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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Jan 2018 - 15:14
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Modélisation de l’élimination la co-infection VIH et VHC à l’ère des agents antiviraux directs.

Les mises sous traitement anti-VHC ont considérablement augmenté chez les patients co-infectés par le VIH-et le VHC en France depuis la disponibilité des traitements antiviraux à action directe (DAA). Dès la fin de 2015, ces traitements ont permis de guérir le VHC chez 63 % de tous les patients co-infectés par le VIH-VHC.

Les auteurs ont souhaité étudier l’impact de l’extension des traitements par DAA sur la prévalence du VHC au cours des 10 prochaines années en France, à la fois sur l’ensemble des patients co-infectés par le VIH et le VHC ainsi que dans les divers groupes à risque.

Le modèle est basé sur les données épidémiologiques de la cohorte française Dat’AIDS. Huit groupes à risque ont été pris en considération, notamment les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) à risque élevé (HR) et à faible risque (LR), des hétérosexuels hommes/femmes, les usagers de drogues intraveineuses. Le modèle a été optimisé à partir des données de prévalence et d’incidence observées dans la cohorte entre 2012 et 2015. Ils ont pris en compte un risque hétérogène d’infection par le VHC chez les HSH en considérant que le taux de réinfection observé dans cette cohorte était représentatif d’un premier taux d’infection dans un sous-groupe de HSH ayant des comportements à haut risque (HR).

D’autre part, ils ont considéré que les HSH ayant des comportements à faible risque avaient un taux de première infection similaire à celui des autres groupes à risque et ils l’ont inclus dans le modèle en utilisant le taux de première incidence d’infection à VHC observée dans les autres groupes à risque chaque année calendaire. Au 1er janvier 2016, 156 811 patients été infectés par le VIH en France (dont 24 900 patients non diagnostiqués) dont 7938 (5,1 %) présentaient une ARN plasmatique VHC détectable (le nombre de patients co-infectés VIH et VIH non diagnostiqués est estimé à 722). En supposant un taux de traitement par DAA de 30 % par année, les projections du modèle montrent que la prévalence du VHC chez les patients infectés par le VIH devrait chuter à 0,81 % en 2026. Les analyses par sous-groupes montrent une diminution similaire de la prévalence du VIH-VHC dans la plupart des groupes à risque, y compris les HSH à faible risque. En raison des taux d’infection et de réinfection plus élevés, la prévalence prévue chez les HSH à haut risque resterait stable, passant de 6,96 % en 2016 à 6,34 % en 2026. Augmenter le taux annuel de patients traités chez les HSH à haut risque à 50/70 % réduirait la prévalence du VHC dans ce groupe à 2,35/1,25 % en 2026. La prévalence de l’infection active par le VHC chez les patients VIH en France devrait globalement passer de 5,09% à 1,08% dans les 10 prochaines années en tenant compte des taux de traitement actuels. Cette diminution devrait se traduire par environ 2 100 patients atteints d’une infection à VHC active en 2026, dont 34 % seraient non diagnostiqués.

Le modèle suggère donc que la couverture par DAA à un taux équivalent à celui de 2015 dans la cohorte pourrait presque éliminer la co-infection en France d’ici 10 ans pour la plupart des groupes à risque, y compris chez les HSH à faible risque. L’éradication dans le groupe des HSH à haut risque nécessiterait une couverture de traitement plus importante. Une augmentation de l’incidence des nouvelles infections et de la réinfection chez les HSH à risque élevé ainsi qu’une augmentation de la proportion de patients non diagnostiqués et l’apparition d’une infection aiguë par le VHC chez les HSH non infectés par le VIH pourraient continuer à entretenir une épidémie de VHC.

Modeling HIV-HCV coinfection epidemiology in the direct-acting antiviral era: the road to elimination. BMC Med. 18 déc 2017;15(1):217.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 31 Jan 2018 - 13:10
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L'immunosuppression et la cirrhose réduisent les taux de RVS dans la co-infection VIH / VHC

La thérapie antivirale à action directe était sûre et très efficace chez les patients co-infectés par le VIH et l'hépatite C, selon une étude publiée récemment. Les facteurs qui affectaient négativement les taux de réponse virologique soutenue comprenaient l'immunosuppression liée au VIH, la charge d'ARN du VHC, la sévérité de la maladie hépatique et les régimes sous-optimaux basés sur l'AAD.

«La généralisation des critères d'inclusion des essais cliniques de différents AAD à la population très hétérogène de patients co-infectés par le VIH / VHC est préoccupante», a déclaré Juan Berenguer , MD, Ph.D., de l'Hôpital général universitaire Gregorio Marañón, en Espagne et ses collègues. a écrit. "Nous avons évalué la réponse au traitement dans un grand registre prospectif de personnes co-infectées par le VIH / VHC recevant un traitement anti-VHC basé sur l'AAD dans la région de Madrid (Espagne) et analysé les facteurs associés à un échec thérapeutique."

Berenguer et ses collègues ont suivi de façon prospective 2 396 patients atteints de co-infection VIH / VHC au cours du traitement. L'âge médian des patients était de 51 ans, 78,2% étaient des hommes, 63,9% n'avaient jamais été traités, 803 avaient une cirrhose compensée et 156 avaient une cirrhose décompensée. Les patients avaient le génotype 1a du VHC (40,9%), 1b (15,1%), 3 (15%) ou 4 (22,4%).

Les taux de RVS globaux étaient de 92% selon l'intention de traiter (ITT) et de 94,1% selon l'intention de traiter modifiée, dans laquelle les chercheurs ont éliminé les échecs non virologiques pour des raisons autres que l'arrêt du traitement secondaire à des événements indésirables ou la mort .

Les taux de RVS étaient supérieurs à 90% pour tous les patients sans cirrhose et ceux avec cirrhose compensée sauf pour un groupe. Les patients avec une cirrhose compensée qui ont reçu Harvoni (ledipasvir / sofosbuvir, Gilead Sciences) avec de la ribavirine pendant 24 semaines avaient une RVS ITT de 88,5%; cependant, la RVS ITT modifiée dans ce groupe était de 90,2%.

Les taux de RVS chez les patients atteints de cirrhose décompensée variaient de 72,7% chez les patients infectés par le génotype 3 du VHC à 93,7% chez ceux du génotype 1b, selon l'ITT et l'ITT modifié.

L'analyse multivariée a montré une augmentation significative des chances d'échec virologique chez les hommes (OR = 1,75; IC 95%, 1,14-2,69) et les patients avec la catégorie clinique C des centres de contrôle et de prévention des maladies (OR = 1,65; IC 95%: 1,12-2,41), numération lymphocytaire T CD4 + inférieure à 200 mm 3 (OR = 2,3; IC 95%, 1,35-3,92), charge d'ARN du VHC de 800 000 UI / mL ou plus (OR = 1,63; IC 95%, 1,14-2,36), compensée cirrhose (OR = 1,35, IC à 95%, 0,96-1,89) ou cirrhose décompensée (OR = 2,92; IC à 95%, 1,76-4,87).

