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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 07 Mar 2016 - 10:00
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Nouveaux traitements oraux de l’hépatite C : résultats dans la vraie vie d’une cohorte monocentrique
Boueyre Estelle, Fontaine Hélène, Kramer Laura, Laurain Anne, Mallet Vincent, Méritet Jean-François, Pol Stanislas, Rozenberg Arielle, Sogni Philippe, Sultanik Philippe, Vallet-Pichard Anaïs

Introduction

La prescription encore contrainte des antiviraux directs oraux doit être validée lors d’une Réunion de Concertation pluridisciplinaire (RCP) spécifique. Nous rapportons ici l’expérience de notre centre de référence.

Patients et Méthodes

Utilisant les données de facturation des antiviraux directs de la pharmacie centrale de l’hôpital, nous avons analysé l’ensemble des molécules prescrites entre novembre 2013 et septembre 2015. Le nombre de RCP, ainsi que l’origine des patients (interne ou externe aux service), ont été rapportés entre Novembre 2014 (date de début des RCP) et Septembre 2015. La réponse virologique soutenue (RVS) est définie par une charge virale du VHC indétectable 3 mois après la fin du traitement.

Résultats

Entre Novembre 2014 et Septembre 2015, 1076 RCP ont été réalisées, incluant 63,5% de patients extérieurs au service. 827 lignes de traitements locaux ont été initiées. La prescription des antiviraux directs a évoluée en fonction de la disponibilité des différentes molécules (ATU puis AMM) (Figure 1). Ainsi, jusqu’en Janvier 2015, 98% des lignes de traitements contenaient du sofosbuvir (inhibiteur de la polymérase NS5B), 45% du daclatasvir (inhibiteur de NS5A), 27% du siméprévir (inhibiteur de la protéase NS3/4A) et 40% de la ribavirine. A partir de Janvier 2015, avec l’AMM de la combinaison sofosbuvir/ledipasvir (inhibiteur de NS5A) et de la combinaison ombitasvir (inhibiteur NS5A)/paritaprévir (inhibiteur de protéase)/ritonavir +/- dasabuvir (inhibiteur NS5B) les lignes de traitement contenait 90% de sofosbuvir, 70% de ledipasvir, 10% de daclatasvir, 10% d’ombitasvir/paritaprévir/ritonavir +/- dasabuvir, 1% de siméprévir et 48% de ribavirine.

La RVS, disponible pour 345 patients, est de 88% : 73% avec sofosbuvir/ribavirine (N=37), 87% avec sofosbuvir/siméprévir (N=67), 92 % avec sofosbuvir/daclatasvir (N=135) et 96% avec sofosbuvir/ledipasvir (N=53)(Figure 1). L’addition de ribavirine aux 3 dernières combinaisons n’améliorait pas significativement le taux de RVS .

La valeur prédictive positive de RVS d’une PCR indétectable à la fin du traitement était de 90,7% (données disponibles pour 225 patients).

Figure 1 : évolution au cours du temps de la prescription des nouveaux traitements oraux de l’hépatite C dans notre centre.



Retraitement des patients VHC en échec d’une 1ère ligne d’antiviraux directs : résultats de vraie vie d’une cohorte monocentrique
Boueyre Estelle, Fontaine Hélène, Kramer Laura, Laurain Anne, Mallet Vincent, Méritet Jean-François, Pol Stanislas, Rozenberg Arielle, Sogni Philippe, Sultanik Philippe, Vallet-Pichard Anaïs

Introduction

Les taux de réponse virologique aux différentes combinaisons de traitements antiviraux directs (AVD) sont d’environ 90%. Les stratégies de 2ème ligne chez les patients en échec n’étant pas définies, l’expérience d’un centre de référence est rapportée.

Patients et Méthodes

Les données de retraitement des patients en échec d’un 1er traitement par AVD ont été analysées en utilisant notamment les données de facturation par la pharmacie. Les molécules prescrites entre novembre 2013 et septembre 2015 ont été analysées. La réponse virologique soutenue (RVS) est définie par une charge virale du VHC indétectable 3 mois après la fin du traitement.

Résultats

Parmi les 345 premiers patients traités, 41 (11,9%) patients ont été non répondeurs à une 1ère ligne d’antiviraux directs parmi lesquels 26 patients ont été retraités. La moitié était des hommes et 21 (81%) avaient une cirrhose. La répartition des génotypes était G1/G2/G3/G4/inconnu chez 12/2/5/6/1, respectivement.

Tous les patients avaient été exposés au sofosbuvir (SOF) en 1ère ligne et ont été retraités par des associations incluant du SOF. En 2ème ligne, 10 patients ont été retraités par SOF+daclatasvir (DCV)+ribavirine (RBV) (dont 4 en échec de SOF+RBV, 2 SOF+simeprevir (SMV), 1 SOF+DCV, 1 SOF+DCV+RBV, 1 SOF+telaprevir (TVR) et 1 SOF+PEG-IFN+RBV). 8 par SOF+ledipasvir (LDV)+RBV (dont 3 en échec de SOF+SMV, 2 SOF+PEG-IFN+RBV, 1 SOF+TVR, 1 SOF+DCV et 1 SOF+RBV), 3 par SOF+LDV (2 en échec de SOF+DCV et 1 SOF+SMV). 3 par SOF+DCV (échec de SOF+RBV), 1 par SOF+SMV+RBV (échec de SOF+PEG-IFN+RBV) et 1 par SOF-PEG-IFN+RBV (échec de SOF+TVR+RBV).

Les données de RVS sont aujourd’hui disponibles pour 15 des 26 patients. La combinaison SOF+DCV+RBV a permis une RVS chez 8/9 (89%), SOF+LDV+RBV chez 5/5 (100%), et SOF+PEG-IFN+RBV chez 1/1 (100%) soit un total de 14/15 (93%) des patients retraités.

Conclusion

Les taux de RVS après re-traitement à base de sofosbuvir chez les patients en échec d’une 1ère ligne d’AVD sont encourageants mais restent inférieurs aux résultats des primo-traitements. Ceci souligne l’importance du choix thérapeutique initial. La stratégie optimale, basée sur l’analyse des résistances, reste à déterminer.

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 07 Mar 2016 - 10:13
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Prévalence de la stéatose et du syndrome métabolique chez les patients infectés par le VHB en comparaison avec l’HVC
Amri Maroua, Ben Mustapha Nadia, Benamor Soumaya, Boubaker Jalel, Fekih Monia, Filali Azza, Kallel Lamia, Labidi Asma, Serghini Mariem

Introduction

L’association de la stéatose à l’hépatite virale C a été largement étudiée et prouvée dans la littérature, mais sa coexistence avec l’hépatite virale B est beaucoup moins étudiée. On se propose d’évaluer la fréquence de la stéatose chez les infectés par le VHB en comparaison avec l’HVC ainsi que ses facteurs déterminants.

Matériels et Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective ayant recueilli les données concernant les patients infectés par le VHC et le VHB entre janvier 2009 et Décembre 2014. La stéatose était retenue sur des signes radiologiques (échographie ou TDM abdominale) ou sur des signes histologiques (PBF) et ceci faute de fibroscan et de tests sériques dans notre pays.

Résultats

144 cas d’ HVB et 241 cas d’HVC ont été colligé. Il existait un foie de stéatose dans 56/ 385 cas sur l’imagerie dont 45 cas confirmée sur l’histologie. La prévalence de la stéatose sur l’imagerie était de 5% (8/144) chez les infectés par le VHB et de 20% (48/241) (p=0.012). La prévalence de la stéatose découverte sur la PBF était de 4.8% (7/144) chez les cas d’HVB et de 15.7% (38/241) (p=0.01). Il n’existe pas de différence significative entre la prévalence radiologique et histologique de la stéatose en cas d’HVB, mais elle parait légèrement surestimée dans l’HVC (20% vs 15% ; p=0.17), ceci est dû au fait que la fibrose dans l’HVC est souvent évaluée par le fibrotest.

La stéatose était associé à un âge plus avancé (61±11 ans versus 34.7±16ans ; p=0.03), à un taux d’HDL-C plus faible (0.54±0.17mg/l vs 0.76±0.12 mg/l ; p=0.043) et au diabète (6.2% vs 2% ; p=0.049) chez les infectés par l’HVB alors que il n’existe pas de différence significative en terme de syndrome métabolique pour l’HVC (12.3% vs 16.8% ; p=0.19).

Discussion

La stéatose peut exister en cas d’HVB mais à un taux plus faible que l’HVC. Dans le cas de l’HVB, elle parait plutôt liée au syndrome métabolique au contraire de l’HVC qui ressort comme un facteur prédisposant direct à sa constitution.

Conclusion

La stéatose dans l’HVB est lié au syndrome métabolique et à l’insulinorésistance et non pas à l’atteinte hépatique en elle-même.

Prévalence de la co-infection hépatite virale B et Delta chez les patients suivis à l’hôpital général de Douala
Biwole Sida Magloire, Eloumou Bagnaka Servais Albert Fiacre, Koumitana Sissin Ruth Sulamite, Luma Namme Henry, Malongue Agnes, Ndjitoyap Ndam Claude-Elie, Njoya Oudou, Nko'ayissi Gerges Barthelemi, Noah Noah Dominique, Tzeuton Christian

Introduction

Le virus delta est défectif. Il ne peut se développer que chez les patients infectés par le VHB. On dénombre 18 millions d’infection par le virus delta dans le monde. La prévalence chez les porteurs du VHB en Afrique varie entre 6,5% et 60%. Le but était de ressortir la prévalence et les caractéristiques clinico-biologique des patients co infectés suivi à l’hôpital général de Douala.

Patients et Méthodes

Il s’agissait d’une étude transversale et analytique. L’étude a durée quatre mois de janvier à avril 2015 pour une période de dix ans allant de janvier 2004 à décembre 2014. Etait inclus tous les dossiers des patients porteurs du VHB. L’analyse a été faite par le logiciel Epi-info 7.

Résultats

Six cent (600) patients étaient porteur du VHB et parmi ceux ci 294 avaient été testés pour l’Ac anti delta soit 49%. L’anticorps du virus delta était retrouvé chez 31 patients soit 10,5%. La moyenne d’âge était de 30 ± 9 ans. Le sex ratio était de 3,4. Les scarifications et la transfusion sanguine étaient les facteurs de risques associé à la co infection VHB – VHD avec respectivement 90,3% (OR = 5,6 ; IC95% [1,7 – 19,0] ; p < 0,00) et 32,3% (OR = 5,2 ; IC95% [2,2 – 12,5] ; p < 0,00). Les signes de cirrhose décompensée et l’hépatomégalie étaient les présentations cliniques les plus fréquentes chez les co infectés avec respectivement 83,8% (p= 0,03) et 38,7% (p < 0,05). Les patients co infectés présentait une cytolyse contrairement à mono infecté (p < 0,000). La médiane de la charge virale B était de 66 UI/L chez les co infectes et de 518 UI/l chez les mono infectés (p = 0,46).

Conclusion

La prévalence du VHD est de 10,5% par rapport aux porteurs du VHB. Les scarifications et la transfusion sanguine sont fortement associées à la présence du VHD.

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 07 Mar 2016 - 10:22
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Quel est le bénéfice de la guérison de l’hépatite chronique C chez les patients cirrhotiques avec une dépendance à l’alcool ? Etude longitudinale d’une cohorte hospitalière
Bouam Samir, Boueyre Estelle, Corouge Marion, Fontaine Hélène, Kramer Laura, Lavielle Beatrice, Mallet Vincent, Pol Stanislas, Sogni Philippe, Sultanik Philippe, Thépot Véronique, Vallet-Pichard Anaïs

Introduction

La réponse virologique soutenue (RVS) et la présence d’un syndrome métabolique modifient le pronostic des cirrhotiques infectés par le virus de l’hépatite C (VHC) [1]. Notre objectif était de déterminer l’effet de la dépendance à l’alcool dans une cohorte de cirrhotiques infectés par le VHC avec ou sans RVS, hospitalisés pour évaluation/complications de la cirrhose ou prise en charge addictologique.

Patients et Méthodes

Cohorte de 341 cirrhotiques infectés par le VHC (hommes 66%; âge médian : 56 ans) ayant été hospitalisés entre septembre 2006 et juillet 2015. Nous avons calculé, sur la période de l’étude, l’âge moyen de survenue d’une complication de la cirrhose (cirrhose décompensée [ESLD) ou carcinome hépatocellulaire [CHC]) en fonction de la RVS (méthode de Kaplan-Meier et test de log-rank) en stratifiant sur la dépendance à l’alcool.

Résultats

112 (33%) patients avaient une dépendance à l’alcool; 226 (66,3%) avaient reçu un traitement à base d’interféron pour le VHC et 45 (13%) avaient une RVS à la fin du suivi. 136 (39,8%) patients ont développé une complication hépatique, dont 57 (17%) ESLD, 47 (14%) CHC et 32 (9%) ESLD+CHC. L’âge moyen de survenue d’une complication de la cirrhose sans dépendance à l’alcool était de 86 ans (intervalle de confiance à 95% [IC 95%]: 83-90 ans) et 72 ans (IC 95% : 70-74 ans) selon qu’ils avaient ou non une RVS, respectivement (P=0,0002) (Figure 1). Il était chez les patients avec dépendance à l’alcool de 64 ans (IC 95% 59-70 ans) et 63 ans (IC 95% : 59-67 ans) selon qu’ils avaient ou non une RVS, respectivement (P=0,31) (Figure 1).

Conclusion

Dans cette cohorte de cirrhotiques hospitalisés, la RVS diminuait le risque de complications hépatiques. Dans le sous-groupe des cirrhotiques avec dépendance à l’alcool, le bénéfice d’un traitement incluant l’interféron n’était pas significatif. Le bénéfice d’un sevrage durable d’une part et des nouveaux anti-viraux oraux d’autre part sera à évaluer spécifiquement dans ce groupe de patients.

Remerciements, financements, autres

Figure 1 : Kaplan Meier pour la survenue d’une complication hépatique parmi les patients avec ou sans réponse virologique soutenue (RVS) et avec ou sans dépendance à l’alcool (DA)



Traitement de l’hépatite C par une association de 2 ou 3 antiviraux à action directe (AAD) : expérience chez 286 malades en vraie vie en secteur libéral
Antoni Michel, Baesjou Serge, Bonny Corinne, Boulant James, Bourlière Marc, Boussoukaya Samy, Boyer Nathalie, Bresson Hadni Solange, Cerdan Patricia, Delasalle Patrick, Fontanges Thierry, Halfon Philippe, Hanslik Bertrand, Jacques Jean Paul, Joly Helene, Liautard Jacques, Ouzan Denis, Pénaranda Guillaume, Renou Christophe, Toulemonde Pierre

Introduction

Deux cohortes de malades traités pour hépatite C : AVDLIB1 et AVDLIB 2 ont été constituées à partir de janvier 2014. L'objectif de ce travail fut d’évaluer dans ces 2 cohortes de malades les résultats de l'association de 2 ou 3 antiviraux à action directe (AAD) dans la vraie vie et en secteur libéral.

Patients et Méthodes

Les données cliniques, virologiques et de tolérance ont été recueillies de façon prospective. Les 286 patients inclus ont reçu une association de 2 ou 3 AAD de mai 2014 à Avril 2015 pendant 12 à 24 semaines, avec ou sans ribavirine. La réponse soutenue (RVS12) au traitement était connue pour tous les patients. 57% des patients étaient des hommes, et l'âge moyen des patients était de 60±11 ans. Tous les des patients ont été traités selon les critères de fibrose évoluée F3 (45%), F4 (55%). 25% des patients n'avaient jamais été traités antérieurement .Une coïnfection VIH était présente dans 6% des cas, une comorbidité dans 18% des cas (alcool, diabète, ou HTA). La répartition des génotypes était la suivante: 1a (28%), 1b (31%), 1 indéterminé (24%), 2 (1%), 3 (7%), 4 (9%), et 5 (1%).19 patients ont reçu ombitasvir (OMB) + paritaprevir (PAR) ± dasabuvir (DASA) ± ribavirine (RBV) (dont 8 RBV), 71 ont reçu sofosbuvir (SOF)+ simeprevir (SIM) (dont 4 RBV) pendant 12 semaines ,103 ont reçu SOF+ daclatasvir (DAC) ± RBV (dont 8 RBV) pendant 12 (34 pts) ou 24 (69pts) semaines ,93 ont reçu SOF + ledipasvir (LED) ± RBV (dont 14 RBV) pendant 12 (90 pts) ou 24 (3pts) semaines . 67% des patients ont eu une vie normale sous traitement sans aucun effet indésirable.

Résultats

La charge virale est devenue indétectable au moins une fois sous traitement chez 95% des patients (20% à S2, 50% à S4, 25 % à S8, et 5 % à S12). Le taux de RVS 12 était de 100% chez les patients traités par OMB+PAR±DASA±RBV, de 99% chez ceux qui ont reçu SOF+SIM, de 98 % chez ceux qui ont reçu SOF+DAC±RBV, de 98% chez ceux qui ont reçu SOF+LED±RBV. L’ajout de la RBV n’a pas influencé la RVS quelquesoit le traitement. Il n’y avait pas de de différence d’efficacité entre une durée de traitement de 12 semaines ou de 24 semaines chez les malades traités par SOF+DAC

Conclusion

Cette étude reflète l'investissement des hépatologues libéraux dans la prise en charge de l'hépatite C. Elle confirme dans la vraie vie les excellents résultats et la tolérance de l’association de 2 ou 3 AAD administrés pendant 12 semaines chez les malades parfois atteints de cirrhose. Il n’y avait pas de différence d’efficacité selon la durée du traitement (12 ou 24 semaines) et la prise ou non de ribavirine. Un accès plus large et plus libre au traitement est nécessaire pour répondre à la demande croissante d'accès aux soins des patients.

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 07 Mar 2016 - 10:37
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La concentration plasmatique de DHEA en prétraitement est liée à la chute d’hémoglobine au cours du traitement d’une hépatite C chronique par ribavirine
Bodeau Sandra, Brochot Etienne, Capron Dominique, Duverlie Gilles, Le Mouel Jean-Philippe, Nguyen-Khac Eric Duc

Introduction

La Ribavirine est toujours nécessaire dans les nouveaux schémas thérapeutiques pour le traitement d’une hépatite C chronique. Cependant, pour les pays n’ayant pas accès à ses nouveaux traitements, elle reste une molécule de première intention en association avec l’interféron ou avec les agents antiviraux directs (AAD) de 1ère génération. Le principal effet indésirable associé à cette molécule est l’anémie hémolytique. Nous avons développé une technique d’hémolyse in vitro qui est dépendante de la ribavirine. Cet outil nous a permis de mettre en évidence un effet protecteur dose dépendant de la déhydroépiandrostérone (DHEA) sur l’hémolyse induite in vitro par la ribavirine.

Patients et Méthodes

L’objectif de notre étude était ainsi d’évaluer, chez des patients traités par ribavirine, l’impact de la concentration plasmatique préthérapeutique en DHEA sur le taux d’hémoglobine à la douzième semaine d’un traitement associant la ribavirine à l’interferon pegylé ou avec les schémas associant les AAD de 1ère génération.

Les taux plasmatiques de DHEA en prétraitement ont été mesurés chez 109 patients. Ces concentrations ont été confrontées aux données cliniques recueillies au cours du suivi du traitement.

Résultats

Dans notre population les taux de DHEA décroissaient parallèlement à l’âge (r= 0.5 ; p< 0.001). Nous avons observé une corrélation négative entre les taux plasmatiques DHEA et la diminution de l’hémoglobine à la semaine 12 de traitement (r=0.29 ; p=0.0021). Ainsi, nous avons observé une plus forte diminution de l’hémoglobine à la semaine 12 de traitement chez les patients présentant une concentration faible de DHEA en baseline. En se focalisant sur les patients présentant une concentration de DHEA < 450 ng/mL en préthérapeutique (26 patients : 24%), le lien entre la concentration en DHEA et la chute de l’hémoglobine était encore plus fort (r= 0.65 ; p<0.001). En prenant comme critère d’évaluation une hémoglobine < 11g/dL à la semaine 12 de traitement, l’aire sous la courbe de la courbe ROC était de 0.68 (IC 95% [0.57-0.79]). Un seuil de DHEA de 872 ng/mL, en préthérapeutique, présentait la meilleure sensibilité (70%) et spécificité (71%) pour prédire une hémoglobine < 11 g/dL à la semaine 12 de traitement.

Conclusion

Une concentration plasmatique faible en DHEA pourrait être un facteur favorisant l’anémie induite par la ribavirine. Une supplémentation en DHEA avant l’instauration d’un traitement associant la ribavirine pourrait ainsi être discutée chez les patients présentant des taux faibles de DHEA. Des études prospectives seraient nécessaires pour confirmer ces résultats pour les différentes indications cliniques de la ribavirine.

