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pat-leon
22 Sujet du message: Histoire de la Réduction Des Risques (RDR)  MessagePosté le: 25 Jn 2010 - 23:55
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Un texte de 2002, qui date un peu (par exemple, on parle de salle d'injection et non de consommation) mais qui a le mérite de recadrer le sujet dans son contexte politique & sociétal...

Histoire de la Réduction des Risques en France

Le 15-01-2010 à 14:21 par AFR. dans Histoire de la RdR and La RdR en France.
Anne Coppel Les politiques de lutte contre la drogue : le tournant de la réduction des risques Publié dans Les Cahiers de l’Actif, n°310-311, mars-avril 2002, p11-22.

Echanges de seringues, méthadone, boutiques où les usagers de drogues sont accueillis avec sandwich, douches et infirmières soignant plaies et abcès ou encore testing dans les raves et free-parties pour identifier la présence de l’ecstasy, finalement, la France s’est mise à l’heure européenne. Et pourquoi pas des salles d’injection et des programmes d’héroïne ? La question n’est pas sur l’agenda de la classe politique mais l’interdit de penser recule peu à peu.

De la clandestinité à l’officialisation
Lorsqu’en 1995, des habitants du Xème arrondissement de Paris découvrent qu’une boutique va s’ouvrir dans leur quartier, que cette boutique va accueillir des drogués qui se droguent, lorsqu’ils comprennent qu’il s’agit d’une politique publique, financée par le ministère de la santé, la question ne manque pas d’être posée : “Vous distribuez des seringues aux toxicomanes mais où vont-ils s’injecter leur dogue ? Que vont-ils mettre dans leur seringue ?” Pour une part, la question dénonce le scandale : “ Et pourquoi ne pas leur donner de l’héroïne pendant que vous y êtes ? ” mais avec les expériences suisses, hollandaise et britannique, la question a acquis une légitimité nouvelle. Elle est posée aussi bien par les habitants qui réclament la fermeture de la boutique que par ceux qui, heurtés par le rejet des toxicomanes, s’organisent à leur tour pour exiger son maintien. Les uns et les autres découvrent en même temps cette politique publique menée quasi clandestinement pendant les années quatre-vingt dix, que nul parti politique n’a revendiqué mais que nul parti, si ce n’est l’extrême-droite, ne remet officiellement en cause aujourd’hui.

A l’exception des Pays-Bas, les changements des politiques de drogues se sont imposés sous la menace du sida : puisqu’il était illusoire d’espérer que les toxicomanes renoncent spontanément à consommer des drogues, puisqu’on ne parvenait pas à les y contraindre, il fallait qu’ils puissent protéger leur santé tant pour eux-mêmes que pour la menace de la contamination sexuelle qu’ils faisaient peser ; il fallait donc d’une manière ou d’une autre coexister avec les usagers de drogues. Ce principe entre en contradiction avec les politiques de lutte contre la drogue dont l’objectif est l’éradication des drogues. En Grande-Bretagne où la réduction des risques a été conceptualisée en 1987, la réduction des risques ou des dommages liés à l’usage de drogues – reduction of drug related harm - s’est inscrite dans une politique de santé publique fondée sur l’acceptation de l’usage de drogues. Soins et prévention ont été redéfinis en fonction d’une hiérarchie des risques : il vaut mieux ne pas consommer de drogues mais si vous en consommez, il vaut mieux consommer les drogues les moins dangereuses et de la façon la moins dangereuse possible ; il vaut mieux ne pas s’injecter des drogues mais si vous persistez à vous en injecter, alors il faut utiliser une seringue stérile. A partir de 1990, la Suisse adopte à son tour cette nouvelle approche qui ne se limite pas à la santé : la cohérence d’ensemble est recherchée dans une nouvelle conceptualisation de la politique des drogues, désormais fondée sur quatre piliers, prévention, répression soins et réduction des dommages. C’est plus précisément la cohérence entre réduction des dommages et réduction des nuisances qui recherchent les villes allemandes comme Francfort, Hambourg ou Berlin en multipliant équipes de rue, accueils des usagers, salles d’injection mais aussi hébergement ou insertion sociale et professionnelle. En allant au-devant des usagers de drogues, cette nouvelle démarche a pour ambition l’insertion de l’usager dans la ville. La gamme des services correspond aux choix, ou, plus modestement, aux possibilités de chacun : protection de la santé et accès aux droits pour tous, traitement par la méthadone pour ceux qui peuvent renoncer à l’injection et à l’ivresse, traitement héroïne enfin pour ceux qui ne veulent, ou ne peuvent, y renoncer. Pour que l’usager de drogue retrouve une place dans la cité, a minima, il faut rétablir le lien ; ensuite seulement, il est possible d’envisager les différentes stratégies qui garantissent au mieux, selon les situations, la protection de la santé et l’accès aux droits. Accepter les usagers tels qu’ils sont, c’est aussi leur donner la possibilité de changer.

En France, le changement est à la fois plus tardif et plus modeste. La libéralisation de la vente des seringues en 1987 a d’abord été la seule mesure prise face au sida. En 1990, Médecins du monde ouvre le premier échange de seringues et, entre 1990 et 1992, quelques acteurs s’engagent dans les toute premières actions de prévention du sida qui associent les usagers de drogues à la protection de leur santé. Parallèlement, quelques médecins généralistes commencent à prescrire des “ produits de substitution ”, aux marges de la loi : les produits qu’ils utilisent sont destinés au traitement de la douleur, la prescription de morphiniques pour le traitement de la toxicomanie n’était pas prévue. Officiellement en France, jusqu’en 1993, il y a seulement 52 patients en traitement par la méthadone. Les mesures de réduction des risques sont prises par Simone Veil : la réduction des risques infectieux chez les toxicomanes devient un dispositif, rendu public le 21 juillet 1994. Celui-ci répond à deux objectifs : prévenir la contamination par les virus du sida et de l’hépatite et permettre aux usagers d’accéder au système de soins. Ce nouveau dispositif comprend des kits avec seringues stériles vendues en pharmacie dont particulièrement le Stéribox, des programmes d’échanges de seringues, des “boutiques” qui accueillent des usagers sans exiger qu’ils renoncent à consommer des drogues, des réseaux de médecins généralistes, des équipes chargées de l’accueil des toxicomanes à l’hôpital et enfin les traitements de substitution. Deux médicaments acquièrent une autorisation de mise sur le marché pour le traitement des usagers dépendant de l’héroïne, la méthadone et le Subutex, nouveau médicament que les médecins généralistes peuvent prescrire.

Le tournant de la santé publique
Lorsque Simone Veil prend ces mesures, elle est parfaitement consciente des contradictions entre la réduction des risques et les objectifs de la lutte contre la drogue. Il y a bien une contradiction entre distribuer des seringues d’un côté et interdire l’usage de drogues de l’autre. Les contradictions sont acceptées au nom de l’urgence de santé publique. En 1993, la toxicomanie était devenue la première cause de mortalité des 18-34 ans en Ile de France, et ce, malgré la sous-évaluation des overdoses mortelles, qui serait de près de 80% en Ile de France, et sans compter les accidents, les suicides et septicémies ou autres pathologies somatiques qui ne sont pas comptabilisées au titre de la toxicomanie. En 1994, les mesures de réduction des risques ont un statut expérimental ; cette politique est subventionnée par le Ministère de la Santé mais seuls les acteurs directement impliqués dans les actions en sont informés. La lutte contre la drogue ne devait pas être abandonnée “ sous prétexte de sida ”. En 1999, date du dernier plan gouvernemental de lutte contre la drogue et la toxicomanie, les mesures de réduction des risques sont officialisées ; il n’est pas question pour autant de changer la politique de lutte contre la drogue mais subrepticement, la logique de la réduction des risques s’est introduite dans les esprits. Les conséquences en ont été imprévisibles : au nom de la santé publique, le tabac et l’alcool sont désormais intégrés à la lutte contre les toxicomanies
C’est un tournant majeur. La loi de 1970 est bien inscrite dans le code de santé publique mais de 1970 à 1991, les plans gouvernementaux de lutte contre la drogue se succèdent, aucun ne fait référence à la santé publique.

Le consensus français, des experts aux politiques, était fondé sur la conviction que “ la toxicomanie n’est pas un problème de santé publique ”. C’est ce qu’écrit en 1978 le rapport Pelletier, première évaluation de la loi de 1970 : la mortalité des toxicomanes est alors négligeable. L’usage de drogues n’est pas considéré comme une maladie mais plutôt comme une déviance. La loi de 1970 entend marquer une limite symbolique : l’usager de drogue doit se conformer à la norme ; ou bien il perd ses droits de citoyen. En octobre 1992, la santé publique avait fait une toute première apparition dans le plan proposé par Bernard Kouchner dans la lutte contre le sida. La santé publique n’a pas été évoquée en vain. Dans le plan gouvernemental de juin 1999, la santé publique reprend ses droits, qui ne se limitent pas au sida : que les drogues soient licites ou illicites, il appartient à la santé publique de définir les risques ; il lui appartient de définir les stratégies, prévention ou soin, qui permettent d’y faire face. Avec le rapport Roques en 1998, la dangerosité des drogues licites et illicites est désormais évaluée précisément, à partir d’une synthèse des travaux scientifiques. L’alcool avec ses 50 000 morts, le tabac avec ses 60 000 morts ne peuvent plus être négligés. Désormais, la prévention ne se limite plus au “ non à la drogue ” ; l’usage est distingué de l’abus ou de la dépendance. C’est reconnaître qu’il est possible de consommer des drogues, licites ou illicites, sans dommage majeur pour l’usager comme pour la société.

