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Sujet du message: IAS 2015 Vancouver  MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 01:56
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Du 19 au 22 juillet 2015, une chronique à 4 mains écrite par les Drs Hélène Leroy (posters) et Cédric Arvieux (sessions orales), financée par le COREVIH-Bretagne et le programme de coopération internationale du CHU de Rennes.

Vous pouvez avoir un aperçu du programme ICI ou télécharger les applications de programme pour iPhone ou Google Phone sur les sites dédiés.

C'est l'été à Vancouver et le Canada nous accueille avec un soleil exceptionnel et 32°C au thermomètre. Comme pour chaque grande conférence sur le VIH, le COREVIH-Bretagne vous propose une chronique partiale et partielle des sessions de la Conférence 2015 de la Société Internationale de lutte contre le Sida sur la pathogénie du VIH (IAS2015). Petite nouveauté cette année, nous tentons une chronique avec deux rédacteurs afin de pouvoir faire bénéficier les lecteurs de comptes-rendus des sessions de posters. Cette conférence, de taille plus modeste que le congrès mondial avec lequel elle alterne une année sur deux, est l'occasion de faire le point sur la situation mondiale en matière de lutte contre le VIH. La tenue de la conférence concorde cette année avec la sortie du tout nouveau rapport de l'ONUSIDA sur l'état du VIH dans le monde (lecture recommandée pour l'été, l'ONUSIDA a fait des efforts tout particuliers pour en améliorer la lisibilité). Le rapport 2015 de l'ONUSIDA (520 pages !) intitulé "Comment le SIDA a tout changé" peut être téléchargé ICI (en anglais seulement pour l'instant...).

Bonne lecture... et comme d'habitude, nous sommes preneur des critiques, encouragements, commentaires à adresser ici.

Dr Cédric Arvieux - COREVIH Bretagne
Dr Hélène Leroy - Réseau Louis Guilloux

Dimanche 19 juillet :

http://www.corevih-bretagne.fr/bibliotheque/?p=239

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Sujet du message: IAS 2015 Vancouver  MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 05:39
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L’épidémie de VIH/sida en croissance constante au Canada

L’épidémie de VIH/sida est en croissance constante au pays et une forte proportion des malades ne savent pas qu’ils sont porteurs du virus, d’après de nouvelles données obtenues par Le Journal.

À l’heure actuelle, 75 000 Canadiens seraient porteurs du virus. Parmi eux, 25 % ne le sauraient pas, puisqu’ils n’ont jamais fait de test de dépistage ou sont en attente du résultat, révèle ViiV Soins de santé Canada, une société vouée à la recherche sur le virus et fondée par trois entreprises pharmaceutiques, sur la base de recoupements statistiques entre provinces.
«Les gens qui ne savent pas qu’ils sont atteints peuvent transmettre le virus», souligne Sébastien Le Roux, directeur général de ViiV Soins de santé Canada.
Cette transmission rampante du VIH, combinée au vieillissement des malades, qui ont aujourd’hui une espérance de vie prolongée grâce aux médicaments antirétroviraux, se traduit par une croissance du nombre de personnes infectées.

Autochtones plus touchés :


«Il n’y a pas une flambée de l’épidémie, mais il y a une croissance constante du nombre de cas», indique M. Le Roux. Chaque année, on compte ainsi environ 2 % plus de Canadiens infectés.
Ces chiffres cachent cependant de profondes inégalités d’une région du pays à l’autre. Le taux d’infection au VIH est, par exemple, 11 fois plus élevé que la moyenne nationale chez les autochtones du nord de la Saskatchewan. Ainsi, 3,5 % de la population de la Première Nation Ahtahkakoop est infectée, soit un taux comparable à celui observé dans certains pays africains comme le Nigeria.
L’utilisation de drogues injectables serait la principale catégorie d’exposition au VIH chez les autochtones, d’après le Réseau canadien autochtone du sida.

Méconnaissance du virus :


Globalement, Santé Canada estime qu’il y a 64 nouvelles infections pour 100 000 habitants dans les réserves autochtones, contre 5,9 cas pour 100 000 dans le reste du pays.
Pourtant, la majorité des Canadiens (60 %) ne se considèrent pas comme étant à risque de contracter le virus de l’immunodéficience humaine, d’après un sondage commandé par ViiV.
Bien que 80 % des Canadiens disent savoir comment se transmet le virus, 28 % affirment qu’on peut l’attraper par un baiser sur la bouche et 18 % en buvant dans le même verre qu’une personne infectée.
Cette méconnaissance du virus n’est cependant pas propre au Canada. En Belgique, 6 étudiants sur 10 pensent en effet que les moustiques sont des vecteurs du virus, d’après une étude de l’Université de Gand.
L’usage du condom ne serait cependant pas en recul au pays, d’après Statistique Canada. En 2009-2010, 68 % des jeunes sexuellement actifs de 15 à 24 ans ont déclaré s’être servis d’un condom lors de leur dernière relation sexuelle, contre 62 % en 2003.
Le sondage Léger commandé par ViiV a été mené en ligne auprès de 1507 Canadiens entre le 6 et le 9 juillet. Sa marge d’erreur est de ± 2,5%, 19 fois sur 29.



http://www.journaldemontreal.com/2015/0 ... -au-canada

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Sujet du message: IAS 2015 Vancouver  MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 05:40
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VIH : les personnes atteintes du Sida vivent 20 ans de plus qu'en 2001

Un meilleur accès aux médicaments antirétroviraux a prolongé l'espérance de vie des personnes atteintes du Sida. Leur espérance de vie a augmenté de 20 ans depuis 2001.

Selon un récent rapport de l'Organisation des Nations Unies (ONU), les personnes vivant avec le virus du Sida peuvent espérer vivre 20 ans de plus que celles qui ont été diagnostiquées en 2001. Ce gain d'espérance de vie est essentiellement dû à des médicaments antirétroviraux plus facilement disponibles et moins coûteux. En 2001, environ 700 000 malades avaient accès aux traitement antirétroviraux. En 2015, 15 millions de malades y ont accès. "C'est l'une des plus grandes réalisations de l'histoire de la santé mondiale" a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA.

En moyenne, une personne séropositive peut espérer vivre pendant 55 ans après le diagnostic, selon le rapport de l'Onu. Mais en dépit de ces nouvelles positives, les experts soulignent que la maladie pourrait faire un retour spectaculaire si l'on n'augmente pas les financements accordés à la recherche. A ce titre, l'ONU demande que 32 milliards de dollars (29 milliards d'euros) soient désormais investis chaque année d'ici à 2020, contre plus de 21,7 milliards prévus pour cette année. "Les cinq prochaines années seront cruciales pour éviter un rebond de l'épidémie de Sida. Nous avons fait plier la courbe de progression de la maladie mais nous ne l'avons pas rompue" insiste Michel Sidibé.

