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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 10 Jl 2015 - 11:11
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HÉPATITES NE SOYONS PAS A CHEVAL…



On parle beaucoup du handicap ces temps derniers avec la journée internationale du handicap. En France 9,5 million de personnes sont en situation de handicap mais il n’y a pas 9,5 million de handicapés. Pourtant hier c’est 232 000 signatures qui ont été remise sous forme de pétition auprès des députés de l’assemblée nationale. La première loi sur l’accessibilité date de 1975 elle a donc 40 ans et la dernière de 2005. Mais comme pour la loi Évin, on tente actuellement de la vider de son sens. Un projet de loi ratifiant l’ordonnance accordant de nouveaux délais pour la mise en accessibilité des lieux ouverts au public et des transports, devait être examiné en séance publique dans la soirée. Ce projet pourrait accepter le principe de dérogation ou de différer de 3 à 9 ans toutes obligations légales.

Cette attitude est inacceptable, quel que soit le niveau de la crise économique il est injuste de demander aux handicapés de patienter. Cela fait 40 ans que la loi est en route l’état peut-il contourner les obligations légales qu’il a lui-même fixé ?

Mais qu’est le handicap ? Ce mot vient de l’anglais « hand in cap » que l’on peut traduire par « main dans le chapeau ». Ainsi au milieu du XVII siècle dans les tavernes de Londres pour échanger des objets le prix était fixé par un tirage au sort, à la même époque en Irlande les chevaux jouaient un rôle majeur dans les déplacements et l’économie. Il était donc difficile de fixer le juste prix d’un cheval. Le prix était défini par des tiers et c’est par tirage au sort dans un chapeau que l’on mettait d’accord vendeur et acheteur. Mais c’est vers 1850 que le sport hippique s’approprie ce concept. Pour redonner du piment aux paris et rendre les courses un peu moins prévisibles on pratique alors des courses à handicap. En fonction du cheval du cavalier et va tirer au hasard le poids qui sera rajouté, c’est l’invention des courses a handicap qui seront reprises dans d’autre sport.

Ce qui est surprenant c’est qu’à cette époque le handicap n’est pas l’expression d’une limitation de capacité mais littéralement une façon de rendre une course plus égalitaire, le handicap permettait au meilleur de redevenir comme les autres. Progressivement on a assimilé le handicap à la limitation d’une fonction ce qui a amené l’Organisation Mondiale de la Santé d’apporter une définition du handicap dans les années 1990 ;

Elle le définit comme « un problème dans une fonction ou une structure de l’organisme; une limitation de l’activité est une difficulté rencontrée par un sujet pour exécuter une tâche ou une action; une restriction à la participation est un problème empêchant le sujet de s’engager pleinement dans les situations de la vie courante ».

Bon nombre de malades porteurs d’une pathologie hépatique se reconnaissent instantanément dans cette définition. Pourtant ce handicap est très difficile à reconnaitre, un paralysé sera plus facilement reconnu dans le regard de l’autre qui verra bien sûr la perte de capacité et l’infériorité. Pourtant nous avons l’impression que pour être comme les autres il nous faut apprendre à marcher et sauter comme les chevaux du siècle dernier. Il faut faire de nos différences une clef de lecture différente de la vie et non un handicap.

Les hépatants ne sont pas à cheval mais ne touchez pas à la loi sur le handicap, l’accès aux structures pour tous c’est maintenant, pas de changement s’il vous plait !

Pascal Mélin

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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 10 Jl 2015 - 11:24
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« Docteur j’ai tout le temps envie de faire l’amour est-ce normal ? »


Docteur, vous allez me prendre pour une folle, je ne sais même pas si je devrais vous en parler. Mais depuis le temps que nous nous connaissons, vous m’avez suivi pendant quatre traitements jusqu’au dernier qui fut le bon. Vous m’avez dit que j’étais guérie, mais ce n’est pas du tout comme ça que je m’étais imaginée ma guérison. Comme vous me l’aviez dit je ressens moins de fatigue, mais j’ai toujours des douleurs articulaires et je dois souvent faire la sieste. Je ne sais pas si c’est une simple habitude qui persiste ou une séquelle, mais les siestes c’est plutôt agréable et aujourd’hui elles font partie intégrante de mon rythme de vie et puis il paraît que c’est bon pour la santé ! Non, je voudrais vous parler de quelque chose de plus intime, de ma libido et de ma sexualité … Je vous choque ? Avez-vous d’autres patientes comme moi ? Vous savez je ne suis pas nymphomane ni portée sur la chose. Quand j’étais plus jeune comme beaucoup de fille de mon âge j’aimais faire l’amour mais comme vous le savez je me suis tournée vers d’autres sources de plaisir, qui bientôt n’en étaient plus. Quand je suis sortie de cette période d’addiction ma sexualité n’était plus la même mais je me suis satisfaite de ce que la vie me donnait pensant que j’avais pris quelques années et que les paradis artificiels m’avaient laissés des séquelles. Avec le temps j’ai même fini par me convaincre que ma libido était normale et que j’étais donc épanouie. Il y a douze ans en arrière lorsque je suis venue vous voir pour la première fois vous m’avez posé plein de questions et vous m’avez interrogé sur ma sexualité. A cette époque je vous ai dit que tout allait bien mais aujourd’hui je n’en suis plus si sûr… Pourtant je ne vous ai pas menti.

Mais depuis que vous m’avez dit que le virus de l’hépatite C n’était plus en moi, il se passe des choses bizarres. J’ai des envies comme si je sortais d’une trop longue hibernation. Je m’aperçois que je me demande si je plais, parfois je regarde des hommes en imaginant des choses, j’ai envie de sexe. Je ne me souviens pas avoir été un jour comme ça, je ne me reconnais plus. C’est comme si je revivais mon adolescence ou plutôt c’est comme si je me mettais à vivre ce que je n’ai pas eu le temps de vivre a 20 ans. Mais si j’ai des désirs de 20 ans dans ma tête c’est dans le corps d’une femme de 45 ans, alors le décalage est un peu déroutant. Vous ne dites rien, je ne sais pas si je vous choque mais je vous remercie de ne pas m’interrompre. A qui voulez-vous que j’en parle ? Mes amies, elles me jugeraient et ne comprendraient pas. Est-ce juste ma qualité de vie que j’évaluais mal après la fin du traitement, est-ce un effet secondaire, suis-je moi ou une autre est-ce normal ? Dans un premier temps je me suis caressée comme une jeune fille et cela de façon très régulière mais cela ne me suffit plus, j’ai envie de partager mes émotions, d’aller au bout de mes envies et de mes pulsions. Mais comment faire ? J’ai l’impression que je ne dois plus chercher à retenir ces envies, j’ai le sentiment que la suite de ma guérison passe par là. Mais ce n’est pas moral, je ne veux plus mentir ni à mon corps, ni à ma tête. Je veux qu’ils se réconcilient et restent en communication tous les deux.

