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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Août 2019 - 07:37
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TRIBUNE. Pénurie de médicaments : "Il faut relocaliser la production en Europe"

Le professeur Jean-Paul Vernant et un collectif de médecins hospitaliers appellent à rapatrier en Europe la production des principes actifs pour lutter contre les pénuries de médicaments qui se multiplient. Retrouvez leur tribune dans le JDD.

Voici la tribune du professeur Jean-Paul Vernant et d'un collectif de médecins hospitaliers qui souhaitent le rapatriement en Europe de la production des principes actifs permettant la fabrication des médicaments : "Très rares il y a une dizaine d’années, les pénuries de médicaments se multiplient. En 2018, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), on a noté 868 signalements de tensions ou de ruptures d’approvisionnement dont les malades sont les premières victimes lorsque cela concerne des médicaments d’intérêt thérapeutique majeurs (MITM) pour lesquels il n’y a, le plus souvent, pas d’alternative efficace disponible. C’est 20 fois plus qu’en 2008 (44 signalements). Les malades ont ainsi subi de multiples pénuries concernant des médicaments du cancer, des antibiotiques, des corticoïdes, des vaccins, des traitements de l’hypertension, des maladies cardiaques, du système nerveux…

Ces pénuries ne touchent pas les très chères innovations thérapeutiques mais des médicaments peu couteux qui, bien qu’anciens et tombés dans le domaine public, constituent toujours l’essentiel de la pharmacopée.

Il y a dans la fabrication d’un médicament plusieurs intervenants. D’une part des laboratoires de chimie qui produisent le principe actif, d’autres part des laboratoires pharmaceutiques qui font le travail de façonniers et qui, après l’ajout d’excipients, fournissent le produit fini au dosage requis sous forme de gélules, de comprimés ou d’ampoules. Alors que ces laboratoires pharmaceutiques résident pour la plupart en Occident, la production des principes actifs de 80% des médicaments passés dans le domaine public a été depuis plusieurs années, pour des raisons de moindre coût, délocalisée en Inde et en Chine.

Ces différents intervenants peuvent être à l’origine de ruptures d’approvisionnement. Une malfaçon du principe actif peut être à l’origine d’une pénurie qui sera d’autant plus grave et prolongée que le laboratoire en cause en est le seul producteur. Mais le plus souvent les ruptures d’approvisionnement sont liées à une incapacité plus ou moins prolongée de production des laboratoires pharmaceutiques -qu’ils soient eux-mêmes façonniers ou qu’ils aient confié cette tâche à des sous-traitants- souvent médiocrement intéressés par la fabrication de médicaments de faible rentabilité. Dans la plupart des cas, après des semaines ou des mois de pénurie, les médicaments réapparaissent sur le marché avec des augmentations non contrôlées des prix.

Le travail de signalisation et d’information concernant les ruptures d’approvisionnement est efficacement réalisé par l’ANSM. Plusieurs cadres juridiques ont été élaborés depuis 2012 afin de lutter contre ces ruptures d’approvisionnement. De nouvelles obligations ont été imposées aux laboratoires pharmaceutiques afin qu’ils mettent en place des plans de gestion des pénuries (PGP). Mais l’efficacité de ces mesures apparaît jusqu’alors dérisoire et surtout, comme leur nom l’indique, ces plans visent à gérer les pénuries et non à les prévenir. Il conviendrait donc de substituer aux PGP des PGPP (plans de gestion et de prévention des pénuries).

Afin de prévenir les pénuries, nous soutenons l’idée que :

• soient imposées dans l’urgence, aux laboratoires pharmaceutiques titulaires de l’autorisation de mise sur le marché, la constitution et la gestion de stocks de MITM sous forme de produits finis. En effet les laboratoires travaillent, par soucis d’économie, à flux tendu -comme les industriels de l’électroménager! Le plus souvent responsables des pénuries, ils sont les mieux à même d’en connaitre les causes et d’en prévoir la survenue. Plusieurs mois de stocks permettraient d’amortir les défauts d’approvisionnement. La pénurie avec ses conséquences pour les malades serait ainsi prévenue.
• soit rapatriée en Europe la production des principes actifs - ils y étaient encore fabriqués il y a une quinzaine d’années. Le coût du principe actif ne représentant qu’une très faible part du produit fini, cette relocalisation ne devrait pas pénaliser significativement le prix des médicaments.
• soit créé un établissement pharmaceutique à but non lucratif, si possible européen, sinon français, comme aux Etats –Unis. Là-bas, à l’initiative de médecins indignés par les conséquences des multiples pénuries pour les malades et choqués par les augmentations itératives de prix, plus de 500 établissements hospitaliers se sont réunis pour fonder un établissement pharmaceutique de ce type produisant des médicaments passés dans le domaine public. La création d’une telle structure permettra de prévenir les pénuries et sera le garant de la qualité des médicaments et de prix justes et pérennes."

Professeurs et médecins des hôpitaux signataires de la tribune : Jean-Paul Vernant, Gilles Montalescot, Veronique Leblond, Alain Astier, André Grimaldi, Philippe Grimbert, François Bricaire, Cécile Goujard, Richard Isnard, Jacques Young, Francis Berenbaum, Christine Katlama, Alain Fischer, Corinne Haioun, Thomas Papo, Joël Ménard, Eric Caumes, Louis Jean Couderc, Jean-Philippe Spano, François Boué, Anne Gervais, André Baruchel, Sophie Crozier, Pierre-Marie Girard, Xavier Mariette, Didier Bouscary.

https://www.lejdd.fr/Societe/tribune-pe ... pe-3914648

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Août 2019 - 17:09
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VA a guéri 100 000 anciens combattants de l'hépatite C

VA a franchi une étape importante dans la guérison de plus de 100 000 anciens combattants de l’infection chronique par le virus de l’hépatite C (VHC), lui permettant de devenir un leader mondial du diagnostic et du traitement du VHC.

L'infection par le VHC peut entraîner une maladie hépatique avancée (ALD), un cancer du foie et un décès prématuré. Le traitement du VHC peut prévenir le développement ou la progression de l'ALD, en réduisant les taux de mortalité de 50%. Jusqu'à récemment, le traitement du VHC exigeait que les médicaments soient pris quotidiennement par voie orale et hebdomadaire par injection pendant un an maximum, avec des taux de guérison aussi bas que 35%. En outre, ce traitement avait des effets secondaires médicaux et psychiatriques invalidants, qui ont amené un arrêt prématuré du traitement chez plus de la moitié des patients.

«Ces efforts ont sauvé la vie de dizaines de milliers d'anciens combattants. C'est précisément pourquoi VA a fait du diagnostic, du traitement et du traitement de l'infection par le virus de l'hépatite C une priorité,» a déclaré le secrétaire général du VA, Robert Wilkie.

