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pat-leon
22 Sujet du message: Nouveaux Traitements 2016 : Commentaires Hépatothèque  MessagePosté le: 29 Jn 2014 - 12:31
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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Août 2014 - 18:06
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Rencontres parlementaires sur l'hépatite C : les actes sont sortis



Les actes des travaux des Deuxièmes Rencontres parlementaires sur l'hépatite C, présidées par Jean-Pierre Door, député du Loiret, président du groupe d'études "Professions de santé et coordination sanitaire" et Jean-Louis Touraine, député du Rhône, président du groupe d'études "Sida", qui se sont tenues en mai dernier ont été publiés. Ils comportent les interventions de grands témoins comme Daniel Dhumeaux, coordinateur du rapport d’experts sur les hépatites 2014, Patrick Marcelin, hépatologue, le patron de l’ANRS Jean-François Delfraissy, etc. Ancien président de SOS hépatites, Pascal Mélin est, lui, intervenu sur les enjeux actuels de la prise en charge des personnes vivant avec l’hépatite C. On y trouve aussi un compte rendu des débats qui se sont tenus entre public (professionnels de santé, militants…) et les intervenants (experts des hépatites, politiques).

http://www.seronet.info/sites/default/f ... ntaire.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Sep 2014 - 15:44
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COMMUNIQUÉ DU 16 SEPTEMBRE 2014: LICENCE D’OFFICE POUR LE SOFOSBUVIR (SOLVADI) EN FRANCE


Initié par SOS hépatites, médecin du monde et le TRT-5, le communiqué de presse exigeant une licence d’office pour le sofosbuvir en France vient d’être publié. Avec de nombreuses associations et collectifs signataires telles que Act up Paris, le CISS ou encore Action traitement, les associations de malades compte bien venir à bout de leurs combat. Permettre un générique de la « pilule magique » qui pourrait guérir la quasi-totalité des malades atteint d’hépatite C grâce au prix plus efficace, telle est le cheval de bataille.

Ci-dessous, le communiqué:

Communiqué – le 16 Septembre 2014

Hépatite C : les associations exigent une licence d’office pour le sofosbuvir (Solvadi) en France

L’arrivée de nouveaux traitements contre l’hépatite C permet d’espérer l’éradication du virus chez la quasi-totalité des malades. Mais les tarifs exigés actuellement par les laboratoires ne le permettront pas car ils conduiront les autorités françaises à mettre en place une véritable stratégie de rationnement qui créera une inégalité d’accès aux soins intenable dans la durée.

Le cas du sofosbuvir, première de ces molécules prometteuses, commercialisée par le laboratoire Gilead sous le nom de Sovaldi, est emblématique de cette situation. Le prix initialement exigé est de 56 000 € le traitement (12 semaines) pour un coût maximal de production estimé à 80 Euros. Pour pouvoir traiter les 128 000 personnes qui ont un besoin urgent en France, il faudrait débourser l’équivalent de l’intégralité du budget 2014 de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) soit 7 milliards d’euros[1]. Sans compter que cette molécule doit, dans de nombreux cas, être prise pendant 6 mois et associée à un autre médicament, entrainant un coût total de 147 000 euros par personne, selon les exigences actuelles des laboratoires.

Si les dernières négociations engagées ce mois-ci pour la fixation du prix entre Gilead et le Comité économique des produits de santé (CEPS) aboutissent dans le sens voulu par le laboratoire, les répercussions seront lourdes pour l’ensemble des pathologies et des molécules innovantes à venir. Se pose de fait la question de la mécanique de fixation des prix des médicaments, tant sur le plan de la transparence que sur celui des arguments avancés pour justifier des prix aussi exorbitants.

Dans le contexte social et économique actuel et en particulier son retentissement sur la santé des populations, nos associations et collectifs ont demandé aux autorités de soumettre le Sovaldi au régime de la licence d’office, qui permettrait d’en produire une version générique à un moindre coût.


Ce mécanisme, rendu possible dans le cadre des flexibilités de l’accord international sur les droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) est également prévu dans le code de la propriété intellectuelle français. Certains pays européens ont déjà eu recours aux licences d’office pour de nombreux médicaments permettant de faire chuter considérablement les prix et contribuer ainsi à la lutte contre les inégalités de santé.

Il est de la responsabilité de l’Etat de permettre l’accès à la santé, sur la base des moyens que la loi prévoit pour le faire. C’est précisément le cas de l’octroi d’une licence d’office pour le sofosbuvir.

Contacts :

Michel Bonjour, Président de SOS Hépatites Fédération – 06 84 29 00 95

Emmanuelle Hau/Aurélie Defretin, Médecins du Monde – 01 44 92 14 31 /13 81 – 06 09 17 35 59

Yann Mazens, TRT-5 – 06 46 10 09 51

Signataires : Actions Traitements, Act Up Paris, Act Up Sud-Ouest, Aides, Arcat, ASUD CHV, CISS, Comede, Médecins du Monde, Dessine-moi un Mouton, Nova Dona, SIS association, Sol En Si, SOS Hépatites Fédération, TRT-5

[1]Londeix P. Forette C., Nouveaux traitements hépatite C : stratégies pour atteindre l’accès universel, mars 2014

http://www.soshepatites.org/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Sep 2014 - 07:55
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DE L’INJUSTE PRIX À L’EXCLUSION DES SOINS

La situation des personnes infectées par le virus de l’hépatite C nous concerne tous .

L’arrivée de nouveaux antiviraux, comme le sofosbuvir (spécialité sovaldi), fonde pour la première fois l’espoir de traiter bien plus efficacement les personnes atteintes par le virus de l’hépatite C. L’histoire récente de la lutte contre les hépatites C risque cependant de conduire à une exclusion des soins de personnes qui nécessitent un traitement.

Cette exclusion concerne désormais également les pays riches en miroir de l’histoire des personnes infectées par le VIH dans les pays en développement. Comme si nous avions oublié que la santé publique est un bien public mondial inaliénable dont dépend notre existence. Comme si nous avions oublié que la France a signé la déclaration de Rio de Janeiro en 2011 pour lutter contre les inégalités sociales de santé. Aux Etats-Unis, l’Etat de l’Orégon vient d’annoncer qu’il ne pourra traiter tous les patients qui le nécessitent du fait du coût des traitements qui grève son budget. Ce prix annoncé par Gilead autour de 50 000 à 99 000 euros, pour 3 mois de traitement, pourrait diminuer de 50% suivant les négociations en cours en France. Ce prix négocié serait jugé satisfaisant par certains à « seulement » la moitié du prix annoncé par le laboratoire, dans le cadre d’accords confidentiels entre la France et les entreprises pharmaceutiques.

Pourtant ce prix aura toujours un retentissement conséquent sur notre système de santé. Pourtant l’utilisation par les laboratoires privés des résultats de la recherche publique est passée sous silence. Pourtant les procédures de fixation des prix du Comité Economique des Produits de santé(CEPS) ne sont pas transparentes et ne font pas intervenir les représentants des personnes malades et de la société civile. De même, la Commission de la transparence de la Haute Autorité de santé (HAS) chargée d’évaluer le service rendu des médicaments, ne comporte pas d’usager du système de santé. Certains, comme le président du CEPS, remettent d’ailleurs en cause l’intérêt de la participation des malades aux instances d’évaluation des médicaments et de fixation des prix, arguant de l’existence de groupes de pression, de conflits d’intérêts, et de la confidentialité à conserver dans les débats. C’est oublier un peu vite que les experts déjà membres de ces instances rencontrent les mêmes difficultés. De plus la loi de santé publique, dite de démocratie sanitaire du 4 mars 2002, recommande la participation des usagers dans les différentes instances qui traitent des questions de santé. Cependant, pour la première fois le CEPS a auditionné une délégation associative face à la problématique soulevée par le prix du sofosbuvir. C’est dans ce contexte que le premier rapport d’experts interdisciplinaires, sur laPrise en charge des personnes infectées par le virus de l’hépatite B ou de l’hépatite Cen France, publié en mai 2014, fournit des recommandations précises sur les indications médicales de traitement. La HAS a limité en juin dernier ces recommandations, après les avoir pourtant acceptées dans un premier temps.

Malheureusement, l’écart entre les récentes recommandations thérapeutiques du rapport d’experts et celles du collège de la HAS ouvre une brèche en faveur des refus de soin. Or les refus de soins entrainent un retard de recours aux soins, voire un renoncement aux soins, dramatiques en termes de santé publique et individuelle. Seuls les malades prioritaires seraient traités, au stade avancé de fibrose voire de cirrhose et ceux n’ayant pas répondu aux traitements antérieurs. Les autres personnes devraient attendre que l’état de leur foie se dégrade alors même que le traitement disponible peut stopper cette évolution. Les opportunités de traitement des personnes détenues seraient battues en brèche, parfois au prétexte d’un risque de re-contamination sans aucune preuve scientifique.