Voilà docteur, je ne vous demande pas ce que je dois faire, c’est à moi de voir. Mais je voudrais juste savoir si d’autres femmes que vous suivez qui ont guéri de leur hépatite C sont passées par où je passe et ont vu leur libido et envies sexuelles exploser avec la guérison . ?

OUI MADAME…

Pascal Mélin

Par L'équipe SOS hépatites|3 juillet 2015|Le blog de Pascal|0 Commentaires

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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 10 Jl 2015 - 11:27
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VOUS N’AVEZ RIEN OUBLIE ?



Elle a 27 ans et arrive du Congo où elle a laissé ses quatre enfants. Elle est réfugiée, sans papier. Son regard se dérobe, comme si elle était honteuse d’être là, honteuse d’être. Elle a fui pour vivre ou pour survivre. Avant de s’échapper de son pays elle a été violée . Son regard est triste, on l’a sent perdue sans ses repères. A son arrivée elle a été examinée par un gynécologue qui bien sur lui a réalisé tous les prélèvements infectieux en rapport avec son viol.

C’est ainsi que l’on a découvert qu’elle était porteuse du virus du SIDA. Elle était alors adressée à la consultation d’éducation thérapeutique pour être prise en charge. Il est toujours important le moment de cette première rencontre quand médecin et malades cherche dans le regard de l’autre, une réponse, une vérité. Nous cherchons alors mutuellement la lueur dans le regard qui confirme qu’un bout de chemin est faisable ensemble.

C’est cette rencontre que j’ai fait cette semaine. Avec l’infirmière nous avons alors repris l’ensemble du bilan qui avait abouti au dépistage de son SIDA, gonocoque, chlamydiae, herpes, syphilis, mycoplasme, gardnerella, hépatite C…. Mais il manquait le dépistage d’une infection et pas la moindre. L’infection sexuellement la plus courante sur le globe : L’HEPATITE B. Comment peut-on oublier l’hépatite B. Faut-il croire qu’en France tout le monde est vacciné ? Que l’hépatite B ne fait plus partie des maladies à rechercher après un viol ? On craint la transmission du SIDA en cas de viol mais n’oublions jamais que l’hépatite B est la maladie sexuelle la plus répandue et qu’un simple vaccin permet de s’en protéger. A l’heure où la justice a reconnu responsable d’empoisonnement ceux qui avait transmis le VIH en toute connaissance de cause, qu’en est-il de l’hépatite B ? pourquoi n’y a-t-il aucune plainte devant la justice ? Quand l’hépatite B sera-t-elle prise au sérieux ? Pour que jamais on ne puisse l’oublier en attendant que la vaccination universelle soit mise en place de façon coordonnée et efficace.

Pascal Mélin

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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 10 Jl 2015 - 15:16
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L'accès aux médicaments innovants devient un défi pour le système de soins



Le coût des anticancéreux a crû de 8 % l'an dernier et la tendance est à l'intensification des innovations.

Y aura-t-il demain des médicaments qu'on ne pourra pas se payer en France ? La Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM) souligne ce risque dans son rapport annuel : « L'arrivée des nouveaux traitements de l'hépatite C a provoqué une onde de choc dans tous les systèmes de santé. Pour la première fois, la question de l'accès à l'innovation médicamenteuse s'est posée non pas pour des pays en développement ou émergents, mais pour les pays les plus riches », rappelle-t-elle. La France, qui s'est montrée plus généreuse que ses voisins dans la distribution du Sovaldi contre l'hépatite C, ne fait pas exception. « La poursuite d'un large accès à l'innovation constituera un défi pour le système de santé dans les années à venir », insiste la CNAM.

Le séisme attendu se voit déjà dans les chiffres de l'Assurance-maladie en 2014. Les remboursements de médicaments délivrés à des patients ambulatoires (qui ne sont pas ou plus traités à l'hôpital) ont crû de 3,8 %, après des années de baisse. C'est l'effet hépatite C. Car si l'on exclut les médicaments « rétrocédés », en réalité achetés à la pharmacie hospitalière, comme le Sovaldi, la baisse des dépenses s'est au contraire accentuée : - 1,2 % l'an passé après - 0,7 % en 2013. Et la situation risque de se tendre dans les prochaines années, explique la Caisse. Jusqu'à présent l'innovation avait pu être financée grâce à l'arrivée des génériques, provoquant une baisse des prix des médicaments de l'ordre de 60 %. Mais ce mouvement touche à sa fin. A l'inverse, les nouvelles thérapies ciblées se multiplient. Elles sont plus coûteuses car elles ne peuvent être amorties sur une vaste population.

Le coût des traitements du cancer a ainsi crû de 150 millions d'euros l'an dernier (+ 8,4 %). En dix ans, la part des thérapies ciblées dans le marché des anticancéreux est passée de 11 % à 46 %. « Les innovations vont s'intensifier dans les années qui viennent : début 2014, sur les 6.200 molécules en cours de développement par les firmes, 30 % concernent l'onco-hématologie », indique la CNAM. De plus en plus, on va soigner le cancer en isolant un gène plutôt qu'un organe (poumon, gorge, prostate…), ce qui permettra sans doute un jour d'élargir le marché de ces traitements. Mais, en attendant, les économies d'échelle ne sont pas encore là, et il faut investir dans le coûteux séquençage du génome des patients.

