20 puis 40 mg/jour) en plus du carvédilol (6,25 mg/jour). Trente cinq patients ont reçu l’association carvédilol/simvastatine et 36 le carvédiol seul. Les patients étaient suivis 1 mois durant lequel 3 cathétérismes étaient réalisés, dont une évaluation du pic d’hypertension portale postprandiale. Les caractéristiques des patients étaient similaires dans les 2 groupes (score de MELD médian à 9, gradient de pression à 9 mmHg). Le gradient de pression portale diminuait significativement dans le groupe carvédilol/simvastatine (17 versus 11%, p < 0,001) après 1 mois de traitement. L’association carvédilol/simvastatine permettait de diminuer le pic d’hypertension portale postprandial de 10 à 23 % (p < 0,001). Les effets indésirables étaient similaires dans les 2 groupes (20 % des patients), principalement la fatigue. Une élévation des transaminases et une élévation de la créatine kinase à plus de 2 fois la normale ont été observées dans le groupe statines.

En conclusion, cette étude suggère un effet potentialisateur de la simvastatine à celui du carvédilol chez les patients ayant une hypertension portale et une non-réponse aux ßBNS. L’impact de ces modifications hémodynamiques sur le pronostic et les évènements cliniques reste cependant à définir.

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Etude POLARIS-4 : SOF/VEL/VOX ou SOF/VEL dans les G1-6 en échec d'AAD
D'après Zeuzem S et al., abtsr. 109

Une faible proportion de patients n’atteint pas la réponse virologique soutenue (RVS) après traitement par antiviraux à action directe (AAD). Dans cette étude de phase III, des patients en échec d'AAD, n’ayant jamais reçu d’anti-NS5A ont été traités par sofosbuvir (SOF)/velpatasvir (VEL)/voxilaprevir (VOX) [nouvel anti NS3/4A pangénotypique] en une prise ou par SOF/VEL en une prise pendant 12 semaines. Les patients de génotypes 1, 2 ou 3 étaient randomisés (1:1) pour recevoir SOF/VEL/VOX ou SOF/VEL pendant 12 semaines, stratifiés selon le génotype (G) et la cirrhose. Les patients de génotypes 4, 5 ou 6 ont reçu SOF/VEL/VOX pendant 12 semaines. Les patients traités antérieurement par Peg-IFN + RBV + anti-NS5A ou anti-NS3/4A ont été exclus.

Sur les 333 patients randomisés et traités, 77 % étaient des hommes, 86 % étaient Caucasiens, 18 % avaient le génotype CC de l’IL28B, 46 % avaient une cirrhose compensée, 40 % étaient de G1. 73 % des patients avaient reçu antérieurement un anti-NS5B et 25 % un anti-NS5B et un anti-NS3/4A. Les schémas thérapeutiques les plus courants étaient SOF + RBV ± Peg-IFN et SOF + siméprévir.

Cent quatre vingt deux patients ont reçu SOF/VEL/VOX et 151 SOF/VEL.

Les taux de RVS12 étaient de 97 % dans le bras SOF/VEL/VOX et 90 % dans le bras SOF/VEL (figure 1). Les taux de RVS12 étaient de 98 % dans le bras SOF/VEL/VOX et 94 % dans le bras SOF/VEL en l’absence de cirrhose et chez les cirrhotiques, de respectivement 96 % et 86 %. Les taux de RVS12 selon les génotypes sont résumés dans la figure 2. La présence de variants de résistance n’avait pas d’impact sur la RVS12. Le traitement était bien toléré. Les effets indésirables les plus fréquents étaient céphalées, fatigue, diarrhée et nausées. Huit effets indésirables graves (4 dans chaque bras) ont été rapportés, 1 décès non relié au traitement est survenu (overdose) et 1 patient a arrêté le traitement par SOF/VEL pour céphalées à J56. Aucun effet indésirable grave attribué au traitement n’a été reporté.