Or les refus de soins font partie des obstacles à l’accès aux droits et aux soins des personnes infectées par le VHC, cumulant souvent les facteurs de vulnérabilités (personnes en situations de précarité, usagers de drogues, migrants, personnes incarcérées). Dans son dernier rapport, le défenseur des droits s’alarmait que « les situations de refus de soins persistent à un niveau élevé ». Les justifications invoquées par certains professionnels de santé sont les contraintes administratives ou économiques mais aussi de façon inquiétante, la condition sociale de la personne et les stéréotypes et préjugés qui s’y rattachent. Dès lors comment ne pas s’inquiéter aussi que le prix des thérapeutiques puisse être invoqué pour refuser des soins à des populations vivant en situation de précarité, plus marginalisées, plus éloignées du soin, et créer ainsi un dangereux précédent en ne basant pas la délivrance de médicaments vitaux sur les besoins en santé des personnes mais sur des critères non médicaux : mode de vie, situation administrative ou socio-économiques.

Nous, associations de malades ou de représentants des usagers, de solidarité, soignants, refusons toute stratégie de rationnement qui remettrait en cause le principe même d’accès fondamental à la santé. Nous exigeons la garantie d’un accès équitable à tous aux nouvelles molécules sur la base des recommandations telles que définies collégialement dans le rapport d’experts sur les infections par le VHB ou le VHC. Nous considérons que l’intérêt de santé publique et les menaces pesant sur notre système de santé appellent légitimement à soumettre le sovaldi au régime de la licence d'office. Ce mécanisme permet aux autorités publiques d’autoriser l’exploitation du brevet par un tiers à un moindre coût. Cette situation impose plus de transparence en matière de fixation de prix des médicaments et démontre l’urgence de repenser l’accès aux nouveaux traitements et les soins au-delà des hépatites.

Michel Bonjour, Président de SOS Hépatites

Bruno Spire, Président de l’association AIDES

Dr Thierry Brigaud, Président de l’association Médecins du Monde

Estelle d'Halluin vice présidente du Comite pour la santé des exilés (Comede)

Marianne l’Hénaff, Association ARCAT, collectif Traitements et Recherche Thérapeutique TRT-5, Collectif Hépatites Virales

Yann Mazens, coordinateur du collectif Traitements et Recherche Thérapeutique TRT-5

SEPTEMBRE 2014

http://www.medecinsdumonde.org/Presse/T ... -des-soins

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Sep 2014 - 19:54
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En route vers l’éradication du virus de l’hépatite C

Le 15 Septembre 2014

À condition que les patients soient dépistés

La mise sur le marché d’antiviraux « directs » et, dès 2015, de combinaisons de médicaments, efficaces et bien tolérés, bouleverse les protocoles de traitement de personnes infectées par le virus de l’hépatite C (VHC).

2014 a été l’année d’enregistrement officiel de trois molécules dirigées contre trois cibles virales, protéase (l’anti-protéase de 2e génération siméprévir de Janssen), polymérase (l’anti-polymérase sofosbuvir de Gilead) et complexe protéique NS5A (l’anti-NS5A daclatasvir de BMS), après 2013 et des ATU nominatives dans l’attente des résultats des essais de phase III.

« Ces médicaments doivent être utilisés en association et plusieurs combinaisons sont possibles », indique le PrPatrickMarcellin. Deux suffisent probablement et aucune n’est vraiment indispensable. Nous allons devoir apprendre quelle est la meilleure association et le meilleur schéma thérapeutique pour tel patient, en fonction de ses caractéristiques virologiques, du stade de la fibrose, etc. », ajoute-t-il. Quoi qu’il en soit, ces médicaments sont très efficaces, en quelques semaines (12 à 24), en une prise per os par jour, avec une très bonne tolérance (puisque l’on peut se passer de l’interféron pégylé) et le taux de guérison est de 90 à 100 % quel que soit le génotype, ce qui permet d’espérer à terme une éradication du VHC… à condition que le coût de ces nouvelles drogues autorise leur accès au plus grand nombre…

« Autre bonne nouvelle, annonce-t-il, les patients non répondeurs au traitement de référence jusqu’ici, une bithérapie pégylée, répondent dans les mêmes proportions que les patients naïfs ».

Les recommandations de la HAS* aujourd’hui (juin 2014) prennent en compte le caractère lentement évolutif de la maladie, le profil clinique et histologique bien sûr, mais aussi le paysage toujours très dynamique des ressources thérapeutiques ainsi que de leurs combinaisons.

Les recommandations

De principe, doivent être traités les patients ayant une cirrhose ou une fibrose hépatique aux stades F3 et F4, en attente ou non de greffe hépatique ou en post-greffe (pour que la réplication virale soit nulle sous traitement immunosuppresseur). Devront être traités, dès la mise à disposition des nouvelles molécules, les patients coinfectés par le VIH et le VHC, atteints de cryoglobulinémies mixtes (II et III) systémiques symptomatiques ou de lymphome B associé. Pour les stades F2, le traitement peut être différé selon le niveau réel de fibrose dans l’attente des nouvelles associations thérapeutiques dénuées de ribavirine. Enfin, traiter aux stades F0 ou F1 n’est pas justifié, ce qui permet de profiter, le moment venu là encore, des nouvelles combinaisons .

Dr Brigitte Blond

Avec le Pr Patrick Marcellin, Hépatologue et directeur de l’équipe de recherche INSERM sur les Hépatites Virales Hôpital Beaujon (AP-HP), Inserm CRI, Université Paris-Diderot

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Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Oct 2014 - 09:27
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Ledipasvir-sofosbuvir (Harvoni) Génotype 1&3

ION-1 - 29 Septembre , 2014

http://depts.washington.edu/hepstudy/pr ... sbuvir.pdf

ION-2 - 30 Septembre , 2014

http://depts.washington.edu/hepstudy/pr ... sbuvir.pdf

ION-3 - 30 Septembre , 2014

http://depts.washington.edu/hepstudy/pr ... sbuvir.pdf

LONESTAR - 30Septembre , 2014

http://depts.washington.edu/hepstudy/pr ... anstar.pdf

NIH SYNERGY - 30 Septembre , 2014

http://depts.washington.edu/hepstudy/pr ... ynergy.pdf

ELECTRON (Arms 12-17 and 22) - 9 Octobre , 2014

http://depts.washington.edu/hepstudy/pr ... and_22.pdf

ELECTRON-2 - 29 Septembre , 2014

http://depts.washington.edu/hepstudy/pr ... sbuvir.pdf

ERADICATE - 29 Septembre , 2014

http://depts.washington.edu/hepstudy/pr ... sbuvir.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Nov 2014 - 17:00
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SOVALDI: INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES OUVRANT DROIT À LA PRISE EN CHARGE PAR L'ASSURANCE MALADIE


Journal officiel, 4 novembre 2014


Vous trouverez ci-après les documents relatifs à la prise en charge du SOVALDI par l'assurance maladie, et notamment les indications thérapeutiques du médicament:

- Inscription à la liste de retrocession de la sécurité sociale

Sovaldi agréé à l’usage des collectivités

Le 04 Novembre 2014

Par un arrêté paru ce jour au « Journal officiel », la spécialité pharmaceutique Sovaldi 400 mg (28 comprimés pelliculés, laboratoire Gilead) est inscrite sur la liste des médicaments agréés à l’usage des collectivités et divers services publics. Le texte précise également que seules les indications thérapeutiques suivantes ouvrent droit à la prise en charge par l’assurance-maladie :

- Le traitement, en association avec d’autres médicaments, de l’hépatite C chronique chez l’adulte présentant un stade de fibrose hépatique F3 ou F4 ;

- Le traitement, en association avec d’autres médicaments, de l’hépatite C chronique chez l’adulte présentant un stade de fibrose hépatique F2 sévère ;

- Le traitement, en association avec d’autres médicaments, de l’hépatite C chronique chez l’adulte infecté concomitamment par le VIH, quel que soit le stade de fibrose hépatique ;

- Le traitement, en association avec d’autres médicaments, de l’hépatite C chronique chez l’adulte atteint de cryoglobulinémie mixte (II et III) systémique et symptomatique, quel que soit le stade de fibrose hépatique ;

- Le traitement, en association avec d’autres médicaments, de l’hépatite C chronique chez l’adulte atteint de lymphome B associé au VHC, quel que soit le stade de fibrose hépatique.