Au début de 2014, des antiviraux à action directe (AAD) très efficaces, moins toxiques et entièrement oraux sont disponibles pour le traitement du VHC. Ces nouveaux médicaments ont peu d'effets secondaires moins graves et peuvent être administrés sous forme de comprimé par jour pendant huit semaines à peine, révolutionnant ainsi le traitement du VHC. VA a adopté l'utilisation de ces nouveaux médicaments quelques jours après l'approbation de la FDA.

https://www.youtube.com/watch?time_cont ... MXRbgIjB2I

Par le biais de la défense des droits des vétérans, de la direction du VA et du soutien du Congrès, le VA a mis en place un programme dynamique pour traiter les vétérans atteints du VHC qui souhaitaient et pouvaient être traités. Cela incluait une vaste campagne de sensibilisation auprès de tous les anciens combattants de VA connus pour être infectés par le VHC, ainsi qu'un nombre accru de tests sur ceux qui présentaient un risque plus élevé de contracter le VHC. À la fin de 2018, près de 85% des anciens combattants présentant un risque accru de contracter le VHC avaient été testés, contre 50% pour l'ensemble de la population américaine.

Au plus fort des efforts déployés pour déployer rapidement les AAD, VA commençait à traiter un ancien combattant du VHC toutes les 72 secondes au cours d’une journée de travail normale. près de 2 000 nouveaux traitements par semaine. À l'heure actuelle, moins de 25 000 anciens combattants recevant des soins de VA doivent encore être traités. En raison de cet effort historique, on estime que les vétérans guéris du VHC sont 72% moins susceptibles de développer un cancer du foie.

https://www.blogs.va.gov/VAntage/64162/ ... patitis-c/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Août 2019 - 05:58
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La terlipressine annule le syndrome hépatorénal dans un essai de phase 3

Les premiers résultats d'une étude clinique de phase 3 sur la terlipressine ont montré que le traitement répondait à son objectif principal, à savoir l'inversion «vérifiée» du syndrome hépato-rénal de type 1, selon un communiqué de presse de Mallinckrodt.

«Les premiers résultats de l’étude de phase 3 CONFIRM sont très encourageants en ce qu’ils démontrent que la terlipressine a inversé le cours du [syndrome hépatorénal de type 1 (HRS-1)] mesuré par l’amélioration de la fonction rénale, l’évitement de la dialyse et la survie à court terme, " Arun Sanyal, MD, de la Virginia Commonwealth University, a déclaré dans le communiqué. "Nous prévoyons que les résultats complets continueront d'informer le profil d'efficacité et de tolérance de la terlipressine chez cette population de patients présentant des besoins médicaux urgents et non satisfaits."

La terlipressine est un analogue de la vasopressine qui est sélectif pour les récepteurs V1 à l'étude pour HRS-1.

L’étude de contrôle randomisée comprenait 300 patients atteints de HRS-1, de cirrhose et d’ascite et dont la fonction rénale se détériorait rapidement, sans réponse aux diurétiques ni à l’albumine. Les patients ont présenté tous les critères d'évaluation de l'inversion de la HRS ( p = 0,012).

"Chez Mallinckrodt, nous nous engageons à faire progresser les thérapies qui traitent les patients mal desservis souffrant de maladies graves et critiques, y compris les patients atteints de cette maladie dévastatrice" , a déclaré Steven Romano, MD, vice-président exécutif et directeur scientifique de Mallinckrodt. «L'essai CONFIRM soutiendra les soumissions réglementaires de la terlipressine en tant que traitement de HRS-1 aux États-Unis et au Canada, et nous sommes impatients de partager bientôt les résultats complets.»

La société prévoit de soumettre une nouvelle demande de médicament à la FDA au début de 2020.

http://www.mallinckrodt.com/research/sc ... /pipeline/

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Premier patient inscrit dans un essai de validation de principe pour le traitement de la PSC

Selon un communiqué de presse, Immunic a annoncé le premier patient inscrit dans un essai clinique de validation du concept de IMU-838 pour le traitement de la cholangite sclérosante primitive.

Les National Institutes of Health ont accordé une subvention à Keith Lindor, MD, chercheur principal du College of Health Solutions de l'Arizona State University. En outre, Elizabeth Carey, MD, de la Mayo Clinic en Arizona, a parrainé l’essai avec l’approbation d’un nouveau médicament expérimental de la FDA pour mener l’étude.

"Des études récentes indiquent que l'interleukine 17, ou IL-17, une cytokine pro-inflammatoire, pourrait jouer un rôle central dans la pathogenèse de la PSC, ainsi que dans la colite ulcéreuse", a déclaré Lindor dans son communiqué. «Des augmentations significatives du nombre de lymphocytes exprimant l'IL-17 se retrouvent dans le foie des patients atteints de CSP. Ces résultats témoignent de la forte possibilité d’un chevauchement des approches thérapeutiques des deux maladies. »

«Notre objectif avec cette étude est d'examiner l'innocuité, la tolérabilité et l'efficacité d'un dosage quotidien de IMU-838, un petit inhibiteur de DHODH disponible par voie orale, une cible connue pour son effet sur les cellules Th17, afin d'établir l’idée que l’IMU-838 montre une activité pour le traitement de la PSC », a poursuivi Lindor. "L'établissement d'une telle base devrait permettre la conception d'études cliniques plus complètes."

Les chercheurs recruteront 30 patients adultes atteints de CSP dans l’étude ouverte à un bras. Les patients recevront 30 mg d'IMU-838 une fois par jour pendant 6 mois. Le critère d'évaluation principal sera la modification de la phosphatase alcaline sérique à la fin de l'étude par rapport au début de l'étude.

https://www.immunic-therapeutics.com/20 ... olangitis/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Août 2019 - 08:44
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https://gallery.mailchimp.com/2e76b9449 ... tion_F.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Août 2019 - 15:21
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L’ACIDE OBÉTICHOLIQUE LÀ OÙ ON NE L’ATTENDAIT PAS…




http://www.soshepatites.org/lacide-obet ... ndait-pas/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Août 2019 - 16:26
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Leçons de France sur la mise en œuvre du traitement du VHC à titre de prévention: qui traiter et comment?
Stratégies visant à réduire l'incidence du VHC dans les populations clés: le rôle du traitement du VHC en tant que prévention , ( Karine Lacombe ).

En France, malgré un large accès au dépistage du VHC et au traitement antiviral à action directe (AAD) entièrement remboursé par les services de santé nationaux, il a été estimé que 110 000 personnes infectées de manière chronique par le VHC devaient encore être traitées au début de 2018. Environ 58 000 à 69 000 de ces personnes ignoraient leur statut de VHC. Étant donné que l’infection par le VHC associée aux soins de santé a été éliminée à l’ère moderne, cette population non diagnostiquée s’appuie largement sur trois groupes à risque: les utilisateurs de drogues injectables. (PWID), les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et qui adoptent des comportements sexuels à haut risque, combinés à la consommation de drogues (appelée «chemsex»), et les personnes émigrant des pays à forte prévalence du VHC. En reconnaissant ces populations sources, comment pouvons-nous identifier et traiter efficacement ces patients, empêchant ainsi la transmission ultérieure du VHC?

Le traitement du VHC en France: hier et aujourd'hui

Historiquement, l'un des principaux obstacles au lien avec les soins était l'obligation pour les patients de subir une évaluation hépatique et un traitement contre le VHC en milieu hospitalier. En outre, la capacité de prescrire un traitement était limitée aux spécialistes du foie, de la médecine interne ou des maladies infectieuses. Ces exigences lourdes ont empêché nos patients les plus vulnérables et ceux dont les liens sont ténus de demander des soins par crainte de la stigmatisation.