C-EDGE CO-STAR : efficacité du grazoprévir + elbasvir chez des utilisateurs de drogues injectables recevant un traitement par un agoniste opioïde
Altice Frederick, Barr Eliav, Conway Brian, Dalgard Olav, Dore Greg, Gane Edward, Grebely Jason, Howe Anita, Litwin Alain, Luetkemeyer Anne, Moussalli Joseph, Nahass Ronald, Nguyen Bach Yen, Peng Cheng Yuan, Platt Heather, Robertson Michael, Shibolet Oren, Wahl Janice

Introduction

L’association à dose fixe de Grazoprévir 100 mg (inhibiteur de la protéase NS3/A4 du VHC) + Elbasvir 50 mg (inhibiteur de la protéine NS5A du VHC) (GZR/EBR), un traitement oral pris une fois par jour, a été très efficace et bien tolérée dans différentes populations de patients infectés par le VHC de génotype (GT) 1, 4 ou 6 avec ou sans cirrhose et avec ou sans co-infection par le VIH. L’utilisation de drogues injectables est le principal facteur de risque de transmission du VHC dans de nombreux contextes ; cependant, les données concernant les résultats d'un traitement sans interféron chez les utilisateurs de drogues injectables sont très limitées. L’étude C-EDGE CO-STAR est une étude de phase III menée pour évaluer l’efficacité et la sécurité du GZR/EBR chez des patients naïfs de traitement infectés par le VHC de GT 1, 4 ou 6 avec ou sans cirrhose qui reçoivent un traitement par un agoniste opioïde (méthadone ou buprénorphine).

Patients et Méthodes

Dans cette étude en double aveugle contrôlée contre placebo, les patients ont été randomisés selon un rapport 2:1 dans un groupe de traitement immédiat (GTI) ou dans un groupe de traitement différé (GTD). Le GTI a reçu le GZR/EBR pendant 12 semaines ; le GTD a reçu un placebo pendant 12 semaines, suivies de 12 semaines de traitement par GZR/EBR en ouvert. L’utilisation de substances non prescrites était surveillée par des tests de dépistage urinaire de drogues, mais n’était pas un critère d’exclusion pour la participation à l’étude. Les taux d’ARN du VHC étaient mesurés à l'aide du test COBAS TaqMan v2.0 (limite inférieure de quantification < 15 UI/mL). Les critères d’évaluation principaux étaient la réponse virologique soutenue (RVS) à la semaine 12 de suivi dans le groupe de traitement immédiat et une comparaison du profil de sécurité du GZR/EBR par rapport au placebo.

Résultats

301 patients ont été randomisés (âge moyen 47 ans ; hommes 76 % ; Noirs 12 % ; GT1a 76 % ; cirrhotiques 21 % ; co-infectés par le VIH 7 %). Lors de l’inclusion, 79 % recevaient la méthadone et 21 % la buprénorphine. Dans le GTI, 99 % des patients (199/201) ont terminé les 12 semaines de traitement, bien que 79 % aient utilisé des substances (amphétamines 16 %, benzodiazépines 39 %, cannabinoïdes 40 %, cocaïne 19 % et opioïdes 41 %) pendant le traitement. Dans le GTI, une RVS4 a été obtenue chez 96 % des patients (193/201). Huit patients n'ont pas obtenu de RVS4 (échec virologique [4], arrêt du traitement [2], visites omises [2]). Tous les cas d’échec virologique (4/201, 2 %) ont été détectés après la fin du traitement. Dans la comparaison des groupes de traitement immédiat et différé, ≥ 1 événement indésirable (EI) a été rapporté chez 83 % des patients des deux groupes. L’incidence d’EI graves a été de 4 % dans les deux groupes, dont un décès dans le groupe de traitement différé alors que le patient recevait le placebo. Des EI liés au médicament ont été observés chez 41 % des patients du GTI versus 34 % des patients du GTD. Dans la population totale, les EI les plus fréquents ont été : fatigue (20 %), céphalées (15 %), nausées (12 %) et diarrhée (12 %). Il n’a pas été observé d’élévations des ALAT/ASAT > 5 x LSN après la normalisation sous traitement. Les résultats de RVS12 seront présentés.

Conclusion

Les données préliminaires indiquent que le GZR/EBR est bien toléré et très efficace chez les patients présentant une infection chronique par le VHC de génotype 1, 4 ou 6 recevant un traitement par un agoniste opioïde et justifient les efforts croissants pour lever les obstacles de l’accès au traitement de l’hépatite C pour les utilisateurs de drogues injectables.

Traitement de l’hépatite C chronique par sofosbuvir et ribavirine +/- peginterféron : résultats dans la "vraie vie" à partir d’une cohorte multicentrique de 211 patients
Amiot Xavier, Arotcarena Ramuntcho, Arpurt Jean-Pierre, Barjonet Georges, Cadranel Jean-François, Causse Xavier, Garioud Armand, Heluwaert Frédéric, Hommel Severine, Jouannaud Vincent, Le Bricquir Yann, Lesgourgues Bruno, Lison Hortensia, Lucidarme Damien, Ollivier-Hourmand Isabelle, Pariente Emile-Alexandre, Pauwels Arnaud, Pilette Christophe, Remy André-Jean, Renou Christophe, Rosa-Hezode Isabelle, Salloum Hatem, Schnee Matthieu, Si Ahmed Si Nafa, de Montigny-Lenhardt Stéphanie

Introduction

En février 2014, le sofosbuvir fut le premier antiviral d’action directe (AAD) de dernière génération à obtenir en France son autorisation de mise sur le marché dans le traitement de l’hépatite chronique virale C. D’action pangénotypique, il doit être employé en association avec un autre traitement antiviral. Les premiers schémas thérapeutiques utilisés ont été les combinaisons sofosbuvir+ribavirine (SR) et sofosbuvir+peginterféron+ribavirine (SPR) avec des taux de guérison supérieurs à 90% et peu d’effets secondaires [1]. Le but de cette étude rétro-prospective est de donner un aperçu des résultats de l’utilisation de ces premières combinaisons dans la « vraie vie » en France.

Patients et Méthodes

Les données des patients (pts) traités par SR ou SPR dans 24 centres hospitaliers français ont été colligées. Les éléments cliniques (sexe, consommation d’alcool, existence d’un diabète, d’une cirrhose), biologiques, virologiques avant traitement (génotype, profil de réponse aux traitements antérieurs) et le stade de fibrose hépatique ont été renseignés. La charge virale C pendant le traitement a été mesurée à S2, S4, S8, S12 et S24 ; les effets secondaires ont été notifiés. La charge virale C a été mesurée à 4, 12, 16 et 24 semaines après traitement. Une charge virale indétectable 12 semaines après l’arrêt définissait une réponse virologique prolongée (RVP 12S). Les statistiques ont été effectuées à l’aide du logiciel StatView avec une analyse descriptive et l’utilisation du test du chi-2 pour les comparaisons de sous-groupes.

Résultats

Les données de 211 pts (141 hommes et 70 femmes) ont été analysées. L’âge moyen était de 56,1 [31-85] ans ; 24 pts étaient diabétiques. Les pts étaient atteints par un virus C de génotype 1 : 79 (37,4%), 2 : 42 (19,9%), 3 : 61 (28,9%), 4 : 26 (12,3%) et 5 : 3 (1,4%). 171 (89%) pts avaient un score de fibrose ≥ 3 (112 F4, 3 F3-4, 56 F3, 16 F2 et 5 F0 ou F1). 113 pts ont été traités par SR (dont 45 naïfs) et 95 par SPR (dont 38 naïfs). La charge virale C initiale médiane était de 6,3 log10 ; la moyenne était de 6,15 log10 (écart-type 0,077). Chez les pts naïfs : en cas de traitement SPR de 12 semaines, la RVP 12S était de 93% (13/14) en cas de génotype 1, 100% (3/3) en cas génotype 3 et de 83% (5/6) en cas de génotype 4. En cas de traitement SR de 12 semaines, les RVP 12S étaient de 100% chez les pts génotype 1 (2/2) et 2 (6/6). Pour les pts traités 24 semaines, les RVP 12S étaient de 80% en cas de génotype 1 (4/5) et 3 (4/5). Chez les patients expérimentés (non-répondeurs et répondeurs-rechuteurs) : en cas de traitement SPR de 12 semaines, les RVP 12S étaient de 75% (12/16) en cas de génotype 1, 100% (2/2) en cas de génotype 2, de 78% (7/9) en cas de génotype 3 et de 67% (2/3) en cas de génotype 4. Les RVP 12S étaient de 86% (6/7) chez les pts génotype 1 et de 100% (1/1) chez les pts génotype 3 traités par SPR pendant 16 ou 24 semaines. Les résultats étaient moins bons en cas de traitement par SR. Avec un traitement de 12 semaines, les RVP 12S observées étaient de 33% (1/3) en cas de génotype 1, de 75% (6/huit) en cas de génotype 2 et de 0% (0/2) en cas de génotype 4. Pour les pts traités 16 ou 24 semaines, les RVP 12S étaient de 58% (7/12) en cas de génotype 1, de 50% (1/2) en cas de génotype 2, de 100% (6/6) en cas de génotype 3 et de 83% (5/6) en cas de génotype 4. Les effets secondaires étaient ceux de la bithérapie pégylée (anémie avec nécessité de diminution des doses et 7 arrêts de la ribavirine, asthénie ou dépression avec 5 arrêts du peginterféron). La tolérance globale du sofosbuvir était bonne. Il n’a pas été noté de troubles du rythme. En analyse univariée, les différents facteurs étudiés (l’âge, un âge < 70 ans, le sexe, l’existence d’un diabète, la consommation d’alcool, la cirrhose, le génotype, une charge virale C initiale inférieure à la médiane (6,3 log10), la durée de traitement, peginterféron ou pas, le nombre de lignes de traitements antérieurs, le profil de réponse antérieur, un traitement antérieur par bocéprévir ou telaprevir) n’étaient pas significativement associés à la RVP 12S. Le seul facteur associé à la RVP 12S était un chiffre de plaquettes initial ≥ 100 G/l (p=0,0459). L’analyse multivariée est en cours.

Conclusion

Cette étude multicentrique menée chez des patients ayant une fibrose extensive ou une cirrhose confirme les bons résultats de SR 12 semaines chez le génotype 2 naïf – la forte représentation de ce génotype étant en rapport avec le caractère « facile à traiter » de ce génotype –, l’intérêt de l’ajout du peginterféron pour raccourcir la durée de SR de 24 à 12 semaines avec des résultats équivalents chez les génotypes 1 et 3. En revanche, chez les patients expérimentés, les résultats sont plutôt médiocres avec des traitements de 12 semaines. Chez le génotype 1, allonger la durée du traitement de 12 à 24 semaines avec du peginterféron semble plus intéressant de même qu’un traitement de 24 semaines par SR sans peginterféron chez les patients de génotype 3 et 4. Enfin, un taux de plaquettes initial < 100 G/l (patients CUPIC-like) constitue un facteur de mauvaise réponse.

Incidence du VHC et du VIH chez les usagers de drogues en CSAPA
Auriacombe Marc, Blondel Bénédicte, Bourey Jean-Louis, Canva Valérie, Djomboue Patrick, Duburque Clotilde, Harbonnier Jean, Hernout Brigitte, Lucidarme Damien, Soen Daphné, Vosgien Veronique

Introduction

Aucune évaluation récente de l’incidence du VHC et du VIH chez les usagers de drogues (UD) en France n’est disponible. Le but de cette étude prospective monocentrique, était de mesurer, chez les UD en IV et/ou en sniff, consultant en CSAPA, l’incidence virale C et celle du VIH.

Patients et Méthodes

Entre 2010 et 2011, 218 UD en IV et/ou en sniff, de plus de 18 ans, séronégatifs pour le VHC et le VIH, consultant en CSAPA, ont bénéficié d'un questionnaire médical démographique et orienté sur les pratiques addictologiques, d’une évaluation de la dureté du foie par Fibroscan® et d’un bilan biologique. Il s’agissait de 176 (80,7%) hommes et 42 (19,3%) femmes, d’âge moyen de 33 ans. 74 (33,9%) avaient injecté au moins une fois dans l’existence et 144 (66,1%) étaient des sniffeurs exclusifs. 163 (74,8%) bénéficiaient d’un traitement de substitution aux opiacées (TSO). Une réévaluation à 3 ans selon les mêmes modalités a été proposée. Le recueil des données a été clôturé en septembre 2014.

Résultats

73 sujets ont bénéficié d’une sérologie VHC et VIH à 3 ans. Les patients suivis étaient plus souvent sous TSO que les perdus de vue (p<0.05). Trois séroconversions virales C ont été recensées. Il s’agissait de 3 hommes d’âge médian de 32 ans. Aucune séroconversion VIH n’a été relevée. L’incidence cumulée à 3 ans du VHC était de 4,1 %. L’incidence cumulée du VIH était nulle. Parmi les 73 sujets revus, 12 (16%) ont injecté au moins une fois durant les 3 années de suivi et une séroconversion a été enregistrée dans ce sous-groupe avec une incidence cumulée de 8,3 %. 35 sujets (56%) ont sniffé au moins une fois sans aucune pratique d’injection durant les 3 années de suivi et 2 séroconversions ont été enregistrées dans ce sous-groupe avec une incidence cumulée de 5,7 %. Aucune séroconversion VHC n’a été relevée dans le sous groupe de 26 sujets (35%) n’ayant pris aucun risque de contamination par le VHC lié à l’usage de drogues. Le faible nombre de cas incidents d’infection par le VHC n’a pas permis d’établir de facteurs prédictifs significatifs de séroconversion.

Conclusion

L’incidence du VHC dans ce groupe de sujets suivis en CSAPA majoritairement sous TSO semble avoir diminué significativement par rapport aux évaluations antérieures. Le sniff apparait désormais comme un vecteur de contamination non négligeable par le VHC et pourrait justifier des mesures de prévention spécifiques. Ces résultats encourageants méritent confirmation et justifient le maintien voire le renfort de la politique de réduction des risques dans cette population.

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.


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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 07 Mar 2016 - 10:51
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Nouveaux antiviraux directs (NAVD) pour le traitement de l’hépatite chronique C : résultats intermédiaires dans une cohorte de plus de 1 000 patients
Arotcarena Ramuntcho, Arpurt Jean-Pierre, Barjonet Georges, Bourhis Francois, Causse Xavier, Geagea Edmond, Hagège Hervé, Heluwaert Frédéric, Henrion Jean, Hommel Severine, Labadie Helene, Le Bricquir Yann, Lesgourgues Bruno, Lison Hortensia, Macaigne Gilles, Maringe Eric, Pariente Emile-Alexandre, Pauwels Arnaud, Pilette Christophe, Remy André-Jean, Renou Christophe, Rosa Hezode Isabelle, Salloum Hatem Jean, Schnee Matthieu, de Montigny-Lenhardt Stéphanie

Introduction

L’efficacité et la tolérance des nouveaux NAVD dans la vraie vie est encore peu étudiée, et les données comparatives directes sont rares.

Patients et Méthodes

APROVVIE est une étude observationnelle (approuvée par la CNIL) de malades atteints d’hépatite chronique C, virémiques, traités dans des hôpitaux généraux français par des investigateurs volontaires. Les malades ayant reçu des NAVD, ayant donné un consentement éclairé, ont eu un enregistrement prospectif des principales données les concernant , réalisé à l’ aide d’un eCRF anonymisé (accord du CCTIRS et de la CNIL). La recherche de l’ ARN du VHC utilisait deux tests commerciaux Cobas-Roche et Abbott (seuils de positivité: 12 et 15 UI/mL). On a utilisé les méthodes statistiques adéquates pour les comparaisons univariées, et la régression logistique.

Résultats

Du 1er mars 2014 au 1er septembre 2015, 987 patients avaient été inclus dans la cohorte basée sur 22 centres et 29 investigateurs. Il s’agissait pour 64% d’hommes, âgés en moyenne de 56 ans, atteints de cirrhose dans 38% des cas (Child A 89%, B 9%, C 2%), infectés par un génotype 1 (68%, 1a et 1b à égalité), 2 (4,5%), 3 (14%), 4 (11%), 5 (2%), 6 (4‰). Ils étaient naïfs de traitement dans 41% des cas, non répondeurs dans 26% des cas (dont ¼ avait reçu des antiprotéases de 1ère génération), rechuteurs dans 25% des cas. Une coinfection par le VIH était présente chez 79 (huit%). Ils ont reçu Interféron (INF)-ribavirine (Riba)-sofosbuvir (Sofo) (8%), INF-Riba-simeprevir (Sime) (1%), Sofo-Riba (9%), Sofo-Sime (16%), Sofo-daclatasvir (Dacla) (32%), Sofo-ledipasvir (Ledi) (31%).

Parmi ces patients, 364 avaient commencé un traitement sans interféron avant le 1/11/14, donnant au moins 10 mois de suivi au 1er septembre 2015. Le taux de réponse virologique soutenue 12 semaines après l’ arrêt du traitement (RVS12) était globalement de 90,7% (IC95% : 87,5-94%) sans INF, et de 80,5% (IC95% : 72-89%) avec INF (P=0,0008), de 75% (IC95% :63-87%) sous SofoRiba, de 90,7% (IC95% 84-97%) sous Sofo-Sime, et de 96,4% (93,5-99%) sous Sofo-Dacla (P<0>2 étaient significativement plus fréquents chez les patients recevant de l’ INF (9,0% vs 6,2%), ainsi que les effets hématologiques (anémie < 10g/dL chez 16% vs huit%, neutropénie 27,7% vs 1,4%, thrombopénie 4,8% vs 1,4%). En l’absence d’ INF, l’anémie < 10 g/dL était plus fréquente en cas de prise de Riba (25% vs 1,4%). La fatigue diminuait significativement pendant et 6 mois après la fin du traitement sans IFN (de 5,2 à 3,7 et 5,4/10, P <0,001), alors qu’elle ne diminuait que 6 mois après la fin du traitement avec IFN (4,8, 4,9 et 1,8, P <0> 800.000 UI/mL dans 73% des cas. Ils étaient naïfs de traitement (26%), non répondeurs (40%), rechuteurs (28%) ou à réponse indéterminée (6%) à un traitement préalable par INF pégylé et ribavirine Les traitements reçus étaient : sofosbuvir (So)-ribavirine (Riba) (18%), So-simeprevir (Si) (27%), So-daclatasvir (Da) (53%). Le taux de réponse virologique soutenue (RVS) 12 semaines après la fin du traitement était de 90,8% (IC 95% : 87,5-94,0%), les échecs étaient 1 cas d’échappement, une rechute (n=24), un effet indésirable sévère (n=huit), un perdu de vue. En analyse univariée, les facteurs associés à la RVS12 étaient l’âge, la durée du traitement, le traitement par So-Riba, le traitement par So-Da, mais pas l’existence d’une cirrhose ni le génotype. En régression logistiques les seuls facteurs prédictifs indépendants étaient une durée de traitement courte (OR 0,35, IC 95% : 0,14-0,88, P = 0,03), l’âge (OR 1,05, IC95% 1,01-1,09, P=0,02), un traitement par So-Riba ( 0R 0,22, IC 95% : 0,08-0,62). Les patients âgés de > 62 ans (4ème quartile) avaient un taux de RVS12 de 96,5% contre 86,6% pour ceux âgés de moins de 50 ans (premier quartile), P=0,02. Le taux d’effets indésirables de grade > 2 était faible (6%), et ne variait pas en fonction de l’âge. La note de tolérance donnée par le malade (0-10) était en moyenne de 7,9±0,2, et ne variait pas en fonction de l’âge, pas plus que la note de fatigue pendant et après le traitement.

Conclusion

Le taux de RVS12 est élevé sous antiviraux directs, et l’âge n’est plus un facteur pronostique défavorable (et pourrait même favoriser le succès) comme c’était le cas avec les traitements associant interféron et ribavirine, tant en matière d’efficacité que de tolérance.

La consultation avancée d’hépatologie permet d’optimiser le parcours de soins des personnes migrantes/précaires atteintes d’hépatite
Chousterman Michel, Costes Laurent, De Lacroix Isabelle, Elghozi Bernard, Garrait Valérie, Hagège Hervé, Rosa-Hezode Isabelle, Roudot-Thoraval Françoise

Introduction

Des permanences d’accès aux soins de santé (PASS) ont été mises en place à partir de 1999 pour faciliter l’accès aux soins des personnes en situation de précarité. La prévalence de l’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) et le virus de l’hépatite C (VHC) est deux à six fois plus élevée dans cette population que dans la population générale. Le dépistage des hépatites est préconisé dans cette population dès le bilan initial en soins primaires. Le but de notre travail est de montrer l’intérêt de la mise en place d’un parcours de soins simplifié, après un dépistage positif, pour permettre une prise en charge rapide et adaptée à ces publics.

Patients et Méthodes

De mai 2007 à mai 2015, un dépistage a été réalisé chez 2608 personnes consultant dans deux PASS, situées dans la même ville. 96% étaient d’origine étrangère et 80% étaient en séjour irrégulier ou demandeurs d’asile. Les résultats étaient remis aux patients dans les deux PASS et un rendez-vous de consultation donné aux patients positifs dans une consultation avancée d’hépatologie mise en place au sein d’une des PASS. Les consultations de suivi étaient assurées par l’ensemble de l’équipe médicale du site. Les patients qui ne se présentaient pas à la consultation initiale ou de suivi étaient relancés par téléphone. Un dispositif de soutien individuel et collectif a été mis en place en janvier 2015.

