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19 Sujet du message: L’alimentation en cas de cirrhose du foie  MessagePosté le: 20 Jl 2015 - 13:35
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Comment mieux se nourrir pour soutenir le foie

Il fait beau, il fait chaud (à peu près partout) c'est le moment d'introduire de petits changements alimentaires, surtout si vous avez une cirrhose ...

Une amélioration de l'alimentation peut aider les personnes vivant avec une hépatite virale et/ou avec une cirrhose à mieux respecter leur foie, à ne pas aggraver cette cirrhose, voire l’améliorer. Bien se nourrir et faire un peu d’exercice est aussi important que de prendre les médicaments prescrits.En ce qui concerne l’alimentation, c’est vous qui êtes aux commandes, pour le meilleur ou pour le pire...

Lorsqu’une cirrhose a été diagnostiquée, qu’elle soit due à une hépatite virale ou à l’alcool, même si la cause a été traitée avec succès (hépatite C), ou contrôlée (hépatite B) ou arrêtée (alcool), la cirrhose reste bel et bien là. L’hépatologue gère et prescrit les examens de suivi, le dépistage des varices œsophagiennes et le dépistage du cancer du foie tous les 6 mois par une échographie. Cette surveillance très régulière est impérative pour dépister et traiter les complications, mais l’alimentation est également unepartie importante de la prise en charge, qui ne peut être gérée que par vous.

Nous parlons ici de cirrhoses non décompensées, sans ascite (liquide dans la cavité abdominale), sans encéphalopathie (troubles neurologiques liés à la baisse des fonctions du foie). Les conseils nutritionnels deviennent souvent des restrictions diététiques (pas ou très peu de sel, moins de protéines) imposées par les complications et doivent être donnés par le spécialiste, au cas par cas.

Le foie intervient directement dans les processus nutritionnels (transformation, détoxification, stockage du glucose et des vitamines liposolubles (A, D, E, K)). Une alimentation équilibrée et adaptée peut aider le foie à mieux fonctionner et lui éviter un surcroît de travail. Le foie en cirrhose est "handicapé", rigidifié et son espace devient limité. Il ne peut plus stocker autant de réserves qu’un foie sain et lui infliger des repas trop lourds, trop gras, trop sucrés et de l’alcool risque de l’achever...

Le foie capture, rend inoffensif et élimine les toxiques contenus dans les aliments, l'alcool, les médicaments. Quand le foie n'est pas malade, il est capable de métaboliser et d'éliminer l'alcool ou les déchets des médicaments et de l’alimentation. Mais cette fonction diminue énormément lorsque le foie est en cirrhose et l’alcool est son pire ennemi.

La progression de la maladie est souvent une cause de malnutrition, qui contribue aux complications de la cirrhose, un vrai cercle vicieux qu’il faut combattre.

La base alimentaire santé, c’est le régime crétois ou diète méditerranéenne. Elle est valable pour les personnes en bonne santé et qui veulent le rester et elle est valable dans le cas des pathologies chroniques comme le VIH, les hépatites, la cirrhose, l’excès de cholestérol, le diabète, mais il faut l’adapter aux particularités de chacun et de chaque maladie...La cirrhose est plus ou moins bien supportée selon son stade, selon les personnes, leur mode de vie, leur acceptation de la maladie, leur moral, le fait de faire de l’exercice physique ou pas. Certaines ont des nausées, des diarrhées, des baisses d’appétit, certaines digèrent très mal les graisses et d’autres non.

Régime Crétois :

http://collectif-hepatites-virales.com/ ... retois.pdf

● Si vous n’avez pas de surpoids, pas de diabète, pas de stéatose (foie gras), pas ou peu de baisse d’appétit en route pour la Crête, en augmentant juste un peu les apports en protéines. Les experts préconisent un apport en protéines de 1 à 1,5 g de protéines/kg/jour lors des cirrhoses (pour un poids de 60 kg, il faut de 60 g à 90 gde protéines par jour), pour ne pas perdre de muscles et éviter la malnutrition. Votre spécialiste (ou diététicien) doit déterminer votre taux idéal, selon votre état de santé. Il faut donc manger des protéines à chaque repas, mais pas forcément de la viande, les légumes secs, le soja, le fromage blanc, les céréales complètes et les œufs apportent des protéines.