Le traitement de 12 semaines en une prise par SOF/VEL/VOX ou SOF/VEL est efficace (RVS12 de 97 et 90 %) et bien toléré chez des patients en échec d'AAD sans anti-NS5A et quel que soit le génotype.





8 semaines de SOF/VEL/VOX : pas pour tout le monde !
D'après Jacobson IM et al., abstr. LB12

L’association sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (SOF/VEL/VOX) est le nouveau combo pangénotypique du VHC regroupant inhibiteur de polymérase, inhibiteur de NS5A et inhibiteur de protéase. L’étude Polaris-2, présentée ici, avait pour objectif de démontrer la non-infériorité de ce combo donné pour 8 semaines par rapport à la combinaison sofosbuvir/velpatasvir (SOF/VEL) pour 12 semaines, chez des patients naïfs de traitement, quel que soit le génotype, y compris cirrhotiques (respectivement 18 et 19 %), excepté les patients de génotype 3 cirrhotiques, présentés dans Polaris 3. Cette étude randomisée de phase III a inclus 501 patients dans le groupe SOF/VEL/VOX contre 440 patients dans le groupe SOF/VEL. Les caractéristiques des groupes étaient habituelles et similaires. Les figures 1 et 2 montrent les résultats d’efficacité. Le critère de non-infériorité n’est donc pas rempli, principalement lié à 21 rechutes dans le groupe SOF/VEL/VOX, dont 14 chez les patients de génotype 1a. Sept rechutes ont été observées chez les patients cirrhotiques. Les mutations de résistance à l’initiation du traitement, n’influençaient pas les résultats en termes d’efficacité. Le traitement était très bien toléré sans effet indésirable grave imputable au traitement.

En conclusion, SOF/VEL/VOX pour 8 semaines chez les patients de tout génotype et naïfs de traitement permet l’obtention d’une réponse virologique soutenue à 12 semaines de 95 %, inférieure au 98 % obtenue pour le groupe SOF/VEL 12 semaines. Cette étude négative est surtout liée aux échecs virologiques des patients de génotype 1a.




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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Nov 2016 - 05:51
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Génotype 4 : 24 (SOF + RBV) ou 12 semaines (LDV/SOF ou SOF/VEL) ?
D'après Asselah T et al., abstr. 75

Si les génotypes 4 (G4) n'interviennent que pour environ 15 % des infections à VHC au niveau mondial, ils sont prédominants en Egypte et dans certains pays d'Afrique sub-saharienne (Cameroun, République du Congo). Cette analyse intégrée présentée à l'AASLD a poolé les données de 6 études de phases II et III (sofosbuvir + ribavirine [SOF + RBV] 12 et 24 semaines, lédipasvir [LDV] + SOF 12 semaines – ION-4 et SYNERGY et SOF + velpatasvir [VEL] 12 semaines - ASTRAL-1) [figure 1].



Au total, l'analyse porte sur 352 patients dont 21 % porteurs d'une cirrhose compensée. Le taux global de RVS12 (figure 2) est de 92 % (non cirrhotiques) et 88 % (cirrhotiques) pour l'association SOF + RBV mais en schéma 24 semaines et s'élève – avec l'association LDV/SOF – à 100 % (cirrhotiques), 93 % pour les non cirrhotiques. Pour l'association SOF + VEL, la réponse est de 100 %. Pour les schémas SOF + RBV 24 semaines, LDV + SOF ou SOF + VEL, les taux de réponses sont très comparables que les patients soient ou non prétraités.



La tolérance a été jugée satisfaisante avec entre 1 (LDV/SOF) et 5 % (SOF + RBV) d'effets indésirables (EI) de grades 3-4. Les EI les plus fréquents étaient la fatigue, les céphalées et les nausées. Au total, cette analyse montre que les associations SOF + RBV 24 semaines, LDV + SOF ou SOF + VEL 12 semaines permettent d'obtenir des taux de RVS12 élevés (les taux d'échecs sont plus importants avec le schéma SOF + RBV 12 semaines) chez les patients non cirrhotiques. Pour les patients cirrhotiques compensés, les combinaisons LDV/SOF ou SOF/VEL pendant 12 semaines ont une efficacité de 100 %.

Sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprevir : G1-6 en échec d’anti-NS5A (POLARIS-1)
D'après Bourlière M et al., abstr. 194

Sofosbuvir (SOF), velpatasvir (VEL) et voxilaprévir (VOX, GS-9857) sont des anti-NS5B, anti-NS5A et anti-NS3/4A pangénotypiques.

Cette étude de phase III a évalué le traitement par SOF/VEL/VOX (1 gélule/jour) pendant 12 semaines chez des patients ayant reçu un anti-NS5A.

Les patients de génotype 1 étaient randomisés 1:1 pour recevoir SOF/VEL/VOX (400 mg/100 mg/100 mg) ou placebo (PBO) 1 fois par jour pendant 12 semaines, stratifiés sur la présence ou l’absence de cirrhose. Les patients d’autres génotypes recevaient SOF/VEL/VOX pendant 12 semaines. 415 patients ont été traités : 263 dans le groupe SOF/VEL/VOX et 152 dans le groupe PBO. Il y avait 77 % d’hommes, 78 % de Caucasiens, 18 % avaient un génotype CC de l’IL28B, 41 % avaient une cirrhose compensée et 73 % étaient de G1.

Les anti-NS5A utilisés antérieurement étaient le lédipasvir, le daclatasvir, l’ombitasvir dans respectivement 51, 27, 11 % des cas et dans 13 % un autre anti-NS5A.

Les taux de RVS12 étaient de 96 % dans le groupe traité par SOF/VEL/VOX (figure 1) et de 99 % chez les patients non cirrhotiques et 93 % chez les cirrhotiques. Selon le génotype les taux de RVS12 variaient de 91 à 100 % (figure 2). Il n’ y avait pas d’impact de la présence de variants de résistance sur la RVS ni d’émergence de variants de résistance chez les patients rechuteurs. Le traitement par SOF/VEL/VOX était bien toléré. Les effets indésirables (EI) les plus fréquents étaient les céphalées, la fatigue, la diarrhée et les nausées. Il y a eu un arrêt de traitement dans le groupe SOF/VEL/VOX pour EI non relié au traitement et 3 dans le groupe PBO ; 5 EI graves dans le groupe SOF/VEL/VOX et 7 dans le groupe PBO, aucun relié au traitement ; 7 % et 14 % d’anomalies biologiques de grades 3-4 dans le groupe SOF/VEL/VOX et dans le groupe PBO.

Le taux de RVS12 de la combinaison SOF/VEL/VOX pendant 12 semaines est de 96 % chez des patients en échec d'antiviraux à action directe contenant un anti-NS5A. Le traitement est bien toléré.





Étude POLARIS-3 : SOF/VEL/VOX 8 semaines ou SOF/VEL 12 semaines chez les patients G3 cirrhotiques
D’après Foster GR et al., abstr. 258







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Etude Italienne Daclatasvir hauts taux de RVS chez les patients transplantés

Au Meeting® 2016, les chercheurs ont rapporté « une grande efficacité et un excellent profil de sécurité» pour les antiviraux à action directe (DAA) combinaisons avec Daclatasvir (DCV) chez les patients transplantés avec l' hépatite C (VHC).

Avant la nouvelle ère DAA, les patients infectés par le VHC qui ont subi une greffe du foie ont montré un mauvais pronostic. Un programme italien nommé patients (NPP) a été lancé en 2013-2014 en fonction de la disponibilité des combinaisons DAA. "NPP a été accordée aux patients transplantés du foie à un stade avancé, si l'espérance de vie était plus courte que 12 mois en raison de graves récidive du VHC ou de l'hépatite cholestatique», explique Raffaella Lionetti, de POIT, IRCCS Lazzaro Spallanzani, Rome, Italie.