Puis, en mai 2018, le ministère français de la Santé a lancé une nouvelle ère dans les soins et la gestion du VHC en France: les AAD pouvaient désormais être achetés dans des pharmacies en dehors du cadre hospitalier. Au début de 2019, il était prévu que les médecins généralistes et les spécialistes de la toxicomanie soient en mesure de prescrire des AAD. Bien que ces nouvelles initiatives ne soient pas pleinement mises en œuvre à compter d'avril 2019, les cliniciens des centres de soins primaires et de substitution aux opioïdes se préparent à fournir prochainement le dépistage et le traitement du VHC aux personnes les plus démunies.

Ces nouvelles initiatives aideront à mettre en œuvre efficacement le modèle de «traitement en tant que prévention» du VHC . Comme cela a déjà été démontré dans le contexte de l'infection par le VIH, le traitement visant à prévenir la transmission est la pierre angulaire de la microélimination dans les groupes à risque d'infection et de réinfection. Réduire le délai entre le dépistage positif et l’initiation du traitement est une étape cruciale vers la réussite. Ainsi, des tests moléculaires aux points de service sont mis en œuvre dans la clinique chaque fois que possible. L'Association française pour l'étude du foie (AFEF) a également publié un algorithme simplifié d'évaluation du foie et de traitement du VHC, basé sur l'identification de patients présentant une infection facile à traiter et ne nécessitant pas de prise en charge spécialisée du VHC dans les centres de soins tertiaires.

Traduire les lignes directrices en pratique

Comment ces nouvelles initiatives et lignes directrices se traduisent-elles en pratique clinique quotidienne ? Tout d'abord, toutes les personnes devraient se voir proposer une possibilité unique de dépistage du VHC, ainsi que de dépistage des infections à VHB et à VIH, conformément aux recommandations des directives nationales. Chez mes patients dont le dépistage du VHC est positif, je confirme ensuite la réplication du VHC avec le test d’amplification de l’acide nucléique au point de service (TAAN). J'exclus l'utilisation de FibroScan portable pour exclure la cirrhose et j'évalue avec soin les antécédents médicaux du patient pour d'autres comorbidités. Bien que la consommation active de drogue ou d'alcool n'empêche pas le traitement du VHC, je renforce le conseil sur l'observance en cas de problèmes de dépendance.

En ce qui concerne le schéma thérapeutique DAA à utiliser, le génotypage n’est plus nécessaire dans le cadre d’une première infection par le VHC. Dans les 2 jours à 1 semaine suivant le diagnostic de VHC, je commence le traitement par l'un des 2 schémas thérapeutiques de première intention recommandés, le sofosbuvir / velpatasvir ou le glécaprevir / pibrentasvir. Douze semaines après la fin du traitement, je vérifie la guérison avec le TAAN sur le lieu de traitement. Cette stratégie de «traitement précoce et complet» s'applique également aux personnes présentant une infection aiguë par le VHC. Je prévois que lorsque cette stratégie simplifiée sera mise en œuvre à grande échelle, la France devrait être en voie d'éliminer le VHC d'ici 2025!

Discussion

Je remercie la professeure Karine Lacombe d’avoir exposé de manière aussi claire les défis actuels de l’extension du traitement par DAA à des fins de prévention en France et d’avoir partagé son expérience de l’utilisation d’un modèle de soins simplifié comme stratégie d’éradication du VHC chez les personnes les plus exposées groupes.

Depuis le 20 mai 2019, tous les médecins en France peuvent prescrire de l'AAD à des patients sans comorbidités spécifiques selon un modèle simplifié de «test et traitement du VHC».

Il s’agit d’une avancée majeure qui pourrait être très efficace pour éliminer le VHC chez les consommateurs de drogues, puisqu’ils bénéficient déjà d’un accès élargi au traitement de la dépendance aux opioïdes - méthadone et buprénorphine - même dans les régions décentralisées, grâce aux soins primaires.

Comme l'a souligné la professeure Lacombe, la simplification du modèle de soins est une condition sine qua non d'une stratégie d'élimination efficace, et le plus haut niveau de simplification - modèle à un site / une visite - impliquant éventuellement des pairs et des approches de sensibilisation - sera nécessaire pour: minimiser les pertes de suivi pour ceux qui sont encore loin du système de santé.

Cependant, nous ne savons toujours pas quels modèles de soins sont réalisables et dans quelle mesure leur mise en œuvre en France permettra de réduire les éventuelles disparités en matière d'accès au traitement du VHC et d'assurer des niveaux élevés de couverture et de qualité des soins.

Compte tenu de ces tendances changeantes dans l'accès aux AAD, un des problèmes majeurs serait de surveiller l'utilisation du traitement du VHC dans l'espace et dans le temps afin d'estimer l'efficacité de ces différents modèles de soins aux niveaux local et national et pour des groupes à risque spécifiques. Un système de suivi basé sur les données de remboursement DAA de l'assurance maladie pourrait également fournir des informations claires sur les ajustements nécessaires pour mieux impliquer ceux qui sont encore laissés pour compte .

Les données de remboursement du système français d’assurance maladie constituent un outil puissant pour surveiller l’utilisation de la DAA dans le temps et dans l’espace, en fonction des caractéristiques spécifiques des personnes qui initient le VHC. Un tel suivi est déjà en cours en France pour les personnes ayant reçu des soins pour dépendance aux opioïdes.

Dans un article récemment publié dans l'International Journal of Drug Policy, les résultats du projet ANRS FANTASIO, Benjamin Rolland (Service universitaire d'Addictologie, Le Vinatier, Université de Lyon) et notre équipe de recherche (INSERM U1252, SESSTIM, Aix-Marseille Université / Inserm / IRD) ont étudié l’utilisation de la DAA à l’aide de données provenant d’une grande base de données de remboursement des soins de santé française des personnes dépendantes aux opioïdes atteintes du VHC: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31129024

Notre étude a clairement montré que les femmes sont nettement moins susceptibles que les hommes d’être traitées pour le VHC, même à l’ère de la DAA.

Quelles sont les implications de ces résultats? Les femmes ayant des antécédents d'injection de drogue peuvent accumuler plusieurs vulnérabilités (très mauvaises conditions sociales, dépendance à l'égard des partenaires, gestion monoparentale de la famille, stigmatisation, etc.) et la guérison du VHC est loin d'être une priorité pour elles. Identifier de nouveaux points d'entrée pour recevoir un traitement à des moments et dans des contextes qui répondent mieux aux besoins des femmes est déjà une priorité. Commençons maintenant.


Maria Patrizia Carrieri, PhD

https://events.clinicaloptions.com/hepa ... 5056943d50

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Août 2019 - 07:18
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Le fardeau mondial de l’athérosclérose liée au virus de l’hépatite C: mythe ou réalité ?