Il est souvent conseillé d’adopter un rythme de repas différent, soit de fréquents petits repas, 4 à 6 par jour, incluant une collation en soirée. Ceci peut favoriser l'utilisation des nutriments, diminue l'oxydation des graisses et des protéines et entretenir les réserves de glycogène (sucre) du foie.



● En cas de nausées ou vomissements :

Pour les éviter ou les diminuer, il est conseillé de manger sans se forcer, au moment de la faim, quelle que soit l'heure. Les aliments secs, froids et un peu fades (blanc de volaille, crackers, fromage type gouda) sont plus faciles à avaler que les aliments frits, épicés et chauds qui peuvent rendre nauséeux. Il est vital de boire de l’eau (en infusions aussi, thé vert) et hors repas. Une réserve de boissons nutritives (compléments hyperprotéinés, avec ou sans sucre, Clinutren, Resource, Nutrigil, etc.) peut être faite et servira en cas de nausées ou de baisse d'appétit (délivrables avec une ordonnance et remboursées par la sécurité sociale en France). Gardées au réfrigérateur et consommées fraiches, elles donnent moins de nausées. Si ces boissons ne passent pas, essayez les crèmes desserts au soja, bien protéinées. Les aliments déclencheurs de nausées (le goût, l'odeur) seront identifiés et évités ou préparés différemment. Les œufs peuvent dégoûter tels quels, mais bien passer dans un riz au lait ou un cake. Le lait, pas très digeste pour les adultes, peut être remplacé par du lait d’amandes, de soja ou d’avoine. Certaines épices combattent efficacement les nausées : le gingembre, la menthe, le basilic (rajoutés sur les plats après cuisson, en infusion, gingembre au vinaigre ou confit).



● En cas de diarrhées :

Les bananes, le riz ou la semoule au lait, la purée de carottes, le riz blanc et l'eau de cuisson du riz peuvent aider à les réguler, ainsi que des probiotiques, des microorganismes vivants présents dans les yaourts et les laits fermentés (kéfir, lait Ribot, leben, plus digestes que le lait) ou en gélules type ultra-levure. Ils ont une action bénéfique sur la santé intestinale et l'immunité. Certaines études tendent à montrer leur intérêt pour les cirrhoses (voir avec votre hépatologue). La gelée de coing est très efficace lors des diarrhées et c’est très bon (grande surface ou magasins bio).

● En cas de manque d'appétit :

La réduction de la prise alimentaire peut aboutir à la malnutrition, à des carences en vitamines (B surtout, E, A) et/ou protéines, d’où une faiblesse musculaire, une fatigue chronique et une détérioration de la qualité de vie.

Pour pallier la baisse d'appétit, une des solutions est de manger des portions plus petites et plus fréquentes (fractionner les apports en 6 petites collations plutôt que 3 gros repas, dont une collation le soir pour éviter un long jeune nocturne), de varier les goûts (amer, acide, salé, sucré) pour aiguiser l'appétit. Pour les collations entre les repas, boire des jus de fruits ou des boissons au soja, des smoothies, manger des fruits, des bananes, des amandes et utiliser si besoin des boissons nutritives. Evitez de boire pendant les repas et avalez les médicaments à la fin des repas, pour ne pas couper l’appétit. Faire un peu d'exercice avant les repas, une petite marche par exemple peut réveiller l’appétit. Les épices et aromates ouvrent l’appétit : le cumin (un peu de gouda au cumin avant la marche), la cannelle, la coriandre, le fenouil, le gingembre, le fenugrec, etc.). Il existe un médicament naturel pour ouvrir l’appétit, à base de fénugrec (à voir avec votre pharmacien).