Le but de l'étude (n = 94) était d'évaluer la preuve de la vie réelle de l'efficacité virologique chez les patients transplantés du foie, telle que mesurée par la réponse virologique soutenue (SVR12), le profil de sécurité des combinaisons AAD et les résultats cliniques. Certains patients transplantés du foie par le VHC ont été sélectionnés et ont été inclus ils ont été traités avec Daclatasvir + SOFOSBUVIR ou siméprévir.

Sur le total inscrit des patients, la majorité (84,1%) ont été infectés par le VHC de génotype 1. Près des trois quarts (76,6%) des patients ont été exposés à l'interféron (IFN) et la ribavirine. Quatre-vingt-huit patients ont reçu Daclatasvir + SOFOSBUVIR ± ribavirine et 6 patients ont reçu Daclatasvir + siméprévir pendant 24 semaines.

Les données de SVR était disponible chez 87 patients. Les données ont montré l'ARN du VHC indétectable chez 50% des patients à la semaine 4, dans> 75% par semaine 8, et 97% à la semaine 12. "SVR12 et SVR24 ne diffèrent pas et l'ensemble était de 88,2%», a déclaré le Dr Lionetti. Pour les patients avec le génotype 3, cependant, SVR12 était plus faible (75%) en accord avec la littérature existante.

Cinq patients du groupe Daclatasvir + SOFOSBUVIR sont morts et 1 patient dans le groupe + SOFOSBUVIR + ribavirine de Daclatasvir a été perdu de suivi.

Les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh A contre C) ont vu une diminution significative de SVR12 et SVR24. Cependant, les patients présentant une insuffisance légère présentaient des résultats virologiques similaires. La fonction rénale a été observée à empirer au cours du traitement et à la fin du traitement.

Sur les 53 patients qui ont reçu la ribavirine, tous sauf 1 ont connu la SVR, ce qui indique un rapport significatif de cotes (OR 15,1; P <0,012). La majorité des événements indésirables étaient liés à l'ajout de la ribavirine et l' anémie liée à la ribavirine , bien que des doses plus faibles ne semblent pas améliorer la SVR.

"Une meilleure SVR pourrait être atteinte par le traitement des patients à un stade de la maladie plus tôt et avec la fonction hépatique conservée», a conclu le Dr Lionetti.

http://www.empr.com/aasld-2016/daclatas ... le/572963/

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"Early-TIPS" améliore la survie des patients à haut risque de saignement
D'après Hernandez-Gea V et al., abstr. 87

La mise en place précoce d’un TIPS chez les patients ayant une hémorragie digestive liée à l’hypertension portale et à haut risque de récidive hémorragique, a déjà été évaluée dans 2 études, dont une étude randomisée (Garcia-Pagan JC et al. N Engl J Med, 2010:60[3]:7370-9.). Cette stratégie améliore le pronostic des patients ayant une cirrhose Child C (< 14) ou Child B avec un saignement actif à l’endoscopie. L’objectif de cette étude multicentrique internationale (34 centres) et rétrospective était d’évaluer l’influence de cette stratégie sur la survie, entre octobre 2011 et avril 2015, sur une population plus large. Parmi 671 patients ayant les critères (65 % Child C < 14 et 35 % Child B et saignement actif), finalement, seuls 66 (9,8 %) ont eu un TIPS précoce. Les motifs de poursuite du traitement conventionnel (médical et endoscopique) sans mise en place de TIPS n’étaient pas clairs puisque les groupes étaient similaires en termes de gravité du saignement et de la maladie hépatique sous-jacente.

La mise en place d’un TIPS précoce diminuait de façon significative le non-contrôle ou récidive du saignement (figure 1A). Cette stratégie améliorait la survie sans transplantation à 1 an de 61 % dans le groupe traitement conventionnel à 76 %. Durant l’année de suivi, les décompensations œdémato-ascitiques étaient moins fréquentes dans le groupe TIPS (12 versus 36 %). Aucune infection du liquide d’ascite ni syndrome hépato-rénal ne sont survenus dans le groupe TIPS contre 52 évènements soit 22 % des patients du groupe traitement conventionnel. Les auteurs décrivaient un nombre équivalent d’encéphalopathie hépatique dans les 2 groupes à 1 an (22 et 25 %, respectivement dans les groupes traitement conventionnel et TIPS). Il faut cependant souligner un nombre supérieur d’événements précoces durant les 6 premiers mois qui suivent la mise en place du TIPS, particulièrement chez les patients Child C (figure 1B).



