Hépatites et Co-Infections
Partage et entraide
Aux nouveaux inscrits...




Favoris
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
Auteur Message
fil
Sujet du message: Journée internationale pour la prévention des overdoses  MessagePosté le: 31 Août 2016 - 17:42
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22360
Localisation: Hyères


Comme chaque année depuis 2001, le 31 août sera la Journée internationale pour la prévention des overdoses. Une journée de sensibilisation pour overdoseawarereconnaître, éviter, gérer une overdose.

Si en France, la mortalité par surdose tend à baisser (voir les chiffres de l’OFDT), la récente ATU accordée à la naloxone est une protection supplémentaire pour les usagers de drogues.

La Fédération Addiction et plusieurs partenaires se sont mobilisés sur le sujet en organisant notamment un séminaire fin 2015 pour faire le point et partager les expériences françaises et étrangères sur l’utilisation de ce médicament antagoniste des opiacés.

La sensibilisation et la formation des acteurs et de l’entourage des personnes consommatrices sont primordiales pour accompagner cette mesure de prévention des risques de surdoses.

La journée du 31 août s’inscrit dans cette mobilisation. Plusieurs manières de participer : organiser un évènement – relayer sur les réseaux sociaux – poster un témoignage – faire un don…

http://www.federationaddiction.fr/27891-2/

Addictions : les Australiens engagés dans la réduction des risques

L’Australie est à l’origine de l’organisation de la Journée Internationale de l’Overdose. Le pays s’est engagé dans une démarche de réduction des risques.

C’est en Australie qu’est née la Journée Internationale de prévention des overdoses (« Overdose Awareness Day »). De fait, le pays s’est résolument engagé dans une démarche de réduction des risques, initiée dès les années 1980. Comme partout ailleurs, le premier réflexe de cette grande nation a été d’encadrer les consommations de drogues par des politiques sécuritaires et répressives. Avant de faire marche arrière, constatant l’inefficacité de cette approche sur le plan sanitaire.

Désormais, l’Australie fait figure de leader en matière de prise en charge des overdoses et, plus globalement, des addictions. Tous les ans, le Penington Institute, un établissement spécialisé dans l’addictologie, organise l’Overdose Day, car « il est temps de se souvenir, il est temps d’agir », selon le slogan de cette journée internationale (voir encadré). John Ryan, directeur de l’Institut, revient pour Pourquoi Docteur sur le modèle à l’australienne, sur son efficacité et ses limites.

Comment l’Australie s’est-elle engagée dans la voie de la réduction des risques ?

John Ryan :
La première mesure qui vient à l’esprit concerne les programmes d’échanges de seringues (PES) à l’échelle nationale. Les preuves de l’efficacité des PES dans la prévention du VIH et de l’hépatite C sont irréfutables. Ces programmes réduisent les risques de transmission de virus par le sang, font baisser la mortalité et améliorent la qualité de vie.
En Australie, la prévalence du VIH parmi les injecteurs se situe aux alentours de 1 %, alors que dans d’autres pays, cette prévalence atteint plus de 50 %. Les PES génèrent un important retour sur investissement : pour chaque dollar dépensé, 27 dollars de soins et de coûts liés sont économisés.

Par ailleurs, sous le Premier ministre conservateur John Howard, l’Australie a réalisé des efforts importants pour extraire les consommateurs du système de justice pénale. Ces actions ont été initiées parce que le gouvernement a été frappé par l’échec du système judiciaire en matière de gestion des addictions.

Enfin, depuis le début de l’année 2016, le gouvernement australien prend presque intégralement en charge le coût élevé des nouveaux traitements contre l’hépatite C (les nouveaux antiviraux à action directe, ou NAAD). Ces fonds sont destinés à toute la population, y compris aux personnes qui s’injectent des drogues.

Existe-t-il encore des réticences à traiter l’addiction comme une maladie ?

John Ryan :
Il est toujours très difficile d’adopter des approches sensées et fondées sur des preuves scientifiques quand il s’agit de drogues. Certaines personnes se cantonnent à soutenir la « guerre contre les drogues », qui a pourtant montré son incapacité à freiner l’accès aux substances et sa propension à exacerber les dommages liés à la consommation de drogues.
D’ailleurs, l’Australie demeure un pays majoritairement fondé sur la « guerre contre les drogues » et nous observons toujours des dégâts importants liés à la consommation de drogues comme la crystal méthamphétamine.

Il y a encore un travail considérable à réaliser pour faire en sorte que les professionnels de santé répondent aux besoins de la communauté en matière d’usage de drogues. Il existe toujours une pensée selon laquelle le système judiciaire est apte à gérer ces problématiques qui sont fondamentalement sanitaires. De nombreuses barrières freinent l’accès aux soins ; nos dépenses budgétaires restent fortement concentrées sur le contrôle du trafic.

Certes, il y a une prise de conscience croissante de la communauté et des services de police selon laquelle on ne règlera pas ce problème à grands coups d’arrestations. Mais la société a peur des problématiques liées à l’usage de drogue et les changements significatifs restent compliqués à réaliser.
Toutefois, la profession médicale s’engage de plus en plus sur le terrain de l’addition. Le gouvernement australien actuel a reconnu en 2015 la nécessité d’une rémunération spécifique pour les spécialistes de l’addiction. C’est un pas important pour la généralisation de la prise en charge de l’addiction.

Comment se déroule la prise en charge des overdoses au Penington Institute ?

John Ryan :
Nous avons un programme baptisé COPE (Community Overdose Prevention and Education). Ce programme a pour objectif d’élargir l’accès à la Naloxone auprès des témoins potentiels d’overdoses, à travers une approche éducationnelle et une « formation des formateurs ».

Nous fournissons également une série de conseils ciblés pour réduire les risques d’overdoses. Par exemple, nous préconisons de ne pas mélanger d’alcool avec d’autres drogues, ou plusieurs drogues ensemble. Nous incitons aussi les usagers à connaître les dosages exacts de leurs médicaments. Une étude récente parue dans le Medical Journal of Australia a montré que l’augmentation des overdoses de méthotrexate, un médicament soumis à prescription, était liée au fait que les patients prenaient le traitements tous les jours, au lieu de toutes les semaines.

Par ailleurs, nous incitons les consommateurs à prendre conscience des changements de tolérance qui peuvent survenir dans leur organisme, notamment après une période de sevrage, mais aussi des variations de dosages et de pureté des substances. Enfin, nous fournissons d’autres conseils pratiques, comme par exemple de ne pas se droguer seul ou dans un environnement non familier, où on ne peut appeler à l’aide.


_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
Montrer les messages depuis:     
Sauter vers:  
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
PNphpBB2 © 2003-2007 
Traduction par : phpBB-fr.com
Page created in 0,4457049369812 seconds.