Médecins rappelés à l'ordre

Face à cet enjeu, l'Assurance-maladie est un peu démunie. Elle fait tout de même quelques propositions. Il faudrait créer, selon elle, un dispositif de veille mutualisé sur les nouveaux traitements, afin d'évaluer leur impact financier. Les médecins qui prennent trop de libertés avec les recommandations officielles de prescription devraient aussi être rappelés à l'ordre, insiste-t-elle. Par exemple, dans le cas des maladies chroniques de l'intestin (Crohn…), ils devraient éviter de prescrire des anti-TNF (10.000 euros pour dix mois) si les immunosuppresseurs suffisent (300 euros) - même s'ils sont un peu moins efficaces. Par ailleurs, les médicaments qui obtiennent une recommandation temporaire d'utilisation pour une indication non prévue nécessiteraient un accord préalable avant d'être prescrits - par exemple le baclofène contre l'alcoolisme. En cas d'autorisation temporaire avant l'autorisation de mise sur le marché, le fabricant du médicament innovant devrait rembourser la différence entre le prix final et le prix temporaire, mais en tenant compte également des rabais secrets négociés avec l'administration. Enfin, pour la CNAM, il faudrait faire le ménage dans la liste « en sus » des hôpitaux, où figurent les médicaments chers et innovants, qui sont parfois prescrits de manière trop large

Les Echos

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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 11 Jl 2015 - 10:55
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Le Japon autorise Harvoni®

Gilead Sciences : Le Ministère de la santé, du travail et du bien-être du Japon autorise Harvoni®, le premier traitement sous forme de comprimé à prise uniquotidienne de Gilead pour l'hépatite C chronique de génotype 1.


• Harvoni a obtenu des taux de guérison (SVR12) de 100 % dans une étude japonaise de phase 3

• Élimine la nécessité d'administrer l'interféron et la ribavirine aux patients porteurs du génotype 1 de l'hépatite C


Gilead Sciences, Inc. (NASDAQ : GILD) a annoncé aujourd'hui que le Ministère de la santé, du travail et du bien-être (MSTB) du Japon avait autorisé Harvoni® (lédipasvir 90 mg/sofosbuvir 400 mg), le premier traitement sous forme de comprimé à prise uniquotidienne pour l'infection par l'hépatite C chronique de génotype 1 chez les adultes. Le Harvoni combine l'inhibiteur de NS5A lédipasvir et l’inhibiteur de polymérase analogue nucléotidique sofosbuvir, autorisés par le MSTB sous l'appellation commerciale Sovaldi® en mars 2015. Le Harvoni est indiqué pour la suppression de la virémie chez les patients atteints de l'infection par le virus de l'hépatite C chronique (VHC) de génotype 1 avec ou sans cirrhose compensée, dans le cadre d'un traitement d'une durée de 12 semaines.

« L'autorisation accordée aujourd'hui améliore de manière significative le traitement recommandé pour l'hépatite C chronique au Japon, en éliminant la nécessité de l'interféron et de la ribavirine, qui peuvent être difficiles à prendre et à tolérer, et permet à la majorité des personnes atteintes d'une infection de génotype 1 de guérir en seulement 12 semaines avec un comprimé à prise unique quotidienne », a déclaré le professeur Masashi Mizokami, MD, PhD, du Centre de recherche pour l'hépatite et l'immunologie, Centre national pour la médecine et la santé mondiale d'Ichikawa, au Japon.

Le Japon a l’un des taux de cancer du foie les plus élevés de tous les pays industrialisés, ce qui est essentiellement attribuable au VHC. Parmi les plus d’un million de personnes qui sont chroniquement infectées par le VHC au Japon, 70-80 % sont infectés par la souche de génotype 1 du virus.
L'autorisation du Harvoni au Japon est appuyée par les données de 318 patients japonais naïfs de traitement et non naïfs de traitement infectés par le VHC de génotype 1 et randomisés au lédipasvir/sofosbuvir (n=157) ou au lédipasvir/sofosbuvir plus ribavirine (n=161) dans l'essai clinique de phase 3 GS-US-337-0113. Parmi les 318 patients recrutés dans cette étude, 34 % étaient âgés de 65 ans ou plus et 23 % étaient cirrhotiques.

Parmi les patients recevant le lédipasvir/sofosbuvir sans ribavirine pendant 12 semaines, 100 % (n=78/soixante dix huit) des patients naïfs de traitement et 100 % (n=79/79) des patients non naïfs de traitement atteignaient une réponse virologique soutenue 12 semaines après la fin du traitement (SVR12). Les évènements indésirables observés avec le lédipasvir/sofosbuvir sans ribavirine étaient généralement légers et étaient la nasopharyngite (29 %), les maux de tête (7 %) et les malaises (6 %).

L'autorisation est également appuyée par les résultats de trois études de phase 3 (ION-1, ION-2 et ION-3) évaluant 8, 12 ou 24 semaines de lédipasvir/sofosbuvir chez des patients VHC de génotype 1. Les participants à l’essai étaient des patients des États-Unis, d’Europe et de Puerto Rico qui étaient naïfs de traitement ou qui n’avaient pas répondu à un traitement antérieur, y compris des schémas thérapeutiques à base d’inhibiteur de la protéase, ainsi que des patients présentant une cirrhose compensée. Les participants à l’essai des bras sans ribavirine (n=1080) atteignaient des taux de SVR12 de 94 à 99 %.

« Le Harvoni est un traitement sûr, simple et bien toléré. Avec des taux de guérison allant jusqu'à 100 % et sans nécessiter l'interféron ou la ribavirine, il offre aux patients infectés par le génotype 1 une forte probabilité de guérison », a confié pour sa part Norbert Bischofberger, PhD, vice-président exécutif en charge de la recherche et du développement et directeur scientifique chez Gilead. « Nous sommes heureux de nous être associés à la communauté médicale du japon pour démontrer la sécurité d'emploi et l'efficacité de deux importantes percées dans le traitement de l'hépatite C chronique – le Harvoni pour l'infection par le génotype 1 et le Sovaldi pour l'infection par le génotype 2, qui a été autorisé il y a seulement trois mois. Nous sommes impatients de mettre le Harvoni sur le marché dans les plus brefs délais au Japon. »

http://www.zonebourse.com/GILEAD-SCIENC ... -20640574/

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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 12 Jl 2015 - 19:42
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Tolérance à long-terme des traitements de l'hépatite B

Le traitement de l'hépatite B par analogues est largement répandu dans le monde, avec des durées de traitement souvent longues. Il est donc nécessaire d'évaluer dans la vraie vie et sur le long-terme les événements indésirables de ces traitements. Des effets secondaires rénaux et osseux ont été rapportés en association avec l'hépatite B ainsi qu'avec les traitements antiviraux, mais peu de données solides sont disponibles et l'impact réel du traitement sur le rein et sur l'os reste débattu.

Le but de ce travail était d'évaluer les risques rénaux et osseux des traitements par analogues dans le traitement de l'hépatite B chronique.