En conclusion, adopter la stratégie de mise en place précoce d’un TIPS chez les patients à haut risque de récidive de saignement améliore la survie sans transplantation, réduit le risque de récidive de saignement et de décompensation œdémato-ascitique sans augmenter le nombre d’encéphalopathie hépatique à 1 an. Il faudra valider ces résultats sur le long terme et surtout mieux définir les raisons qui ont poussé les investigateurs à proposer le TIPS d’emblée pour seuls 10 % des patients.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Nov 2016 - 08:53
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Impact des AAD sur la pression portale et l’hémodynamique des patients cirrhotiques VHC
D'après Lens S et al., abstr. 58

Les données sur les changements hémodynamiques induits par la réponse virologique soutenue (RVS) après traitement par antiviraux à action directe (AAD) chez des patients VHC+ avec hypertension portale (HTP) clinique significative (HTP CS, HVPG ≥ 10mmHg) sont rares. En dépit de la RVS, ces patients resteraient à risque de décompensation hépatique.
Le but de cette étude multicentrique, prospective était d’évaluer l’impact de la RVS après AAD sur l’hémodynamique hépatique et systémique des patients avec cirrhose virale C et HTP CS avant traitement.

Les patients ont eu une mesure du gradient de pression portale (HVPG), un cathétérisme droit et une mesure de l’élasticité hépatique à l’inclusion et 24 semaines après l’arrêt du traitement en cas de RVS.
198 patients cirrhotiques avec HTP CS ont été inclus : il y avait 54 % d’hommes, l’âge moyen était de 60 ans, 70 % avaient des VO, 80 % étaient Child A, 20 % Child B ; le score de MELD moyen était à 9 et l’élasticité moyenne à 30 kPa.

Le gradient de pression portale diminuait après RVS (figure 1). En analyse multivariée, Ia seule variable associée à l’absence de diminution du gradient de pression ≥ 10 % (cliniquement pertinente) était le taux d’albumine < 35 g/l.


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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Nov 2016 - 08:55
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Chez 142 patients qui ont eu 2 élastométries, la mesure de l’élasticité hépatique diminuait significativement après RVS (figure 2). Un seuil > 21kPa avait une valeur prédictive positive de 92 % pour le diagnostic d’HTP CS mais un seuil < 13,6 kPa pour éliminer une HTP CS n’avait une fiabilité que de 50 %.


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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Nov 2016 - 08:57
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Le suivi hémodynamique systémique réalisé chez 139 patients montrait une augmentation significative de la pression artérielle et des résistances vasculaires systémiques avec un débit cardiaque stable. Le suivi hémodynamique pulmonaire chez les 139 patients a montré une augmentation significative de la pression artérielle pulmonaire, des pressions capillaires et des résistances vasculaires pulmonaires. Trois patients ont présenté une augmentation des résistances vasculaires pulmonaires > 240 dyn/m2 les classant comme ayant une hypertension artérielle pulmonaire.

L’éradication virale après AAD conduit à une réduction significative de la pression portale, mais 83 % des patients restent à risque de complications liées à la présence d’une HTP CS. La réduction du gradient de pression ≥ 10 % est moins fréquente chez les patients avec insuffisance hépatique (albuminémie <35> 240 dyn/m2 par modification de l’hémodynamique systémique et pulmonaire.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Nov 2016 - 09:04
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Cohorte BC-HTC : ré-infection par le VHC
D’après Janjua NZ et al., abstr. 60












