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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Sep 2016 - 16:45
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Le dépistage du cancer du foie doit devenir une priorité en France !
le 26 sept. 2016

Depuis 20 ans en France, alors que le pronostic du cancer du sein est devenu excellent celui du cancer primitif du foie n'a pas évolué : les chances de survies ne sont toujours que de 10% à 5 ans. Le nombre annuel de nouveaux cancers du foie ne cesse d'augmenter avec près de 10 000 nouveaux cas chaque année. Et pourtant, le cancer du foie est un cancer qui peut se prévenir puisqu'il survient dans plus de 80% des cas chez des personnes qui ont une maladie chronique du foie. La mortalité associée au cancer primitif du foie est d'environ 7000 décès par an alors que les taux de survie pourraient être considérablement augmentés par une détection précoce des petites tumeurs, encore trop rarement réalisée. Lorsqu'elles sont de petites tailles et localisées, ces tumeurs sont en effet accessibles à un traitement curatif coût-efficace qui permet d'obtenir des rémissions complètes et durables.

Les hépatologues Français réunis à Bordeaux du 28 septembre au 1 octobre 2016 à l'occasion des 40 ans de la Société Française d'Hépatologie (AFEF) sont unanimes : le temps est venu d'agir pour prévenir les maladies chroniques du foie et améliorer le dépistage précoce du cancer du foie chez les populations à risque de développer ce cancer.

Le cancer primitif du foie est caractérisé par l'une des plus fortes mortalités parmi les cancers. Il est la principale cause de décès chez les malades présentant une cirrhose à laquelle il est associé dans 90 % des cas. En cas de cirrhose, l'incidence du cancer du foie est d'environ 20 % à 10 ans. Tout malade ayant une cirrhose est donc à risque élevé de cancer et doit bénéficier d'une surveillance[ii] . Tout retard dans la détection et le diagnostic du cancer met donc gravement en péril les chances du patient de bénéficier d'un traitement curatif et d'obtenir une rémission complète et durable. Ce cancer fait partie de ces cancers dits silencieux car il reste asymptomatique jusqu'à un stade avancé de la maladie. Ceci explique son diagnostic tardif et son mauvais pronostic d'autant plus qu'il s'agit d'une tumeur qui a un fort potentiel de croissance, dont la taille peut doubler entre un mois et un an. Après apparition des symptômes, la survie à 5 ans est estimée à 10 %.

75 % des cancers dépistés précocement sont accessibles aux traitements curatifs et à la guérison : une étude française confirmant l'aspect coût-efficacité du traitement curatif des tumeurs de petites tailles et localisées .

Les méthodes d'imagerie permettent aujourd'hui de détecter des nodules de très petite taille (1 cm de diamètre voire moins pour l'échographie) et la mise en place de thérapeutiques curatives telles que la destruction percutanée des nodules ou la transplantation hépatique qui sont venues s'ajouter à la résection[v]. Le dépistage du cancer chez les malades atteints de cirrhose est entré dans la pratique de la plupart des pays occidentaux. Fondé sur une surveillance hépatique semestrielle, il a pour but d'identifier le cancer au stade de petit nodule accessible aux traitements curatifs. Globalement, la stratégie optimale de dépistage, qui est la réalisation d'une échographie abdominale tous les 6 mois chez les patients porteurs d'une cirrhose avérée, permet de réduire la mortalité liée au CHC, de l'ordre de 40 %.

Mais dans la réalité des pratiques quotidiennes, les patients cirrhotiques bénéficient rarement d'un suivi biannuel. Une étude française présentée au congrès de l'AFEF montre que la survie à 10 ans est de 76% chez les patients cirrhotiques qui ont le dépistage selon les recommandations versus 67% chez les patients qui n'ont pas ce dépistage systématique. Ce résultat est principalement expliqué par le fait que les patients qui ont un dépistage systématique ont plus souvent accès à un traitement curatif que les autres, du fait de la plus petite taille du cancer : 79% versus 43%. Et pour obtenir ce résultat sans discussion, le coût supplémentaire (coût supplémentaire des échographies et des traitements précoces des cancers dont on retranche le coût des traitements plus tardifs et des traitements palliatifs) n'est que de 530€ sur 10 ans. Les conclusions de cette étude confirment donc la nécessité de la réalisation systématique d'une échographie abdominale semestrielle chez les patients à risque.

Une étude française montre l'explosion de la prévalence de la stéatose non alcoolique (NASH) au cours des 20 dernières années parmi les patients présentant un cancer du foie.