Le changement de relation avec les professionnels de santé
L’approche des drogues se veut désormais rationnelle, fondée sur les travaux scientifiques les plus récents. Nous sommes loin, toutefois, d’avoir adopté une démarche purement rationnelle ; la réduction des risques ne s’est pas imposée parce qu’elle était rationnelle, elle s’est imposée par ses résultats. Ceux-ci ont d’abord été perçus, bien avant d’être objectivés. Longtemps invisibles, des usagers de drogues, nombreux, surgissent dans les services hospitaliers, dans les cabinets de médecine de ville, dans les pharmacies. Les relations, réputées pour être furtives ou violentes, s’apaisent et les usagers de drogues y acquièrent le statut de “patients comme les autres”. Il faut se rappeler que les services d’urgence hospitalière refusaient sans état d’âme les patients toxicomanes au prétexte qu’ils abandonnaient leur lit 24 heures après l’hospitalisation. Les prescriptions d’opiacés ont bouleversé les relations avec les médecins. Auparavant menteurs ou manipulateurs, ces nouveaux patients se montrent confiants, se laissent soigner et les pathologies s’avèrent graves et nombreuses. Avec les seringues vendues en kits de prévention, subventionnés par le Ministère de la Santé, les pharmaciens deviennent des “acteurs de santé publique de première ligne”. Ce qui hier était suspect de complicité devient aujourd’hui légitime et là encore, les relations s’apaisent. Les spécialistes du soin aux toxicomanes font à leur tour l’expérience de nouvelles relations avec les usagers, de plus en plus nombreux dans les services et associations de soins. Des suivis psychothérapeutiques, autrefois constamment interrompus par le chaos des modes de vie, peuvent s’instaurer et les spécialistes, financements à l’appui, s’approprient peu à peu traitements de substitution ou accueil des usagers dans les boutiques. Le changement d’attitude n’est pas perçu par tous les professionnels de santé, loin s’en faut ; les mécanismes de rejet restent vivaces, redoublés par l’origine sociale et ethnique des usagers ; le changement est en outre très inégal selon les sites, selon les usagers, selon les services et leur environnement. La marginalité, la souffrance ne sont pas éradiquées ; elles peuvent même être plus vivement ressenties par les usagers ou leurs proches, en un temps où les menaces vitales reculent mais où le changement est suffisant pour que les relations deviennent possibles. Environ un tiers des pharmaciens et peut-être de 10 % à 20 % des médecins sont à la fois témoins et acteurs de ce changement inattendu. Au-delà des professionnels de santé, mais, avec plus de difficulté, il est vrai, les relations deviennent moins conflictuelles avec certains services sociaux ou judiciaires, quelquefois aussi avec des commissariats. Le changement est surtout radical pour les principaux intéressés : les survivants ont échappé à une mort annoncée. C’est bien sûr, en bonne part, grâce à l’avancée miraculeuse des traitements du VIH. Encore a-t-il fallu que les usagers y aient accès ; sans traitement de substitution, le suivi régulier était illusoire. Avec les traitements de substitution, les usagers d’héroïne acquièrent une liberté nouvelle. Ils ne sont plus contraints à cette quête quotidienne à laquelle, souvent, ils consacraient leur vie. Les usagers reprennent leur souffle, reconstruisent leur vie et se revendiquent, loin de la honte et de la culpabilité, “ Citoyens comme les autres ”, selon le nom que se donne une association d’usagers de drogues en Belgique.

Des résultats remarquables
Les résultats qualitatifs prêtent à discussion, d’autant que ceux qui les observent tout d’abord changent insensiblement de cadre de perception et perdent la mémoire du changement. Deux résultats quantitatifs témoignent du bouleversement : tout d’abord, la baisse de 79 % des overdoses mortelles entre 1994 et 1999, et dans le même temps, la baisse de 68 % des interpellations d’usagers d’héroïne La première hypothèse de l’Office central pour la répression du trafic illicite, l’OCRTIS, est d’attribuer ces baisses à la réduction de la consommation d’héroïne. Il est certain que la réduction des risques n’aurait pas obtenu d’aussi bons résultats en pleine montée de la consommation d’héroïne, comme il en était dans les années quatre-vingt mais la baisse des interpellations ne s’explique pas par la baisse de la consommation d’héroïne. Il n’y a pas relation entre le nombre d’interpellations et le nombre des consommateurs. On lit souvent dans la presse que le nombre de consommateurs de cannabis augmente parce que le nombre d’interpellations augmente. Selon les études épidémiologiques récentes, il y aurait bien une augmentation de la consommation de cannabis mais le nombre d’interpellations ne dépend pas du nombre de consommateurs, il dépend de l’activité des services de police. Avec sept millions de consommateurs de cannabis, la police a le choix d’interpeller beaucoup ou peu. Si la police interpelle de plus en plus d’usagers de cannabis, c’est qu’il faut maintenir l’activité des services et, malheureusement pour les usagers de cannabis, il y a moins d’usagers d’héroïne dans la rue. On peut penser que le recul des consommations d’héroïne a commencé au tout début des années quatre-vingt-dix, tandis que les interpellations ont continué de progresser jusqu’en 1994. En 1995, la tendance s’inverse pour la première fois mais au lieu de diminuer lentement, le changement est brutal ; entre 1996 et 1999, le nombre d’usagers d’héroïne interpellés passe de 14 596 à 6 133, soit une baisse de 68 %. L’événement marquant, à partir de 1996, c’est l’entrée en traitement par le Subutex d’un nombre de patients évalués entre 21 000 et 32 000 en 1996, entre 34 000 et 51 000 en 1997, pour atteindre 72 000 en 2000 – soit au total, avec la méthadone, près de 90 000 patients en traitement de substitution. Il y a bien une relation entre le nombre de patients en traitement par le Subutex et la baisse des interpellations pour usage d’héroïne, ce que montre un rapport officiel d’évaluation de la politique de réduction des risques, le rapport SIAMOIS rendu public en 2001. Les héroïnomanes, ou du moins une grande part d’entre eux, n’ont pas renoncé à l’héroïne par on ne sait quel miracle, ils sont devenus des “ patients dépendant d’un opiacé en traitement de substitution ”.

La baisse de la mortalité par overdoses témoigne indirectement d’une baisse de la mortalité toutes causes confondues. Seule la mortalité par le sida est connue ; elle enregistre une baisse spectaculaire, on passe de 1 037 morts en 1994 à 267 en 1997, soit un nombre de décès divisé par trois. Les usagers de drogues sont désormais reçus dans les services hospitaliers, ils sont aussi régulièrement suivis par les médecins généralistes et ils sont aussi plus nombreux dans les services de soins spécialisés pour la toxicomanie. L’accès aux soins se marque par une amélioration de la santé. Les usagers de drogues sont moins contaminés par le sida ; ils représentent aujourd’hui 14 % des contaminations par le sida contre quelque 20 % en 1992. L’état sanitaire reste inquiétant ; les hépatites toucheraient, en 2000, plus de 60% des injecteurs qui ont recours au système de soins. Il reste aussi inquiétant en prison et dans les boutiques qui accueillent les plus précaires. Il y a, enfin, des pathologies qui sont peu explorées, c’est le cas en particulier des troubles psychiques dont on ne connaît pas l’évolution. On ne sait pas aujourd’hui quelles sont les conséquences sanitaires de l’abus de cocaïne ou des polytoxicomanies médicamenteuses mais, quoi qu’il en soit, l’amélioration de la santé des usagers d’héroïne n’est pas contestable ; ces usagers ont, en grande part, accès aux soins ; ils meurent moins et sont en meilleure santé ; ils sont aussi mieux insérés.

L’évolution favorable n’est désormais plus discutée ni par l’OCRTIS ni par l’Observatoire français des drogues et de la toxicomanie, chargé officiellement de recueillir et d’analyser l’information sur les drogues. En 1997, traitements de substitution et actions de réduction des risques ne sont plus contestés par les spécialistes français. Les 11 et 12 décembre de cette année, Bernard Kouchner, ministre de la Santé, réunit anciens adversaires et acteurs de la réduction des risques. Un consensus s’élabore qui reconnaît la nécessité d’une politique de santé publique intégrant les outils de la réduction des risques.

Le Subutex : les deux sons de cloche
Peu de politiques de santé publique peuvent se targuer de résultats aussi rapides que ceux obtenus avec la réduction des risques. Dans le domaine de la toxicomanie, il s’agit d’une véritable révolution. Depuis 1970, chaque année était pire que l’autre ; les consommations de drogues, les saisies, le nombre d’incarcération, la mortalité ont progressé continûment. Quant aux résultats obtenus dans le soin aux toxicomanes, nul n’était parvenu à l’évaluer. Les professionnels revendiquaient traditionnellement une “obligation de moyens” mais non de résultats ; il fallait le faire, c’était une question de principe. En France, nous n’avons pas cherché à connaître précisément le résultat des sevrages mais des études anglo-saxonnes avaient démontré que 90% des héroïnomanes rechutaient après une cure de sevrage. Ces études avaient aussi démontré que la toxicomanie n’était pas, pour autant, une maladie incurable mais la sortie de la dépendance était progressive ; chaque année, de 3 à 10% des héroïnomanes renonçaient à la consommation. Une fois installée, la dépendance à l’héroïne se poursuit le plus souvent sur plus de dix ans. La réduction des risques et plus particulièrement les traitements de substitution repose sur ce constat : les 90% des héroïnomanes qui ne peuvent ou ne veulent renoncer à l’héroïne dans l’immédiat doivent pouvoir protéger leur santé même s’ils poursuivent leur consommation. Il faut sortir de l’alternative du tout ou rien.