On estime que plus de 70 millions de personnes dans le monde sont infectées par le virus de l'hépatite C (VHC). A l’instar du VIH, une association entre l’inflammation due au VHC et maladies cardiovasculaires (MCV) liées à l’athérosclérose avait été discutée avec des études rétrospectives ou de cohorte, très controversées notamment sur l’infarctus du myocarde. L’objectif de cette étude était ainsi de déterminer la réalité de cette association et d'estimer le fardeau national, régional et mondial des MCV imputables au VHC.

Une méta-analyse, réalisée avec 2 enquêteurs indépendants, a analysé les bases de données MEDLINE, Embase, Ovid Global Health et Web of Science depuis leur parution jusqu’au 9 mai 2018, sans restriction de langue (1). Le rapport de risque (RR) des MCV chez les personnes atteintes du VHC par rapport à celles sans VHC a été calculé à partir d’études longitudinales sur ces 2 populations. L’objectif principal était le recensement des MCV, définies comme une hospitalisation avec infarctus aigu du myocarde ou un accident vasculaire cérébral en utilisant un modèle à effets aléatoires. Les estimations de la prévalence mondiale du VHC virémique pour 2015 pour 100 pays (soit 85 % de la population mondiale) ont été obtenues à partir de l'observatoire Polaris. Les estimations d'année de vie perdues, secondaires aux MCV en fonction de l'âge et du sexe proviennent de l'Institut d’évaluation des Paramètres de Santé.

36 études, 51 pays, 341 739 patients

Cette recherche a identifié 16 639 dossiers à partir de 36 études issues de 51 pays comportant 341 739 personnes atteintes du VHC. Le RR combiné pour les MCV est de 1,28 (intervalle de confiance à 95 % [IC95] de 1,18 à 1,39), plus marqué pour les accidents vasculaires cérébraux entre 55 et 75 ans. À l'échelle mondiale, 1,55 millions d’années ont été perdues en raison d'une MCV associée au VHC. Les pays aux revenus faibles et intermédiaires sont les plus touchés par la maladie. Les deux tiers de cette morbidité cardiovasculaire associée au VHC concernent ainsi les régions de l'Asie du Sud, de l'Europe de l'Est, de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. L'hétérogénéité des RR selon la géographie reflète néanmoins la diversité génétique des populations, le statut virémique des patients, les différences entre les systèmes de soins de santé, l'accès au traitement et la localisation géographique des études regroupées dans cette analyse. L’insuffisance coronarienne et l’artérite des membres inférieurs n’ont cependant pas été analysées, bien qu’elles participent à la morbidité cardiovasculaire.

VHC : des effets directs et indirects

La plupart des études sur l’hépatite C se sont focalisées sur le risque de décès par drogues IV, de cirrhose et de CHC, mais ont rarement rapporté une surmortalité cardiovasculaire chez les sujets âgés porteurs du VHC. De plus, les relations entre athérosclérose et VHC restent hypothétiques en l’absence de perturbations du profil lipidique ches les patients infectés. L'infection par le VHC a été associée au diabète de type 2 et à l’insulino-résistance et des effets directs du VHC sur le développement de l'athérosclérose ont aussi été décrits (en dehors des cryoglobulinémies mixtes) : le VHC est associé à une augmentation de l’épaisseur de l’intima média des artères, aux AVC et à l’insuffisance coronarienne. Le VHC est responsable d’un état chronique de stimulation immunitaire et d’inflammation avec une augmentation des taux circulants de cytokines pro-inflammatoires circulantes (interleukine 6, TNF-α, CRP et fibrinogène), qui sont elles-mêmes associées au développement de l’athérosclérose et à un risque accru de MCV.

Une surmortalité cardiovasculaire faible mais de nombreux biais

Cette nouvelle méta-analyse, très hétérogène, comporte de nombreux biais et une absence de facteurs de confusion, comme le tabagisme, l’IMC et les perturbations du bilan lipidique. A partir des 31/36 études réalisées en Amérique du Nord, Europe et Asie du Sud Est, elle conclut à une surmortalité cardiovasculaire modérée (RR [Risque Relatif] = 1,2 loin du RR de 2 pour le VIH) associée à la pandémie de l’hépatite C. Seulement 2 études ont concerné les pays en voie de développement ou les données restent éparses. La PCR du VHC, critère d’une infection active n’a concerné que 9 études, tandis que 24 mentionnaient la simple positivité des AC anti-VHC. Une variation géographique considérable a été identifiée : elle peut refléter une prévalence élevée d'hépatite C chronique dans ces régions où l’athérosclérose est importante et donc une association fortuite avec la mortalité cardiovasculaire. Par ailleurs, les extrapolations statistiques des résultats provenant de ces pays industrialisés ont été appliquées aux pays en voie de développement pour pallier l’insuffisance de données nationales. Enfin, on manque d’études à long terme sur le risque cardio-vasculaire des patients guéris du VHC ou l’ayant éliminé (environ 25 % des cas).

Changement de donne avec l’avènement des antiviraux directs ?

D’autre part, l’arrivée des antiviraux d’action directe va singulièrement modifier l’évolution chronique des patients porteurs du VHC, qui guérissent maintenant dans plus de 95% des cas. En 2016, l'OMS a adopté une stratégie mondiale contre le VHC, en préconisant son élimination d'ici 2030. Mais 80 % des personnes vivant avec l’hépatite C ne peuvent obtenir les services dont elles ont besoin pour prévenir, dépister et traiter la maladie. Une publication récente a permis d'estimer le coût de l'intensification des interventions concernant le dépistage et le traitement de l'hépatite C. L'élimination planétaire du VHC nécessiterait un investissement budgétaire supplémentaire de 1,5 %, entraînant une réduction de la mortalité d'environ 5 % et une augmentation du nombre d'années de vie d’environ 10 % (2).

En conclusion, l'infection par le VHC serait associée à un risque accru et prématuré d’athérosclérose, malgré la grande hétérogénéité des études concernées par cette méta-analyse extrapolée au monde entier à partir de données concernant des pays à haut niveau de vie. Le fardeau mondial des MCV associées à l’hépatite C serait ainsi responsable d’une augmentation de la mortalité cardiovasculaire qui va s’ajouter aux classiques complications hépatiques et aux décès dus à l’abus de drogues chez les patients non traités des pays aux revenus faibles ou intermédiaires. La stratégie mondiale de l’OMS de lutte contre le VHC et l’importante baisse de prix des antiviraux d’action directe devrait cependant permettre de réduire les conséquences néfastes de cette association controversée.

RÉFÉRENCES :

(1) Lee KK et coll.: Global burden of atherosclerotic cardiovascular disease in people with hepatitis C virus infection: a systematic review, meta-analysis, and modelling study. Lancet Gastroenterol Hepatol 2019. Publication en ligne le 31 juillet 2019.

(2) Tordrup D et coll.: Additional resource needs for viral hepatitis elimination through universal health coverage: projections in 67 low-income and middle-income countries, 2016–30. Lancet Glob Health 2019. Publication en ligne le 25 juillet 2019.

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Maladies du foie : le cerveau atteint avant les premiers symptômes

Des chercheurs ont découvert que chez des rats atteints d'encéphalopathie hépatique, des modifications cérébrales intervenaient avant même l'apparition des premiers symptômes.