● En cas de goût altéré :Si la viande a un goût amer, le poulet, le poisson, les lentilles, le tofu (soja) peuvent la remplacer, ainsi que le fromage, le yaourt, les œufs. La viande, le poulet, le poisson et les œufs peuvent être mangés froids (un cake aux œufs et au thon ou au tofu). Les boissons protéinées peuvent être une aide les jours "sans goût" ou de "mauvais goût".

● En cas de fatigue : La fatigue n’est pas toujours constante ; quand on est plus en forme, il est possible de faire les courses et de préparer à l'avance des plats sains et équilibrés (ex : viande blanche ou poisson + légumes + céréales), et d'en congeler une partie pour les jours "sans". Si la fatigue est constante, le médecin doit vérifier le statut vitaminique (A, B, C, D, E) et protéique car les carences sont fréquentes. Pour les vitamines, faites pousser des graines germées, pleines de protéines et de vitamines. Si le moral est en berne, il est conseillé d’aller voir un psychologue, pour identifier une dépression ou ne pas la laisser s’installer, car c’est une cause supplémentaire de baisse d’appétit et donc ensuite de malnutrition. Faire un peu d’exercice en commençant doucement (marche, piscine, vélo) peut redynamiser et engendrer une "saine"fatigue.

● En cas de surpoids et/ou de stéatose : Si vous êtes en surpoids et/ou avez de la stéatose (graisse dans le foie), l’hépatologue a dû vous dire de freiner sur les kebabs et de perdre du poids pour diminuer la stéatose, car elle accélère la vitesse de progression de la fibrose et multiplie par deux le risque de cancer du foie. La stéatose du foie est fréquente chez les personnes ayant une hépatite C. Chez certains, ayant un virus de génotype 3, la stéatose est due au virus lui-même. Mais pour les autres, la stéatose semble reliée au surpoids et surtout à l'adiposité viscérale (accumulation de tissu adipeux entourant les viscères à l’intérieur du ventre), souvent relié aussi au diabète de type 2 et/ou au syndrome métabolique (tension, glycémie et triglycérides élevés, bon cholestérol bas, tour de taille supérieur à 102 cm chez les hommes et à 88 cm chez les femmes, etc.). Il est possible de cumuler les deux, stéatose virale + stéatose métabolique. La stéatose est due aux triglycérides en excès dans le sang, venant d’une alimentation trop riche en sucres, graisses et alcool (le whisky serait un bon pourvoyeur de stéatose, ainsi que les alcools forts). L’augmentation du risque de cancer du foie pourrait s'expliquer par le fait que ce tissu graisseux produit des facteurs de croissance jouant un rôle dans le développement des cellules tumorales. Ce risque est plus grand pour les hommes de plus de 40 ans, avec une prédisposition génétique (variant du gène PNPLA3).

La stéatose était un obstacle au succès du traitement du VHC (moins maintenant avec les nouveaux traitements). La stéatose peut être traitée, par divers médicaments (metformine, pentoxyfilline, Acide UrsoDésoxycholique (AUDC), vitamine E) selon son origine et son score, mais il vous sera toujours demandé de faire un régime et de l’exercice physique...

La perte de poids, liée à une alimentation saine (régime crétois) et à la pratique d’une activité physique (au moins 3 heures d’exercice par semaine) amène une amélioration de l'état du foie, une diminution de la stéatose et une baisse de la graisse viscérale. .Une étude espagnole (1) vue à l’EASL 2015 montre les bienfaits d’un régime et du sport (sur un an, biopsie du foie avant et après) sur la stéatose et même sur la fibrose si la perte de poids est supérieure à 10% du poids.

Pour les aventuriers, les amateurs de retour aux sources, de petites études avec le régime paléolithique font état de très bons résultats sur la stéatose du foie (et sur des maladies chroniques non curables par la médecine). Ce régime était celui de nos ancêtres du Paléolithique, il y a 40 000 ans, des chasseurs-cueilleurs. Cette diète ancestrale exclut les céréales et leurs dérivés, les légumes secs, les laitages et fromages, les sucres et le sel, parce que ces aliments n’apparaissent qu’au Néolithique, au moment de la révolution agricole (culture, élevage). Et donc, ils mangeaient des viandes maigres, des poissons, des fruits de mer, des fruits, des baies, des graines, des noix, des racines, des œufs d’oiseaux et des végétaux sans amidon à volonté et c’est tout !