Dans la baisse de la mortalité par overdoses, dans l’accès au traitement du VIH, les traitements de substitution ont joué un rôle clé ; sans eux, l’accès aux soins des héroïnomanes était illusoire. Les résultats que nous avons obtenus en France sont toutefois exceptionnels. Dans les études menées auprès des patients en traitement méthadone, les évaluations anglosaxonnes obtiennent en moyenne une réduction de 70% de la consommation d’héroïne à six mois, on sait aussi depuis 1997 qu’on peut évaluer la baisse de la mortalité avec la méthadone à environ 70% mais aucun pays à part la France, n’a obtenu des résultats aussi probants dans les statistiques nationales. En Suisse, en Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas, les traitements de substitution sont anciens et il est impossible d’identifier précisément leur impact au niveau national. Les résultats que nous avons obtenus ne manquent pas de surprendre nos voisins européens d’autant qu’ils ont quelques réserves au choix que nous avons fait de privilégier le Subutex. N’y a-t-il pas des toxicomanes qui s’injectent le médicament ? demandent-ils. Ne consomment-ils pas des benzodiazépines, dont l’association est dangereuse ? Le Subutex n’est-il pas détourné sur le marché noir ?

Dans les études menées sur le terrain, en prison, dans les boutiques, parmi les clients des programmes d’échange de seringue, le Subutex est effectivement détourné de son usage. Le rapport TREND, fondé sur l’observation d’équipes qui interviennent en milieu urbain, constate que, dans la rue, le Subutex est plus disponible, plus accessible et meilleur marché que l’héroïne. Le Subutex peut être consommé occasionnellement, en cas de manque ; il peut être associé à d’autres drogues ou à des médicaments pour rechercher l’ivresse ; il peut aussi être consommé pour apaiser les descentes de psycho-stimulants, cocaïne, amphétamines, crack ou ecstasy. Certains jeunes consommateurs de Subutex n’ont pas consommé antérieurement d’héroïne. Enfin, le Subutex peut être consommé sous forme de sniff ou être injecté. Dans les programmes d’échange de seringue, près de 2 usagers sur 3 s’injectent du Subutex. Les études menées auprès des patients en médecine de ville obtiennent de tout autre résultat. En moyenne, les deux tiers des patients ont renoncé à la consommation d’héroïne, les deux tiers des patients ont un seul médecin et suivent régulièrement leur traitement. Pour ces deux tiers, l’amélioration de la santé et de l’insertion, observée par les médecins, est bien attestée au travers des différentes études, qu’elles soient ou non menées avec le soutien du laboratoire.

Le tiers exclu
Détournement dans la rue et mauvais usage d’un côté, patients en grande part stabilisés en médecine de ville de l’autre, manifestement, on n’obtient pas les mêmes résultats selon le point de vue de l’observation. C’est aussi que les patients en médecine de ville et les usagers dans la rue ne sont pas exactement les mêmes : en moyenne, les patients de médecine de ville sont nettement mieux insérés que les usagers qu’on peut rencontrer dans la rue ou dans les boutiques ; ainsi près d’un patient sur deux a un emploi en médecine de ville alors qu’ils sont seulement 14% à avoir un emploi parmi des usagers des programmes d’échange de seringue ; Dans la rue, dans les programmes d’échange de seringues ou encore dans les centres de soin, voir dans les services d’urgences hospitalières, on observe précisément les patients en échec dans la médecine de ville ; ceux qui vont bien ne traînent pas dans la rue et ne fréquentent pas les programmes d’échange de seringues ; dans les services, ils sont le plus souvent invisibles. Au regard des études de suivi des patients, on peut considérer qu’environ les deux tiers des patients sont “ stabilisés ” c’est à dire qu’ils suivent régulièrement leur traitement et que les consommations de drogues, licites comme l’alcool et les médicaments, ou illicite comme l’héroïne ou la cocaïne, ne mettent plus leur vie en danger. Autrement dit, ils ont renoncé aux abus systématiques – ce qui ne veut pas dire nécessairement qu’ils soient entièrement abstinents. La solution de facilité qui a été adoptée jusqu’à présent consiste à abandonner ce tiers marginal (auquel il faut ajouter ceux qui, dans la rue, achètent le médicament au marché noir). De mon point de vue, c’est une erreur, pas seulement en termes humanistes ; il dévalorise le médicament alors que les représentations sont un des déterminants de sa réussite. Que dans la rue, le Subutex n’ait pas bonne presse n’a rien d’étonnant ; les produits y sont jugés sur leurs effets plus ou moins euphorisants et ce médicament a pour précisément pour ambition de les neutraliser mais la mauvaise réputation du Subutex dans la rue retentit sur tous ceux qui, praticiens ou chercheurs, sont en relation avec des usagers actifs ; elle alimente les résistances traditionnelles aux traitements de substitution qui ressurgissent régulièrement. Car si les médecins ont pu constater par eux-mêmes l’efficacité de ces traitements, il n’en est pas de même de l’opinion publique. Le tiers exclu est précisément le tiers visible ; celui qui fait scandale et qui dans la rue, est à l’origine des troubles de voisinage comme il est à l’origine de la diffusion des prises de risques. En excluant ses marges, la politique de santé perd sa crédibilité.

L’appropriation des nouveaux comportements
Deux tiers de patients “ stabilisés ” ne veut pas dire deux tiers de patients heureux. Selon une étude menée par AIDES en 2001, six patients sur dix sont très satisfaits ou satisfaits. C’est insuffisant mais c’est, malgré tout, un résultat remarquable. Or nous avons obtenu ce résultat avec un médicament, le Subutex, qui en principe, n’était pas adapté à une prescription large puisqu’il exige le renoncement à l’injection et à l’abus de benzodiazépines. Nous l’avons aussi obtenu avec une prescription en médecine de ville pour plus de neuf usagers sur dix, alors que le médecin généraliste n’a pas les moyens de prendre en compte ni besoins sociaux ni les troubles psychiques. Services sociaux ou accompagnement psychologique, voire psychiatrique seraient-ils inutiles ? C’est, indirectement, le message d’une politique publique, qui accepte de financer le traitement médical en remboursant médicaments et consultations mais qui n’a pas prévu le développement parallèle d’une offre de service psycho-sociaux. En France, nous étions persuadés que la toxicomanie n’était pas une maladie mais le symptôme d’une souffrance psychique. Il y a désormais des médecins convaincus que la dépendance est une maladie qui est traitée par un médicament – et que le médicament se suffit à lui-même.

Parallèlement à l’interprétation purement médicale, des acteurs qui n’appartiennent pas au monde médical ont quelquefois une toute autre interprétation des résultats incontestablement remarquables : ils attribuent les résultats à l’accès au produit. De fait, nombre de problèmes que rencontrent les usagers de drogues sont dûs à la prohibition des drogues, c’est à dire à l’interdiction du commerce. Les uns et les autres ont d’excellents arguments. Du côté de la maladie, et grâce au développement des recherches scientifiques, pharmacologie et neurosciences, nous connaissons mieux maintenant les processus à l’origine de la dépendance ; nous comprenons mieux les rechutes à répétition et il faut bien constater qu’en acceptant de traiter la dépendance à l’héroïne comme une maladie chronique, des héroïnomanes, autrefois irrémédiablement condamnés à l’exclusion et à la maladie, ont tout simplement sauvé leur vie. D’un autre côté, il faut bien reconnaître également que l’accès libre ou du moins médicalisé au produit supprime automatiquement nombre d’obstacles auxquels les usagers se confrontent, depuis les produits frelatés à la délinquance dite d’obligation, c’est à dire liée au prix prohibitif des drogues. Toutefois ni le médicament ni l’accès médicalisé aux produits illicites ne suffisent à comprendre l’extraordinaire réussite de la réduction des risques entre 1994 et 2000.

Les interprétations univoques sont dangereuses. Elles conduisent à des politiques simplistes qui se limitent au médicament ou plus généralement les outils ; elles conduisent à négliger l’essentiel, c’est à dire la façon dont les hommes s’en servent. Si puissantes que soient les molécules, médicaments ou drogues, elles n’ont pas ce pouvoir magique d’agir par elles-mêmes. Si la France a obtenu des résultats aussi démonstratifs, c’est que les médecins de réseaux ont investi le traitement ; ils ont été convaincus de l’efficacité des traitements parce qu’ils ont constaté par eux-mêmes que leurs patients allaient mieux, qu’ils se soignaient. Les pionniers des traitements de substitution ne se sont pas contentés de prescrire un médicament, ils ont acquis les connaissances qui leur faisaient défaut, ils se sont inscrits dans les réseaux qui ont rompu leur isolement, ils ont forcé pour eux les portes de l’hôpital et surtout ils ont pris le temps de nouer un véritable dialogue avec leurs patients. “ Ce que je sais de l’usage de drogues, ce sont les usagers qui me l’ont appris ” ont dit, les uns après les autres, les pionniers des traitements de substitution. Parce que la médecine de ville n’a pas les moyens de contrôle des centres spécialisés comme les contrôles urinaires, les médecins ont appris qu’il leur fallait négocier avec leur patients s’ils voulaient être efficace ; ils ont appris à accepter que les objectifs de l’usager ne soient pas nécessairement le leur, que les usagers ne savaient pas toujours dire ce qu’ils pouvaient ou ce qu’ils pouvaient, que l’ambivalence était la seule certitude. Ils ont appris à prendre leur temps.

