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19 Sujet du message: AASLD 2015 San Francisco  MessagePosté le: 13 Nov 2015 - 09:10
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A suivre l’AASLD le congrès américain d’hépatologie



… au jour le jour du 13 au 17/11 toutes les actualités.

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Sujet du message: AASLD 2015 San Francisco  MessagePosté le: 15 Nov 2015 - 13:44
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SAN-FRANCISCO ACCUEILLE L’AASLD 2015



J1…
San-Francisco est une ville extraordinaire.

La «VILLE» de toutes les différences et de toutes les tolérances.

Tournée vers l’Asie, à l’Ouest des Etats Unis, elle a été complètement détruite par le célèbre tremblement de terre de 1906, mais a été totalement reconstruite grâce à l’obstination de ses survivants.
Alors si vous êtes sorciers ou superstitieux, ouvrir l’AASLD 2015 un vendredi 13 à San-Francisco est un signe fort.

En se rendant au congrès, on croise les trois singes mascottes de la WHA (World Hepatitis Alliance). Mascottes qui symbolisent l’absence de prise de conscience de la lutte contre les hépatites virales à l’échelon mondial: on ne les voit pas, on ne les entend pas et on n’en dit rien ! Pied de nez de bonne augure pour un congrès où l’on doit faire strictement le contraire, concernant les maladies du foie.

La première journée est traditionnellement consacrée au «post graduate» que l’on peut traduire par formation continue. Lors de cette journée, les scientifiques interviennent pour faire le point sur les connaissances en 2015, puis dès le lendemain c’est le congrès à part entière, la foire aux expériences, aux débats contradictoires, aux idées nouvelles, parfois hurluberlues.

Mais c’est souvent dans la diversité que se cache la vérité. Cette année le post graduate était centré sur l’hypertension portale, complication habituelle de la cirrhose .

Depuis 20 ans, on contrôle mieux les infections virales B et C, qui ont englouti pas mal d’argent, d’énergie, d’hommes et de salive, mais le docteur Abraldes rapporte que dans le même temps, la recherche sur l’hypertension portale n’a pas suscité autant d’engouement.

Certes, on dépiste mieux l’hypertension portale aujourd’hui grâce aux progrès de la gastroscopie, et on utilise les béta bloquants qui ont une réelle efficacité.

Une douzaine d’études ont montré le rôle délétère de l’oxyde nitrique (NO) et la place que pourrait prendre des inhibiteurs de la NO synthétase. Il suffirait de faire baisser de 20% les résistances à l’écoulement sanguin intra-hépatique pour modifier l’hypertension portale.

D’autres cibles sont également à l’étude comme les récepteurs béta –endothéline des cellules endothéliales, ou la sécrétion d’endothéline 1 (ET-1).

D’autre part, le Pr Pietro Invernizzi constatait que le traitement de la cirrhose biliaire primitive (CBP) n’avait pas connu beaucoup de progrès depuis la découverte de l’efficacité de l’acide Ursodesoxycholique(AUDC) en 1987.

Le médecin rappelait que les connaissances étaient encore insuffisantes et que 30 à 40 % des patients avaient une réponse incomplète à l’ AUDC. Pour ces patients, plusieurs combinaisons thérapeutiques ont été essayées avec des corticoïdes, de l’azathioprine, du mycophènolate, mais sans succès. Sur des modèles animaux, on a testé l’IL12, le CXCL10 et les anti CD20 sans grand succès non plus.

Une dizaine d’autres agents sont actuellement testés.

Mais même si on est à la recherche de nouvelles drogues dans la CBP et l’hypertension portale, le traitement des hémorragies par rupture des varices œsophagiennes reste une préoccupation quotidienne.

Alors que le débat entre la sclérothérapie et la ligature dans la prise en charge des varices œsophagiennes est définitivement tranché en faveur de la ligature, on reparle de sclérothérapie par injection de colle biologique comme traitement des varices de l’estomac.