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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Nov 2016 - 09:37
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Traitement du G1 et du G4 en échec d’AVD : une nouvelle solution
Thierry Fontanges, Bourgoin-Jallieu - Bertrand Hanslik, Montpellier



https://www.youtube.com/watch?v=65DvjHza_PU

http://www.cregg.org/site/images/commis ... tanges.pdf

Traitement court de 8 semaines pour le G1 naïf : validé !
Carine Chagneau-Derrode, Bordeaux - Bertrand Hanslik, Montpellier



https://www.youtube.com/watch?v=MdPhKx4BPwk

http://www.cregg.org/site/images/commis ... agneau.pdf

Traitement du G3 cirrhotique en échec d’AVD : une nouvelle solution
Patrick Delasalle, Grasse - Bertrand Hanslik, Montpellier



https://www.youtube.com/watch?v=Y3A0hFMhvZs

http://www.cregg.org/site/images/commis ... asalle.pdf

Traitement du G4 avec des schémas comportant le sofosbuvir : les preuves augmentent
Bertrand Hanslik, Montpellier - Patrick Delasalle, Grasse



https://www.youtube.com/watch?v=9ytKLl-oVIg

http://www.cregg.org/site/images/commis ... tanges.pdf

Etudes RUBY : traitement du VHC et insuffisance rénale chronique sévère
Pierre Toulemonde, Toulouse - Bertrand Hanslik, Montpellier



https://www.youtube.com/watch?v=hrJiq9-7PBI

http://www.cregg.org/site/images/commis ... emonde.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Nov 2016 - 11:49
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Le risque de mortalité augmente chez les patients avec NAFLD en surpoids ou obèse, mais pas chez les NAFLD maigres
D'après Younossi ZM et al., abstr. 203

Bien que la plupart des patients atteints de NAFLD soient au moins en surpoids, un petit nombre de patients NAFLD sont maigres. L’objectif de ce travail était d’évaluer le pronostic à long terme chez ce petit groupe de patients. En utilisant les données de l’Enquête sur l'état de santé et la nutrition - III (États Unis, NHANES III, 1988-1994), 10 563 adultes (âgés de 20 à 74 ans) ont été sélectionnés et suivis. La NAFLD a été définie par la présence de stéatose hépatique à l’échographie et l'absence d'autres causes de maladie du foie ni de consommation d'alcool. Les personnes ont été classées selon leur IMC en maigres (« Lean » ; IMC <25> 25).

Après ajustement, la prévalence de la NAFLD dans la population maigre était de 7,9 % (427/4 076) et de 29,3 % dans la population obèse ou en surpoids (1970/6487). Par rapport aux contrôles maigres, les personnes avec NAFLD en surpoids ou obèses étaient plus susceptibles d’être d’origine hispanique, d’avoir des co-morbidités cardiovasculaires, un diabète, une hypertension artérielle, une insulino-résistance (HOMA-IR ≥ 3) et un FIB4 > 1,4 plus élevé (0,94 vs 0,85 dont FIB4 > 1,4 dans 13,10 % vs 9,06 %). Les patients maigres avec NAFLD sont à risque plus élevé de décès par rapport aux contrôles sans NAFLD, la première cause de décès étant d’origine cardiovasculaire. La présence d’une NAFLD était un facteur indépendant lié à la survenue du décès en analyse multivariée (HR = 1,67 ; 1,17-2,3huit).



NASH et risque de carcinome hépatocellulaire: une méta-analyse
D'après Stine JG et al., abstr. 201

La (NASH) est la deuxième indication de transplantation hépatique aux États-Unis. La prévalence du carcinome hépatocellulaire (CHC) a été multipliée par 4 chez les patients avec cirrhose NASH en attente de LT. La NASH peut également favoriser la survenue d’un CHC chez les patients sans cirrhose. Compte tenu du manque d'études prospectives à long terme, il est difficile de prendre des décisions clairement justifiées pour le dépistage et le traitement du CHC chez les patients atteints de NASH.

