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Josée
Sujet du message: x man  MessagePosté le: 27 Sep 2014 - 23:43
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Trop beau pour être vrai et réalisable. En fait, dans toutes les annonces faites, je ne crois plus en rien. Advienne que pourra..

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Martyne
Sujet du message: x man  MessagePosté le: 29 Sep 2014 - 11:05
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Hépatite C : le médicament qui bouleverse la Sécu

HOME ECONOMIE CONJONCTURE
Par Armelle BohineustMis à jour le 27/09/2014 à 12:22 Publié le 27/09/2014 à 07:00



John C. Martin, PDG de Gilead.


Un médicament miracle permet de guérir de l'hépatite C, mais il coûte très cher. Les autorités négocient avec le laboratoire Gilead, dans l'espoir d'en abaisser le prix et de soigner au moins 10 % des malades.
Ils s'arrachent les cheveux. Les conseillers de la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, et du secrétaire d'État au Budget, Christian Eckert, n'ont plus que deux petites journées et deux longues nuits pour boucler le budget 2015 de la Sécurité sociale… et un médicament dérègle à lui seul tous leurs fragiles équilibres: le Sovaldi. Commercialisée par l'américain Gilead, cette molécule innovante et ultra-efficace contre l'hépatite C est devenue le médicament le plus cher de l'histoire de l'Assurance-maladie.
Sa particularité? Contrairement aux traitements précédents, efficaces dans un peu plus d'un cas sur deux avec des effets secondaires redoutables - dépressions, troubles de la personnalité, etc. -, il guérit 90 % des patients sans douleur. Mais cette efficacité a un prix tellement élevé que le Sovaldi, autorisé en France depuis octobre 2013, menace dès cette année de faire déraper à lui seul les comptes de l'Assurance-maladie. Le traitement, qui dure en général trois mois, coûte 56.000 euros. Soit près de 670 euros le comprimé, pas loin du prix du tout nouvel iPhone 6. Pire, le Sovaldi doit être pris avec une autre molécule coûtant 35.000 euros. Soit une facture totale qui tutoie les 100.000 euros. Bref, ce traitement, intégralement remboursé par la Sécu, revient trois à cinq fois plus cher que les produits utilisés auparavant. Résultat, à la fin août, la Sécu avait déjà réglé à Gilead une facture de près de 440 millions d'euros.
200.000 patients à traiter en France

Ces prix ne sont pas inédits dans le monde de la santé. Mais les médicaments aussi chers concernaient jusqu'à présent des maladies orphelines, qui touchent très peu de patients. Ainsi, le Kalydeco de Vertex, qui arrivera en France fin novembre, coûtera 19.500 euros. Mais il soigne la mucoviscidose, qui touche 6800 personnes en France. Or, l'hépatite C affecte environ 200.000 personnes dans l'Hexagone, dont la moitié est dépistée. À ce tarif, soigner tout le monde coûterait des milliards.
Lucide, la Haute Autorité de santé préconise pour l'instant de ne traiter avec le Sovaldi que les patients les plus atteints, ceux qui souffrent de cirrhoses de niveau 3 et 4. Toutefois, même en ne soignant que 10.000 à 15.000 patients en 2014, la Sécurité sociale devra débourser près de 1 milliard d'euros, soit plus de 4 % du budget médicament en France. Avec un tel montant, le Sovaldi délogera dès cette année le Lucentis à la première place du classement des médicaments les plus coûteux pour la Sécu. Et il devrait peser encore plus lourd en 2015 à l'issue de sa montée en charge, quand le nombre de patients traités atteindra 25.000.
Pour autant, le prix actuel n'est pas encore définitif. Il fait l'objet d'âpres négociations au sein du très secret Comité économique des produits de santé (CEPS), instance où se négocient tous les prix des médicaments entre État et industriels. De ce bras de fer à plusieurs milliards dépend la facture finale, sachant qu'une fois l'accord conclu, le laboratoire devra rembourser la différence entre le tarif retenu et le prix actuellement payé par la Sécu. Pour les pouvoirs publics, la partie est complexe, car les prix français peuvent difficilement être très éloignés de ceux des autres pays. Or le Sovaldi est vendu 84.000 dollars (66.000 euros) aux États-Unis, 49.000 euros en Allemagne et 43.000 euros au Royaume-Uni. Mais nos voisins d'outre-Rhin réviseront le prix à la baisse au bout d'un an de commercialisation. De leur côté, les Britanniques n'ont prévu de soigner que 500 patients cette année!
Bien que très élevés, ces tarifs n'ont rien à voir avec le prix espéré au départ pour le Sovaldi. Pharmasset, qui a développé le traitement, avant d'être racheté par Gilead en 2011, comptait initialement commercialiser sa pilule miracle aux alentours de 19.000 euros en Europe.
Négociations à huis clos

