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pat-leon
19 Sujet du message: Hépatite B : aux grands maux les grands remèdes !  MessagePosté le: 21 Jl 2012 - 11:18
Potô du site


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Hépatite B : aux grands maux les grands remèdes !

Profitons de la journée mondiale contre l’hépatite qui aura lieu le 28 juillet prochain pour faire le point sur l’hépatite B. Cette infection virale touche 2 milliards de personnes dans le monde et quelques 300 000 Français. Pourtant, même si l’évocation de la vaccination contre l’hépatite B résonne encore dans nos têtes à travers l’émoi qu’elle a pu provoquer il y a quelques années suite à la suspicion d’un lien avec la sclérose en plaques, cette maladie reste encore mal connue des Français.


L’hépatite B en quelques mots…

L’hépatite B est la plus grave des hépatites virales. Elle fait suite à une infection par le virus de l’hépatite B (VHB) qui s’attaque au foie. Au même titre que l’hépatite C, elle se transmet principalement par voie sanguine, à travers l’usage de matériel ou de seringues contaminées (toxicomanes, tatouages, piercings) mais également par voie sexuelle (sperme, sécrétions vaginales), ce qui reste encore mal connu des Français. Plus au fait de la prévention du VIH / SIDA, la plupart des gens ne sait pas que le VHB est 50 à 100 fois plus contagieux que le VIH et peut même survivre (et donc contaminer) jusqu’à 7 jours à l’extérieur de l’organisme. La contamination peut également se faire de la mère à l’enfant (grossesse, accouchement) ou par contact étroit avec des proches infectés (écorchures, prêt d’objets personnels comme une brosse à dents ou un rasoir,…).

Le plus souvent asymptomatique, l’hépatite B peut toutefois provoquer certains symptômes : jaunissement de la peau et/ou du blanc des yeux appelé « ictère », fatigue, urines foncées, douleurs abdominales ou encore nausées parfois associées à des vomissements.

La persistance du virus dans l’organisme varie considérablement d’un individu à l’autre et l’hépatite B peut parfois évoluer vers une forme chronique qui dépendra notamment de l’âge auquel le patient aura été infecté. Ainsi, plus l’infection aura eu lieu tôt dans la vie du patient, plus le risque de développer une hépatite chronique sera élevé. A titre d’exemple, 90% des nourrissons infectés avant un an développeront une hépatite chronique.

Les principales complications seront l’apparition d’une cirrhose ou d’un cancer du foie qui pourront s’avérer dramatiques pour le patient (1300 décès par an). L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) indique d’ailleurs que « le risque de décès par cirrhose ou cancer du foie dû au virus de l’hépatite B est approximativement de 25% chez le porteur adulte chronique si l’infection a eu lieu pendant l’enfance ».

Le point sur la vaccination


Pour lutter contre la propagation du virus de l’hépatite B, le meilleur moyen est bien entendu la prévention. Pour cela, le port du préservatif est indispensable, ainsi que l’utilisation de matériel ou de seringues stériles à usage unique pour les tatouages, les piercings ou les toxicomanes. Parallèlement, un vaccin est disponible depuis 1982. Efficace à 95% pour éviter l’infection par le VHB, il est de surcroît doté d’une excellente tolérance (aucune incidence neurologique notifiée chez l’enfant de moins de deux ans).

Même si elle peine encore à être réalisée, 68% des médecins se disent favorables à la vaccination contre l’hépatite B. Elle est d’ailleurs en progression puisqu’en 2007, seuls 31% des bébés de six mois étaient vaccinés contre 81% en 2010.

La vaccination contre l’hépatite B est principalement recommandée chez :

les nourrissons dès l’âge de deux mois
les enfants et ados jusqu’à 15 ans révolus
les personnes ayant des relations sexuelles avec des partenaires multiples
les personnes ayant des relations sexuelles avec une personne infectée par le VHB ou vivant sous le même toit
les voyageurs se rendant dans des pays où le taux d’infection est élevé (Asie du Sud-Est, Afrique Sub-Saharienne, Bassin Amazonien,…)
les toxicomanes consommant des drogues injectables
les personnes susceptibles de recevoir une greffe ou une transfusion.

Elle est en revanche obligatoire pour les professionnels de santé susceptibles d’être exposés au virus.

Retour sur la psychose hépatite B / sclérose en plaques

Au départ, la vaccination contre l’hépatite B s’est concentrée sur les personnes à risque. Le taux de circulation du virus dans le pays ne cessant de progresser, l’OMS décida en 1992 d’étendre la recommandation vaccinale aux nourrissons et aux préadolescents et ce n’est qu’en 1995 qu’elle fut introduite dans le calendrier vaccinal en France.

Les années passent et les enfants sont vaccinés jusqu’à ce que plusieurs études évoquant une suspicion de risque de sclérose en plaques (SEP) suite à la vaccination contre l’hépatite B soient publiées. La psychose se propage alors en France. Pourtant, aucune relation de causalité ne s’est avérée statistiquement significative. Par mesure de précaution, les vaccinations réalisées en milieu scolaire sont suspendues en 1998. Un climat de méfiance envers le vaccin s’installe pour toute une génération.