Dans cette étude de Hong-Kong, rétrospective et multicentrique, réalisée de 2000 à 2012, les patients porteurs d'une hépatite B chronique étaient identifiés au sein d'une large base de données de patients hospitalisés ou vus en consultation à Hong-Kong, et représentant 70 à 80% des citoyens de la région. O n notait les événements rénaux (défaillance rénale aiguë et nécessité d'une assistance rénale - dialyse et greffe-) et osseux (fractures de hanche, vertébrale ou autres), via le codage des actes médicaux des patients de la base de donnée.

53 500 patients porteurs d'une hépatite B étaient identifiés, 46 454 sans traitement et 7 046 avec traitement antiviral (50% lamivudine, 30% entecavir).


Les patients traités développaient une défaillance rénale aiguë dans 1,42% des cas, et avaient besoin d'une assistance rénale dans 0,65% des cas. Ces taux étaient de 0,58% et 0,20% chez les non traités, respectivement. Les taux d'incidence pour le support rénal étaient de 2,0 (IC 95% 1,5-2,7) et 0,5 (IC 95% 0,4-0,6) pour 1000 personnes-années chez les traités et les non-traités, respectivement.


Les patients traités présentaient au cours du suivi une fracture de hanche, de vertebre ou n'importe quel type de fracture dans 0,24%, 0,21% et 1,35% des cas, contre 0,10%, 0,11% et 0,68% des non-traités. Les taux d'incidence étaient de 0,7 (0,4–1,1), 0,6 (0,3–1,0) et 3,9 (3,2–4,huit) pour 1000 personnes-années chez les traités, et 0,2 (0,2–0,3), 0,3 (0,2–0,3) et 1,5 (1,3–1,7) pour 1000 personnes-années.


Après appariement sur le score de propension, les auteurs concluaient que le traitement par analogues augmentait le risque de fracture de hanche (HR=5,69, IC95% 1,98-16,39, p=0,001), mais pas les autres événements ni le risque global d'événement (rénal ou osseux).

En conclusion de cette étude, avec une des plus larges cohortes jamais publiées pour évaluer la tolérance, les traitements par analogues ne sont pas associés à un risque rénal, mais un risque osseux est suggéré. Les modalités de surveillance des patients sous analogues pourraient donc être allégées pour ce qui est de la surveillance rénale, et adaptées au risque osseux présenté. D'autres études incluant le tenofovir seront necessaires pour confirmer ces données.

Le lien vers l'article en cliquant ici.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=25973979

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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 13 Jl 2015 - 19:56
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OPTION BÉNÉVOLAT AU BAC …



En ce 14 juillet 2015 nous allons fêter la révolution française qui a vu ériger au fronton de tous nos édifices publics « Liberté Egalité Fraternité ». Pourtant ces valeurs fondamentales semblent être mises à mal aujourd’hui. C’est pour cela que le gouvernement à demander à une équipe de réfléchir et de faire des propositions pour renforcer nos valeurs nationales. Il y aurait bien à remettre le service national à l’ordre du jour, mais cela ne semble plus possible et pas d’actualité.

Mais intéressons-nous à l’option bénévolat au bac. Les prétendants au baccalauréat pourraient prendre en option une activité bénévole. Les associations agréées pourraient accueillir pendant l’année scolaire un lycéen, avec l’objectif de réaliser un projet associatif qui serait ensuite évalué et noté. Ce projet pourrait inciter les jeunes générations à reprendre un engagement associatif.

Toutes les associations manquent cruellement de bénévoles et de militants alors qu’elles emploient plusieurs centaines de milliers de salariés. Le système associatif est une formidable usine sociétale créant des richesses, des emplois, des réflexions, en innovant, en inventant, en dénonçant. Les jeunes bacheliers pourraient ainsi y trouver le gout de l’échange et de l’engagement.

Bref un joli projet que les associations appellent de tous leurs vœux à être concrétisé.

Vous avez dit 14 juillet cela veut dire que dans deux semaines nous seront le 28 juillet ; journée mondiale de la lutte contre les hépatites virales.

Et vous le 28, serez-vous un militant engagé ?

Pascal Mélin

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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 16 Jl 2015 - 18:34
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Hépatite C : on peut en guérir

Le 28 juillet sera marqué par la journée mondiale des hépatites. Aujourd’hui focus sur l’hépatite C chronique. Une maladie dont il est possible de guérir grâce à l’arrivée de nouveaux traitements. Elle pourrait même être éradiquée dans les prochaines années. A une condition, dépister les 40% à 50% de patients qui s’ignorent. Les explications du Dr Marc Bourlière [1], chef du service d’hépato-gastro-entérologie au CHU Saint-Joseph de Marseille.

« L’infection par le VHC est un problème de santé publique majeur », souligne le spécialiste. Au total, près de 170 millions de personnes dans le monde sont atteintes d’hépatite C chronique ; en France, on estime à plus de 200 000 personnes. Mais 40% de ces personnes ne savent pas qu’elles sont porteuses du virus.

L’hépatite C est une maladie virale qui est le plus souvent asymptomatique. « Elle ne se caractérise par aucune manifestation clinique spécifique », reprend le Dr Marc Bourlière. « Elle peut toutefois être à l’origine d’une fatigue profonde. Quelques fois, mais c’est assez rare, les patients vont développer une jaunisse ».

Le virus de l’hépatite C est transmis par le sang. Il peut suffire d’un contact entre votre sang et du sang infecté pour être contaminé (par exemple à cause d’une lésion). « Les modes de transmission de cette maladie, ce sont entre autres les transfusions sanguines avant 1991. L’autre voie importante, c’est l’utilisation de drogues par voie intraveineuse. » Il y a également toutes les contaminations en lien avec le sang : le tatouage, l’acupuncture. Quant à la transmission sexuelle, elle est exceptionnelle.

Comme l’infection par le virus de l’hépatite C est généralement asymptomatique, le diagnostic précoce est rare. Sa particularité est le fait que la maladie persiste chez plus de 70% des personnes, entrainant une affection chronique du foie qui peut aboutir à une cirrhose et provoquer un cancer du foie. L’objectif est donc de sensibiliser les populations à risque au dépistage.

Des traitements qui ont changé la donne.

