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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 10 Jn 2016 - 10:11
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EURO 2016: LA FÊTE DU BALLON COMMENCE AUJOURD'HUI... MÊME POUR LA NAFLD?
Digestive Diseases and Sciences 2016

Cette méta-analyse incluant 11 études a cherché a évalué l'effet de la technique endoscopique du ballon intra-gastrique sur les paramètres biologiques hépatiques des patients NAFLD.

La mise en place d'un ballon intra-gastrique durant 6 mois était associée à une diminution moyenne du BMI de 5 kg/m2 (ou -12 kg), une réduction moyenne de 29% des ALAT, et une réduction moyenne de 27% de la GGT.

Dés études randomisées prennant comme endpoint les lésions histologiques manquent néanmoins pour valider l'efficacité de ce traitement endoscopique chez les patients NAFLD.

Lien vers l'article: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=27207181

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 16 Jn 2016 - 09:59
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CARVÉDILOL: UNE PLACE DANS LA PRISE EN CHARGE DES PETITES VARICES OESOPHAGIENNES?

Alors que la place des bétabloquants est bien établie dans la prévention primaire de l'hémorragie variqueuse, cette classe médicamenteuse n'a pas fait la preuve de son efficacité chez les patients présentant de petites varices oesophagiennes, dans le but de prévenir leur augmentation de taille. Une seule étude italienne, publiée en 2004, avait suggéré l'intérêt du nadolol dans cette indication.

Dans ce travail indien en double aveugle, les auteurs ont randomisé 140 patients présentant de petites varices oesophagiennes en deux bras: placebo et carvédilol (3,125 mg x2/j, en augmentant progressivement jusqu'à 12,5 mg x2/j en l'absence d'hypotension et de bradycardie <55/min). Le traitement était poursuivi pendant 2 ans et les patients étaient suivis régulièrement, cliniquement et par une endoscopie haute pour déterminer la croissance ou non des varices. La plupart des patients avaient une cirrhose d'origine dysmétabolique.

La prise de carvédilol était associée à une probabilité plus élevée de garder des varices de petite taille: 79,4 contre 61,4%, et ce pour une durée plus longue. Il n'était pas noté de différence sur le gradient de pression porto-systémique. la tolérance clinique du traitement était bonne.

A confirmer et à suivre!

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 16 Jn 2016 - 10:00
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SORTIE DE LISTE DE TRANSPANTATION POUR CIRRHOSE VIRALE C APRÈS TRAITEMENT PAR ANTIVIRAUX DIRECTS: L'EXPÉRIENCE EUROPÉENNE

De très nombreuses études ont étudié l'impact du traitement par les antiviraux directs dans la cirrhose virale C décompensée. Ces études, qu'elles soient dans le cadre d'essais industriels ou académiques, suggèrent qu'une amélioration est observée chez certains patients, ce qui pourrait entraîner une sortie de liste d'attente de transplantation si l'amélioration est jugée suffisante. Malheureusement, dans beaucoup de travaux, bien que le score MELD s'améliore chez 25 à 50% des patients après éradication du VHC, la fonction hépatique reste décompensée et la transplantation doit être effectuée. le traitement antiviral C peut même pénaliser les patients en retardant leur accès à la transplantation par une amélioration du score de gravité de quelques points.

Dans ce travail multicentrique européen, les auteurs ont étudié l'intérêt du traitement antiviral chez 103 patients traités sur liste de transplantation qui ne présentaient pas de carcinome hépatocellulaire. Parmi ces 103 patients, 34 ont pu être "inactivés", c'est-à-dire mis en contre-indication de transplantation étant donné la présence d'une amélioration très significative. Chez ces 34 patients, le score MELD s'était amélioré de 3,5 points en moyenne et les patients ayant les scores MELD les plus bas lors du début du traitement avaient la plus grande probabilité d'être sortis de liste. Une réponse virologique était obtenue dans 98% des cas.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27212241

