Hépatites et Co-Infections
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pat-leon
Sujet du message: Réduction des Risques de Cirrhose & de Cancer du Foie  MessagePosté le: 07 Sep 2014 - 18:11
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Réduction des Risques de Cirrhose & de Cancer du Foie : le suivi après TTT

Stratégies de réduction des risques pour le cancer du foie

La réduction des risques, c'est lorsqu'on entreprend des démarches pour diminuer la probabilité de cancer. Les stratégies de réduction des risques qui suivent peuvent faire diminuer la probabilité d'être atteint d'un cancer du foie.

Se protéger contre l'hépatite


• se faire vacciner contre le virus de l'hépatite B

• Il n'y a aucun vaccin qui protège contre l'hépatite C à l'heure actuelle.

• adopter des pratiques sexuelles plus sécuritaires

• L'usage du condom protège contre les virus de l'hépatite B et C de même que contre d'autres infections transmises sexuellement.

• Évitez les contacts sanguins pendant les relations sexuelles.

• éviter le partage d'aiguilles ou d'autres objets associés à l'usage des drogues

• Participer à un programme d’échange de seringues lorsqu'on a recours à des drogues injectables.

• porter des gants en latex quand on entre en contact avec le sang d'une autre personne

• s'assurer que les tatouages, les perçages corporels ou l'acupuncture sont effectués avec du matériel propre et stérile • Ne jamais permettre à quelqu'un d'utiliser du matériel de fabrication artisanale ou d'employer de nouveau les aiguilles, l'encre ou les bijoux ayant déjà servi.

Se faire traiter pour une hépatite

Le traitement de l’infection chronique au virus de l’hépatite B peut réduire la quantité de virus présente chez une personne, ce qui est susceptible d’engendrer une baisse du risque de cirrhose et de cancer du foie. Le traitement de l’infection chronique au virus de l’hépatite C peut réduire le virus, voire l’éliminer chez certaines personnes. Le traitement de ce virus peut également engendrer une baisse du risque de cirrhose et de cancer du foie. Cependant, de nombreuses personnes ne savent pas qu’elles sont atteintes d’une hépatite. Les personnes les plus susceptibles d’être atteintes de l’hépatite B et C, comme celles qui partagent des aiguilles, devraient passer régulièrement un test de dépistage afin qu’elles puissent commencer à se faire traiter si on découvre qu’elles ont l’une ou l’autre de ces infections.

Limiter sa consommation d'alcool


Une consommation excessive d'alcool peut causer une cirrhose du foie, qui augmente le risque de cancer du foie.

Si vous êtes atteint d’une hépatite ou d’une autre forme de maladie du foie, vous pourriez peut-être boire moins d’alcool ou tout simplement l’éviter.

Si vous décidez de boire de l'alcool, limitez-en la quantité :
• hommes – moins de 2 consommations par jour
• femmes – moins de 1 consommation par jour ◦ Les femmes enceintes devraient éviter de consommer de l'alcool

Être non-fumeur et éviter la fumée secondaire

Le tabagisme fait augmenter le risque de cancer du foie. Si vous fumez, demandez de l’aide pour renoncer au tabac.

Être physiquement actif et maintenir un poids santé



Les personnes qui sont obèses risquent davantage d’être atteintes d’un cancer du foie. L’obésité contribue aussi au développement du diabète, de la maladie du foie gras non alcoolique (NAFLD) et de la stéatohépatite non alcoolique (NASH). Cette dernière peut évoluer en une cirrhose et ainsi accroître le risque de cancer du foie.
Une alimentation saine et bien équilibrée ainsi que la pratique régulière d’activités physiques sont 2 des meilleurs moyens d'atteindre et de maintenir un poids santé. Les personnes qui ont un excès de poids ou qui sont obèses devraient éviter de prendre encore du poids et essayer plutôt d'en perdre en mangeant plus sainement et en faisant davantage d'exercices.

Éviter l'exposition à des substances nuisibles au travail



Les travailleurs dans certaines industries pourraient être exposés à des substances nuisibles comme le chlorure de vinyle et le plutonium, qui sont susceptibles d’accroître le risque de cancer du foie. Il convient de respecter les normes de santé et de sécurité au travail dans une industrie qui transforme, entrepose, transporte ou utilise n’importe quelle substance qui cause le cancer.

Causes de la cirrhose du foie


- L'Alcool
- Les hépatites B et C
- Obésité
- Excès de Fer ou de cuivre
-Causes auto-immunes , hépatites auto-immune , cirrhose bilaire primitive , Hémocrhomatose .

Vidéo :

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pat-leon
Sujet du message: Réduction des Risques de Cirrhose & de Cancer du Foie  MessagePosté le: 07 Sep 2014 - 18:16
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Réduction des Risques de Cirrhose & de Cancer du Foie : le suivi après TTT

80% des patients adressés aux Centre spéciialisés pour Cancer ont une durée de vie de 1 à 2 ans car adressés trop tard !
L'échographie de suivi tous les 6 mois n'est pas respecté.
On notera une difficulté pour les MG d'identifier cirrhoses & cancer du Foie.