Le foie est capital pour l’organisme : il joue le rôle de filtre à raison d'environ 1,7 litre par minute. Aussi, quand il est malade, de nombreuses substances indésirables rentrent dans le corps humain et peuvent entraîner des troubles psychologiques, moteurs et neurocognitifs. Par exemple, quand le foie fonctionne mal, trop d’ammonium peut atteindre le cerveau, ce qui produit trop de production de glutamine et peut déclencher un œdème cérébral ou une encéphalopathie hépatique. Ce syndrome neuropsychiatrique peut aller jusqu’au coma.

Des chercheurs des universités suisses se sont intéressés au fonctionnement de cette maladie. D’après leur étude à paraître dans l’édition de septembre du Journal of Hepatology, elle atteindrait le cerveau avant même de toucher d’autres organes. A terme, cette découverte pourrait permettre de détecter une atteinte cérébrale liée aux maladies du foie par une analyse du cerveau et ce, avant même les premiers symptômes.

Pendant huit semaines, les chercheurs ont observé des rats atteints d’une maladie chronique du foie. "Nous avons suivi chaque animal individuellement en le plaçant toutes les deux semaines dans une IRM à haut champ magnétique (9,4 Tesla) pour effectuer de la spectroscopie à haute résolution (SRM), nous permettant d'observer de manière très précise les altérations moléculaires du cerveau dès le début de la maladie du foie. Et nous avons effectué des observations inédites !", explique Dre. Cristina Cudalbu, chercheuse scientifique et responsable opérationnel du 9.4T MRI au Centre d'Imagerie Biomédicale à l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Moins de vitamine C et de créatine

Car les chercheurs ont découvert des changements moléculaires dans le cerveau des animaux dès la deuxième semaine de la maladie du foie. Soit avant même que les rats ne présentent des symptômes physiques. "Sur la base d'études antérieures, nous pensions qu'il fallait attendre environ six semaines pour voir un impact, soit le début de la dégradation de l'état de santé de l'animal", raconte Cristina Cudalbu.

Cette dégradation a finalement commencé à apparaître entre la quatrième et la huitième semaine. Les animaux ont alors présenté des états de jaunisse et de malnutrition, souffrant d’eau dans le ventre. "Dès ce moment, nous avons observé dans le cerveau qu'en plus d'un excès d'ammonium, le taux de deux autres molécules baisse soudainement: la vitamine C, un antioxydant, et la créatine, qui remplit de multiples fonctions notamment énergétiques", explique Olivier Braissant, professeur au Service de chimie clinique du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) et à la Faculté de biologie et médecine du Centre universitaire de Lausanne (UNIL).

C’est la première fois que des chercheurs démontrent l’intervention de ces deux molécules dans l'encéphalopathie hépatique. D’après eux, elles apparaissent après la montée d’ammonium dans le sang.

Voir si l’atteinte cérébrale des humains est similaire à celle des rats

Ainsi, une analyse du cerveau par SRM pourrait permettre de détecter les manifestation neurologiques d’une maladie chronique du foie avant l’arrivée des premiers symptômes. Mais les chercheurs voudraient également déterminer s’il serait possible de protéger le cerveau de cette détérioration ou de la diminuer, en compensant par exemple le manque de créatine et de vitamine C par des suppléments ou des probiotiques. "Nous sommes également en train d'effectuer des observations semblables chez l'humain, afin de voir si l'atteinte cérébrale est similaire à celle des rats", concluent-ils.

A l’heure actuelle, le diagnostic de l’encéphalopathie hépatique a lieu à partir des symptômes et des résultats d’examens (prises de sang, examen mental, électroencéphalographie…). Les manifestations de cette complication, qui survient à la suite d’une insuffisance hépatique aiguë ou d’une hépatite chronique, se traduisent surtout par la dégradation du fonctionnement cérébral du patient dont la conscience est perturbée. Au début, il peut présenter des variations de l’humeur et une altération des capacités de jugement. Il a de plus en plus de mal à dormir, devient déprimé, anxieux ou irritable et peut avoir du mal à se concentrer.

Un syndrome curable

Au fur et à mesure que l’affliction progresse, son haleine commencera à avoir une odeur douceâtre et de moisi. Puis, il peinera à maintenir les mains en position stable en tendant les bras et présentera des secousses musculaires involontaires. La parole se ralentit également et le malade est de plus en plus désorienté, agité, excité. Il arrive que la progression de l’encéphalopathie hépatique soit telle que la personne atteinte perde conscience et tombe dans un coma, qui entraîne généralement la mort.

Mais fort heureusement, des traitements existent permettant de guérir de l’encéphalopathie hépatique. Le médecin tentera alors d’éliminer les substances toxiques des intestins du malade. Il pourra par exemple lui prescrire des antibiotiques, le soumettre à un régime alimentaire pauvre en viande et autres protéines animales et lui donner du lactulose. Ingéré, ce sucre synthétique agit comme un laxatif en accélérant le passage de la nourriture et diminue ainsi la quantité d’ammoniac absorbée par l’organisme.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... -symptomes

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Août 2019 - 03:27
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Le traitement du VHC comme moyen de prévention en Italie: surmonter les obstacles réglementaires

Avec les antiviraux à action directe (AAD) maintenant disponibles en Italie, il est possible pour les patients atteints du VHC d'atteindre la RVS, atténuant ainsi les complications hépatiques associées au VHC et en interrompant la transmission. Cet effet bénéfique des AAD sur la transmission du VHC sous-tend le modèle de traitement comme prévention (TasP) . En mettant en œuvre le TasP, nous pouvons soigner le VHC chez les populations italiennes à haut risque de transmission, réduisant ainsi l'incidence des nouveaux cas et profitant à la santé publique. Cependant, nous rencontrons actuellement de nombreux obstacles pour réussir à mettre en œuvre le TasP en Italie.

Epidémiologie du VHC en Italie

Pour concevoir des programmes TasP efficaces, nous devons d’abord identifier les populations dans lesquelles la transmission du VHC est plus courante. L’épidémiologie du VHC en Italie diffère de celle d’autres pays européens en ce que de nombreux Italiens âgés sont atteints du VHC en raison de la pratique médicale courante de réutiliser les aiguilles après la Seconde Guerre mondiale, qui propagent le VHC par le biais de transfusions sanguines non sécurisées et d’autres procédures médicales. Le schéma national de transmission du VHC a changé dans les années 1970 et 1980, le VHC étant principalement contracté par injection de drogues illicites avec des aiguilles non stériles. À la suite de la découverte du VHC en 1989, le taux annuel d'infection en Italie a considérablement diminué - passant de 3,0 cas pour 100 000 habitants en 1989 à 0,2 cas pour 100 000 en 2016 - la plupart des infections nouvellement diagnostiquées ayant été contractées nosocomiales ou par injection de drogue.

Étant donné que de nombreuses nouvelles infections sont associées à la consommation de drogues injectables, le traitement du VHC chez les consommateurs de drogues injectables (PID) est essentiel pour la mise en œuvre du TasP en Italie. La prévalence du VHC dans les PIDU italiennes est estimée entre 10% et 30%, avec des taux plus élevés chez les personnes recevant un traitement de substitution aux opioïdes (TSO), administrées par des unités de service public de toxicomanie appelées SerD gérées par des spécialistes de la toxicomanie.