Le cancer du foie est presque toujours associé à une maladie chronique du foie dont les causes principales sont la consommation excessive et prolongée d'alcool, les infections chroniques par les virus des hépatites B et C, et le syndrome métabolique. Une analyse rétrospective française présentée au congrès de l'AFEF montre qu'au cours des 20 dernières années, on observe une importante augmentation de la prévalence et de la stéatose non alcoolique (NASH) due à la présence d'un syndrome métabolique parmi les patients présentant un cancer du foie résécable.
La prévalence d'une stéatose non alcoolique (NASH) a augmenté progressivement de 2,6% en 1995-2000 à 19,5% en 2010-2015, celle du VHB a augmenté de 18% à 32%, alors que celle du VHC a diminué de 44% à 19,5%. L'étiologie alcoolique était stable (13% vs 16,5%). Le cancer du foie est survenu l'absence de fibrose avancée ou de cirrhose chez 63% des patients avec NASH (F0-F2) vs 28%, 16% et 7% dans les groupes VHB, alcool et VHC, respectivement (p<0,001). Les tumeurs liées à la NASH étaient moins bien différenciées et plus volumineuses que celles observées dans les groupes alcool et VHC (87 /- 55 mm vs 54 /- 44 mm et 48 /- 31 mm respectivement, p<0,001) mais étaient comparables à celles associées au VHB (99 /- 44 mm).

L'AFEF s'est fixée un objectif ambitieux : réduire massivement la mortalité liée au cancer primitif du foie en France.
Dans cette optique, la nouvelle campagne lancée par l'AFEF s'attache à :

• Interpeller, à la veille des élections présidentielles, les pouvoirs publics sur l'urgence de mettre en place une politique responsable de lutte contre l'apparition des maladies chroniques du foie : de véritables mesures pour enrayer l'alcoolisme, une vraie politique vaccinale contre l'hépatite B en France chez les enfants pour arriver à éradiquer cette maladie comme cela a pu être le cas pour la variole ou le tétanos et des programmes d'éducation pour promouvoir les bienfaits d'une hygiène de vie équilibrée.

• sensibiliser les médecins aux enjeux du dépistage précoce et du suivi régulier des patients cirrhotiques et inciter médecins généralistes et patients à se conformer aux recommandations de surveillance de l'évolution de leur maladie.
- convaincre les patients cirrhotiques les plus réticents d'ouvrir le dialogue avec leur médecin généraliste. Une tâche complexe face à des patients souvent dans le déni de la maladie alcoolique ou de leur niveau de risque lié à une hépatite B ou C.

AFEF 79, boulevard du Montparnasse 75006 PARIS

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Sep 2016 - 08:03
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Présentation des vidéos, en direct du congrès
Victor de Lédinghen - CHU de Bordeaux



http://www.afef.asso.fr/ELEARNING/video ... ideos_AFEF

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Sep 2016 - 08:09
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Le dispositif alfapump® contre la poursuite des paracentèses pour le traitement de l’ascite réfractaire des patients atteints d’une cirrhose : résultats d’une étude contrôlée randomisée multicentrique européenne
Christophe Bureau - CHU de Toulouse



http://www.afef.asso.fr/ELEARNING/video ... phe_Bureau

Le dispositif alfapump® contre la poursuite des paracentèses pour le traitement de l’ascite réfractaire
des patients atteints d’une cirrhose: résultats d’une étude contrôlée randomisée multicentrique
européenne



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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Sep 2016 - 15:37
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Dépistage et prise en charge de l'infection par les virus B, C et VIH aux Restos du Cœur (RC)
Bruno Bour



http://www.afef.asso.fr/ELEARNING/video ... runo_Boure

Dépistage et prise en charge de l’infection par les virus B, C et VIH aux Restos du Cœur (RC)



Bour B. (1) ; Rosa I. (2) ; Souala F. (3) ; Nguyen-Khac E. (4) ; Labadie H. (5) ; Richez C. (6) ; d'Abrigeon G. (7) ; Bettan L. (huit)
; Nouel O. (9) ; Sgro E. (10)
(1) Service d'hépatogastroentérologie, Centre Hospitalier du Mans ; (2) Hépato-gastroentérologie, C.H. Intercommunal Créteil,
Créteil; (3) Cdag, C.H.U de Rennes ; (4) Service d'Hépato-gastroentérologie, CHU d'Amiens ; (5) Service de gastroentérologie
et d'hépatologie, Hôpital Delafontaine, Saint-Denis; (6) Csapa, C.H. de Dunkerque, Dunkerque; (7) Service de
gastroentérologie, GH de Montélimar; (huit) Service d'Hépato-gastroentérologie, Centre hospitalier intercommunal, VilleneuveSaint-Georges;
(9) Service d'Hépato-gastroentérologie, Centre hospitalier La Beauchée, Saint-Brieuc; (10) Service
d'hépatogastroentérologie, CH de Carcassonne

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Sep 2016 - 15:39
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Le diagnostic non-invasif de la fibrose au cours de la stéatopathie métabolique doit associer élasticité hépatique et CAP
Jean Baptiste HIRIART



http://www.afef.asso.fr/ELEARNING/video ... JB_HIRIART

Le diagnostic non-invasif de la fibrose au cours de la stéatopathie métabolique doit associer élasticité
hépatique et CAP