Auprès du CEPS, Gilead avance une batterie d'arguments pour justifier le tarif de son médicament vedette. Au-delà de son efficacité et de son confort d'utilisation, le Sovaldi agit en trois mois seulement. Son coût est faible, comparé à celui d'une transplantation de foie (une opération de 100.000 euros) pratiquée dans les cas extrêmes. Autre argument: le Sovaldi guérit rapidement, ce qui permet aux patients de retrouver très vite une vie normale et de travailler. Si l'Assurance-maladie amortissait son coût «sur vingt ou trente ans», le traitement reviendrait à «près de 2000 euros par an et le débat actuel n'aurait pas lieu», fait valoir Michel Joly, président de Gilead France. «Le Sovaldi produira des économies largement après 2017, rétorque Frédéric Van Roekeghem, le directeur général de l'Assurance-maladie. Or, les engagements budgétaires de la France auprès de Bruxelles sont triennaux, non pas décennaux!» Du côté de la Sécurité sociale, on estime d'ailleurs que le Sovaldi serait très largement rentable pour Gilead aux alentours de 20.000 euros le traitement. Une étude qui circule sous le manteau établit même que le laboratoire américain rentabiliserait son investissement en France dès 8300 euros. Sept fois moins cher que le prix pratiqué aujourd'hui.
Pendant que se poursuivent les négociations à huis clos, le député socialiste - et médecin - Gérard Bapt mène l'offensive. Il s'étonne dans une lettre au directeur général de l'ANSM, l'Agence nationale de sécurité du médicament, d'un prix «inaccessible pour l'Assurance-maladie». Et demande pourquoi le traitement concurrent du laboratoire Abbvie, «d'efficience comparable», en attente d'homologation, n'a pas obtenu, comme cela s'est fait pour le Sovaldi, une autorisation temporaire d'utilisation.
Un prix fixé par l'État?

«Un labo ne peut pas capter à lui seul tout seul les capacités financières d'un pays en faveur de l'innovation thérapeutique, plaide Frédéric Van Roekeghem. Si la négociation avec Gilead n'avance pas, il faut envisager un autre système de fixation du prix.» Une menace à peine voilée quand on sait que les laboratoires pharmaceutiques tiennent beaucoup au système actuel de négociation avec le CEPS. Gérard Bapt suggère pour sa part de lancer pour le Sovaldi une procédure de «licence obligatoire». Cette arme ultime consiste pour les pouvoirs publics à autoriser un tiers à fabriquer le produit breveté sans le consentement du titulaire du brevet. «Le CEPS pourrait aussi fixer le prix de façon unilatérale», suggère de son côté Khalil Elouardighi, de l'association de lutte contre le sida Coalition Plus.
Le gouvernement ne semble pas envisager aujourd'hui d'en venir à ces mesures extrêmes. Une autre piste serait à l'étude: la réactivation d'une taxe permettant à l'Etat de prélever une partie du chiffre d'affaires français des laboratoires, lorsque ceux-ci dépassent le plafond maximal de dépenses autorisées. Pour ne pas pénaliser les labos qui pratiquent des tarifs raisonnables, celle-ci pourrait être dans un premier temps réservée aux médicamens traitant l'hépatite C, afin de faire entrer le Sovaldi dans le champ d'application de cette disposition sans pour autant le viser spécifiquement.
La France a également lancé un mouvement inédit dans l'Union européenne. En juillet, elle a convaincu quatorze pays de réfléchir ensemble sur ce problème de coût d'un médicament qui fait exploser les compteurs. La partie est toutefois loin d'être gagnée. «Nous allons négocier pays par pays, mais en échangeant nos informations», avait alors indiqué Marisol Touraine, ministre de la Santé.
Désigner des patients prioritaires