Une étude suédoise (2) a montré qu’en 5 semaines, ce régime paléolithique avait permis une perte de poids, une réduction de 49% des graisses du foie et une amélioration de nombreux paramètres (tension, cholestérol, résistance à l’insuline).

Une étude américaine (3) portait sur 18 volontaires obèses avec une stéatose hépatique, qui ont suivi pendant deux semaines soit un régime hypocalorique, soit un régime paléolithique sans glucides. Le régime hypocalorique a permis de réduire de 42% le niveau des graisses du foie, et le régime paléolithique a entraîné une baisse de la graisse hépatique de 55%.

Bon, c’est vrai que ça paraît dur au pays de la baguette et du camenbert...mais sur une durée de temps limitée, et en reprenant de meilleures habitudes alimentaires ensuite, c’est jouable. Nous consommons souvent trop de féculents, trop de sucre et de sel et pas assez de légumes, considérés comme une simple garniture des plats de viandes et souvent remplacés par des frites.



● Consultation de diététique :

Un(e) diététicien(ne), de l’hôpital ou en ville, peut établir un plan individualisé de repas qui répondra à vos besoins nutritionnels et déterminer si vous avez besoin de suppléments de vitamines. Un apport de vitamines et de minéraux peut être utile pour prévenir des carences associées à un faible apport, aux perturbations métaboliques dues à la maladie du foie ou aux effets des médicaments. Ces suppléments doivent être déterminés par une évaluation individuelle. Un excès de certaines vitamines peut être nocif pour le foie (la vitamine A en surdose).Ces consultations sont encore plus utiles en cas de complications de la cirrhose, de diabète, de stéatose, ainsi qu'en cas de perte de poids, de diarrhées, de perte d'appétit, de rétention d'eau et de nécessité d'un régime à faible teneur en sel.

Marianne L’Hénaff

Références Etudes stéatose

1)Vilar-Gomez E, Calzadilla L et al. Weightlossintensityisstronglyassociated to improvement of histologicalparameters in patients withnonalcoholicsteatohepatitisafter 52 weeks of lifestyle modification. Abstract 0042, EASL 2015, Vienne.

(2) Ryberg M. A Palaeolithic-type diet causes strong tissue-specificeffects on ectopic fat deposition in obese postmenopausalwomen. J Intern Med. 2013 Feb 15.

(3) Browning JD, Baker JA et al. Short-termweightloss and hepatictriglyceridereduction: evidence of a metabolicadvantagewithdietary carbohydrate restriction. Am J Clin Nutr. 2011 Mar 2. PubMed PMID: 21367948

Source :

http://collectif-hepatites-virales.com/ ... rrhose.pdf

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lolanice
Sujet du message: L’alimentation en cas de cirrhose du foie  MessagePosté le: 20 Jl 2015 - 13:46
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Miam ! Bon appétit et bonne santé si on mange bien Wink , je pense que c' est super important !

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mathilde42
Sujet du message: L’alimentation en cas de cirrhose du foie  MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 04:53
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merci Phil Manger
 
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nega
Sujet du message: L’alimentation en cas de cirrhose du foie  MessagePosté le: 26 Jl 2015 - 15:00
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la spiruline peut aussi apporter des protéines (attention petites quantités surtout au début)

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coquelicot
Sujet du message: L’alimentation en cas de cirrhose du foie  MessagePosté le: 18 Août 2016 - 16:11
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Bonne alternative pour ceux qui n'aiment pas ou ne digèrent pas les laitages.