À noter enfin que l’initiation du traitement est désormais subordonnée à la tenue, dans les pôles de référence hépatites, d’une réunion de concertation pluridisciplinaire.



Arrêté du 30 octobre 2014 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l’usage des collectivités et divers services publics.

http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... ovaldi.pdf

- Indication et agréement

http://www.afef.asso.fr/Data/upload/fil ... 20coll.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Nov 2014 - 13:26
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Hépatite C : Mobilisation contre le coût des traitements

Extrait vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/x29ajn ... ments_news

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Nov 2014 - 16:09
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C’EST MOYEN GRAVE….

Ça fait jeune, branché, on se croirait dans la cité. Et pourtant ce sont les recommandations officielles pour la prise en charge de l’hépatite C !
Vous connaissez mon amour de la sémantique alors laissez-moi vous expliquer la gravité d’une hépatite C. C’est bien sûr une maladie du foie, le virus détruit le foie en produisant du tissu cicatriciel qui s’appelle la fibrose et qui est dénué de toute fonction hépatique. Pour évaluer cette maladie il faut donc évaluer la fibrose. La classification histologique mise en place dans les temps anciens de la biopsie hépatique (mais je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre…) évalue la fibrose en la notant de 0 à 4 :
F0 pas de fibrose
F1 fibrose minime
F2 fibrose moyenne
F3 fibrose sévère
F4 cirrhose

Alors les choses sont simples, les nouveaux traitements ne sont pas accessibles à tous. Pour les patients F0/F1 pas de traitement car ils ne sont pas prioritaires et peuvent attendre.
F3/F4 traitement car il y a urgence, et on veut guérir les patients avant la transformation possible en cancer ! Mais pour les F2 on fait quoi ? On boit pour essayer de passer F3 ?
F2 est le score le plus difficile à déterminer par les méthodes non invasives (qui remplacent la biopsie) et dans plus de 33% des cas il aboutit à une mauvaise évaluation soit F1 ou F3 ! Mais ça change tout.
Alors on à ce jour on propose de ne pas traiter les patients F2 mais uniquement les « F2 sévères » mais c’est quoi ça ? Un patient moyennement grave je vous l’avais dit ! À moins que ce soit une invention pour garder la porte ouverte, mais qui donnera la définition ? Elle sera laissée à l’appréciation de chacun ? Cela deviendrait le fait du prince ou plutôt de l’hépatologue ?
Nous ne sommes pas des foies et la maladie liée au virus de l’hépatite C ne peut en aucun cas se résumer à l’atteinte hépatique ou non. Quid des manifestations extra-hépatiques, dermatologiques psychologiques, sociales ou articulaires. Allez expliquer cela à quelqu’un atteint d’hépatite C porteur d’une vascularite, fatigué au point de ne plus pouvoir travailler. Expliquez lui que vous le comprenez bien mais qu’il est F1 à l’évaluation de sa fibrose et que donc il ne pourra pas être traité à moyen terme mais surtout qu’il ne s’inquiète pas car les nouveaux traitements sont très efficaces même s’il ne peut y avoir accès !
F2 sévère ! On réinvente les classifications histologiques pour arrondir les angles mais les malades ne sont pas que des foies. Faisons confiance à la relation médecin/malade pour évaluer l’impact d’une hépatite dans la vie et les projets de vie d’un patient et décider de l’intérêt d’un traitement.

Pascal Mélin

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Nov 2014 - 11:25
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ACTUALISATION 2014 DU RAPPORT 2013 POUR LA PRISE EN CHARGE MÉDICALE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH

Le 18 Novembre 2014

Une actualisation du rapport Morlat de 2013 sur la prise en charge des personnes vivant avec le VIH a été publiée récemment suite à la commercialisation en 2014 de deux nouveaux antirétroviraux de la classe des inhibiteurs d’intégrase et des trois nouveaux traitements du VHC: sofosbuvir, siméprevir et daclatasvir.

Cette actualisation est téléchargeable en cliquant ici :

http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... ns2014.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Jan 2015 - 12:37
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Nouveaux TTT & Avis d'Experts N° 5 Janvier 2015


















Indications de chaque médicament

Sofosbuvir : SOVALDI®

Selon le Journal Officiel du 4 novembre 2014, le Sovaldi® est remboursé dans les indications suivantes :
- en association avec d’autres médicaments de l’hépatite C chronique chez l’adulte présentant un stade
de fibrose hépatique F2 sévère, F3 ou F4
• en association avec d’autres médicaments, de l’hépatite C chronique chez l’adulte infecté
concomitamment par le VIH, quel que soit le stade de fibrose hépatique
• en association avec d’autres médicaments, de l’hépatite C chronique chez l’adulte atteint de
cryoglobulinémie mixte (II et III) systémique et symptomatique, quel que soit le stade de fibrose
hépatique
• en association avec d’autres médicaments, de l’hépatite C chronique chez l’adulte atteint de
lymphome B associé au VHC quel que soit le stade de fibrose hépatique
Le Journal Officiel du 4 novembre 2014 a précisé les conditions de remboursement du Sofosbuvir : «Au vu des
exigences de qualité et de sécurité des soins, l’agrément à l’usage des collectivités de cette spécialité
pharmaceutique est subordonné au respect de la condition relative à l’organisation des soins suivante:
l’initiation du traitement est subordonnée à la tenue, dans les pôles de référence hépatites, d’une réunion de
concertation pluridisciplinaire. »
Pour savoir si un patient a une fibrose F2, l’avis d’expert sur l’évaluation de la sévérité de la maladie hépatique
pour initier un traitement peut être utilisé (www.afef.asso.fr).

Simeprevir : OLYSIO®

L’Olysio® doit être prescrit selon ses indications d’ATU de cohorte : traitement de l’infection VHC chez les
malades de génotype 1 ou 4 en association avec d’autres médicaments chez les patients qui ont une maladie à
un stade avancé (fibrose hépatique F3/F4 ou manifestations extra-hépatiques du VHC)

Daclatasvir : DAKLINZA®

Le Daklinza® doit être prescrit selon ses indications d’ATU de cohorte:
• maladie à un stade avancé (fibrose hépatique F3/F4 ou manifestations extra-hépatiques du VHC)
• malade sur liste d’attente pour une transplantation hépatique ou rénale
• malade ayant subi une transplantation hépatique et présentant une récidive de l’infection par le VHC

Sofosbuvir + Ledipasvir : HARVONI®

L’Harvoni® doit être prescrit selon ses indications d’ATU de cohorte:
• maladie à un stade avancé (fibrose hépatique F3/F4 ou manifestations extra-hépatiques du VHC)
• malade sur liste d’attente pour une transplantation hépatique
• malade ayant subi une transplantation hépatique et présentant une récidive de l’infection par le VHC
• malade transplanté rénal

Ombitasvir + Paritaprevir/ritonavir (VIEKIRAX®) + Dasabuvir (EXVIERA®) avec ou sans ribavirine selon leur
indication d’ATU de cohorte : patients de génotype 1 présentant une maladie à un stade avancé (avec fibrose
hépatique F3 ou cirrhose compensée ou présentant des manifestations extra-hépatiques du VHC).

Ombitasvir + Paritaprevir/ritonavir (VIEKIRAX®) avec ribavirine selon son indication d’ATU de cohorte : patients
de génotype 4 ayant une maladie à un stade avancé (avec fibrose hépatique F3 ou cirrhose compensée ou présentant des manifestations extra-hépatiques du VHC).

http://www.afef.asso.fr/Data/upload/fil ... 02015+.pdf


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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Mar 2015 - 02:52
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Hépatite C : Intérêt de la mesure de la charge virale sous antiviraux directs

A l'ère de l'interféron, la mesure de la charge virale de l'hépatite C à différents points du traitement était un moyen simple et efficace de prédire son efficacité. Peu de données sont encore disponibles sous antiviraux directs: la réponse virologique 12 semaines après le traitement (RVS12) est prédictive de réponse à 24 semaines, mais qu'en est-il de la charge virale sous traitement et en fin de traitement ?

Le but de cette étude était d'évaluer la performance de la mesure de la charge virale à 4 semaines de traitement et en fin de traitement, pour prédire la RVS12.