Selon l'ONUSIDA, entre 34,3 millions et 41,4 millions de personnes vivent avec le VIH. La majeure partie de la population VIH-positive du monde est africaine: entre 24 millions et 28,7 millions de personnes séropositives vivent en Afrique sub-saharienne. Cependant, le nombre de décès liés au sida a chuté de 48% en Afrique sub-saharienne depuis 2000.

http://www.topsante.com/medecine/maladi ... 001-251963

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Sujet du message: IAS 2015 Vancouver  MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 05:47
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C'est une première mondiale. Une jeune Française de 18 ans infectée par le virus du sida (VIH) pendant la grossesse de sa mère est en rémission. C'est que rapporte une étude française présentée lundi 20 juillet par le Dr Asier Sáez-Cirión de l'Institut Pasteur, à la 8e conférence sur la pathogenèse du VIH qui se tient jusqu'à mercredi à Vancouver.

Que faut-il comprendre de cette annonce ? "L'Obs" fait le point.

# Que sait-on de la jeune française de 18 ans ?

L'observation présentée a été réalisée sur une enfant née en 1996 "infectée en fin de grossesse ou à l'accouchement alors que sa mère avait une charge virale [la quantité de virus présents dans le sang, NDLR] non contrôlée".

L'enfant a été immédiatement traité par l'antirétroviral zidovudine pendant six semaines et diagnostiquée porteuse du VIH "un mois après sa naissance", selon les travaux menés par l'Institut Pasteur, l'Inserm et l'Assistance publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP).

"Deux mois plus tard, et suite à l'arrêt programmé du traitement prophylactique, elle présentait une charge virale très élevée, conduisant à la mise en route d'un traitement associant quatre antirétroviraux" pendant les six premières années de sa vie, explique le Dr Sáez-Cirión.

L'enfant a ensuite "été perdue de vue" par le corps médical et "sa famille a décidé d'interrompre la prise des antirétroviraux".

"Revue un an plus tard" par l'équipe médicale, la petite fille "avait une charge virale indétectable [soit moins de 50 copies d'ARN-VIH par ml de sang, NDLR]" et il a été alors décidé de "ne pas reprendre le traitement", a noté l'étude.

# Pourquoi son cas est-il unique ?

Maintenant âgée d'un peu plus de 18 ans, cette jeune femme "présente toujours une charge virale indétectable sans avoir jamais repris d'antirétroviraux".

"Son nombre de lymphocytes [cellules responsables de la mémoire immunitaire contre les maladies, NDLR] CD4 est resté stable tout au long de ces années", ont relevé les scientifiques.

La jeune femme "ne présente aucun des facteurs génétiques connus pour être associés à un contrôle naturel de l'infection", relève le Dr Asier Sáez-Cirión. Il assure que "c'est le fait d'avoir reçu très tôt après sa contamination une combinaison d'antirétroviraux qui lui permet d'être en rémission virologique depuis aussi longtemps".

L'étude apporte "la preuve du concept qu'une rémission à long terme est, comme chez l'adulte, possible chez l'enfant".

# Quel est l'enjeu derrière la présentation du cas de la jeune française ?

Ce premier cas mondial montre "qu'une rémission prolongée après un traitement précoce peut être obtenue chez un enfant infecté par le VIH depuis la naissance", selon l'étude française

Le concept de rémission à long terme après la prise d'antirétroviraux, soulignant l'importance d'un traitement précoce pour contrôler l'infection par le VIH, avait déjà été mis en évidence par l'étude ANRS Visconti publiée en 2013.

Le Dr Sáez-Cirión recommande toutefois de ne pas stopper un traitement antirétroviral en dehors d'essais cliniques, que ce soit chez l'enfant ou chez l'adulte.

Il se base pour cette recommandation sur le cas d'un nourrisson infecté par le VIH aux Etats-Unis et traité précocement "dont la rémission n'avait été que de 27 mois après l'arrêt du traitement antirétroviral".

Si le cas de la jeune femme "est un fait clinique majeur qui ouvre de nouvelles perspectives de recherche", il est cependant à souligner que "cette rémission ne doit toutefois pas être assimilée à une guérison", fait valoir le professeur Jean-François Delfraissy, directeur de l'ANRS, groupement de chercheurs de toutes disciplines sur le sida et les hépatites virales.

"Cette jeune femme reste infectée par le VIH et il est impossible de prédire l'évolution de son état de santé", ajoute-t-il. Toutefois, ce cas permet de plaider "en faveur d'une mise sous traitement antirétroviral de tous les enfants nés de mères séropositives le plus tôt possible après la naissance".

http://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20 ... e-vih.html

Communiqué de l'ANRS :

http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... enfant.pdf

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Sujet du message: IAS 2015 Vancouver  MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 05:50
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lundi 20 juillet 2015

http://www.corevih-bretagne.fr/bibliotheque/?p=239

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Sujet du message: IAS 2015 Vancouver  MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 10:28
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VIH: Comment il bride le système immunitaire

PLoS Pathogens

Ces scientifiques canadiens viennent de faire une découverte qui peut contribuer à expliquer comment le VIH échappe aux réponses antivirales de l'organisme. Cette percée scientifique, présentée dans la revue PLoS Pathogens et qui sera présenté lors de conférence de l'IAS 2015 à Vancouver, révèle un des secrets de la persistance du virus et ouvre la voie à de toutes nouvelles stratégies de prévention et de traitement.
L'objectif de l'étude était de déterminer comment le VIH parvient à échapper aux réponses antivirales dans la période initiale de l'infection, ou stade de l'infection aiguë, durant laquelle il « prend position » dans le corps. Ce stade est évidemment considéré comme une période critique pour déterminer la complexité, l'étendue et la progression de la maladie. C’est également durant cette période que le VIH développe une infection latente en s’installant dans les réservoirs cellulaires. Ces réservoirs viraux, qui dissimulent le virus hors de vue du système immunitaire (et des médicaments antiviraux), constituent l’obstacle principal de la guérison.