Il reste pourtant choquant de voir des milliers de médecins qui réfléchissent aux techniques de limitation des hémorragies digestives à San-Francisco alors que le sang d’innocents a coulé à Paris.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/11/15/ ... asld-2015/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Nov 2015 - 16:04
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AASLD 2015 J2…ON RENTRE DANS LE VIF DU SUJET…



15 Novembre 2015

Ne vous méprenez pas, entrer dans le vif du sujet ne veut pas dire faire des biopsies hépatiques.

Personne ici ne le remarquera mais la sémantique évolue positivement, avant on parlait de patient en échec, maintenant on parle de patient avec l’expérience du traitement, les autres restant des naïfs, je vous rassure.

Mais tout le monde attendait cette cession sur les nouvelles drogues pas encore validées. On a ainsi beaucoup parlé du grazoprevir et de l’elbasvir. Le Pr Zeuzem reprenait les différentes études phase 2/3 : 1408 patients avaient reçus grazoprevir et elbasvir plus ou moins ribavirine, 801 étaient naifs de tout traitement et 607 étaient en échec d’un traitement par des anti-protéases de première génération. 95% des patients étaient guéris 12 semaines après l’arrêt du traitement. Mais, pour les patients en échec, il était intéressant de chercher les facteurs prédictifs. Aucun facteur prédictif n’était retrouvé chez les patients infectés par un génotype 1B, ni chez les naïfs infectés par un génotype 1A. La charge virale, l’existence et la quantité d’acquisition de variants mutants impactaient les chance de guérison. C’est dans ce groupe où un traitement plus long ou l’adjonction de ribavirine semble intéressant.

On se met alors à rêver de traitement encore plus court, peut être que 8 semaines feraient aussi bien que 12, c’est ce qu’a présenté le Pr Serfaty en s’intéressant à des patients non cirrhotiques infecté par un génotype 1B : 203 patients furent sélectionnés et repartis en 4 groupes de 8 ou 12 semaines de traitement (grazoprevir et elbasvir) avec ou sans ribavirine. Tous les patients étaient naifs et quel que soit le groupe, on obtenait plus de 90 % de guérison. Il semblerait donc qu’en l’absence de cirrhose et en cas d’infection par un génotype 1B, 8 semaines de traitement par grazoprevir/elbasvir et sans ribavirine soient suffisantes.

Zamor quant à lui reprenait les études pour nous dire que les traitements étaient aussi efficaces chez les blancs que chez les noirs !

Thompson communiquait lui sur les génotypes 1A chez qui on obtenait 95 % de guérison et qui démontrait l’intérêt de traiter 16 semaines en ajoutant de la ribavirine pour les patients en échec d’un traitement antérieur afin d’obtenir des taux de guérison comparables.

Elbasha lui démontrait grâce à un modèle mathématique la profonde réduction des complications. Dans le même temps Arduino confirmait l’intérêt et la parfaite tolérance chez le co-infecté. De même, les études pharmacologiques démontraient l’absence d’interaction avec la buprénorphine et les anti secrétoires. Il fallait encore tester cette association chez les injecteur de drogue c’est l’étude C-EDGE CO-STAR qui a répondu a cette question 301 patients ont étés étudiés soit dans un traitement immédiat soit dans un traitement différé mais toujours par 12 semaines de l’association GZR/EBR. Des tests urinaires ont confirmé que 79% consommaient encore des drogues. 97 % ont fini leur traitement et seul 5 patients se sont re-contaminés. Mais au total ce sont 91,5% des patients qui étaient répondeurs virologiques soit des résultats identiques à une population non usagère de drogue. On notera l’inefficacité relative des traitements pour les quelques patients infectés par un génotype 6.

Enfin le Dr Jacobson a présenté des résultats venant de 6 études en ne regardant que les patients cirrhotiques infectés par un génotype 1, 4 ou 6. Chez les patients naïfs, plus de 90% de guérison en 12 semaines alors que chez les patients prés traités, il fallait adjoindre de la ribavirine et traiter pendant 16 à 18 semaines pour avoir des taux de guérison supérieur à 95%. Au final cette combinaison grazoprevir et elbasvir semble prometteuse.