Cette affaire pose en tout cas une question nouvelle et embarrassante au ministère de la Santé et à l'Assurance-maladie: quel budget faut-il accorder à ce traitement et combien de personnes veut-on soigner chaque année? «C'est la première fois en France que l'on doit définir des priorités et autoriser en amont toute prise en charge des patients parce que le prix est incompatible avec les objectifs financiers fixés par le Parlement», se désole Frédéric Van Roekeghem. Dans les cabinets médicaux, la situation est parfois vécue de façon dramatique par les praticiens. «Chaque jour, je dois dire à mes patients: j'ai un médicament qui peut vous guérir, sans effets secondaires, mais je ne peux le prescrire parce qu'il est trop cher, témoigne le professeur en hépatologie au CHU de Bordeaux Victor de Ledinghen. C'est la première fois en France qu'un médicament qui guérit ne peut pas être prescrit.»
Le suspense autour du prix final du Sovaldi est à son comble. Il en va de l'équilibre du budget de l'Assurance-maladie, mais surtout de la vitesse à laquelle on pourra se débarrasser de cette maladie. Gilead propose de le faire en quinze ans. Mais avec un prix plus faible, cela pourrait aller beaucoup plus vite.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014 ... a-secu.php
 
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pat-leon
Sujet du message: x man  MessagePosté le: 01 Oct 2014 - 23:44
Potô du site


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PLFSS 2015: la régulation sur les anti-VHC s'appliquerait dès l'exercice 2014
PARIS, 30 septembre 2014 (APM)

Le gouvernement souhaite que le nouveau système de régulation de la dépense pharmaceutique qu'il veut mettre en place pour les médicaments indiqués dans le traitement de l'hépatite C chronique s'applique dès l'exercice 2014, apprend-on à la lecture de l'avant-projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2015.

Le PLFSS pour 2015, dont les grandes lignes ont été annoncées lundi, comprend 66 articles (cf APM VGRIU005).

De façon inédite, le texte souhaite introduire dans la loi un mécanisme de régulation spécifiquement destiné à une classe thérapeutique. Dans l'exposé des motifs, le gouvernement justifie sa volonté par le caractère "sans précédent" de la progression du chiffre d'affaires des anti-VHC et de leur impact sur les dépenses d'assurance maladie.

"Afin de se prémunir contre le risque pesant sur les finances de la protection sociale tout en garantissant à chaque patient l'accès à cette innovation, il est proposé de mettre en place un mécanisme progressif de contribution ayant pour but de rendre les dépenses pharmaceutiques compatibles avec l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam)", explique le gouvernement. Il souligne que cette contribution serait "à la charge des entreprises exploitant les médicaments les plus contributeurs de la dépense et ne ferait pas ainsi porter aux autres l'arrivée de produits proposés à des prix élevés".

Une autre particularité du dispositif tient au fait qu'il figure dans la deuxième partie de l'avant-PLFSS, portant sur les "dispositions relatives à l'exercice 2014". Autrement dit, il aurait un effet rétroactif, ce qui renforce les interrogations sur sa conformité à la Constitution ou aux règles européennes.

L'article 3 prévoit qu'il y a contribution lorsque le chiffre d'affaires des anti-VHC (dont la liste serait établie par la Haute autorité de santé -HAS) progresse d'au moins 10% en un an et qu'il dépasse un seuil fixé par la loi (450 millions d'euros en 2014 et 700 millions en 2015).

Ce chiffre d'affaires doit se comprendre après soustraction de remises conventionnelles et de remises versées dans le cas où un médicament obtient un prix de remboursement post-autorisation de mise sur le marché (AMM) inférieur à son prix lorsqu'il était sous autorisation temporaire d'utilisation (ATU); si le prix de remboursement n'a pas encore été obtenu, un montant prévisionnel de remise est calculé en fonction de l'état d'avancement de la négociation avec le Comité économique des produits de santé (CEPS).

Hors remises, le chiffre d'affaires des trois antiviraux à action directe (AAD) déjà homologués en Europe devrait dépasser le milliard d'euros en 2014 en France, a-t-on appris de source compétente. Il s'agit de Sovaldi* (sofosbuvir, Gilead), Olysio* (siméprévir, Janssen, groupe Johnson & Johnson) et Daklinza* (daclatasvir, Bristol-Myers Squibb).