Résultats

Deux cent soixante neuf consultants (10,3%) avaient un résultat positif pour au moins un des virus d’hépatite. Parmi eux, 193 avaient un AgHBS positif (7,4%) et 82 un anticorps anti-VHC positif (3,1%) ; (6 avaient une co-infection VHB-VHC). Les résultats des tests de dépistage positifs ont été remis aux patients dans 265 cas (98,5%). Un rendez-vous à la consultation avancée d’hépatologie a été donné à 254 patients (94,4%) et en consultation de médecine interne dans 7 cas de co-infection VIH-VHB. Les patients se sont présentés à la consultation avancée d’hépatologie à la date proposée dans 205 cas (80,7%). Malgré une relance, 17 patients (6,5%) ne sont jamais venus en consultation spécialisée. Au total 239 patients ont bénéficié d’un premier bilan spécialisé dans un délai médian de 9 jours après la consultation de rendu des résultats [1er-3è Q : 3-18]. Par la suite, 13 patients ont été perdus de vue d’emblée après des relances infructueuses (8 VHB et 5 VHC). Ainsi, 165 porteurs chroniques du VHB et les 41 patients ayant un ARN du VHC positif (dont 2 co-infectés VHB-VHC) ont eu un rendez-vous de suivi. Cent dix patients (54%) étaient toujours suivis six mois plus tard et 90 patients un an plus tard (44%). Parmi les 32 patients ayant une hépatite chronique B justifiant un traitement, 18 ont pu débuter un traitement après obtention des droits sociaux. Parmi les 19 patients ayant une hépatite chronique C justifiant un traitement immédiat, 17 ont pu débuter un traitement. Un soutien individuel ou collectif a été proposé à 29 consultants francophones atteints d’hépatite. Onze d’entre eux y ont participé.

Conclusion

Les personnes migrantes/précaires atteintes d’hépatite doivent pouvoir bénéficier d’un parcours de soins adapté à leur situation. La prise en charge doit être médico-sociale. La mise en place d’une consultation avancée d’hépatologie en soins primaires permet l’accès rapide à une prise en charge spécialisée et favorise l’accès réel aux traitements, dès l’obtention des droits sociaux. La mise en place d’un dispositif de soutien individuel et collectif pourrait permettre de limiter les ruptures de parcours de soins.

Traitement de l’hépatite chronique C par les nouveaux antiviraux directs (AVD) sans interféron : l’âge n’est plus un facteur pronostique défavorable
Arotcarena Ramuntcho, Arpurt Jean-Pierre, Barjonet Georges, Bourhis Francois, Causse Xavier, Geagea Edmond, Hagège Hervé, Heluwaert Frédéric, Henrion Jean, Hommel Severine, Labadie Helene, Le Bricquir Yann, Lesgourgues Bruno, Lison Hortensia, Macaigne Gilles, Maringe Eric, Pariente Emile-Alexandre, Pauwels Arnaud, Pilette Christophe, Remy André-Jean, Renou Christophe, Rosa Hezode Isabelle, Salloum Hatem Jean, Schnee Matthieu, de Montigny-Lenhardt Stéphanie

Introduction

L’âge est un facteur prédictif indépendant d’échec des traitements par interféron (INF) et ribavirine (Riba), ainsi que d’effets indésirables sévères. Le but de ce travail est d’analyser l’effet de l’âge sur l’ efficacité et la tolérance des traitements sans interféron par les NAVD.

Patients et Méthodes

APROVVIE est une étude observationnelle (approuvée par la CNIL) de malades atteints d’hépatite chronique C, virémiques, traités dans des hôpitaux généraux français par des investigateurs volontaires. Les malades ayant reçu des NAVD, ayant donné un consentement éclairé, ont eu un enregistrement prospectif des principales données les concernant , réalisé à l’ aide d’un eCRF anonymisé (accord du CCTIRS et de la CNIL). La recherche de l’ ARN du VHC utilisait deux tests commerciaux, Abbott® et Cobas-Roche® (seuils de positivité: 12 et 15 UI/mL). Les malades ont noté sur 10 la tolérance globale à la fin du traitement, leur fatigue à J0, à la fin du traitement et 6 mois plus tard, et la. On a utilisé les méthodes statistiques adéquates pour les comparaisons univariées, et la régression logistique.

Résultats

Du 1er mars 2014 au 1er septembre 2015, 987 patients avaient été inclus dans la cohorte. Parmi ces patients, 364 avaient commencé un traitement sans INF avant le 1/11/14, donnant au moins 10 mois de suivi à la date de point.

Il s’agissait de 220 hommes et 144 femmes âgés en moyenne de 57±11 ans (médiane, IQR : 55,13 ans), ayant une cirrhose dans 46% des cas -Child A 139 (89%), B 9 (6%), C 3 (2%)-, une fibrose F3 dans 30% des cas, un carcinome hépatocellulaire dans 2% des cas, en attente de greffe (2%). Des manifestations extrahépatiques significatives étaient présentes dans 9% des cas, des comorbidités cardiovasculaires (9%), un diabète (14%), une HTA (23%), des maladies psychiatriques (24%), d’autres maladies (40%). Les malades étaient infectés par un virus de génotype (G) 1 (69%, 1a 30%, 1b 32%), G2 (5%), G3 (14%), G4 (12%), avec une virémie > 800.000 UI/mL dans 73% des cas. Ils étaient naïfs de traitement (26%), non répondeurs (40%), rechuteurs (28%) ou à réponse indéterminée (6%) à un traitement préalable par INF pégylé et ribavirine Les traitements reçus étaient : sofosbuvir (So)-ribavirine (Riba) (18%), So-simeprevir (Si) (27%), So-daclatasvir (Da) (53%). Le taux de réponse virologique soutenue (RVS) 12 semaines après la fin du traitement était de 90,8% (IC 95% : 87,5-94,0%), les échecs étaient 1 cas d’échappement, une rechute (n=24), un effet indésirable sévère (n=huit), un perdu de vue. En analyse univariée, les facteurs associés à la RVS12 étaient l’âge, la durée du traitement, le traitement par So-Riba, le traitement par So-Da, mais pas l’existence d’une cirrhose ni le génotype. En régression logistiques les seuls facteurs prédictifs indépendants étaient une durée de traitement courte (OR 0,35, IC 95% : 0,14-0,88, P = 0,03), l’âge (OR 1,05, IC95% 1,01-1,09, P=0,02), un traitement par So-Riba ( 0R 0,22, IC 95% : 0,08-0,62). Les patients âgés de > 62 ans (4ème quartile) avaient un taux de RVS12 de 96,5% contre 86,6% pour ceux âgés de moins de 50 ans (premier quartile), P=0,02. Le taux d’effets indésirables de grade > 2 était faible (6%), et ne variait pas en fonction de l’âge. La note de tolérance donnée par le malade (0-10) était en moyenne de 7,9±0,2, et ne variait pas en fonction de l’âge, pas plus que la note de fatigue pendant et après le traitement.

Conclusion

Le taux de RVS12 est élevé sous antiviraux directs, et l’âge n’est plus un facteur pronostique défavorable (et pourrait même favoriser le succès) comme c’était le cas avec les traitements associant interféron et ribavirine, tant en matière d’efficacité que de tolérance.

Prise en charge de la dose de ribavirine chez les patients infectés par le VHC et présentant une anémie sous ombitasvir/paritaprévir/r et dasabuvir
Ball Greg, Bernstein David, D'amico Ronald, Feld Jordan, Ferenci Peter, Van Vlieberghe Hans, Younes Ziad

Introduction

Certains patients infectés par le VHC de génotype I et traités par l’association de 3 antiviraux à action directe comprenant de l’ombitasvir(OBV), du paritaprévir (PTV, identifié par Abbvie et Enanta) en association au ritonavir, et du dasabuvir (DSV) nécessitent une association à de la ribavirine (RBV) pour optimiser les chances d’atteindre une réponse virologique soutenue (RVS). Nous présentons la prise en charge des effets indésirables dus à l’hémolyse liée à la RBV chez les patients recevant le traitement OBV+PTV/r+DSV RBV dans les études de phase 3.

Patients et Méthodes

Les résultats des études SAPPHIRE-I et -II, PEARL-II, -III et -IV, et TURQUOISE-II incluant des patients atteints par le VHC de génotypes 1a (N=856) et 1b (N=691) ont été poolés. Les patients non cirrhotiques ont reçu un traitement par OBV+PTV/r+DSV + RBV pendant 12 semaines, les patients cirrhotiques un traitement pendant 12 ou 24 semaines. La RBV était initialement prescrite en fonction du poids, avec une dose totale de 1000mg si le poids des patients était <75kg, ou 1200mg si celui-ci était ≥75kg. Tous les patients ayant eu une modification de dose de la RBV due à une anémie ont été inclus dans l’analyse.

Résultats

Des 1548 patients qui ont reçu au moins une dose de OBV+PTV/r+DSV + RBV, 100 (6,5%) ont dû avoir une modification de la dose de RBV suite à une réduction de l’hémoglobine, parmi ceux-ci, 99% ont atteint la RVS12. Le niveau moyen d’hémoglobine à l’entrée dans l’étude était plus bas chez les patients nécessitant une réduction de la dose de RBV par rapport aux autres (14,0 vs 14,8 g/dL, respectivement). Le temps médian avant la première réduction de dose était de 37 jours (16-148). La majorité des réductions de dose étaient nécessaires durant les 6 premières semaines de traitement (Tableau), et les taux d’hémoglobine étaient stables de la quatrième semaine jusqu’à la fin du traitement. Sept patients ont nécessité une réduction de dose de la RBV avant d’atteindre le taux de VCH ARN en dessous du seuil cible (25 UI/mL) ; tous les 7 ont atteint la RVS12. Vingt patients ont nécessité une seconde baisse de la RBV, celle-ci était nécessaire de manière médiane au 48ème jour et n’impactait pas la probabilité d’atteinte de la RVS12. Après la réduction de dose, la RBV était ré-augmentée chez 16% des patients en raison d’un retour à un taux normal d’hémoglobine.



Efficacité et tolérance de l’ombitasvir/paritaprévir/ritonavir en association à la ribavirine, chez les patients adultes infectés de manière chronique par le virus de l’hépatite C de génotype 4 et cirrhotiques (AGATE-I)
Asselah Tarik, Feld Jordan, Ferenci Peter, Hassanein Tarek, Hezode Christophe, Mobashery Niloufar, Pilot-Matias Tami, Qaquiqh Roula, Redman Rebecca, Yu Yao, Zeuzem Stefan

Introduction

L’infection par le VHC de génotype 4 (GT4) représente environ 20% des infections par le VHC. Si la fréquence de l’infection par le GT4 est plus élevée au Moyen-Orient et en Afrique Sub-Saharienne, celle-ci est actuellement en augmentation en Europe et dans de nombreux autres pays. Dans l’étude de phase 2b PEARL-I, l’efficacité et la tolérance de deux antiviraux à action directe, l’ombitasvir (OBV), un inhibiteur de NS5A, et le paritaprévir (PTV), un inhibiteur de protéase (identifié par Abbvie et Enanta) associé au ritonavir (PTV/r), avec ou sans ribavirine (RBV), ont été évaluées chez 135 sujets infectés par le VHC GT4 non cirrhotiques. La RVS 12 était de 100% chez les patients naïfs de traitement ou prétraités par interféron/RBV et recevant un traitement par OBV+PTV/r+RBV pendant 12 semaines. Cette étude prolonge l’observation en évaluant OBT/PTV/r en associations avec de la RBV chez les patients cirrhotiques compensés infectés par le VHC de génotype 4.

Patients et Méthodes

Il s’agit d’une étude de phase 3, encore en cours, randomisée, en ouvert, internationale (NCT02265237) ayant inclus des patients VHC GT4, naïfs de traitement ou prétraités par IFN/RBV ou pegIFN/RBV, présentant une cirrhose compensée. Les sujets étaient randomisés (1:1) pour recevoir soit OBV/PTV/r une fois/j (25 mg/150 mg/100 mg) associés à de la RBV (dose adaptée au poids) durant 12 (bras A) ou 16 (bras B) semaines avec un nombre équivalent de patients naïfs de traitement ou prétraités dans chaque bras. Un traitement de 24 semaines (bras C) et une analyse exploratoire chez les patients en échec virologique suite à un traitement par sofosbuvir/pegIFN/RBV ou sofosbuvir/RBV seront réalisés. Les objectifs principaux sont d’évaluer la tolérance et la RVS12 de ce traitement comparé au taux historique de RVS12 chez les patients infectés par le VHC GT4 traités par pegINF/RBV.

Résultats

Au moment de la rédaction de l’abstract, respectivement 55 et 56 patients cirrhotiques ont été randomisés dans les bras A et B. Parmi les 111 sujets, 48% étaient naïfs de traitement et 52% étaient prétraités par IFN/RBV or pegIFN/RBV (30% répondeur nul, 12% rechuteur et 10% répondeurs partiels). A l’entrée dans l’étude, 91% des patients avaient un score de Child-Pugh à 5, 6% à 6 et 3% à 7. 72% des patients étaient des hommes, 78% des blancs et 17% des noirs ou afro-américains. L’âge moyen des patients était de 57 ans et le BMI moyen de 28kg/m², 29% avait des antécédents de diabète. Les évènements indésirables (EI) survenant chez ≥ 10% des patients étaient la fatigue et les céphalées (≈15% chacun). 5 patients ont reporté un total de 12 EI grave, 1 a été relié au traitement (état maniaque). Aucun EI n’a engendré d’arrêt du traitement ; un patient a retiré son consentement et un a présenté un échec virologique.

Conclusion

OBV/PTV/r en association avec de la RBV pendant 12 ou 16 semaines étaient généralement bien tolérés. Les RVS4 et RVS 12 dans les bras A et B seront présentées.

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 07 Mar 2016 - 11:17
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Evaluation de la prise en charge materno-fœtale de l’hépatite B au centre hospitalier d’Annecy
Braig Suzanne, Casez Pierre, Chanzy Bruno, Heluwaert Frédéric, Jung Jérome, Maillard Emmanuel, Pofelski Joanna, Roehrich Helene




Corrélation entre l’antigénémie HBs et la sévérité de la fibrose hépatique chez les patients porteurs chroniques du virus de l’hépatite B en Côte d’Ivoire
Anzouan-Kacou Kissih Henriette, Attia Koffi Alain, Bangoura Aboubacar Demba, De Ousmane, Doffou Adjéka Stanislas, Kouamé Dimitri, Mahassadi Alassan Kouamé, N dri-yoman A.Thérèse, Yao Bathaix Fulgence Mamert




Hépatite virale B : connaissances, attitudes et pratiques chez les professionnels de santé au centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (Congo)
Ahoui Apendi Clausina, Atipo Ibara Blaise Irénée, Deby Ngassaye, Ibara Jean-Rosaire



Prévalence des anticorps anti-VHC et de l’antigène HBs chez les donneurs de sang en bonne santé apparente au niveau du centre régional de transfusion sanguine de Marrakech
Ait Errami Adil, Krati Khadija, Oubaha Sofia, Samlani Zohor




Evolution de l'incidence de l'hépatite B aiguë de 1994 à 2012 dans une population générale
Hillon Patrick, Jooste Valérie, Latournerie Marianne, Minello Anne, Quéré Pascaline, Thévenot Thierry




Anomalies électriques et écho-cardiographiques au cours de la cirrhose virale B
Ba Serigne Abdou, Bassene Marie-Louise, Dia Daouda, Diallo Salamata, Diouf Lamine Mamadou, Fall Mariéme Paulel, Gueye Mamadou Ngoné, Halim Ambdil, Malick Bodian, Mbengue Mouhamadou, Thioubou Mame Aisse



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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 07 Mar 2016 - 12:30
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Evaluation de la fibrose hépatique dans la maladie alcoolique du foie par élastographie ultrasonore (ARFI) : une étude prospective
Bardou-Jacquet Edouard, Brun Vanessa, Gandon Yves, Kiani Anita, Lainé Fabrice, Le Gruyer Antonia, Legros Ludivine, Michalak Sophie, Moirand Romain, Morcet Jeff, Turlin Bruno

Introduction

Il est nécessaire de valider des méthodes non invasives d'évaluation de la fibrose et de la cirrhose dans la Maladie Alcoolique du Foie (MAF). L’objectif de cette étude était d’évaluer les performances de l’élastographie par ultrasons par ARFI (Acoustic Radiation Force Impulse) pour déterminer le stade de fibroses chez les patients atteints d’une MAF versus biopsie.

Patients et Méthodes

Les accords écrits ont été obtenus de tous les patients et l’étude a été approuvée par un comité d’éthique. Quatre-vingt-trois patients hospitalisés pour sevrage alcoolique programmé ou en urgence, et présentant une MAF, définie par une cytolyse en ASAT > 1,5N sans autre explication ont été inclus de manière prospective.. Chaque patient a bénéficié d’un ARFI et d’une biopsie hépatique le même jour, dans les 10 jours suivant le début du sevrage. Le stade de fibrose a été déterminé selon le score de METAVIR sur des biopsies d’au moins 15mm. La médiane de 10 mesures d’ARFI a été calculée pour chaque patient. Les seuils optimaux d’ARFI ont été déterminés, ainsi que les sensibilités, spécificités, valeurs prédictives positive et négatives pour les stades F≥2, F≥3 et F=4.

Résultats

Soixante-neuf hommes et treize femmes (un patient a été exclu à cause d’une taille de biopsie insuffisante) ont été analysés avec une consommation moyenne d’alcool de 132.4±128.8 unité standard d’alcool par semaine sur une durée moyenne cumulée de 17.6±9.5 années. La sensibilité et spécificité étaient respectivement de 82.4%[0.70-0.95] et 83.3%[0.73-0.94] (AUROC=0.87) pour F≥2 avec un seuil de 1.63m/s; 82.4%[0.64-1.00] et 78.5%[0.69-0.89] (AUROC=0.86) pour F≥3 avec un seuil de 1.84m/s; 92.3%[0.78-1.00] et 81.6%[0.72-0.90] (AUROC=0.89) pour F=4 avec un seuil de 1.94m/s.

Conclusion

L’ARFI est une technique précise, non-invasive et simple d’utilisation pour évaluer le stade de fibrose hépatique chez les patients atteints d’une MAF.

La place de l'élastométrie impulsionnelle dans l'évaluation de la sévérité de l'hypertension portale chez les cirrhotiques
Imane Elhidaoui, Krati Khadija, Oubaha Sofia, Samlani Zouhour

Introduction

Le pronostic des patients avec cirrhose dépend fortement de la présence d’hypertension portale (HTP). Plusieurs études ont montré que l’élasticité hépatique mesurée par FibroScan® était corrélée à la fibrose hépatique. L’élasticité hépatique s’est également avérée associée à l’occurrence de complications chez les patients avec cirrhose. L’objectif de notre travail était d’étudier la corrélation entre les mesures de l’élastométrie impulsionnelle et les différents marqueurs de sévérité de l’HTP et de préciser une valeur seuil d’élasticité au-dessus de laquelle sera recherchée une HTP cliniquement significative chez les cirrhotiques asymptomatiques.

Patients et Méthodes

Notre étude prospective porte sur 60 patients colligés sur une durée de 12 mois entre Mars 2014 et avril 2015, au service de Gastroentérologie, tous les patients ont subi une mesure de l’élasticité hépatique par FS, un bilan biologique, une échographie abdominale avec doppler, et une endoscopie oesogastroduodéanle (EOGD), la ponction biopsie hépatique était réalisée chez seulement 7 cas.

Résultats

La prédominance féminine était très nette (68,3%) avec un âge moyen de 51,97 ans, l’hépatite C était la principale cause de la cirrhose (48%), 78,33%,de nos malades avaient une fibrose significative au fibroscan, l'endoscopie oesogastroduodénale avait objectivé chez ces même patients la présence de VO : 61,7% avaient des VO grade II-III; et16,7% avaient des VO grade I,70% avaient une SPM à l’échographie, une thrombopénie était notée chez 58,33 %.L’étude de corrélation non paramétrique entre les valeurs de l’élastométrie et la taille de la rate (Spearman’s Test) a montré que la taille de la rate est plus grande chez les patients ayant des chiffres d’élasticité plus élevées avec une différence cliniquement significative (p=0 .002), cependant la corrélation entre chiffres d’élastométrie et le taux de plaquettes était très faible (p=0.290), Ceci dit que la corrélation avec le ratio (Diamètre de la rate /taux de plaquettes) est également faible (p=0.39).Les valeurs d’élasticité étaient corrélées aux résultats de l'EOGD, avec des valeurs plus élevées chez les patients ayant des VO en particulier chez le groupe VO>II (r = 0,98 – p <0> 100μmol/L, la présence d’une ascite tendue, d’une encéphalopathie, d’une asciculture positive, d’une hémoculture positive, une PCT > 1 ng/mL. Trois facteurs indépendants ont été identifié: la présence d'une insuffisance rénale avec une créatinine ≥100 μmol/L (OR = 4,2 (IC 95%: 1,4-11,36); p = 0,0066), la présence d'une hémoculture positive (OR = 6,099 (IC95%: 1,35-27,554); p = 0,002), et une PCT ≥ 1ng/mL (OR = 3.22 (IC95%: 1-10); p = 0,049). La survie actuarielle au 90ème jour était de 84% chez les patients n’ayant aucun des 3 facteurs pronostique indépendants, de 58% s’ils avaient 1 facteur et de 18% s’ils avaient 2 ou 3 facteurs (p<0,0001). Pour la mortalité au 60ème jour, les mêmes facteurs pronostiques indépendants ont été identifiés.