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fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Août 2016 - 23:59
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EPIC study





http://epic.iarc.fr/

Les niveaux de sélénium faibles liés au développement du cancer du foie
Lyon le 4 juillet 2016

Une nouvelle étude, publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition, montre que les niveaux les plus élevés de sélénium sanguin ou de la sélénoprotéine P, la protéine qui distribue le sélénium à partir du foie autour du corps, sont associés à une diminution du risque de développer un cancer du foie ( en particulier carcinome hépatocellulaire), même si tous les autres grands facteurs de risque de cancer du foie sont pris en compte. le étude montre également que le niveau de sélénium est pas associé avec le développement de la vésicule biliaire ou des voies biliaires tumeurs.

La recherche est un projet conjoint de l'Agence internationale pour la recherche sur le cancer (CIRC), le Royal College of Surgeons en Irlande (RCSI), Charité Medical School Berlin, et ses collaborateurs dans l' Etude prospective européenne sur le cancer et la nutrition (EPIC). Le sélénium est un oligo élément minéral que l' on trouve dans les aliments comme les crustacés, le saumon, les noix du Brésil, de la viande, les oeufs, les céréales et les oignons. Cependant, les niveaux de sélénium dans les aliments dépendent en grande partie sur les niveaux de sélénium dans le sol où la nourriture est cultivée et les animaux paissent. Les Niveaux de sol ont tendance à être faible dans de nombreuses régions d'Europe, contribuant à des niveaux inférieurs du corps de sélénium dans ces populations par rapport aux personnes vivant dans des régions avec des concentrations de sélénium dans le sol supérieurs tels que l' Amérique du Nord. Chez l' homme, le sélénium est essentiel, en particulier pour le fonctionnement efficace du système immunitaire et dans le contrôle des processus d'oxydation liés le développement du cancer. "Les résultats de la recherche suggèrent provisoirement que lorsque le sélénium est suboptimale, l'augmentation de l' apport de sélénium peut être une nouvelle stratégie pour la prévention du cancer du foie , en plus d'éviter la consommation d'alcool, le maintien d' un poids corporel sain, et arrêter de fumer », explique le chercheur principal Dr David Hughes , de la Département de physiologie et Centre pour les systèmes de médecine de l'RCSI à Dublin, Irlande. "Cependant, cette est basé sur une étude unique avec un petit nombre de cancers du foie, et donc nos résultats doivent être validé par des études complémentaires avant que des recommandations de santé publique peuvent être faites ".

L'étude a été basée sur la cohorte EPIC, qui est composé de plus d'un demi - million de participants dans 10 pays européens, à l' aide d' une étude cas-témoins de 121 cancers du foie et de la vésicule biliaire et 140 cancers des voies biliaires appariés à un nombre égal d'individus libres de cancer au sein de la cohorte. Les taux sanguins de sélénium et de sélénoprotéine P ont été mesurés dans les participants à l'étude par le laboratoire du Dr Lutz Schomburg à Charité École de médecine de Berlin. En 2012, dans le monde entier, on estime avoir été de 782 000 nouveaux cas de cancer du foie. Il est la deuxième la plus cause fréquente de décès par cancer dans le monde entier, estime avoir été responsable de près 746 000 décès en 2012 (9,1% de tous les décès liés au cancer cette année). Le pronostic pour le cancer du foie est très pauvre (avec un ratio global de la mortalité à l' incidence de 0,95), de sorte que la répartition géographique de l'incidence et la mortalité sont très similaires. 2 "L'incidence des cancers du foie est en augmentation dans les pays développés. Les Cancers du foie sont souvent diagnostiqués trop tard et ont limité les options de traitement », explique le CIRC scientifique Dr Mazda Jenab, l'un des auteurs de l'étude . "Des recherches complémentaires sont nécessaires sur les déterminants modifiables de ces cancers et efficace les stratégies de prévention ".

http://translate.googleusercontent.com/ ... KWzQ_jBzaQ

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joy94300
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Août 2016 - 02:06
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le selenium des noix du brésil est très recommandé aussi pour le bon fonctionnement de la thyroide;

mais toxique pour le foie en forte dose,alors faire gaffe
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Août 2016 - 05:46
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Tout le monde connaît l’importance du calcium, du fer ou du magnésium pour maintenir l’organisme en santé.