Une autre piste consistait dans l’association ABT 493 et ABT 530, nouvelle combinaison qui se veut active sur tous les virus Matthew a rapporté l’absence d’interaction avec les traitements par méthadone ou buprénorphine ce qui sécurise le traitement des usagers de drogue. Les études Surveyor 1 et 2 ont permis de trouver la dose optimale qui est respectivement de 300 et 120 mg permettant d’obtenir en 12 semaines de 97 % à 100% de guérison virologique.

Il faut également souligner le travail du Dr Rosa sur Créteil qui de 2007 à 2015 a dépisté et suivi 3218 patients précaires en demande d’aide sociale. 78 soit 3,08% était VHC positif et 73 bénéficiaient d’une consultation chez un spécialiste en moins d’un mois et 34% avait spontanément éliminé le VHC. La majorité des patients était en situation illégale et pourtant on a pu obtenir un accès aux soins pour 16 d’entre eux avec un taux d’éradication de 60 en bithérapie interféron/ribavirine.

Les populations précaires et migrantes ont une prévalence trois fois supérieure mais pour autant un travail de proximité permet d’obtenir des prises en soins et des guérisons.

L’INTERVENTION EN POST GRADUATE SUR LES CIBLES DU TRAITEMENT




Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/11/16/ ... d-2015-j2/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Nov 2015 - 16:48
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AASLD 2015 : J3 un inventaire à la Prévert…



Nous aurons l’occasion dans les semaines à venir de reprendre toutes les nouveautés découvertes lors de ce congrès alors pour avoir le maximum d’information je vous propose les scoops sous forme d’un seule phrase sans entrée dans les détails des études ou des présentations .

1/ les transplanteurs se demandent si, chez certains patients au bout d’un certain temps après une greffe, on ne pourrait pas arrêter les traitements anti rejet ?

2/ enfin un espoir dans l’hépatite Delta : l’association d’un traitement par interféron pegylé et REP 2139 testés sur 12 patients caucasien porteur d’hépatite delta s’avère efficace.

3/ Hépatite B et risque de cancer, on démontre qu’un traitement efficace contre le VHB réduit l’apparition du cancer et les chinois démontrent que l’échec thérapeutique est un facteur indépendant de survenu de cancer. Enfin il semblerait que l’Ag HBcr puisse avoir une valeur prédictive d’apparition de cancer

4/ si 95% des cancers du foie surviennent sur cirrhoses qu’elles sont les causes des 5 % restant ? Cette étude multicentrique française montre comme facteurs associés le diabète, le syndrome métabolique, l’infection B et la consommation de tabac.

5/ Hépatite C : on ne compte plus les tentatives pour raccourcir les traitements à 8 semaines, les nouveaux antiviraux qui arrivent permettront de rendre cet objectif courant en dehors de cirrhose. Les vieux malades vont être jaloux.

6/ hépatite C on peut traiter les patients en attente de greffe et dans 16 % des cas cela permettrait de les « délister » (un verbe rare qu’on aime bien)

7/ le café pris au moins à 5 tasses par jours serait un agent anti fibrosant objectif mais ne serait pas actif sur la cirrhose ! Mais a-t-on le droit de mettre du sucre ? Il semblerait également que le café protégerait les buveurs excessifs d’une hépatite alcoolique aigue. Voila pourquoi les débits de boisson s’appellent des cafés ! Ce sont les ancêtres de la réduction des risques !

8/ les patients en attente de greffe serait mal couvert pour les vaccinations contre l’hépatite B. Alors, cirrhotiques, pensez à vous vacciner suffisamment tôt.

9/ Hépatite B et transmission mère /enfant en cas de charge virale forte et chez les mères porteuses de l’Ag HBe, la séro vaccination laisse encore 18% de transmission alors que son association au ténofovir, la réduit à 5,2%

10/ les nouveaux TIPS couverts améliorent la survie des patients sans transplantation hépatique en cas d’ascite réfractaire.

11/ la classification de Child qui était en fait la classification de Child –Turcotte –Pugh a été proposé il y a plus de 40 ans mais jusque là, on n’a pas réussi à faire mieux, mais ça devrait changer. Il n’y a pas que le record du 100 m qui peut évoluer notre vieille classification de Child aussi !