Hiriart JB. (1) ; Vergniol J. (1) ; Le bail B. (2) ; Petta S. (3) ; Wong V. (4) ; Marra F. (5) ; Wong GL. (4) ; Craxi A. (3) ; de
Lédinghen V. (1)
(1) Hépatologie, Hôpital Haut-Lévèque, Pessac; (2) Service d'Anatomie Pathologique, CHU de Bordeaux - Hôpital Pellegrin,
Bordeaux; (3) Di gastroenterologia ed epatologia, Cattedra ed U.O.C, Palerme, Italie; (4) Medicine and therapeutics, Prince
of Wales Hospital, Hong Kong, Chine; (5) Dipartimento di medicina sperimentale e clinica, Université de Florence, Firenze,
Italie

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Sep 2016 - 15:42
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Evaluation médico-économique du dépistage du carcinome hépato cellulaire: approche basée sur les données des cohortes prospectives ANRS CO12 CirVir et CHANGH
Isabelle DURAND ZALESKI



http://www.afef.asso.fr/ELEARNING/video ... w_isabelle

Enquête sur la réalité du dépistage du CHC





Guenegou L. (1)
(1) Collectif Hépatites Virales, Pantin

Evaluation médico-économique du dépistage du carcinome hépato cellulaire: approche basée sur les
données des cohortes prospectives ANRS CO12 CirVir et CHANGH




Durand-Zaleski I (1), Bulsei J (2), Cadier B (2), Nahon P (3), Seror O (4), Laurent A (5), Rosa I (6), Layese R (1), Cagnot C
(7), Chevreul K (2).
(1) Service de santé publique, Hôpital Henri Mondor, Créteil; (2) Santé publique, URCEco, Paris; (3) Hépatologie, Hôpital
Jean Verdier, Bondy; (4) Radiologie, Hôpital Jean Verdier, Bondy; (5) Service de Chirurgie Digestive et Hépatobiliaire, Hôpital
Henri Mondor, Créteil; (6) Hépato-gastroentérologie, CHI Créteil; (7) ANRS, Paris

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Sep 2016 - 14:59
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Poster présenté à l'AFEF à Bordeaux, Pascal Melin avec le soutien de SOS Hepatites


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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Sep 2016 - 15:31
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Etude GARNET: RVS élevée après 8 semaines de traitement par Ombitasvir/Paritaprevir/Ritonavir + Dasabuvir chez les patients atteints par le VHC Genotype 1b
Tarik ASSELAH



http://www.afef.asso.fr/ELEARNING/video ... /itw_tarik

Etude GARNET: RVS élevée après 8 semaines de traitement par Ombitasvir/Paritaprevir/Ritonavir +
Dasabuvir chez les patients atteints par le VHC Genotype 1b





Asselah T. (1) ; Welzel T. (2) ; Dumas EO. (3) ; Zeuzem S. (2) ; Shaw D. (4) ; Hazzan R. (5) ; Forns X. (6) ; Pilot-Matias T. (3)
; Lu W. (3) ; Cohen D. (3) ; Feld JJ. (7)
(1) Service d'Hépato-gastroentérologie, Hôpital Beaujon, Clichy; (2) Hepathologie, Université Johann Wolfgang Goethe de
Frankfort-sur-le-Main, Allemagne; (3) -, AbbVie, Inc, North Chicago, États-Unis; (4) Hcv, AbbVie, Botany, Australie; (5)
Hepathology, Ha'emek medical center, Afoula, Israël; (6) Liver unit, Ciberehd and IDIBAPS, Barcelone, Espagne; (7)
University of Toronto, Canada

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Sep 2016 - 15:36
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Validation indépendante des nouveaux critères de Baveno VI pour le dépistage de l’hypertension portale chez 790 patients ayant une cirrhose virale non compliquée: une analyse tenant compte de la virosuppression (cohorte ANRS CO12 CirVir)
Dominique THABUT



http://www.afef.asso.fr/ELEARNING/video ... _dominique

Validation indépendante des nouveaux critères de Baveno VI pour le dépistage de l’hypertension portale
chez 790 patients ayant une cirrhose virale non compliquée: une analyse tenant compte de la
virosuppression (cohorte ANRS CO12 CirVir)




Hypertension portale et encéphalopathie hépatique : les nouveautés
Pr Dominique THABUT
Saint-Maur




https://youtu.be/JYSymDy-hZY

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Sep 2016 - 15:39
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Effet des saignées sur les fonctions métaboliques et hépatiques au cours de l’hépatosidérose dysmétabolique : étude contrôlée randomisée de 274 patients
Yves DEUGNIER



http://www.afef.asso.fr/ELEARNING/video ... s/itw_yves

Effet des saignées sur les fonctions métaboliques et hépatiques au cours de l’hépatosidérose
dysmétabolique : étude contrôlée randomisée de 274 patients