Conclusion

L'élévation de la PCT à l’admission est très spécifique d’infection chez le patient cirrhotique mais peu sensible. C’est un facteur pronostique indépendant de la mortalité à court terme. Son association avec d'autres scores pronostiques déjà validés devrait améliorer l'évaluation et la prise en charge quotidienne des patients.

Lactulose et l’infection avec Clostridium difficile chez les patients cirrhotiques avec encéphalopathie hépatique
Bioculese Lucian, Chiriac Stefan, Cojocariu Camelia, Gîrleanu Irina, Singeap Ana-Maria, Stanciu Carol, Stoica Oana Cristina, Trifan Anca

Introduction

Les patients atteints de cirrhose sont la population à risque pour les infections à Clostridium difficile (C. difficile). Le non absorbable disaccharide lactulose est le fondement de la thérapie pour un patient cirrhotique hospitalisé avec encéphalopathie hépatique (EH). Le lactulose diminue la production d'acides gras à chaîne courte et suppress la croissance de C. difficile. Les objectifs de cette étude étaient de determiner l'incidence de l'infection par C. Difficile et l’influence du traitement avec lactulose aux cirrhotics avec EH.

Patients et Méthodes

Etude prospective sur une période de deux ans (janvier 2012- décembre 2014) colligeant tous les patients hospitalisés dans notre service pour cirrhose et EH. Les données démographiques, les paramètres de laboratoire, antibiothérapie, l'étiologie de la cirrhose, et la thérapie de SE, ainsi que les résultats des échantillons de selles pour le dosage immuno-enzymatique de toxins A et B de C.difficile ont été rechercher. La présence de la toxine A ou B (ou les deux) dans les échantillons de selles a été défini comme Clostridium difficile infection (CDI). Les données des patients cirrhotiques avec EH et CDI (groupe d'étude) ont été comparés à ceux de patients sans CDI (groupe de contrôle).

Résultats

Un total de 231 patients cirrhotiques ont été hospitalisés avec EH surtout stage 2 et 3, et 17 (7,3%) d'entre eux ont été diagnostiqués avec le CDI qui correspond à un incidence de 57.2 cas pour 10.000 patients-jours. Par rapport aux patients du groupe contrôle, ceux avec EH et CDI étaient plus susceptibles d'avoir un âge plus avancé, thérapie antibiotique, syndrome hépato-rénal (SHR), et moins un traitement avec lactulose. En analyse multivariée la thérapie antibiotique [OR=3.91, intervalle de confiance (IC) 1.011-15.174, p= 0.048] et le SHR (OR=4.05, IC 1.387-11.879, p= 0.011) étaient les seuls facteurs de risque indépendants de CDI et le traitement avec lactulose a été identifiée comme un facteur de protection à l'infection de C. difficile (OR=0.32, IC 0.127-0.806, p= 0.016) .

Conclusion

Cirrhotiques hospitalisés avec EH sont à risque de développer CDI, surtout ceux avec traitement antibiotique et SHR, et lactulose peut prévenir cette infection chez ces patients.

Prévalence et facteurs de risques de l’usage et du mésusage d’alcool : dans une population marocaine
Badre Wafaa, Bellabah Ahmed, Benali Fatima Ez Zahra, Choukri Assia, Ghailane Ghizlane, Haddad Fouad, Hliwa Wafaa, Tahiri Mohamad

Introduction

L’abus chronique d’alcool est un véritable fléau à travers le monde. Au Maroc, les données épidémiologiques concernant la consommation d’alcool restent insuffisantes. Le but de notre travail est d’évaluer la prévalence de la consommation d’alcool dans une population marocaine, de repérer les consommateurs à risque et de déterminer les facteurs les plus importants qui sont associés à une consommation à risque ou à problèmes.

Patients et Méthodes

L'enquête a été menée de façon prospective, 250 personnes âgées de 17ans et plus ont répondu à un questionnaire préétablie sur le thème del’alcool, basé sur les critères de l’abus du DSM IV. Le questionnaire comportait en outre les données épidémiologiques, sociales et le score du stress perçu.

Résultats

208 personnes ont été interrogées. 6% (n = 15) de la population étudiée étaient des usagers d’alcool, dont 1.6 % ont une consommation à faible risque, 2.8 % sont des abuseurs et 1.6% sont des alcoolodépendants. L’âge moyen des usagers d’alcool était de 40.8±11.4 ans, le sex-ratio était à 6.5 avec une nette prédominance masculine. Dans notre enquête tous les usagers d’alcool étaient des tabagiques chroniques et 26.6% consommaient du cannabis. Selon l’échelle de mesure du stress perçu (Perceived stress scale) 53.3% des usagers d’alcool avaient un score supérieur à 27. 80% des usagers d’alcool consommaient de la bière, 46.6% consommaientdu vin, 33.2% consommaient des spiritueux. On outre on constate que 46.6% des consommateurs prenaient plusieurs boissons alcoolisées à la fois. La quantité d’alcool consommée par personne par semaine était de19.6 unités en moyenne.Les facteurs associés à un usage d’alcool étaient le sexe masculin (p≤ 0,01), Le tabagisme chronique (p ≤ 0,001), la consommation du cannabis (p ≤ 0,001), Le chômage (p ≤ 0,05), les personnes vivant seules (p≤0.05) et un score du stress perçu supérieur à 27 (p≤0.001). Alors que l’âge, l’IMC, le niveau d’études, le statut matrimonial etl’activité sportive n'étaient pas associés à l'usage de boissons alcoolisées.

Conclusion

La prévalence de l’usage d’alcool dans notre population reste faible. Cependant, on note une proportion élevée de l’usage à risque (4.4 %) et de l’alcooldépendance chez les consommateurs d’alcool marocains.

Prévalence et facteurs de risque de survenue d’une infection du liquide d’ascite au cours de la cirrhose
Bibani Norsaf, Bjaoui Mohamed, Elloumi Héla, Gargouri Dalila, Kharrat Jamel, Ouakaa Asma, Sabbah Meriam, Trad Dorra

Introduction

L'infection du liquide d'ascite (ILA) complique 10 à 30 % des cirrhoses décompensées et représente un tournant évolutif de la maladie. Cependant, son incidence a diminué depuis l'utilisation de l'antibioprophylaxie lors des hémorragies digestive haute et après premier épisode d’ILA chez les patients cirrhotiques. Le but de notre étude était de déterminer la prévalence de l’ILA et de rechercher les facteurs prédictifs de survenue de cette complication au cours de la cirrhose.

Patients et Méthodes

Nous avons mené une étude rétrospective sur une durée de 11 ans (2002-2013) dans laquelle nous avons inclus tous les malades présentant une cirrhose. Les patients ont été répartis en deux groupes selon la survenue (G1) ou non (G2) d’une ILA. Les paramètres suivants ont été comparés entre les patients avec ou sans ILA : âge, sexe, cause de la cirrhose, complications de la cirrhose, paramètres biologiques, score de Child Pugh et de MELD, et concentration en protides du liquide d'ascite. Une étude analytique uni puis multivariée a été réalisée afin d’isoler les facteurs prédictifs de cette complication.

Résultats

484 patients cirrhotiques ont été inclus, d'âge moyen 58 ans. La cirrhose était majoritairement d'origine virale dans 264 cas (54%). Elle était classée Child C dans 40%, B dans 28%. Une infection du liquide d'ascite a été diagnostiquée chez 73 patients soit une prévalence de 15 %. En analyse univariée, les facteurs prédictifs d’ILA étaient : le sexe masculin (p<10-3), le tabagisme (p=0,002), le diabète (p<10-3), un score de Child Pugh C vs B (p<0,001), la présence de VO (p=0.001), les antécédents de LEVO (p<0,001), une élévation de la bilirubine totale (p = 0,0001) et de la créatininémie (p<0,001) ainsi qu’un taux de protides dans le liquide d’ascite <10g/L (p=0,024). L'âge, l’étiologie de la cirrhose, la présence d'une hémorragie digestive, d’une encéphalopathie hépatique, d’un CHC ou d’une thrombose porte, et le score de MELD n'étaient pas associés de façon significative à une ILA dans notre série. En analyse multivariée, les facteurs prédictifs indépendants d’ILA étaient : le diabète (OR : 2.9 ; 95 % IC : 1.5-4,5), le score de Child Pugh C (OR : 3.3 ; 95 % IC : 2.1-5) et le taux faible de protides dans le liquide d’ascite (OR : 2.6 ; 95 % IC : 1,7-4).

Conclusion

Dans notre étude, les principaux signes ou facteurs associés à une ILA étaient le diabète, le taux faible de protides dans le liquide d’ascite et le score de Child Pugh C. Il serait ainsi judicieux de discuter l’intérêt d’une antibioprophylaxie chez les patients ayant des cirrhoses avancées d’autant plus s’ils sont diabétiques afin de diminuer la prévalence de l’ILA dans ce sous groupe de patients.

Valeur pronostique du score de Child Pugh et du score de MELD au cours de la cirrhose du sujet âgé
Bibani Norsaf, Bjaoui Mohamed, Elloumi Héla, Gargouri Dalila, Kharrat Jamel, Ouakaa Asma, Sabbah Meriam, Trad Dorra

Introduction

Chez les patients cirrhotiques, la sévérité de la maladie est évaluée en utilisant plusieurs scores dont le Child Pugh et le MELD. Ces scores permettent de prédire la morbi-mortalité et d’orienter les patients les plus graves vers la transplantation hépatique. Cependant chez le sujet âgé cirrhotique, fréquemment atteint de comorbidités, ces scores restent-ils adaptés ou bien y a –t-il d’autres variables à prendre en compte ?

Le but de notre travail est de décrire les valeurs pronostiques des scores de MELD et du CHILD au cours de la cirrhose du sujet âgé, de les comparer à celles du sujet jeune.

Patients et Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portée sur 11 ans (2002-2013) ayant inclus tous les patients ayant une cirrhose hospitalisés pendant cette période et répartis selon l’âge en Groupe 1 <65> 65 ans. Les caractéristiques épidémiologiques, clinico-biologiques, évolutives ainsi que les scores de Child Pugh et MELD ont été comparées dans les 2 groupes et corrélées à la survie globale.

Résultats

Il s’agissait de 484 patients cirrhotiques répartis en 327 sujets jeunes de moins de 65 ans (67.5%) et 157 sujets âgés de plus de 65 ans (32.5%). Il y avait un sex ratio H/F de 0.73 et de 0.89 respectivement dans le groupe 1 et 2 (p=0.305). Il y avait plus de comorbidités à type de diabète (90 cas), d’HTA (53 cas), de dyslipidémie (6 cas) , de cardiopathie (21 cas) dans le groupe 2 (p = 0.034). Les étiologies étaient essentiellement virales B , C, et alcoolique dans les 2 groupes (p=187). Il y avait 43 patients ayant un syndrome hépatorénal, 84 ayant une ascite réfractaire, 60 ayant une encéphalopathie hépatique, et 73 ayant eu une infection spontanée du liquide d’ascite. Les signes d’HTP étaient présents chez 69% du groupe 1 et 87% du groupe 2 (p=0,097). Parmi les patients 64 ont développé un CHC et une thrombose portale a été objectivée chez 59 patients.

Le score de Child était grade A, B et C respectivement chez 121, 117 et 129 patients du groupe 1 et 34, 76 et 47 patients du groupe 2 (p=1.809).

Le MELD moyen était de 17.2 dans le groupe 1 et de 16.4 dans le groupe 2 (p =0.089) avec un score de MELD> 13 et > 15 chez respectivement 155 et 115 patients du groupe 1 et du 98 et 72 patients du groupe 2 (p=0.089 et 0.179 respectivement).

Il n’y avait pas de différence significative concernant la survie dans les deux groupes.

Conclusion

Il ne semble pas y avoir de différence entre les valeurs des scores de Child Pugh et de MELD entre les sujets jeunes et âgés. Ces scores pronostiques sont ainsi, selon notre étude, valables au cours de la cirrhose et ce quelque soit l’âge des patients.

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 07 Mar 2016 - 12:52
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Low phospholipid-associated cholelithiasis (LPAC) : étude analytique d'une série hospitalière
Ouled Cheikh, Kerbouche Rafik, N. Afredj, N. Debzi, N. Guessab, O. Drir, Sa. Faraoun, Se. Bendib

Introduction

Le LPAC syndrome et une maladie rare, due à une mutations du transporteur des phospholipides ABCB4 au niveau du canalicule biliaire, aboutissant à un déficit en phospholipides induisant la précipitation de cristaux de cholestérol dans les petites voies biliaires intra-hépatiques. Le LPAC est diagnostiqué soit lors d'une symptomatologie biliaire ou lors du dépistage familial.

L'objectif de notre travail est d'analyser les caractéristiques cliniques, morphologiques et évolutives des patients suivis dans notre service.

Patients et Méthodes

Du 01/04/2007 au 15/09/2015, nous avons colligés les dossiers de 07 patients suivis pour lithiases intrahépatiques (LIH), réunissant les critères diagnostiques du LPAC syndrome: La présence d'une lithiase biliaire symptomatique avec au moins un des critères suivants (1/ âge de survenue des symptômes biliaires <40> 1.5N) et/ou des transaminases (> 1.5N) et en l’absence de complication clinique (angiocholite ou ictère prolongé). Les patients ayant un cholangiocarcinome, une hépatopathie aiguë intercurrente ou une hépatopathie chronique cholestatique ont été exclus. L’AUDC a été prescrit à la dose de 13 – 15 mg/Kg. Tous les patients étaient sous traitement anticoagulant.

Résultats

11 patients (4 hommes et 7 femmes) ont été inclus. L’âge moyen au diagnostic a été de 37.4 ± 8.6 [31 – 53] ans. Le diagnostic a été consécutif dans 9 cas avec un délai diagnostique moyen cavernome – cholangiopathie symptomatique de 4,8 [1,6 – 6,1] ans. Les manifestations symptomatiques initiales étaient : prurit (n= 9 ; 81.8%) ; douleurs abdominales sans fièvre (n= 5 ; 45.5%) ; prurit et ictère (n = 2 ; 18.2%). Aucun cas d’angiocholite n’a été observé ni au moment du diagnostic ni lors du suivi. L’atteinte biliaire extra-hépatique était prédominante (type I = 7 cas). La cholangiopathie symptomatique n’a pas été influencée par l’importance du cavernome : bien développé 8 cas (12.1%) vs. peu développé 3 cas (8.1%), p=0.764026. Après un suivi médian de 42.5 ± 9.6 [11 – 69] mois, le traitement par AUDC était associé à une amélioration du prurit dans tous les cas (disparition chez 8 patients et régression chez 3 patients). Une seule patiente avait interrompu son traitement (AUDC) et une récidive du prurit a été observée dans un délai de 4 mois. L’activité sérique des phosphatases alcalines (PAL) et des transaminases diminuaient entre le début du traitement et le suivi (à 3, 6 et 12 mois) : PAL 362 ± 52.4 vs 166 ± 15.8 UI/l p< 0.009; ALAT 57.2 ± 12.3 vs 29.7 ± 7.3 UI/l p< 0.00001. Il n’y a eu recours au drainage biliaire chez aucun des patients. Aucun cas d’aggravation ou de progression vers la cirrhose biliaire n’a été enregistré.

Conclusion

Cette étude comportant un long suivi confirme l’efficacité et la bonne tolérance de l’AUDC pour traiter le prurit dans la cholangiopathie portale. L’AUDC, prescrit au début ou précocement, protègerait probablement les patients contre l’aggravation de la cholangiopathie portale.

Efficacité de l’acide ursodésoxycholique dans la cholangiopathie portale symptomatique. Etude observationnelle de 11 cas
Ali Arous Nassima, Asselah Hocine, Cheraitia Salima, Chikhi Yazid, Djelali Mounir, Haffaf Soraya, Lahcene Mohamed, Lounes Fadila, Ouldgougam Rachid, Ramdane Abdelmadjid, Ramdani Lyes, Taharbouchet Baya, Zemmouchi Chahrazed, Zerga Abdelmadjid

Introduction

La cholangiopathie portale est une complication biliaire du cavernome porte. Le management de la cholangiopathie symptomatique est controversé. Et malgré l’absence de niveau de preuve clinique, le traitement médical peut reposer sur l'acide ursodéoxycholique (AUDC). Le but de ce travail était d’évaluer l’efficacité de l’AUDC.

Patients et Méthodes

Ont été inclus prospectivement tous les patients atteints de cholangiopathie portale traités par l’AUDC entre Janvier 2008 et Janvier 2015, et recrutés parmi 103 patients atteints de cavernome porte. Le diagnostic a été établi sur les données de la TDM et de la cholangio-IRM. La cholangiopathie symptomatique reposait sur l’existence d’un prurit associé à une élévation des phosphatases alcalines (> 1.5N) et/ou des transaminases (> 1.5N) et en l’absence de complication clinique (angiocholite ou ictère prolongé). Les patients ayant un cholangiocarcinome, une hépatopathie aiguë intercurrente ou une hépatopathie chronique cholestatique ont été exclus. L’AUDC a été prescrit à la dose de 13 – 15 mg/Kg. Tous les patients étaient sous traitement anticoagulant.

Résultats

11 patients (4 hommes et 7 femmes) ont été inclus. L’âge moyen au diagnostic a été de 37.4 ± 8.6 [31 – 53] ans. Le diagnostic a été consécutif dans 9 cas avec un délai diagnostique moyen cavernome – cholangiopathie symptomatique de 4,8 [1,6 – 6,1] ans. Les manifestations symptomatiques initiales étaient : prurit (n= 9 ; 81.8%) ; douleurs abdominales sans fièvre (n= 5 ; 45.5%) ; prurit et ictère (n = 2 ; 18.2%). Aucun cas d’angiocholite n’a été observé ni au moment du diagnostic ni lors du suivi. L’atteinte biliaire extra-hépatique était prédominante (type I = 7 cas). La cholangiopathie symptomatique n’a pas été influencée par l’importance du cavernome : bien développé 8 cas (12.1%) vs. peu développé 3 cas (8.1%), p=0.764026. Après un suivi médian de 42.5 ± 9.6 [11 – 69] mois, le traitement par AUDC était associé à une amélioration du prurit dans tous les cas (disparition chez 8 patients et régression chez 3 patients). Une seule patiente avait interrompu son traitement (AUDC) et une récidive du prurit a été observée dans un délai de 4 mois. L’activité sérique des phosphatases alcalines (PAL) et des transaminases diminuaient entre le début du traitement et le suivi (à 3, 6 et 12 mois) : PAL 362 ± 52.4 vs 166 ± 15.8 UI/l p< 0.009; ALAT 57.2 ± 12.3 vs 29.7 ± 7.3 UI/l p< 0.00001. Il n’y a eu recours au drainage biliaire chez aucun des patients. Aucun cas d’aggravation ou de progression vers la cirrhose biliaire n’a été enregistré.

Conclusion

Cette étude comportant un long suivi confirme l’efficacité et la bonne tolérance de l’AUDC pour traiter le prurit dans la cholangiopathie portale. L’AUDC, prescrit au début ou précocement, protègerait probablement les patients contre l’aggravation de la cholangiopathie portale.

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 07 Mar 2016 - 13:00
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Valeurs de référence du cuivre échangeable et REC, nouveaux marqueurs prometteurs pour le diagnostic et le suivi de la maladie de Wilson
Bost Muriel, Broussolle Emmanuel, Brunet Anne-Sophie, Guillaud Olivier, Lachaux Alain, Lion-François Laurence, Moulsma M, Rivet Christine

Introduction

Objectifs: Le diagnostic de maladie de Wilson (MW) reste difficile car il repose sur un faisceau d’arguments cliniques, biologiques et radiologiques. La mesure du cuivre échangeable sérique (CuEXC) et le calcul du REC [ratio CuEXC / Cuivre sérique total (CuT)] ont récemment été décrits comme des marqueurs prometteurs pour le diagnostic et le suivi sous traitement des MW [1-2], mais aucune valeur de référence n’est disponible pour ces paramètres actuellement.

Dans cette étude, les valeurs de référence pour ces 2 paramètres ont été évaluées dans différents groupes d’âge, aussi bien en pédiatrie que chez l’adulte.

