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pat-leon
Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Jan 2014 - 22:44
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Histoire de la RDR :
DVD Partie 1 AFR/Asud

D'abord, l'impression générale...
On aime ! Du pur style Asudien, avec Fabrice Olivet & Laurent Appel aux commandes...
Ça redore le blason de l'AFR & c'est une très bonne chose.
Tous les temps forts de la RDR sont marqués, estampillés, hors SCMR & là, on se demande bien pourquoi ?
May be 2nde Partie, dans les perspectives ?

Un regret ?
Le film se termine par un ersatz bien timide sur l'#hépatiteC ...
Parce qu'en clair, la RDR & ses dispositifs ont été montés via le VIH/Sida & la substitution a montré son efficacité : une véritable réduction du nombre de morts.

Le pourcentage de contamination est de l'ordre de 40%, gentil coquelicot, mon âme (dernière étude)...
S'il est vrai qu'il y a diminution du nombre de contaminations VHC (comparaison des 2 dernières enquête Coquelicot), on est tout de même loin du compte...

Alors pourquoi ? Parce que les dispositifs de RDR, efficaces pour le VIH/Sida, ne marchent pas sur le VHC. Il est coriace & beaucoup plus résistant...
Une bonne partie des structures de RDR (CSAPA, CAARUD, CDAG) sont peu mobilisés contre le VHC, ne déploient pas non plus l'implication qu'on a pu voir aux temps forts du VIH/Sida...

Les dispositifs existants sont souvent inexploités. On sait ce que l'UD consomme, ses doses de substitution mais plus rarement ou en tout cas plus tard sa sérologie VHC.
Because dépistage en sommeil...

Les hépatites sont noyées parmi la foule des priorités qui incombent à ces structures, rarement dotées des moyens qui leur seraient nécessaires.
Abordons juste la vaccination. La vaccination contre l'#hepatiteB est assez rarement proposée, encore moins réalisée, et souvent le stock de vaccins inexistant...

Bref, il me semble qu'un chapitre #HepatiteC aurait été le bien venu.
Il aurait été logique d'aborder ERLI/AERLI ou l'accompagnement à l'injection porté par AIDES & Médecins du monde, de montré ou d'aborder leurs pratiques...

Un DVD à acheter, à regarder, à partager, à faire circuler !!!

http://a-f-r.org/histoire-la-rdr-comman ... stoire-dvd

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pat-leon
Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Jan 2014 - 22:45
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On aime aussi retrouver les jeunes pionniers : Anne Coppel Bertrand Lebeau Leibovici, les William Lowenstein, Didier Touzeau, Alain Morel, le Pape de Marmottan... SANG oublié Elisabeth Avril...

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pat-leon
Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Fév 2014 - 13:38
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Petite Histoire de la Guerre contre les Drogues...



A lire...
http://kiosquemedias.wordpress.com/2013 ... s-drogues/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Fév 2014 - 14:19
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La lutte contre une épidémie en Russie

<object width="560" height="315"><param name="movie" value="//www.youtube.com/v/LNQF5NIJya4?hl=fr_FR&amp;version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="//www.youtube.com/v/LNQF5NIJya4?hl=fr_FR&amp;version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="315" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>

(Pour traduire les sous-titres , cliquez sur le petit rectangle entre l'horloge et la roue dantée)

http://translate.googleusercontent.com/ ... _VAkuiNhIQ

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Sujet du message:   MessagePosté le: 31 Mar 2014 - 15:41
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Des Médecins critiquent l'approche de l'ONU pour le contrôle mondial des drogues

Une réunion de l'ONU de haut niveau sur la politique internationale des drogues a pris fin la semaine dernière avec les médecins déplorant l'absence de progrès sur les questions de santé. Ed Holt rapports de Vienne.

Un nombre croissant de médecins appellent à une approche fondée sur la santé pour être adopté comme une pierre angulaire de la politique globale de la drogue comme une conférence de haut niveau des Nations Unies met en évidence ce que les critiques disent sont poursuivi lacunes dans les stratégies des organismes internationaux pour faire face aux problèmes mondiaux de la drogue.

L'examen de haut niveau à la dernière session annuelle de la Commission des Nations unies sur les stupéfiants (CND), l'organe politique de décision en chef de contrôle international en médicaments Vienne plus tôt ce mois-ci a évalué la façon dont l'ONU se réunit objectifs pour faire face à la drogue mondial problème avant une session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies contre la drogue en 2016.