S’ils ont pu se mettre à l’école de leurs patients, c’est aussi que les usagers eux-mêmes ont accepté de devenir des patients. La transformation du toxicomane en patient n’a été ni simple ni immédiate. Elle a été favorisée par un contexte très particulier, à savoir, plus de dix années de domination de l’héroïne. Avec les années de galère, avec le sida, la dépendance était devenue pesante. Et cependant, la transformation de l’usager d’héroïne en patient ne s’est nullement faite de façon automatique. En prison, dans les services d’urgence hospitalière, dans les quartiers, nombreux sont encore les usagers de drogues qui refusent de s’inscrire dans une logique de traitement. Il peut s’agir d’usagers plus jeunes qui ne se reconnaissent pas dans le statut de “ malade ” - ou bien aussi de polytoxicomanes pour lesquels effectivement le traitement de substitution n’est pas nécessairement utile ou efficace. Mais il peut aussi s’agir d’usagers qui préfèrent la dépendance à l’héroïne à la dépendance au médecin. Dans le mouvement de la réduction des risques, les associations d’usagers de drogues d’un côté, les réseaux de médecins de l’autre ont réussi à surmonter les peurs et les méfiances des uns et des autres ; les relations entre les uns et les autres en ont été profondément modifiées. Le changement est passé par un processus d’appropriation qui donne un sens aux nouveaux comportements. C’est le travail qu’ont effectué les associations d’usagers mais elles sont loin d’avoir pénétré tous les milieux sociaux où les drogues sont consommées. Il en est de même pour les professionnels du soin qui peuvent favoriser les changements par la qualité de la relation avec l’usager ; ils peuvent aussi, au contraire, enfermer leurs patients dans des rôles stéréotypés.

L’extraordinaire réussite de la réduction des risques en France tient à la façon dont les hommes se sont appropriés les outils –qu’ils soient usagers de drogues ou bien acteurs de prévention ou de soin, L’oublier, c’est réduire la réduction des risques à ses outils, médicaments ou seringues. Or ces outils-là deviennent chaque jour moins utiles ; indiscutablement, les plus jeunes ne privilégient plus l’héroïne, ils préfèrent semble-t-il, les psycho-stimulants, ecstasy, cocaïne ou crack ; plus souvent, ils consomment en vrac tout psychotrope, sans distinguer médicaments, alcool ou drogues illicites. Le travail mené au cours des années 90 entre l’héroïnomane et ses thérapeutes, doit être renouvelé et il ne doit pas limiter au dialogue soignant-soigné. D’autres acteurs doivent s’engager à leur tour. La santé publique ne signifie pas “ traitement médical ” ; besoins sanitaires et sociaux doivent être étroitement associés : c’est ce qu’on apprend dans les cours de santé publique. Il y a loin toutefois de la pétition de principe à leur mise en œuvre. Associer les usagers de drogues à la protection de leur santé, faire appel à la responsabilité, reconnaître à la fois les droits et les devoirs, tels sont les fondements de la démarche de la réduction des risques. Elle exige de nouvelles relations entre l’usager et son environnement, sociétal ou professionnel. Nous avons encore du chemin à parcourir mais du moins avons-nous appris que ces nouvelles relations, qui sont aussi de nouveaux comportements de part et d’autre, ne sont pas purement utopiques. Dans la logique de la réduction des risques, l’usager de drogues est devenu “ acteur de sa santé ”, c’est à dire un homme comme les autres. Au-delà du slogan, le dialogue n’est ni simple ni immédiat ; il exige de part et d’autre un apprentissage le plus souvent laborieux, quelquefois douloureux. Mais c’est aussi dans cette recherche de relations plus authentiques que les pratiques sociales trouvent leur sens.

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pat-leon
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Dans le même sens...
Désolé, in english...

Milton Friedman - Why Drugs Should Be Legalized

http://www.youtube.com/watch?v=nLsCC0LZ ... p;index=24

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pat-leon
Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Août 2010 - 21:21
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Parce que rien n'est aussi simple qu'il n'y parait...
Parce que rien, parce que tout...

intro trainspotting :
http://www.youtube.com/watch?v=2sLFnmCj ... e=youtu.be

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Déc 2012 - 08:24
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Produits : 1er Séminaire de la Réduction des Risques en janvier 2013

La Fédération Addiction en partenariat avec le Réseau Français de réduction des risques organise le 1er Séminaire de la Réduction des Risques. Ce sera vendredi 11 janvier 2013 de 8h30 à 17h30 à Paris. La journée portera sur : "Au-delà de l’ouverture de salles de consommation, quels accompagnements des injections et autres consommations ?" Lors de cette journée, des temps d’infos et de débats seront consacrés à l’accompagnement à l’injection et autres consommations, quelles expériences ? Avec notamment l’expérience AERLI (Accompagnement à l'Education sur les Risques Liés à l'injection) présentée par les associations Médecins du Monde et AIDES, l’expérience de Barcelone et Vancouver : la salle d’injection, l’unité mobile et les espaces d’injection en Centre de Soin. La seconde partie de la journée traitera de "l’accompagnement" hors cadre des consommations à l’accompagnement expérimental ? Pour s’inscrire à ce séminaire, il faut se rendre sur le site.
Le séminaire se déroule à Sidaction, grande salle. 228 rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 Paris.

http://www.reductiondesrisques.fr/
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 31 Jan 2013 - 07:48
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A consommer avec modération?

Parce qu'une société sans drogue n'existe pas,

parce qu'on pense toujours que ça n'arrive qu'aux autres,

parce que l'alcool et les médocs sont aussi des drogues,

parce qu'à l'ombre des débats, des solutions pragmatiques existent,



En bref, pour en finir avec une vision simpliste des "drogués",

nous réalisons un webdocumentaire sur les addictions

et le principe de réduction des risques.

La réduction des risques

"A consommer avec modération ?"

Vous connaissez forcément ce slogan qui nous suit partout lorsqu'on touche un verre d'alcool.

Cette recommandation résume bien ce qu'est la réduction des risques.

C'est une démarche qui veut limiter les dommages que l'on fait à soi-même et autour de soi en prenant des drogues.

Elle est portée par des associations, des politiques publiques, des soignants et des drogués eux même.

Elle se fonde sur la responsabilisation du consommateur, sans le contraindre: c'est souffler dans un éthylotest, mettre à disposition des seringues neuves, par exemple.

le webdoc

Notre objectif est de faire connaître la réduction des risques et de convaincre le grand public que cette approche est non seulement efficace mais nécessaire. Nous nous basons sur des faits, des chiffres, des résultats positifs.

Alcool, tabac, cannabis, cocaïne, médicaments... Les consommations légales comme illégales, récréatives comme " à problèmes "... Le webdoc abordera tout sans langue de bois, sans tabous, sans paternalisme ou autre culpabilisation; et parfois même (pourquoi pas) avec humour !



Nous irons donc sur le terrain voir les actions concrètes et recueillir la parole de ceux qui vivent et ceux qui font la réduction des risques, en France et à l'étranger.

A savoir :

• le modérateur d'un forum destiné aux drogués,

• des addicts qui parviennent à maîtriser leur consommation,

• un médecin généraliste,

• un ado suivi au sein d'une consultation cannabis,

• des associatifs qui interviennent en teuf,

• le proche, le voisin, l'ami d'une personne qui connaît des difficultés liées à l'addiction,

• un addictologue,

• une structure qui accompagne les drogués les plus marginalisés,

• et même une salle de consommation à moindre risque... Tant qu'on y est !

Ces témoignages, ces tranches de vies seront liés les uns aux autres pour former un portrait plus global : celui de la réduction des risques.



Nous réaliserons le webdoc pendant l'automne et visons une mise en ligne début 2013.

Si vous avez des suggestions ou des témoignages à apporter, contactez-nous (contact@sobam.fr) !

Pourquoi un webdocumentaire?

Car c'est un format qui donne une grande liberté au spectateur pour naviguer selon son temps, ses envies. C'est aussi une forme narrative qui utilise différents supports : audio, vidéo, infographies... et qui permet d'utiliser le média le plus adéquat pour chaque contenu.

Et nous, nous aimons plus que tout l'idée de picorer de l'information, des témoignages, des médias hybrides et différents !

Naissance du projet

Bizarrement ça part de Vancouver. Le meilleur ami de Joss y habite, et il lui parle de Pierre, provoque la rencontre. Pendant ce temps-là Nelly, qui a fait un an de radio à Vancouver, rentre à Paris, rencontre Marc qui lui propose de rejoindre l'équipe de So Bam. Reste à boire plein de cafés et beaucoup discuter : le projet est sur les rails.



Pierre c'est le président du Réseau Français de Réduction des Risques. Marc & Joss sont à la tête de So Bam, et réalisent des contenus audiovisuels et multimédias variés. Nelly est journaliste multi-supports : écrit, radio, vidéo...