Cette découverte de l’équipe de l’Institut de recherches cliniques de Montréal, dirigée par le Dr Eric A. Cohen, virologue moléculaire montre comment une protéine du VIH nommée Vpu trompe le système immunitaire en utilisant son propre processus de réglementation pour se soustraire à la première ligne de défense de l’hôte. Dans ce processus, un groupe de protéines appelées collectivement interférons de type 1, qui constituent la première ligne de défense du système immunitaire contre les infections virales. Ces protéines sont connues pour leur rôle bénéfique dans les premiers stades de l'infection mais le problème…explique l’auteur, est que le VIH est parvenu à développer des mécanismes pour réprimer cette réponse des interférons…

Ces cellules immunitaires pDCs qui produisent les interférons : Jusqu'à présent, on en savait peu sur ces mécanismes de répression des interférons. La plupart de l'interféron est produit par une très petite population de cellules immunitaires appelées pDC (cellules dendritiques plasmacytoïdes), chargées de développer une défense immédiate contre les infections. Les pDC patrouillent le corps pour détecter les envahisseurs et, quand elles reconnaissent la présence d'un pathogène, elles sécrètent l'interféron. L'interféron déclenche alors un large éventail de mécanismes de défense dans les cellules voisines, créant un état antiviral qui empêche la diffusion et, finalement, l'expansion du virus.

Et quand pDCs rencontre VIH ? Quand les cellules immunitaires pDCs rencontrent les cellules infectées par le VIH, la production de l'interféron est réglementée par une protéine située à la surface de la cellule infectée appelée « BST2», qui se lie et active un récepteur appelé ILT7 qui se trouve sur la surface de pDC, laquelle, à son tour, envoie un signal qui supprime la production de l'interféron et arrête les fonctions défensives. Mais, curieusement, BST2 restreint aussi la production de VIH en piégeant le virus à la surface de la cellule qu’il sorte des cellules infectées et l’empêche ainsi de se diffuser. Cependant, en fin de compte, c’est le virus VIH qui utilise la protéine Vpu pour contrer l’activité antivirale de BST2.

2 nouvelles cibles prometteuses : Le VIH exploite ainsi le processus existant entre BST2 et ILT7 pour limiter la réponse antivirale de l'organisme, ce qui permet au virus de se propager et à la persistance de l’infection. Ces résultats apportent ainsi de nouvelles clés pour booster les réponses antivirales durant les premiers stades de l'infection. En bloquant l'action de Vpu, par exemple, ou en facilitant le travail des pDCs. 2 nouvelles cibles donc, prometteuses, pour de nouvelles stratégies thérapeutiques. Et, comme concluent les auteurs, c’est une lacune importante dans compréhension de « l’installation » du virus, qui vient d’être comblée.

Rappelons cette étude récemment publiée dans les PNAS, qui dévoilait le rôle clé de 2 protéines, Nef et Vpu, de gardes du corps du virus et ouvrait déjà une fenêtre pour s’attaquer aux réservoirs du virus.

Source: PLOS Pathogens July 14, 2015 DOI: 10.1371/journal.ppat.1005024 Vpu Exploits the Cross-Talk between BST2 and the ILT7 Receptor to Suppress Anti-HIV-1 Responses by Plasmacytoid Dendritic Cells

http://journals.plos.org/plospathogens/ ... at.1005024

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Sujet du message: IAS 2015 Vancouver  MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 10:35
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Une étude danoise soulève des questions par rapport au vieillissement accéléré lié au VIH

http://www.catie.ca/fr/nouvellescatie/2 ... re-lie-vih

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Sujet du message: IAS 2015 Vancouver  MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 12:42
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Antiviraux à action directe anti-hépatite C Premières données d’efficacité dans la « vraie vie » chez les patients co-infectés VIH/VHC



Les antiviraux à action directe (ADD) sont en train de révolutionner le traitement de l’hépatite C. Des résultats de la cohorte ANRS HEPAVIH confirment pour la première fois dans la « vraie vie » leur efficacité chez les patients co-infectés par le VIH et le VHC. 12 semaines après l’arrêt du traitement, le taux de guérison est de 93% et le traitement s’avère bien toléré. Ces résultats sont présentés par le Pr Dominique Salmon (service de médecine interne et de maladies infectieuses, Hôpital Cochin, AP-HP, Paris) à l’occasion de la 8e conférence sur la Pathogénèse du VIH, le Traitement et la Prévention organisée par l’International Aids Society (IAS) du 19 au 22 juillet à Vancouver au Canada.

La co-infection VIH/VHC entraîne une évolution plus rapide de l’hépatite C chronique, avec un risque de cirrhose 2 à 5 fois plus élevé par rapport à la mono-infection par le VHC. De plus, les traitements concomitants du VIH et du VHC exposent à des risques d’interactions médicamenteuses. Des essais thérapeutiques ont mis en évidence une efficacité des antiviraux à action directe (AAD) similaires à celle observée chez des patients mono-infectés. Il était important de confirmer ces résultats hors essais thérapeutiques, « en vie réelle », et c’est chose faite avec une cohorte de l’ANRS (France REcherche Nord&sud Sida-hiv Hépatites). Avec plus de 1600 patients répartis dans 27 centres cliniques, la cohorte ANRS HEPAVIH est l’une des plus importantes cohortes au monde de patients co-infectés par le VIH et le VHC. Son objectif est d’étudier les caractéristiques des patients co-infectés pris en charge et l’accès, la réponse et la tolérance aux nouvelles molécules anti-VHC.

Au sein de la cohorte ANRS HEPAVIH, le Pr Dominique Salmon (service de médecine interne et de maladies infectieuses, Hôpital Cochin, AP-HP, Paris) et ses collègues ont analysé les données portant sur 76 patients co-infectés pour lesquels on avait un recul suffisant pour pouvoir évaluer la guérison. Une majorité d’entre eux (86%) présentaient un bon contrôle de leur infection par le VIH sous antirétroviraux. En revanche, la plupart présentaient une hépatite C chronique à un stade avancé : 80% avaient une cirrhose et 78% étaient en échec d’un précédent traitement. Le VHC était de génotype 1 chez 61% et de génotype 4 chez 22%.

Ces patients ont reçu un traitement comprenant un ou deux AAD, associés ou non à la ribavirine, pour une durée de 12 ou 24 semaines. Au terme de leur traitement, 100% des patients ont présenté une réponse virologique soutenue (charge virale VHC négative). Toutefois, cinq rechutes sont survenues au cours des 12 semaines qui ont suivi la fin du traitement. Le taux d’efficacité observé est ainsi de 93%. Cette efficacité est similaire que les patients présentent ou non une cirrhose et quel que soit le génotype du VHC. Elle ne diffère pas selon que les patients aient reçu ou non de la ribavirine et aient été traités pendant 12 ou 24 semaines.