Le but de ce travail était d’évaluer l'impact de la NASH sur le développement du CHC chez des patients adultes avec ou sans cirrhose en utilisant les données disponibles dans la littérature. Pour cela, les études retenues dans cette méta-analyse ont été identifiées dans la littérature jusqu'en avril 2016.

Après avoir examiné 734 citations, 19 études ayant inclus 168 571 patients au total (dont 86 % avec cirrhose) ont été retenues. La prévalence du CHC était de 12,4% dans l'ensemble de la cohorte. Les sujets NASH sans cirrhose avaient une probabilité significativement plus élevée de développer un CHC par rapport aux patients non cirrhotiques d'autres étiologies (OR = 2,61 [1,27-5,35] ; p = 0,009). Les patients NASH avec et sans cirrhose avaient un risque accru de CHC, sans atteindre le seuil statistique (OR = 1,43 [0,77-2,65] ; p = 0,250) comparé directement à toutes les autres étiologies de maladie du foie.

Ce travail suggère un risque accru de CHC chez les patients sans cirrhose en cas de NASH par rapport aux autres étiologies. Cela renforce la nécessité de mettre en place des mesures préventives et des stratégies de dépistage du CHC dans cette population.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Nov 2016 - 16:20
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US Anciens Combattants et l'Australie montrent un potentiel pour l'élimination rapide de l'hépatite C

Si l' argent disponible est suffisant pour payer les antiviraux à action directe (AAD), les États - Unis d' Anciens Combattants (VA) pourrait guérir la majorité des anciens combattants sous ses soins de l' hépatite C dans les trois ans, et a déjà montré qu'il a la capacité d'initier presque 7000 personnes sur le traitement en un seul mois, George Ioannou de l' Université de Washington, Seattle, rapporté au 2016 AASLD Réunion du foie à Boston lundi.

Les données en provenance d'Australie présentées à la conférence ont montré ce qui se passe quand un autre système de santé grand commence l'extension du traitement. Depuis Mars 2016, 26.000 personnes sont estimées avoir commencé le traitement DAA en Australie, la recherche menée par des chercheurs de l'Institut Kirby, Université de Nouvelle-Galles du Sud, indique.

VA guéri 28.000 patients de l'hépatite C en 2015 seulement

L'administration américaine des anciens combattants est le plus grand fournisseur de l'hépatite C de soins aux États-Unis. Environ 174.000 anciens combattants qui reçoivent des soins à travers ses cliniques avaient été diagnostiqués avec le virus de l'hépatite C chronique (VHC) en 2013 et un autre 45 000 ont été estimés être diagnostiqués. Dans le cadre d'une plus grande analyse des schémas de traitement au sein du système VA, George Ioannou et ses collègues ont examiné l'absorption annuelle de traitement. Ils ont constaté que 57,445 personnes ont été guéries du VHC dans le système VA depuis 1999. Près de la moitié de ces patients - 28,084 - ont été guéris en 2015, et près de la moitié de toutes les personnes guéries dans le système VA en 2015 a commencé le traitement en Août et Septembre de cette année.

La raison de l'explosion soudaine du nombre de traitements a été une décision du Congrès d'approuver 500 millions $ dans le financement pour le traitement de l'hépatite C pour le système VA, à condition que l'argent a été dépensé en Août et Septembre 2015. Cette décision a donné lieu à un saut dans les initiations de traitement , de moins de 1000 en Juillet 2015 pour plus de 4000 en Août 2015 et près de 7000 en Septembre 2015. numéros de traitement ont reculé après Septembre 2015, mais en 2016 les restrictions sur qui peut être traitée ont été levées après le coût des médicaments ont diminué et le financement de l'hépatite le traitement C a été doublé. Les enquêteurs estiment qu'il sera possible de traiter au moins la moitié des 124.000 personnes qui restent avec l'hépatite C au cours des trois prochaines années si le financement reste stable, la réalisation de taux de guérison supérieur à 90% pour le génotype 1 .