Surveillance des malades atteints de cirrhose non compliquée et préventions primaires des complications



Généralités et rappels sur le diagnostique et les bilans de la cirrhose non compliquée







http://www.has-sante.fr/portail/upload/ ... ntaire.pdf

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pat-leon
Sujet du message: Réduction des Risques de Cirrhose & de Cancer du Foie  MessagePosté le: 07 Sep 2014 - 23:42
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Interrogations ?

Des questions subsistent néanmoins derrière ce rideau de résultats spectaculaires:

1) Aura-t-on d’aussi bons résultats et une aussi bonne tolérance dans la vrai vie chez les patients VHC a des stades très avancés de la maladie notamment avec des cirrhoses décompensées ? Chez les usagers de drogues ou les consommateurs d’alcool?

2) Qu’en sera-t-il des patients les plus difficiles à traiter notamment les sujets obèses et les co-infectés VIH-VHC du fait de stade de fibrose très avancé, d’interactions médicamenteuses, de complexité de co-observance… ? On se souvient qu’à la CROI 2013, l’étude STARTVerso4 avec une association Faldaprevir (inhibiteur NS5A) et la Ribavirine chez les patients co-infectés par le génotype 1 du VHC donnait 80 % de réponse précoce en analyse intérimaire (#40 LB)

3) Ces molécules permettront-t-elles de traiter la recontamination souvent dramatique du greffon après transplantation hépatique ? Sur ce point Xavier Forns (Espagne) a annoncé dans le premier symposium dédié à la transplantation que deux essais étaient en cours pour traiter la recontamination post greffe hépatique. L’un avec le Sofosbuvir et la ribavirine l’autre avec la quadrithérapie ABBOTT sus-citée.

4) Quels seront les effets de ces molécules sur la régression de la fibrose hépatique puisque l’un des paradoxes de cette maladie est que l’on peut être guéri virologiquement mais avec un foie qui reste fibrosé (F3/F4) avec toutes les conséquences néfastes que l’on sait notamment la survenue d’un carcinome hépatocellulaire ? D’autant plus que les traitements sont raccourcis. C’est un mystère épais dans le ciel de l’EASL.

5) Ces molécules dont on ne sait pas le prix seront-elles adaptables aux problématiques de pays moins développés et ou le VHC touchent les populations les plus précarisées à l’instar des anciennes provinces de l’URSS de la Tanzanie de l’Egypte… ? Faut-il rappeler qu’en 2013 ni le Brésil, ni L’Italie, ni l’Espagne n’a encore accès aux antiprotéases de première génération du VHC pour des raisons de contraintes économiques contrairement au reste de l’Europe et aux Etats-Unis ? Et il ne s’agit pas là de rapport coût-efficacité mais simplement de coût pour l’assurance maladie.

6) La question majeure reste celle de l’accès au dépistage, rappelée par Stanislas Pol (Cochin) très frais ce jeudi matin … à 7h30, puis aux soins et au « linkage of care » est central dans le vhc comme dans le vih. Est-ce que ces molécules si prometteuses vont permettre d’amorcer la pompe qui va du dépistage au contrôle virologique et à l’amélioration de la fibrose sans politique publique qui les accompagnent ? Dans le vih il n’y a pas un seul pays qui arrive à un contrôle virologique dépassant les 60% comme c’est le cas dans la cascade de la FHDH avec 56% de charge virales VIH inférieurs à 50 copies. Il est assez singulier que la France se soit dotée d’un Plan National de lutte contre le VIH et les IST, d’un Plan Hépatites qui va être reconduit, mais qu’on ne connait toujours pas la physionomie de l’épidémie cachée de VHC qui conserverait environ 95 000 des 365 000 personnes VHC + en France…

7) Une autre question est de savoir si les critères de traitement qui ont été établis pour le VHC (génotype, usage de drogues, alcool, taux de fibrose…) à un moment donné, avec des molécules données, avec une connaissance de la maladie sur le plan systémique donnée, avec des contextes économiques donnés ne sont-ils pas entièrement à reposer à l’aune des nouvelles molécules anti-VHC. Avec cette interrogation en filigrane dans le VIH comme dans le VHC ne faut-il pas favoriser le Test and Treat (mieux dépister, mieux prendre en charge, mieux suivre, mieux traiter) et à terme traiter tout le monde dans les pays ayant un contexte économique favorable ? Ce modèle sera-t-il coût-efficace notamment pour ceux et celles qui conserveront un risque de contamination ou une fibrose sévère ?

Cool Enfin, est-ce que la gestion de l’attente des molécules anti-VHC à venir, celles qui guérissent presque à coup sûr, n’est pas à encadrer médicalement avec des recommandations spécifiques sachant que la plupart des cliniciens et la plupart des patients attendent des traitements sans Interféron. Et que pour certains, non dépistés, non suivis, non traités, non re-traités, vont attendre longtemps. Et que cette attente pourrait être sans lendemain.

http://vih.org/20130426/le-congres-de-l ... sur-orbite

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pat-leon
Sujet du message: Réduction des Risques de Cirrhose & de Cancer du Foie  MessagePosté le: 07 Sep 2014 - 23:44
Potô du site


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Merci pour vos commentaires & suggestions... Wink
http://www.hepatites.net/index.php?name ... 650#356650

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