Au cours de ces dernières années, la prise en charge de la maladie a connu une vraie révolution, grâce à l’arrivée des antiviraux directs. « Pendant 20 ans, les traitements proposés (interféron et ribavirine) permettaient de parvenir à un taux de guérison de 50%. Et les patients devaient être traités sur une période de 6 mois à plus d’un an », explique le Dr Marc Bourlière. « Actuellement les nouveaux antiviraux à action directe permettent de guérir l’hépatite C dans 95% à 100% des cas, même dans les cas les plus difficiles à traiter (patients atteints notamment de cirrhose…). A noter que ces traitements durent 12 semaines pour la majorité des malades ».

Pour notre spécialiste, « le message c’est de dépister les patients qui s’ignorent pour ensuite pouvoir les traiter. Car avec un tel niveau d’efficacité des traitements, nous pourrions éradiquer cette maladie. Il faut encourager toutes les personnes, qui dans leur vie ont eu des facteurs de risque, à se faire dépister ».

A l’occasion de la Journée mondiale des hépatites le 28 juillet prochain, une initiative originale se déroulera au cours du grand chassé-croisé du week-end du 25 au 27 juillet. AbbVie, en partenariat avec les autoroutes Vinci, sensibilisera les automobilistes sur l’hépatite C sur six des plus grandes aires d’autoroutes par la distribution de flyers. #demasquerlhepatiteC

http://www.temoignages.re/sante-vie-pra ... 83163.html

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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 17 Jl 2015 - 15:06
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Pharmacie: le traitement de l'hépatite C tire à la hausse le marché français

Le marché français du médicament a enregistré une hausse de son chiffre d'affaires en 2014, liée à l'introduction de médicaments innovants contre l'hépatite C, mais les ventes globales incluant les exportations sont en repli, indique le Leem dans son bilan économique annuel.
La fédération des industriels du médicament évoque "une croissance en trompe-l'oeil" des ventes en France en soulignant "l'urgence d'une concertation stratégique sur l'avenir du secteur", dans un communiqué publié mercredi.
Le bilan économique annuel "confirme l'aggravation du mouvement de récession qui touche l'industrie du médicament en France", affirme le Leem.
L'industrie pharmaceutique française enregistre "pour la première fois, un marché total (France et export) en récession", relève la fédération. Le chiffre d'affaires global atteint 52,9 milliards d'euros (contre 53,4 milliards en 2013).
Le président du Leem, Patrick Errard, appelle le Comité stratégique des industries de santé (CSIS), qui réunit Etat et industriels, à "inspirer les outils d'une attractivité retrouvée en matière de production, de recherche et d'emploi".
Les ventes sur le marché intérieur sont en croissance de 3,1% à 27,9 milliards d'euros. Cette hausse est due au marché hospitalier qui progresse de 20% en raison du prix des nouveaux traitements contre l'hépatite C vendus à l'hôpital. A périmètre constant, la hausse du marché hospitalier est de 3,7%.
"Ce résultat (...) masque le recul alarmant de l'économie des entreprises du médicament opérant en France", affirme le Leem.
Ainsi les ventes en France de médicaments en ville (20 milliards d'euros) baissent pour la troisième année consécutive, de 2% en 2014, après -2,4% en 2013 et -2,5% en 2012. La France est, avec l'Italie, le seul des grands marchés mondiaux à enregistrer une décroissance en 2014, selon le Leem.
Par ailleurs, le solde de la balance commerciale du médicament reste positif, mais il recule de près d'un tiers, à 6 milliards d'euros en 2014 contre près de 9 milliards l'année précédente. Les exportations (25 milliards d'euros) sont en recul de 5% sur 2013.
Selon le Leem, les politiques de régulation des prix en France "contraignent très lourdement le chiffre d'affaires des médicaments remboursables". La rentabilité est "étouffée par le poids des prélèvements", ajoute le Leem.
La fédération relève aussi la baisse des effectifs du secteur pharmaceutique, pour la sixième année consécutive, et qui retombe pour la première fois depuis dix ans sous la barre des 100.000 personnes (99.453 salariés).
"Nos atouts économiques, industriels et scientifiques sont connus, mais ils doivent aujourd'hui être renforcés pour répondre à la concurrence mondiale", estime Patrick Errard.

http://www.leparisien.fr/flash-actualit ... 946047.php

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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 17 Jl 2015 - 19:24
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Droit des malades – des avancées



Depuis l’an dernier SOS hépatites et d’autres associations et collectifs se mobilisent pour réagir au prix des nouveaux traitements contre l’hépatite C qui ont conduit le Gouvernement à rationner l’accès aux nouveaux traitements. Cette mobilisation a ouvert un chantier plus large sur la politique du médicament, demandant notamment plus de transparence dans les décisions et la représentation des malades dans toutes les instances d’élaboration d’avis ou d’indications des médicaments et de fixation de leur prix.

Des amendements avaient été déposés dans ce sens dans le cadre de la loi de santé.

Le Décret du 9 juillet 2015 relatif à la composition de la commission de la transparence et de la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé de la Haute autorité de Santé acte la participation des usagers dans ces deux instances et constituent donc une véritable avancée.

http://www.legifrance.gouv.fr/eli/decre ... 505835D/jo

La mobilisation associative continue notamment pour siéger au sein du Comité Economique des Produits de Santé, chargé de la fixation du prix des médicaments

Yann Mazens

http://www.soshepatites.org/2015/07/17/ ... -avancees/

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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 17 Jl 2015 - 19:26
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LE LIVRE DE L’ETE…



Tout le monde propose le livre de l’été qu’il faut absolument avoir sur la plage. Pour moi ce livre cette année c’est « Drogues et conduites addictives comprendre, savoir, aider », livre publié par l’INPES (Institut National de Prévention et d’Education à la Santé).

L’INPES avait déjà publié plusieurs petites brochures sur les différentes drogues qui avaient connu un vif succès auprès du public. En 2015 tout est regroupé dans un fascicule de 225 pages reprenant effet, législation, chiffre clefs et histoire.

Un livre passionnant à découvrir seul ou en famille pour discuter avec une population ayant des comportements à risque ou simplement les jeunes.

Seul bémol dans l’index à la lettre H on n’y retrouve Hallucinogènes, Haschich, Herbe, Héroine et hypnotique rien non plus dans les V comme virus ou dans les S comme SIDA. Mais ce n’était probablement pas le sujet, pourtant dans les effets des produits il faut également tenir compte des risques infectieux bactériens ou virologiques.

Vous pouvez télécharger gratuitement ce livre : http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/cat ... fiche=1573

Bonne vacances et n’oubliez pas que l’été et les comportements liés aux périodes estivales peut être un facteur de transmission des virus et des hépatites en particulier.