La tolérance des AAD a été bonne, avec seulement 38% des patients ayant présenté un ou plusieurs effets indésirables liés au traitement (une anémie dans 30% des cas) ; seul un patient a été contraint d’arrêter son traitement prématurément.

« Ces résultats confirment pour la première fois les très bonnes efficacité et tolérance des ADD chez des patients co-infectés suivis dans les conditions de la « vraie vie », explique le Pr Dominique Salmon. L’efficacité observée est similaire à celle rapportée dans les essais thérapeutiques, alors que dans notre population d’étude la plupart de nos patients présentaient une hépatite C chronique à un stade avancé. Ces données de la cohorte ANRS HEPAVIH valident les recommandations actuelles en faveur d’un traitement par AAD chez tous les patients co-infectés, y compris et surtout, pour ceux qui présentent une hépatite chronique au stade de cirrhose. »
Les cinq rechutes observées dans la cohorte incitent toutefois à une surveillance renforcée des patients co-infectés. « Ces rechutes sont toutes survenues une fois le traitement terminé, précise le Pr Salmon. Il est donc indispensable d’instaurer un suivi rapproché des patients traités par AAD, même après une réponse virologique complète à l’issue du traitement et d’étudier quels sont les facteurs prédictifs de ces rechutes afin de pouvoir les éviter».

Abstract
Use of oral DAA-based regimens in HIV-HCV co-infected patients in a real life setting – Interim analysis from the ANRS CO13 HEPAVIH cohort

D Salmon, K Lacombe, L Esterle, C Gilbert, L Piroth, F Bani Sadr, L Alric, H Aumaitre, E Billaud, J Chas, S Dominguez, A Gervais, C Lascoux-Combe, P Miaihles, D Neau, I Poizot-Martin, E Rosenthal, D Zucman, F Dabis, P Sogni, L Wittkop. 8th IAS Conference on HIV Pathogenesis, Treatment and Prevention, 19-22 juillet 2015, Vancouver (Canada), poster n°TULBPE09.



1APHP -Hôpital Cochin, Service de Médecine Interne et Pathologie Infectieuse VIH, Paris, France, 2Université Paris Descartes, Paris, France, 3APHP -Hôpital Saint Antoine, Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, Paris, France, 4Université UPMC, Paris, France, 5Inserm U897 -

Epidémiologie-Biostatistique, ISPED, Université Bordeaux, Bordeaux, France, 6CHU Dijon, Département d'Infectiologie, Dijon, France, 7CHU Reims - Hôpital Robert Debré, Service de Médecine interne et de Maladies Infectieuses et Tropicales, Reims, France, 8CHU Toulouse - Hôpital Purpan, Service de Médecine interne, Toulouse, France, 9CH Perpignan, Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, Perpignan, France, 10CHU Nantes, Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, Nantes, France, 11APHP - Hôpital Tenon, Maladies Infectieuses et Tropicales, Paris, France, 12APHP - Hôpital Henri Mondor, Immunologie clinique et maladies infectieuses, Créteil, France, 13APHP-Hôpital Bichat Claude Bernard, Maladies infectieuses et tropicales Hépato-gastro-entérologie, Paris, France, 14APHP - Hôpital Saint Louis, Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, Paris, France, 15CHU Lyon, Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, Lyon, France, 16CHU Bordeaux, Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, Paris, France, 17APHM-Hôpital Sainte Marguerite, 9Service d'Immuno-Hématologie Clinique, Marseille, France, 18CHU Nice - Hôpital L'Archet 1, Service de Médecine interne Cancérologie, Nice, France, 19Hôpital Foch, Médecine interne, Suresnes, France, 20Université de Bordeaux, Inserm U897- Epidémiologie-Biostatistique, ISPED, Bordeaux, France, 21CHU de Bordeaux, Bordeaux, France, 22APHP - Hôpital Cochin, Département des maladies du foie - Hépatologie, Paris, France

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Dernière édition par fil le 22 Jl 2015 - 14:04; édité 1 fois
 
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Sujet du message: IAS 2015 Vancouver  MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 12:51
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Mettre fin à l’épidémie de VIH d’ici 2030 ? Une étude montre qu’il reste beaucoup à faire



Alors que les programmes d’accès aux antirétroviraux en Afrique du Sud ont été mis en place depuis 2005, une étude réalisée dans le township d’Orange Farm, avec le soutien de l’ANRS (France REcherche, Nord&sud Sida-hiv Hépatites), montre que ces programmes sont sous-optimaux pour espérer obtenir, dans l’avenir, une diminution significative de l’incidence de l’infection par le VIH dans la population. Des efforts redoublés doivent donc être mis en place pour inciter les personnes à se faire dépister et, si elles sont séropositives, à entrer dans les programmes d’accès aux soins. Ces résultats sont présentés en communication orale lors de la 8e conférence sur la Pathogénèse du VIH, le Traitement et la Prévention qui est organisée par l’International Aids Society (IAS) du 19 au 22 juillet prochains à Vancouver au Canada .



Le succès de la lutte contre l’épidémie du VIH repose sur une « cascade de soins » : accès au dépistage, accès aux soins et aux traitements antirétroviraux pour les personnes séropositives, maintien dans les filières de soins afin notamment de favoriser leur observance. L’objectif est au final que le plus grand nombre possible de personnes infectées par le VIH soient en succès virologique, c’est-à-dire présentent une charge virale (quantité de virus présents dans le sang) indétectable, ce qui limite de façon importante les risques de transmission du VIH

En novembre 2014, l’ONUSIDA a défini de nouveaux objectifs publiés dans le rapport « Accélérer : mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030». Pour ce faire il faudrait à l’horizon 2020 atteindre l’objectif 90-90-90 : 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur séropositivité, 90 % des personnes conscientes de leur séropositivité ont accès au traitement, et 90 % des personnes sous traitement atteignent des niveaux de VIH indétectables dans leur organisme.

Sommes-nous sur la bonne voie pour y parvenir? Une étude menée en 2012 à Orange Farm en Afrique du Sud par l’équipe du Pr Bertran Auvert (CESP INSERM-UVSQ UMRS 1018, Université Versailles Saint-Quentin, Versailles) montre que de substantiels efforts doivent être engagés pour espérer accéder à cet objectif.

Orange Farm est une région bénéficiant non seulement des programmes d’accès aux antirétroviraux nationaux mais également des programmes de recherche de l’ANRS (France REcherche Nord&sud Sida-hiv Hépatites) sur la circoncision masculine[1]. Cette région concentre donc des programmes visant à favoriser le recours au dépistage, la prise en charge des personnes infectées et la prévention de la transmission. 6766 hommes et femmes représentatifs de la population ont été inclus dans cette étude.