Lainé F (1), Ruivard M (2), Loustaud-Ratti V (3), Bonnet F (4), Calès P (5), Bardou-Jacquet E (6), Sacher-Huvelin S (7),
Causse X (huit), Beusnel C (9), Renault A (1), Bellissant E (1), Deugnier Y (1, 6).
(1) Inserm CIC 1414, CHU Pontchaillou, Rennes; (2) Service de médecine interne, CHU Estaing, Clermont-Ferrand; (3)
Fédération des hépatites, CHU Limoges; (4) Service d'endocrinologie-diabétologie, CHU Rennes; (5) Service d'Hépatologie,
CHU Angers; (6) Service des Maladies du Foie, CHU Pontchaillou, Rennes; (7) Service d'hépato-gastroentérologie, CHU
Nantes;

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Oct 2016 - 09:45
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Comment éviter les maladies chroniques du foie

AVIS D'EXPERT - Pour le professeur d'hépatologie Victor de Lédinghen, une politique rigoureuse doît être menée pour faire reculer trois facteurs de risque que sont le diabète, l'obésité et l'alcoolisme.
Depuis vingt ans en France, le pronostic du cancer du sein est devenu excellent tandis que celui du cancer primitif du foie n'a pas évolué: les chances de survie ne sont toujours que de 10% à cinq ans. Le nombre annuel de nouveaux cancers du foie ne cesse d'augmenter avec près de 10,000 cas chaque année. Et pourtant, le cancer du foie est un cancer qui peut être prévenu puisqu'il survient dans plus de 80% des cas chez des personnes qui ont une maladie chronique du foie. Les hépatologues français, qui se réunissent à Bordeaux du 28 septembre au 1er octobre à l'occasion des 40 ans de la Société française d'hépatologie (AFEF), sont unanimes: le temps est venu d'agir pour prévenir les maladies chroniques du foie et améliorer le dépistage précoce du cancer du foie chez les populations à risque. Les trois principales causes de maladies chroniques du foie sont les hépatites virales, le syndrome métabolique (surpoids, obésité, diabète, dyslipidémie) et la consommation excessive d'alcool.
Depuis trois ans, les hépatites chroniques C peuvent être facilement guéries grâce à de nouveaux médicaments, très efficaces et bien tolérés. Une diminution progressive de l'importance de cette maladie est donc envisageable à moyen terme. Par contre, avec plus de 300.000 personnes infectées, le nombre de patients atteints d'hépatite chronique virale B ne cesse d'augmenter alors qu'il existe un vaccin efficace et sans danger. En mars dernier, après dix-sept ans d'instruction, la justice a rendu un non-lieu dans l'enquête sur le vaccin contre l'hépatite B en concluant à l'absence de «causalité certaine» entre cette vaccination et l'apparition de pathologies neuro-dégénératives.

Marcher tous les jours

Une vraie politique vaccinale doit maintenant être mise en place en France chez les enfants pour arriver à éradiquer cette maladie comme cela a pu être le cas pour la variole ou le tétanos. À Taïwan, par exemple, la vaccination systématique des enfants depuis les années 1980 a permis une diminution spectaculaire du nombre de cancers du foie dans ce pays, qui était pourtant ravagé par cette maladie à la fin des années 1970. Que ce soit pour l'hépatite B ou l'hépatite C, il existe encore de nombreuses personnes qui ignorent qu'elles sont porteuses d'un tel virus. Il est essentiel de renforcer le dépistage, notamment auprès des sujets à risque comme les migrants ou les usagers de drogues.
Un nombre croissant de maladies chroniques du foie et de cancers du foie sont dus au syndrome métabolique dont la prévalence augmente régulièrement en France: surpoids, diabète, obésité, hypertension, dyslipidémie en sont les principales causes. Et pourtant, la prévention du syndrome métabolique est simple avec des bénéfices non seulement sur le foie, mais aussi sur le cœur, les articulations ou le risque de cancer. L'activité physique doit être une priorité de 7 à 77 ans. Il suffit de marcher tous les jours, de prendre les escaliers plutôt que les escalators, d'aller faire ses courses sans prendre la voiture. Ces moyens de prévention sont simples, peu coûteux et efficaces. Les messages et les actions pour limiter la consommation de sucres doivent être multipliés notamment auprès des adolescents mais aussi des parents pour qu'ils éduquent leurs enfants à une alimentation équilibrée dès leur plus jeune âge. Des mesures faciles à mettre en place: réserver les sodas aux jours de fête, limiter les glaces, supprimer les bonbons des sacs à dos des enfants, rendre ludique la consommation de fruits et de légumes au sein des établissements scolaires… Et l'intérêt de ces mesures est qu'elles sont à coût nul pour les finances de l'État. Il en est de même pour les adultes: qu'attendons-nous pour aider les entreprises à mettre à disposition des salariés des salles de sport et favoriser les rencontres avec une diététicienne en médecine du travail chez les sujets à risque?