Mais le sélénium est bien moins connu, même s’il joue un rôle très important pour protéger l’organisme de nombreuses maladies.
Le sélénium est un métalloïde, un oligoélément que l’on retrouve dans les sols, en quantité variables selon les régions. Suite à l’abondante utilisation d’engrais chimiques et aux pluies acides, de nombreux sols se sont appauvris en sélénium et ont donc réduit l’apport de cet important nutriment dans notre alimentation.
Une carence en sélénium accroît le risque de développement de cancers, affaiblit le système immunitaire, favorise une augmentation du taux de cholestérol, affectera le fonctionnement de la glande thyroïde. De nouvelles recherches établissent également un lien entre une carence en sélénium et la faiblesse musculaire. Plus bas est le taux de sélénium dans l’organisme, plus l’on rencontre de personnes souffrant d’une faiblesse et d’une perte de la masse musculaire. Selon les chercheurs les personnes âgées sont plus à risque de souffrir de ce problème.
Le sélénium agit principalement comme un puissant antioxydant dans l’organisme, dans la lutte contre les radicaux libres, il régénère également les glutathion-peroxydases, des enzymes antioxydantes de première ligne.
Le sélénium protège également les vitamines E et C de l’oxydation. Il participe à la détoxication de l’organisme et aide à l’élimination des métaux lourds.
Il intervient également dans certaines fonctions anti-inflammatoires, immunitaires et il est indispensable au bon fonctionnement de la thyroïde.
Son action dans la lutte contre le cancer a été démontrée dans de nombreuses études. Une de ces études, réalisée par l’université Cornell a permis de démontrer que l’apport quotidien de 200 mcg de sélénium réduisait le risque de tumeur de la prostate de 63%, du cancer du côlon de 58%, du cancer du poumon de 46%.
Selon les résultats d’autres études, le sélénium serait utile pour prévenir d’autres types de cancer.
Le sélénium stimule les fonctions immunitaires et exerce une action thérapeutique très importante dans les cas d’hépatite. Le sélénium est un des ingrédients de la triple thérapie utilisée avec beaucoup de succès, pour soigner des troubles hépatiques graves comme la cirrhose ou l’hépatite, par le Dr Burt Berkson M.D. et le Dr Whitaker M.D., (l'acide alpha lipoïque, et la silymarine du chardon-Marie sont les deux autres ingrédients).
Le sélénium serait également efficace pour prévenir la cataracte, les affections cardiovasculaires et de nombreuses affections virales.
Sources alimentaires
Le contenu de sélénium dans les sols est très variable d’une région à l’autre et cela rend difficile de quantifier adéquatement l’apport alimentaire de cet oligoélément.



La levure de bière, les fruits de mer (particulièrement les huîtres du Pacifique), le thon, le saumon, le foie, la volaille, la viande, la mélasse, le jaune d’œuf, les céréales complètes, le germe de blé, l’ail, l’oignon, la luzerne, l’ortie, la racine de bardane, le houblon, sont des sources alimentaires de sélénium.
On peut se procurer du sélénium sous forme de supplément alimentaire. Ne pas dépasser les doses recommandées.
Dosage quotidien
Selon les sources officielles les besoins quotidiens en sélénium seraient de 50 mcg. Cependant les doses utilisées en prévention contre certains cancers étaient de 200 mcg par jour. Dans certains usages thérapeutiques, on prescrit pour un temps limité une dose de 400 mcg par jour.
Il ne faut pas dépasser cette dose de 400 mcg par jour. On considère que des doses de 800 mcg par jour sont toxiques. Les signes de surdose et d’intoxication sont : dépression, nervosité, vomissements, nausées, perte de cheveux, goût métallique dans la bouche.

http://www.masantenaturelle.com/chroniq ... lenium.php

http://www.passeportsante.net/fr/Actual ... c=selenium

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Dernière édition par fil le 23 Août 2016 - 05:56; édité 1 fois
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Août 2016 - 17:39
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Protéines alimentaires : ne vous trompez pas de source !

