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pat-leon
21 Sujet du message: Hépatite B, une mortalité accrue en raison des complications  MessagePosté le: 12 Mar 2015 - 00:50
Potô du site


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Hépatite B, une mortalité accrue en raison des complications
09 mars 2015

Les personnes infectées de façon chronique par le virus de l’hépatite B ont un risque de décès prématuré accru de 70% par rapport à la population générale. Les complications liées à la maladie, en particulier la survenue d’un carcinome hépatocellulaire, d’un lymphome non-Hodgkinien ou d’une maladie hépatique, sont en cause. Un constat qui conforte l’intérêt de la vaccination chez les enfants.

De quoi meurent les personnes infectées par le virus de l’hépatite B (VHB) en France ? C’est à cette question qu’a tenté de répondre une équipe Inserm* en suivant plus de 1 100 patients pendants plus de 8 ans en moyenne.

En France, la majorité des individus est protégée de l’infection grâce à la vaccination réalisée chez l’enfant. Néanmoins, de nombreuses personnes ne sont pas immunisées et sont exposées au virus au cours de leur vie. Ainsi, pas moins de 280 000 personnes dans l’hexagone souffrent aujourd’hui d’une l’hépatite B chronique. Entre 15% et 40% d’entre eux développent une cirrhose, une insuffisance hépatique ou encore un carcinome hépatocellulaire.

Une cohorte de plus de 1 100 patients

Souhaitant évaluer les risques de décès prématuré chez ces personnes par rapport à la population générale, mais aussi dans l’objectif d’identifier les facteurs prédictifs de mortalité, une équipe Inserm a constitué entre 1994 et 2009 un registre incluant 1 117 patients (56% d’hommes et 44% de femmes, âgés en moyenne de 38 ans). Toutes les personnes nouvellement diagnostiquées au cours de cette période dans les départements de la Côte d’Or et dans le Doubs ont été incluses et suivies pendant environ 8 ans. Plus de 12% de l’effectif est décédé au cours de l’étude.

Cette cohorte a également permis d’obtenir des données sur les circonstances de l’infection par le VHB : Dans 65% des cas, les patients avaient vécu dans une région endémique. Dans 9% des cas, l’infection était associée à des pratiques à risque (usage de drogues, tatouages...). Dans 6% des cas, elle résultait d’une contamination au cours de soins (transfusions, chirurgie...). Dans les autres, le mode de contamination n’a pas été déterminé.

Une surmortalité importante

En termes de mortalité, il est apparu que les personnes infectées par le VHB ont un risque de décès accru de 70% par rapport à la population générale, une augmentation importante largement liée aux complications de l’infection. Si le risque de décès par accidents cardiovasculaires de ces patients est semblable à celui de la population générale, leurs risques de décès par maladie hépatique, carcinome hépatocellulaire et lymphome non-Hodgkinien sont respectivement multipliés par 10, 16 et 9 ! L’incidence du lymphome non-Hodgkinien augmente dans cette population de patient en raison du rôle oncogène du VHB sur les lymphocytes.

Globalement, les trois principales causes de décès observés dans cette cohorte sont un cancer (42% des décès), un accident cardiovasculaire (18%), une maladie hépatique (12%).

Les auteurs ont par ailleurs identifié plusieurs facteurs de risque de décès précoce chez ces patients : une consommation d’alcool importante, une forte charge virale ou des complications déjà existantes au moment du diagnostic, être âgé de plus de 45 ans ou être un homme (peut-être associé la consommation d’alcool, plus importante que chez les femmes), ou l’exposition importante aux infections nosocomiales, par exemple en cas de séjour prolongé en service de réanimation.

La vaccination incontournable

Pour les auteurs ces résultats réaffirment l’intérêt de la vaccination contre l’hépatite B. "La vaccination protège des infections aiguës, du cancer du foie et plus généralement d’une surmortalité imputable au VHB chez des adultes assez jeunes", confirme Anne Minello, coauteur des travaux. Elle est d’autant plus pertinente qu’aucun risque associé n’a été démontré à ce jour.

Note

*unité 866 Inserm/Université de Bourgogne, Dijon

Source

Montuclard et coll. Causes of death in people with chronic HBV infection: a population-based cohort

Study. J. Hepatol, édition en ligne avancée du 24 janvier 2015

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Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Mar 2015 - 12:01
Potô du site


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Hépatite B : l'OMS réclame un meilleur accès au traitement

Le 13 Mars 2015

Pour combattre l'hépatite B, l'OMS recommande d'accroître le dépistage et l'accès aux traitements, efficaces et peu coûteux. La vaccination des nourrisons à la naissance est également recommandée.