En outre, les patients qui ont reçu Sovaldi (sofosbuvir, Gilead Sciences) avec le siméprévir (OR = 2,84; IC 95%, 1,53-5,29), Sovaldi avec ribavirine (OR = 3,41; IC 95%, 1,39-8,36) ou Daklinza (daclatasvir, Bristol -Myers Squibb) avec le siméprévir (OR = 11,77; IC à 95%: 1,59-87,27) avait une probabilité accrue d'échec virologique.

"Les taux élevés de RVS de la plupart des régimes oraux à base de DAA sous licence contre le VHC et le nombre relativement faible de patients inclus dans les essais d'enregistrement ont rendu difficile l'identification des facteurs prédictifs de l'échec du traitement". "Néanmoins, le génotype 3, la cirrhose, la décompensation hépatique et les variants préexistants associés à la résistance semblent tous réduire la probabilité de RVS."

Berenguer J, et al. Hepatol . 2017; doi: 10.1002 / hep.29814.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Fév 2018 - 10:13
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VHC Génotype 1 : GRAZOPREVIR PLUS ELBASVIR

Le Grazoprevir est un inhibiteur de la protéase du VHC (NS3/4A).
L’elbasvir est un inhibiteur NS5A.
Dans cet article de Annals of Hepatology de décembre 2017, les auteurs proposent une méta-analyse de comparaison directe entre un traitement par grazoprevir plus elbasvir et ribavirine et un traitement par grazoprevir plus elbasvir sans ribavirine chez des patients avec une infection par le Virus de l’Hépatite C (VHC) de génotype 1. Le but de ce travail est d’évaluer précisément l’efficacité de cette dernière combinaison chez les patients cirrhotiques, les patients avec un génotype IL28CC et les patients co-infectés par le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH).
Une recherche informatique a été effectuée sur un certain nombre de bases de données : PubMed, Scopus, EBSCO, Embase, et Cochrane. Les études ont ensuite été triées pour finaliser leur éligibilité. Les données de Réponse Virologique Soutenue (RVS) étaient consolidées avec le logiciel OpenMeta. Des analyses de sous-groupes ont également été pratiquées pour stratifier l’efficacité du traitement selon différentes caractéristiques des patients à l’inclusion.
8 essais contrôlés randomisés (soit n = 1 297 patients) ont été regroupés dans la méta-analyse finale. Le taux de RVS global était de 96,6 % avec un IC 95 % [95,5 % - 98 %].
Pour les patients cirrhotiques, le taux de RVS était de 95,7 % avec IC 95 % [93,9% - 97,5%].
Pour les patients non cirrhotiques le taux de SVR était de 97% avec IC 95 % [95,9% - 98,4%].
De plus, l’addition de ribavirine (RBV) à cette combinaison thérapeutique n’améliorait pas significativement la RVS (RR : 1,003 ; IC 95 % [0,944 - 1,065]). Cette bithérapie était efficace dans des populations de patients avec une résistance associée au NS3 (RAS). Cependant, la combinaison ne permettait d’arriver qu’à des taux plus faibles de RVS chez des patients avec une résistance associée à NS5A.
Les auteurs concluent que le traitement de 12 semaines avec la combinaison à doses fixes de grazoprevir plus elbasvir permet d’obtenir des taux élevés de RVS chez des patients infectés par le VHC de génotype 1. L’adjonction de ribavirine à ce traitement n’améliore pas significativement le bénéfice thérapeutique.

Ahmed H. et al. Meta-Analysis of Grazoprevir plus Elbasvir for Treatment of Hepatitis C Virus Genotype 1 Infection.. Ann Hepatol. 2017 Dec 27;17(1):18-32.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Mar 2018 - 09:17
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VHC-1 : Des données en situation réelle valident le schéma PrOD dans la co-infection par le VIH

Le schéma ombitasvir/paritaprévir potentialisé par le ritonavir + dasabuvir (3D, PrOD) est très efficace pour éliminer le VHC-1 en situation réelle chez les patients co-infectés par le VIH.

Les études en situation réelle antérieures étaient de faible envergure ou comptaient peu de patients cirrhotiques.

Données de l’étude HEPAVIR-DAA portant sur 182 patients infectés par le VIH et le VHC-1 (1a : 47,8 % ; 1b : 39,0 %) recevant le schéma PrOD ; 65,4 % recevaient aussi de la ribavirine (RBV).
Parmi les patients, 66 (36,3 %) étaient cirrhotiques ; 101 (55,5 %) étaient naïfs de tout traitement.
La plupart des cas de VHC étaient attribuables à l’usage de drogues à injecter (81 %).
Le critère d’évaluation principal était le taux de réponse virologique soutenue 12 semaines après le traitement (RVS12).
Financement : Salud Carlos III, Junta de Andalucía, Servicio Andaluz de Salud de la Junta de Andalucía, Red de Investigación en SIDA, GEHEP, ISCIII-FEDER.

Le taux de RVS12 dans la population en intention de traiter (ITT) était de 94,5 % (172/182).
Le taux de rechute était de 1,6 % ; 2 patients (1,1 %) ont arrêté le traitement en raison d’événements indésirables et l’un de ces patients a malgré tout obtenu une RVS12.
Le taux de RVS12 dans la population en ITT modifiée était de 97,7 % (172/176).
Le taux de RVS12 était semblable dans le VHC-1a et le VHC-1b (96,6 % p/r à 98,5 % ; p = 0,542), chez les patients cirrhotiques ou non (98,5 % p/r à 97,3 % ; p = 1) et avec ou sans darunavir concomitant (94,8 % p/r à 99,1 % ; p = 0,105).
Les réductions de dose de RBV (11 %) et les abandons (2) n’ont pas influencé la RVS12.
Un patient atteint d’une cirrhose de classe B a présenté une encéphalopathie hépatique et est décédé d’une insuffisance hépatique aiguë sur chronique.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29447085

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Mar 2018 - 08:20
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CO-INFECTION VHC-VIH : ACCÈS AUX AAD ET DIMINUTION DE LA TRANSMISSION AUX PAYS-BAS

Les Antiviraux à Action Directe (AAD) permettent d’obtenir une guérison de l’infection par le Virus de l’Hépatite C (VHC) pour 95% des patients infectés. Les prévisions des études de modélisation montrent qu’un traitement du VHC universel devrait conduire à une diminution de l’incidence de nouvelles infections, mais la communauté scientifique manque de données dans la « vie réelle ».

L’incidence du VHC aux Pays-Bas chez les hommes infectés par le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) a été très élevée pendant plus de 10 ans. En 2015, les AAD sont devenus accessibles aux Pays-Bas pour tous les patients infectés par le VHC et ont permis une diffusion rapide du traitement chez les patients HSH co-infectés par le VIH.

L’objectif de cette étude hollandaise de Boerekamps et coll était d’évaluer si cet accès au traitement était suivi d’une diminution de l’incidence des infections par le VHC.

Deux études prospectives du traitement d’infection aigue par le VHC ont inclus des patients de 17 centres de prise en charge du VIH aux Pays-Bas, soit 76 % de la population des HSH infectés par le VIH. Les patients ont été recrutés en 2014 et en 2016, qui sont les années avant et après la disponibilité inconditionnelle des AAD, les incidences du VHC ont donc été comparées sur ces deux années.