Obstacles à la TasP en Italie

La mise en œuvre réussie de la TasP nécessite de diagnostiquer rapidement le VHC chez les populations à haut risque et de relier efficacement les individus au traitement. Malheureusement, le taux de diagnostic en Italie est encore relativement faible, jusqu'à 40% de la population générale infectée par le VHC restant non diagnostiquée.

Bien que le traitement par AAD soit universel en Italie, plusieurs obstacles s'opposent au traitement par une personne infectée. Premièrement, la caractérisation du prétraitement est inutilement complexe pour l'ère de la DAA, nécessitant le génotypage du VHC, FibroScan et de nombreuses évaluations biochimiques. Deuxièmement, l'administration du traitement est limitée aux spécialistes et aux unités hospitalières, ce qui signifie que les SerD ne peuvent pas directement prescrire un traitement. Enfin, le traitement est administré mensuellement par les pharmacies des hôpitaux, ce qui signifie que des visites de suivi régulières doivent être effectuées pour recevoir les AAD.

En tant que clinicien et membre de sociétés scientifiques nationales spécialisées dans les maladies du foie, il est de mon devoir de lutter pour l'abolition de ces barrières à l'aide de preuves scientifiques. En effet, la plupart de ces restrictions ne reposent pas sur les données actuelles, mais ont été introduites en tant que mesures contenant des coûts (par exemple, l’administration du traitement par des spécialistes et des unités hospitalières) ou des legs de l’ère de l’interféron (par exemple, une évaluation complexe de prétraitement et de traitement préalable suivi du traitement). À l'ère moderne de la DAA, l' évaluation du prétraitement peut être limitée preuve de la réplication du VHC, évaluation du stade de la maladie et analyse des interactions médicamenteuses. La surveillance en cours de traitement peut être abandonnée car elle n'apporte aucun bénéfice clinique. Enfin, le traitement peut être administré par des non spécialistes sans compromettre les taux de RVS, comme cela a été démontré dans de nombreux pays à l'intérieur et à l'extérieur de l'Union européenne.

Si l’Italie veut éliminer l’infection par le VHC, il est absolument nécessaire de modifier ces obstacles réglementaires. Les médecins et les patients doivent travailler ensemble pour fournir aux décideurs des données étayant les bénéfices pour la santé publique et personnelle du TasP.

https://www.clinicaloptions.com/hepatit ... ion/slides

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Août 2019 - 03:59
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Symposium satellite ANRS aux journées scientifiques de l'AFEF




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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Août 2019 - 13:40
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Christophe Hézode rejoint Gilead au poste de Directeur Médical Hépatologie

Christophe Hézode, ancien chef du service d’Hépatologie à l’hôpital Henri Mondor (Créteil) rejoint Gilead au poste de Directeur Médical Hépatologie. Dans sa nouvelle fonction, il managera une équipe de 9 collaborateurs et reportera au Dr Cécile Rabian, directeur médical France du laboratoire Gilead.

« Ses missions seront d’accompagner Gilead dans les développements de nouveaux traitements dans les maladies du foie en France et de poursuivre le travail engagé, depuis 2014, pour l’élimination de l’hépatite C en France à l’horizon 2025 », indique le laboratoire dans un communiqué.

Christophe Hézode, 52 ans, est professeur d’Hépatologie à l’Université Paris-Est Créteil depuis 2012 et praticien hospitalier en Hépatologie à l’hôpital Henri Mondor à Créteil depuis 2003. Il a obtenu son doctorat ès sciences à l’Université Paris-Est Créteil en 2011 et il était membre de l’équipe de recherche du Professeur Jean-Michel Pawlotsky « Virologie moléculaire et immunologie, physiopathologie et thérapeutique des hépatites virales chroniques » depuis 2006.

Au cours de sa carrière hospitalo-universitaire, il a participé à plus de 100 essais cliniques en tant que coordonnateur, investigateur principal ou co-investigateur et il est l’auteur de 170 articles publiés dans des journaux médicaux ou scientifiques. Christophe Hézode est plus particulièrement spécialisé dans les hépatites virales (B, C, D), la stéatopathie non-alcoolique (NASH) et le carcinome hépatocellulaire (cancer du foie).

https://www.mypharma-editions.com/chris ... epatologie

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Août 2019 - 20:12
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Le dénosumab augmente la densité minérale osseuse chez les patients atteints de CBP

Un traitement à long terme au denosumab a augmenté la densité minérale osseuse sans aucun effet indésirable chez les patients atteints de maladie hépatique auto-immune , en particulier de cholangite biliaire primitive, selon les résultats d'une étude pilote.

«L'ostéoporose est une complication majeure chez les patients atteints de cholangite biliaire primitive (PBC) et d'hépatite auto-immune (AIH)», Yoshitaka Arase, MD, PhD, de la faculté de médecine de l'Université de Tokai au Japon, et ses collègues ont écrit avec un risque presque deux fois plus élevé. par rapport aux individus sans PBC.

Denosumab (Prolia, Amgen) augmente la densité minérale osseuse en inhibant le développement et l'activité des ostéoclastes et en diminuant la résorption osseuse. Un traitement à court terme d'un an a démontré des résultats sûrs et efficaces.

Pour déterminer les résultats à long terme, Arase et ses collègues ont recruté six patients atteints de CBP et quatre patients atteints d'AIH dont la densité minérale osseuse au niveau de la colonne lombaire était inférieure de 2,5 points à la moyenne de la population jeune adulte, sur la base des scores T. Tous les patients étaient des femmes ménopausées ayant reçu une dose sous-cutanée de denosumab tous les 6 mois pendant 3 ans.

Les T-scores de densité minérale osseuse se sont progressivement et significativement améliorés au cours de l'étude. Les patients ont également présenté des réductions significatives de la phosphatase acide 5b et de la phosphatase alcaline 3 résistantes au tartrate sérique.

Les chercheurs n'ont relevé aucun cas de fracture vertébrale fraîche ni d'effet indésirable lié au denosumab, tel qu'une hypocalcémie, des fractures atypiques du fémur et une ostéonécrose de la mâchoire.

"Le denosumab a différents mécanismes d'action et peut être utilisé comme traitement de première intention ou comme alternative aux bisphosphonates", ont conclu les chercheurs. «Chez les femmes ménopausées souffrant d'ostéoporose précédemment traitées avec des bisphosphonates par voie orale, le denosumab était bien toléré et augmentait la densité minérale osseuse à tous les sites squelettiques mesurés et inhibait plus efficacement le remodelage osseux par rapport au traitement par bisphosphonate IV une fois par an avec de l'acide zolédronique.»

Beste LA, et al. Clin Gastroenterol Hepatol . 2019; doi: 10.1016 / j.jhep.2019.05.033.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Août 2019 - 06:24
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Le point sur l’hépatite A aux Etats-Unis


Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d'Atlanta a fait le suivi des épidémies d'hépatite A au cours des trois dernières années, et les choses ne se sont pas améliorées. Les CDC ont annoncé que 29 États avaient signalé publiquement 24 280 maladies liées à l'hépatite A depuis 2016, dont 14 525 (60%) nécessitant une hospitalisation. Et le nombre de morts s'élève à 236.