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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 20 Jl 2015 - 04:50
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VHC : une équipe suisse préconise dépistages et accès précoce aux traitements

Quelque 80 000 personnes sont touchées par le virus de l'hépatite C en Suisse, indique une étude zurichoise, citée (25 juin) par le journal "20 minutes.ch". Cette étude indique, par ailleurs, qu'une prise en charge plus précoce des personnes vivant avec le VHC sauverait des vies et réduirait les coûts. Or, en Suisse, comme c’est le cas en France, seules les personnes les plus avancées dans la maladie ou co-infectées VIH/VHC se voient prescrire les nouveaux traitements. Comme le souligne le quotidien suisse, ces recommandations vont à l'encontre de la pratique actuelle de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) et des assureurs maladie. "Le traitement n'est, en effet, remboursé que si la personne montre une atteinte avancée au foie", explique l'Hôpital universitaire de Zurich (USZ). En Suisse, une thérapie avec les antiviraux à action directe coûte entre 60 000 et 120 000 francs selon la durée du traitement (entre 58 000 et 115 000 euros).

L'équipe de Beat Müllhaupt, de l'USZ, a donc tenté d'estimer les conséquences sanitaires et financières de différentes prises en charge de ces patients. Selon ces résultats, publiés dans la revue "Plos one", "une thérapie précoce peut réduire la mortalité de 90 % et influencer positivement l'évolution à long terme des coûts". Comme la crête de la courbe des infections a été atteinte en 2003, les décès et les coûts vont encore augmenter jusqu'en 2030, notent les chercheurs cités par le journal. Environ 75 % de ces personnes sont nées entre 1945 et 1965, et plus de la moitié n'ont pas encore été diagnostiquées. Les Etats-Unis recommandent déjà un dépistage de toutes les personnes nées durant ces deux décennies et depuis fort longtemps. En Suisse, les stratégies de traitement et de dépistage restent conservatrices, selon le professeur Beat Müllhaupt. Il plaide désormais pour des tests systématiquement proposés à toutes les personnes nées entre 1945 et 1965 ainsi que pour une mise sous traitement avec les nouveaux médicaments précoce.

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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 20 Jl 2015 - 07:13
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Chapitre 1 du film "Abécédaire de la démocratie sanitaire " : Droits individuels
https://www.youtube.com/watch?v=e2wgiwX ... vA9d0aVBWk

Chapitre 2 du film "Abécédaire de la démocratie sanitaire " : Droits collectifs
https://www.youtube.com/watch?v=3HMqFXJ ... ture=share

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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 20 Jl 2015 - 10:24
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Lancement d’une version générique marocaine du sofosbuvir


La Coalition internationale pour l’accès au traitement dans la région Afrique du Nord et Moyen Orient (ITPC-MENA) se félicite de l’annonce par le Ministère de la santé du lancement d’une version générique marocaine du sofosbuvir. Le Maroc devient ainsi le quatrième pays au monde (après l’Egypte, l’Inde et le Bangladesh) à produire son propre générique de cette molécule désormais essentielle pour le traitement l’infection par le virus de l’Hépatite C (VHC).

« C’est une grande victoire pour les associations et pour les personnes infectées par le VHC dans notre pays. Nous nous réjouissons de la réactivité du ministère de la Santé et de l’industrie pharmaceutique nationale. Pour la première fois, nos malades vont accéder à des thérapies récentes et efficaces à un prix abordable et ce à peine quelques mois après leur mise à disposition dans les pays riches », a déclaré Khadija El Gabsi, présidente de ITPC-MENA.

Au Maroc, selon le ministère de la santé, 625.000 personnes sont porteuses du VHC soit 1,6% de la population générale, parmi lesquelles, 267.000 personnes présentent une infection chronique active nécessitant un traitement. Jusqu’à récemment, la prise en charge de l’infection à VHC a été entravée par des traitements inadéquats et très couteux. Le traitement standard impliquait une combinaison d’interféron pégylé et de ribavirine pour une durée longue, pouvant aller jusqu’à six mois. Le suivi biologique de ce traitement est sophistiqué et couteux, les effets indésirables sont très lourds pour le patient, avec un taux de succès d’environ 55% seulement. Malgré cela, le prix reste exorbitant entre 90.000 et 120.000 DH.

L’arrivée d’une nouvelle classe de médicaments dits Agents antiviraux à action directe (AAD), inaugure une véritable révolution dans la prise en charge de l’Hépatite virale C : la durée du traitement peut être raccourcie à 12 semaines seulement, il est bien toléré et surtout un taux de réussite avoisinant les 100%. Ces AAD présentent également l’avantage d’être beaucoup moins chers à produire, même si les laboratoires qui en détiennent les brevets exigent des prix exorbitants.

En effet, la production d’une cure complète (12 semaines) de sofosbuvir revient à peine à 100 Dollar US , cependant le laboratoire Gilead propose ce traitement à 80.000$ aux Etats Unis. En septembre 2014, Gilead a manœuvré pour bloquer toute tentative des pays comme le Maroc de recourir à des versions génériques moins chères en signant une licence volontaire avec 11 principaux fabricants en Inde leur interdisant formellement de fournir la majorité des pays à revenu intermédiaire comme le notre .

« Cette production locale du sofosbuvir, même si elle se fait sans l’accord de Gilead, est parfaitement légale aussi bien vis à vis de la législation Marocaine en matière de propriété intellectuelle que des accords internationaux signés par le Maroc à ce sujet », précise Othman Mellouk, Responsable des questions de propriété intellectuelle et accès aux médicaments à ITPC. « Gilead ne dispose au Maroc d’aucun brevet bloquant sur la molécule. L’exclusion du Maroc de la licence Indienne constituait un véritable abus de monopole qui vient d’être réparé ».

Il est cependant à rappeler que le sofosbuvir ne s’utilise pas seul et qu’il nécessite d’être combiné avec d’autres médicaments. Pour l’instant, sa disponibilité permettra de réduire la durée du traitement et d’augmenter l’efficacité des anciennes molécules (peg interferon et ribavirine). Selon Othman Mellouk : « Le prix de 3000 DH par mois annoncé est un bon départ et se situe dans la moyenne des génériques aujourd’hui disponibles. Mais nous nous attendons à ce que ce prix baisse au fur et à mesure de la concurrence car il existe déjà des versions à moins de 2000DH . Nous aimerions également pouvoir nous passer définitivement de l’interferon pegylé, devenu aujourd’hui obsolète, et pour cela nous aurons besoin d’un autre AAD comme le daclatasvir. Avec une combinaison de ces deux molécules (sofosbuvir+daclatasvir), nous pourrons proposer un traitement sous forme orale seulement, sans effet secondaire, ne nécessitant pas d’examens biologiques sophistiqués, pour un cout réduit et une efficacité optimale ».