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 01 Jl 2016 - 16:08
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Les bonnes questions à se poser avant de débuter un traitement de l'hépatite C



http://www.afef.asso.fr/BIBLIOTHEQUE/do ... c-ruiz.pdf

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 03 Jl 2016 - 11:22
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RISQUE DE TRANSMISSION DU VIRUS DE L’HÉPATITE E PAR LE LAIT DE VACHE ?
Hepatology, Juin 2016

En Europe, l’hépatite E se transmet classiquement par la consommation de viande de porc. Une étude asiatique publiée dans Hepatology a retrouvée de l’hépatite E dans les selles de 37% des vaches examinées. Toutes les vaches ayant une infection par le virus de l’hépatite E avaient de l’hépatite E détectable dans leur lait. Le virus était semblable au virus de l’hépatite E de génotype 4 observé chez l’homme et chez le porc. Le lait des vaches était capable d’infecter des macaques par le virus de l’hépatite E suggérant la possibilité de contamination du virus de l’hépatite E par le lait de vache. La pasteurisation ne détruisait pas le virus de l’hépatite E alors que faire bouillir le lait à 100°C pendant 3 minutes permettait de détruire le virus.

Cette étude suggère que l’hépatite E pourrait se transmettre via le lait de vache. La preuve de ce type de transmission reste à démontrer chez l’homme

Pour lire l'article, cliquez sur
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27286751

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 03 Jl 2016 - 11:24
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NASH CHEZ LES PATIENTS NON-OBÈSES
Hepatology, Juin 2016

Une étude publiée dans Hepatology a comparé les caractéristiques cliniques et de l’histologie hépatique chez 72 patients non obèses ayant une NASH comparés à 235 patients obèses ayant une NASH. Les patients non obèses avaient moins de stéatose et de ballonisation hépatocytaire à la biopsie hépatique ainsi que moins de fibrose. Néanmoins le taux de fibrose sévère n’était pas significativement différent entre les deux groupes. Un taux de triglycérides élevé était associé à une activité inflammatoire plus importante à la biopsie chez les patients avec NASH sans obésité. Un taux élevé de créatinine était associé à une fibrose avancée chez les patients avec NASH sans obésité. La survenue de complications hépatiques et extrahépatiques n’était pas différente entre les deux groupes probablement du fait du faible nombre d’évènements.

Pour lire l'article, cliquez ici, Hepatology, Juin 2016

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27339817

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 03 Jl 2016 - 11:28
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RISQUE DE CARCINOME HÉPATOCELLULAIRE APRÈS TRAITEMENT ANTIVIRAL C : LA CONTROVERSE CONTINUE
Journal Of Hepatology, Juin 2016

Une étude récente rétrospective espagnole a suggérée que le traitement antiviral de l’hépatite C sans interféron était associé à un risque plus élevé de récidive tumorale chez les patients avec cirrhose virale C déjà traité pour carcinome hépatocellulaire (CHC) (lien ici).



Une étude française incluant trois cohortes multicentriques de l’ANRS a montré que le taux de récidive tumorale chez les patients avec un ATCD de CHC était de 10.6% chez 189 patients traités par antiviraux contre 18.7% chez 267 patients non traités (différence non significative).

Au total, cette étude ne retrouve pas de sur-risque de récidive tumorale après traitement antiviral C sans interferon chez les patients déjà traités pour CHC.

Pour lire l'article cliquez ici, Journal of Hepatology, Juin 2016

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27288051

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 04 Jl 2016 - 20:13
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Stéatose aiguë gravidique
Benjamin Anon



http://www.afef.asso.fr/BIBLIOTHEQUE/do ... e-anon.pdf

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 08 Jl 2016 - 09:14
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Impact des altérations mitochondriales viro-induits dans la pathophysiologie de l’hépatite C chronique
Floriane Bidault (INSERM Lyon)



http://www.afef.asso.fr/BIBLIOTHEQUE/do ... idault.pdf

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 13 Jl 2016 - 02:42
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Facteurs associés à la mortalité chez les patients co-infectés VIH-VHC à l'ère des agents anti-viraux directs



http://www.afef.asso.fr/BIBLIOTHEQUE/do ... -shili.pdf

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 15 Jl 2016 - 17:09
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L'ARN DU VHC PEUT PERSISTER DANS LE FOIE APRÈS TRAITEMENT ANTIVIRAL DIRECT: UNE ÉTUDE SUR LES EXPLANTS HÉPATIQUES
Gastroenterology Juin 2016