<object width="560" height="315"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/1-XgqYXxhhs?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/1-XgqYXxhhs?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="315" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>

<object width="560" height="315"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/vWKbcLXbH40?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/vWKbcLXbH40?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="315" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>

http://www.kisskissbankbank.com/fr/proj ... moderation
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Fév 2013 - 12:07
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La Réduction des Risques à Médecins du Monde
<object width="560" height="315"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/J-HJ_LVnWs0?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/J-HJ_LVnWs0?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="315" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 09 Jn 2013 - 12:55
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Drogues : Elton John, militant de la RDR

Elton John a réclamé de la compassion pour les utilisateurs de drogues injectables, estimant que "la stigmatisation et la criminalisation" les privaient de leur humanité et les condamnaient à l'addiction et à la maladie. Interviewé par écrit par Mariette Le Roux de l’AFP, Elton John souligne que des aiguilles propres et des traitements de substitution peuvent aider les personnes qui s'injectent des drogues à limiter le risque d'overdose et d'infection par le sida et les amener à surmonter leur addiction. "Dans les années 80 et 90, nous avons vu le sida tuer des centaines de milliers de personnes alors que les gouvernements ne faisaient rien", a-t-il dit. "Il était clair alors, et c'est toujours le cas aujourd'hui, que de nombreux gouvernements faisaient peu de cas des vies de leurs propres citoyens en raison d'une stigmatisation et d'une criminalisation inutiles des drogues et du sexe".

Le chanteur est engagé de longue date dans la lutte contre le sida, notamment via sa fondation. A ce titre, il finance une Conférence internationale sur la réduction des risques qui doit s'ouvrir (9 juin) à Vilnius en Lituanie. La conférence, qui durera quatre jours, doit se pencher sur certaines zones particulièrement touchées comme l'Europe centrale et orientale et l'Asie centrale qui comptent plus de 3,7 millions de personnes s'injectant des drogues, soit un quart des personnes utilisant des drogues par voie intraveineuse dans le monde. "Des lois sont adoptées qui ignorent les pauvres, ne pardonnent pas à ceux qui enfreignent la loi et discriminent les immigrants et les minorités", relève-t-il. Il estime toutefois que des progrès sont possibles, comme le montre l'exemple des Etats-Unis. "Des politiciens conservateurs ont banni l'utilisation de fonds gouvernementaux pour les échanges de seringues. Mais les gouvernements locaux modifient les lois pour réduire les restrictions sur les ventes de seringues en pharmacie, pour permettre aux gens de détenir légalement des seringues et grâce à la réforme nationale du système de santé, il y aura un meilleur accès aux soins médicaux, aux traitements de substitution aux opiacés et à la prévention des overdoses", affirme-t-il.

http://www.medecinsdumonde.org/Nos-Comb ... es-Risques

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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Août 2013 - 21:51
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RDR drogues : la police met la pression

La Réduction des Risques mise en danger par la police ?" C’est ce que se demande, depuis quelques semaines, le Réseau Français de Réduction des Risques.

Dans un communiqué de presse (16 juillet), le Réseau explique que "depuis quelques mois, les intervenants des associations spécialisées comme SAFE ainsi que les usagers des dispositifs de réduction des risques relatent des faits inquiétants, tels que le stationnement prolongé de véhicules ou d’équipes de police à proximité immédiate des automates d’échange de seringues, ou encore le contrôle des usagers immédiatement après la prise de trousses de prévention aux automates. Les situations les plus problématiques sont constatées en région parisienne".

"Ces agissements ont des conséquences néfastes en matière de santé publique et notamment de contaminations virales par le VIH et les hépatites, les usagers étant amenés à réutiliser voire partager leur matériel", par crainte des contrôles de police. "Ils présentent aussi des risques pour la salubrité publique car les usagers rapportent de moins en moins le matériel usagé dans les poubelles sécurisées mises à leur disposition, par peur d’être contrôlés en possession de seringues. Ce matériel est aussi davantage abandonné sur la voie publique, dans des WC publics, dans des poubelles non sécurisées… augmentant les risques de piqûre accidentelle pour la population générale. Cette situation illustre en France ce que dénonce la Globale Commission dans le rôle néfaste de la guerre à la drogue", note le Réseau.

Le Réseau Français de Réduction des Risques ne développe pas un discours anti-police. "La police doit pouvoir continuer de faire son travail, notamment de régulation de l’espace public, elle y arrive d’autant plus qu’elle agit en bonne intelligence avec celui des intervenants en réduction des risques et dans le respect mutuel. C’est une question de cohérence de l’action publique, évitant que le travail de l’un ne soit détruit par l’action de l’autre, avec comme résultat majeur une situation qui se dégrade de plus en plus", explique le Réseau.

Sur son site, l’association SAFE rappelle bien quel est l’enjeu des automates d’échange de seringues. "En France, on estime que 150 000 personnes consomment des drogues par voie intraveineuse. Il s’agit d’une pratique à haut risque car chaque étape de la préparation et de la réalisation de l’injection peut favoriser : la transmission des virus, notamment ceux de l’hépatite C et du VIH / SIDA ; la transmission de bactéries ; la transmission de champignons. L’échange de seringues réduit très efficacement les risques, notamment de contamination par le VIH/sida : en 1999, selon une étude (…) le taux de prévalence du VIH chez les usagers de drogues se rendant dans les PES [programmes d’échanges de seringues, ndlr] est de 20 % alors qu’il était de 40 % en 1995". Elle les connaît d’autant mieux que SAFE gère les distributeurs-échangeur de seringues en Ile-de-France.

http://www.safe.asso.fr/EspaceUsagers/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Sep 2013 - 10:00
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Salle de consommation - séminaire RDR.... C'est la rentrée !


Bonjour à toutes et tous,

en cette rentrée, qui devrait voir la première salle de conso ouvrir à Paris (on croise les doigts), voici quelques points d'actualité :

ACTION BARBES ET SALLE DE CONSO

- Action Barbes, une association de riverains des 9ème, 10ème et 18ème arrondissements de Paris a rencontré Remi Ferraud (le maire du 10eme) et Gaia Paris pour leur poser des questions sur la future salle de consommation. Il en ressort un excellent article sur leur blog, qui reprend les différents épisodes pour ceux d'entre vous qui en ont raté. Suit un quizz VRAI/FAUX on ne peut plus vrai ! Pour les nostalgiques des vacances, vous pouvez aussi lire leur article sur Aides Aquitaine qui fait de la prévention sur les plages.

http://actionbarbes.blogspirit.com/arch ... -gaia.html

http://actionbarbes.blogspirit.com/arch ... n-des.html




SEMINAIRE RDR "Construire des espaces de consommation"

- SAVE THE DATE : Le 15 octobre 2013. Le cycle de séminaires lancé par la Fédération Addiction en partenariat avec le Réseau Français de Réduction des Risques a donné lieu à deux premiers temps, riches en échanges et en réflexions, autour de la question : « Construire des Espaces de consommation aux sein des structures ? » Le troisième séminaire abordera ce thème sous deux angles : L’esprit de la loi et l’évolution des produits de substitution.

Le pré-programme sera mis en ligne autour du 12 septembre, vous pouvez d’ores et déjà vous préinscrire ! Pour cela, retourner ce bulletin rempli par mail l.collard@federationaddiction.fr, par fax au 01 43 66 28 38 ou par courrier : Fédération Addiction, 9 rue des Bluets, 75011 Paris




UN MONDE 100 DROGUES

Le blog invité du Monde.fr "Un monde 100 drogues" reprend avec un article sur la légalisation des "legal high" en Nouvelle Zelande, et l'autorisation de 28 substances psychoactives à base de cannabinoides synthétiques.


http://drogues.blog.lemonde.fr/2013/09/ ... egal-high/




ACTES COLLOQUES

- Les vidéos du colloque "Le Flyer" qui s'est tenu à Paris en avril 2013 et reproduit à Marseille en juillet sont en ligne


http://www.youtube.com/channel/UCRpD0edRi4SyRpsBps0AU0Q

- Les actes du colloque « De l'étiquette à l'éthique : pratiques et innovations de Réduction des Risques en milieu rural » sont désormais disponibles en ligne via le site de l’association Espace http://www.associationespace.com/actualites/.




IN ENGLISH
- Un édito on ne peut plus clair du Guardian (le journal de référence outre-manche) : Politique des drogues : affronter les faits Il explique que le support pour considérer l'usager de drogue comme un problème sanitaire et non comme un problème criminel est en train de prendre de l'essort, et il est temps que le gouvernement anglais en prenne de la graine.


http://www.theguardian.com/commentisfre ... editorial-

Un article de Kenneth Anderson sur le site Psychology Today, qui explique comme les les "detox", programmes de sevrage et autres programmes de méthadone à New York se mettent à la réduction des risques en distribuant des fioles de Narcan pour lutter contre les overdoses. Une révolution dans le secteur !

http://www.psychologytoday.com/blog/ove ... -have-kill


A bientot
--

Pierre Chappard

Coordinateur du Réseau Français de Réduction des Risques et Président de PsychoACTIF
Tel : 06 63 55 65 54
Twitter : @psychoactif
@infodrogues

Blog Invité sur LeMonde.fr : Un monde cent drogues

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Sep 2013 - 13:30
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Réduction des Risques ou #RDR :

Toute une histoire racontée par les piliers de la RDR & éditée par Médecins Du Monde
http://issuu.com/medecinsdumonde/docs/mdm_rdr_fr_bd

A lire en ligne...

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Sep 2013 - 15:19
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Pharmacies : le méchant abcès des seringues sans retour

Des gazettes nous rapportent que les pharmaciens refusent de récupérer les seringues usagées pour des raisons d’argent. Des seringues qui sont à l’origine de piqûres accidentelles chez des employés de centres de tri.
Ces gazettes semblent bien avoir raison. Les pharmaciens refuseraient de mettre la main à la poche. Mais que fait donc la police sanitaire ? Sans même parler de l’Ordre qui défend et la santé publique et l’honneur des officines.
Une exclamation peu banale dans La Nouvelle République du Centre Ouest « Des kilos de seringues dans les poubelles jaunes ! » (On lira ici l’article signé Caroline Devos). On y apprend que ces dernières semaines quatre employés du centre de tri de l’agglomération de Tours (16 000 tonnes par an) se sont piqués avec des seringues usagées.