Dans ce travail monocentrique américain, 120 patients étaient inclus, tous naïfs et porteurs d'une hépatite C chronique de génotype 1. 70% de patients étaient de génotype 1a et 5 étaient cirrhotiques. Ils recevaient en essai thérapeutique des protocoles de type:
• sofosbuvir + ribavirine, 24 semaines (n=55)
• sofosbuvir + ledipasvir, 12 semaines (n=20)
• sofosbuvir + ledipasvir + GS-9669, 6 semaines (n=20)
• sofosbuvir + ledipasvir + GS-9451, 6 semaines (n=19).

La mesure de la charge virale était réalisée avec les méthodes Roche (COBAS TaqMan HCV test) et Abbott (RealTime HCV assay). La limite inférieure de quantification était de 43 UI/mL avec Roche et 12 UI/mL avec Abbott.

A la semaine 4

Quel que soit le protocole de traitement, une charge virale non détectable ou non quantifiable à 4 semaines de traitement était très prédictive de RVS12 (VPP>90%), alors qu'une charge virale quantifiable à 4 semaines écartait mal la RVS12.

En fin de traitement

• Sous sofosbuvir + ribavirine, tous les patients étaient non quantifiables (et même non détectables) en fin de traitement, que ce soit par méthode Roche ou Abbott. 38 de ces patients étaient ensuite en RVS12 (VPP=69%).


• Sous sofosbuvir + ledipasvir +/- GS-9669 or GS-9451, avec la méthode Roche, tous les patients étaient non quantifiables et un patient rechutait (VPP=98%). 55 étaient non détectables en fin de traitement, tous étaient ensuite en RVS12 (VPP 100%). Un seul des quatre patients détectables mais non quantifiables en fin de traitement rechutait (VPN=25%).


Avec la méthode Abbott dans ce même groupe de traitement, 90% (53/59) étaient non quantifiables en fin de traitement et un patient rechutait (VPP=98%). Seuls 51% (30/59) étaient indétectables en fin de traitement, tous RVS12 (VPP=100%).
De manière surprenante, les 6 patients qui avaient une charge virale quantifiable en fin de traitement (14-64 UI/mL) étaient tous ensuite en RVS12 (VPN=0%). Un seul des 29 patients détectables en fin de traitement rechutait (VPN =3,4%).

En conclusion de cette étude, les mesures de la charge virale à 4 semaines et en fin de traitement n'étaient pas performantes pour prédire la RVS12, et contrairement à ce qui était vrai sous interféron, une charge virale positive en fin de traitement n'excluait pas une guérison. Des messages forts pour la pratique. D'autres études seront necessaires pour préciser quand et comment surveiller nos patients.

Le lien vers l'article en cliquant ici.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=25733369

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Mar 2015 - 18:08
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Hépatite C : Médicaments hors de prix = restriction de l'accès aux soins et discriminations


Marianne L'Hénaff y était :

Les antiviraux directs (AVD) ont modifié de façon radicale la prise en charge de l’hépatite virale C, avec des traitements plus efficaces et mieux tolérés.
Mais leur grande toxicité, c’est leur coût ! Les médecins et les malades attendaient depuis longtemps ces traitements sans interféron. Mais fin 2013, l’espoir de pouvoir traiter toutes les personnes ayant une hépatite C s’est envolé dès l’annonce du prix de la 1ere molécule disponible (sofosbuvir), en accès restreint aux seuls transplantés :56000 Euros pour 12 semaines, le double pour 24 semaines de traitement, souvent nécessaires. Ce prix indécent, initialement fixé par rapport au coût de la greffe de foie qu’il est censé faire éviter, a été injustement extrapolé à l’ensemble des patients potentiels. Puis deux autres AVD ont été disponibles en accès restreint (siméprevir et daclatasvir), au tarif de 35 000 Euros par cure, et ont pu être associés au sofosbuvir pour augmenter l’efficacité et éviter l’interféron.
Car, si le sofosbuvir a le statut de médicament d’exception, il ne devient exceptionnel qu’avec un autre AVD.
Et seuls les malades prioritaires, greffés, en attente de greffe, en cirrhose ou pré-cirrhose ont été traités, car ces tarifs prohibitifs sont trop chers pour la sécurité sociale déjà en crise.

Le 1er rapport d’experts sur les hépatites virales (1) a établi des recommandations fortes et innovantes, comme traiter à partir d’une fibrose modérée du foie (F2) pour éviter l’évolution vers la cirrhose et traiter tous les usagers de drogues et les détenus, pour enrayer l’épidémie. Mais à cause du cout, la Haute Autorité de Santé, qui avait entériné (2) ces décisions a reculé et est revenue en arrière, elle ne raisonne plus en termes d’éradication collective du VHC, mais juste individuelle. Dans son avis de juin, exit le traitement préconisé au stade F2 et elle justifie les restrictions d’accès aux soins aux malades prioritaires (3).

La révolte des associations

Il y a eu une véritable levée de boucliers des associations de patients et des collectifs inter-associatifs, d’abord par des communiqués de presse et des tribunes. Un comité inter-associatif (4) a obtenu de multiples auditions auprès des tutelles (DGS, cabinet de la ministre de la santé, HAS, CEPS) pour défendre les droits des patients à l’accès aux soins. Ce comité a fait des propositions légitimes pour maintenir une pression sur la négociation des prix, demandé un prix à la cure (même prix 3 ou 6 mois) et appelé à soumettre le sofosbuvir à une licence d’office pour produire des génériques (5). Mais l’état a baissé les bras et accepté un prix encore trop élevé, diminué de 25% seulement (et en HT). L’Etat se félicite de ce prix (6) qu’il trouve juste (41 000 euros HT pour 12 semaines), mais pour les associations, ce tarif reste totalement injustifié (7), car le prix de production est d’environ 100 Euros par traitement.

Pour les économistes de la santé, le prix du sofosbuvir et de la combinaison Harvoni (94 500 Dollars pour 3 mois aux USA, prix de l’ATU en France : 48 000 Euros pour 3 mois) est incompréhensible, car très proches des prix des médicaments des maladies orphelines, où l'état accepte de payer très cher ces médicaments, mais où il y a peu de personnes à traiter (ex : 2000 personnes). Alors que pour le VHC, il y a plus de 200 000 personnes à traiter en France…

Stratégie de rationnement, tri des malades.

Les indications de traitement restent donc axées sur les malades prioritaires, et uniquement en services spécialisés hospitaliers.L’état a instauré une stratégie de rationnement des soins, car il faut attendre que l’état du foie se dégrade pour pouvoir être traité.

Avec ces prix faramineux, beaucoup de médecins, soumis à la pression des directeurs des hôpitaux et des pharmacies, se sentent obligés de faire un tri parmi les patients pourtant légitimes au traitement, le plus souvent sur des critères non médicaux. Il n’est pas rare de voir que des personnes «vulnérables», souvent des migrants, mal informés, rentrant pourtant dans les indications ne sont pas traités. Les contraintes économiques et les préjugés plus ou moins conscients conditionnent souvent les choix, et les migrants, les détenus et les usagers de drogues sont les premiers à être écartés de l’accès aux AVD, alors que les recommandations du rapport hépatites priorisaient leurs accès aux soins. Ce prix ne permet pas un accès équitable aux nouveaux AVD. L’intérêt de santé publique d’enrayer l’épidémie du VHC est remis à plus tard.

Bricolage législatif

Le ministère de la Santé a dû trouver une solution pour pouvoir boucler le budget de la Sécu et a sorti l'artillerie législative, en ressuscitant une disposition prévue par un article du code de la Sécurité sociale qui date de 1999 et jamais utilisée. Ce mécanisme de régulation des dépenses de santé permet à l'Etat de prélever une taxe sur le chiffre d'affaires des laboratoires à partir d'un certain plafond ou taux « k » (si les gains dépassent 450 millions pour 2014 et 700 millions pour 2015). Mais les entreprises peuvent être exonérées du paiement de cette contribution si elles choisissent de contracter une convention avec le comité économique des produits de santé (CEPS). Elles s'acquittent alors en contrepartie de remises conventionnelles. Nul ne sait si cette convention a été signée…

D’autres réductions liées aux volumes de ventes prévisionnels sont prévues et un contrat de performance oblige au versement de remises en cas d’échec du traitement (6). Mais tout ceci reste du bricolage législatif, opaque et difficile à évaluer. Le prix facial du Sovaldi reste celui qui sera utilisé dans les études de cout efficacité, reste le prix déterminant pour le choix du traitement et celui dont on se rappelle…

Monopole favorisé

En baissant peu le prix du Sovaldi (de 56 000 E à 41 000 E HT) mais plus celui de la combinaison Harvoni (48 000 E), l’Etat a accepté et encouragé un véritable monopole de Gilead, car Harvoni est moins cher qu’une association de Sovaldi et d’un autre AVD d’une autre firme (de 76 000 e pour 12 sem à 117 000 E pour 24 sem), toujours à cause du prix trop élevé du Sovaldi, ce qui enfonce royalement les autres molécules, qui avaient pourtant un prix plus modeste et à la cure. Le prix à la cure avait été fortement demandé par les associations et par les hépatologues et l’Etat ne l’a pas obtenu, alors qu’il avait les cartes en main et des moyens de pression légitimes.