Les anti-VHC dont le chiffre d'affaires représente moins de 10% du chiffre d'affaires total (moins les remises indiquées ci-dessus) de la totalité des anti-VHC sont exonérés de la contribution.

La contribution est de 50% pour la tranche de dépassement comprise entre le seuil fixé par la loi et ce seuil + 10%. Elle passe à 60% pour la tranche entre le seuil + 10% et le seuil + 20% et à 70% pour la tranche au-delà de 20% au-dessus du seuil.

Le montant de la contribution due par chaque entreprise (répartie au prorata des chiffres d'affaires des médicaments concernés) ne peut dépasser 15% de son chiffre d'affaires hors taxe total en France.

Cette limite de 15% est également retenue pour le montant cumulé des remises au titre du mécanisme sur les anti-VHC et de celui, plus ancien, de la clause de sauvegarde concernant l'ensemble des médicaments remboursables (cf APM EHRIU002).

Les laboratoires qui commercialisent des anti-VHC visés par le nouveau mécanisme ont la possibilité d'échapper à la contribution à condition de signer une convention avec le CEPS. Mais, dans ce cas, il devra verser des remises à l'assurance maladie et ces remises devront être égales à au moins 90% de ce qu'il aurait dû payer s'il avait été soumis à la contribution.

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Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"
 
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fil
Sujet du message: x man  MessagePosté le: 06 Jn 2016 - 05:38
Potô du site


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MÉDICAMENTS : LES COÛTS METTENT EN PÉRIL LES SYSTÈMES DE SANTÉ

L’augmentation accélérée du prix des traitements, tout spécialement ceux dits innovants ou révolutionnaires, inquiète les Etats au Sud comme au Nord. François Hollande en avait fait un sujet lors du dernier sommet du G7 au Japon. Les organisations non gouvernementales et certains politiques somment le gouvernement français d’utiliser les outils de régulation à sa disposition.



Médecins Sans Frontières (MSF) a récemment salué l’initiative du gouvernement français, qui avait mis à l’ordre du jour du sommet du G7 au Japon les questions de l’accès aux médicaments essentiels et de la recherche et développement. L’organisation non gouvernementale a cependant noté que cette "initiative" avait rencontré la "forte opposition d’autres pays du G7, empêchant d’arriver à une déclaration et un engagement clairs du groupe en faveur de l’accès aux médicaments – en raison notamment de leur prix". Dans son communiqué, MSF "exhorte les pays du G7 à changer de position, en donnant la priorité à la discussion sur ce sujet, et en soutenant le travail du Groupe de haut niveau sur l'accès aux médicaments du secrétaire général des Nations Unies, notamment lors de l’importante réunion de septembre 2016 à New York. MSF appelle aussi les pays du G7 à ne pas céder à la pression de leurs lobbies pharmaceutiques, qui avaient demandé d’ignorer ou de réduire l’importance de ce sujet au sommet du G7 et au-delà. "Dans nos programmes, nous constatons tous les jours les conséquences du prix trop élevé des médicaments, ou du fait que certains traitements n’existent tout simplement pas, explique le docteur Greg Elder, coordinateur médical de la Campagne d’accès aux médicaments essentiels de MSF. Il s’agit d’une crise globale, et elle mérite l’attention des dirigeants des pays les plus puissants. La balle est dans le camp des Etats, qui doivent arrêter la politique de l’autruche et trouver des solutions pour que les gens aient accès aux médicaments dont ils ont besoin, et puissent vivre en bonne santé. La "couverture sanitaire universelle" va rester un rêve si le problème des prix des médicaments n’est pas résolu". Un exemple de la dérive des prix ? "Le prix exorbitant des nouveaux traitements contre l’hépatite C, vendus à 1 000 dollars par comprimé (soit près de 100 000 dollars par traitement) aux Etats-Unis. Cela a eu pour effet d’entraîner, dans de très nombreux pays, le rationnement d’un médicament, alors que 150 millions de personnes souffrent de cette maladie, et que 700 000 personnes en meurent chaque année. Ainsi, malgré l’existence de nouveaux traitements pouvant soigner un patient en trois mois, l’hépatite C est la maladie infectieuse la plus meurtrière aux Etats-Unis". Pour MSF, cet exemple (qui est loin d’être isolé) "montre le besoin urgent de changer la façon dont les laboratoires mènent la recherche et le développement, afin qu’elle soit réorientée vers les besoins sanitaires essentiels, et qu’elle permette aux populations d’avoir accès aux médicaments à un prix abordable. Les Etats doivent arrêter de mettre le commerce avant la vie humaine", affirme Nathalie Ernoult de MSF.