Des données montrent que la persistance de l'ARN du VHC à taux faibles à l'arrêt du traitement antiviral peut néanmoins être associée à une réponse virologique prolongée. Dans ce travail mené chez 39 patients en attente de transplantation traités par antiviraux directs puis transplantés, les auteurs ont évalué la présence de l'ARN du VHC sur l'explant et déterminé l'évolution virologique après transplantation. Au moment de la transplantation, tous les patients avaient atteint une réponse prolongée à 12 semaines et le traitement était donc interrompu depuis plusieurs mois. Sur l'ensemble de la population, la durée médiane du traitement était de 17 semaines.

Les deux tiers des patients avaient de l'ARN du VHC détectable sur l'explant. Chez les patients qui avaient de l'ARN détectable, le traitement antiviral avait été plus court que chez les autres. Malgré un ARN détectable dans les deux tiers des cas, 85% des patients ont été considérés comme guéris après la transplantation. Ces données surprenantes confirment donc que l'éradication virale C peut être obtenue malgré la persistance de virus dans le foie à l'arrêt du traitement antiviral. Il est possible que cet ARN ne soit pas fonctionnel ou qu'un défaut de réponse immunitaire médiée par l'interféron soit présent, empêchant l'élimination virale complète, tout du moins pendant un temps.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27373513

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 18 Août 2016 - 19:15
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Foie et méthotrexate
Fatéma Karimjee



http://www.afef.asso.fr/BIBLIOTHEQUE/do ... rimjee.pdf

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 01 Sep 2016 - 09:45
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Dépistage du carcinome hépatocellulaire dans la NAFLD
Massih Ningarhari



http://www.afef.asso.fr/BIBLIOTHEQUE/do ... -nafld.pdf

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 05 Sep 2016 - 12:26
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L’hépatite auto-immune : une vieille dame encore dynamique
Newsletter AFEF 21