Au total, 40% des hommes et 20% des femmes ont déclaré n’avoir jamais été testés pour le VIH. Les chercheurs mettent aussi en évidence une prévalence particulièrement élevée de l’infection dans cette population : 30% des femmes et 17% des hommes étaient séropositifs. 27% parmi les femmes et 17,5% parmi les hommes présentaient une charge virale indétectable. Dans les classes d’âge les plus sexuellement actives, cette proportion passait à 16% pour les femmes séropositives âgées de 18 à 29 ans et à 8% pour les hommes séropositifs âgés de 25 à 34 ans.

Pour Kévin Jean (CESP Inserm-UVSQ UMRS 1018, Villejuif), qui a réalisé l’analyse statistique de l’étude, la raison de cette situation est simple : « dans la population de l’étude, trop peu de personnes vivant avec le VIH prenaient un traitement antirétroviral. C’était le cas de seulement 30,5% des femmes séropositives et de 21% des hommes séropositifs. »

« Même dans une région où les investissements dans la lutte contre le VIH sont importants avec un programme national de lutte contre le sida et des programme de recherche, ces données recueillies en 2012 montrent que ces efforts restent très insuffisants pour espérer réduire, dans l’avenir, la transmission du VIH et donc la survenue de nouveaux cas, explique le Pr Bertran Auvert. La difficulté vient du fait que les personnes séropositives ne sont pas suffisamment diagnostiquées, et, quand elles le sont, elles rencontrent des difficultés à initier un traitement ARV. »

« Ces résultats montrent que l’efficacité des programmes de dépistage et de prise en charge du VIH reste encore insuffisante. Leur intensification pourra seule faire espérer obtenir une diminution de l’incidence du VIH telle que définie par l’initiative de l’ONUSIDA » indique de son côté le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS.

Abstract

Level of viral suppression and cascade of HIV care in a South-African semi-urban setting in 2012


Kévin Jean1, Adrian Puren2, Ewalde Cutler2, Beverley Singh2, Venessa Maseko2, Julie Bouscaillou1, Reathe Rain-Taljaard3, Dirk Taljaard4, Pascale Lissouba1, David Lewis5, Gilles Peytavin6, Bertran Auvert1,7,8 . 8th IAS Conference on HIV Pathogenesis, Treatment and Prevention, 19-22 juillet 2015, Vancouver (Canada), abstract n°, communication orale le 20/07/2015

1CESP INSERM-UVSQ UMRS-1018, Villejuif, France; 2National Institute for Communicable Diseases (NICD) of the National Health Laboratory Services, Johannesburg, South Africa; 3Progressus, Johannesburg, South Africa; 4Chaps, Johannesburg, South Africa; 5University of the Witwatersrand, Johannesburg, South Africa; 5Centre for Infectious Diseases and Microbiology - Marie Bashir Institute for Infectious Diseases and Biosecurity, Westmead Clinical School, University of Sydney, Australia; 6CHU Bichat-Cl Bernard. Paris – France; 7University of Versailles-Saint-Quentin, Versailles; 8Assistance Publique- Hôpitaux de Paris, Hôpital Ambroise-Paré, Boulogne, France

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Sujet du message: IAS 2015 Vancouver  MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 15:03
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IAS 2015: L'organisation mondiale de la Santé à recommander un traitement VIH pour tous



L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) émettra de nouvelles directives de traitement du VIH plus tard cette année , recommander un traitement pour tous, indépendamment de la numération des CD4, le Dr Meg Doherty du Département VIH / SIDA de l'OMS lors d'une réunion par satellite avant le 8ème International AIDS Society Conférence (IAS 2015) à Vancouver ce dimanche.
La nouvelle recommandation suit les résultats de deux grands essais randomisés, temprano et DÉPART , tous deux sortis en 2015, qui a montré que de commencer le traitement à un taux de CD4 supérieur à 500 cellules / mm 3 a entraîné des décès de maladies moins graves et liés au sida que si le traitement était différé.
Les nouvelles lignes directrices, fondées sur l'examen systématique des essais et des données de cohorte observationnelles présentées depuis la publication de lignes directrices de traitement antirétroviral consolidés de l'OMS en 2013, recommande:
• Le traitement pour tous les adultes et adolescents, indépendamment de la numération des CD4, en priorité ceux avec un taux de CD4 inférieur à 350 cellules / mm 3 et avec les maladies définissant le sida;
• Le traitement de tous les enfants vivant avec le VIH;
• Le traitement de toutes les femmes enceintes vivant avec le VIH, conduisant à un traitement à vie (option B +);
• La prophylaxie pré-exposition (PrEP) devrait être offerte comme un choix de prévention supplémentaire pour les personnes à risque élevé d'infection à VIH.
Les nouvelles lignes directrices vont prêter davantage de poids à l' objectif de l'ONUSIDA 90-90-90 , qui vise à diagnostiquer 90% des personnes atteintes du VIH, de traiter 90% des personnes diagnostiquées, et d'atteindre une charge virale indétectable chez 90% des personnes sous traitement d'ici 2020.

ONUSIDA a annoncé la semaine dernière que sa précédente cible de l'accès au traitement - 15 millions de personnes sous traitement d'ici à 2015 - a été dépassé en Mars 2015 À la fin de 2014, 40% des personnes vivant avec le VIH étaient sous traitement dans le monde entier..

Le nouvel objectif implique que 36,9 millions de personnes auront besoin de recevoir un traitement antirétroviral d'ici à 2020. Les nouvelles lignes directrices présentera des défis majeurs pour les pays, mais la preuve présentée samedi lors d'une réunion pré-conférence le traitement comme prévention montre que le 90-90-90 cible est déjà à portée de main pour certains pays africains.

De même, le Brésil fait des progrès rapides vers la fourniture de traitements pour tout le monde avec le VIH depuis changeant son orientation nationale à la fin de 2013, a déclaré Fabio Mesquita du ministère brésilien de la Santé. Le nombre de personnes entamant un traitement a augmenté de 30% en 2014, à 74.000 en 1 an. Pour atteindre son objectif 90-90-90, le Brésil a besoin pour traiter 177 000 d'ici 2020, et de diagnostiquer environ 71 000 qui ne connaissent pas leur statut sérologique.
On estime que 1 à 6 personnes sous traitement antirétroviral vivront en Afrique du Sud, où 6 millions de personnes auront besoin de traitement en 2020. Professeur Salim Abdool Karim du Centre pour le Programme SIDA de la recherche en Afrique du Sud (CAPRISA) a déclaré que pour le Sud Afrique "le plus grand défi est d'obtenir le service de santé à relever le défi, en termes de capacité de gestion, les fournisseurs de soins de santé, de prévenir les ruptures de stock."