Pour une politique responsable vis-à-vis de l'alcool

Dans notre pays, comme dans de nombreux autres pays européens, la consommation d'alcool est un véritable fléau. Plus de 4 millions de Français sont des consommateurs excessifs et le «binge-drinking» (beuverie express) se développe de plus en plus, chez les adolescents et les jeunes adultes. Près de 50,000 personnes décèdent chaque année d'une cause en lien direct ou indirect avec l'alcool: accidents de la route, cancers ORL, cirrhose et cancers du foie. La place de l'alcool en France est majeure par son côté convivial mais aussi malheureusement du fait d'intérêts économiques, financiers et politiques très importants. Il est temps de mettre en place une politique responsable pour prévenir les maladies en lien avec l'alcool: fixer à 0 g/l l'alcoolémie au volant comme l'ont déjà fait certains pays européens, renforcer les actions d'information dans les collèges et les lycées, mettre en place systématiquement le repérage précoce de la consommation excessive d'alcool en médecine scolaire et médecine du travail… Qui, parmi les futurs candidats à l'élection présidentielle, osera proposer une politique vraiment responsable vis-à-vis de l'alcool?
Il est possible de prévenir les maladies chroniques du foie par des mesures simples à mettre en place: il suffit d'avoir une hygiène de vie équilibrée, ce qui n'est pas antinomique avec le fait d'apprécier les richesses de la gastronomie française. Ce principe élémentaire n'est pas nouveau puisque, au VIe siècle avant Jésus-Christ, Pythagore écrivait dans les vers d'or: «Ne néglige pas ta santé: donne à ton corps, mais avec modération, le boire, le manger, l'exercice. La mesure que je te prescris est celle que tu ne saurais passer sans te nuire.»

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016 ... iques-foie

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Oct 2016 - 12:37
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http://us11.campaign-archive1.com/?u=d0 ... 7a64531e57



https://www.youtube.com/watch?v=dS7w2FVC5_Q



https://www.youtube.com/watch?v=pKtJwBq2o1w



https://www.youtube.com/watch?v=dS7w2FVC5_Q

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Oct 2016 - 13:11
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https://www.youtube.com/watch?v=K0EjaBiVEt4

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Oct 2016 - 08:24
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Les antiviraux directs oraux (AVD) du VHC n’augmentent pas le risque de récidive de carcinome hépatocellulaire dans la cohorte ANRS CO22HEPATHER



http://www.afef.asso.fr/ELEARNING/video ... ces/itw_ln

Les antiviraux directs oraux (AVD) du VHC n’augmentent pas le risque de récidive de carcinome
hépatocellulaire dans la cohorte ANRS CO22HEPATHER




Pol S (1, 2), Groupe AFEF/ANRS Hepather
(1) Unité d'hépatologie, Hôpital Cochin, Paris; (2) Université Paris Descartes, Inserm USM20, Institut Pasteur et APHP, Paris

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Oct 2016 - 08:27
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Carcinome hépatocellulaire sur le foie métabolique: tendances évolutives sur une période de 20 ans, caractéristiques cliniques et pronostiques
Vlad RATZIU



http://www.afef.asso.fr/ELEARNING/video ... s/itw_vlad

Carcinome hépatocellulaire sur foie métabolique : tendances évolutives sur une période de 20 ans,
caractéristiques cliniques et pronostiques






Marques F. (1) ; Ciacio O. (1, 2) ; Cherqui D. (2, 1) ; Allard MA. (3, 1) ; Golse N. (4, 1) ; Adam R. () ; Castaing D. (1, 2) ; Pittau
G. (1, 2) ; Sa-Cunha A. (1, 3) ; Samuel D. (1, 2) ; Vibert E. (1, 2)
(1) Centre Hépato-Biliaire, Hôpital Paul Brousse AP-HP, Villejuif; (2) Umr-s 1193, Inserm, Villejuif; (3) Umr-s 776, Inserm,
Villejuif; (4) Faculté de médecine, Université Paris Sud XI-, Le Kremlin-Bicêtre

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Oct 2016 - 17:10
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Enquête sur la réalité du dépistage du cancer du foie 2016

Merci à tous pour votre participation à notre questionnaire sur le dépistage précoce du carcinome hépatocellulaire.

Grâce à vos réponses à notre questionnaire, le CHV a montré une insuffisance du dépistage précoce par les professionnels de santé lors des 79èmes journées de l'Association Française pour l'Etude du Foie. Notre communication sur la nécessité d'améliorer le dépistage précoce a en effet été retenue. Les résultats de cette étude doivent également vous alerter si votre médecin ne suit pas les recommandations. Nous vous rappeleons qu'en cas de cirrhose, une échographie ou IRM doit être réalisé(e) tous les 6 mois.
Bonne lecture : Poster CHV AFEF

http://collectif-hepatites-virales.com/ ... ef2016.pdf

et prenez soin de votre foie.

http://collectif-hepatites-virales.com/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Oct 2016 - 09:44
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Les 40 ans de l’AFEF – Le bel âge !