Matériels et Méthodes

Le dosage du CuEXC et le calcul du REC ont été déterminés chez 146 enfants sains (57 entre 0 et 6 ans et 89 entre 6 et 18 ans) et chez 120 adultes sains (53 femmes and 67 hommes donneurs de sang à l'EFS). La répartition de l’âge dans ces 2 groupes allait de 22 mois à 18 ans (âge moyen = 9.5 ans) et de 18 à 68 ans (âge moyen = 44 ans). La détermination du CuEXC et CuT était faite respectivement par spectrométrie d’absorption atomique électro-thermique et spectrométrie d’émission atomique à couplage inductif.

L’analyse statistique a été faite avec XLStat et R softwares.

Résultats

Les valeurs sériques de référence chez l’adulte sain variaient pour le CuEXC de 38.3 à 92.5 µg/L (0.60 – 1.46 µmol/L) (IC 95%) avec un REC entre 2.61 et 9,31 % (IC 95%).

Dans le groupe enfants et adolescents, les valeurs sériques de référence variaient pour le CuEXC de 23.6 à 63.5 µg/L (0.37 – 1.00 µmol/L) avec un REC entre 1.41 et 6.99 % (IC 95%).

Les valeurs de CuEXC et de REC augmentaient significativement avec l’âge (entre le groupe 0 – 6 years et le groupe 6 – 18 years, p<0.0001). Aucune corrélation entre la concentration de CuEXC et le sexe n’a été retrouvée.

Conclusion

Des valeurs de référence ont été établies pour le CuEXC et le REC dans 6 groupes d’âge différent (266 sujets sains). Cette étude constitue un pré-requis indispensable à l’utilisation de ces 2 paramètres biologiques en pratique courante, pour le diagnostic et le suivi des patients atteints de maladie de Wilson.

Fréquence, aspects cliniques et évolutifs des atteintes hépatobiliaires associées aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin : résultats d’une série algérienne
Djadel Tayeb, Guendouzi Tayeb, Titsaoui Djamila

Introduction

La prévalence des atteintes hépatobiliaires associées aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin(MICI) est élevée (jusqu’à 50 % dans certaines séries). La plus fréquente est la stéatose et la plus spécifique est la cholangite sclérosante primitive. Elles peuvent être une complication directe ou indirecte des MICI. Elles évoluent souvent indépendamment des MICI et nécessitent un traitement spécifique. Le but de notre travail est de déterminer la fréquence des atteintes hépatobiliaires associées aux MICI et de décrire leurs aspects cliniques et évolutifs.

Patients et Méthodes

Il s'agit d'une étude rétrospective descriptive où tous les cas de MICI étaient colligés. Ces malades étaient suivis sur une période de 7 ans (de janvier2006 à décembre 2012). Toutes les atteintes hépatobiliaires étaient recherchées et analysées sur le plan clinique, thérapeutique et évolutif.

Résultats

Durant une période de 7 ans, 402 cas de MICI ont été colligés dont 234 cas de maladie de Crohn et 168 cas de rectocolite hémorragique. Parmi toutes les manifestations extradigestives associées aux MICI, l’atteinte hépatobiliaire a été retrouvée dans 5,5% des cas et se situait en quatrième position après les anomalies ostéoarticulaires (47,5%), dermatologiques (8,2%) et endocriniennes (7,7%). Ces lésions hépatobiliaires étaient plus fréquentes dans la maladie de Crohn (6,8% des cas) que dans la rectocolite hémorragique (3,6% des cas) et chez les femmes par rapport aux hommes. Pour la maladie de Crohn, les lésions recensées étaient une hépatite auto-immune (4 cas) dont 2 cas ont évolué vers une cirrhose décompensée. une hépatite virale C (4 cas) dont 2 cas au stade de cirrhose décompensée, une lithiase biliaire (3 cas) dont 2 cas opérés, une stéatose (2 cas) dont l’évolution était stable, une hypertension portale par thrombose porte (2 cas) stable et un cas d’angiome du foie non compliqué.

Pour la rectocolite hémorragique, on avait observé 3 cas de lithiase biliaire tous opérés, 2 cas d’hépatite virale C au stade de cirrhose décompensée et un cas de cholangite sclérosante primitive au stade de cirrhose compensée. Toutes ces lésions hépatobiliaires avaient nécessité un traitement spécifique et avaient évolué indépendamment des MICI. Aucun cas d’hépato toxicité liée au traitement des MICI n’était décelable.

Conclusion

Les atteintes hépatobiliaires associées aux MICI ne sont pas rares. Parmi ces lésions, l’hépatite auto-immune est la plus fréquente, tandis que la cholangite sclérosante primitive reste rare dans notre série. Leur risque d’évolution vers une cirrhose et ces complications alourdit le pronostic des MICI. Un dépistage systématique lors du bilan initial des MICI par des tests biologiques simples est indispensable pour une prise en charge précoce.

La valeur de l’indice du foie gras (FLI) pour la maladie du foie gras non alcoolique : une étude basée sur la population
Motamed Nima, Sohrabi Masoudreza, Zamani Farhad

Introduction

cette étude a été faite afin de déterminer la performance discriminatoire de l’indice de la foie gras (IFG) pour la maladie de la foie gras non alcoolique (MFGNA).

Patients et Méthodes

La donnée de 5052 sujets âgés de plus de 18 ans a été analysée. IFG a été calculé sur la base de l’indice de la masse du corps (IMC), la circonférence de la taille (CT), le triglycéride (TG) et la gamma-glutamyle transférase (GGT). L’analyse logistique de la régression a été faite pour déterminer l’association entre IFG et MFGNA. La performance discriminatoire d’IFG dans le diagnostic de MFGNA a été évaluée par l’analyse de Receiver Operating Characteristic (ROC). L’aire sous courbes (ASCs) et les intervalles confidences liées ont été estimés. Les points d’arrêt optimaux de l’IFG dans le diagnostic de MFGNA ont été déterminés basés sur les valeurs maximums de l’indice d’iode.

Résultats

L’âge moyen des hommes et des femmes étaient, respectivement, 44.8 ± 16.8 et 43.78 ± 15.43 (p-valeur = 0.0216). La prévalence de MFGNA était 40.1% chez les hommes et 44.2% chez les femmes (p-valeur < 0.0017). IFG était fortement associé à MFGNA, de telle sorte qu’une unité d’augmentation dans IFG augmentait la chance de développement de MFGNA (5.8% (OR = 1.058, [95% CI = (1.054 - 1.063], p-valeur < 0.0001). Bien qu’IFG montre une bonne performance dans le diagnostic de MFGNA (AUC = 0.8656 (0.95% CI = 0.8548 – 0.8764), sa performance n’avait pas une différence significative avec CT (AUC =0.8533, 0.95% CI = 0.8419 – 0.8646). Selon le sexe, la performance d’IFG n’était pas diffèrent entre les hommes (AUC = 0.8648 [0.95% CI = 0.8505 – 0.8791]) et les femmes (AUC = 0.8682 – [0.95% CI = 0.8513 – 0.8851]) tandis que basé sur l’âge, la performance la plus haute était liée au group d’âge de 18-39 (AUC = 0.8930 [0.95% CI = 0.8766 – 0.9093]). Le point d’arrêt optimal d’IFG était 46.9 chez les hommes (sensibilité = 0.8242, spécificité = 0.7687, l’indice iodé = 0.5929) et 53.8 chez les femmes (sensibilité = 0.8233, spécificité = 0.7655, l’indice d’iode = 0.5888).

Conclusion

IFG avait un pouvoir discriminatoire dans le diagnostic de MFGNA, tandis que CT, comme un indice plus simple et accessible révéla une performance pareille.

Sévérité des lésions hépatiques au cours de la stéatopathie métabolique chez le rat de laboratoire soumis à un stress nutritionnel
Birem Zahia, Halzoune Hanane, Koceir Elhadjahmed, Lahfa Farid, Omari Naima, Omari Naima, Saiah Wassila, Tabani Khadidja

Introduction

Le syndrome métabolique est une entitée comportant l’association de plusieurs anomalies cliniques et biologiques. La présence d’une stéatose individualisée sous le terme de NASH est souvent observée au cours de ce syndrome. L’objectif de ce travail est d’évaluer certains paramètres biochimiques plasmatiques et d’examiner la sévérité des lésions hépatiques chez le rat Wistar nourri à un régime standard de laboratoire enrichi en huile de palme.

Matériels et Méthodes

Les rats Wistar mâles n=26 pèsent entre 130g et 150g et répartis en deux lots : Un lot témoin LT de six animaux, reçoit un régime standard de laboratoire. Un lot expérimental LE de vingt animaux, reçoit le même régime supplémenté de l’huile de palme, la prise journalière est de 168 calories/jour.Cette investigation a duré sept mois, des pesées et prélèvements sanguins,au niveau du sinus rétro-orbital, sont effectués. La significativité des résultats est exprimée par le test de Mann-Whitney.

Résultats

les animaux du LE affichent une hypertriglycéridémie (p<0.001),une hypercholestérolémie, une régression hautement significative (p<0.001)des HDLc, une élévation hautement significative (P<0.001) des taux de l’aspartate aminotransférase, de la phosphatase alcaline et une augmente très significativement (P<0.01) de l’alanine aminotransférase. L’examen histophysiologique de la glande hépatique montre de profondes modifications structurelles : des zones inflammatoires, des lésions nécrotiques, une stéatose micro et macrovésiculaire, une infiltration par les polynucléaires, une ballonisation hépatocytaire et de manière inconstante des corps hyalins de Mallory.

Conclusion

Il ressort de cette étude que le rat Wistar, espèce athérorésistante, développe une stéatopathie métabolique liée au syndrome métabolique lorsqu’il est soumis à un régime enrichi en huile de palme.

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 07 Mar 2016 - 13:10
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Le guidage échographique réduit le risque de complications et augmente le taux de succès de la ponction-biopsie hépatique : résultats d’une méta-analyse comparant l’utilisation du guidage échographique à la technique dite « à l’aveugle »
Cadranel Jean-François, Cazier Alain, Di Martino Vincent, Garioud Armand, Hadj-Nacer Khaled, Kazerouni Firouzeh, Lison Hortensia, Nousbaum Jean-Baptiste, Smail Allaoua, Thévenot Thierry

Introduction

La ponction-biopsie hépatique (PBH) est essentielle pour le diagnostic anatomo-pathologique des affections diffuses du foie. Deux techniques sont possibles : la biopsie « à l’aveugle » par voie intercostale (PA) et celle faite avec l’aide d’un guidage échographique (PE). Les données de la littérature sur l’utilité du guidage échographique sont contradictoires [1]. Le but de cette méta-analyse est de montrer si de manière significative, le guidage échographique réduit le risque de survenue de complications et augmente la qualité du matériel histologique obtenu.

Matériels et Méthodes

Les études comparant les deux techniques ont été sélectionnées de manière indépendante sur PubMed par 3 des auteurs. 24 analyses ont été conduites sur les facteurs suivants: douleurs, complications (incluant notamment anxiété, hypotension, saignements ou lésion biliaire), mortalité, longueur de la biopsie, nombre d’espaces porte et taux d’échec évalué par l’examen histologique. Les analyses statistiques ont été effectuées selon le Random effect model (Der Simonian and Laird) avec détermination d’odds ratios ajustés (OR).

Résultats

17 publications parues dans des revues spécialisées sous forme d’articles originaux dont 3 études randomisées contrôlées ont été retenues. Les données concernant 24.630 biopsies (14.603 PA et 10.027 PE) chez 24.180 patients ont été analysées. Comparée à la PA, la PE était significativement associée à moins d’échec (OR=0,32; 95%CI: 0,16-0,62; p<0,0001), moins de douleur (OR=0,55; 95%CI: 0,44-0,70; p<0,0001) et moins de complications (tous événements confondus) (OR=0,54; 95%CI: 0,37-0,79; p<0,0001). En limitant l’analyse aux seuls études randomisées contrôlées, le bénéfice du guidage échographique était maintenu pour la douleur (OR=0,51; 95%CI: 0,34-0,77; p<0,0001) et pour toutes les complications (OR=0,37; 95%CI: 0,20-0,72; p=0,003). Analysés séparément, chaque complication, l’ensemble des complications hémorragiques (13 vs. 19 complications), pancréato-biliaires (1 vs. 11) et la mortalité (1 vs.1) n'étaient pas significativement différentes dans le groupe PE par rapport au groupe PA en raison d’un manque de puissance lié au faible nombre d’événements. Concernant la longueur des biopsies et le nombre d’espace porte, les résultats étaient hétérogènes.

Conclusion

Cette méta-analyse montre la supériorité de la PBH avec guidage échographique comparée à la PBH « à l’aveugle ». Les risques de douleur et de complications sont réduits de 50% et les chances de succès augmentées de 68%. Ces résultats renforcent la recommandation d’un guidage échographique systématique pour toute biopsie effectuée par voie percutanée.

Etude de faisabilité et de performance du monitoring pharmacologique de l’acide mycophénolique en monothérapie après transplantation hépatique
Debette-Gratien Marilyne, Dharancy Sébastien, Dumortier Jérôme, Duvoux Christophe, Lamarque Catherine, Le Treut Yves-Patrice, Lohro Richard, Marquet Pierre, Pageaux Georges-Philippe, Rostaing Lionel, Roudot-Thoraval Françoise, Salamé Ephrem

Introduction

La prévention des effets secondaires des anticalcineurines (ICN) est essentielle dans la prise en charge du greffé hépatique au long terme. Parmi les stratégies envisagées, l’interruption des ICN sous couvert de mycophénolate mofetil (MMF) a été proposée, mais s’accompagne d’un risque de rejet du greffon hépatique de 15% en moyenne. Cependant l’interruption des ICN n’a jamais été guidée par le suivi thérapeutique pharmacologique (STP) de l’acide mycophénolique (MPA), forme active du MMF. Le but de cette étude a été de préciser la faisabilité et la performance d’une stratégie de STP dans une cohorte de greffés hépatiques avec arrêt des ICN.

Patients et Méthodes

L’étude MONOCEPT est une étude prospective randomisée contrôlée comparant 2 stratégies immunosuppressives chez les greffés hépatiques ayant des effets secondaires des ICN et recevant une bithérapie ICN+MMF. Bras 1 : STP avec ajustement des posologies de MMF et interruption des ICN après obtention d’une aire sous courbe (ASC) du MPA dans la cible vs bras 2, poursuite de la bi-thérapie MMF+ICN sans ajustement du MMF. La population étudiée dans cette étude ancillaire était constituée des 51 patients du bras 1. Le STP consistait en la réalisation de 3 prélèvements permettant une estimation de l’ASC du MPA via une méthode bayésienne associée à des propositions d’ajustement de posologies de MMF délivrées par un système expert (SE) sur le site Internet Abis*, jusqu’à obtention d’une ASC cible de 50±20 mg.h/L permettant l’arrêt des ICN. La faisabilité et la performance du STP par l’ASC du MPA appréciée par le pourcentage de patients ayant des ASC dans la cible après ajustement des doses de MMF, ont été étudiées en intention d’ajuster (ITA) (prenant en compte la compliance du prescripteur aux propositions d’ajustement) et en per protocole (PP) à 2 temps charnières de l’étude : 1er ajustement à l’inclusion puis ajustement lors de l’arrêt des ICN.

Résultats

L’interruption des ICN était envisagée 7 (4-12) années après transplantation hépatique; l’âge médian à l’inclusion était de 67 (62-73) ans avec un sex ratio de 3,6. Le motif principal d’arrêt des ICN était une insuffisance rénale dans 52,9% des cas, un diabète dans 29,4% et une HTA dans 37,3% des cas. 489 ASC ont été calculées à partir d’un total de 1467 prélèvements. 97,5% des prélèvements nécessaires à la réalisation des ASC ont été effectués dans l’intervalle de temps imparti. Lors du 1er ajustement, 51% des patients avaient une ASC inférieure à la cible (28,7±7,1 mg.h/L) indiquant une sous-exposition au MPA, avec une posologie moyenne par prise de 721 ± 294 mg ; 23,5 % étaient dans la cible ; et 25,5% étaient surexposés, justifiant le STP (figure). Les propositions d’ajustement étaient qualitativement adaptées dans 94,1% des cas à la 1ère ASC, le SE proposant une augmentation, un maintien ou une baisse de la dose de MMF chez les patients sous-dosés, dans la cible ou sur-dosés. Cependant : a) les propositions d’ajustement du logiciel n’étaient suivies par le clinicien que dans 76% des cas lors du 1er ajustement et dans 76,2% lors de l’arrêt des ICN, en raison d’un non-suivi fréquent des propositions lorsque le ratio dose proposée/dose initiale était > 2, ou d’éléments cliniques (effets secondaires, fonction du greffon) non pris en compte par le SE ; b) quantitativement, la performance du SE lors des 1er et 2nd ajustements était (cf méthode supra) en ITA de 58% et de 52,4%, et en PP de 67,6% et 60% ; la performance était cependant meilleure chez les patients sous-dosés : 61,5 et 57,1% en ITA et 73,7% et 80% en PP lors des 1er et 2nd ajustements respectivement.

Conclusion

La faisabilité du STP du MMF basé sur l’ASC de MPA est excellente. La sous-exposition au MPA est fréquente et justifie l’ajustement thérapeutique avant interruption des ICN. La performance globale du logiciel d’ajustement est limitée par le comportement du clinicien qui prend en compte des paramètres cliniques et biologiques non intégrés par le SE. L’amélioration des performances du STP pourrait donc passer par l’intégration de données portant sur la tolérance au MPA et la fonction du greffon hépatique. L’impact de cette stratégie de monitoring sur la prévention du rejet est en cours d’analyse.

Suivi d'une cohorte de patients transplantés hépatiques pour une cirrhose virale C : évaluation des facteurs de risque de mortalité et de récidive de la fibrose
Bardou-Jacquet Edouard, Bodere Anais, Guyader Dominique, Houssel-Debry Pauline, Jézéquel Caroline, Legros Ludivine

Introduction

L’objectif principal de ce travail était de déterminer les facteurs de risque de progression de la fibrose et de mortalité chez les patients transplantés hépatiques pour une cirrhose virale C réplicative.

Patients et Méthodes

Etude rétrospective et uni centrique incluant tous les patients transplantés hépatiques pour une cirrhose virale C réplicative au CHU de Rennes entre janvier 2000 et décembre 2013.

Résultats


149 patients ont été inclus, 73,2% d’homme, d’âge médian de 52 ans et de génotype viral 1 dans 65,9% des cas. L’indication de la transplantation hépatique (TH) était le CHC chez 50,3 % des patients. Le taux de survie des patients à 1 an, 5 ans et 10 ans était respectivement de 83,9 %, 62,3% et 49,5%. Les facteurs indépendants associés à la survie étaient l’indication de TH pour CHC (RR 2,51, p=0,01), la natrémie (RR 0,93, p=0,04), l’absence de rejet aigu (RR 0,41, p=0,04) et le traitement anti viral (RR 0,1, p<0,02). La récidive virale sur le greffon définie par un stade Metavir ≥ A2F1 était présente chez 58% dont 18,8% ≥ F4. Les facteurs indépendants associés à la survenue d’une récidive virale significative sur le greffon étaient le score de MELD (RR 1,03, p=0,05), la natrémie préTH (RR 0,93, p=0,04), le mismatch CMV (RR 0,3, p=0,02) et la période de transplantation (RR 0,48, p=0,009). Il n’existait pas de différence de survie selon le statut diabète pré TH. Les variables du syndrome métabolique (diabète, HTA et hypercholestérolémie) à 3 mois de la TH n’étaient pas associées à la survenue d’une récidive. Il n’existait pas de différence de survie selon le statut VIH.

Conclusion

Notre étude ne met pas en évidence de lien direct entre la survie post greffe ni la survenue de la fibrose et le diabète.

Analyse descriptive de l'immunisation anti-HLA dans une population française de patients en attente de greffe hépatique
Audureau Etienne, Carmagnat Maryvonnick, Compagnon Philippe, Conti Filomena, Duvoux Christophe, Gautreau Chantal, Kheav David Vissal, Laurent Aexis, Ngongang Norbert, Richardet Jean-Phiippe, Suberbielle Caroline

Introduction

En France, l'immunisation anti-HLA n’est pas prise en compte avant transplantation hépatique (TH). Cependant aucune analyse de la prévalence des anticorps anti HLA, notamment des anticorps spécifiques du greffon (DSA) n'a pas été décrite dans une population française de candidats à la TH. Dans le cadre du groupe de travail national SFT-SFHI, l' objet de cette étude a été de décrire la prévalence et les caractèristiques des anticorps anti-HLA (AcHLA) préformés dans une cohorte française de candidats à TH.

Patients et Méthodes

Les patients inscrits en primo ou re-TH entre 2009 et juilet 2015 dans un centre français de TH, et pour lesquels un sérum pré-TH et les typages HLA donneur/receveur étaient disponibles ont été inclus. Les patients inscrits pour greffes multi-organes étaient exclus.