Il apparait que l’incidence des infections aigues par le VHC a diminué de 93 infections sur 8 290 patient-années de suivi en 2014 (11,2/1000 PA de suivi ; IC 95 % : 9,1 - 13,7) à 49 sur 8 961 patient-années de suivi (5,5/1000 PA de suivi ; IC 95 % : 4,1 - 7,2). Le ratio du taux d’incidence de 2016 comparé à celui de 2104 était de 0,49 (IC 95 % : 0,35 - 0,69). Simultanément, des augmentations significatives des pourcentages de tests positifs de syphilis (+2,2 %) et de gonorrhées (+2,8 %) était observée dans les centre de santé sexuelles chez les HSH infectés par le VIH. Ces augmentations contredisent que la diminution des comportements à risque soit une explication alternative à la diminution de l’incidence des infections aigues par le VHC.

Au final, cette étude montre que l’accès universel aux AAD aux Pays-Bas a été suivi par une diminution de 50 % des infections aigues par le VHC chez les HSH infectés par le VIH.


Boerekamps A. et al Declining Hepatitis C Virus (HCV) Incidence in Dutch Human Immunodeficiency Virus-Positive Men Who Have Sex With Men After Unrestricted Access to HCV Therapy. Clin Infect Dis. 2017 Nov 23.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Mar 2018 - 19:40
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Comment le VIH modifie les cellules pour faciliter la transmission sexuelle de l'hépatite C

Le VIH conduit apparemment à des modifications d'un type particulier de cellules immunitaires dans la muqueuse du rectum, ce qui facilite la transmission du virus de l'hépatite C (VHC) par voie anale.

Il y a une épidémie croissante de VHC sexuellement transmissible chez les hommes séropositifs ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) dans les pays occidentaux. Les HSH séronégatifs peuvent également être à risque, mais apparemment dans une moindre mesure que leurs homologues séropositifs.

Les mécanismes biologiques qui entraînent une telle transmission sexuelle du VHC chez les HSH vivant avec le VIH ont été jusqu'ici mal compris. Ainsi, un groupe de scientifiques a étudié ce que l'on appelle les cellules de Langerhans, qui font partie du système immunitaire de la peau, afin de déterminer si elles peuvent jouer un rôle dans une telle transmission.

Les résultats ont été présentés dans une présentation par affiches lors de la Conférence 2018 sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) à Boston.

Les chercheurs ont pris des biopsies de la muqueuse des rectums de HSH séropositifs et ont étudié ces échantillons dans un modèle tissulaire en laboratoire. Ils ont détecté des cellules de Langerhans dans le tissu muqueux et ont découvert que les versions immatures des cellules ne sont pas infectées par le VHC et ne transmettent pas le virus aux cellules du foie, appelées hépatocytes.

Lorsque les scientifiques ont exposé les tissus avec le VIH, puis avec le VHC, ils ont découvert que la pré-exposition avec le VIH augmentait significativement la transmission du VHC. Inversement, quand ils ont traité les tissus avec des médicaments antirétroviraux pour supprimer le VIH, ils ont trouvé que cela diminuait la transmission du VHC.

Lorsque les cellules de Langerhans sont activées, par opposition à l'existence dans un état immature, ce changement ne les a pas amenées à être infectées par le VHC. Mais contrairement aux versions immatures des cellules, les cellules activées étaient efficaces pour transporter le virus vers les cellules hépatiques.

Les auteurs de l'étude ont conclu que la réplication du VIH dans les tissus des muqueuses chez les HARSAH modifie la fonction des cellules de Langerhans, ce qui entraîne la capture du VHC par les cellules et la transmission du virus aux hépatocytes. De plus, l'activation des cellules de Langerhans est un facteur important qui détermine si un individu est susceptible de contracter le VHC par le biais du sexe anal.

http://www.croiconference.org/sessions/ ... hans-cells

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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Mar 2018 - 11:12
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Les microARN signalent des lésions hépatiques chez les personnes infectées par le VIH et le VHC

Chez les personnes infectées par le VIH-1, avec ou sans co-infection à l'hépatite C, des micro-ARN circulants spécifiques peuvent signaler la présence d'une lésion et d'une progression hépatiques, selon les chercheurs .

Une analyse de l'expression de petits ARN dans des échantillons plasmatiques de 144 patients infectés par le VIH a montré que deux microARN (miARN) de la même famille de fragments d'ARN étaient significativement régulés chez les patients infectés par le VIH-1 et le VHC. n'ayant aucun signe de fibrose hépatique au moment de l'échantillonnage plasmatique, a rapporté Miguel Angel Martinez, PhD , de l'Institut de recherche sur le sida IrsiCaixa à Badalona, ​​en Espagne.

"Nos résultats révèlent que l'infection par le VIH-1 affecte le métabolisme du miARN hépatique et les taux plasmatiques de miARN qui étaient auparavant associés à des lésions hépatiques, même en l'absence de co-infection par le VHC", at-il déclaré. Il a rapporté les résultats dans une discussion thématique et une session d'affiches scientifiques.

Le Dr Martinez et ses collègues ont effectué des analyses de séquençage à grande échelle de miARN dans le plasma de 144 patients infectés par le VIH-1 présentant une élévation de l'alanine aminotransférase (ALT), une hyperplasie nodulaire focale ou des co-infections au VHC. et les personnes mono-infectées par le VHC.

Ils ont identifié 1 425 miARN matures différents dans les échantillons de l'étude. Comparativement aux donneurs sains, les patients infectés par le VIH présentaient une expression dysrégulée significative de 25 miARN, et 19 de ces miARN ont également été retrouvés chez des patients présentant une monoinfection du VHC. Tous les miARN régulés à la hausse, sauf un sur 14, chez des patients présentant des monoinfections du VHC ont également été surexprimés chez les patients présentant des monoinfections du VIH.

Parmi ces 13 miARN régulés positivement, 11 ont une corrélation significative et positive avec les taux d'ALT et d'aspartate aminotransférase (AST) dans la plupart des échantillons de l'étude, y compris ceux provenant de donneurs sains, a noté le Dr Martinez.

"Ces résultats indiquent que la mono-infection par le VIH est capable de déréguler les microARN liés à des lésions et des lésions hépatiques", a-t-il déclaré.

Parmi les 13 miARN, deux, étiquetés miR-99a-5p et miR-100-5p, appartenant à la même famille de miARN, se sont révélés significativement régulés à la hausse chez les patients infectés par le VIH et le VHC, qui ont ensuite évolué vers une cirrhose du foie. ces patients ne présentaient aucune fibrose hépatique au moment de l'échantillonnage », a-t-il

Les deux miARN responsables étaient significativement corrélés aux taux d'ALT et d'AST, ainsi qu'au degré de fibrose hépatique.