Que faire, à part encourager les hépatologues à prescrire sans états d’âme les associations qu’ils jugent nécessaires pour leurs patients, sans se préoccuper des tarifs, vu que l’état n’a pas négocié plus finement et a rendu les armes face au laboratoire ?

Notre seul espoir de voir ces prix diminuent réside dans la concurrence, d’autres molécules arrivent, d’abord celles d’Abbvie (en ATU de cohorte gratuite pour le moment), puis celles de Merck, et face à la concurrence et des prix plus bas, Gilead devra revoir ses prétentions pour ne pas être distancé…



Marianne L’hénaff (Arcat, TRT-5 et CHV) janvier 2015


(1) Rapport Dhumeaux-mai 2014 : Prise en charge des personnes infectées par le virus de l'hépatite B ou de l'hépatite C

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Rappor ... s_2014.pdf



(2) Avis de la commission de transparence HAS du 14 mai 2014 :

http://www.has-sante.fr/portail/upload/ ... T13392.pdf

(3) - Avis HAS 3 juin : Recommandations du collège de la HAS : Prise en charge de l’hépatite C par les médicaments antiviraux à action directe (AAD)

http://has-sante.fr/portail/upload/docs ... ux_aad.pdf

(4) - TRT-5, CHV, SOS Hépatites, Arcat, Médecins du Monde, Comède –Communiqués de presse

http://www.medecinsdumonde.org/Presse/C ... our-chacun

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-i ... -des-soins

(5)-CP demandant la licence d’office

http://www.medecinsdumonde.org/Presse/C ... -en-France

(6) Communiqué de presse en date du 20 novembre 2014: Mettre l’innovation au service des malades rapidement et au prix juste (fixation du prix de la spécialité Sovaldi)

http://www.sante.gouv.fr/mettre-l-innov ... valdi.html

(7) CP inter-associatif– le 21 Novembre 2014 Hépatite C : l’occasion ratée d’arrêter une épidémie - Les laboratoires toujours rassasiés !

http://www.trt-5.org/spip.php?article440

(Huit) Article L. 138-10 du Code de la Sécurité sociale

- Article du code de la sécurité sociale : Article L138-10 ou Taux K

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCod ... ieLien=cid

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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Mar 2015 - 19:43
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RCP : Evolutions en Attente...

Article APM : News du Forum de SOS Hépatites...

Réunion de concertation pluridisciplinaire en hépatologie: patients et médecins attendent des évolutions
PARIS, 27 mars 2015 (APM) -

Les réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) en hépatologie doivent évoluer, ont estimé l'association SOS Hépatites et des médecins réunis au siège de Médecins du monde à Paris pour le 17ème forum national de SOS Hépatites.
Depuis le 29 décembre, la prescription des nouveaux antiviraux d'action directe (NAAD) sur le virus de l'hépatite C est soumise à l'obligation d'une RCP, rappelle-t-on (cf APM VIB2NIFHX8). L'instruction mise en ligne sur le ministère chargé de la santé était accompagnée d'une liste de 35 établissements habilités à tenir ces RCP: les 32 centres experts et trois centres hospitaliers généraux (Metz, Orléans et Perpignan).
En l'absence de RCP à l'initiation, la pharmacie à usage interne de l'hôpital (PUI) ne délivre pas le traitement s'il comporte au moins un NAAD. La pharmacie doit conserver, pour chaque patient, la preuve de la tenue de la RCP, la copie de l'ordonnance et des délivrances successives.
Trois mois après la mise en place de ce système, vivement contesté, notamment par les hépato-gastroentérologues libéraux (cf APM VIB2NIFHX8), l'association SOS Hépatites a souhaité faire le bilan avec plusieurs responsables de centres experts et des libéraux.
En introduction, SOS Hépatites a pointé une contradiction: "Les médecins décidaient seuls lorsque les traitements étaient lourds, longs et mal supportés et maintenant qu'ils sont très efficaces, plus sûrs et plus courts, les prescriptions doivent être validées par une RCP."
Les différents intervenants ont remis en cause le fait que le maillage territorial soit insuffisant. Certains centres experts sont débordés par les demandes et la liste des établissements ou structures habilités à organiser ces RCP opposables n'a pas évolué. Pourtant, en juillet 2014, le ministère de la santé avait affirmé que la liste serait évolutive, a précisé Yann Mazens, directeur de SOS Hépatites.
Le Club de réflexion des cabinets & groupes d'hépato-gastroentérologie (CREGG), qui regroupe environ 900 libéraux, organise depuis un an des staffs diffusés sous forme de conférences web, consacrés aux nouveaux traitements de l'hépatite C, a expliqué son représentant, le Dr Bertrand Hanslik. "Ce système offre un service accessible aux libéraux", mais la direction générale de la santé (DGS) a refusé d'accorder le statut de RCP à ce staff, a rapporté le médecin.
"Désormais, nous ferons tamponner par les RCP", a-t-il résumé.
De même, sur quelque 40 centres hospitaliers généraux qui avaient mis en place des RCP avant la publication de l'instruction, seuls trois ont obtenu le label du ministère, a indiqué André-Jean Rémy, hépato-gastroentérologue au centre hospitalier de Perpignan.
UNE GRANDE HETEROGENEITE
Outre le maillage insuffisant, ces débats ont fait émerger une grande hétérogénéité de fonctionnement entre les différents centres.
L'instruction relative à l'organisation des RCP indique que celles-ci doivent être composées "dans la mesure du possible d'un hépatologue, d'un virologue, d'un professionnel de santé en charge de l'éducation thérapeutique, d'un pharmacien, d'un travailleur social et d'un attaché de recherche".
De nombreux staffs étaient déjà en place avant l'instruction afin de répondre à la demande des médecins de la région, comme à Montpellier et Strasbourg. A Montpellier, elles se déroulent en présence d'un hépato-gastroentérologue, d'un interniste, d'un infectiologue, éventuellement d'un médecin généraliste, d'un pharmacien, d'un infirmier spécialisé dans l'éducation thérapeutique, d'un attaché de recherche, d'un cadre de santé. "La RCP est là pour aider à la prescription, non pour sanctionner", a souligné le Pr Dominique Larrey de la Fédération nationale des pôles de référence et réseau hépatites (FPRH), hépatologue au CHU de Montpellier.
Mais SOS Hépatites a souligné jeudi que plusieurs RCP n'étaient composées que "d'un PU-PH et de quelques internes". Par ailleurs, l'association de patients a identifié des centres qui valident de nombreuses propositions alors que d'autres rejettent une partie importante des propositions de traitement transmises par les médecins.
Les médecins ont alors la possibilité de soumettre leur proposition de prescription à une autre RCP et les plus clémentes se retrouvent "débordées", selon SOS Hépatites.
Par ailleurs, pour l'instant, les RCP ne sont pas financées.
"Les médecins se retrouvent à faire les secrétaires", a expliqué à l'APM vendredi le Pr Stanislas Pol, de l'hôpital Cochin (AP-HP, Paris) où est organisée une réunion hebdomadaire d'une heure et demie avec six ou sept professionnels de santé.
"L'aspect le plus positif est de s'entretenir plus régulièrement avec les pharmaciens qui nous éclairent notamment sur les interactions médicamenteuses et abordent les problèmes de pharmacovigilance", reconnaît le Pr Pol. Il observe néanmoins que, dans la majorité des cas, la RCP valide la proposition des médecins.
UNE FICHE INADAPTEE
Plusieurs aspects de la fiche de RCP établie par l'Association française du foie (Afef), mise en ligne par le ministère de la santé, ont également été critiqués.
"Elle ne renseigne pas sur le diagnostic psychiatrique et éducatif du patient, ni sur sa situation sociale", a pointé le Dr Pascal Mélin, hépatologue et vice-président de l'association SOS Hépatites.
Par ailleurs, le nom des médecins et professionnels de santé qui ont participé à la RCP n'y figurent pas. Un problème d'autant plus préoccupant que la responsabilité médico-légale de la prescription n'est pas clairement établie. "Face à des tests non invasifs contradictoires, une RCP a demandé la réalisation d'une biopsie pour décider de l'initiation du traitement", a rapporté le Dr Mélin. "Dans un tel cas, qui prend la responsabilité médico-légale de l'examen?", s'est-il interrogé. Il déplore également que le souhait du patient ne soit pas inscrit.
Frédéric Chaffraix, du centre expert du CHU de Strasbourg, a quant à lui insisté sur les problèmes de sécurisation des données. Les fiches qui mentionnent les noms, prénoms et date de naissance du patient ainsi que le nom du médecin présentant le dossier sont envoyées aux centres experts par courriel ou par fax. "Les données des patients partent dans la nature", s'est inquiété Frédéric Chaffraix.
De plus, SOS Hépatites souhaite que les fiches de RCP soient remises aux patients.
vib/nc/APM

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=23450

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Sujet du message:   MessagePosté le: 31 Mar 2015 - 12:15
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Avez-vous des compétences psychosociales ?