« L’aiguille se trouvait sous des déchets, elle m’a piqué à travers les gants, commente un de ces employés. Nous avons immédiatement déclenché l’arrêt d’urgence. J’ai pu retrouver l’aiguille et la montrer aux urgences. Les médecins m’ont dit qu’il s’agissait d’une aiguille sous-cutanée, le risque de contamination était donc minime. »

VIH, virus des hépatites

L’homme a « quand même dû se soumettre à deux prises de sang, l’une juste après l’accident, l’autre quatre mois plus tard, pour vérifier s’il n’avait pas été contaminé par une hépatite ou le VIH. » « Depuis deux ans, indique Jean-Louis Brasero, responsable de la communication du service déchets de Tour(s)plus, nous constatons une dérive. Dans les poubelles jaunes, on trouve de plus en plus de petits appareils qui ne devraient pas y être… Et, surtout, énormément de seringues, parfois stockées dans des bouteilles d’eau vides. Lors du processus, les bouteilles s’ouvrent et les salariés se retrouvent avec des dizaines de petites aiguilles éparpillées dans les déchets. »

Mystérieuse provenance

La provenance de ces seringues « reste mystérieuse ». Le quotidien rappelle que les professionnels de santé « sont supposés respecter » (sic) des règles très précises. « Les particuliers qui utilisent des seringues (les diabétiques, par exemple) doivent stocker leurs aiguilles dans des boîtes spéciales et les remettre ensuite à leur pharmacien, ajoute la journaliste. A la déchetterie voisine, les employés acceptent les dépôts de seringues usagées, à condition qu’elles soient entreposées dans un container adapté ou, à défaut, dans une bouteille fermée.

Comprenons bien : il n’y a donc aucune raison de jeter les seringues dans les poubelles jaunes, ce qui met en danger les salariés qui trient ces déchets à la main. « Ces incidents nous obligent aussi à arrêter régulièrement la chaîne de tri, indique Delphine Denis, chef d’équipe. Cela se produit au moins une fois par jour. » Ce sont donc des kilos de seringues que l’équipe récolte chaque mois sur les chaînes du centre. » Des kilogrammes de seringues à usage unique !

Il faut payer pour éliminer !

Mystère (en partie) résolu le lendemain avec une précision-rectificatif : « Les particuliers qui utilisent des seringues (les diabétiques, par exemple) doivent stocker leurs aiguilles dans des boîtes spéciales et les remettre ensuite à leur pharmacien. » Faux, il y a un réel problème aujourd’hui avec l’élimination de ce type de déchet car les pharmaciens fournissent ces boîtes jaunes à leur patient mais ne veulent pas les récupérer une fois pleines (l’élimination de ces déchets est payante pour les professionnels de la santé).

Paris est aussi atteint

Enquêtons sur la Toile. On y apprend vite que l’affaire ne concerne pas que Tours. Les aiguilles sont entrées dans Paris. « Des seringues sont régulièrement retrouvées en centre de tri parmi les déchets de la collecte sélective. Les seringues, les aiguilles sont parfois entreposées dans des bouteilles en plastique, mais les aiguilles transpercent cet emballage. Or, des agents trient manuellement ces déchets recyclables, ils sont donc exposés à des risques de piqûre, peut-on lire sur le site de la mairie de Paris (information actualisée au 1er août dernier). Pour la sécurité des agents, il est donc important de ne jamais jeter de déchets de soins, notamment les seringues, avec les déchets ménagers, dans le bac vert, ou avec les déchets recyclables dans le bac jaune. »

A savoir : « pour stocker les seringues en toute sécurité, il existe des boîtes spéciales, disponibles sans ordonnance dans toutes les pharmacies ou auprès des associations de malades. Ces boîtes de couleur jaune doivent être éliminées dans des filières spécifiques ».

Collecte obligatoire par les pharmacies

Les services de Bertrand Delanoë expliquent de quoi il retourne : Suite aux débats organisés à l’occasion du Grenelle de l’Environnement, la loi de finances pour 2009 prévoit de rendre obligatoire la collecte par les pharmacies des déchets de soins à risques infectieux (aiguilles, lancette, seringues usagées) produits en auto-traitement. Ce mode d’organisation appelé « responsabilité élargie des producteurs » (1) est une application du principe pollueur-payeur au même titre que pour les piles ou les déchets d’équipements électriques et électroniques.

Depuis le 1er novembre 2011, les laboratoires et fabricants de médicaments et dispositifs médicaux ont l’obligation de fournir gratuitement aux pharmacies des boîtes spéciales de stockage. Ces dernières sont destinées à être utilisées par les patients en auto-traitement pour leurs aiguilles et seringues. Les pharmacies doivent fournir gratuitement ces boîtes sécurisées à ces personnes.

La loi a tout prévu mais elle n’est pas en place

La filière de collecte et d’élimination par les professionnels de santé (pharmacies et laboratoires de biologie médicale) est bien prévue par la loi. Mais elle n’est pas encore en place. Mais en attendant, des pharmacies parisiennes, appartenant au réseau ParisPharma, mettent déjà à disposition des grandes bornes de collecte pour les boîtes de stockage d’aiguilles ou de seringues utilisées par les personnes en auto-traitement. Une nouvelle boîte de stockage leur est ensuite remise sur simple demande ou lors de l’achat du traitement.

On peut observer la faible densité des officines en action sur la carte des pharmacies parisiennes équipées d’une borne de collecte pour les déchets médicaux (notamment seringues, aiguilles, lancettes).

« Si vous n’habitez pas à proximité de l’une de ces pharmacies, renseignez-vous auprès de votre médecin, votre laboratoire, votre pharmacien ou des associations de malades pour savoir où ramener votre boîte de stockage une fois pleine. En effet, certaines pharmacies n’ont pas attendu la loi pour proposer ce service à leurs clients, précise encore la mairie de Paris. Ainsi, en plus de la mise à disposition, souvent gratuite, des boîtes sécurisées, certaines pharmacies proposent déjà à leurs clients de les reprendre pleines pour les faire éliminer conformément à la réglementation. »

Le tiroir-caisse officinal

On appréciera ici le « certaines ». Pourquoi ne pas faire ouvertement connaître ces pharmacies et accorder ainsi une prime à ceux des pharmaciens d’officine qui défendent une idée de leur métier que l’on aimerait plus largement partagée. Une idée voisine du service public qui était déjà inscrite dans la politique de réduction des risques qui, depuis 1987 et Michèle Barzach à la Santé, fait que les seringues sont dans les pharmacies accessibles à ceux qui s’injectent des substances que la loi prohibe et dont ils sont devenus les esclaves.

Un quart de siècle plus tard une large majorité de pharmaciens d’officine refusent de reprendre des seringues usagées qu’ils ont vendues. Non pas au nom de leur sécurité et de celle de leur personnel. Mais, si l’on comprend bien, au nom de leur tiroir-caisse. On aimerait, ici, ne pas avoir compris que c’est pour cette simple raison que des kilogrammes de seringues-aiguilles se retrouvent dans le centre de tri de l’agglomération tourangelle. Et des centaines de kilogrammes un peu partout en France. Où des employés se piquent.

(1) On précise au ministère de l’Ecologie que concernant les « déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) perforants des patients en auto-traitement » la filière concerne un gisement de 360 tonnes par an. Elle permettra notamment une forte réduction du risque d’accidents pour le personnel de la gestion des ordures ménagères.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Sep 2013 - 16:04
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Sida : bientôt des autotests de dépistage

DÉCRYPTAGELes associations de lutte contre le VIH attendent beaucoup de ce nouvel outil préventif qui pourrait être commercialisé fin 2013.

Un dépistage à portée de tous et sans passer par un médecin. De nombreuses associations de lutte contre le VIH revendiquent depuis plusieurs années la mise sur le marché des autotests. Leur demande est en train d’aboutir après l’avis favorable rendu en mars par la Commission nationale du sida (CNS). Un mois plus tard, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait levé les derniers obstacles à la commercialisation, mais sous certaines conditions. «J’ai lancé la procédure permettant la mise à disposition des autotests en France», avait-elle confirmé en juin au congrès de l’association de lutte contre le sida Aides. L’autotest existe déjà aux Etats-Unis, le Royaume-Uni vient de lever son interdiction et la France devrait suivre d’ici quelques mois : à la fin de l’année ou début 2014. Ce nouveau test serait un instrument de plus dans la panoplie du dépistage. Car, en France, 30 000 à 40 000 personnes seraient séropositives sans le savoir. Ce nouvel outil préventif est une révolution. Il y a quelques années, même les associations de lutte contre le sida y étaient farouchement opposées. «Nous avons changé d’avis après qu’une enquête a montré que les gens qui ne se dépistaient jamais l’utilisaient à l’étranger», explique à Libération un membre d’Act Up. «Mais, ce n’est qu’un produit complémentaire aux outils de prévention existants», souligne-t-il.

La France est pourtant un des pays ou l’on se dépiste le plus. Mais ce sont toujours les mêmes qui se font tester, et les populations les plus à risque restent souvent à l’écart. Les centres de dépistage anonymes et gratuits (CDAG) créés en 1988 pour élargir le spectre du dépistage n’existent que dans les grandes villes, à des horaires restreints. Après avoir attendu parfois pendant des heures, les résultats ne sont disponibles qu’une semaine après. L’autre solution est la prescription d’une ordonnance par un médecin en vue d’analyses dans un laboratoire. Mais la démarche n’est pas toujours évidente.