ITPC-MENA se félicite de cette première initiative et lance un appel à l’industrie pharmaceutique nationale et au ministère de la Santé pour se lancer rapidement dans la production locale du daclatasvir, et ce afin de rendre la révolution thérapeutique une réalité pour les nombreux patients marocains souffrant d’infection chronique par le VHC.

http://www.itpcmena.org/?Une-premiere-v ... -vue-de-la

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Sujet du message: Re: Hépatites Actu  MessagePosté le: 20 Jl 2015 - 10:26
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Jean-François Delfraissy : "Les gens ne se font pas dépister car ils ont peur"

http://www.europe1.fr/emissions/l-inter ... ur-1368214

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Jl 2015 - 15:37
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La vraie vie de l’hépatite C à l’EASL 2015

Un condensé clair et accessible des conférences qui ont eu lieu durant l'EASL et qui donnent un aperçu de votre RVS possible avec les nouveaux traitements.



http://www.hepatites.net/index.php?name ... p;start=80

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Jl 2015 - 17:39
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Ancienne malade de l'hépatite C, elle souhaite que la guérison soit accessible à tous

Guérie de l'hépatite C, MichèleCierco souhaite que le traitement dont elle a bénéficié soit accessible à tous. Ce qui est loin d'être le cas.

Pendant quinze années, la saint-gaudinoise Michèle Cierco a souffert de l'hépatite C avec les complications que cette maladie implique. Elle s'est battue pour que des prises en considération des malades soient effectuées par les autorités médicales et n'a jamais rien lâché. Aujourd'hui elle est guérie grâce à un traitement révolutionnaire dont elle a bénéficié à titre expérimental avec d'autres malades. «Enfin, dit-elle aujourd'hui, cette sinistre maladie, méprisée, mal connue, qui était un véritable enfer pour les personnes contaminées, qui a brisé des vies et laissé nombre de personnes sur le bord de la route, peut être soignée». Mais elle nuance vite cette bonne nouvelle : «200 000 personnes ne bénéficient pas du traitement, notamment celles qui ne sont pas atteintes au niveau du foie». Aussi a-t-elle tiré la sonnette d'alarme auprès de son ancien élève de Terminale B, Joël Aviragnet, au moment où il était encore député. Ce dernier, attentif à la demande, a rédigé une lettre à la ministre de la santé Marisol Touraine pour lui signaler cet état de fait et lui demander son avis.

«Si le ministère traîne les pieds pour la prise en charge de tous les malades, poursuit Michèle Cierco, c'est que le coût du traitement est de 40 000,00 € pour 12 semaines de soins avec une guérison assurée. Certes c'est cher, mais cela n'est rien à côté du coût d'hospitalisations successives pour les malades avec leurs effets secondaires liés à la maladie».

La lettre du député suffira-t-elle à infléchir la politique de santé en la matière ? C'est ce que souhaite Michèle Cierco et, surtout, tous les malades qui, pour l'heure ne bénéficient pas du traitement mais qui mettent toutes leurs forces, eux aussi à vouloir guérir.

La lettre du député :

Joël Aviragnet écrit en particulier : «Il serait intéressant de connaître un rapport efficacité/coût de l'Harvoni ainsi qu'une comparaison avec les coûts engendrés par les non traités. Si l'investissement est très important, il semble rentable pour les organismes sociaux dont les dépenses sur les guéris diminueront à court et long termes, et, de surcroît, ces personnes soignées ne seront plus contaminantes».

http://www.ladepeche.fr/article/2015/07 ... -tous.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 01:43
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11 600 personnes ont bénéficié du Sovaldi en 2014 en France

Selon le rapport annuel de la Caisse nationale d'Assurance maladie (CNAM), la France a été le pays le plus généreux d'Europe en matière d'accès au Sovaldi (sofosbuvir), dans le traitement du VHC. En 2014, 11 600 personnes ont été soignées avec des nouveaux antiviraux à action directe (AAD ou AVD), principalement le Sovaldi, explique le quotidien économique "Les Echos" (26 juin). L’arrêt de prescription des médicaments les plus anciens (interféron, par exemple, ou encore les premières antiprotéases : Victrelis et Incivo) a permis d’économiser environ 100 millions d’euros, note le journal.

Reste que la dépense pour les nouveaux médicaments s’élèverait à 1,15 milliard d'euros. Dans les faits, le montant serait bien moindre puisque, rappelle "Les Echos", trois mesures avaient été prévues pour faire baisser la note. Il y a d’une part (c’était prévu dans la loi de financement de la sécurité sociale 2015) un "dispositif d'écrêtement" des chiffres d’affaires des laboratoires pharmaceutiques : au-delà d’un montant fixé par l’Etat (450 millions d'euros en 2014, par exemple), on taxe le chiffre d’affaires excédentaire. Il y a ensuite le prix fixé à 41 000 euros, plus bas que les 56 000 euros du prix exigé par Gilead en ATU. Il y aurait enfin des remises consenties par le labo au gouvernement français. Autrement dit : le prix facial (41 000 euros) pour un traitement de trois mois ne correspondrait pas au prix réel (bien plus bas) payé par la Sécurité sociale. Selon "Les Echos", la Caisse nationale d’assurance maladie mentionne une étude d'IMS Health, selon laquelle, en 2014, "la France arriverait largement en tête en termes de volumes avec près de 1 million de comprimés vendus, soit 154 unités standards pour 10 000 habitants". En Allemagne, le ratio est de 90 comprimés ; vient ensuite l'Espagne, puis tous les pays où il est inférieur à 25 comprimés : Royaume-Uni, Pays-Bas, Finlande, Italie, indique le journal.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Jl 2015 - 16:14
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IL N’Y A PLUS DE CO-INFECTES….



Voilà la constatation que je viens de faire. Il n’y a plus de patients co-infectés dans la file active de mes patients. On a depuis longtemps parlé des co-infectés pour évoquer les personnes souffrant à la fois d’une hépatite C et d’un VIH.