Une comparaison d'échantillons provenant de patients ayant une monoinfection du VIH qui avaient une ALT élevée ou une hyperplasie nodulaire focale avec ceux de patients infectés par le VIH mais des taux d'ALT normaux ont montré que deux autres miARN, miR-122-3p et miR-193b-5p, étaient fortement et significativement régulée à la hausse et corrélée à la fois avec les taux d'aminotransférase et de fibrose hépatique.

"Cette étude démontre le potentiel des microARN en tant que biomarqueurs de la progression des lésions hépatiques chez les patients infectés par le VIH-1", a conclu le Dr Martinez.

L'Institut espagnol de Santé Carlos III et le réseau espagnol de lutte contre le sida ont financé l'étude. Le Dr Martinez a déclaré n'avoir aucun conflit d'intérêts.

https://www.willywangstory.com/microrna ... d-persons/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Avr 2018 - 10:28
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VHC : une RVS précoce pourrait nuire à la réponse des anticorps chez les HSH infectés par le VIH

• L’élimination du VHC attribuable au traitement entraîne un plus grand déclin des taux d’anticorps anti-VHC et des taux supérieurs de séroréversion que l’élimination spontanée chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) infectés par le VIH.

• La réponse virologique soutenue (RVS) précoce pourrait nuire à la formation de titres d’anticorps persistants.
• Une réponse immunitaire efficace augmente la probabilité d’élimination spontanée après une réinfection.

• Étude menée auprès de 67 HSH infectés par le VIH et co-infectés par le VHC participant à l’étude suisse de cohorte VIH (SHCS), qui ont fait l’objet d’un suivi pendant trois ans.
Les patients étaient catégorisés en fonction du résultat : RVS attribuable au traitement (n = 33) ; élimination spontanée (n = 12) et réplication de l’infection sans traitement (n = 22).
Financement : Fonds national suisse de la recherche scientifique ; Fondation de recherche SHCS (SHCS Research Foundation)

Les taux médians d’anticorps anti-VHC à l’entrée dans l’étude étaient semblables entre les groupes (échantillon médian : seuil, 13,4, 13,8 et 13,5).
• Le déclin des titres d’anticorps était plus prononcé avec la RVS qu’avec l’élimination spontanée (taux médian/an : -0,47 contre -0,15).
Le déclin maximum médian des taux d’anticorps anti-VHC était significativement plus élevé avec la RVS qu’avec l’élimination spontanée et l’absence de traitement (71 % contre à 38 % et 12 % ; P < 0,001).
Le taux de séroréversion était de 15 % avec la RVS contre 8 % avec l’élimination spontanée.
La réduction du retard de traitement était liée à des déclins plus importants des taux d’anticorps.
Il y a eu neuf cas de réinfection ; six cas après la RVS et trois cas après une élimination spontanée.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29573533

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 12 Avr 2018 - 11:31
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VHC/VIH : les AAD ne sont pas associés à un surrisque de CHC dans la cohorte GEHEP-002

• L’usage généralisé des antiviraux à action directe (AAD) chez les patients co-infectés par le VHC/VIH n’a pas augmenté la fréquence du carcinome hépatocellulaire (CHC) après l’élimination du virus.

• Il s’agit de la première étude en son genre portant sur la co-infection par le VHC/VIH et les données suggèrent une réduction du risque chez les patients atteints de cirrhose.

• Étude rétrospective de 322 patients co-infectés par le VHC/VIH et atteints d’un CHC issus de la cohorte espagnole GEHEP-002.
• La RVS a été définie comme une réponse virologique soutenue 12/24 semaines après le traitement.
• Financement : Consejería de Salud de la Junta de Andalucía ; Servicio Andaluz de Salud ; Fondo de Investigaciones Sanitarias ISCIII ; Grupo para el Estudio de las Hepatitis Víricas de la SEIMC ; Réseau de recherche espagnol sur le sida (Spanish AIDS Research Network).

• 13 % des cas de CHC sont survenus après la RVS.
• Les cas de CHC post-RVS étaient plus fréquents durant la période de traitement par AAD sans interféron (IFN) que durant la période de traitement par AAD avec interféron (32,6 % [14/43] contre 10 % [28/279] ; P < 0,0001).
• Dans la cohorte globale de patients co-infectés par le VHC/VIH, 1 337 patients atteints de cirrhose ont obtenu une RVS.
• Le taux de CHC post-RVS chez les patients cirrhotiques a progressivement baissé avec les schémas IFN pégylé + ribavirine, IFN + AAD et AAD sans IFN (15 %, 1,62 % et 0,87 %, respectivement).
• Les taux de récidive du CHC post-RVS se sont avérés similaires entre les schémas par AAD avec IFN et ceux sans IFN (25 % [2/8] contre 21 % [4/19] ; P = 1,0).

• Échantillon de petite taille, période de suivi plus courte pour le groupe recevant le schéma par AAD sans IFN.
• Les AAD sont utilisés dans une population de patients plus large.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29596108

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 18 Avr 2018 - 18:21
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Générique velpatasvir plus sofosbuvir pour l'infection par le virus de l'hépatite C chez les patients avec ou sans co-infection par le virus de l'immunodéficience humaine

• Les données sont limitées en ce qui concerne l'efficacité et l'innocuité du velpatasvir générique associé au sofosbuvir (VEL / SOF) pour le virus de l'hépatite C (VHC) chez les patients avec ou sans co-infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).

• Évaluer l'efficacité et l'innocuité d'une thérapie générique VEL / SOF pour l'infection par le VHC chez des patients avec ou sans co-infection VIH à Taiwan.

• 79 patients co-infectés par le VIH / VHC et 159 patients monoinfectés par le VHC recevant 12 semaines de VEL / SOF générique avec ou sans ribavirine (RBV) pour le VHC ont été recrutés prospectivement. Les réponses anti-virales et les événements indésirables (EI) ont été comparés entre les deux groupes. Les caractéristiques potentiellement liées à la réponse virologique soutenue 12 semaines de traitement (RVS 12 ) ont été analysées.

• La RVS 12 a été réalisée chez 67 patients co-infectés par le VIH / VHC (97,1%; IC 95%: 90,0% -99,2%) et chez 156 patients monoinfectés par le VHC (98,1%; IC 95%: 94,6% -99,4%) / Thérapie à base de SOF, respectivement. Les taux de RVS 12 étaient comparables entre les patients co-infectés par le VIH / VHC et les patients monoinfectés par le VHC, indépendamment des caractéristiques de base pré-spécifiées. Cent vingt-deux (53,5%) et sept (3,1%) patients avaient des substitutions associées à la résistance de base (RAS) dans les régions NS5A et NS5B du VHC, mais la RVS 12les taux n'étaient pas affectés par la présence ou l'absence de RAS. Un (1,4%) et cinq (3,1%) patients des groupes co-infectés par le VIH / VHC et mono-infectés par le VHC présentaient des EI graves. Aucun patient n'est décédé ou a arrêté le traitement en raison d'EI. Le DFGe est demeuré stable pendant toute la durée du traitement chez les patients co-infectés par le VIH et le VHC recevant un traitement antirétroviral contenant du fumarate de ténofovir disoproxil (TDF).