Quarante ans déjà ! Pour tout avouer, je n’étais pas présent à la première édition, mais j’en ai plus de 25 au compteur quand même ! Et tout cela me paraît encore très jeune…
Je ne vais pas faire un panégyrique des anciens face aux modernes, du genre « c’était mieux avant… », car ce n’est pas le cas ! Cependant, quelques points me semblent intéressants à décrypter.

D’abord, le développement d’outils performants à disposition du soignant est impressionnant : méthodes diagnostiques sophistiquées ou par tests rapides, nouvelles molécules et notamment les nouveaux antiviraux directs du virus de l'hépatite C… Très clairement pour le VHC, le champ de la recherche se déplace de ces outils eux-mêmes vers leur application. Pour cette pathologie, nous passons maintenant davantage vers l’organisation des soins et vers l’adaptation de la prise en charge à certaines typologies de patients. Quelle est la place des soignants et notamment des médecins dans ce dispositif ? Doivent-ils être spectateurs des interventions des Agences régionales de santé (ARS) ou bien acteurs à part entière ? Selon moi, refuser de stimuler les ARS dans ce type d’action équivaut à davantage de retard et de difficultés dans la prise en charge des patients.

Ensuite, l’intervention des associations de patients est un élément récent dans notre travail, survenu évidemment avec le VIH. C’est une évolution cruciale, stimulante mais parfois dérangeante. Ce triangle vertueux avec soignants, autorités de santé et laboratoires pharmaceutiques à chaque angle et mettant au centre le patient n’est possible que par l’action des associations et par leur indépendance.

Enfin, l’intérêt pour des pathologies soit rares comme la cholangite biliaire primitive, soit fréquentes comme le foie métabolique, est stimulé par l’arrivée de nouvelles molécules dont l’Association française pour l'étude du foie se fait l’écho. Le développement de ces nouvelles molécules permet non seulement la réalisation d’études cliniques mais aide également à la mise en place de filières de santé sur le territoire ou au développement d’outils non invasifs d’évaluation.

Quel avenir riche et complexe s’offre donc à nous !

Philippe Sogni

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Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Oct 2016 - 09:56
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Métabolisme du fer



Hépatosidérose : rien ne sert de faire des saignées !
Lainé F et al., CO27

L’hyperferritinémie est un marqueur du syndrome métabolique, corrélée au degré d’insulino-résistance et un marqueur prédictif du diabète de type 2, au même titre que l’hyperglycémie. Au niveau hépatique, l’hépatosidérose est caractérisée par une surcharge en fer, souvent modérée, à saturation normale et une stéatopathie dans la moitié des cas. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’influence de la déplétion martiale par saignées sur l’insulino-résistance et la stéatopathie.

Cette étude française, multicentrique et randomisée, a inclus des patients ayant un fer intrahépatique supérieur ou égal à 50 µmol/g et au moins un élément du syndrome métabolique (indice de masse corporelle > 25 kg/m², tour de taille > 93 cm (femmes : 80 cm), hypertension artérielle, hypertriglycéridémie > 1,7 mmol/l, HDL-cholestérol <1> 5,6 et < 7 mmol/l). Les patients ayant un diabète avéré, une consommation excessive en alcool, une hémochromatose ou une maladie chronique hépatique étaient exclus. Dans le groupe « saignées », 145 patients ont eu 12 ± 4 saignées. La ferritine à la fin du suivi était significativement plus basse en comparaison au groupe contrôle « mesures hygiéno-diététiques » (p < 0,0001), mais au prix d’un taux d’hémoglobine plus bas et d’une asthénie plus importante (respectivement p = 0,0004 et p < 0,0001). Dans le groupe « saignées », il existait une prise de poids de + 0,5 kg contre -0,6 dans le groupe contrôle (p = 0,03), associée à une augmentation du score HOMA et de l’insulinémie (respectivement p = 0,004 et p = 0,0006). Concernant la stéatopathie, aucune différence n’était retrouvée dans les 2 groupes ni sur les paramètres biologiques (ASAT, ALAT, GGT) ni sur les paramètres évaluant la fibrose (FLI, FIB4).

Au total, seule une prise en charge hygiéno-diététique efficace, encadrée et prolongée, est préconisée en première intention. Rien ne sert de saigner nos patients ayant une hépatosidérose !

Stéatopathie dysmétabolique

Pour interpréter l’élasticité hépatique, il faut tenir compte du CAP
Hiriart JB et al., CO28

Le Controlled Attenuated Parameter (CAP), associé à la mesure de l'élasticité du foie par FibroScan®, est fondé sur l'impact de la graisse hépatique dans la propagation des signaux échographiques. La mesure du CAP est corrélée à la quantité de stéatose et à certains paramètres du syndrome métabolique, mais les seuils permettant d'interpréter les résultats ne sont pas encore clairement établis. Cette étude multicentrique internationale (Chine, Italie et France) avait pour objectif d’évaluer le bénéfice ajouté de la mesure du CAP à l’élastométrie.