Mais une déclaration ministérielle conjointe sur les progrès produite lors de la conférence quitté les groupes et les médecins font pression pour une révision des politiques de drogues existantes amèrement déçus société civile. A défaut de répondre à des questions telles que la peine de mort pour les infractions relatives aux drogues et sans inclusion des dommages à long terme de réduction, parce que c'est inacceptable pour des pays comme la Russie, qui ont une approche de la ligne dure à la drogue-il fait peu mais réaffirmer les engagements passés.

Chris Ford, fondateur et directeur clinique des organisations non gouvernementales Médecins internationaux pour les politiques pharmaceutiques en santé (IDHDP) , a déclaré à The Lancet: "La déclaration a été conçu pour être un nouveau consensus [entre les Etats membres de l'ONU], mais malheureusement, il était de mauvaise qualité et a montré que beaucoup de travail doit encore être fait. "

Groupes de la société civile travaillant avec des personnes qui utilisent des drogues depuis des années ont fait valoir que des organisations comme la Commission des stupéfiants et l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) sont accrochés à une approche pénale punitive traditionnelle aux problèmes mondiaux de la drogue que les preuves scientifiques démontrent qu'elles ont échoué.

Ford dit: «Nous savons que la guerre globale contre les drogues a échoué, ce qui a eu des conséquences dévastatrices pour les individus et les communautés à travers le monde. De grandes quantités d'argent ont été dépensés sur la criminalisation et les mesures répressives n'ont pas réussi à réduire l'offre ou la consommation ".

"Mais ils ont nui à des personnes qui utilisent des drogues, entravé les progrès sur les mesures de santé publique pour réduire le VIH et l'hépatite C, le traitement limité de substitution aux opiacés, et empêché d'autres mesures de réduction des méfaits étant disponible à tous ceux qui en ont besoin. La politique des drogues est utilisé par de nombreux pays pour justifier autrui et opinions moralistes et des préjugés des gouvernements ".

La conférence elle-même a mis en évidence le fait qu'un certain nombre d'Etats membres individuels pense de la même manière et sont en rupture avec la politique de l'ONU sur les drogues norme. Les délégués de certains pays ouvertement parlé de l'économique, humaine, et les coûts de la santé publique de ce qu'ils considèrent comme une guerre contre la drogue a échoué.

La conférence a également eu lieu dans un contexte de réformes fondamentales entreprises récemment ou prévues des médicaments les politiques des Etats individuels. En Décembre l'année dernière, l'Uruguay est devenu le premier pays au monde à légaliser la vente commerciale de la marijuana et de réglementer sa production. Ventes commerciales de marijuana ont commencé dans l'état américain du Colorado en Janvier alors que les ventes de marijuana vont commencer dans l'État de Washington en Juin.

Mais l'ONU a critiqué ces réformes. Quelques jours avant le début de la conférence de Vienne, le directeur exécutif de l'ONUDC, Yury Fedotov, a déclaré cannabis légalisation de l'Uruguay n'était «pas une solution pour faire face aux problèmes mondiaux de la drogue».

L'Uruguay a défendu ses actions comme étant dans l'intérêt de sa population. S'adressant à The Lancet, Diego Canepa, secrétaire adjoint du bureau du président uruguayen José Mujica, a déclaré: «Nous croyons que le plan de nos politiques de santé c'est la meilleure option pour l'Uruguay. Nous pensons que l'interdiction n'est pas la réponse et des preuves accablantes ont montré que cela a été une erreur au cours des 40 dernières années. "

Avis de la communauté médicale sur la légalisation des drogues est divisé. Mais Sébastien Saville, directeur exécutif de IDHDP, dit The Lancet lors de la conférence CND, indépendamment de ce que les médecins individuels peuvent penser de cette question, ce que les membres de son organisation sont mis d'accord sur est que la politique mondial de la drogue doit être réformé avec basée sur la santé d'un approche adoptée en son cœur.

Le IDHDP, qui gagne de nouveaux membres chaque jour et espère avoir 5000 d'ici 2016, estime qu'un changement dans la politique globale de la drogue peut être effectuée si suffisamment de professionnels de la santé prennent la parole. "Les médecins et les professionnels de la santé sont souvent bien respectés et dignes de confiance dans la société et leurs opinions détiennent un certain degré de poids, tant chez les personnes et les décideurs politiques", a déclaré Saville.