Les changements dans les directives de traitement ne sont pas le seul facteur qui permettra d'améliorer l'impact du traitement, . L'analyse des données épidémiologiques en provenance d'Afrique sub-saharienne suggèrent que près de 35% -40% des décès dus au sida se produisent chez les personnes qui ont été diagnostiqués avec le VIH, mais jamais liées aux soins, ou qui deviennent désengagée des soins, et cette proportion est susceptible d'augmenter que la population non diagnostiquée diminue, a déclaré le professeur Timothy Hallett de Imperial College de Londres.

La Modélisation par un partenariat international de chercheurs montre que les décès du SIDA pourraient être réduits de 6% et 14% en offrant un traitement où les gens vivant avec le VIH présentés aux services de santé, dit le professeur Hallett . La réduction du nombre de décès se produirait pas comme une conséquence d'un traitement précoce, mais comme un résultat d'empêcher la perte de soins, en insistant sur l'importance d'identifier les meilleures méthodes d'amélioration de liaison aux soins et la rétention dans les soins.
Les nouvelles lignes directrices seront également envisager comment intégrer l'utilisation de l'éfavirenz à faible dose (Sustiva) et les inhibiteurs de l'intégrase - en particulier dolutégravir (Tivicay) - dans les soins cliniques. Environ les deux tiers des personnes sur la première ligne de traitement du VIH dans le monde entier prennent de l'éfavirenz, qui est très puissant et largement disponibles dans les formulations génériques à faible coût. Il a quelques inconvénients, cependant, y compris l'interaction avec la rifampicine antituberculeux, ce qui complique le dosage, et un cluster d'effets secondaires neuropsychiatriques tels que troubles de sommeil, des étourdissements et la dépression, ce qui rend difficile à tolérer pour une minorité importante de gens.

Un examen systématique de 76 essais a été menée dans le cadre de l'examen des lignes directrices, comprenant 35 270 patients, dont 6 des comparaisons directes entre l'éfavirenz et schémas thérapeutiques à base d'inhibiteurs de l'intégrase-. Les auteurs ont conclu que les inhibiteurs de l'intégrase sont plus efficaces à supprimer le VIH que l'éfavirenz au cours du suivi de jusqu'à 2 ans, et que dolutégravir ou de l'efavirenz-dose réduite sont supérieurs aux autres régimes en termes de récupération CD4 T-cellule.

Dolutégravir a été autorisé à la Medicines Patent Pool par ViiV pour le développement de la combinaison à dose fixe produits antirétroviraux pour les pays à faible revenu, et à la fois le Patent Pool médicaments et le projet Clinton Health Access Initiative (CHAI), en 2025, entre 72% et 76% des personnes sous traitement VIH dans le monde sera de prendre un traitement de première ligne sur la base dolutégravir. Mais dans l'intervalle, le passage à des régimes mieux tolérés va arriver à des rythmes différents selon les pays.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 16:53
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Y a-t-il des personnes qui ont guéri du sida ?

Tout d’abord il ne faut pas confondre guérison et rémission.

On parle de guérison dans les cas où l’organisme a totalement éliminé le virus. Le terme rémission concerne plutôt les patients dont le système immunitaire contrôle efficacement le virus.
Dans l’étude française VISCONTI, on parle de guérison “fonctionnelle” ou “rémission” chez 14 personnes qui ont commencé le traitement anti-VIH pendant la période de primo-infection (les premiers mois après l’infection au VIH), qui ont continué le traitement pendant plusieurs années et ont pu maintenir le contrôle du virus plusieurs années après avoir arrêté le traitement.

En mars 2013 une petite fille porteuse du VIH à la naissance avait bénéficié d’une trithérapie contre le VIH 36 heures après l’accouchement et pendant 18 mois. Cette petite fille avait été déclarée "guérie" car la présence du virus était tellement faible que les chercheurs pensaient le système immunitaire de l’organisme capable de le contrôler sans traitement antirétroviral. Malheureusement, en juillet 2014, un contrôle de routine a montré des niveaux détectables du VIH dans le sang de cette enfant âgée de 4 ans. Elle est donc de nouveau sous traitement anti-VIH mais se porte bien.

Le premier cas de guérison fonctionnelle a été décrit chez un Américain vivant à Berlin. Appelé le "patient de Berlin", il a reçu une greffe de moelle osseuse pour une leucémie.

Deux autres cas de patients porteurs du VIH ayant également reçu une greffe de moelle osseuse pour une leucémie ont eu leur charge virale contrôlée après la fin du traitement. Malheureusement cela ne signifie pas que le virus a été éliminé et qu’ils sont totalement guéris.

Juillet 2015 : en rémission également une jeune fille de 18 ans ayant été traitée depuis sa naissance jusqu’à l’âge de 6 ans. cette jeune femme présente toujours une charge virale indétectable sans avoir jamais repris d’antirétroviraux.

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http://www.aidsmap.com/page/2985951?utm ... ign=French

http://www.aidsmap.com/page/2986570?utm ... tem2986573

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 18:43
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« Vous êtes soit avec nous, soit contre nous »

Lors d’une conférence de presse, le Dr Julio Montaner, co-président de la conférence IAS, a estimé que « nous avons dorénavant l’opportunité d’éradiquer la pandémie ». Encore faut-il, selon lui, que les responsables politiques sur tous les continents agissent en ce sens. « Vous les grands de ce monde, vous êtes soit avec nous, soit contre nous. Nous avons la preuve, et il ne tient qu’à vous d’être reconnus pour avoir fait la bonne chose », a-t-il ajouté.

Le Vatican a adressé une lettre publique aux conférenciers en faveur du traitement et de la prévention du sida. « Si le Pape l’a compris, alors tout le monde le devrait », a-t-il lancé le Dr Montaner.