Les Centers for Disease Control and Prevention recommandent le vaccin contre l'hépatite A comme le meilleur moyen de prévenir la maladie virale du foie.

Les Centers for Disease Control and Prevention ont identifié les activités pouvant placer une personne dans une catégorie présentant le plus grand risque de contracter l'infection par le VHA ou de développer une complication grave résultant de l'infection par le virus de l'hépatite A :

• personnes qui consomment des drogues (par injection ou non) ;
• personnes vivant dans un logement instable ou sans abri ;
• hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) ;
• personnes incarcérées ou récemment incarcérées ;
• personnes atteintes d'une maladie hépatique chronique, y compris la cirrhose, l'hépatite B ou l'hépatite C ;
• les clients de restaurants qui emploient un ou plusieurs travailleurs des services alimentaires infectés.
Les CDC travaillent également avec les autorités sanitaires locales et nationales pour veiller à ce que le vaccin contre l'hépatite A cible les bonnes populations à risque et que l'offre soit adéquate.

https://www.mesvaccins.net/web/news/142 ... etats-unis

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Août 2019 - 10:44
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BIARRITZ : ILS ATTENDENT DÉJÀ L’ATHS 2019

Mais que se passe-t-il à Biarritz ? C’est déjà l’ATHS ce week-end ? De nombreux pays riches se posent des questions sur l’évolution des pratiques addictives dans leur pays, c’est pourquoi plusieurs chefs d’Etats et responsables gouvernementaux se sont déplacés pour échanger.

Mais non ! C’est une fake news, l ‘ATHS se tiendra bien à Biarritz, mais du 1er au 4 octobre.

Messieurs les grands de ce monde, profitez de vous rencontrer pour évoquer les différentes stratégies de lutte contre les drogues et comment améliorer la prise en charge quotidienne des patients addicts.

Il y en a deux qui réfléchissent à l’organisation, ce sont Arkaitz et Jean-Pierre.

Et Jean-Pierre, ne panique pas, nous, on sera là en octobre, et G7 certitude que ce nouvel ATHS sera encore une réussite.



http://www.soshepatites.org/biarritz-il ... aths-2019/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Août 2019 - 10:46
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Programme :

https://www.aths-biarritz.com/edition-2019/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Août 2019 - 10:11
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Des médecins américains n'arrivent pas à diagnostiquer l'hépatite C plusieurs années après l'apparition des premiers signes de cirrhose

Les médecins échouent dans le dépistage de l'hépatite C chez un patient sur cinq atteint d'une hépatopathie avancée malgré de nombreuses années de soins médicaux, et ces patients risquent davantage d'être hospitalisés après le diagnostic de l'hépatite C, selon une étude américaine publiée dans le journal américain American Journal. de soins gérés a trouvé.

Les diagnostics tardifs étaient encore plus fréquents chez les personnes nées entre 1945 et 1965, qui auraient toutes dû subir un dépistage de l'hépatite C conformément aux directives des Centers for Disease Control des États-Unis. Un diagnostic sur quatre a été diagnostiqué tardivement, bien que des enzymes hépatiques aient souvent été détectées lors de tests de laboratoire antérieurs. Dans certains cas, des patients avaient des preuves suggérant une cirrhose lors de tests de laboratoire cinq ans avant le diagnostic de l'hépatite C.

Si l'hépatite C est diagnostiquée avant l'apparition d'une cirrhose ou d'une maladie hépatique au stade terminal, le traitement avec des antiviraux à action directe peut guérir l'hépatite C et prévenir la progression vers une maladie hépatique avancée. Mais les personnes qui développent une cirrhose continueront à présenter un risque plus élevé de carcinome hépatocellulaire (cancer du foie) et s’ils développent une cirrhose décompensée, des conditions telles que l’hypertension portale et les varices œsophagiennes peuvent ne pas être réversibles même si l’infection à l’hépatite C est guérie.

Afin de réduire les diagnostics tardifs, les Centers for Disease Control des États-Unis ont publié en 2012 des lignes directrices recommandant le dépistage unique de l'hépatite C chez toutes les personnes nées entre 1945 et 1965. Cette cohorte de naissance présente la prévalence la plus élevée d'hépatite C aux États-Unis. plein, le dépistage aurait permis de détecter 800 000 infections à l'hépatite C et d'éviter 120 000 décès dus à une maladie du foie.

Les enquêteurs de l’étude de cohorte sur l’hépatite C chronique aux États-Unis ont voulu savoir quel effet les recommandations avaient sur le diagnostic de l’hépatite C. La cohorte couvre quatre grands systèmes de santé intégrés en Pennsylvanie, Michigan, Oregon et Hawaii, fournissant des soins à 2,7 millions de personnes.

Ils ont examiné les tests de dépistage de l'hépatite C, le diagnostic et l'hospitalisation pour une maladie du foie entre 2014 et 2016. Ils ont défini le diagnostic tardif comme un diagnostic de maladie du foie grave dans les trois mois précédant le diagnostic de l'hépatite C ou dans l'année suivant celui de l'hépatite C. Une maladie hépatique grave a été définie comme une cirrhose diagnostiquée par biopsie ou score FIB-4. L’hépatopathie au stade terminal a été définie comme le diagnostic de carcinome hépatocellulaire, d’insuffisance hépatique, d’encéphalopathie hépatique, d’hypertension portale, de varices œsophagiennes, d’ascite, d’hémorragie gastro-œsophagienne ou de transplantation du foie.

Au cours de la période de l'étude, 2695 personnes ont reçu un diagnostic d'hépatite C et ont bénéficié d'un suivi ultérieur de 12 mois pour analyse. Vingt et un pour cent ont été diagnostiqués tardivement.

Soixante pour cent des personnes ayant reçu un diagnostic d'hépatite C sont nées entre 1945 et 1965. Dans ce groupe, le taux de diagnostic tardif était plus élevé; 27% ont été diagnostiqués tardivement et les personnes de cette cohorte d'âge étaient trois fois plus susceptibles d'être diagnostiquées tardivement (odds ratio 3,3, IC 95% 2,57-4,22, p <0,001). Les diagnostics tardifs étaient plus fréquents chez les hommes que chez les femmes (23% vs 18%, p <0,001) et chez les bénéficiaires de l'assurance maladie publique de Medicare ou Medicaid par rapport aux assurés privés (29%, 25% vs 18%, p = 3). 0,004).

Les patients avec un diagnostic tardif étaient sous observation médicale chez leur fournisseur de soins de santé actuel depuis neuf ans en moyenne. Quarante-six pour cent avaient visité une salle d'urgence au moins une fois au cours de cette période et 22% avaient des enzymes hépatiques élevées.

En moyenne, les personnes diagnostiquées tardivement avaient eu leur première mesure élevée d'enzymes hépatiques sept ans avant le diagnostic d'hépatite C. Au moment du diagnostic tardif, un patient sur quatre affichait dans son dossier médical une mesure des enzymes hépatiques et une numération plaquettaire qui aurait permis à un médecin de: vérifier si elles avaient une maladie hépatique avancée. Chez un tiers de ces patients, les données suggéraient une cirrhose possible ou probable, et les premières mesures qui auraient indiqué une cirrhose étaient disponibles cinq ans avant le diagnostic de l'hépatite C.