Professeur Olivier Chazouillères, Service d’Hépatologie, Centre de référence des maladies inflammatoires des voies biliaires, Filière des maladies rares du foie de l’adulte et de l’enfant (FILFOIE), Hôpital Saint Antoine, Paris.
La description du phénotype classique d’hépatite auto-immune (HAI) est attribuée à Jan Waldenström en 1950. Par la suite, les critères diagnostiques et des schémas thérapeutiques ont été développés. L’HAI est historiquement la première maladie chronique du foie à avoir bénéficié d’un traitement médical d’efficacité démontrée sur la survie. Les bases de ce traitement n’ont pas changé depuis des décennies et reposent encore aujourd’hui sur les résultats de 3 essais effectués au début des années 70 à Londres et à la Mayo Clinic dont le but était d’évaluer les effets de la corticothérapie, seule ou en association à l’azathioprine. Il n’y a pas eu d’avancée thérapeutique majeure depuis cette époque à l’exception de la transplantation hépatique, traitement de choix non spécifique des formes graves d’hépatite auto-immune (hépatite fulminante, cirrhose décompensée ou compliquée de carcinome hépatocellulaire).
Il existe cependant un regain d’intérêt pour les HAI dont l’incidence augmente. La société européenne d’hépatologie (EASL) a émis au 2ème semestre 2015 des recommandations de prise en charge permettant d’intégrer ces éléments nouveaux (1).
Les points importants de ces recommandations sont les suivants :
• La maladie est rare mais non exceptionnelle et n’affecte pas que les femmes jeunes. Le diagnostic de HAI doit être évoqué devant toute maladie hépatique aigue ou chronique.
• La biopsie hépatique reste un élément essentiel du diagnostic.
• Les scores diagnostiques (notamment le « simplifié ») sont utiles mais ont performance diagnostique médiocre dans les hépatites (sub)fulminantes et le jugement clinique reste important.
• Les indications de traitement sont très larges mais non systématiques.
• Le traitement de référence de 1ère ligne reste la predniso(lo)ne (0,5 à 1 mg/kg/j initialement) avec introduction de l’azathioprine (50 mg initialement) à partir de la 3ème semaine avec augmentation progressive à 1-2 mg/kg/j parallèlement à la diminution progressive (et idéalement arrêt) de la corticothérapie en fonction de la tolérance et de la réponse.
• Les modalités du traitement doivent être guidées par la réponse (différence importante avec les « classiques » doses fixes des recommandations américaines).
• Le budesonide (3mg x 3 /j initialement) est une alternative à la predniso(lo)ne car il a moins d’effets secondaires mais les modalités de décroissance sont mal établies et il ne doit pas être utilisé dans les formes sévères ou en cas de cirrhose.
• Le mycophénolate est proposé en cas d’intolérance à l’azathioprine.
• La réponse biochimique est strictement définie par la normalisation des transaminases et des gammaglobulines (ou IgG).
• La durée minimale de traitement (bi puis monothérapie) est de 2-3 ans.
• La biopsie hépatique est conseillée avant décision d’arrêt pour estimer au mieux le risque de rechute (qui est très élevé) et la certitude de la possibilité d’un suivi biologique régulier est indispensable avant une tentative d’arrêt de traitement.
Outre ces éléments forts, un des points les plus marquants est la longue liste des zones d’incertitude (donc de travaux à mener) concernant tant les apects épidémiologiques et diagnostiques que thérapeutiques (quel traitement pour les HAI graves ?, quelle place pour les nouveaux immunosuppresseurs ?...). L’absence quasi-totale de données sur la qualité de vie et l’optimisation du parcours de soins a également été soulignée.
Ces recommandations qui ont fait l’objet d’un certain nombre d’échanges (2, 3), n’ont pas de caractère révolutionnaire mais marquent une évolution et constituent un outil utile pour la prise en charge de cette maladie volontiers « difficile » en pratique clinique.
Bonne lecture.

Bibliographie
1. European Association for the Study of the L. EASL Clinical Practice Guidelines: Autoimmune hepatitis. J Hepatol 2015;63:971-1004.
2. Ozaslan E, Efe C. Further considerations in autoimmune hepatitis. J Hepatol 2016;64:1457-1458.
3. Lohse AW, Chazouilleres O, Dalekos G, Drenth JP, Heneghan M, Hofer H, Lammert F, et al. Reply to "Further considerations in autoimmune hepatitis". J Hepatol 2016;64:1458-1459.

FILFOIE ? La filière des maladies hépatiques rares de l’adulte et de l’enfant

http://www.afef.asso.fr/ckfinder/userfi ... 015-09.pdf

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 06 Sep 2016 - 15:11
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https://www.youtube.com/watch?v=E17LN4wNzTU

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 12 Sep 2016 - 10:16
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Génétique et stéatopathie métabolique
Clémence Canivet

Un diaporama parfait, complet, clair faisant un point complet sur la place de la génétique au cours des stéatopathies métaboliques.

http://www.afef.asso.fr/BIBLIOTHEQUE/do ... -nafld.pdf

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 13 Oct 2016 - 15:44
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La vérité est ailleurs. Hépatite C: des raisons d'être optimiste en 2016
André-Jean Rémy - Newsletter 22

http://membre.afef.asso.fr/data/upload/ ... 202016.pdf

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 19 Oct 2016 - 16:32
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RISQUES ET FACTEURS PRÉDICTIFS DE RUPTURE DE VARICES CHEZ LES MALADES ATTEINTS DE CIRRHOSE RECEVANT UNE PROPHYLAXIE PAR BÊTABLOQUANTS
Am J Gastroenterol, Octobre 2016

L’efficacité des bêtabloquants dans la prévention du premier épisode hémorragique a été montrée dans des études randomisées. Cependant, il y a peu de données sur l’intérêt des bêtabloquants en vie réelle.