12/ pour les hépatites auto immune, on propose aussi des traitements de deuxième ligne comme le tacrolimus ou le mycophènolate (utilisés en transplantation) mais aussi le méthotrexate à manier avec prudence devant son hépatotoxicité.

13/ Cirrhose virale c guérie virologiquement, le risque de cancer reste présent. A partir de la cohorte des vétérans traités, les modèles mathématiques ont permis d’évaluer le risque à 0,32% de survenue d’un cancer du foie par an. Et plus en cas de diabète ou d’âge avancé.

14/ quand l’alcool garde mauvaise presse. Etude réalisé à partir des données PMSI française il s’avère que les patients avec cirrhose virale C sont mieux pris en charge que ceux porteur d’une cirrhose alcoolique. Etude à poursuivre, on espère que ce n’est pas un délit de facies, y aurait il des différences entre les patients abstinents ou non ?

15/ le dépistage régulier par échographie du cancer du foie sur cirrhose est particulièrement difficile chez des patients précaires. L’envoie de lettres de rappel et d’invitation au dépistage améliorent significativement les choses. On attend les mails et les texto.

16/ La cirrhose biliaire primitive n’est pas en reste et on vous annonce la naissance de l’acide obéticholique, nouveau traitement porteur d’espoir

17/ syndrome métabolique, oui, la vitamine E a sa place en attendant les nouvelles classes thérapeutiques qui montrent des pistes intéressantes comme le GFT505 très prometteur.

18/ on pourrait aussi évoquer l’effet des radiations à Fukushima sur la dysfonction hépatique …

19/ un exposé très technique avec schéma à l’appui et une étude sur les transmissions de l’hépatite C par les fluides rectaux chez les hommes VIH ayant des rapports avec d’autres hommes, où l’on découvre le concept de charge virale rectale..

20/ une marmotte et deux ratons laveurs…

Demain pour la dernière journée nous évoquerons les communications orales de dernières minutes, les scoops seront au rendez vous …

Pascal Mélin




http://www.soshepatites.org/2015/11/17/ ... a-prevert/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Nov 2015 - 16:55
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AASLD 2015 : LES DERNIERES COMMUNICATIONS AVEC LES LATE BREAKING…






Les derniers jours sont traditionnellement réservé au late breaking comprenez les communications de dernières minutes …

Soyons un peu chauvin et évoquons la communication du Pr Christophe Hézode qui a tenté de répondre à la question : comment faut-il traiter les patients hépatite C infectés par un génotype 3 qui sont passé de bon candidat à la guérison par interféron ribavirine a celui de malades qui n’était pas au rendez-vous escompté avec le sofosbuvir. La reprise des données de l’ATU du daclastavir en France tente donc de répondre à la question traitement sofosbuvir et daclatasvir des patients infectés par un 3 avec ou sans ribavirine pendant 3 ou 6 mois. On semble pouvoir se passer de ribavirine sauf pour les cirrhoses. C’est ce que démontrera l’étude ally 3+ dont les résultats préliminaires ont été présentés par Vincent Leroy génotype 3 sofosbuvir daclastavir et ribavirine pendant 12 ou 16 semaines. Les résultats préliminaires montrent une différence significative en faveur des traitements de 16 semaines.

Mais alors qu’on défend l’idée des traitements en 8 semaine on nous propose de rêver a un traitement minute c’est la présentation du Dr Van der Ree une nouvelle classe de médicament le RG -101. 32 patients naïfs infectés par un génotype 1,3 ou 4 le traitement constituait en une seule injection de 2 ou 4 MG/kilo. Il y avait un groupe placebo bien sûr mais dans le groupe des 28 patients ayant reçu le produit actif 6 avait un ARN indétectable 28 semaine après une seule injection soit près de 22% de guérison avec une simple injection, le rêve serait a porté de main dans quelques années l’ensemble dépistage et traitement ne pourrait prendre qu’une heure !!

Présentation de l’étude ASTRAL 1 qui testait une combinaison fixe de sofosbuvir (400 mg) et velpatasvir (100mg) en une prise par jour pour des patients infectés par des génotypes 1/2/4/5/6 avec ou sans cirrhose et avec ou sans échec préalable. Pour les malades avec un génotype 3 une étude spécifique était menée. ASTRAL comprenait 740 patients qui ont été c 12 semaines avec une bonne tolérance et une efficacité pan génotypique de 99% quel que soit le stade de fibrose et l’expérience thérapeutique. Devant de tels résultats on attend des études avec des traitements plus courts.