"La licence obligatoire, c'est maintenant !"

La députée européenne écologiste, Michèle Rivasi, est revenue (26 mai) dans un communiqué sur ce sujet :"Lutter contre le prix prohibitif de certains médicaments : chiche, Monsieur Hollande ! Les paroles prometteuses du chef de l'État resteront des vœux pieux tant qu'elles ne s'accompagneront pas d'un plan d'action ferme et solide, pour l'instant inexistant. Il existe pourtant des outils légaux très précis pour lutter contre l'envolée des prix de certains médicaments et le Président n'y fait pas référence", a taclé la députée européenne. Michèle Rivasi rappelle notamment "ce que la France peut concrètement entreprendre pour baisser drastiquement le prix des médicaments, notamment dans le domaine de la lutte contre l'hépatite ou le cancer". Il s’agit d’utiliser la licence obligatoire. Autrement dit, la "France peut légalement autoriser des laboratoires pharmaceutiques concurrents de Gilead ou Bristol Myers Squibb [BMS] à produire des génériques de molécules comme le sofosbuvir, le ledipasvir ou le daclatasvir en leur accordant des licences".

"Cette décision permettrait de briser l'oligopole de Gilead et BMS sur ces médicaments contre l'hépatite C en faisant jouer la concurrence pour qu'enfin leur coût diminue drastiquement". Cette carte a été utilisée dans plusieurs pays, mais les autorités françaises s’y refusent toujours.

Médicaments : le coût met en péril les systèmes de santé

Le phénomène n’est pas nouveau, mais s’accélère : les prix des traitements innovants sont si élevés qu'ils ne peuvent être assumés par les patients et mettent en péril les systèmes de santé au Sud… comme au Nord. En Espagne, des malades de l'hépatite C ont occupé pendant trois mois en 2015 un grand hôpital de Madrid, exigeant "des traitements pour tous", et accusant l'Etat de "tuer" les patients auxquels il refusait un traitement de pointe, le Sovaldi (sofosbuvir), très efficace et très coûteux, rappelle une enquête menée par l’AFP. Le gouvernement espagnol a finalement débloqué un milliard d'euros pour la prise en charge des personnes vivant avec le VHC les plus atteintes. A la mi-mai 2016, 51 900 malades sur 472 000 personnes vivant avec le VHC avaient reçu le traitement novateur. Le ministre des Finances, Cristobal Montoro, explique que cette dépense non-budgétée a contribué au dérapage du déficit public en 2015 dans le pays. En France, c’est 1,5 milliard d'euros qui a été déboursé entre mi-2014 et juin 2015. Les caisses allemandes ont versé 1,3 milliard en 2015. Outre-Rhin, le débat a été tel que le gouvernement prépare un projet de loi pour encadrer les prix des médicaments. Avec leur prix initial de lancement, ces médicaments représentent "un choc pour les dépenses de santé de beaucoup de pays", constate Valérie Paris, spécialiste des politiques de santé à l'Organisation pour la coopération et le développement (OCDE), interrogée par l’AFP. Sont notamment dans le collimateur, une fixation des prix particulièrement opaque, une recherche maximale des profits par les laboratoires. "Les labos sont dans une logique financière (...) il faut taper du poing sur la table", répond Chloé Forette, de Médecins du Monde (MDM). MDM prône l'instauration d'une licence obligatoire, qui permettrait de copier le Sovaldi dont le coût réel, hors frais de recherche, ne dépasserait pas plus de cent euros selon elle. "Il faut changer le rapport de force avec les industriels", insiste Valérie Paris de l'OCDE. Les Etats de l'Union Européenne pourraient acheter et négocier ensemble. Et la question de la réforme des brevets est aussi posée, y compris aux Etats-Unis.