Cette étude rétrospective utilisant la base de données américaine de la « Veteran administration » a analysé une cohorte de 5775 malades atteints de cirrhose, sans antécédent d’hémorragie digestive, recevant du propranolol ou du nadolol entre 2008 et 2013.

12% de ces malades ont développé une hémorragie digestive dans les 12 mois suivant l’initiation des bêtabloquants. Plus de la moitié des malades recevaient moins de 40 mg/j de bêtabloquant, seuls 18% avaient eu une adaptation de leur dose de bêtabloquants et 10% avaient une réponse hémodynamique (définie par une fréquence cardiaque < 55/min ou pression artérielle systolique < 90 mm Hg). Les facteurs associés la survenue d’une hémorragie digestive étaient un âge jeune, la présence d’ascite, des comorbidités et un MELD plus élevé. A l’inverse, une dose de bêtabloquants supérieure à 60 mg/j, le fait d’avoir adapté les doses de diurétiques et la réponse hémodynamique étaient associées à un risque plus faible.

Un suivi rapproché des malades atteints de cirrhose traités par bêtabloquants est donc nécessaire.
Le lien vers l'article en cliquant ici.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27670600

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 19 Oct 2016 - 16:34
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HYPERTENSION PORTALE CHEZ LES ENFANTS : VARICES À HAUT RISQUE, PROPHYLAXIE PRIMAIRE ET CONSÉQUENCE DES SAIGNEMENTS
Journal of hepatology, Octobre 2016

La prophylaxie des hémorragies digestives est débattue chez les enfants avec hypertension portale en raison du nombre limité d’études, du manque de données sur les signes endoscopiques prédictifs de saignement et en raison de l’idée que la mortalité est faible après un premier épisode d’hémorragie.

Cette étude rétrospective Française a inclus 1300 enfants avec hypertension portale, pris en charge entre 1989 et 2014. Des varices considérées comme à haut risque (varices œsophagiennes de grade 3 ou varices de grade 2 avec signes rouges ou varices gastriques) étaient présentes chez 96% des enfants saignant spontanément vs. 11% de ceux ne saignant pas sans prophylaxie, quelle que soit la cause de l’hypertension portale. Des complications engageant le pronostic vital survenaient chez 19% des enfants saignant de varices à haut risque et atteints de cirrhose. Une fois la prophylaxie de la rupture de varices instaurée (chirurgicale, radiologique, ou endoscopique, mais pas de bêtabloquants), la survie sans hémorragie à 10 ans était de 96 % chez les enfants avec hypertension portale non cirrhotique et 72% chez les enfants avec cirrhose.

La prophylaxie de l’hémorragie digestive chez les enfants avec varices à haut risque est donc efficace et sûre.
Le lien vers l'article en cliquant ici.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27663417

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Sujet du message: Publications AFEF  MessagePosté le: 23 Oct 2016 - 08:14
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DIMINUTION DES COMPLICATIONS HÉPATIQUES ET EXTRAHÉPATIQUES APRÈS GUÉRISON VIROLOGIQUE DES PATIENTS AVEC CIRRHOSE VIRALE C
Gastroenterology, Octobre 2016

Cette étude basée sur l’analyse de la cohorte prospective multicentrique française CIRVIR rapporte les complications hépatiques et extrahépatiques chez 1323 patients ayant une cirrhose virale C compensée en fonction de la survenue d’une réponse virologique soutenue. La réponse virologique soutenue (51% des patients) était associée à une diminution de la survenue de CHC (HR=0.29, P value<0.001), de décompensations hépatiques (HR=0.26, P value<0.001) mais aussi une baisse de la survenue d’évènements cardiovasculaire (HR=0.42, P value=0.001) et d’infections bactériennes (HR=0.44, P value<0.001). La survie globale des patients avec réponse virologique était meilleure que celle des patients sans réponse virologique (HR=0.27, P value<0.001).

En conclusion, la réponse virologique soutenue diminue la survenue de complications hépatiques et extrahépatiques (en particulier cardiovasculaires) et améliore la survie globale des patients avec cirrhose virale C.

Pour lire, l’article cliquez ici

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27641509

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VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
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