Les personnes qui avaient été diagnostiquées avant l'apparition d'une maladie hépatique avancée avaient également de longs délais entre l'élévation des enzymes hépatiques et le diagnostic (six ans en moyenne).

Les personnes diagnostiquées tardivement étaient plus susceptibles d'être hospitalisées après le diagnostic que les personnes diagnostiquées avant l'apparition d'une insuffisance hépatique avancée (32% contre 12%, p <0,001) et ont passé beaucoup plus de temps à l'hôpital (358 jours contre 78 jours par 100 personnes) de suivi, p <0,001).

"Les patients atteints de cirrhose non diagnostiquée sont suivis dans les systèmes de santé pendant des années avant de recevoir un diagnostic de VHC, mais attendre qu'il soit clair que la maladie du foie est présente est une stratégie ratée pour réduire la morbidité et les coûts de la santé", concluent les auteurs de l'étude.

"Ces patients perdent la possibilité d'accéder aux soins de santé appropriés pour les personnes atteintes de cirrhose, tels que les vaccinations, le dépistage du cancer du foie et des varices oesophagiennes, et les conseils sur les risques des médicaments ou des aliments courants chez les personnes atteintes de cirrhose."

Référence :

https://www.ajmc.com/journals/issue/201 ... ortunities

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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Août 2019 - 13:10
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Un responsable de l'OMS salue la campagne contre l'hépatite C en Égypte comme la plus importante du genre

CAIRE: La Directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé a qualifié mercredi l’initiative médicale 100 millions de Seha (santé) en Égypte comme la plus grande campagne mise en œuvre par un État, ajoutant qu’elle avait été un succès mondial, a déclaré le ministère égyptien de la Santé dans un communiqué.

Adhanom a rencontré le président Abdel Fattah al-Sisi, où ils ont discuté des circonstances de la campagne du 100 millions de Seha. Au cours de la réunion, il a considéré cette campagne comme la plus importante de son genre à ce jour. Il a également rencontré le ministre de la Santé, Hala Zayed.

La présidence égyptienne a annoncé l'an dernier le lancement d'une campagne de 100 millions de Seha visant à détecter et à traiter l'hépatite C et d'autres maladies chroniques chez les Égyptiens et les Africains. La campagne a duré entre octobre 2018 et avril de cette année et avait dépisté 45 millions de citoyens pour le dépistage de la maladie transmissible par le sang, selon le ministère.

Tedros Adhanom est arrivé mercredi en Egypte pour sa première visite au poste de directeur général de l'OMS, qui devrait durer deux jours. Lors de sa visite, Adhanom passera en revue les campagnes médicales lancées par le pays africain, selon le communiqué.

M. Adhanom a également salué l'initiative présidentielle en faveur de la santé des femmes et a remercié le président Abdel Fattah al-Sisi d'avoir lancé ces initiatives qui ont porté leurs fruits au niveau international. Il a également affirmé que l'Egypte est le partenaire permanent du ministère égyptien de la Santé.

Le responsable de l’OMS doit se rendre jeudi au département spécialisé dans la formation des médecins au sein de l’Institut national de formation, afin de voir le bloc opératoire de la campagne 100 millions de Seha et la salle des listes d’attente.

Adhanom a été élu directeur général des États membres de l'OMS pour cinq ans à compter de 2017. Il est le premier Africain de l'OMS à occuper le poste de directeur des affaires techniques et administratives.

Il a été ministre des Affaires étrangères d'Éthiopie entre 2012 et 2016, et auparavant ministre de la Santé de 2005 à 2012.

https://hepvoices.org/2019/08/24/world- ... worldwide/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Août 2019 - 13:12
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12% des Mauritaniens infectés par l'hépatite

Selon un institut médical gouvernemental, 12% des 4 millions d'habitants de la Mauritanie souffrent de différents types d'hépatite (ABC).

Le directeur de l'Institut national des maladies hépatiques et virales (gouvernemental), Mustafa Ould Mohamed, a déclaré qu'entre 10 et 12% des Mauritaniens sont infectés par l'hépatite.

Cela est arrivé dans un discours qu'il a prononcé lundi à Nouakchott lors de la commémoration de la Journée mondiale de l'hépatite, organisée sous le slogan «Investissons dans l'élimination de l'hépatite».

Ould Mohamed a déclaré que son pays avait fait des efforts pour éradiquer la maladie. Les efforts ont notamment porté sur la création d'un institut spécial pour les infections hépatiques et virales en mai.

Il a expliqué qu'il incombait à l'Institut de détecter le virus et de se faire vacciner, en plus de traiter les personnes infectées et de suivre leurs conditions. Il sensibilise également à la nécessité d'un bilan médical précoce, notant que des médicaments sont disponibles gratuitement dans tous les hôpitaux du pays. Mohamed n'a pas précisé le pourcentage de personnes infectées par chaque type d'hépatite, mais des rapports médicaux antérieurs avaient indiqué que l'hépatite B était la plus répandue dans le pays.

Le 28 juillet marque l'anniversaire du Dr Baruch Bloomberg, lauréat du prix Nobel, qui a découvert le virus de l'hépatite B et mis au point un test de diagnostic et un vaccin contre celui-ci.

Les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé indiquent que les hépatites B et C tuent plus de personnes chaque année que le VIH, le paludisme et la tuberculose. De plus, deux cas de décès par cancer du foie dans le monde sont causés par l'hépatite.

L’hépatite peut avoir plusieurs causes, notamment des aliments ou de l’eau contaminés, une transfusion sanguine ou des produits sanguins contaminés, l’utilisation d’équipement médical contaminé, des contacts sexuels et des injections avec des seringues ou des aiguilles de seringues contaminées.

https://hepvoices.org/2019/08/24/12-of- ... hepatitis/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Août 2019 - 04:33
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Médicaments contre l'hépatite C



Les médicaments à combinaisons multiples sont une combinaison de médicaments formulés dans une seule pilule ou un seul paquet de pilules. Par exemple, le médicament Harvoni combine deux médicaments, le lédipasvir et le sofosbuvir. Le lédipasvir est un inhibiteur de la NS5A et n’est vendu que dans le cadre de Harvoni ou de son équivalent générique; Le sofosbuvir peut être prescrit séparément sous le nom de marque Sovaldi.



Ces médicaments bloquent la protéine NS5B, qui joue un rôle dans la réplication du VHC et participe à la création de copies du génome de l'ARN viral. Sovaldi est utilisé pour traiter les génotypes 1, 2, 3 et 4 du VHC et fait partie d'une association une fois par jour à divers médicaments tels que Epclusa, Harvoni et Vosevi. Sovaldi peut également être associé à d'autres médicaments, tels que Daklinza, en fonction de divers facteurs.

NS5A est une protéine du VHC, une partie du complexe de réplication du VHC (réplicase), qui remplit de multiples fonctions dans le cycle de vie du virus. Daklinza est utilisé en association avec Sovaldi en tant que composant de schémas thérapeutiques sans interféron ni ribavirine.

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