"Si ils, les personnes qui traitent avec les effets de la consommation de drogues à un niveau pratique clinique, la parole d'une voix forte, il sera plus difficile pour les médicaments les décideurs de ne pas prendre connaissance des éléments de preuve montrant que repose la santé-un approche de la problématique des drogues est plus efficace que les politiques actuelles sur les drogues ".


http://translate.googleusercontent.com/ ... ANj_8VCFHg

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Mai 2014 - 06:59
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Utilisateurs de drogues injectables & VHC - une série de publications sur les UDVI & VHC traitement : réduire la prévalence ; prévention et gestion ; rentabilité : élimination de VHC, par des experts a noté en VHC & UDI


http://www.microsofttranslator.com/BV.a ... 814_02.htm

En Anglais :

http://www.natap.org/2014/HCV/052814_02.htm

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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Jl 2014 - 05:25
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Usagers de drogues : Une nouvelle stratégie pour réduire les risques infectieux


ANRS le 24 Juillet 2014

Proposer des sessions d’éducation délivrées par des pairs aux consommateurs de drogues par voie intraveineuse permet de réduire significativement les pratiques à risque de transmission du VIH et du virus de l’hépatite C (VHC). Ce type d’intervention communautaire, facilement transposable, a été évalué dans le cadre de l’étude ANRS AERLI (Accompagnement et Education aux Risques Liés à l’Injection), réalisée conjointement par l'association AIDES, Médecins du Monde et l'Inserm U912 (Marseille). Les résultats sont présentés en communication orale lors de la 20e conférence internationale sur le sida organisée par l’International Aids Society à Melbourne (Australie) du 20 au 25 juillet 2014.

La réduction des risques infectieux du VIH et du virus de l’hépatite C chez les consommateurs de drogues par voie intraveineuse est une priorité de santé publique. L’étude ANRS AERLI (Accompagnement et Education aux Risques Liés à l’Injection) a évalué une intervention innovante : proposer aux usagers de drogues des sessions individuelles d’accompagnement et d’éducation à l’injection sur les pratiques à risque liées à l’injection. Délivrées par des pairs formés et selon un protocole standardisé, les sessions ont reposé sur une intervention pédagogique individualisée en fonction des pratiques de chaque consommateur et des questions qu’il se pose.



Au total, 288 sessions ont été réalisées auprès de 113 consommateurs. Ceux-ci ont été recrutés dans 8 centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues (CAARUD). Un groupe témoin de 127 usagers, comparable en termes d'histoire d'injection de drogues, d’âge et de sexe, a été constitué dans 9 autres centres. Tous les participants ont été interrogés au moment de leur inclusion, puis 6 et 12 mois plus tard, sur leurs pratiques d’injection à risque pour la transmission du VHC et sur les complications au site d’injection.



L’analyse des données recueillies met en évidence un bénéfice significatif des sessions d’éducation. Ainsi, il est constaté dans le groupe "Intervention" :



- une diminution de 43% des pratiques à risque de transmission du VHC (44% des consommateurs déclarant au moins une pratique à risque avant l’intervention contre 25% 6 mois après) ;



- une diminution de 41% des complications au site d’injection (66% des consommateurs déclarant des complications avant l’intervention contre 39% 12 mois après).



« En comparaison avec le groupe témoin, nous observons un effet majeur de l’éducation par les pairs sur les pratiques à risque de transmission infectieuse, commente Patrizia Carrieri (Inserm U912). C’est d’autant plus intéressant qu’une grande partie de ces injecteurs de drogues reste en marge du système de soins. »



Ce type d'intervention présente deux autres intérêts : son coût est peu élevé et il est facile à mettre en place dans les structures d'accueil et de soins des consommateurs de drogues par voie intraveineuse.



« Cet essai démontre aussi la pertinence des démarches de santé communautaire, y compris dans le domaine de la recherche, car le modèle d’intervention testé ici est directement issu des pratiques d’accompagnement par les pairs propres aux associations comme AIDES et Médecins du Monde » déclarent Jean-Marie Le Gall, AIDES et Marie Debrus, Médecins du Monde.



« Compte tenu des bénéfices observés, indique le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS (France REcherche Nord&sud Sida-hiv Hépatites), il est désormais envisageable d’implanter à plus grande échelle l’intervention communautaire et ainsi de renforcer la réduction des risques parmi les usagers de drogues. Ce type d’intervention pourrait également être très utile dans les pays où la population des usagers de drogues est importante et très concernée par le risque de contamination par le VIH et l'hépatite C. »



Source



Innovative peer-to-peer educational intervention to reduce HIV and other blood-borne infection risks in difficult-to-reach people who inject drugs: results from the ANRS AERLI study. 20th international AIDS Conference, Melbourne, 20-25 juillet 2014, abstract n° THAC0403.