En 2004, une étude américaine relance la psychose en concluant à une association significative entre vaccination contre l’hépatite B et SEP. Toutefois, les autorités administratives à travers la commission d’audition publique soulèvent l’insuffisance des éléments pour affirmer une quelconque relation de causalité et mettent en avant le rapport bénéfice/risque très favorable de la vaccination. Deux études plus récentes, datant de 2007, vont d’ailleurs dans le même sens : aucune association n’a été remarquée entre une vaccination contre l’hépatite B et le risque de survenue d’une sclérose en plaques.

Comme n’importe quel médicament, un vaccin n’est pas dénué de risques, alors n’hésitez plus et parlez-en avec votre médecin traitant.

Hépatite B : une maladie mal connue des Français


A peine sept Français sur dix (69,7%) sont conscients que le virus de l'hépatite B (VHB) peut se transmettre lors de rapports sexuels non protégés, d'après une étude publiée dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (InVS), mardi 10 juillet. Les personnes interrogées sont pourtant 99,4% à avoir répondu correctement à cette même question pour le VIH/sida. D'une façon générale, les Français semblent mal informés sur l'hépatite B, maladie infectieuse se caractérisant par une atteinte du foie.

D'une manière générale, seuls 46% des personnes interrogées ont répondu correctement à trois questions posées sur l'hépatite B, ce qui confirme le manque de connaissance des Français sur la maladie.

La transmission au cours d'une grossesse ainsi que l'utilisation commune de seringues pour la prise de drogue sont en revanche des modes de transmission bien connus des Français puisque 79% et 90% des personnes interrogées respectivement sur ces points répondent correctement. En revanche, l'idée d'un transmission éventuelle de l'hépatite B par une piqûre de moustique est fausse et pourtant 26% des Français interrogés le pensent.

Parallèlement, même si les hépatites virales ou le VIH/SIDA se situent derrière les cancers (59%), les accidents de la circulation (58,7%), les démences séniles (39,8%) ou encore les maladies cardiaques (38,8%), un Français sur 5 déclare craindre "beaucoup" ou "pas mal" ces pathologies. Et pourtant, le dépistage de l'hépatite B reste encore peu répandu en France. Seuls 27% des Français affirment s'être déjà fait dépister cours de leur vie, contre 61% pour le virus du sida.

Les auteurs du bulletin épidémiologique indiquent que "ces résultats témoignent de la nécessité d'améliorer les connaissances de la population générale sur le VHB, afin de renforcer les pratiques de dépistage et de vaccination, notamment vis-à-vis des personnes à risque".

Cette enquête a été réalisée en 2010 par téléphone, auprès d'un échantillon aléatoire de 9.014 personnes âgées de 18 à 69 ans, résidant en France métropolitaine.

Interview de Hépatite B :

http://www.dailymotion.com/video/xjhfhy ... ite-b_news

C'est rapide, pédagogique & plutôt réussi... Wink

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davidloic75
Sujet du message: Hépatite B : aux grands maux les grands remèdes !  MessagePosté le: 21 Jl 2012 - 14:11
Hépatant(e) régulier(e)
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Inscrit le: 20 Déc 2011
Messages: 148

Merci bcp PAT-LEON pour ce topic.

Je savais que le grand public n'était pas très au fait du VHB et de ses dégats mais là quand même c'est effrayant quand on sait l'energie qui a été employée dans les récentes campagne de dépistage......

Merci encore.

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ELFIE
Sujet du message: Hépatite B : aux grands maux les grands remèdes !  MessagePosté le: 02 Oct 2012 - 23:02
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Inscrit le: 23 Sep 2012
Messages: 39

Encore un article TRES intéressant, à partager. Merci Pat-léon Biiien
 
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campanar
Sujet du message: Hépatite B : aux grands maux les grands remèdes !  MessagePosté le: 29 Nov 2012 - 12:57
Potô du site


Inscrit le: 19 Sep 2011
Messages: 2161
Localisation: Nowhere
CIRRHOSE & COMPLICATION AASLD 2012


«Dans le virus B, le traitement antiviral diminue le risque de cancer hépatocellulaire. Il y a une étude qui est très intéressante qui a été présentée.

Dans une étude japonaise*, ils se sont intéressés à l’incidence du carcinome hépatocellulaire en présence ou en l’absence d’un traitement par entecavir. Alors, c’est pas des données très très nouvelles mais elles sont importantes parce que :

-il y a une étude appariée sur les facteurs cliniques à l’inclusion dans l’étude, et ça ça n’avait pas été fait par les autres études.

-le deuxième point, c’est qu’il y a une puissance qui est toujours importante dans les études asiatiques, 330 malades par groupe.


Ce que cette étude montre, c’est que le traitement par Entecavir diminue de près de 2,5 fois le risque de CHC.



On est dans des tendances lourdes, la question qui est toujours indéterminée, c’est :
-est-ce que tout le monde doit être traité mais ce qu’on sait c’est que les malades qui sont traités en tirent bénéfice en terme d’histoire naturelle en particulier sur le problème du CHC".Pr Philippe Mathurin (Lille)

*Long-term Entecavir treatement reduces hepatocellular carcinoma incidence in patients with chronic hepatitis B.

http://www.hivandhepatitis.com/hepatiti ... -a-concern

_________________
"L'abondance ne vaut que si elle est partagée" (incredible edible)


1b (28 S. de Bocé ) Rechuteur ! Bénéfices Secondaires : Mauvaises herbes de nos simples natures...sculptons-les pour les voir en peintures...
 
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