Le concept a été développé dans les années 1980 en matière d’éducation scolaire. Puis, ce même concept a été adapté aux programmes d’éducation thérapeutique, pour enfin être reconnu par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) en 1993 avec la définition suivante :

« Les compétences psychosociales sont la capacité d’une personne à répondre avec efficacité aux exigences et aux épreuves de la vie quotidienne. C’est l’aptitude d’une personne à maintenir un état de bien-être mental, en adoptant un comportement approprié et positif à l’occasion des relations entretenues avec les autres, sa propre culture et son environnement. »

Pour être plus précis on considère qu’il y a 10 compétences à acquérir.

1/savoir résoudre les problèmes

2/ savoir prendre des décisions

3/avoir une pensée créative

4/avoir une pensée critique

5/savoir communiquer efficacement

6/être habile dans ses relations interpersonnelles

7/avoir conscience en soi

8/avoir de l’empathie pour les autres

9/savoir gérer son stress

10/savoir gérer ses émotions.

Vous, je ne sais pas, mais moi je ne suis pas certain de les avoir toutes! Et ce ne sont là que les compétences psychosociales à acquérir pour être un citoyen standard. Ce que l’école a fait avec chacun de nous normalement ! Maintenant, imaginez mettre tout cela à la sauce maladie chronique. Pour être autonome avec une maladie chronique il vous faudra acquérir ces différentes composantes. Qui peut prétendre avoir tout bon? Je ne suis même pas sûr que les soignants que l’on nous présente en éducation thérapeutique puissent eux-mêmes avoir toutes ces compétences. Être malade ce n’est pas être parfait, d’ailleurs si nous étions parfaits nous ne serions pas malades.

L’éducation thérapeutique c’est prendre une personne dans l’état dans lequel elle se présente et lui faire acquérir les compétences psycho sociales pour accéder aux soins et, éventuellement à une guérison, en lui permettant de trouver des outils ou des leviers extérieurs si elle n’a pas l’ensemble des capacités nécessaires à sa prise en soins. Bon nombre de personnes aujourd’hui sont en déficit de compétences psycho sociales et on peut même dire que lorsque l’on n’arrive pas à entrer en communication avec une tierce personne c’est parce que nos compétences psycho sociales sont trop différentes. Voilà un débat à porter concernant les patients en échec d’éducation thérapeutique.



Pascal Mélin

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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Août 2015 - 07:24
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Recommandations sur la prise en charge des hépatites C du 29 Mai 2015



http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... 202015.pdf



Traitement des patients de génotype 1
Page 39





Traitement des patients de génotype 2
Page 40



Traitement des patients de génotype 3
Page 42




Traitement des patients de génotype 4
Page 46



Traitement des patients de génotype 5 ou 6
Page 49



Les propositions sont indiquées par ordre chronologique d’arrivée des médicaments en ATU ou AMM.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Août 2015 - 07:28
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Listing des observatoires ouverts sur Hépatites.net , d'après les Recommandations sur la prise en charge des hépatites C du 29 Mai 2015

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=22818

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Oct 2015 - 11:50
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La prise en charge de l’Hépatite C connait actuellement une évolution très rapide avec l’arrivée de nouveaux traitements avec AAD (molécules Antivirales à Action Directe). Ces traitements oraux, sans interféron, sont plus efficaces et mieux tolérés.



SOS Hépatites Fédération a le plaisir de vous faire parvenir un livret présentant toutes les options de traitement de l’hépatite C. Ce livret a été élaboré grâce à l’expertise de nos membres et validé par un comité médical.

Vous pouvez le consultez : http://www.slideshare.net/soshepatites/ ... traitement

Vous pouvez le commandez en remplissant le formulaire: remplissez-le dans Google Forms.

http://www.soshepatites.org/2015/09/30/ ... epatite-c/

LIVRET "C' MON TRAITEMENT"



Plusieurs traitements sont disponibles contre le virus de l’hépatite C et d’autres vont arriver. Les taux de réussite de ces traitements avec des molécules Antivirales à Action Directe (AAD) sont supérieurs à 90 % et dans certaines populations, ils atteignent 100 %. Votre spécialiste vous prescrira les AAD qui vous conviennent le mieux en fonction de votre génotype, de votre stade de fibrose en tenant compte aussi de vos spécificités (co-infection VIH/VHC, surpoids, diabète, problèmes rénaux, addictions, traitements en cours …)

Mon traitement est une combinaison de plusieurs médicaments CO-INFECTION VIH-VHC Il n’est pas recommandé d’arrêter le traitement antirétroviral pour introduire le traitement de l’hépatite C. Il est recommandé d’évaluer les interactions entre les molécules du traitement VHC avec les antirétroviraux. Si nécessaire, avant l’initiation du traitement VHC, le médecin référent pour le VIH modifiera votre traitement antirétroviral pour éviter les interactions médicamenteuses. Le traitement VHC et les doses sont les mêmes que pour un mono-infecté VHC. Cependant les interactions médicamenteuses peuvent influencer le choix des AAD et plus rarement les posologies de certains AAD.

ATTENTION Ces nouvelles molécules ne sont disponibles à ce jour que dans les pharmacies hospitalières . Renseignez-vous sur les heures d’ouverture et de délivrance. (Organisez-vous si vous partez en vacances ou à l’étranger) SOVALDI® + DAKLINZA® RIBAVIRINE HARVONI® RIBAVIRINE VIEKIRAX® EXVIERA® RIBAVIRINE / SOVALDI® + RIBAVIRINE , SOVALDI® + OLYSIO® RIBAVIRINE , GRAZOPREVIR + ELBASVIR AVEC OU SANS RIBAVIRINE . Lors de votre consultation, précisez bien à votre hépatologue ou pharmacien TOUS les médicaments, plantes, traitement alternatif ou de phytothérapie que vous prenez. Certaines associations de médicaments peuvent être dangereuses; baisser l’efficacité du traitement; provoquer des effets indésirables. La liste des interactions est trop longue pour que nous puissions l’inclure dans ce livret. N’hésitez pas à nous contacter pour signaler tout effet secondaire contact@soshepatites.org ou directement, sur le site de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament httpp://ansm.sante.fr

DACLASTAVIR 60 mg SOFOSBUVIR 400 mg SOVALDI®+ DAKLINZA® AVEC OU SANS RIBAVIRINE* 1 comprimé SOVALDI® + 1 comprimé DAKLINZA



• le matin ou le soir à la même heure avec de la nourriture Choisissez le moment qui évitera les risques d’oubli (près des pilules, près de la brosse à dents...) Ne pas croquer ni casser en 2 les comprimés Si j’oublie mon comprimé SOLVADI® à - de 18h, je prends mon comprimé oublié et je prends le suivant à l’heure prévue habituellement. à + de 18h, je ne prends pas mon comprimé oublié et j’attends l’horaire de la prise suivante. Si je vomis - de 2h après la prise de mon comprimé, j’en reprends 1, sinon je prends mon comprimé à l’heure habituelle suivante. Si j’oublie mon comprimé DAKLINZA® à - de 20h, je prends mon comprimé oublié et je prends le suivant à l’heure prévue habituellement. à + de 20h, je ne prends pas mon comprimé oublié et j’attends l’horaire de la prise suivante. JE NE DOUBLE JAMAIS MA DOSE

• Les effets indésirables / secondaires :
FATIGUE - MAUX DE TÊTE - NAUSÉE - TROUBLES DE L’ATTENTION EXACERBATION DES MALADIES CARDIAQUES PRÉ- EXISTANTES - INSOMMNIES SENSATIONS D’HYPER-ACTIVITE : D’ÊTRE «BOOSTÉ», D’AVOIR «LA PÊCHE», IRRITABILITÉ - APPÉTIT DIMINUÉ - TROUBLES DU SOMMEIL