Les AcHLA ont été dépistés (seuil de positivité=2) puis identifiés sur antigènes isolés (LABScreen, OL) dans le Laboratoire d'Histocompatiblité d'Ile de France

Résultats

sérums de 380 patients (sex-ratio=3.2 ; âge médian=56 ans) prélevés en moyenne 138 jours avant TH ont été analysés. Les indications principales de TH étaient carcinome hépato-cellulaire (38%) et cirrhose alcoolique (15%). Des AcHLA de classes 1 et 2 étaient dépistés chez 46% et 28% des patients, plus fréquemment chez les femmes que les hommes (P<0,001). 87,7% des dépistages de classe 1 avaient un ratio inférieur à 88, en-dessous duquel le risque de détecter des anticorps anti-HLA par LCT est infime (données du laboratoire). La prévalence des AcHLA spécifiques du donneur (DSA) était de 15,7% en classe 1 et 20,5% en classe 2, avec des MFI médianes de 1470 et 1300, La prévalence des DSA dont la MFI maximum, et la somme de MFI était supérieure à 10 000 (ou à 5000) était respectivement de 3,3% (7,1%), et 4,0% (8,1%).

Conclusion

Des DSA sont identifiés chez 16% et 20% des candidats à la TH en France en classe 1 et 2. Cependant, sur la base des données de la littérature, la prévalence de DSA avec des MFI pouvant impacter négativement la fonction du greffon hépatique est faible : 3% et 7% aux seuils de 10000 et 5000 respectivement. Ceci peut expliquer la difficulté à montrer un effet délétère des DSA en TH. L’impact des DSA à MFI très élevée sur la fonction du greffon est en cours d’analyse.

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 07 Mar 2016 - 13:39
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Identification de facteurs prédictifs de survie chez les patients traités par chimioembolisation pour carcinome hépatocellulaire
Balageas Pierre, Blanc Jean-Frédéric, Cormons Romain, Tran Phuong Lien, Trillaud Hervé, Vergniol Julien

Introduction

La chimioembolisation (CEL) est le traitement le plus utilisé dans le monde pour la prise en charge du carcinome hépatocellulaire (CHC). Il s’agit du traitement de choix des patients classés BCLC B mais ce groupe de patient est très hétérogène. L’objectif de cette étude était d’identifier des facteurs prédictifs de survie en incluant les paramètres de l’inflammation et d’évaluer les scores pronostics existants.

Patients et Méthodes

127 patients traités pour CHC par 2 CEL consécutives entre janvier 2005 et juin 2014 au CHU de Bordeaux étaient inclus dans l’étude. La plupart avaient une cirrhose d’origine alcoolique (31%), étaient Child Pugh A (87%) et appartenaient au groupe BCLC B (43%). Le diagnostic de CHC était réalisé par biopsie hépatique dans 65% des cas. Les critères de RECIST modifiés étaient utilisés afin d'évaluer la réponse tumorale radiologique.

Résultats

La survie médiane de cette population Bordelaise était de 24,9 mois. Dans ce travail, l’IMC > 30 kg/m² (RR : 2,15, [IC 95%:1,32-3,51], p = 0,002), l’albumine < 35 g/L (RR : 2,64, [IC 95%: 1,59-4,39], p < 0,001), le statut OMS ≥ 1 (RR : 2,37, [IC 95%: 1,27-4,41], p = 0,007), l’αFP ≥ 100 ng/mL (RR : 3,77, [IC 95%: 2,19-6,5], p <0> 1 (p <0> 30 kg/m², l’albumine <35>165 cm2 était un facteur significativement associé à une SSP plus courte (SSP médiane de 6 mois en cas de SGV<165>165 cm2; p=0,0464). En analyse univariée, les facteurs associés à une SG plus courte étaient : une SGV>165 cm2 (SG médiane de 14 mois en cas de SGV<165>165 cm2; p=0,013), la présence d'une thrombose porte et un score de Child-Pugh B. En analyse multivariée, une SGV>165 cm2 était un facteur indépendant significativement associé à une survie globale plus courte (HR:0,37; IC95%: 0,19-0,73), ainsi que la concentration initiale d'AFP>200 ng/ml (HR:0,46; IC95%:0,24-0,9), la présence d'une thrombose porte (HR:0,35; IC:0,17-0,73) et un score de Child-Pugh B (HR:0,38; IC:0,177-0,81).

Conclusion

La SGV est un facteur pronostique indépendant de survie des patients traités par sorafenib pour un CHC avancé. Il est important d'en connaitre les mécanismes pour optimiser ce traitement.

Pronostic des traitements par radiofréquence ou micro-ondes des carcinomes hépatocellulaires uniques en fonction de la localisation profonde ou sous-capsulaire
Anty Rodolphe, Baudin Guillaume, Chevallier Patrick, Ouvrier Delphine, Piche Thierry, Pishvaie Dorsa

Introduction

L'efficacité de destruction des carcinomes hépatocellulaires (CHC) localement peu avancés par la radiologie interventionnelle est reconnue. Le risque de récidive et des complications de ces techniques (radiofréquence, microonde) en fonction de la localisation profonde ou sous capsulaire dans le foie est mal évalué. Le but de l'étude était de comparer la morbidité et le pronostic d'une cohorte de patients ayant bénéficié de ces types de traitements en fonction de la localisation du carcinome hépato cellulaire.

Patients et Méthodes

Cinquante deux malades atteints de CHC uniques (38 hommes, 14 femmes, âge moyen 68,5±11 ans) sur cirrhose ont bénéficié d'une ou plusieurs séances de radiofréquence (n=27) ou microonde (n=25). Les CHC étaient sous capsulaires chez 19 malades et profonds pour 33 d'entre eux.

Résultats

Un seul DC a été observé dans pour un malade ayant un CHC profond traité par radiofréquence. Le taux de complication majeure (perforation, hémopéritoine, sepsis sévère) n'était pas influencé par la localisation des CHC (15,7 vs 14,28%, NS) et ce quelles que soient les techniques. Le nombre de complications mineures (douleurs, fébricules) était également équivalent dans les deux groupes. Respectivement 26 et 33% des malades récidivaient en cas de CHC sous capsulaire ou profond dans les mêmes délais (NS). Un cas de carcinose péritonéale a été observé pour un CHC profond. La durée des hospitalisations n'était pas influencée par la localisation du CHC (6,5±8,9 vs 4,4±4,7 jours, p=0,2), ni par la nature des procédures. Enfin, l'addition de biopsies pendant les gestes ou la répétition d'applications ne modifiait pas les facteurs étudiés. Le taux de complications majeurs était d'autant plus élevé que le volume des CHC était élevé (35±7,4mm vs 25±9,4 mm, p=0,007)

Conclusion

La morbidité des techniques de destruction des CHC uniques par radiofréquence ou microonde ne dépend pas de la localisation sous capsulaire ou profonde. Seul le diamètre des CHC influence la morbidité et le taux de complications sévères.

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 07 Mar 2016 - 14:05
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La nouvelle sous-classification de BCLC prédit-elle une meilleure réponse tumorale après chimioembolisation intra-artérielle ?
Ayadi Shema, Bel Hadj Najet, Ben Nejma Houda, Bougassas Wassila, Cheikh Myriam, Ennaifer Rym, Romdhane Hayfa

Introduction

La chimio-embolisation intra-artérielle (CEIA) est le traitement de choix des CHC de stade intermédiaire, classés stade B de la classification de Barcelone. Les résultats sont hétérogènes selon les séries. La nouvelle sous classification du stade B de BCLC selon Bolondi et al [1], définit 4 sous-groupes de patients (B1-B4) dont seuls les deux premiers constituent les meilleurs candidats à une CEIA.Le but de ce travail est de préciser la réponse tumorale de ces différents sous-groupes après CEIA et de conclure sur l’apport de cette nouvelle classification dans la prise en charge du CHC de stade intermédiaire.

Patients et Méthodes

Nous avons mené une étude rétrospective sur 5 ans, colligeant tous les cas de CHC traités par CEIA, dans une unité d’hépato-gastro-entérologie.

Les caractéristiques cliniques, para-cliniques et évolutives de ces patients ont été recueillies. Nous avons divisé les malades en sous-groupes (B1-B4) et comparé la réponse tumorale après CEIA entre ces différents sous-groupes. La réponse tumorale était évaluée selon les critères de mRECIST.

Résultats

Vingt-sept patients ont été inclus, durant la période étudiée. L’âge moyen était de 59.5 ± 13.9 ans. Le sex-ratio était de 2H/1F. Le CHC a compliqué une cirrhose dans 96.2%. Dans un seul cas, il s’agissait d’un foie sain. L’étiologie virale était la plus fréquente (VHB : 40.7% et VHC : 37%).Trois malades seulement, soit 11 .1% avaient un syndrome métabolique. Le motif de découverte du CHC était le dépistage dans 50.9%, la présence de symptômes dans 44.4% et fortuite dans 3.7%. Le CHC était classé stade B1 de BCLC chez 16 malades (53.3%), B2 chez 6 (22.2%), B3 chez 1 (3.7%) et B4 chez 4 malades (14.8%). Six patients seulement ont eu plus qu’une séance de CEIA avec des extrêmes de 2-7 séances. La CEIA n’était réalisée avec les particules chargées que dans 10 cas (37%).Une réponse tumorale était observée dans 40.7% (complète dans 11.1% des cas et partielle dans 29.6% des cas). L’absence de réponse tumorale objectivée dans 59.3% était à type de maladie stable dans 25.9% et une progression tumorale dans 29.6%. La réponse tumorale n’a pas été encore évaluée au moment de la réalisation de ce travail chez 1 patient soit 3.7%. La médiane de survie était de 13mois±15 et le décès était observé chez plus que les trois quart des malades (74,1%) avec un délai de 8.7mois± 6. Une réponse tumorale était corrélée de façon significative avec les sous-groupes B1 et B2 et l’absence de réponse tumorale avec le sous-groupe B4. Dans le sous-groupe B3, il existait une corrélation avec l’absence de réponse tumorale sans être significative.

Conclusion

Dans notre série, une réponse tumorale à la CEIA était observée dans presque la moitié des cas. Cette réponse était corrélée significativement avec le stade B1 et B2 de BCLC, et l’absence de réponse significativement avec le stade B4.

La valeur pronostique de la C réactive protéine et du rapport PNN/lymphocytes au cours du carcinome hépatocellulaire
Ayadi Shema, Bel Hadj Najet, Ben Nejma Houda, Bougassas Wassila, Cheikh Myriam, Ennaifer Rym, Romdhane Hayfa

Introduction

La valeur pronostique des composants de la réponse inflammatoire systémique, tels que la protéine C réactive (CRP) et du rapport des neutrophiles/lymphocytes (NLR), a été bien établie dans divers cancers. Nous avons cherché à mettre en évidence si la CRP et le NLR pourraient être aussi des facteurs pronostiques chez les patients avec un carcinome hépatocellulaire(CHC).

Patients et Méthodes

Nous avons mené une étude rétrospective sur 5 ans, colligeant tous les cas de CHC diagnostiqués et suivis dans une unité d’hépato-gastro-entérologie.

Les valeurs de la CRP et des taux des PNN et lymphocytes étaient recueillies au moment du diagnostic du CHC, et en dehors d’une infection évolutive. Les caractéristiques clinico-biologiques et évolutives des patients, avec ou sans traitement, ont été également notées.

Résultats

Soixante-douze malades ont été inclus durant la période étudiée représentés par 47hommes et 25 femmes. L’âge moyen était de 60,6ans ± 12,5. Le CHC survenait majoritairement sur foie cirrhotique (69 cas soit 95,8%).L’étiologie virale était la plus fréquente (83%).Il s’agissait d’un petit CHC selon les critères de Milan dans 37,5% et d’un gros CHC dans 62,5% des cas. Chez environ la moitié des malades (47,2%), l’indication d’une abstention thérapeutique était posée principalement devant une insuffisance hépatique sévère (Child C) ou d’un état général altéré (OMS≥2). Le traitement curatif proposé chez 19 malades (26,4%) était la chirurgie chez 6 malades, la radiofréquence chez 8 et l’alcoolisation chez 5. Le traitement était palliatif chez 29 malades (40,3%), représenté par la chimio-embolisation chez 25 patients et le sorafénib chez 4 patients. Le décès était observé chez 52 malades (72,2%) avec un délai de 7,3 mois ± 6,5.La médiane de survie était de 15 mois ± 16,8.

Un taux de CRP supérieur à 6 mg/L et un rapport neutrophiles/lymphocytes élevé ≥2,5 étaient corrélés de façon significative avec la survenue d’un décès (p<0>35ug/l.

Conclusion

Dans notre série, un taux de CRP supérieur à 6mg/L ainsi qu’un rapport neutrophiles/lymphocytes étaient corrélés de façon significative avec le décès, confortant le rôle pronostic de ces marqueurs au cours du CHC.

Chez les patients atteints de cirrhose virale C, l’appartenance au groupe sanguin A augmente le risque de survenue de carcinome hépatocellulaire
Bourcier Valérie, Diallo Aichetou, Ganne-Carrié Nathalie, Grando Véronique, Nahon Pierre, Nault Jean-Charles, Nkontchou Gisèle, Roulot Dominique, Vicaut Eric

Introduction

Plusieurs études épidémiologiques cas /témoins ont rapporté une association entre le système ABO du groupe sanguin et certains cancers, à la progression de la fibrose. Au cours de l hépatite C.

Patients et Méthodes

Le but de cette étude était d’évaluer l’impact du système ABO du groupe sanguin sur la survenue de carcinome hépatocellulaire (CHC) au sein d une large cohorte de patients caucasiens atteints de cirrhose virale C histologiquement prouvée et inclus dans un programme de dépistage du CHC (échographie et dosage sérique de l alpha-foetoprotéine (AFP ) .

Le suivie était définie par l’intervalle entre la date de l ‘inclusion dans le protocole de dépistage et celle du diagnostic de CHC, du décès, de la transplantation hépatique ou celle de la dernière visite. Les patients perdus de vue étaient censuré à la date des dernières nouvelles. Une analyse univariée et multivariée des paramètres démographiques et cliniques par le modèle de régression de Cox ont permis d’identifier les facteurs prédictifs de la survenue de CHC.

Résultats

Cinq cent quarante neuf patients ont été inclus dans cette étude. L’age médian à l’inclusion était de 57.1 ans. Quatre vingt quinze patients étaient diabétiques. La prévalence des groupes sanguins A, O B et AB était respectivement de 43 % , 42%, 10 % et 4% . Durant un suivi médian de 5.8 ans, 170 patients 86/216 (54%) pour les patients du groupe A ; 59/216 (37%) pour ceux du groupe O ; 10/51 (20 %) de patients de groupe B et 6/19 (31%) des patients de groupe sanguin AB ont développé un carcinome hépatocellulaire. En analyse univariée, les facteurs associés à la survenue de CHC étaient : L’âge, la présence d’un diabète, l’absence d’éradication virale et l’appartenance au groupe sanguin A. En analyse multi variée (modèle de régression de Cox), l’appartenance au groupe sanguin A restait un facteur de risque indépendant de survenue de CHC (hazard ratio, 0.67 ; 95% CI, 0.479 - 0.941; P = 0.02) et (hazard ratio, 0.47 ; 95% CI, 0.244 -0.908; P = 0.0 2) pour le groupe sanguin A versus O et A versus B respectivement. Les autres facteurs de risque indépendants étaient ; l’âge avancé, un taux de plaquettes bas et l ‘absence d’éradication virale

Conclusion

Chez les patients atteints de cirrhose virale C, l’appartenance au groupe sanguin A est associée à un risque élevée de survenue de CHC.

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 07 Mar 2016 - 18:10
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Différentiation entre les hépatites autoimmunes d’origine médicamenteuse (HAIM), les hépatites autoimmunes idiosyncrasiques (HAI) et les hépatites médicamenteuses (HM) avec des auto-anticorps positifs
Andrade Raul, Arrese Marco, Bessone Fernando, Blanco Sonia, Castiella Agustin, Fernandez Mc, Garcia M, Garcia-Cortes Miren, Garcia-Muñoz B, Gonzalez-Jimenez A, Hallal Hacibe, Hernandez Nelia, Iribarren Arantxa, Lucena Maribel, Medina-Caliz Inmaculada, Moreno-Planas Jm, Ortega-Alonso Aida, Otazua Pedro, Prieto Martin, Primo Joaquin, Robles-Diaz Mercedes, Sanabria Judith, Stephens Camilla, Zapata Eva, Zubiaurre Leire

Introduction

La lésion hépatique induite par les médicaments peut être associée à un phénotype autoimmune qui est mal défini à nos jours. Notre objectif était de comparer les differents phénotypes, les présentations cliniques et la consommation des médicaments chez les patients atteints d’une hépatite médicamenteuse (HM) avec ou sans des autoanticorps (AAC) positifs, par une hépatite autoimmune d’origine médicamenteuse (HAIM) ou par une hépatite autoimmune idiosyncrasique (HAI)dans une grande cohorte de patients.

Patients et Méthodes

Entre les 1013 patients inclus dans les Registres Espagnol et Latinoaméricain d’hépatotoxicité, on a comparé 129 patients avec HM et AAC positifs (13%), 371 HM avec AAC négatifs (37%) et 21 patients avec HAIM (basée sur la clinique, AAC positifs-AAN/AML-, augmentation de la concentration sérique des gammaglobulines, dans le contexte d’une prise de médicaments), avec 51 patients avec HAI.

Résultats

Les patients avec HAIM et HAI avaient un âge moyen (58 vs 55 ans) et une distribution par sexes (62% vs 70% femmes) similaire. Les patients avec HM et AAC positif êtaient plus âgés (53 vs 49 ans, p=0.025) et avec une prédominance feménine (57% vs 52%, p= 0,306) par rapport aux patients HM avec AAC négatifs. Entre les médicaments qui ont déclenché les HAIM et la médication concomitante chez les patients avec HAI, les statines (19% vs 12%), les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) (10% vs 12%), les antibiotiques (24% vs 2%) et les médicaments anti –TNF (10% vs 2%) ont émergés comme les plus fréquents. Les statines ont été aussi plus fréquentes chez les patients HM avec AAC positifs que chez les negatifs (4,6% vs 3,6%). La jaunisse a été plus fréquente (62% vs 31%) chez les patients avec HAIM que chez les patients avec HAI, et les niveaux moyens de bilirrubine (6 vs 2 fois la limite supérieure de la normale (LSN), p= 0,001), de l’AST (23 vs 11 x LSN), p=0,001) et de l’ALT (27 vs 14 x LSN, p=0,001) on été plus levés aussi au moment de la présentation chez les HAIM (vs HAI). On n’a pas trouvé des différences entre les patients avec HAIM et ceux avec HM avec AAC positifs. Les patients avec HAIM ont requis traitement immunosupresseur moins fréquemment que les patients avec HAI (81% vs 93%), mais plus davantage que les patients avec HM avec AAC positifs ( 81% vs 24%), p=0,00). Les patients avec HAIM ont mieux répondu au traitement que ceux avec HAI (100% vs 92%).

Conclusion


Les HAIM et les HM avec AAC positif atteint généralement les jeunes femmes et on utilise moins souvent du traitement avec des corticoïdes que chez les patients avec HAI, bien qu’ils présentent un phénotype plus sévère au moment de la présentation. Les statines sont les médicaments responsables d’un nombre important de cas de HAIM et d’HM avec AAC positifs et pouvaient être déclencheurs non identifiés chez les HAI.

Utilisation des données françaises du PMSI pour évaluer l’impact en santé publique des hospitalisations pour encéphalopathie hépatique
Abergel Armand, Amaz Camille, Benamouzig Robert, Blein Cecile, Bureau Christophe, Hagège Hervé, Leurs Irina, Ribot-Mariotte Emmanuelle

Introduction

L’encéphalopathie hépatique (EH) est une complication de la cirrhose caractérisée par des manifestations neuropsychiatriques. Les manifestations cliniques de l’EH couvrent un large spectre : de troubles mineurs des fonctions supérieures jusqu’au coma. On distingue deux entités : l’encéphalopathie hépatique minime (EHM) et l’encéphalopathie hépatique clinique (EHC). De manière générale, la prévalence de l’Encéphalopathie Hépatique Clinique chez les patients cirrhotiques est estimée à 30-40%1. Aussi, la prévalence de l’EHC au moment du diagnostic de la cirrhose a été estimée de 10 à 14%, de 16 à 21% en cas de cirrhose décompensée et de 10 à 50% chez les patients porteurs d’un TIPS (Transjugular Intrahepatic Portosystemic Shunt) 1.

A ce jour, il existe peu de données dans la littérature sur le fardeau hospitalier que représente la prise en charge de l’encéphalopathie hépatique. L’objectif de cette étude est d’utiliser les données nationales rétrospectives du PMSI (Programmé Médicalisé des Systèmes d’Information) afin d’évaluer l’impact en santé publique des hospitalisations pour l’EHC, de documenter son incidence et également d’analyser les caractéristiques des patients hospitalisés.