Seronet


Les prix, les coûts, et l'accessibilité des nouveaux médicaments pour l'hépatite C dans 30 pays: Analyse économique






http://journals.plos.org/plosmedicine/a ... +Articles)

Prix des médicaments Antiviraux à action directe

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=23772

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Sujet du message: x man  MessagePosté le: 06 Jn 2016 - 09:17
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Quand je prends le temps de regarder comment tourne le monde, j'ai envie de pleurer. En éradiquant l'argent et les religions, on pourrait presque vivre en paix. Et en revenant à une vie plus simple et saine, sauver la planète! Doit me rester du beaujolais quelque part, je file! Ça va pas

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Sujet du message: x man  MessagePosté le: 06 Jn 2016 - 09:50
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Sujet du message: x man  MessagePosté le: 06 Jn 2016 - 12:15
Potô du site


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Conclusions

Les prix actuels de ces médicaments sont variables et inabordables à l'échelle mondiale. Ces prix menacent la durabilité des systèmes de santé dans de nombreux pays et empêchent la fourniture à grande échelle de traitement. Les parties prenantes devraient mettre en œuvre un cadre de tarification plus juste pour offrir des prix plus bas qui tiennent compte de l'abordabilité. Sans baisse des prix, les pays sont peu susceptibles d'être en mesure d'accroître les investissements pour réduire au minimum la charge de l'hépatite C.

http://journals.plos.org/plosmedicine/a ... +Articles)

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joy94300
Sujet du message: x man  MessagePosté le: 06 Jn 2016 - 13:41
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on va finir par nous culpabiliser de couter cher à la communauté;

peut-être renoncer à cette horreur d'aéroport vers Nantes,arrêter de payer à vie des guignols de ministres etc,.............peut-être que l'économie suffirait à soigner quelques-uns?

et pourquoi Line R. qui ramasse des milliards n'investit-elle pas un peu + vers nous?

il faut la licence obligatoire,maintenant, pour tout;sinon,les déclarations de Marisol sont encore du blabla.
un 49.3 citoyen!!!
 
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Schlange
Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Jn 2016 - 14:08
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Ah perso j'ai culpabilisé, d'où les génériques (en + de l'attente) . Faudrait s'y mettre à plus de quelques dizaines et dire à grande échelle ce qu'on en pense, une pétition de soshepatites, c'est bien, mais c'est pas assez lu ..
 
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joy94300
Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Jn 2016 - 14:17
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bah oui, act-up manque

sinon, Schlange,c'est demain ton contrôle je crois,prends bien soin de toi;bises
 
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p7pierre
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jn 2016 - 16:05
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Succès rapide avec mon traitement VHC avec les génériques indiens

Voici mon témoignage. Il ne constitue en aucun cas et d’aucune façon, une quelconque prescription, ou conseil, ou préconisation ou recommandation.

Chaque cas est particulier, et ce témoignage est le mien.

Suite à une infection VHC Génotype 1 (sous type 1a) de 2009 (avec 3 échecs sur les 3 traitements lourds précédents), j’étais toujours en attente du nouveau traitement de type Harvoni, promis pour dans quelques mois.

Malgré les avancées annoncées pour les délais raccourcis des prescriptions à venir, vu les délais d’obtention (me concernant) annoncés et vu son coût élevé pour la Caisse Maladie en France, j’ai décidé de ne plus attendre et de commander moi-même directement en Inde un des génériques « Harvoni ».

J’en ai informé à l’avance mes spécialistes qui étaient plus que réservés (ce qui ne semble plus le cas aujourd’hui, pour mon cas) à propos de l’authenticité des produits commandés et des risques d’arnaque possibles ou ceux de faux produits qui peuvent être présents sur le marché.

Il est à noter que cette démarche est légale et qu’il est normalement autorisé par les douanes françaises d’importer ou de rapporter (en revenant de voyage) « un traitement personnel de trois mois, avec une prescription ».

J’ai fait le choix de consulter les sites internationaux et indiens, et de commander via internet, en vérifiant très longuement et scrupuleusement, les adresses, les URL, les mails, les téléphones et les avis sur internet.