• La thérapie générique VEL / SOF est bien tolérée et fournit des taux de RVS 12 relativement élevés pour l'infection par le VHC chez les patients avec et sans co-infection par le VIH.

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs ... /apt.14647

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 26 Avr 2018 - 05:15
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VHC-1 : Bonne efficacité d’un schéma PrOD de 8 semaines en présence d’une infection récente

• Un schéma de 8 semaines par ombitasvir/paritaprévir potentialisé par ritonavir + dasabuvir (PrOD) avec ribavirine (RBV) est très efficace pour éliminer une infection à VHC-1 récente, et ce, indépendamment du statut VIH.

• Les recommandations actuelles pour l’infection aiguë sont prudentes et basées sur l’opinion d’experts ; un traitement plus court a un bon rapport coût-efficacité et peut favoriser l’observance du patient.

• Données de l’étude TARGET3D pour 30 patients récemment infectés par le VHC (< 12 mois) recevant 8 semaines de PrOD (+RBV, 97 %) dans des centres en Australie, en Angleterre et en Nouvelle-Zélande.
• Le critère d’évaluation principal était la réponse virologique soutenue 12 semaines après le traitement (RVS12).
• Financement : AbbVie.



• Étude à bras unique menée sur un échantillon de petite taille .

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29660224

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 27 Avr 2018 - 06:44
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Zepatier sûr, efficace chez les patients noirs atteints du VHC, comorbidités

Zepatier était efficace et bien toléré chez les patients noirs présentant un génotype 1 et 4 de l'hépatite C par rapport au profil d'innocuité global rapporté, selon des données publiées récemment.

"Les résultats de cette analyse rétrospective des données d'essais cliniques soutiennent l'utilisation de [elbasvir / grazoprevir (EBR / GZR)] chez les personnes noires infectées par le VHC ...", écrit Zamor. "EBR / GZR a montré une grande efficacité dans de nombreux sous-groupes de participants noirs, y compris ceux atteints de cirrhose, [maladie rénale chronique], co-infection par le VIH ou drépanocytose, ainsi que ceux recevant un traitement agoniste opioïde, et généralement bien toléré, avec un profil de sécurité similaire à celui rapporté dans la population générale des participants aux essais cliniques EBR / GZR. "

Zamor et ses collègues ont recueilli les données de neuf études internationales de phase 2/3, incluant 317 patients noirs ayant reçu Zepatier (elbasvir / grazoprévir, Merck) pendant 12 semaines, 15 patients noirs ayant reçu l'elbasvir / grazoprévir avec la ribavirine pendant 16 semaines et 1 310 non-noirs. participants ayant reçu 12 semaines d'elbasvir / grazoprévir à des fins de comparaison.

L'étude comprenait des patients atteints de co-infection par le VIH, une cirrhose Child-Pugh de classe A bien compensée et des patients atteints d'insuffisance rénale chronique de stade 4 ou 5. Les caractéristiques démographiques et de la maladie étaient généralement similaires entre les patients noirs et les participants non-noirs.

Parmi les patients porteurs du VHC de génotype 1 ayant reçu un traitement pendant 12 semaines, le taux de réponse virologique soutenue était de 93,7% chez les patients noirs et de 94,2% dans la cohorte de comparaison, ce qui n'était pas significativement différent. Sur les 19 patients noirs qui n'ont pas obtenu de RVS, 11 ont eu un échec virologique.

Parmi les patients avec le génotype 4 du VHC qui ont reçu un traitement pendant 12 semaines, les taux de RVS étaient de 93,8% pour les patients noirs et de 94,6% dans la cohorte de comparaison. Un patient noir a récidivé. La RVS était de 100% chez les patients noirs atteints de co-infection par le VIH et de 96,4% dans la cohorte de comparaison.

Tous les patients noirs de génotype 1 qui ont reçu un traitement pendant 16 semaines avec la ribavirine ont obtenu une RVS comparativement à 97,5% des participants non-noirs.

Selon les chercheurs, la RVS n'était pas influencée par la présence d'une maladie rénale chronique, dont les taux étaient de 93,4% chez les patients atteints d'une maladie de stade 1 à 3 et de 94,2% chez ceux atteints d'une maladie de stade 4 ou 5.

Dans l'ensemble, le profil de tolérance de l'elbasvir / grazoprévir était similaire chez les patients de race noire et la cohorte de comparaison présentant une fréquence similaire ou légèrement inférieure d'événements indésirables liés aux médicaments chez les patients de race noire (30% vs 36,6%). Cependant, des événements indésirables graves sont survenus plus souvent chez les patients de race noire (7,6% contre 3,4%).

"La population diversifiée d'individus noirs inclus dans cette analyse est représentative d'une population infectée par le VHC dans le monde réel", ont écrit les chercheurs. «Les taux de RVS sont restés élevés parmi les sous-groupes importants, tels que ceux atteints de cirrhose et de co-infection par le VHC et le VIH.»

Zamor PJ, et al. Am J Gastroenterol . 2018; doi: 10.1038 / s41395-018-0053-4.

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 01 Mai 2018 - 14:55
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L'hépatite A provoque des perturbations moins graves de la fonction hépatique chez les personnes vivant avec le VIH, mais la maladie dure plus longtemps

L'hépatite A aiguë est moins grave chez les personnes infectées par le VIH, mais prend plus de temps à se résoudre, rapportent des chercheurs de Taïwan dans l'édition en ligne de Clinical Infectious Diseases . La thérapie antirétrovirale réalisant la suppression du VIH était associée à une évolution de la maladie de l'hépatite A qui ressemblait plus à celle observée chez les individus séronégatifs.

Les pics dans les marqueurs clés de l'inflammation hépatique étaient plus faibles chez les personnes séropositives, mais l'infection prenait plus de 14 jours pour être résolue chez 39% des personnes infectées par le VIH, comparativement à 21% des personnes séronégatives.

"Le mécanisme de l'évolution différente de l'AHA [hépatite A aiguë] entre les patients séropositifs et les patients séronégatifs reste spéculatif", commentent les auteurs. "La lésion hépatique causée par l'infection par le virus de l'hépatite A (VHA) peut ne pas être complètement associative au VHA lui-même, mais plutôt à la réponse immunitaire de l'hôte."

Récemment, il y a eu des épidémies d'hépatite A chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et les sans-abri dans les villes du monde entier. Entre la mi-2015 et la fin de 2017, il y a eu une flambée sans précédent de l'infection à Taïwan. Près de 1500 infections ont été documentées. La surveillance a montré que 70% des cas concernaient des HSH et que plus de la moitié des personnes avaient une infection par le VIH.

On sait peu de choses sur l'impact de l'infection par le VIH sur la présentation et l'évolution de l'hépatite A aiguë. Des chercheurs de Taiwan ont conçu une étude rétrospective comparant les caractéristiques cliniques et les résultats de l'hépatite A entre les personnes séropositives et séronégatives.