La commercialisation attendue de l’autotest aurait donc deux missions principales : révéler la séropositivité de gens qui n’ont pas l’habitude d’aller se faire dépister, et banaliser autant que possible cette pratique.

Où en est-on de la commercialisation ?



«On espère une annonce officielle le 1er décembre», dit Jean-Marie Legall, responsable des actions de recherches à Aides. Contacté par Libération, le cabinet de Touraine se montre plutôt optimiste. «La ministre a émis un avis positif. A présent, il faut que des fabricants acceptent de demander un marquage CE pour pouvoir le mettre sur le marché français.» Selon nos informations, confirmées par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), la firme OraSure Technologies a effectué une demande de marquage CE pour vendre l’autotest en France. «Nous n’avons pas d’opposition de principe. Notre travail sera surtout de vérifier a posteriori les conditions de mise sur le marché», précise-t-on à l’ANSM. Contactée pour connaître l’avancée de ses démarches, OraSure Technologies n’a pas donné suite à nos appels.

Les autotests sont-ils fiables ?



Le principe est simple : à partir d’un échantillon de salive, on peut dépister le virus en vingt à trente minutes. Les essais cliniques conduits par le fabricant américain ont établi que l’autotest permettait de détecter avec succès une infection par le VIH dans 92% des cas. Une fiabilité proche de ceux utilisés par les dispositifs mobiles de l’association Aides (lire page 9). Un résultat positif doit cependant être confirmé par un nouveau test, cette fois-ci dans un laboratoire. Et le résultat négatif n’est fiable que pour la période qui précède les trois derniers mois.

Combien ça coûte ?



Aux Etats-Unis, l’autotest est vendu environ 40 dollars. Et le prix en France serait à peu près identique, soit près de 35 euros. «L’entreprise est libre de fixer son prix. Mais elle pourrait le baisser pour les associations», espère-t-on au ministère de la Santé. Le milieu associatif, lui, juge ce prix excessif. «C’est beaucoup trop cher. Si l’on veut que la mesure soit efficace, il faut qu’il soit inférieur à 20 euros. Sinon, les pouvoirs publics doivent proposer un circuit de distribution subventionné, comparable à celui du préservatif dans les associations», préconise-t-on à Aides.

Quelles précautions prendre ?



L’autotest sera accompagné d’une brochure détaillée. «Il faudrait mettre en place une hotline, voire un service accessible par webcam pour aider les personnes dont le résultat serait positif», estime Aides. Aux Etats-Unis, une ligne téléphonique est ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre et 365 jours par an. Le but étant de répondre aux questions générales sur le VIH, au mode d’emploi du test, et d’orienter si besoin vers une prise en charge.

Mais à l’heure d’Internet, les protocoles de mise sur le marché de test médicaux ou de médicaments paraissent parfois un peu vains. Certaines personnes, en France ou dans d’autres pays ou la commercialisation des autotests n’est pas encore autorisée, s’affranchissent de l’interdiction en faisant des commandes sur le Web.

http://www.liberation.fr/societe/2013/0 ... age_929756

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Oct 2013 - 19:33
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Les associations saluent les évolutions du plan addiction mais reste sceptiques sur le plan pénal

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actu ... stent-scep

Une étude révèle que les drogues sont plus pures et moins chères qu'il y a vingt ans, une preuve de plus que la lutte contre les drogues à échoué.

http://www.lemonde.fr/sante/article/201 ... 51302.html

Une autre étude réalisée par une équipe du CNRS, en analysant les eaux usées, témoigne d'une grande disparité territoriale dans les usages en France. Cette étude si elle se généralisait, pourrait être un indicateur important pour mettre en place des politiques locales.

http://www.liberation.fr/societe/2013/0 ... ees_934113

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Oct 2013 - 10:09
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24H à Bucarest

Je remets le lien ici :

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=22103

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Oct 2013 - 11:43
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Un examen systématique de l'hépatite C virus épidémiologie en Europe, au Canada et en Israël


Résumé



Contexte et objectif: décisions sur les questions de santé publique dépendent des données épidémiologiques fiables. Une revue exhaustive de la littérature a permis de recueillir des données spécifiques au pays sur les facteurs de risque, la prévalence, le nombre de personnes atteintes et de la distribution des génotypes du virus de l'hépatite C (VHC) d'infection dans certains pays européens, le Canada et Israël.


Méthodologie: Les références de données ont été identifiés dans des revues indexées et des sources non indexées. Dans ce travail, 13 000 articles ont été examinés et 860 ont été choisis en fonction de leur pertinence.


Résultats: Les différences de prévalence ont été expliqués par des écarts locaux et régionaux dans les voies de transmission ou de différentes mesures de santé publique. La plus faible prévalence du VHC (≤ 0,5%) estime venaient de pays d'Europe du Nord et la plus élevée (≥ 3%) étaient en provenance de Roumanie et les zones rurales en Grèce, en Italie et en Russie. Le principal risque de transmission du VHC dans les pays où les programmes de dépistage du VHC bien établies et inférieur prévalence du VHC était l'usage de drogues par injection, qui a été associée à un plus jeune âge au moment de l'infection et un taux d'infection plus élevé chez les hommes. Dans d'autres régions, des seringues en verre contaminés et les infections nosocomiales continuent à jouer un rôle important dans de nouvelles infections. L'immigration en provenance des pays d'endémie est un autre facteur affectant le nombre total d'infections et de la distribution des génotypes. Environ 70% des cas en Israël, 37% en Allemagne et 33% en Suisse ne sont pas nés dans le pays. En résumé, le VHC épidémiologie montre une grande variabilité à travers l'Europe, le Canada et Israël.


Conclusion: Malgré l'élimination de la transmission par les produits sanguins, l'infection par le VHC continue d'être l'une des principales infections transmissibles par le sang dans la région.


http://translate.googleusercontent.com/ ... BcsRn8IwXw

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Oct 2013 - 15:31
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Tel-Aviv et Bucarest avertissements de signal de nouvelles épidémies de VIH parmi les personnes qui s'injectent des drogues

Le passage à une drogue illicite moins cher injectable a conduit à une importante épidémie d'infection à VIH à Tel Aviv , en Israël, et devrait servir de signal d'alarme pour d'autres villes où l'épidémie est apparemment stables VIH parmi les personnes qui s'injectent des drogues , des chercheurs israéliens ont mis en garde la semaine dernière à l' 14e Conférence européenne sur le SIDA .

Professeur Michel Kazatchkine , envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies sur le VIH en Europe orientale et en Asie centrale , a également averti la conférence du potentiel de nouvelles épidémies de VIH chez les personnes qui s'injectent des drogues , à la suite des flambées de VIH récemment en Roumanie et en Grèce fonction de la disponibilité des nouvelles substances.

La prévalence du VIH parmi les personnes qui s'injectent des drogues en Israël a été stable pendant la dernière décennie, à la suite de l'aiguille financé par le gouvernement et les programmes d'échange de seringues et traitement de substitution aux opiacés . Crusaid Centre SIDA Kobler , Tel Aviv Sourafsky Medical Center, avait observé aucun cas d'infection à VIH chez les personnes qui s'injectent des drogues parmi les 130 cas de primo-infection diagnostiquée par la clinique.

Pourtant, en Juin 2012 , Laboratoire de Tel Aviv Medical Center a remarqué un phénomène inquiétant . Cinq primo-infections VIH ont été diagnostiqués chez les personnes qui s'injectent des drogues en deux mois, et l'année suivante 40 autres cas ont été identifiés. La majorité de ces cas ont été diagnostiqués après l'admission à l'hôpital avec de graves infections bactériennes - bactériémie , la pneumonie ou l'endocardite - et chaque personne diagnostiquée avec le VIH a également été constaté que l'hépatite C.

Dans tous les cas, le patient était un long terme héroïne injecteur qui avait consommé de l'échange de seringues sur une base régulière .

Mais au début de 2012 , un grand nombre d' héroïnomanes a commencé à passer à une substance injectable moins cher, appelé « hagitat » en Israël, un dérivé de la cathinone également connu comme « sels de bain » , injectés en combinaison avec la buprénorphine de substitution aux opiacés. Dérivés de la cathinone notamment la méphédrone , « drogue de club » très populaire . Beaucoup de cathinones synthétiques ne sont pas des substances contrôlées en vertu de la législation de lutte contre la drogue , et de nouvelles variantes apparaissent tout le temps.

Tous ceux qui ont été infectés par le VIH au cours de l'épidémie de 2012-13 avait opté pour l'injection » hagitat ».

En revanche, aucun des usagers de drogues stables qui ont continué à s'injecter de l'héroïne a été infecté par le VIH.

Dérivés de la cathinone de synthèse sont des stimulants de type amphétamine qui induisent l'euphorie, augmentation de la libido et de sociabilité , de même que le délire et violent, un comportement erratique . Ils peuvent aussi causer des arythmies cardiaques , une hyperthermie, rhabdomyolyse ou la mort, et sont associées à une fréquence élevée des infections bactériennes sévères en cas d'injection .