Patrizia Carrieri 1,2,3, Jean-Marie Le Gall4, Marie Debrus5, Baptiste Demoulin1,2,3, Caroline Lions1,2,3, Aurelie Haas4, Marion Mora1,2,3, Perrine Roux1,2,3, Marie Suzan-Monti1,2,3,4, Bruno Spire1,2,3,4



1 INSERM U912 (SESSTIM), Marseille, France, 2 Aix Marseille Université, IRD, UMR-S912, Marseille, France, 3 ORS PACA, Observatoire Régional de la Santé Provence Alpes Côte d'Azur, Marseille, France,4 AIDES, France,5 Médecins du Monde, Paris, France

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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Jl 2014 - 05:32
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Des salles de shoot expérimentées discrètement en France donnent des résultats prometteurs

INFO 20 MINUTES - L’espace d’un an, le projet Aerli a permis à 113 toxicomanes de réduire les risques liés à l’injection de drogues…

Ils se vantent d’être parvenus à réduire les risques liés à l’injection pour les toxicomanes. Alors que l’annonce, en février 2013, de l’ouverture prochaine d’une salle de consommation de drogues à Paris avait suscité une vaste polémique, l’association Aides et l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) n’ont pas hésité à expérimenter discrètement depuis un an un dispositif similaire dans huit villes de France.

Testé auprès de 113 toxicomanes lors de 288 sessions, le programme d’Accompagnement et d’éducation aux risques liés à l’injection (Aerli) a produit des résultats prometteurs qui seront dévoilés, ce jeudi, à l’occasion de la Conférence internationale sur le sida organisée à Melbourne (Australie). «L’analyse des données recueillies a mis en évidence une diminution de 43 % des pratiques à risque de transmission du virus de l’hépatite C et de 41 % des complications de santé», indique l’étude que 20 Minutes s’est procurée en avant-première.

Alors que 44 % des usagers de drogues déclaraient avoir vécu au moins une pratique à risque avant leur entrée dans le programme, ils n’étaient ainsi plus que 25 % six mois plus tard. Même baisse significative en ce qui concerne les complications de santé. De 66 % avant le lancement d’Aerli, le pourcentage de toxicomanes ayant des ennuis de santé liés à leurs injections est passé à 39 % un an plus tard.

Injection sur rendez-vous

Dans les huit villes tests, les 113 toxicomanes volontaires ont pu se rendre dans les Centres d’accueil pour s’injecter leur drogue sous le regard de bénévoles spécialement formés à cette tâche. «Ce n’était pas exactement une salle de shoot, car qu’il fallait prendre un rendez-vous préalable, confie Gilles Penavayre, chargé de cette mission par Aides à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Il n’empêche que le but est tout de même de réduire les risques liés à l’injection de produits.»

Quelques tentures aux murs, un canapé confortable et une table basse. En tout, une quinzaine de toxicomanes ont bénéficié de la salle de shoot aménagée dans un immeuble bourgeois du centre-ville de Pau. «Quand les voisins l’ont appris, c’était un peu l’affolement, admet Gilles Penavayre. Mais nous avons fait une réunion où l’on a bien expliqué les choses et cela s’est calmé.»

«C’est mieux que dans un parking»

Car les salles de shoot version Aerli ne sont vraiment pas des supermarchés de la drogue, comme le craignent leurs détracteurs. «On ne fournit pas de drogue, on ne touche jamais au matériel, tranche Gilles Penavayre. En revanche on explique aux usagers ce qui est dangereux. Grâce à ça, nous n’avons eu aucune overdose en un an…»

Hépatite C, VIH, abcès veineux: le but est vraiment de limiter les risques liés aux séances de shoot. «C’est tout de même mieux de faire ça dans un endroit calme que dans la rue ou dans un parking souterrain, admet Mo, 28 ans, qui a bénéficié du dispositif. J’ai beaucoup appris en matière d’hygiène. Par exemple, avant, je n’hésitais pas à ramasser ma seringue tombée par terre pour me faire mon injection. Aujourd’hui, je ne le ferais plus…»

>> Interview: «Ca m'a permis de réduire ma consommation»

Un avis partagé par bon nombre de toxicomanes, qui fait dire au Professeur Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS, qu’il est «désormais envisageable d’implanter à plus grande échelle ce type d’intervention communautaire.» Ne reste plus aux pouvoirs publics que de trouver le courage de le faire.

http://www.20minutes.fr/sante/1421515-d ... rometteurs

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