La population étudiée comprenait 297 personnes (22% de tous les cas observés pendant l'épidémie) qui ont reçu des soins dans 14 hôpitaux. Des données ont été recueillies sur l'âge, le sexe, l'orientation sexuelle, le statut VIH et les facteurs de risque de l'hépatite A. Tous les participants ont eu des tests pour surveiller la fonction hépatique et ont également subi une imagerie hépatique. Chez les personnes vivant avec le VIH, la charge virale et le nombre de cellules CD4 ont été vérifiés. En termes de résultats, une évolution prolongée de l'hépatite A a été définie comme une élévation de l'ALT d'au moins cinq fois la limite supérieure de la normale pendant plus de 14 jours après le diagnostic de l'hépatite aiguë A.

Les participants avaient en moyenne 31 ans et 83% avaient entre 21 et 40 ans. La plupart - 94% - étaient des hommes et 81% étaient des HSH. L'information sur le statut d'infection par le VIH était disponible pour 265 personnes, la majorité (63%) étant séropositive.

Les symptômes courants de la présentation de l'hépatite A aiguë comprenaient la fatigue et le malaise, la perte d'appétit, la jaunisse, la fièvre et les vomissements. Ces symptômes ne différaient pas entre les personnes séropositives et séronégatives.

Les personnes vivant avec le VIH étaient plus susceptibles que les personnes séronégatives d'avoir une hypertrophie du foie (14% vs 2%, p = 0,005) et une hypertrophie de la rate (34% vs 15%, p = 0,003).

Les deux tiers des personnes ont été hospitalisées et il y a eu un décès. La fréquence d'hospitalisation était plus élevée chez les personnes séronégatives que chez les personnes séropositives (83% vs 70%).

Les concentrations médianes maximales d'ALT, d'AST et de bilirubine totale étaient respectivement de 1 512 UI / l, de 866 UI / L et de 8,0 mg / dL. Des taux d'ALT et d'AST plus élevés ont été observés chez plus de personnes séronégatives que chez les personnes séropositives.

Cependant, les personnes séropositives étaient plus susceptibles que les personnes séronégatives d'avoir une évolution prolongée de l'hépatite A (39% vs 21%, p = 0,009). Ce résultat était inchangé lorsque les personnes infectées par le virus de l'hépatite C étaient exclues.

Des données sur la charge virale étaient disponibles pour 140 des personnes vivant avec le VIH, 94 d'entre elles ayant une suppression virale sous traitement antirétroviral (moins de 1000 copies / ml). Les personnes ayant une suppression virale présentaient un pic d'ALAT significativement plus élevé (1420 vs 978 UI / L, p = 0,006) et étaient moins susceptibles d'avoir une période prolongée d'hépatite A (plus de 14 jours) (31% vs 49%, p = 0,047) par rapport aux personnes ayant une charge virale VIH plus élevée. Il n'y avait aucune preuve que la numération des CD4 affectait la présentation ou l'évolution de l'infection par l'hépatite A.

"Les patients séropositifs atteints d'AHA présentaient des taux plus faibles d'aminotransférases mais une évolution prolongée de l'hépatite que les patients séronégatifs" concluent les auteurs. "L'utilisation de la combinaison de thérapie antirétrovirale avec une meilleure suppression virale du VIH a été bénéfique pour raccourcir l'évolution de la maladie de l'AHA que ceux avec une suppression virale plus pauvre."

Référence
Lee UL et al. Traitement moins grave mais prolongé de l'hépatite A aiguë chez les patients séropositifs que chez les patients séronégatifs durant une épidémie: une étude observationnelle multicentrique . Clin Infect Dis, édition en ligne, 2018.

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 01 Mai 2018 - 14:57
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L'utilisation clinique systématique des AAD hautement efficaces et sans danger chez les personnes vivant avec le VIH / VHC en Europe

Données « La vraie vie » de toute l' Europe montre que Antiviraux à action directe (DAA) hépatite traitement C dans la grande majorité des personnes vivant avec le VIH et le virus de l' hépatite C (VHC) co-infection qui reçoivent un traitement, selon une étude présentée au 2018 international Congrès du foie à Paris. Seul un petit nombre de personnes a arrêté le traitement à cause d'effets secondaires, la plupart liés à la ribavirine. Une guérison a été observée chez 92,5% des personnes ayant des données de réponse virologique soutenue (RVS). Les résultats étaient similaires dans toute l'Europe.

"Dans une population diversifiée de patients co-infectés par le VIH / VHC de toutes les régions d'Europe, la thérapie DAA a abouti à un taux de RVS global de 92,5%, similaire à ce qui a été montré pour les cohortes nationales en Europe occidentale". "Il n'y avait pas de différences significatives dans la réponse entre les régions, bien qu'avec une puissance limitée en Europe centrale et orientale, et un suivi supplémentaire est justifié pour confirmer ces résultats."

Les résultats des essais cliniques montrent que les AAD sont hautement efficaces et sécuritaires chez les personnes co-infectées par le VIH et le VHC. Cependant, les données européennes sur les résultats lorsque les AAD sont utilisés dans les soins cliniques de routine font largement défaut.

Les chercheurs de la collaboration EuroSIDA ont conçu une étude prospective impliquant 632 adultes co-infectés qui ont commencé un traitement par AAD entre juin 2014 et mars 2017. Des informations ont été recueillies sur la réponse au traitement, les interruptions dues à la toxicité et les effets secondaires.

Les participants à l'étude avaient un âge médian de 51 ans, 79% étaient des hommes, 58% avaient des antécédents de consommation de drogues injectables et un tiers avait une cirrhose du foie. L'infection par le VIH était bien contrôlée: 99% avaient une charge virale VIH inférieure à 500 copies / ml et le nombre médian de CD4 était de 600 cellules / mm 3 .

Les régimes de VHC les plus couramment utilisés étaient le sofosbuvir et le lédipasvir avec ou sans ribavirine (46%) et le sofosbuvir avec le daclatasvir avec ou sans ribavirine (20%).

Les données de RVS étaient disponibles pour 468 personnes - environ les deux tiers de la cohorte - et 93% de ces individus ont atteint une RVS.

Le statut de la RVS était inconnu chez 164 personnes, mais 50% d'entre elles avaient une charge virale indétectable à la fin du traitement, les 50% restants ayant une réponse thérapeutique inconnue. Les personnes ayant un statut de RVS inconnu étaient légèrement plus susceptibles d'être localisées dans le Centre-Est et l'Europe de l'Est (p = 0,059).

Les seuls facteurs associés à des risques accrus de RVS étaient la race blanche vs non blanche, la fibrose moins avancée (stade 0-1 vs stade 2-4) et la durée plus longue du traitement.

Au moins un médicament a été arrêté tôt par 5% des gens. Les raisons comprenaient la toxicité (n = 11), l'échec viral (n = 11), le choix du médecin (n = 3), l'épuisement des médicaments (n = 1), la toxicomanie (n = 1) et autres / inconnus (n = 14 ).

La durée médiane du traitement était de neuf semaines pour les personnes qui ont interrompu le traitement en raison de la toxicité comparativement à 12 semaines pour les personnes qui n'ont subi aucune interruption liée à la toxicité.

Neuf des onze arrêts liés à la toxicité étaient liés à des effets secondaires bien connus liés à la ribavirine.