Avant le début de votre traitement, si vous prenez des médicaments, donnez la liste à votre médecin ou à votre pharmacien afin d’éviter toutes interactions médicamenteuses. Ne prenez aucun nouveau traitement sans l’accord du spécialiste des AAD. Vous pouvez vérifier sur le site: www.hep-druginteractions.org SOVALDI® Liste non exhaustive Amiodarone Modafinil, Carbamazépine, Phénytoïne Phénobarbital,Oxcarbazépine Rifabutine , Rifampicine, Rifapentine ANTIARYTHMIQUE ANALEPTIQUES ANTICONVULSIVANTS ANTIMYCOBACTERIENS DAKLINZA® Liste non exhaustive ANTICONSULSIVANTS ANTITUBERCULEUX GLUCOCORTICOIDES SYSTEMIQUES Phenytoine, Carbamazépine ou Phénobarbital Rifampicine, Rifabutine Déxaméthasone . Le traitement ne doit pas être pris pendant la grossesse ou l’allaitement Je stocke mes comprimés à température ambiante, hors de portée des enfants .

SOFOSBUVIR 400 mg SIMEPREVIR 150 mg SOVALDI®+ OLYSIO® AVEC OU SANS RIBAVIRINE*



• Ne pas croquer ni casser en 2 le comprimé ou la gélule 1 comprimé SOVALDI® + 1 comprimé OLYSIO® le matin ou le soir à la même heure avec de la nourriture Choisissez le moment qui évitera les risques d’oubli (près des pilules, près de la brosse à dents...) Si j’oublie mon comprimé SOLVADI® à - de 18h, je prends mon comprimé oublié et je prends le suivant à l’heure prévue habituellement. à + de 18h, je ne prends pas mon comprimé oublié et j’attends l’horaire de la prise suivante. Si je vomis - de 2h après la prise de mon comprimé, j’en reprends 1, sinon je prends mon comprimé à l’heure habituelle. Si j’oublie ma gélule OLYSIO® à - de 12h, je prends ma gélule oubliée et je prends la suivante à l’heure prévue habituellement. à + de 12h, je ne prends pas ma gélule oubliée et j’attends l’horaire de la prise suivante. Si je vomis - de 4h après la prise de ma gélule, j’en reprends 1, sinon je prends ma gélule à l’heure habituelle. JE NE DOUBLE JAMAIS MA DOSE

• Les effets indésirables / secondaires :
FATIGUE - MAUX DE TÊTE - NAUSÉE - DÉMANGEAISONS DE LA PEAU - ÉRUPTION CUTANÉE - CONSTIPATION - PRURIT AUGMENTATION DE BILIRUBINE DANS LE SANG SENSIBILITÉ À LA LUMIERE, ÉVITEZ TOUTE EXPOSITION AU SOLEIL OU AUX RAYONS U.V. ARTIFICIELS (CABINE DE BRONZAGE)

Avant le début de votre traitement, si vous prenez des médicaments, donnez la liste à votre médecin ou à votre pharmacien afin d’éviter toutes interactions médicamenteuses. Ne prenez aucun nouveau traitement sans l’accord du spécialiste des AAD. Vous pouvez vérifier sur le site: www.hep-druginteractions.org POUR SOVALDI® Liste non exhaustive Amiodarone Modafinil, Carbamazépine, Phénytoïne Phénobarbital,Oxcarbazépine ANTIARYTMIQUE ANALEPTIQUES ANTICONVULSIVANTS POUR OLYSIO® Liste non exhaustive ANTICONVULSIVANTS ANTITUBERCULEUX GLUCOCORTICOIDES SYSTEMIQUES ANTIFONGIQUES ANTIBIOTIQUES DE LA CLASSE DES MACROLIDES IMUNOSUPRESSEUR Phenytoine, Carbamazépine Phénobarbital,... Rifampicine, Rifabutine Déxaméthasone Azolés, Luconazole Erythromycine, Clarithromycine, Télithromycine Ciclosporine . Le traitement ne doit pas être pris pendant la grossesse ou l’allaitement Ne pas consommer pendant le traitement Je stocke mes comprimés à température ambiante, hors de portée des enfants.

HARVONI® AVEC OU SANS RIBAVIRINE*SOFOSBUVIR 400 mg + LEDIPASVIR 90 mg



• Ne pas croquer ni casser le comprimé 1 comprimé HARVONI® le matin ou le soir à la même heure avec de la nourriture Choisissez le moment qui évitera les risques d’oubli (près des pilules, de la brosse à dents...) Si j’oublie mon comprimé HARVONI® à - de 18h, je prends mon comprimé oublié et je prends le suivant à l’heure prévue habituellement. à + de 18h, je ne prends pas mon comprimé oublié et j’attends l’horaire de la prise suivante. Si je vomis - de 5h après la prise de mon comprimé, j’en reprends 1, sinon je prends mon comprimé à l’heure habituelle. Si je vomis + de 5h après la prise de mon comprimé, je ne prends pas mon comprimé oublié et j’attends l’horaire de la prise suivante. JE NE DOUBLE JAMAIS MA DOSE Je stocke mes comprimés à température ambiante, hors de portée des enfants. Le traitement ne doit pas être pris pendant la grossesse ou l’allaitement Ne pas consommer pendant le traitement .

• Les effets indésirables / secondaires :
MAUX DE TÊTE- FATIGUE- NAUSÉES– IRRITABILITÉ EN CAS DE FATIGUE APRES LA PRISE : NE PAS CONDUIRE ET NE PAS UTILISER DE MACHINES EN CAS D’ANTÉCÉDENTS CARDIAQUES : SURVEILLER LA TENSION ET LE RYTHME CARDIAQUE INSOMMNIES - SENSATIONS D’HYPER-ACTIVITE, D’ETRE « BOOSTÉ», D’AVOIR « LA PÊCHE

Si vous prenez un antiacide, prenez-le au moins 4h avant ou au moins 4h après HARVONI® Si vous prenez un inhibiteur de la pompe à protons, prenez-le au même moment qu’HARVONI®. Ne le prenez pas avant HARVONI® Avant le début de votre traitement, si vous prenez des médicaments, donnez la liste à votre médecin ou à votre pharmacien afin d’éviter toutes interactions médicamenteuses. Ne prenez aucun nouveau traitement sans l’accord du spécialiste des AAD. Vous pouvez vérifier sur le site: www.hep-druginteractions.org HARVONI® Liste non exhaustive Amiodarone Modafinil, Carbamazépine, Phénytoïne Phénobarbital,Oxcarbazépine Rifabutine , Rifampicine, Rifapentine ANTIARYTHMIQUE ANALEPTIQUES ANTICONVULSIVANTS ANTIMYCOBACTERIENS . CONSEIL D’HÉPATANT: Choisissez de prendre votre comprimé le soir.

SOVALDI® + RIBAVIRINE* SOFOSBUVIR 400 mg 1 comprimé RIBAVIRINE 200 mg ou 400 mg



• SOVALDI® en 1 prise (le matin OU le soir) + RIBAVIRINE* selon posologie : au minimum 800 mg ou au maximum 1200 mg en 2 prises (le matin ET le soir) à la même heure avec de la nourriture. Choisissez le moment qui évitera les risques d’oubli (près des pilules, de la brosse à dents...) Ne pas croquer ni casser en 2 les comprimés Ma dose par jour pendant 12 ou 24 semaines : Si j’oublie mon comprimé SOVALDI® à - de 18h, je prends mon comprimé oublié et je prends le suivant à l’heure prévue habituellement. à + de 18h, je ne prends pas mon comprimé oublié et j’attends l’horaire de la prise suivante. Si je vomis - de 2h après la prise de mon comprimé, j’en reprends 1, sinon je prends mon comprimé à l’heure habituelle. JE NE DOUBLE JAMAIS MA DOSE Je stocke mes comprimés à température ambiante, hors de portée des enfants. Le traitement ne doit pas être pris pendant la grossesse ou l’allaitement

• Les effets indésirables / secondaires :
FATIGUE- MAUX DE TÊTE - NAUSÉE TENSION : À SURVEILLER QUAND PROBLÈMES CARDIAQUES DOULEURS ABDOMINALES - INSOMMNIES SENSATIONS D’HYPER-ACTIVITE, D’ETRE « BOOSTÉ», D’AVOIR « LA PÊCHE » ANÉMIE