Patients et Méthodes

Une cohorte rétrospective a été constituée à partir des données nationales du PMSI des années 2012 et 2013. Compte tenu de l’absence de spécificité de codage de l’encéphalopathie hépatique clinique par le code CIM 10 K72* «insuffisance hépatique, non classée ailleurs», un algorithme de sélection des patients hospitalisés pour une EHC a été mis en œuvre selon une expertise médicale à partir de l’expression des principaux symptômes de la pathologie :
Atteinte hépatique. L’indexation de l’insuffisance hépatique a retenu les codes CIM 10 relatifs à la maladie alcoolique du foie (K70*); cirrhoses (du foie), autres et sans précision (K74.6*); et insuffisance hépatique non classée ailleurs (K72*)
Atteinte neurologique. L’indexation des symptômes neurologiques de l’encéphalopathie hépatique a retenu les codes CIM 10 relatifs à somnolence, stupeur et coma (R40*); autres symptômes et signes relatifs aux fonctions cognitives et à la conscience (R41*); encéphalopathie toxique (G92*); autres affections du cerveau (G93*); autres anomalies métaboliques (E88*).

Par conséquent, nous avons extrait l’ensemble des séjours hospitaliers présentant au moins un code diagnostic CIM 10 en position de DP (Diagnostic Principal)/DR (Diagnostic Relié)/DAS (Diagnostic Associé Significatif) de chacun des groupes d’atteintes.

Résultats

L’étude a dénombré respectivement 13 484 patients sur l’année 2012 correspondant à 17 001 hospitalisations et 13 672 patients sur l’année 2013 correspondant à 17 491 hospitalisations. La moyenne d’âge observée est respectivement de 62,7± 13,9 ans pour 2012 et de 63,1±13,8 ans pour 2013. Trente pourcents des patients ont été hospitalisés dans un service de réanimation et 16% dans des services de soins intensifs ou de surveillance continue. Les hospitalisations relèvent principalement d’une prise en charge de nature médicale (89% sur l’année 2012 soit 15103 séjours et 87% sur l’année 2013 soit 15 377 séjours). On observe néanmoins 12% de séjours chirurgicaux (1514 séjours en 2012 et 1664 séjours en 2013). Une durée moyenne de séjours de 15 jours (± 19 jours) et une médiane de 10 jours sont observées sur les 2 années.

Le nombre moyen d’hospitalisation par patient est de 1,2 ± 1,7 pour l’année 2012 et 1,3 ± 1,8 pour l’année 2013.

Conclusion

L’analyse des données du PMSI au niveau national a permis de quantifier les hospitalisations des patients atteints d’encéphalopathie hépatique clinique en France et d’analyser leurs caractéristiques épidémiologiques notamment en termes de durée de séjour et de passage dans des services de réanimation.

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 09 Mar 2016 - 05:10
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Efficacité élevée du grazoprévir + elbasvir avec ou sans ribavirine chez 103 patients présentant une infection par le VHC de génotype 4 naïfs de traitement ou préalablement traités : analyse combinée
T.  Asselah  (1), L.  Serfaty  (2), H.-W.  Reesink  (3), J. Gerstoft (4), V. De Lédinghen (5), P. Pockros (6), M. Robertson (7), P. Hwang (7), B.-Y. Nguyen (7), J. Walh (7), E. Barr (7), R. Talwani (7) (1) Clichy-la-Garenne ; (2) Paris ; (3) Amsterdam, PaysBas ; (4) Copenhagen, Danemark ; (5) Bordeaux ; (6) La Jolla, Etats-Unis d’Amerique ; (7) Jersey City, Etats-Unis d’Amerique.

Introduction

Le génotype (GT) 4 est responsable d’environ 15 % des 170 millions d’infections par le VHC dans le monde, avec une prévalence élevée au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne, mais également en augmentation en Europe. Les données concernant l’efficacité des traitements par antiviraux d’action directe dans la population GT4 sont limitées. Nous avons évalué l’efficacité du grazoprévir 100 mg (GZR), un inhibiteur de la protéase, et de l’elbasvir 50 mg (EBR), un inhibiteur de NS5A, avec et sans (±) ribavirine (RBV), chez des patients infectés par le GT4 inclus dans le programme clinique de phases II/III du GZR/EBR.

Patients et Méthodes

Deux populations combinées ont été évaluées : (1) patients naïfs de traitement (NT) ayant reçu le GZR/EBR ± RBV pendant 12 semaines et (2) patients préalablement traités (PT), définis comme les patients en échec d’un traitement antérieur par peginterféron + RBV (PR) ± inhibiteur de protéase de première génération ayant reçu le GZR/EBR ± RBV pendant 12, 16 ou 18 semaines. Les patients PT ont ensuite été classés comme échecs en raison d’une rechute ou d’un échec virologique sous traitement antérieur (OTF) (par ex. réponse nulle ou partielle, rebond virologique). L’efficacité était définie comme une réponse virologique soutenue (ARN du VHC < à la limite inférieure de quantification du dosage) 12 semaines après la fin du traitement (RVS12) dans la population d’analyse complète (FAS) (tous les patients ayant reçu au moins une dose du médicament expérimental).

Résultats

Les données de 103 patients au total infectés par le VHC GT4 (47 GT4a, 47 GT4d, 9 GT4 autre), 66 NT et 37 PT, dont 17 patients cirrhotiques, ont été analysées. Au total, 64/66 (97 %) patients GT4 NT (dont 6/6 patients cirrhotiques) et 32/37 (86 %) patients GT4 PT ont obtenu une RVS12. Chez les patients PT, 9/9 rechuteurs et 23/23 (82 %) patients OTF ont obtenu une RVS12. Chez les patients cirrhotiques PT, 13/17 (77 %), dont 3/3 rechuteurs et 4/4 traités par GZR/EBR + RBV pendant 16 semaines ont obtenu une RVS12. Chez les patients en échec virologique sous traitement antérieur, des durées de traitement plus longues et l’utilisation de RBV ont augmenté le taux de réponse.

Conclusion

Un traitement de 12 semaines par GZR/ EBR a été très efficace chez 103 patients infectés par le GT4 NT et rechuteurs sous traitement antérieur. Un schéma de GZR/EBR + RBV pendant 16 semaines peut augmenter l’efficacité chez les patients ayant présenté un échec virologique sous traitement antérieur, bien que la taille de l’échantillon ait été faible. D’autres études dans des souspopulations sont nécessaires.

Analyse intégrée de 402 patients présentant une infection par le VHC de génotype (GT) 1, 4 ou 6 et une cirrhose compensée traités par le grazoprévir/elbasvir
C.  Hézode  (1), I.  Jacobson  (2), E.  Lawitz  (3), P. Kwo (4), C.-Y. Peng (5), A. Howe (6), P. Hwang (6), J.  Walh  (6), M.  Robertson  (6), E.  Barr  (6), B. Habber (6) (1) Créteil ; (2) New York, Etats-Unis d’Amerique ; (3) Texas City, Etats-Unis d’Amerique ; (4) Indianapolis, Etats-Unis d’Amerique ; (5) Taichung, Taiwan ; (6) Jersey City, Etats-Unis d’Amerique.

ntroduction

Le traitement des patients (pts) infectés par le VHC cirrhotiques nécessite souvent l’administration de ribavirine (RBV) et de longues durées de traitement. Dans les études C-EDGE, le traitement de 12 à 16 semaines par grazoprévir 100 mg / elbasvir 50 mg (GZR/EBR) ± RBV a été très efficace dans une population diverse de pts. Une analyse de l’efficacité et de la sécurité du GZR/EBR ± RBV chez des pts présentant une cirrhose compensée du programme de phases II/III du GZR/EBR a été réalisée.

Patients et Méthodes

Des pts naïfs de traitement (NT) ou préalablement traités (PT) présentant une cirrhose compensée ont reçu le GZR/EBR ± RBV pendant 12 semaines (NT) ou 12 à 18 semaines (PT) dans six études. Le critère principal était un taux d’ARN du VHC < LIQ, 12 semaines après la fin du traitement (RVS12).

Résultats

169 pts NT et 233 pts PT présentant une cirrhose compensée ont été inclus (hommes 63 % ; âge moyen 56 ans ; co-infectés par le VIH 10 % ; G1a 54 % ; G1b 39 % ; G4 6 % ; G6 1 % ; plaquettes <100> 5 x LSN sous traitement ont été rapportés chez < 1 % des pts.

Conclusion

Dans les études de phases II/III, le GZR/ EBR administré pendant 12 semaines a été très efficace chez les pts infectés par le GT1b PT et chez les pts NT cirrhotiques. Chez les pts PT infectés par les GT1a/4/6, un traitement de 16 à 18 semaines ± RBV a été très efficace. Les schémas posologiques du GZR/EBR ont été généralement bien tolérés chez les pts cirrhotiques.

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 09 Mar 2016 - 05:28
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Premiers résultats du dépistage VIH, VHB et VHC par des anesthésistes
P.  Delasalle  (1), J.-L.  Daube  (1), X.  Pollet  (1), J. Ravanello (1), P. Aygalenq (1), J. Boulant (1), S. Boussoukaya (1), A. Moune (1), A. Fornari (1) (1) Grasse.

Introduction

En France, dix millions d’anesthésies (1) sont pratiquées chaque année, précédées d’une consultation. On estime à 74 000 (2) le nombre de patients non connus porteurs d’une hépatite C chronique. La consultation (cs) d’anesthésie est un contexte favorable pour un prélèvement sanguin. Nous avons voulu évaluer dans une étude prospective pilote la faisabilité du dépistage des virus VIH, VHB et VHC.

Patients et Méthodes

Après une réunion d’information avec les médecins anesthésistes et leur secrétariat avec présentation d’un diaporama sur les virus VIH, VHB et VHC, une information a été adressée par mail à tous les médecins de l’établissement en leur demandant leur accord pour le dépistage de leurs patients ainsi que la direction avec participation à l’accréditation de l’établissement. Du 3 Avril au 10 juillet 2015 un dépistage a été proposé à tous les patients adultes se présentant à la cs d’anesthésie. Remise d’un questionnaire par le secrétariat d’anesthésie avec les facteurs de risque, une question sur un dépistage précédent, l’accord du dépistage et en cas de refus le motif. L’anesthésiste renforçait la demande et répondait aux questions, le patient se rendait en fin de cs au laboratoire d’analyse pour le prélèvement.

Résultats

1553 cs ont été réalisées durant plus de 3 mois,1003 questionnaires ont été proposés durant la présence de la secrétaire. 675 ont été retournés soit 67% de réponse. 455 patients étaient d’accord pour un dépistage soit 67% mais seulement 60% l’ont effectivement réalisés soit 271 prélèvements. Aucun patient n’était VHB ou VIH positifs, 4 patients VHC + soit 1,47% et 3 ARN C + soit 1,11%. La patiente VHC + et ARN C négatif avait été traitée et guérie et deux patientes ARN C + connues souhaitaient refaire un dépistage probablement du fait du couplage avec le VIH. Un patient inconnu avec un facteur de risque d’ancien utilisateur de drogues intraveineuses a été dépisté pour le VHC. Son génotype est 3, sa fibrose F3 au fibromètre. Il va débuter un traitement. 34% des patients présentaient un facteur de risque, 14% une intervention > 10 ans, 5% piercing ou tatouage, 4,3% acupuncture ou mésothérapie, 1,4% hospitalisation dans un pays à risque, 1,4% transfusion avant 1992, 0,5% incarcération, les autres < 0,5%. Les motifs de refus étaient : déjà fait 10,7%, aucun facteur de risque 10,5%, aucune raison de le faire 5,2%, pas intéressé 4,5%, trop de prises de sang 2,9%. Nous avons, dans la dernière période de l’étude, modifié le questionnaire en enlevant les facteurs de risque. Avec les facteurs de risque dans le questionnaire 326/494 soit 66% ont accepté le dépistage. Sans facteur de risque sur le questionnaire plus de patients souhaitent se faire dépister 129/181 soit 71% la différence est significative p<0,005.

Discussion

Les questionnaires ont été distribués et expliqués seulement lors de la présence de la secrétaire, l’anesthésiste seul n’a pas le temps en plus de sa consultation pour expliquer le dépistage. Par contre, il passera 2 à 3 minutes en moyenne pour renforcer le message déjà délivré. 67% des patients acceptent le dépistage mais seulement 60% l’effectue vraiment, un appel téléphonique devrait leur rappeler leur accord de dépistage. Dans cette population d’un établissement chirurgical aucun patient VIH ou VHB ayant participé au dépistage n’a été identifié.

Conclusion

Dans une consultation d’anesthésie avec un secrétariat formé, 67% des patients répondent à un questionnaire sur le dépistage des virus VIH, VHB et VHC. 67% des répondants acceptent le dépistage mais seulement 60% de ceux qui acceptent le réalisent. La consultation d’anesthésie est un moment favorable pour un dépistage, Le bureau de l’AFEF devrait rencontrer le bureau de la SFAR (Société Française d’Anesthésie Réanimation) pour la réalisation d’un dépistage dans ce moment favorable de la consultation d’anesthésie.

Validation des recommandations EASLALEH sur l’utilisation des tests non invasifs de fibrose hépatique chez les patients atteints d’hépatite B
K.-J.  Nana  (1), T.  Asselah  (2), M.  Adler  (3), M.N.  Hillerert  (1), J.-P.  Zarski  (1), A.  Marlu  (1), K. Skaare (1), J.-L. Bosson (1), V. Leroy (1) (1) Grenoble ; (2) Clichy-la-Garenne ; (3) Bruxelles, Belgique.

Introduction

Plusieurs tests non invasifs de fibrose sanguins et élastométriques ont été évaluées dans l’hépatite B. L’EASL et l’ALEH ont émis conjointement des recommandations en Avril 2015 sur l’utilisation de l’élastographie impulsionnelle pour l’évaluation de la sévérité de la maladie hépatique chez les patients porteurs d’une hépatite chronique virale B. L’objectif de notre étude était d’évaluer la pertinence de ces recommandations.

Patients et Méthodes

422 patients avec une hépatite chronique B pour lesquels une biopsie hépatique(stade Metavir F), un Fibroscan®, un bilan biologique étaient disponibles ont été inclus. Le seuil optimal du Fibroscan® a été choisi pour maximiser la somme de sensibilité et de spécificité pour le diagnostic de fibrose F≥2, F≥3 et F = 4. Les performances diagnostiques du Fibroscan® pour la mesure de la fibrose hépatique, ont été évaluées par la mesure des aires sous la courbe ROC (AUROC).

Résultats

La répartition des stades histologiques de fibrose était: F0: 19.2%, F1: 43.6%, F2: 23.2%, F3: 7,4%, F4: 6.6%. Dans le groupe de patients avec ALAT normales (n=67), la prévalence de la fibrose significative (≥F2) était respectivement 8%, 36% et 67% lorsque les valeurs de d’élasticité hépatiques étaient respectivement de moins de 6 kPa, entre 6 et 9 kPa ou plus de 9kPa. Le seuil optimal d’élasticité calculé pour le diagnostic de F≥2 était de 5.9 kPa avec une aire sous la courbe ROC (AUROC) à 0.74 (0.61 -0.87). Chez les malades avec ALAT élevées mais à moins de 5 fois la LSN (n=311), la prévalence de la fibrose significative était respectivement de 15%, 54% et 85% lorsque les valeurs d’élasticité du foie étaient respectivement de moins de 6kPa, entre 6 et 12kPa ou plus de 12kPa. Dans ce groupe, les seuils optimaux d’élasticité calculés pour le diagnostic de fibrose F≥2, F≥3 et F=4 étaient respectivement de 6.2 kPa, 8.3 kPa et 10.2 kPa avec une aire sous la courbe ROC(AUROC) à 0.79(0.74-0.85), 0.84 (0.76-0.92) et 0.95 (0.91-0.quatre vingt dix huit).

Conclusion

Notre étude valide de manière indépendante les recommandations EASL et ALEH basées sur les niveaux d’ALAT et d’élasticité du foie évaluée par élastographie impulsionnelle (Fibroscan®). Cette approche permet de bien sélectionner la majorité des patients pour lesquels un traitement antiviral est indiqué.

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 09 Mar 2016 - 05:48
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Le respect des recommandations pour le dépistage semestriel du CHC augmente les probabilités de diagnostic précoce, de traitement curatif et de survie au cours des cirrhoses virales compensées : résultats de la cohorte ANRS CO12 CirVir
C.  Costentin  (1), R.  Layese  (1), V.  Bourcier  (2), L. Corvi (2), V. Petrov-Sanchez (3), P. Marcellin (4), D.  Guyader  (5), S.  Pol  (3), D.  Larrey  (6), V.  De Lédinghen  (7), D.  Ouzan  (Cool, F.  Zoulim  (9), P. Nahon (2), F. Roudot-Thoraval (1) (1) Créteil ; (2) Bondy ; (3) Paris ; (4) Clichy-la-Garenne ; (5) Rennes ; (6) Montpellier ; (7) Bordeaux ; (Cool SaintLaurent-du-Var ; (9) Lyon.

Introduction

Le dépistage semestriel du CHC est recommandé chez les patients cirrhotiques mais a été récemment remis en cause par des études de registre. L’objectif de ce travail était d’étudier l’impact du respect de cette recommandation sur l’accessibilité aux traitements curatifs et le pronostic global des patients ayant une cirrhose virale C inclus dans la cohorte ANRS Cirvir.

Patients et Méthodes

Les patients répondant aux critères suivants ont été inclus dans la cohorte par 35 centres français : a) cirrhose histologiquement prouvée ; b) liée au VHC ou au VHB ; c) compensée (Child-Pugh A) ; d) absence de complication hépatique antérieure à l’inclusion. Les patients sont en cours de suivi tous les 6 mois dans le cadre du dépistage du CHC. Le respect du dépistage était jugé par le délai entre les deux derniers d’examens d’imagerie précédent le diagnostic de CHC.

Résultats

Un total de 1 671 patients a été inclus entre mars 2006 et juin 2012. [55 ans, hommes 67,2 %, 1 323 VHC, 317 VHB, 31 VHCVHB] Au cours d’un suivi médian de 51 mois, un CHC a été diagnostiqué chez 187 patients [58 ans, 162 (86,8%) VHC, 22 (11,8%) VHB, 3 (1,9%) VHCVHB]. Parmi ceux-ci, 141 (75%) remplissaient les critères de Milan, 112 (84,2%) avaient un score AFP≤2 et 114 (68,7%) ont reçu un traitement à visée curative (transplantation (n=15), résection (n=21) ou radiofréquence (n=76), résection+radiofréquence (n=2)). L’examen de dépistage était réalisé <7 mois après la précédente imagerie chez 113 (61,1%) patients. En analyse multivariée, le délai ≥7 mois était associé au risque de CHC diagnostiqué en dehors des critères de Milan (OR 2,46 [1,02-5,94] ; p=0,046), ainsi que l’origine ethnique africaine (OR 4,09 [1,25-13,42] ; p=0.020). Les variables associées à l’implémentation d’un traitement curatif étaient : l’absence d’antécédent de décompensation hépatique depuis l’inclusion (OR 8,02 [2,71-23,74] ; p<0,001), et le délai entre les 2 dernières imageries <7 mois (OR 2,85 [1,38-5,28] ; p=0,005). La survie globale suite à un diagnostic de CHC était plus longue chez les patients dont le délai de dépistage était strictement inférieur à 7 mois (Survie à 3 ans : 60,6% vs 46,2%, Log-rank=0.042) et était impactée par le stade de la tumeur et le type de traitement

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 09 Mar 2016 - 05:58
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Evaluation du risque de saignement de varices œsophagiennes chez des enfants atteints de cirrhose et en attente d’une greffe de foie
N.  Bonnet  (1), D.  Castanarès-Zapatero  (1), F. Smets (1), F. Veyckemans (1), S. Eeckhoudt (1), C. Hermans (1), E. Sokal (1), X. Stéphenne (1) (1) Bruxelles, Belgique.

Introduction

Les enfants atteints de cirrhose décompensée et en attente d’une greffe de foie sont susceptibles de développer une hémorragie digestive haute à partir de leurs varices oesophagiennes. En raison de la morbimortalité associée à cette complication, être en mesure de sélectionner les patients à risque élevé de saignement pour une ligature endoscopique prophylactique semble être un enjeu de taille. La présence de varices oesophagiennes de grade 2 et 3 ainsi que la visualisation de signes rouges sur les varices sont des facteurs de risque de saignement bien établis dans la littérature. L’implication de l’hémostase reste cependant controversée à l’heure actuelle en raison de l’état rebalancé de la coagulation au cours de la cirrhose. Une investigation complète de l’hémostase semble dès lors indispensable afin d’exclure son implication dans le risque de saignement de ces varices. In fine, un modèle prospectif du risque de saignement de varices oesophagiennes capable de standardiser leur prise en charge prophylactique serait envisageable.