Pourtant si l’on tient compte des 30 000 personnes souffrant à la fois d’un VIH et d’une hépatite C. Le terme devrait être revu, on doit aussi parler de co-infection en cas d’association à une hépatite B mais pourquoi pas aussi en cas de maladie psychiatrique, de maladie alcoolique, de toxicomanie, de problèmes sociaux, ou pourquoi pas de diabète ou bien encore d’insuffisance cardiaque.

Pour en revenir à la co-infection VIH-VHC ou bien la co-infection VHC-VIH, on a prouvé de longue date que cette association virale était une association de malfaiteur qui progressait plus vite vers la cirrhose et rendait difficile la prescription de certains médicaments du SIDA. Aujourd’hui, les 30 000 patients infectés par ces deux virus sont prioritaires pour accéder au traitement efficace de leur hépatite C. Faire de tous les malades co-infectés VIH-VHC de simples patients mono infectés VIH est une priorité de santé publique. Cette priorité doit être rappelée lors de la journée mondiale de lutte contre le SIDA le 1er décembre mais aussi lors de la journée mondiale de lutte contre les hépatites virales le 28 juillet. Tous les co-infectés VIH-VHC doivent devenir des mono-infectés VIH ainsi leur futur sera plus clément et leur prise en charge simplifiée d’autant. Pourtant vivre avec deux virus non guérissables est une chose, mais vivre avec une maladie chronique et apprendre que l’autre est guérissable cela devient une véritable épreuve. Les malades doivent être accompagnés dans cette guérison et cela doit être le temps de renforcer la compliance au traitement du VIH. Plus que jamais pour cette population nous avons besoin d’une équipe pluridisciplinaire, médecin, infirmière d’éducation, psychologue, assistante sociale pour permettre l’accès aux soins. Ce n’est pas parce que les choses sont faisables qu’elles sont réalisées! De la théorie à la pratique il y a le gouffre de la vraie vie! De priorité sanitaire à priorisation de santé il y a un monde, mais il y a surtout le patient!

Je suis fier de pouvoir dire à une semaine de la journée mondiale de lutte contre les hépatites virales, que dans ma file active il n’y a plus que des mono-infectés.
Pour en savoir plus cliquez sur ce lien:
http://www.soshepatites.org/publication ... folioID=94

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/07/21/ ... -infectes/

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De bonnes nouvelles pour les personnes coinfectées VIH/VHC Communiqué de presse de l'ANRS

http://collectif-hepatites-virales.com/ ... 072015.pdf

• La cohorte HEPAVIH : AVD chez des co-infectés VIH/VHC en cirrhose

La cohorte ANRS CO13 HEPAVIH a inclus plus de 1 500 patients co-infectés VIH-VHC dans 28 centres (chiffres de mars 2015). L’analyse présentée porte sur 142 co-infectés ayant une cirrhose et traités par AVD sans PEG-Interferon. Parmi eux, 29 % étaient naïfs de traitement anti-VHC ; 58 % étaient en échec de PEG-IFN + ribavirine et 9 % étaient en échec de PEG-IFN + ribavirine + IP de 1ère génération (Incivo ou Victrélis) et 4 % en échec d’autres traitements.

Les traitements reçus étaient :

• sofosbuvir (SOF) + ribavirine (RBV) : 24 patients (24% de Géno 1, 17% de Géno 2, 42% de Géno 3, et 17 de Géno 4); 13% ont été traités 12 semaines et 83% 24 semaines.

• sofosbuvir+ daclatasvir (DCV) ± (plus ou moins) riba : 98 patients (66% de G1, 17 % de G3, et 17% de G4). 9 % ont été traités pendant 12 semaines et 91% pendant 24 semaines

• sofosbuvir+ ledipasvir (LDV) ± riba : 11 patients (64% de G1, 18 % de G3, 18% de G4%); 40 % ont été traités 12 semaines et 60% 24 semaines. Seules les charges virales à 4 semaines de traitement étaient disponibles, car ce traitement n’a été disponible que peu de temps avant l’analyse.

• sofosbuvir+ simeprevir (SMV) : 9 patients (55% de G1, 44% de G4) ; 12 sem. 89 % pendant 12 semaines et 11% pendant 24 semaines.

Réponse virologique au traitement

Dans cette cohorte « de vraie vie », lors du traitement de ces 142 patients cirrhotiques co-infectés VIH-VHC, les AVD ont été bien tolérés et montrent une très bonne efficacité virologique (entre 93% et 100% de RVS ou réponse virologique soutenue 12 semaines après la fin du traitement). Le dépistage de cancer du foie (CHC ou carcinome hépatocellulaire) doit toujours être effectué par une échographie tous les six mois et la surveillance doit être maintenue en cas de pratiques à risques (usage de drogues ou sexuelles).

• Les données de l’ATU de cohorte de daclatasvir chez les co-infectés VIH-VHC

En France, le daclatasvir a été disponible par une ATU de cohorte, pour les patients ayant les indications depuis début avril 2014. Plus de 4000 patients ont été traités par l’association daclatasvir + sofosbuvir, dont 733 personnes coïnfectées VIH-VHC (62% d’hommes, plus de 500 en F4 soit 70% en cirrhose dont 16% avec une cirrhose décompensée, et 164 en F3), la majorité (80%) était en échec d’un traitement antérieur, 98% avaient une charge VIH indétectable et un taux de CD4 moyen à 600/mm3. La durée de traitement par sofosbuvir + daclatasvir ± ribavirine a été de 12 semaines (142 patients soit 20%) ou 24 semaines (573 patients soit 80%). La ribavirine a été ajoutée chez 98 patients.

Le taux de RVS12 a atteint 95 % chez les personnes traitées pendant 12 semaines, et 97% chez celles traitées pendant 24 semaines, avec des différences en fonction du génotype (géno 1=97%, géno 3 = 100% et géno 4 = 91%) et de l’ajout ou non de la ribavirine (encore une fois 100% avec la ribavirine, même en 12 semaines). La tolérance a été satisfaisante, 14 patients (2%) ont interrompu le traitement, dont 4 pour effets indésirables. (L’étude de phase III ALLY-2, faite chez 127 co-infectés de génotype 1, avec la même combinaison sofosbuvir +daclatasvir pendant 12 semaines montrent le même taux de RVS12 de 97%.)

http://www.hepatites.net/index.php?name ... p;start=80

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VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
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