Les patients inclus devaient avoir une biopsie hépatique avec un score de NAS ≥ 5 et une mesure du CAP et de l’élasticité hépatique le même jour. Étaient exclus les patients ayant une cirrhose décompensée, une consommation chronique en alcool, une toxicomanie non sevrée, une autre maladie hépatique que la stéatopathie métabolique et enfin certains traitements comme les corticoïdes, l’acide valproïque, l’amiodarone et le tamoxifène. Trois cent vingt-quatre patients ont été inclus dont 44 % d’hommes, 45 % atteint d'un diabète de type 2 et 39 % avec un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30 kg/m². L’élasticité était de 11,7 ± 8,8 KPa et la mesure de CAP de 311,9 ± 47,5 dB/m. Les grades de fibrose et stéatose sont représentés sur la figure 1.



En analyse multivariée, les variables significativement associées à la mesure du CAP étaient un IMC supérieur ou égal à 30 kg/m² et une stéatose alors que les variables significativement associées à l’élasticité étaient la mesure du CAP et le degré de fibrose. Dans cette étude, les performances de l’élasticité pour prédire une fibrose extensive F3-F4 par un seuil de 10,1 kPa étaient respectivement de 77,6 % et 78,4 % pour la sensibilité et la spécificité et 86 % et 67 % pour la valeur prédictive négative et la valeur prédictive positive. Les performances de l’élastométrie étaient meilleures pour une mesure du CAP <298> 299 dB/m.

En conclusion, cette étude montre qu’une valeur du CAP supérieure ou égale à 299 dB/m, diminue de manière significative la performance du FibroScan® pour le diagnostic de fibrose F3-F4 et majore le risque de surestimation de la fibrose hépatique. La mesure systématique du CAP associée à la mesure de l’élasticité doit permettre de mieux interpréter les résultats selon l’algorithme proposé par les auteurs (figure 2).



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Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Oct 2016 - 10:01
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Hypertension portale

Cessons de faire des endoscopies inutiles !
Thabut D et al., CO31

La conférence de Baveno, qui tient son nom de la commune du Piémont dans laquelle elle se déroule tous les 5 ans, est universellement reconnue pour ces recommandations sur la prise en charge de l’hypertension portale (HTP). Jusqu’alors, il était admis de faire de façon systématique une endoscopie digestive haute à tout patient cirrhotique pour dépister les varices œsophagiennes (VO). Lors de Baveno VI, les recommandations en termes de dépistage des VO ont changé, s'appuyant sur 2 études ayant montré l’absence de VO de grades II et III chez les patients qui combinaient une élastométrie inférieure à 20 kPa et un taux de plaquettes supérieur à 100 ou 150 G/l (Augustin S et al. J Hepatol 2014;60[3]:561-9 ; Ding NS et al. Liver Int 2016;36[2]:240-5). Pour le suivi, la conférence recommande de faire annuellement une élastométrie et une mesure des plaquettes, et de faire une endoscopie en cas respectivement d’augmentation ou baisse de ces paramètres avec un niveau de preuve faible.

L’objectif de cette étude était de valider de façon indépendante les recommandations de Baveno VI dans une grande cohorte multicentrique de patients ayant une cirrhose virale compensée, suivis prospectivement (cohorte CIRVIR). Les patients atteints de cirrhose virale B ou C, ayant une endoscopie, une élastométrie et un taux de plaquettes à l’inclusion ont été analysés, à l’exception des patients ayant un antécédent de ligature. Parmi 1 080 patients, 25 % avaient une élastométrie inférieure à 20 kPa et un taux de plaquettes supérieur à 150 G/l. Seul un patient avaient des VO de grades II/III (0,4 %) et 10 % des VO de grade I.

Pour valider les recommandations de suivi, les auteurs ont recueilli la progression de l’HTP (définie par l’apparition de VO grade II ou d’une hémorragie liée à l’HTP, ou nécessité de ligature des VO pendant le suivi) chez 649 patients ayant une endoscopie durant le suivi, en fonction de l’élastométrie et du taux de plaquettes (figure).



Parmi les patients ayant initialement les critères élastométrie inférieure à 20 kPa et taux de plaquettes supérieurs à 150 G/L, la progression était significativement plus lente et la majorité (65 %) conservaient ces paramètres durant le suivi. L’autre facteur associé à la progression de l’HTP était la virosuppression.