"Un quart de toutes les personnes ayant terminé le traitement n'avaient pas d'ARN-VHC de suivi pour déterminer la RVS12. Cela pourrait refléter d'autres calendriers de suivi que ce qui est vu dans les essais cliniques; traitement en dehors de la clinique VIH, perte de suivi ou des données non signalées et nécessite des données supplémentaires pour clarifier ", concluent les chercheurs. "Seulement 5% ont arrêté un ou plusieurs médicaments contre le VHC plus tôt que prévu, et un tiers d'entre eux étaient dus à une toxicité principalement liée aux effets indésirables bien connus de la ribavirine. Nous n'avons pas vu de nouveaux signaux de sécurité pour les AAD. "

Référence
Peters L et a . Efficacité et innocuité du traitement anti-VHC par l'AAD sans IFN chez les personnes co-infectées par le VIH / VHC: résultats d'une étude paneuropéenne . Le Congrès International du Foie, Paris, résumé THU-309, 2018. Journal of Hepatology 68: S268, 2018.

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 21 Mai 2018 - 17:34
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GLECAPREVIR/PIBRENTASVIR CHEZ DES PATIENTS CO-INFECTÉS PAR LE VIH

La co-formulation en mono-prise quotidienne du glecaprevir (inhibiteur de la protéase NS3/4A) et le pibrentasvir (inhibiteur de NS5A) cible donc plusieurs étapes du cycle de vie du VHC. Cette combinaison glecaprevir/pibrentasvir a démontré un taux élevé de réponse virologique soutenue 12 semaines après la fin du traitement (RVS12) chez des patients avec une infection par le virus de l’hépatite C (VHC) de génotype 1 à 6.

Cet essai « EXPEDITION-2 » visait à évaluer l’efficacité et la tolérance de la combinaison fixe glecaprevir/pibrentasvir chez des patients avec une infection par le VHC (de génotype 1 à 6) et co-infectés par le virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) 1. Dans cette étude des patients avec une cirrhose compensée étaient également inclus.

EXPEDITION-2 était une étude de phase 3, multicentrique, en ouvert, qui évaluait la combinaison fixe glecaprevir/pibrentasvir (300 mg/120 mg) chez des patients adultes co-infectés VIH1-VHC de génotype 1 à 6 sans ou avec cirrhose compensée traités respectivement 8 et 12 semaines. Les patients étaient naïfs de traitement anti-VHC ou prétraités par sofosbuvir, ribavirine ou interféron, et naïfs de traitement antirétroviral ou sous un traitement antirétroviral stable depuis au moins 8 semaines.

Les patients prétraités infectés par un VHC de génotype 3 étaient exclus.

Le critère principal de l’analyse est la proportion de patients ayant une RVS12.

Au total, 153 patients ont été inclus dont 16 patients (10 %) avec une cirrhose.

Le taux de RVS12 était de 98 % (soit 150/153 patients [IC95% 95,8-100]). Il n’y a pas eu d‘échec virologique chez les 137 patients traités pendant 8 semaines (patients n’ayant pas de cirrhose) Un patient avec un VHC de génotype 3 n’ayant pas de cirrhose a présenté un échec virologique sous traitement.

La plupart des effets indésirables étaient de sévérité modérée ; 4 patients (soit 2,6 %) ont présenté des effets indésirables graves, considérés par les investigateurs comme non liés à la combinaison glecaprevir/pibrentasvir. Le taux d’arrêt de traitement était inférieur à 1 %. Tous les patients traités par combinaison antirétrovirale ont conservé une suppression de la charge virale VIH-1 (inférieure à 200 eq-copies/ml) pendant le traitement.

En conclusion, la combinaison glecaprevir/pibrentasvir, 8 semaines pour les patients non cirrhotiques et 12 semaines pour les patients cirrhotiques est hautement efficace et bien tolérée chez des patients avec une co-infection VHC/VIH-1 indépendamment de la charge virale VHC à l’inclusion ou du traitement antérieur par interféron ou sofobuvir.

Rockstroh JK et al. Efficacy and Safety of Glecaprevir/Pibrentasvir in Patients Co-infected with Hepatitis C Virus and Human Immunodeficiency Virus-1: the EXPEDITION-2 Study. Clin Infect Dis. 2018 Mar 16. doi: 10.1093/cid/ciy220.

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 04 Jn 2018 - 10:43
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Impact de l'alcool et de la consommation de café sur le risque de fibrose hépatique avancée: une analyse longitudinale chez des patients co- infectés par le VIH et le VHC (cohorte ANRS HEPAVIH CO-13).

• Il a été démontré que l'apport en café modulait à la fois l'effet de l'éthanol sur les activités de la GGT sérique chez certains consommateurs d'alcool et le risque de cirrhose alcoolique chez certains patients atteints de maladies chroniques. Cette étude visait à analyser l'impact de la consommation de café et de la consommation d'alcool sur la fibrose hépatique avancée (FHA) chez les patients co-infectés par le VIH et le VHC .

• ANRS CO13-HEPAVIH est une cohorte française, nationale et multicentrique de patients infectés par le VIH- VHC -co. Les données sociodémographiques, comportementales et cliniques, y compris la consommation d'alcool et de café, ont été collectées prospectivement à l'aide de questionnaires annuels auto-administrés pendant cinq années de suivi. Des modèles de régression logistique mixte ont été réalisés, en reliant l'absorption de café et la consommation d'alcool à la FAL.

• 1019 patients ont été inclus. Lors de la dernière visite disponible, 5,8% ont déclaré une consommation d'alcool à haut risque, 27,4% ont déclaré un apport élevé en café et 14,5% avaient une FAL. Par rapport aux patients ayant un faible apport en café et une consommation d'alcool à haut risque, les patients ayant un faible apport en café et une consommation d'alcool à faible risque avaient un risque plus faible d'ALF (aOR (IC 95%) 0.24 (0.12⁻0.50)). De plus, les patients ayant un apport élevé en café présentaient un risque d'ALF plus faible que le groupe de référence (0,14 (0,03⁻0,64) chez les buveurs d'alcool à haut risque et 0,11 (0,05⁻0,25) chez les buveurs d'alcool à faible risque).

• Une consommation élevée de café était associée à un faible risque de fibrose hépatique, même chez les patients co-infectés par le VIH et le VHC et consommant de l'alcool à haut risque.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29857547

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 13 Jn 2018 - 14:45
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Huit semaines de Technivie sont très efficaces dans le traitement de l'hépatite C

Cela faisait partie d'un petit groupe de personnes qui ont contracté le virus en un an, dont la plupart avaient également le VIH.

Les personnes atteintes du virus de l'hépatite C (VHC) courent de très grandes chances de guérir le virus avec seulement huit semaines de traitement par Technivie (ombitasvir / paritaprévir / ritonavir), peu importe leur statut sérologique, selon le conseiller en infectiologie.

Publiant leurs résultats dans le Journal of Viral Hepatology, les chercheurs ont mené une étude sur 30 personnes atteintes d'hépatite C qui avaient été infectées par le virus pendant moins de 12 mois. Tous ont reçu Technivie pendant huit semaines, plus la ribavirine s'ils avaient le génotype 1 du virus. Vingt-trois (77%) des participants ont été co-infectés par le VIH.