Matériels et Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective et observationnelle s’intéressant aux enfants atteints d’hypertension portale dans le cadre d’une cirrhose décompensée. Chaque patient a bénéficié d’une analyse de l’hypertension portale au moyen d’un bilan échographique et endoscopique ainsi que d’une étude complète de l’hémostase. Ce bilan de l’hémostase comprend non seulement la réalisation de tests conventionnels de laboratoire mais intègre aussi des analyses dynamiques de la coagulation telles que la thromboélastométrie (analyse ROTEM®), l’analyse de la fonction plaquettaire (Multiplate®) et le temps de lyse des euglobulines. L’évènement clinique à surveiller est la survenue d’un épisode d’hémorragie digestive haute sous la forme d’hématémèse ou de méléna. Le but de l’étude réside en la comparaison statistique des enfants qui ont saigné par rapport à ceux qui n’ont pas saigné afin de déceler quels sont les paramètres à l’origine d’un risque accru de saignement de varices oesophagiennes. En raison de notre faible cohorte de patients, des analyses statistiques univariées ont été réalisées à partir de tests statistiques nonparamétriques (test de Mann-Whitney et Fisher Exact test).

Résultats

20 enfants atteints de cirrhose décompensée et nécessitant une greffe hépatique ont été inclus. 6 patients ont présenté une hémorragie digestive haute lors de la période précédant la transplantation. La présence de varices oesophagiennes de grade 2 et 3 (P-value : 0.684) ainsi que la visualisation de signes rouges (P-value : 0.684) n’étaient pas statistiquement différentes entre les deux sous-groupes. Par contre, une diminution significative du taux de fibrinogène (P-value : 0.0035) et du taux de facteur V (P-value : 0.0229) ainsi qu’une réduction significative de la fonction d’agrégation plaquettaire dépendante de l’ADP (P-value : 0.0055), de l’acide arachidonique (P-value 0.0126) et de la thrombine (P-value : 0.009) étaient observées chez les sujets qui avaient saigné. Une étude dynamique de la coagulation par thromboélastométrie nous montre que le MCF (maximum de fermeté du caillot) en analyse FIBTEM (P-value : 0.0403), le CT (temps de coagulation) en analyse EXTEM (P-value : 0.0025) et le CFT (temps de formation du caillot) en analyse EXTEM (P-value : 0.0192) permettent de distinguer les sujets qui ont présenté un saignement de ceux qui n’en ont pas présenté.

Conclusion

Notre étude met en évidence l’implication de l’hémostase dans le risque de saignement de varices oesophagiennes. Un taux bas de fibrinogène (< 150 mg/dl) semble être un facteur déterminant à l’origine d’une tendance hémorragique dans notre cohorte de patients atteints de cirrhose décompensée. Son implication laisse suggérer le bénéfice potentiel d’un traitement prophylactique à base de concentrés de fibrinogène chez les sujets avec un taux bas de fibrinogène. L’analyse Multiplate® ainsi que l’analyse ROTEM® (FIBTEM et EXTEM) se sont révélées également intéressantes afin d’évaluer le risque de saignement des varices oesophagiennes chez les enfants atteints de cirrhose décompensée.

Insuffisance hépatique aiguë dans l’intoxication par les champignons chez les enfants
A. Grama (1), A. Bizo (1), D. Delean (1), C. Aldea (1), A. Stefanescu (1), T.-L. Pop (1) (1) Cluj-Napoca, Roumanie.

Introduction

Intoxication par les champignons est fréquente dans notre pays, en particulier dans certaines zones rurales où le statut socio-économique est faible, en fin d’été et en automne. Amanite phalloïde est la cause la plus fréquente de la mortalité dans le cadre d’intoxication par les champignons. Insuffisance hépatique fulminante est rare chez les enfants, mais est la cause de la mort dans certains de ces patients avec une intoxication par les champignons sans transplantation hépatique d’urgence. Le but de notre étude était d’analyser l’évolution de l’insuffisance hépatique aiguë (IHA) dans l’intoxication par les champignons chez les enfants.

Matériels et Méthodes

Nous avons analysé rétrospectivement tous les patients qui ont été hospitalisés avec intoxication par les champignons dans notre hôpital entre Janvier 2000 et Avril 2015. Toutes les données cliniques et les paramètres de laboratoire de patients avec IHA ont été analysés afin d’évaluer l’évolution, facteurs pronostiques et l’utilité des mesures thérapeutiques chez les enfants.

Résultats

De 270 enfants avec intoxication par les champignons, 83 patients (30,75%, âge moyen de 7,82 ans, 45 hommes, 54,21%) présentés IHA. Dans notre étude, 66,26% des patients avaient symptômes de toxicité tardive (plus de 12h après ingestion). Les caractéristiques cliniques et les paramètres biochimiques à l’admission ont été corrélés avec l’évolution. La présence de l’encéphalopathie (45/45 vs 17/38, p = 0.000), transaminases (ASAT 4158 vs 1439 UI / dl, p = 0.006, ALT 3420 vs 1 524 UI / dl, p = 0.009), niveau de bilirubine totale (3,7 vs 1,5 mg / dl, p = 0.000), la sévérité de la coagulopathie (INR 1.27 vs 6.85, p = 0.000) et la présence d’acidose métabolique (41/45 vs 17/38, p = 0,0001) ont été trouvés à être significativement diffèrent chez les patients décédées par rapport aux survivants. Insuffisance rénale a été associé chez 14 patients (16,87%). 68 patients (81,93%) ont été traités par la pénicilline G. 63 patients (75,90%) ont été traités avec hemoperfusion, plasmaphérèse ou dialyse hépatique. Même si la mortalité dans les cases d’intoxication aux champignons était faible (16,66%), chez les enfants qui ont développé IHA la mortalité était élevé (54,21%), malgré l’amélioration de la prise en charge des soins intensifs, mais sans possibilités de transplantation hépatique d’urgence.

Conclusion

IHA dans le cadre d’intoxication par les champignons est associé à une mortalité élevée chez les enfants, malgré un traitement médical optimal, y compris l’hemoperfusion, la plasmaphérèse et la dialyse hépatique, sans transplantation hépatique d’urgence. L’évolution est influencée par un certain nombre de facteurs cliniques et biochimiques et l’analyse de ces facteurs pourrait aider à définir l’indication pronostique et l’indication de transplantation hépatique.

Remerciements, financements, autres

Financé par le Fonds social européen, programme opérationnel de développement des ressources humaines la période 2007-2013, projet ne POSDRU/187/1,5/S/155631 (A.Grama), Subvention de Recherche Partenariat PN-II-PTPCCA-2011-3.2-0917 (T.L. Pop, A. Stefanescu)

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 09 Mar 2016 - 06:16
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Etat des lieux sur la pratique de la prophylaxie primaire dans l’hypertension portale chez l’enfant en France, au Québec, en Belgique et en Suisse francophone
O. Malet (1), F. Alexandre (1) (1) Marseille.

ntroduction

La prophylaxie primaire dans l’hypertension portale chez l’enfant est controversée, malgré son efficacité scientifiquement prouvée dans les populations adultes. Il existe peu d’études chez l’enfant, rétrospectives pour la plupart, montrant l’efficacité de cette prophylaxie primaire sur la mortalité. Ses modalités sont aussi débattues.

Matériels et Méthodes

Un court questionnaire sur les pratiques cliniques dans la prophylaxie primaire a été adressé aux 38 centres hospitaliers principaux de France, Québec, Belgique et Suisse francophone.

Résultats

74% (vingt huit) ont rempli le questionnaire. 7 adressent leurs patients à un centre tertiaire. Plus de 75% des 21 centres dépistent par gastroscopie les enfants atteints d’atrésie des voies biliaires, de cavernome porte, de mucoviscidose ou d’autre hépatopathie chronique fibrosante, en cas de signe clinique, biologique ou échographique d’hypertension portale. 67% et 62% des centres ne pratiquent pas de prophylaxie primaire en cas de varices oesophagiennes grade 1 avec signe rouge ou grade 2 respectivement. 100% et 90% des centres pratiquent la sclérothérapie ou mieux la ligature élastique endoscopique en cas de varices grade 2 avec signes rouges ou grade 3 respectivement. En cas de varices souscardiales, la plupart (48%) ne pratiquent aucune prophylaxie primaire alors que 38% pratiquent l’encollage. Etonnament, les bétabloquants non cardiosélectifs sont utilisés par environ 20% des centres dans chacune des indications précédentes. Les effets secondaires rapportés sont plus sévères en cas de sclérothérapie qu’en cas de ligature élastique ou de traitement par bétabloquants.

Conclusion

Il semble que, malgré l’absence de recommandation scientifique, il existe un consensus tacite concernant la nécessité de réaliser un dépistage endoscopique de l’hypertension portale à haut risque de saignement chez l’enfant, et de pratiquer une prophylaxie primaire en privilégiant la ligature élastique endoscopique à la sclérothérapie et aux bétabloquants.

Remerciements, financements, autres

Remerciements à: S. Berthet (Nice), C. Borderon (ClermontFerrand), L. Bridoux-Henno (Rennes), P. Broue (Toulouse), J. Cardona (Poitiers), N. Catteau (Nîmes), A. Comte (Besançon), S. Destombe (St Etienne), G. Dimitrov (Orléans), M. Duché (Paris-Bicêtre), Y. Hatchuel (Fort de France), F. Lacaille (Paris-Necker), A. Lachaux (Lyon), T. Lamireau (Bordeaux), J. Languepin (Limoges), M. Laurans (Caen), J. Lemale (Paris-Trousseau), S. Marineau (Quebec), S. Mclin (Suisse), L. Michaud (Lille), O. Mouterde (Rouen), A. Munck (ParisDebré), J. Rebeuh (Strasbourg), B. Roquelaure (Marseille), X. Stephenne (Belgique), N. Thomassin (Grenoble), A. Turquet (La Réunion), S. Willot (Tours).

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 09 Mar 2016 - 07:07
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La prévalence de l’insuffisance surrénale relative chez les cirrhotiques sans sepsis ou instabilité hémodynamique
S. Chiriac (1), A.-M. Singeap (1), I. Girleanu (1), O.-C. Stoica (1), C. Cojocariu (1), C. Stanciu (1), A. Trifan (1) (1) Iasi, Roumanie.

Introduction

L’insuffisance surrénale relative (ISR) est fréquemment diagnostiquée chez les patients infectés, brûlés, en postopératoire après avoir eu une intervention chirurgicale importante, et dans le cas des patients cirrhotiques hémodynamiquement instables avec et sans sepsis. Récemment, l’ISR a été diagnostiquée dans le cas des patients cirrhotiques normotendus avec et sans décompensation ascitique. L’ISR confère un mauvais pronostic aux patients cirrhotiques et les données concernant l’efficacité du traitement avec des glucocorticoïdes dans le contexte de la cirrhose sont limitées. Le but de cette étude est d’évaluer la prévalence de l’ISR chez les patients cirrhotiques non infectés et hémodynamiquement stables.

Patients et Méthodes

On a effectué une étude prospective des patients cirrhotiques non infectés qui ont été hospitalisés entre mars 2015 et septembre 2015 dans le service d’Hépato-Gastroentérologie de l’Hôpital Clinique des Urgences « St. Spiridon» de Iasi, Roumanie. Dans la période mentionnée, 40 patients cirrhotiques ont été inclus en cette étude. La concentration du cortisol sérique (CS) a été mesurée á 08 :00 heures (basale) et 30 minutes après l’administration intraveineuse du Synacthène (tétracosactide) en dose de 1 µg. Le diagnostic de l’ISR á été mis devant une concentration du CS post stimulation inferieure á 16 µg/dl.

Résultats

Pendant la duration de l’étude (7 mois) ont été admis 40 patients cirrhotiques (15 Child-Pugh A, 13 B, 12 C) et l’ISR á été diagnostiquée en 19 patients (47,5%). On notait une différence significative entre les deux groupes (avec et sans ISR) concernant le score Child-Pugh (9,8 ± 2,3 vs 6,7 ± 2,5, p<0,001), le score MELD (18,1 ± 6,9 vs 10,9 ± 3,9, p<0,001), l’activité prothrombinique (58,5 ± 15,4% vs 77,4 ± 18,5%, p<0,002) et le taux de HDL-cholestérol (77,35 ± 93,1 vs 93,1 ± 23,2, p<0,034). On n’a pas trouvé des différences significatives entre les deux groupes concernant l’âge, sexe, étiologie de la cirrhose ou le taux de sodium sérique. On a divisé les patients en deux sous-groupes selon leur taux de HDL-cholestérol sérique (≤35 and ≥35 mg/dl). Les valeurs basales du CS n’étaient pas significativement différentes entre les deux groupes. Cependant, nous avons trouvé que 89,5% des patients avec ISR avait le taux de HDL-cholestérol moins de 35 mg / dl par rapport à seulement 38,1% des patients sans ISR et la différence était statistiquement pertinente. La décompensation ascitique a été présente en 73,7% des patients cirrhotiques avec ISR par rapport à seulement 5% des patients cirrhotiques sans ISR (p<0,002). On notait une diminution significative du taux de CS après stimulation dans le groupe avec ISR par rapport au groupe sans ISR (14,49 ±3,0 vs. 24,3 ± 5,2; p<0,001). Le taux de CS après stimulation était corrélé avec le taux d’albumine sérique (r=0,64, p<0,001) et avec l’activité prothrombinique (r=0,553, p<0>1.4 (OR=2.47, p=0.028) et une hyponatrémie<130 mmol/l (OR=4.57, p=0.009).

Conclusion

La survenue d’une insuffisance rénale chez le cirrhotiques constitue un tournant évolutif dans l’histoire naturelle de la maladie en augmentant la morbimortalité. Le taux de créatinine de base élevé, l’augmentation de la bilirubine et de l’INR et l’hyponatrémie sont des facteurs prédictifs de survenue de l’IRA.

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Sujet du message: JFHOD 2016  MessagePosté le: 09 Mar 2016 - 07:12
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Caractéristiques de l’hémorragie digestive chez les patients cirrhotiques sous bétabloquants
A.  Ait Errami  (1), F.  Pratic  (1), S.  Oubaha  (1), Z. Samlani (1), K. Krati (1) (1) Marrakech, Maroc.

Introduction

Les hémorragies digestives sont la deuxième cause de mortalité des malades cirrhotiques, responsables de 25 % des décès à 5 ans. Le risque de récidives hémorragiques est élevé pendant les semaines qui suivent : 30 % à 40 % à 6 semaines. Le traitement par bêtabloquants diminue le risque hémorragique d’environ 30 % et la mortalité d’environ 20 %. Le But de notre travail est de préciser l’impact des bétabloquants sur les caractéristiques de l’hémorragie digestive chez les patients cirrhotiques en prévention secondaire.

Patients et Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive et analytique menée sur une période d’un an (2013- 2014). Ont été inclus tous les patients cirrhotiques ayant présenté une hémorragie digestive haute. Nous avons isolé un sous groupe de patients cirrhotiques sous bétabloquants en prévention secondaire (G1 : N = 14). Les données épidémiologiques, cliniques, endoscopiques, thérapeutiques et évolutives ont été comparées à celles du groupe de patients cirrhotiques qui n’étaient pas sous bétabloquants (G2 : N = 22).

Résultats

L’âge moyen était de 42 ans dans les 2 groupes, avec une prédominance masculine dans le groupe 1 (H/F : 2), et féminine dans le groupe 2 (H/F : 0,6). Dans les deux groupes, il n’y avait pas de différence significative en terme de présentation clinique de l’épisode hémorragique : hématémèses, méléna (G1 : 56,6% vs G2 : 44%), et rectorragies (G1 : 5,4% vs G2 : 2,3%), en terme de gravité de l’épisode hémorragique : états de choc hémorragiques (2% vs 4,7%). Ainsi qu’en terme de taux moyen d’hémoglobine (G1 : 6,5 g /dl vs G2 : 10,5 g /dl). Dans le groupe 2, Le recours à la transfusion sanguine était plus fréquent ) .Dans les deux groupes, la majorité des patients avaient un score Child- Pugh A (39% vs 34%), et un Child-Pugh B dans (52% vs 41%). La présence de varices oesophagiennes (VO) stade III étaient plus fréquents dans Le groupe de patients qui n’étaient pas sous bétabloquants avec une différence significative (22% vs 45%). L’arrêt de l’hémorragie avait été obtenu dans la majorité des cas dans les 2 groupes mais sans différence significative (82% vs 78 %). Le nombre de décès été faible dans les deux groupes, toutefois la différence entre les deux groupes été significative (2,2% vs 19%).

Conclusion

Selon les résultats de notre étude, l’hémorragie digestive chez les patients cirrhotiques sous bétabloquants est associée à un recours moins fréquent à la transfusion avec un taux de mortalité plus faible, d’où l’intérêt de l’instaurer précocement et d’insister auprès des malade sur l’observance thérapeutique.

Le statut osseux au cours des hépatopathies chroniques : prévalence et facteurs de risque (à propos d’une série marocaine de 100 cas)
M. El Makkaoui (1), F. Haddad (1), M. Tahiri (1), W.  Hliwa  (1), A.  Bellabah  (1), W.  Badre  (1), I. Sehbani (1), K. Nassar (1), O. Mkinsi (1) (1) Casablanca, Maroc.

ntroduction

L’association entre pathologie osseuse et hépatopathie chronique définit le concept d’ostéodystrophie hépatique. Elle est associée à l’augmentation du risque de fracture, l’accroissement de la morbidité et l’altération de la qualité de vie. La pathogénie de cette ostéodystrophie hépatique reste discutée et mal connue surtout étudiée dans les maladies cholestatiques et dans le contexte de la transplantation hépatique. Le but de notre étude est d’évaluer la prévalence de la perte osseuse (ostéoporose et ostéopénie) au cours des hépathopathies chroniques et les principaux facteurs de risque associés.

Patients et Méthodes

Etude prospective menée entre Septembre 2014 et Mai 2015, incluant une cohorte de 100 patients suivis pour hépathopathie chronique. Tous les patients ont bénéficié d’une ostéodensitométrie et d’un bilan phosphocalcique. Les paramètres recherchés étaient : la prévalence de la perte osseuse (l’ostéoporose et l’ostéopénie) et les facteurs de risque associés. Ont été exclus tous les patients ayant une autre pathologie pouvant modifier le métabolisme osseux. Dans la présente étude, l’ostéoporose est définie par un T-Score ≤ -2,5 et l’ostéopénie par -2,5 < T-Score ≤ -1 écarttypes de la valeur de l’adulte jeune.

Résultats

Cents patients ont été inclus dans notre étude : 57% des femmes et 43% des hommes . L’âge moyen était de 52,6 +/- 15,61 ans. 39 % des femmes étaient ménopausées, 12 % des cas (n= 12) avaient des antécédents de fracture de faible énergie, 7 % (n= 7) des cas avaient des antécédents de prise prolongée de corticothérapie,14 % des cas étaient des tabagiques chroniques et 4% des cas étaient des alcooliques chroniques. La moyenne d’indice de masse corporelle était de 22,94 +/- 4,2 kg/m². La durée moyenne d’évolution de l’hépatopathie chronique était de 28,86 +/- 30,8 mois. 35 % des cas (n=35) avaient une hépatite C chronique (HVC), 27 % avaient une cirrhose post virale C, 4% avaient une cirrhose post virale B, 11 % des malades avaient une hépatite B chronique (HVB), 5 % avaient une cirrhose biliaire primitive (CBP), 4 % avaient une hépatite auto-immune, 2 % avaient une coïnfection hépatite B et hépatite C et 12 % avaient une cirrhose d’étiologie indéterminée.50 % des cas avaient une fibrose hépatique avancée F4. Parmi les patients cirrhotiques, 72% avaient un score de Child Pugh A, 24% avaient un score de Child B et 4% avaient un score Child C. le taux moyen de la 25-OH vitamine D était de 18,2 ng/ml. Sur le plan ostéodensitométrique, la prévalence de l’ostéoporose était de 45 %, et de l’ostéopénie était de 72 %. L’analyse statistique uni variée des facteurs associés à l’ostéoporose retrouve l’âge avancé (p ≤ 0,001), La ménopause (p ≤ 0,001), la prise prolongée de corticothérapie (p = 0.02), la durée d’évolution de l’hépatopathie de plus de 37,6 mois (p = 0,001) et le déficit de la 25-OH vitamine D (p =0,01). Les facteurs associés à l’ostéopénie étaient le degré de fibrose avancé F4 (p =0.04). Le sexe, l’antécédent de fracture, l’alcoolisme et le tabagisme chronique, l’indice de masse corporelle bas, le type de l’hépatopathie, le taux de l’albuminémie, de calcémie et de phosphorémie n’étaient pas associés à une diminution de la masse osseuse.

Conclusion

Dans notre étude, les malades suivis pour hépatopathie chroniques avaient des troubles du métabolisme osseux avec 45% des cas d’ostéoporose et 72% des cas d’ostéopénie. La prise en charge du statut osseux des patients atteints d’hépatopathie chronique doit devenir une priorité pour l’hépatologue, quand on sait que le risque de fracture est un facteur majeur de morbidité, voire de mortalité qui peut précéder ou compliquer la transplantation hépatique.

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