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actu ... niereheure

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 19:12
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Les personnes vivant avec le VIH et non diagnostiquées : Réexaminons nos messages de prévention du VIH



Qui court le risque de contracter une infection au VIH et quelles sont les circonstances dans lesquelles la transmission survient? Pour les personnes travaillant dans le domaine du VIH, il importe de connaître cette information afin de pouvoir cibler efficacement les messages de prévention du VIH et d'éclairer le contenu de ces messages. Traditionnellement, on considérait que les partenaires séronégatifs des personnes connaissant leur séropositivité (diagnostiquées) étaient ceux qui couraient le plus grand risque et cela se réflétait dans nos messages de prévention du VIH. On a cependant observé un changement de paradigme progressif à l’égard de cette compréhension et nous savons maintenant que la plupart des transmissions du VIH ― surtout chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes ― pourrait avoir comme source des personnes vivant avec le VIH et qui ne connaissent pas leur statut sérologique (non diagnostiquées).

Cet article traite de cette nouvelle connaissance et examine ce qui peut être mis en place pour améliorer nos messages de prévention du VIH afin de veiller à ce que ces nouvelles réalités soient prises en considération et ainsi réduire le nombre de transmissions du VIH.

Modifier nos idées de ce que l’on considère comme risqué et non risqué

Les nouvelles connaissances sur le VIH modifient notre perception des personnes à risque pour l’infection. Jusqu’à tout récemment, on pensait que les personnes qui couraient le plus grand risque de contracter une infection au VIH étaient celles ayant des rapports sexuels avec une personne qui avait reçu un diagnostic de séropositivité et que la plupart des transmissions du VIH survenait entre ces personnes. Ce n’est toutefois pas ce que les toutes dernières données probantes nous révèlent.

Des études suggèrent qu’une minorité de transmissions du VIH est attribuable aux personnes vivant avec le VIH, qui ont reçu un diagnostic et qui se font soigner (consulter le Tableau 1).1,2,3,4,5,6 Deux raisons expliquent ce constat. D’abord, les personnes vivant avec le VIH et qui connaissent leur statut ― surtout celles qui reçoivent des soins de façon régulière pour traiter leur VIH ― sont plus enclines à prendre des mesures pour réduire le risque de transmettre aux autres le VIH comparativement à celles vivant avec le VIH, mais qui ne le savent pas.7,8 Puis, les personnes vivant avec le VIH, qui connaissent leur statut et qui reçoivent des soins peuvent entreprendre une thérapie antirétrovirale qui, selon les recherches, peut considérablement réduire le risque de transmission du VIH en diminuant la charge virale (la quantité du virus) dans les liquides corporels à des niveaux très bas.9,10

Des études montrent également que la majorité des transmissions du VIH a comme source des personnes vivant avec le VIH et qui ne connaissent pas leur statut VIH, même si elles représentent une minorité (entre 14 % et 25 %) des personnes vivant avec le VIH (consulter le Tableau 1).1,2,3,4,5,6 Les personnes qui ne sont pas au courant de leur statut VIH pourraient croire qu’elles sont séronégatives et être moins portées à utiliser les méthodes de prévention. Leurs liquides corporels sont également plus susceptibles de présenter une charge virale élevée, surtout si la personne ne connaissant pas son statut VIH a récemment été infectée et qu’elle est dans la phase aiguë de l'infection.7,8 Une charge virale plus élevée peut accroître le risque de transmission du VIH.

La plupart des transmissions du VIH ayant comme source les personnes vivant avec le VIH et qui ne connaissent pas leur statut VIH surviennent probablement lors de relations où les deux partenaires croient que leur propre statut VIH ―et celui de leur partenaire ― est négatif ou inconnu. De plus, des études de modélisation sur les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH) ont indiqué qu’une proportion importante de ces transmissions (entre 68 % et 90 %) se produisait au sein de relations à long terme (un partenaire sexuel principal ou un partenaire occasionnel régulier) contrairement aux relations à plus court terme (une relation sexuelle ponctuelle ou un partenaire occasionnel non régulier).1,11

L'article complet c'est ici :

http://www.catie.ca/fr/pdm/automne-2015 ... ention-vih

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Mardi 21 juillet

http://www.corevih-bretagne.fr/bibliotheque/?p=239

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Vidéos YouTube en Anglais :

https://www.youtube.com/channel/UCt6mI7 ... PFnzZ9J8tA

15X15

https://www.youtube.com/watch?v=KeMtCEMyLio

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Jl 2015 - 10:12
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Parler du VIH/sida pour briser les préjugés et trouver un remède

Une jeune femme livre un message d'espoir pour renverser les croyances

16 juillet 2015

Dès son plus jeune âge, Ashley Murphy ne demandait qu'à raconter son histoire remarquable.

Ashley est porteuse du VIH depuis sa naissance. Au départ, les médecins se montraient très peu optimistes quant à ses chances de survie. Elle a été placée dans une famille d'accueil possédant de l'expérience auprès d'enfants aux besoins particuliers, afin qu'elle puisse y recevoir des soins de confort jusqu'à ses derniers jours.

C'était il y a 17 ans.

En grandissant avec le VIH, Ashley était à même de constater les préjugés que suscite la maladie. Elle a vu des amis lutter contre la discrimination, mais elle a aussi compris qu'elle pouvait sensibiliser les gens et changer leur attitude en racontant son histoire.

« Quand j'ai appris que j'étais porteuse du VIH – j'avais sept ans quand on m'a dit le nom –, j'en parlais en toute liberté », raconte Ashley.

Forte de l'encouragement et du soutien de sa famille, Ashley a commencé son travail de sensibilisation au VIH/sida à l'âge de 10 ans. Aujourd'hui âgée de 17 ans, elle poursuit son histoire dans le cadre de journées We Day, qui visent à motiver les jeunes à s'impliquer dans leur communauté. Ces événements se tiennent dans des stades d'Amérique du Nord et sont diffusés en direct à des millions de personnes dans le monde entier.

« J'ai trouvé ma première expérience plutôt angoissante. C'était à Ottawa, en 2014, et je trouvais difficile de dire à toute une foule que j'étais porteuse du VIH, raconte Ashley. Mais j'ai reçu tant de bons commentaires après mon exposé que j'ai constaté que je faisais du bon travail, et je me suis dit que si je parvenais à inspirer des gens et à les éduquer sur le VIH, j'atteignais alors mon objectif. »

Le 12 mai 2015, Ashley a, en compagnie de sa mère adoptive, Kari Murphy, livré son message dans le cadre d'une activité de financement de la Fondation canadienne de recherche sur le sida (CANFAR), à Ottawa. Il s'agissait de la deuxième année consécutive que CANFAR organisait l'événement « Can YOU do Lunch? », animé par Valerie Pringle, porte-parole de l'organisation, en vue d'amasser des fonds pour la recherche sur le VIH/sida.