Avant le début de votre traitement, si vous prenez des médicaments, donnez la liste à votre médecin ou à votre pharmacien afin d’éviter toutes interactions médicamenteuses. Ne prenez aucun nouveau traitement sans l’accord du spécialiste des AAD. Vous pouvez vérifier sur le site: www.hep-druginteractions.org SOVALDI® Liste non exhaustive Amodiarone Modafinil, Carbamazépine, Phénytoïne Phénobarbital,Oxcarbazépine Rifabutine , Rifampicine, Rifapentine ANTIARYTHMIQUE ANALEPTIQUES ANTICONVULSIVANTS

VIEKIRAX® EXVIERA® AVEC OU SANS RIBAVIRINE* OMBITASVIR 12,5mg + RITONAVIR 50mg + PARITAPREVIR 75mg DASABUVIR 250mg




• Ma dose par jour pendant 12 ou 24 semaines : 2 comprimés VIEKIRAX® en 1 prise (le matin OU le soir) AVEC ou SANS 1 comprimé EXVIERA® en 2 prises (soit le matin ET le soir) à la même heure avec de la nourriture Choisissez le moment qui évitera les risques d’oubli (près des pilules, de la brosse à dents...) Ne pas croquer ni casser en 2 les comprimés Si j’oublie mon comprimé VIEKIRAX® à - de 12h, je prends mes comprimés oubliés et je prends le suivant à l’heure prévue habituellement. à + de 12h, je ne prends pas mes comprimés oubliés et j’attends l’horaire de la prise suivante. Si j’oublie mon comprimé EXVIERA® à - de 6h, je prends mon comprimé oublié et je prends le suivant à l’heure prévue habituellement. à + de 6h, je ne prends pas mon comprimé oublié et j’attends l’horaire de la prise suivante. JE NE DOUBLE JAMAIS MA DOSE Je stocke mes comprimés à température ambiante, hors de portée des enfants. Le traitement ne doit pas être pris pendant la grossesse ou l’allaitement .

• Les effets indésirables / secondaires :
FATIGUE - NAUSÉE - TROUBLE DU SOMMEIL EN CAS DE FATIGUE APRES LA PRISE : NE PAS CONDUIRE ET NE PAS UTILISER DE MACHINES DEMANGEAISONS - PRURIT - SENSATION DE TRÈS GRANDE FATIGUE

Lorsque vous prenez VIEKIRAX® avec ou sans EXVIERA®, informez votre médecin si vous présentez l’un des symptômes suivants : - vous avez des nausées (mal au cœur), des vomissements ou une perte d’appétit - vous remarquez un jaunissement de votre peau ou du blanc de l’œil - vos urines sont plus foncées que d’habitude . Avant le début de votre traitement, si vous prenez des médicaments, donnez la liste à votre médecin ou à votre pharmacien afin d’éviter toutes interactions médicamenteuses. Ne prenez aucun nouveau traitement sans l’accord du spécialiste des AAD. Vous pouvez vérifier sur le site: www.hep-druginteractions.org Amiodarone Rosuvastine Colchicine Contenant de l’ethinylestradiol ANTIARYTHMIQUE STATINES ANTIGOUTTE CONTRACEPTIFS VIEKIRAX® EXVIERA® Liste non exhaustive .

GRAZOPREVIR + ELBASVIR COPEGUS® REBETOL® RIBAVIRINE



• Je stocke mes comprimés à température ambiante, hors de portée des enfants. GRAZOPREVIR 100 mg ELBASVIR 50mg AVEC OU SANS RIBAVIRINE , AMM Européenne EN COURS ATU nominative en FRANCE 1 comprimé le matin ou le soir à la même heure avec de la nourriture Choisissez le moment qui évitera les risques d’oubli (près des pilules, près de la brosse à dents...)

• Les effets indésirables / secondaires :
MAUX DE TÊTE - FATIGUE - NAUSÉE - DIARRHÉE A NOTER : UNE ÉLÉVATION TRANSITOIRE DES TRANSAMINASES : ASAT ET ALAT
ANÉMIE LIÉE À LA DESTRUCTION DES GLOBULES ROUGES (HÉMOLYSE) QUI PEUT ENTRAÎNER UN MANQUE D’APPÉTIT, UNE GROSSE FATIGUE, DES PALPITATIONS, MAUX DE TÊTE, TOUX ET ESSOUFFLEMENT. GOÛT « DE FERRAILLE » APRÈS INGESTION. RIBAVIRINE CONTRE INDIQUÉE QUAND INSUFFISANCE RÉNALE SÉVÈRE

N’hésitez pas à nous contacter pour signaler tout effet secondaire contact@soshepatites.org ou directement, sur le site de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament httpp://ansm.sante.fr Le traitement ne doit pas être pris pendant la grossesse ou l’allaitement Ne pas consommer pendant Dans certains cas, l’ajout de la RIBAVIRINE permet d’améliorer l’efficacité du traitement et donc du nombre de guérisons. Cela peut permettre aussi un traitement en 12 semaines au lieu de 24. Ne pas croquer ni casser en 2 les comprimés ou les gélules 2 dosages existent: Comprimé ou gélule de 200 mg ou de 400 mg Votre médecin vous indiquera la dose à prendre celle du matin et celle du soir.

La grossesse est formellement contre indiquée pendant le traitement : risques de malformation importants. Pour concevoir un enfant après le traitement, la femme attendra 4 mois et l’homme 7 mois. Si l’homme commence un traitement alors que sa femme est enceinte, préservatif obligatoire pour empêcher le fœtus d’être en contact avec la ribavirine présente dans le sperme. La RIBAVIRINE: doit être prise le matin ET le soir avec de la nourriture « grasse » (tartine beurrée ou croissant ou yaourt par ex. au petit déjeuner) Ne pas croquer ni casser en 2 les comprimés

SOS HEPATITES

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Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Avr 2016 - 12:31
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Recommandations AFEF sur la prise en charge des hépatites virales C - AFEF - Février 2016



http://www.afef.asso.fr/ckfinder/userfi ... 2-2016.pdf



Génotype 1



Génotype 2



Génotype 3



Génotype 4



Génotype 5 et 6



Les propositions sont indiquées par ordre chronologique d’arrivée des médicaments en ATU ou AMM. Les recommandations en italique correspondent aux médicaments non encore disponibles en février 2016

Le niveau de preuve de chaque proposition thérapeutique a été défini comme suit :
- A : études de phase 3, ou études contrôlées ou études de plus de 100 patients
- B : études pilotes
- C : aucune donnée disponible, avis d’expert
Lorsqu’un schéma thérapeutique est indiqué avec un niveau de preuve A, aucun avis d’expert de niveau C n’a été retenu.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Avr 2016 - 12:32
Potô du site


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Localisation: Hyères
Les indications du traitement de l’hépatite C

Selon les dernières recommandations de l'AFEF, les patients contaminés par le virus de l'hépatite C (VHC) pouvant bénéficier d'un traitement antiviral sont ceux qui présentent un FibroScan > 7 kPa, un FibroTest > 0,48 ou un FibroMètre > 0,41.

Certains malades, indépendamment de leur stade de fibrose hépatique, doivent être également traités rapidement. C'est le cas notamment des sujets de génotype 3, atteints de certaines comorbidités (syndrome métabolique, consommation excessive d'alcool), coinfectés par le VHB ou le VIH, ou transplantés d'organe.

https://www.youtube.com/watch?v=N7GcNT7W-1E

Traitement de l'hépatite C : quel suivi instaurer ?

Chez les malades bénéficiant de l'administration d'un agent antiviral direct, une consultation mensuelle est recommandée, afin notamment de juger de l'observance et de la tolérance du traitement prescrit... et d'éviter la survenue d'éventuelles interactions médicamenteuses (gare à l'automédication !). Chez le malade cirrhotique décompensé, il convient d'être particulièrement vigilant, en raison du risque de complications...

Concernant le risque de résistance, il est rare chez les patients naïfs. On le craindra essentiellement en cas de cirrhose décompensée et chez les sujets de génotype 1a.

https://youtu.be/E2O7-DVWFI8

Eradication de l'hépatite C : rêve ou réalité ?

Une France sans hépatite C en 2025 ? Pour parvenir à éradiquer cette affection, il est impératif de traiter les populations "réservoirs" du virus, à savoir notamment les usagers de drogues, les personnes détenues en prison, les homosexuels masculins, les migrants, les sujets vivant en institution... sans oublier les personnels soignants contaminés !

https://youtu.be/kjL6EHjfNmI

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