Australie: 26.000 ont commencé un traitement en cinq mois

Au début de 2016, le gouvernement australien a annoncé qu'il allait financer le traitement DAA pour toute personne ayant l'hépatite C, quelle que soit l'étape de la maladie du foie. La décision fait suite à une vaste campagne menée par des groupes de patients et les négociations avec l'industrie pharmaceutique qui a abouti à un accord de tarification innovante. En contrepartie de commettre à dépenser 1 milliard $ sur DAAs sur trois ans, les fabricants ont convenu de fournir un traitement pour cette somme à tous ceux qui ont cherché un traitement pendant cette période.

Les spécialistes du foie et des groupes de patients ont attendu une forte demande, ce qui reflète des années de demande refoulée pour le traitement en Australie, mais le rythme de l'absorption a surpris tout le monde. Dans une présentation d'affiche lors de la réunion du foie, Behzad Hajarizadeh et ses collègues de l'Institut Kirby ont présenté des estimations de l'absorption de traitement au cours des cinq premiers mois de disponibilité de DAAs par Pharmaceutical Australie Benefits Scheme (PBS), qui couvre la quasi-totalité du coût des médicaments prescrits pour Les citoyens australiens.

Les données ont été recueillies à partir des dossiers de PBS et de gros chiffres des dépenses de médicaments, et utilisées pour estimer le nombre de personnes qui commencent le traitement et la distribution des personnes traitées dans les États australiens. L'étude a également examiné les types de prescripteurs ont été initient les gens sur le traitement.

Comme sa ligne de base, l'étude suppose que près de 227.000 personnes vivaient avec le VHC diagnostiqués en Mars 2016. L'analyse des dossiers PBS a révélé que 18.581 personnes ont commencé un traitement au cours des cinq premiers mois de la disponibilité de DAA, mais en raison du décalage dans le temps entre le remplissage de la prescription et traitement de la demande par le PBS, le nombre qui a commencé le traitement était beaucoup plus élevé. L'analyse de la quantité d'argent dépensé pour des médicaments a conduit les chercheurs à estimer que près de 26.000 avaient commencé le traitement au cours de la période de 5 mois (bien que ce chiffre pourrait être aussi élevé que 30.415 ou aussi bas que 22,304).

En Mars et Avril 2016 environ 7000 personnes chaque mois a commencé le traitement. Dans les mois suivants les numéros commençant le traitement est tombé en dessous de 4000 par mois. Les chercheurs estiment que près de 12% des personnes atteintes d'hépatite C avait commencé un traitement à la fin de Juillet 2015, bien que la proportion traitée apparaît plus faible en Australie occidentale (7%) et le Territoire du Nord (8%).

Cinquante-huit pour cent des gens ont commencé le traitement avec SOFOSBUVIR / ledipasvir ( Harvoni ), et la grande majorité des cas , cela a été un cours de traitement de 12 semaines. SOFOSBUVIR / Daclatasvir a été prescrit dans 38% des cas. Paritaprevir / ritonavir / ombitasvir et dasabuvir ( Viekirax ) a été prescrit à seulement 1% des personnes.

Prenant en compte les personnes déjà traités par des essais cliniques ou des programmes d'accès précoce, et ceux qui ont obtenu les génériques, les chercheurs estiment que les deux tiers des personnes atteintes de cirrhose ont déjà commencé le traitement, la grande majorité depuis Mars ici 2016.

Références :

Lune A et al (présentateur G Ioannou). Vers l' éradication de l' infection par le virus de l' hépatite C chez les Anciens Affaires des systèmes de soins de santé national: une étude de 107,079 schémas thérapeutiques antiviraux administrés 1999-2015. Hepatology numéro spécial, La 67 e réunion de l'Association américaine pour l'étude des maladies du foie: la réunion du foie, résumé 227, Boston, 2016.

Hajarizadeh B et al. Absorption de traitement pour l' hépatite C chronique en Australie suite de l' accès universel aux traitements sans interféron. Hepatology numéro spécial, La 67 e réunion de l'Association américaine pour l'étude des maladies du foie: La réunion du foie, résumé 1917, Boston, 2016.

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