Vingt-neuf (97%) des participants ont obtenu une réponse virologique soutenue 12 semaines après la fin du traitement (RVS12, considéré comme un remède). La seule personne qui n'a pas été guérie a arrêté le traitement après deux semaines en raison d'une hospitalisation pour un événement sans rapport. Par conséquent, ni le statut sérologique des participants ni la charge virale du VHC avant le traitement n'ont d'influence sur leurs chances de guérison.

https://www.infectiousdiseaseadvisor.co ... le/769064/

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 26 Jn 2018 - 04:53
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Incidence du VHC plus élevée chez les HSH VIH+

• Une étude réalisée dans une clinique des maladies infectieuses à Modène, en Italie, montre que l’infection par le VHC est plus fréquente chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) VIH positifs que chez les HSH VIH négatifs.

• Les HSH VIH+ qui ont des rapports sexuels sans préservatif pourraient avoir un risque accru de contracter le VHC lors de relations sexuelles, ce qui est rare dans l’ensemble de la population.
• Le dépistage annuel, la prise en charge précoce et les interventions comportementales sont justifiés.

• Étude portant sur 442 patients ambulatoires HSH VIH+ non infectés par le VHC et ayant des antécédents de consommation de drogues injectables.
• Parmi les patients, 99,5 % recevaient un traitement antirétroviral et 92 % n’étaient pas virémiques.
• Une population de HSH VIH− (n = 160) a servi de groupe témoin.
• Financement : aucun.

• L’analyse de l’incidence a montré que 19 des 421 (4,5 %) HSH VIH+ avaient contracté le VHC au cours d’un suivi médian de 96 mois (intervalle de 12 à 372 mois) (taux d’incidence de 0,44 par 100 années-patients).
• La prévalence du VHC était de 9 % (40/442) ; la plupart des cas avaient un génotype 1a (55 %) ou 3 (22 %) avec un indice du rapport entre l’aspartate aminotransférase et les plaquettes < 0,7 (87,5 %).
• L’analyse univariée a révélé une prévalence accrue du VHC chez les HSH VIH+ comparativement aux HSH VIH- (9,0 % p/r à 0,6 % ; P < 0,001), associée à un âge médian inférieur au moment de l’infection (39 ans p/r à 47 ans ; P < 0,001).
• Selon les auteurs, la prévalence du VHC dans l’ensemble de la population est < 3 %.

• Échantillon de petite taille et courte période de suivi.

https://www.dldjournalonline.com/articl ... 5/abstract

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 28 Jn 2018 - 12:19
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EuroSIDA : L’adoption des AAD augmente, mais reste perfectible en Europe

• L’adoption des antiviraux à action directe (AAD) chez les Européens co-infectés par le VIH et le VHC a significativement augmenté entre 2014 et 2016 au nord-ouest de l’Europe, avec des augmentations plus modestes au centre-est et à l’est du continent.
Plus de 50 % des patients atteints de fibrose ≥ F3 sont restés sans traitement.

• Les taux intra-régionaux variaient considérablement malgré la réduction des restrictions sur l’accès aux AAD.

• Étude prospective EuroSIDA, 4 308 patients co-infectés par le VIH et le VHC du sud de l’Europe/Argentine (29,1 %), de l’ouest (22,5 %), du nord (15,4 %), du centre-est (14,7 %) et de l’est de l’Europe (n = 18,3 %).
11 863 années-personnes de suivi (APS).
Financement : Septième programme-cadre de l’Union européenne ; Fonds national suisse de la recherche scientifique ; Fondation nationale danoise pour la recherche.

• L’adoption des AAD (par 1 000 APS) est passée de 7,8 (IC à 95 % : 5,9-9,huit) en 2014 à 135,2 (IC à 95 % : 122,0-148,5) en 2015 et à 128,9 (IC à 95 % : 113,5-144,3) en 2016.
L’augmentation la plus marquée concernait le nord/ouest de l’Europe. Une augmentation modeste et une augmentation moyenne ont été observées au centre-est/est et au sud, respectivement.
À l’analyse multivariée, les facteurs de non-instauration des AAD comprenaient le sexe féminin (rapport de taux d’incidence [RTI] = 0,77), la résidence au centre-est (TRI = 0,41) ou à l’est (TRI = 0,47) par rapport au sud de l’Europe, l’infection par le génotype 3 (TRI = 0,5huit), l’absence de traitement antirétroviral (TRI = 0,65) et la charge virale du VIH décelable (TRI = 0,44).
L’adoption des AAD était plus probable chez les patients plus âgés (TRI = 1,1huit/10 ans), avec une charge virale du VHC > 500 000 UI/ml (TRI = 1,2huit) et une cirrhose p/r à une maladie F0/F1 (TRI = 4,40).

• Possible sous-estimation de l’incidence du VHC.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29912062

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 07 Jl 2018 - 06:36
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Le traitement du VHC réussit chez les personnes ayant le VHC et le VIH, mais la moitié d’entre elles ne reçoivent pas de traitement

Une étude sur les initiatives visant l’éradication de l’hépatite C a trouvé que les personnes ayant l’hépatite C et le VIH étaient nombreuses à suivre leur traitement de l’hépatite C jusqu’au bout et à en guérir, mais seulement la moitié d’entre elles étaient traitées, ont rapporté des chercheurs dans le Journal of the International AIDS Society.

L’étude a évalué des données sur la cascade des soins provenant de sept initiatives et études visant l’éradication de l’hépatite C chez les personnes ayant la co-infection à l’hépatite C et au VIH. Les initiatives en question ont eu lieu en Australie, au Canada, en France, en Géorgie, aux Pays-Bas et en Suisse.

Sur les sept études, quatre se sont concentrées sur l’éradication de l’hépatite C chez les hommes gais et bisexuels vivant avec le VIH, et les trois autres ont porté sur une combinaison de personnes qui s’injectaient des drogues, d’hommes gais et bisexuels et d’autres personnes vivant avec le VIH. Aucune étude n’a inclus de personnes incarcérées.

Dans l’ensemble des sept projets, 4 894 personnes ayant le VIH avaient passé un test de dépistage de l’hépatite C qui s’était révélé positif. Sur ce nombre, 48 % (2 338) avaient commencé un traitement contre l’hépatite C. Dans les études pour lesquelles on disposait de données sur l’achèvement du traitement, 96 % (1 061 personnes sur 1 109) avaient suivi leur traitement jusqu’au bout. Parmi les participants pour lesquels on disposait de donnés sur la guérison, le traitement avait réussi chez 93 % d’entre eux (1 631 personnes sur 1 757).

Selon les chercheurs, « Les premières données provenant de l’ère des antiviraux à action directe portent à croire que l’adoption du traitement de l’hépatite C a augmenté chez les populations infectées par le VIH par rapport aux niveaux précédents, mais il reste une quantité considérable de travail à faire sur le chemin menant à l’éradication de l’hépatite C chez cette population ».

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/ful ... 96623&

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