Dérivés de la cathinone ont été rapidement adoptées par les utilisateurs de drogue à Tel Aviv car ils sont pas cher par rapport à l'héroïne , mais l'effet de la drogue est court , nécessitant jusqu'à 30 injections par jour . Alors que l'injection d'héroïne est une activité relativement privé ( partage de seringues a lieu avec seulement une ou deux personnes dans la plupart des cas ) , la cathinone injecte tendance à être très social. En outre , alors que l'injection d'héroïne nécessite le médicament à chauffer dans une tasse ou une cuillère avant d'être aspiré dans la seringue , dérivés de la cathinone doivent être dissous dans de l'eau froide pour éviter l'inactivation de la drogue. L'absence de chauffage est susceptible de supprimer tout effet stérilisant que le chauffage pourrait avoir au cours de l'injection d'héroïne , a déclaré le Dr Eugene Katchman de Tel Aviv Sourafsky Medical Center. Un taux très élevé de seringue réutilisation et le partage de seringues se produit en raison de la fréquence d'injection élevée, Dr Katchman ajouté.
L'analyse phylogénétique des 30 isolats épidémie a révélé que tous les usagers de drogues avaient été infectés par le VIH- 1 sous-type A/CRF01 AE , et a suggéré que toutes les infections étaient liées à une origine isoler .

Dans un effort pour limiter la propagation du VIH , les médecins de Tel Aviv Sourafsky Medical Center éduqués aiguille et le personnel du programme d'échange de seringues et les bénévoles sur l'épidémie, et a établi un programme de dépistage actif chez les consommateurs de drogues injectables qui ont utilisé l'échange d' aiguilles et de seringues .

Le personnel échange de seringues a lancé un programme d'éducation des usagers de drogues, et a également augmenté l'offre d'aiguilles, de seringues et tasses stériles.

Tous ceux qui ont été testés positifs pour le VIH a été proposé un traitement antirétroviral immédiat afin de réduire la charge virale et de limiter la propagation de la progression de l'épidémie. La charge virale au moment du diagnostic était élevé (une moyenne de 181.000 copies / ml) et la numération des cellules CD4 médian était de 560 cellules/mm3.

Une réponse rapide multidisciplinaire est nécessaire lorsque des changements dans la consommation de drogues déclenchent une nouvelle épidémie de VIH parmi les personnes qui s'injectent des drogues, le Dr Katchman dit à la conférence.

Reference


Katchman E et al. An outbreak of primary HIV infection among injecting drug users in Tel Aviv, Israel, associated with changes in illicit drug use practices. 14th European AIDS Conference, Brussels, abstract PS11/4, 2013. View the abstract on the conference website.

http://www.professionalabstracts.com/ea ... KYOENNOMRG

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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Nov 2013 - 16:03
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Webdoc sur la RDR

A la fin de l'année 2012, vous aviez entendu parlé d'un webdocumentaire sur la réduction des risques à destination du grand public, dans le cadre d'une levée de fond via le site de financement participatif KissKissBankBank.

Ce webdocumentaire, produit par le Réseau RDR et la boite de production audiovisuelle SoBam, continue son chemin. Sobam a beaucoup filmé, et maintenant ils ont les mains dans le cambouis pour faire avancer la post-production.

Et puis semaine dernière, nous avons aussi enfin pu boucler notre budget grâce à une subvention de la ville de Marseille qui soutient notre démarche pédagogique.
http://www.facebook.com/AConsommerAvecModeration?ref=hl

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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Nov 2013 - 16:06
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» Sida et hépatite C : six fois plus de cas chez les détenus

Une étude de l'INVS montre qu'il y a 6 fois plus de cas de VIH et de VHC chez les détenus que dans la population générale. L’InVS estime que « ces données (..) confirment l'intérêt du dépistage du VIH et du VHC et d'une politique de réduction des risques en milieu carcéral afin de limiter la transmission de ces infections et améliorer leur pronostic ». Nous ne saurions mieux dire....

Le Parisien indique que « les détenus des prisons françaises sont en moyenne 6 fois plus porteurs des virus du sida (VIH) et de l'hépatite C (VHC) que la population générale », selon une étude qui vient de paraître dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire.
Le journal relève ainsi que « la prévalence […] est de 2% pour le VIH dans les prisons françaises contre 0,35% dans la population générale. Le nombre de détenus porteurs du virus a été estimé à 1.233 personnes (dont 1.172 hommes et 61 femmes) pour un nombre total de détenus de 60.975 en mai 2010 (dans 188 établissements) ».
Le Parisien souligne que cette étude de l'Institut de veille sanitaire, coordonnée par l’épidémiologiste Élise Chiron et « réalisée en 2010 d'après un échantillon de 2.154 détenus tirés au sort, est la première du genre en France. Elle a notamment permis d'établir que les infections par le virus du sida sont généralement anciennes chez les prisonniers ». L’étude précise qu’« il s'agit de personnes ayant découvert leur infection depuis de nombreuses années et qui sont pour la plupart à un stade avancé d'immunodépression pour le VIH ».
Le quotidien ajoute que « la prévalence du virus de l'hépatite C a été estimée dans la population carcérale à 4,8% contre une proportion de 0,8% de porteurs dans la population générale française. Il y a un total estimé de près de 3.000 porteurs du virus de cette hépatite dans les prisons françaises dont la moitié souffre d'une forme chronique due à une infection remontant à plus de 6 mois ». Le Parisien note que « d'après l'étude, 70% des cas d'infection par le VHC chez les détenus français est causé par «l'usage de drogues» ».
L’InVS estime que « ces données (...) confirment l'intérêt du dépistage du VIH et du VHC et d'une politique de réduction des risques en milieu carcéral afin de limiter la transmission de ces infections et améliorer leur pronostic ».

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Sujet du message:   MessagePosté le: 09 Nov 2013 - 19:04
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VIH/VHC EN PRISON : l’URGENCE


L’étude PREVACAR (estimation de la prévalence virale et de l’offre de soins en milieu carcéral) publiée par l’ INVS vient une nouvelle fois confirmer les constats et les cris d’alarme des acteurs de terrains. Dans les prisons françaises la prévalence du VIH est de 2% : c’est 10 fois celle de la population générale. Le TRT-5 demande un engagement ferme et immédiat du gouvernement pour la mise en place de programmes d’échanges de seringues expérimentaux en prison.

Depuis les années 1990, les associations de lutte contre le sida dénoncent la situation sanitaire catastrophique des prisons françaises. L’étude PREVACAR (estimation de la prévalence virale et de l’offre de soins en milieu carcéral) publiée par l’ INVS (Institut national de Veille Sanitaire) vient une nouvelle fois confirmer les constats et les cris d’alarme des acteurs de terrains. Dans les prisons françaises la prévalence du VIH est de 2% : c’est 10 fois celle de la population générale. La prévalence du VHC de 4, 8% c’est 6 fois celle la population générale. L’étude demande un dépistage et une prise en charge de ces pathologies infectieuses pour en limiter la transmission et améliorer le pronostic des patients. L’an dernier, l’étude PRI2DE (accès aux mesures de prévention et réduction des risques infectieux en milieu pénitentiaire) confirmait l’existence de pratiques à risques liées à l’injection de drogues par voie intraveineuse.

Trente ans après le début de l’épidémie du VIH, nous sommes toujours dans l’attente de mesures urgentes de réduction des risques et de l’ application de la loi du 18 janvier 1994 sur l’égalité de la prise en charge sanitaire entre le milieu libre et le milieu carcéral.

Les Ministres de la Justice et de la Santé ont initié en début d’année des groupes de travail paritaires, l’un sur la suspension de peine, le second sur la prévention et la réduction des risques en milieu carcéral. Le groupe prévention et réduction des risques infectieux a récemment transmis ses recommandations aux ministères concernés, proposant de débuter une expérimentation de programmes d’échanges de seringues.

Notre collectif participe à ces études et travaux et considère qu’il n’existe aucune justification fondée pour continuer à priver les personnes détenues d’un égal accès aux soins et aux mesures de prévention. La mise en place de programmes d’échanges de seringues expérimentaux constituerait une formidable avancée.

Des programmes d’échanges de seringues en milieu carcéral ont été expérimentés depuis plus de 20 ans dans de nombreux pays et ont montré l’efficacité d’une approche combinée de traitements de substitution aux opiacés, de programme d’échange de seringues et d’éducation par les pairs. Ces dispositifs n’ont pas entraîné de recrudescence de la toxicomanie, ni provoqué d’incidents de sécurité liés à la détention de seringues.

Au vu de cette nouvelle enquête et des conclusions des derniers travaux d’experts, nous demandons un engagement ferme et immédiat du gouvernement pour la mise en place de programmes d’échanges de seringues expérimentaux en prison.

Créé en 1992, TRT-5 est un collectif de neuf associations de lutte contre le VIH/sida impliquées sur les questions thérapeutiques et de recherche. TRT-5 poursuit principalement deux objectifs : faire valoir les besoins des personnes vivant avec le VIH auprès des acteurs du système de recherche et de prise en charge médicale et assurer la diffusion d’informations actualisées auprès des personnes concernées.

Etude PREVACAR

http://www.invs.sante.fr/beh/2013/35-36 ... -36_3.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 09 Nov 2013 - 19:06
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Catherine Lemorton, députée et présidente de la commission des affaires sociales,



nous a informé que sa proposition de mission d'évaluation des politiques publiques sur les drogues avait été acceptée par le président de l'Assemblée Nationale. Reste maintenant à trouver les rapporteurs....



Cette évaluation tombe d'autant plus à pic, que les publications qui montrent que la lutte contre les drogues a échoué sont de plus en plus nombreuses. La dernière en date, celle parue dans le BMJ : Vous pouvez retrouver cette étude vulgarisée ici :

http://www.atlantico.fr/pepites/drogue- ... 57863.html

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