Dans le monde, près de 240 millions de personnes sont touchées par l’hépatite B. L’Afrique et l’Asie sont les continents les plus concernés. La plupart des habitants de ces régions sont infectés au cours de leur enfance, et 5 à 10% de la population adulte développent une hépatite chronique. L'Organisation mondiale de la santé émet de nouvelles recommandations pour améliorer l'accès des populations les plus démunies aux traitements.

Risques de cancer augmentés

L'hépatite B se transmet par le sang et les liquides corporels. Dans les régions les plus touchées, la transmission se fait généralement à la naissance entre une mère infectée et son enfant. La transmission sexuelle et l’utilisation d’aiguilles contaminées comptent parmi les principales voies de contamination.

Cette infection virale est potentiellement mortelle ; près de 650 000 personnes meurent chaque année des suites d'une héptatite B chronique. Le virus attaque le foie et augmente le risque de cirrhose et de cancer du foie.

Un traitement efficace existe

Des médicaments efficaces existent « pour éviter aux porteurs du virus de développer ces affections et leur permettre de vivre plus longtemps », souligne l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans son communiqué publié ce jeudi.

Mais une grande partie des malades n’ont pas accès à ces traitements ou obtiennent des médicaments de qualité inférieure. D’après l’OMS, « l’absence d’orientations claires, fondées sur des bases factuelles et destinées aux pays (en particulier à revenu faible ou intermédiaire) pour savoir qui traiter et quels médicaments utiliser » expliquent cette inégalité.

Améliorer le dépistage

Dans ses premières orientations, l’OMS présente une approche simplifiée permettant de soigner les malades, en particulier ceux en situations de ressources limitées.

«Un certain nombre de facteurs doivent être pris en compte pour déterminer ceux qui ont besoin du traitement contre l’hépatite B», explique le Dr Stefan Wiktor, qui dirige à l’OMS le Programme mondial de lutte contre l’hépatite. «Ces nouvelles lignes directrices, qui donnent des recommandations thérapeutiques basées sur des tests simples et peu coûteux, aideront les cliniciens à prendre les bonnes décisions.»

L’une des principales recommandations concerne l’utilisation de tests simples et non invasifs pour évaluer le stade de l’infection et identifier les malades qui ont besoin d’être traités. Ces tests permettrait d’améliorer l’accès au traitement des populations prioritaires : les malades atteint d’une cirrhose, le stade le plus avancé de l’affection hépatique. En outre, le contrôle régulier pour le dépistage précoce du cancer du foie permettrait d’évaluer si le traitement fonctionne et s’il peut être arrêté.

Deux médicaments efficaces et sûrs

Les deux médicaments recommandés –le ténofovir et l’entécavir - sont déjà disponibles dans de nombreux pays sous forme de médicaments génériques, ils sont donc relativement peu coûteux, « parfois pas plus de 5 dollars par personne et par mois » affirme l’OMS.

«Comme le traitement est à vie dans un très grand nombre de cas, il est important que les patients puissent avoir accès à ces médicaments au prix le plus bas possible», indique le Dr Wiktor.

Ces deux médicaments sont faciles à prendre, sous la forme d’un comprimé par jour, et ont peu d’effets secondaires. Par ailleurs, le ténofovir est également utilisé dans le traitement du sida. Il permet ainsi de prendre en considération les besoins spécifiques de certains groupes, comme les sujets co-infectés avec le VIH.

Vacciner les enfants

Par ailleurs, les recommandations de l’OMS concernent également les efforts de prévention afin d’enrayer la propagation de l’hépatite B. L’une des voies proposée par l’organisation est la vaccination. En effet, un vaccin est disponible depuis 1982. Il est efficace à 95% pour prévenir l’infection et ses conséquences chroniques. Aussi, l’OMS recommande-t-elle de vacciner tous les enfants contre l’hépatite B, en administrant la première dose à la naissance. « Certains pays, notamment en Asie, ont diminué la fréquence de l’hépatite B chez l’enfant en instaurant la vaccination universelle. Le défi consiste désormais à étendre l’action de façon à protéger tous les enfants du monde contre ce virus », explique l’OMS.

http://www.who.int/mediacentre/news/rel ... deline/fr/

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VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
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