Toutes ces vérifications faites, plus mes appels téléphoniques et contacts via « What app », j’ai passé une commande en Inde (en faisant un virement bancaire international de 735 euros (frais de colissimo inclus) pour un traitement de 3 mois (3 boîtes).

J’ai reçu les médicaments sous 7 jours, que j’avais choisi : MyHepLVIR » des laboratoires Mylan

Après 12 jours de traitement, (1 comprimé par jour), tous mes examens médicaux étaient biens rétablis, donc succès à ce jour :

1. Transaminases redevenues dans les normes ;
2. Absence de détection d’ARN du VHC (<15UI/mL).

Dans mon cas et depuis le début du traitement, je n'ai à ce jour eu ou ressenti aucun effet secondaire. De plus, la fatigue a totalement disparue.

D’après mes recherches, il existe en Inde au moins 4 génériques à prix abordables de type « Ledipasvir » 90 mg « Sofosbuvir 400 mg » sur la base d’un comprimé par jour :

1. « Ledifos » des laboratoires HETERO LAB ;
2. « MyHepLVIR » des laboratoires Mylan ;
3. « Hepcinat LP » des laboratoires Natco Pharma ;
4. « Ledviclear Ledipasvir » Sofosbuvir Table

Mon témoignage est bien sûr strictement personnel et il est donné à titre d’information. De plus il faudra que je refasse d’autres examens, dans les semaines et mois à venir. Il ne veut et il ne peut pas se substituer à la médecine, aux laboratoires, ou / et aux conseils des spécialistes que vous devez consulter comme moi-même.

Cependant vu l’inquiétude des malades et aussi des professionnels de la santé, il m’est apparu bon de communiquer ma récente expérience.

J’ai pensé que ces informations seront utiles à propos des génériques. De quoi encourager les patients, les professionnels et les services concernés à demander à renégocier les médicaments disponibles en France, sur le marché, à un prix plus abordable pour soigner plus de malades.

Bien cordialement,

Pierre
 
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Schlange
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jn 2016 - 17:00
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Héhé, chez moi aussi, les génériques indiens ont fait des miracles !
 
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Martyne
Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Jn 2016 - 11:31
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Ton témoignage est très intéressant Pierre.
Les génériques des laboratoires Mylan sont très répandus en France, bien-sûr pas pour l'hépatite C, ce qui prouve que ce laboratoire est reconnu par la HAS, vu qu'il faut une AMM en France pour commercialiser un médicament.
Merci.
 
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joy94300
Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Jn 2016 - 16:15
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bien vu Martyne

donc Mylan vend ses génériques en Inde,
mais pas ici

c'est bien un pb de volonté politique en France;je les déteste

au fait me suis procuré "choco" délicieux breuvage ayurvédique...............( naturalia)
 
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Schlange
Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Jn 2016 - 10:00
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Choco ? Le nom me donne faiiiim.
 
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Martyne
Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Jn 2016 - 11:18
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joy94300 a écrit:
bien vu Martyne

donc Mylan vend ses génériques en Inde,
mais pas ici

c'est bien un pb de volonté politique en France;je les déteste

au fait me suis procuré "choco" délicieux breuvage ayurvédique...............( naturalia)


Non joy c'est le contraire Mylan est un laboratoire indien qui vend des génériques en France !

Je ne connais pas "choco" il y aussi les infusions Yoga Tea et je prends "Rose" c'est apaisant !

Wink
 
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Schlange
Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Jn 2016 - 19:34
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Hier j'ai appris à faire le thé marocain ! Mais attention au diabète ..
J'ai le numéro d'un des responsables de Mylan dans mes mails, que Greg m'a donné au cas où.
 
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michel2
Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Jl 2016 - 10:10
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:?


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fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Jl 2016 - 10:24
Potô du site


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Messages: 21213
Localisation: Hyères
Vu aussi sur un autre forum donc prudence à tous Biiien

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
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Schlange
Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Jl 2016 - 14:20
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Boarf, il ne donne pas spécialement de liens à contacter, et puis l'activité rémunératrice hors la loi c'est plutôt ce que fait Gilead en privant des patients de leur santé. On va pas nous foutre des tartes parce qu'on se soigne à l'étranger et qu'on veut donner les moyens de le faire aux autres.
 
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