La répartition idéale en macronutriments (lipides, glucides, protéines) dans l'alimentation fait toujours débat. Si l'augmentation modérée des apports lipidiques, aux dépens des glucides, a marqué les recommandations nutritionnelles les plus récentes, la place des protéines a relativement peu évolué. De nombreux travaux, incluant des essais randomisés, ont suggéré l'intérêt d'une alimentation davantage protéinée pour réduire les facteurs de risque cardiométaboliques. Mais compte tenu d'une durée de suivi n'excédant pas deux ans, ces études n'ont pas suffi, pour faire évoluer les recommandations, à contrebalancer les soupçons d'effets délétères à long terme d'un apport élevé en protéines.

Les résultats d'une vaste étude américaine d'observation, chez les professionnels de santé (cohortes NHS et HPFS), apportent de nouveaux arguments pour reconsidérer l'importance des apports protéiques, en distinguant bien les sources de protéines.

L'intérêt des cohortes examinées réside dans la durée de suivi (jusqu'à 32 ans), le détail et la répétition du recueil des habitudes alimentaires par un questionnaire fréquentiel de consommation des aliments. Les auteurs ont examiné la relation entre les apports protéiques, en distinguant leurs origines (végétales ou animales) et la mortalité totale et par cause (cardiovasculaire, cancer et autres causes).

Protection par les végétaux

Après prise en compte des principaux facteurs confondants, la consommation de protéines animales apparaît significativement associée à la mortalité cardiovasculaire : (+8 % pour une augmentation de 10 % des apports énergétiques sous forme protéique). A l'inverse, les protéines apportées sous formes d'aliments végétaux paraissaient protectrices, aussi bien pour la mortalité totale (-10 % pour une augmentation de 3 % des apports énergétiques sous forme de protéines végétales) que pour les décès liés aux cancers ou aux maladies cardiovasculaires. Surtout, la substitution des sources de protéines animales par des sources végétales semble bénéfique. Cela se confirme en analysant précisément les groupes d'aliments qui sont remplacés. Ainsi, le bénéfice est maximum avec la substitution de la viande rouge transformée par des sources végétales de protéines. Mais il concerne également la substitution de la viande rouge non transformée, de la volaille et dans une moindre mesure du poisson et des produits laitiers. Une observation importante de cette étude est que le bénéfice apporté par les protéines de sources végétales est restreint à la sous-populationdes sujets qui présentent au moins un facteur de risque de maladies chroniques (tabagisme, consommation excessive d'alcool, excès pondéral, sédentarité).

Pour expliquer la différence observée entre les sources protéiques, les auteurs évoquent d'une part l'effet des protéines animales qui, contrairement aux protéines végétales, augmentent l'IGF1 (un facteur de croissance secrété par le foie). D'autre part ils mentionnent les effets sur la santé, des sources et de leurs constituants, plutôt que des protéines elles-mêmes. Ainsi les sources de protéines animales contiennent parfois des quantités importantes de sodium, de nitrates et nitrites. A l'inverse certaines sources de protéines végétales, notamment les amandes et noix, sont riches en micronutriments potentiellement utiles en prévention de certaines maladies chroniques.

Mais rien n'est interdit

Les biais intrinsèques aux études observationnelles (en particulier l'existence de facteurs confondants) empêchent de conclure à l'existence d'un lien de causalité entre la consommation de telle ou telle source protéique et la mortalité. Toutefois, les résultats de cette étude associés aux données issues de la littérature scientifique justifient d'orienter les recommandations nutritionnelles vers une alimentation privilégiant les sources de protéines végétales. Sans toutefois exclure les produits laitiers et le poisson qui restent des aliments utiles pour les non végétariens. Quant aux autres sources de protéines animales, rappelons simplement qu'en nutrition, rien n'est interdit !

Références :

Song M et coll. : Association of Animal and Plant Protein Intake with All-Cause and Cause-Specific Mortality. JAMA Intern Med., 2016; publication avancée en ligne le 1er août. doi: 10.1001/jamainternmed.2016.4182

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VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
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