L’Egypte compte plus de 20 % de sa population infectée et dans 90 % des cas se sont des infections à génotype 4 qui pose le problème de leur prise en charge le Dr Gamal Esmat a présenté les résultats du ravidasvir (PPI 668) un nouvelle inhibiteur anti NS5A actif sur tous les génotypes associés à du sofosbuvir anti NS5B avec ou sans ribavirine. Il faut comprendre que l’hépatite C est un problème majeur en Egypte responsable de plus en plus de complication. Les autorités sanitaire sont donc à la recherche d’un traitement simple bien toléré et efficace. Cette étude compte 300 patients répartis en 3 groupes. Le groupe 1 compte 150 patients aux antécédents de traitement par interféron mais sans cirrhose .Le groupe 2, 70 patients aux antécédents de traitement avec cirrhose. Dans les groupes 1 et 2 les patients était randomisés avec ou sans ribavirine. Le groupe 3, 80 patients, avaient tous une tri thérapie. La tolérance était bonne dans son ensemble mais on a découvert des épisodes de bradycardie. Toutes les phases de surveillance ne sont pas terminé mais l’adjonction de la ribavirine ne semble pas apporter de résultats supplémentaire, et au global on attendra les résultats définitif mais il semble bien que l’efficacité soit au rendez-vous avec plus de 94% de guérison.

L’hépatite B avait aussi sa place dans les last-breaking. Les résultats de la nouvelle molécule ARC-520 a été présenté dans le cadre d’une étude de phase 2. ARC 520 est une nouvelle famille thérapeutique aves une action sur ARN messager. Dans cette étude 58 patients ont été traités dont 10 par placebo. Cette molécule a pu diviser par 100 la production de virus avec une tolérance satisfaisante. D’autres études sont bien sur nécessaire avec peut être des combinaisons thérapeutiques. Une autre étude de phase 1 B portait sur le NVR 3-778, premier inhibiteur de corps du VHB chez des patients porteurs de l’Ag Hbe. Ce sont 44 patients qui ont étaient traités répartis en 4 groupes recevant des doses différentes. La dose de 600 mg sera retenue pour les études ultérieures car elle est efficace et bien tolérée.

Mais un des problèmes est maintenant comment faut-il traité les patients en échec de ces nouvelles thérapies. C’était le support de l’étude C-SWIFT pour les patients en échec d’un traitement parelbasvir/grazopravir et sofosbuvir pendant 4,6 ou 8 semaines les patients recevait le même traitement pour 12 semaines avec adjonction de ribavirine sur les 25 patients enrôlés dans cette étude tous les patients était non virémiques. A la fin du traitement et à 4 semaines de surveillance 23 patients sur 23 soit 100 % étaient toujours répondeurs virologiques. Ces résultats sont spectaculaires et rassurants mais ils posent la question du cout !

Enfin l’étude ASTRAL 4 traitait uniquement des patients avec cirrhose décompensée par une association SOFOSBUVIR/VELPATASVIR . Ce sont 227 patient répartis en 3 groupes sof/vel pendant 12 semaines puis sof /vel et riba pendant 12 semaines et enfin sof/vel et riba pendant 24 semaines. Les résultats étaient de 83 % de guérison virologique dans le groupe 1 contre 94 ; 3 dans le groupe 2. Les résultats dans le groupe 3 étaient moins bons pour des problèmes de tolérance.

Voilà ma vision de l’AASLD, est bien sur partisane mais maintenant il faut traduire tous ces résultats en action cohérente. Nous allons bien sur reprendre les milliers de communication et reviendrons vous présenter mes oublis …

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/11/18/ ... -breaking/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Déc 2015 - 21:48
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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Déc 2015 - 21:56
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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Déc 2015 - 22:09
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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Déc 2015 - 22:18
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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Déc 2015 - 22:24
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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Déc 2015 - 22:37
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