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et CANFAR ont financé ensemble de nombreux projets de recherche importants sur le VIH/sida.

« Nous saluons le travail d'Ashley et sommes heureux de compter CANFAR comme partenaire », affirme le Dr Marc Ouellette, directeur scientifique de l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC. « Notre partenariat est à l'origine de meilleures stratégies de prévention du VIH et permet de contribuer à l'effort mondial pour trouver un remède. »

L'un des partenariats actuels entre les IRSC et CANFAR vise à soutenir deux équipes de recherche d'un remède à Montréal, dont une qui est dirigée par le Dr Hugo Soudeyns au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine. Le projet du Dr Soudeyns porte sur le traitement des enfants qui, comme Ashley, ont contracté le VIH durant la grossesse de leur mère.

« J'espère d'abord et avant tout réduire les préjugés, et qu'on trouve un jour un remède contre le VIH », explique Ashley.

Elle poursuivra son rôle de sensibilisation pour atteindre ces objectifs.

http://cihr-irsc.gc.ca/f/49276.html

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IAS 2015 : rémission après arrêt des traitements. Il ne faut pas crier victoire trop vite !

Une jeune femme infectée lors de la période périnatale et mise sous traitement dès ses premiers mois contrôle le VIH après 12 ans d'arrêt de traitement. Elle est en rémission prolongée et c’est une très bonne nouvelle pour elle ; mais attention il faut toujours faire preuve de vigilance quant à la perception des nouvelles liées à la lutte contre le sida. Nous avons tous envie de progrès mais ce n'est pas pour autant qu'il faut crier victoire trop vite.

Malheureusement, face au retentissement en France de cette présentation faite à la conférence de Vancouver, aux raccourcis de certaines analyses médias ou des réseaux sociaux, nous sommes tenus de parler d'une voix différente. Même si, à nouveau, nous nous réjouissons pour cette jeune femme, elle n'est pas encore guérie ! Ne nous trompons pas, dans nos espoirs comme dans nos combats.

Certes, cela permet aux scientifiques d'avoir un exemple unique et rarissime d'une rémission de nombreuses années d’un enfant suite à un traitement très précoce. Il n'est cependant pas possible d'en tirer d'autres conclusions à l'heure actuelle. Nous savions déjà que ceci était possible chez l’adulte (cf les patients Visconti). C’est très encourageant mais le chemin à parcourir est encore long, très long.

Par ailleurs, si nous pouvons être contents pour cette jeune femme, nous ne pouvons pas l'être pour les millions de personnes qui ne sont pas encore sous traitement dans le monde. Pourtant, tout en gardant à l'esprit l'unicité de cas, c'est bien un des enseignements à retenir : l'efficacité du traitement précoce ! alors qu'attendons-nous ?

D'ailleurs, toujours à la conférence internationale de Vancouver, l'International Aids Society appelle à se mobiliser pour que toute personne dépistée positive au VIH soit dorénavant mise immédiatement sous traitement au regard des résultats des essais et de la connaissance que nous avons aujourd'hui de l'efficacité des traitements.

L'appel de Vancouver :

http://vancouverconsensus.org/

Sidaction, par la voix de Pierre Bergé, son président, a naturellement signé cet appel, rejoignant ainsi de très nombreuses associations et chercheurs du monde entier notamment Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine, co-découreuse du virus du vih et administratrice de Sidaction.

Nous sommes donc contents pour cette jeune femme qui a bénéficié de traitements ultra précoces. Mais nous n’oublions pas de retrousser nos manches car la tâche à accomplir est encore immense. Nous comptons sur vous !


https://www.sidaction.org/actualites/ia ... -trop-vite

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Daclatasvir / Sofosbuvir chez les patients infectés par le VIH-1

Contexte :

La combinaison de Daclatasvir, un inhibiteur NS5A du virus de l'hépatite C (VHC), et l'inhibiteur Sofosbuvir NS5B a montré une efficacité chez les patients infectés par le VHC mono-infection. Les données manquent sur l'efficacité et l'innocuité de cette combinaison chez des patients coinfectés par le virus (VIH-1).

Méthodes :

C'est une étude open-label impliquant 151 patients n'ayant pas reçu de traitement du VHC et 52 patients préalablement traités, qui étaient tous des co-infectés par le VIH-1. Auparavant les patients non traités ont été assignés au hasard dans un ratio de 2: 1 pour recevoir soit 12 semaines ou 8 semaines de Daclatasvir à une dose standard de 60 mg par jour (avec ajustement de la dose de médicaments antirétroviraux concomitants) plus 400 mg de Sofosbuvir quotidienne. Auparavant, les patients traités ont été affectés à subir 12 semaines de traitement à la même dose. Le point final primaire était une réponse virologique soutenue à la semaine 12 après la fin du traitement chez les patients non préalablement traités avec VHC de génotype 1 qui ont été traités pendant 12 semaines.

Résultats :

Les patients avaient des génotypes du VHC 1 à 4 (83% de génotype 1), et 14% avaient une cirrhose compensée; 98% recevaient un traitement antirétroviral. Parmi les patients de génotype 1 avec une réponse virologique soutenue a été signalé chez 96,4% (95% intervalle de confiance [IC], de 89,8 à 99,2) qui ont été traités pendant 12 semaines et de 75,6% (IC 95%, de 59,7 à 87,6) qui ont été traités pendant 8 semaines chez les patients non préalablement traités et à 97,7% (IC 95%, de 88,0 à 99,9) qui ont été traités pendant 12 semaines chez les patients précédemment traités. Les taux de réponse virologique soutenue dans tous les génotypes étaient 97,0% (IC 95%, de 91,6 à 99,4), 76,0% (IC 95%, de 61,8 à 86,9) et 98,1% (IC à 95% 89,7 à 100), respectivement. Les événements indésirables les plus fréquents étaient la fatigue, des nausées et maux de tête. Il n'y avait aucun abandon étude-médicaments en raison d'événements indésirables. VIH-1 la suppression n'a pas été compromise.

Conclusion :

Parmi les patients VIH-VHC co-infectés non traités précédemment recevant Daclatasvir et Sofosbuvir , le taux de réponse virologique soutenue dans tous les génotypes était de 97,0% après 12 semaines de traitement et de 76,0% après 8 semaines. (Financé par Bristol-Myers Squibb;. ALLY-2 Numéro ClinicalTrials.gov, NCT02032888)

http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1503153

http://www.natap.org/2015/IAS/IAS_19.htm

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VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.


Dernière édition par fil le 23 Jl 2015 - 04:02; édité 1 fois
 
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