Cette étude conforte donc les recommandations de Baveno VI, sur un nombre important de patients. Attention cependant, ces recommandations doivent aussi être validées pour d’autres causes de cirrhose.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Oct 2016 - 10:09
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Maladie cholestatique

Cholangite biliaire primitive : il vaut mieux répondre à l’AUDC… mais pas que
Corpechot C et al., CO29

Depuis la commercialisation et l’utilisation de l’acide urso-désoxycholique (AUDC), le pronostic des patients atteints de cholangite biliaire primitive (CBP) a été radicalement modifié et la réponse à l’AUDC est le principal facteur pronostique de cette maladie. Cependant, d’autres facteurs sont associés à un moins bon pronostic comme l’aggravation de la dureté du foie mesurée par l’élasticité hépatique (Corpechot C et al. Hepatology 2012;56[1]:198-208). L’objectif de cette étude longitudinale rétrospective et monocentrique était d’établir les relations entre non-réponse à l’AUDC et progression de la dureté du foie.

Pour être inclus, les 172 patients devaient être traités par l’AUDC (13-15 mg/kg/j) et avoir au moins 2 mesures d’élasticité espacées d’au moins 12 mois. La réponse biologique à l’AUDC était évaluée à 1 an par des scores spécifiques et déjà validés (Paris-I, Paris-II, Globe score et UK-PBC score). La vitesse de progression de la fibrose était évaluée par régression linéaire comme le delta de la dureté du foie divisé par le temps entre les 2 mesures. Les patients avaient en moyenne 3,3 (2-huit) mesures d’élasticité durant le suivi. À l’inclusion, la moyenne de l’élasticité était de 9,9 kPa (3,1-66,4). La moyenne de progression de l’élasticité était de 0,3 ± 3,2 kPa/an. La valeur seuil de 1,4 kPa/an était la plus exacte pour définir les progresseurs (n = 31) versus les non-progresseurs (n = 141). En analyse multivariée, les variables corrélées à la progression de la dureté du foie sont la non-réponse à l’AUDC (selon Paris-I) et le taux d’albumine (respectivement p = 0,001 et p = 0,03). Cependant, la réponse biologique à l’AUDC limite mais n’annule pas le risque de progression de la dureté du foie dans 10 % des cas. De la même façon, la non-réponse à l’AUDC n’est observée que chez la moitié des patients ayant une progression de la fibrose (figure).



En conclusion, bien que la réponse biologique à l’AUDC soit le principal facteur pronostique de la CBP, elle n’est pas le seul facteur influençant la progression de la dureté du foie.

L’acide obéticholique : confirmation des résultats dans la CBP
Poupon R et al., CO30

Chez 40 % des patients traités pour une cholangite biliaire primitive (CBP) par l’acide urso-désoxycholique (AUDC), la réponse est suboptimale, avec une baisse partielle de la concentration des phosphatases alcalines (PA) et de la bilirubine, pourtant corrélée à la survie sans transplantation. L’acide obéticholique (AOC), puissant agoniste du récepteur nucléaire farnésoïde X (FXR), est efficace dans la CBP, administré à des doses de 5 à 10 mg/j. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de l’AOC en fonction des concentrations initiales de PAL et de la bilirubinémie.

Les données de 3 études randomisées, en double aveugle, contrôlées portant sur l’AOC administré une fois par jour ont été rassemblées pour cette analyse, soit 201 patients dans le groupe AOC et 134 dans le groupe contrôle (29 placebo et 105 AUDC). L’efficacité de cette analyse poolée était un critère composite : PA inférieures à 1,67 fois la normale, avec une réduction minimale de 15 % et un taux de bilirubine totale normal. Ce critère composite était d’autant plus fréquent que le taux initial de PA était bas, et toujours significativement supérieur au groupe contrôle, sauf si l’AOC était utilisé en monothérapie dans le groupe de patients ayant des PAL initiales supérieures à 331,5 (figure).



Ce résultat d’efficacité est reproduit quel que soit le taux de bilirubine totale initial. En termes de tolérance, l’événement indésirable le plus fréquent était le prurit (60 % versus 40 % dans le groupe contrôle). Le nombre d’événements indésirables graves était de 9 % dans le groupe AOC contre 4 % dans le groupe contrôle, aucun lié au médicament.

Une autre étude présentée en poster (CA55, Trepo et al.) concernait l’effet de l’AOC administré chez les patients ayant une CBP et un taux de bilirubine anormal au début du traitement. Il s’agissait là encore d’une analyse poolée des études sus-citées. La diminution de la bilirubine totale était plus fréquente dans le groupe AOC (71/126) que dans le groupe contrôle (23/70).

Enfin, une dernière étude présentée en poster (CA56, Trauner et al.) concernait la réponse à l’AOC dans le temps. L’amélioration des marqueurs de cholestase (PA, GGT, transaminases), observée chez 216 patients préalablement non-répondeurs ou intolérants à l’AUDC dans une étude randomisée et contrôlée de phase III (Nevens F et al. N Engl J Med 2016;375[7]:631-43) était toujours significative à 18 mois de traitement, dans une phase d’extension en ouvert qui va se poursuivre 5 ans.

Cholangite biliaire primitive : les nouveaux traitements
Pr Raoul POUPON
Boulogne-Billancourt




https://youtu.be/bd1RyZ6xIFQ

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