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joy94300
Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Sep 2015 - 02:53
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tous les gens concernés savent qu'un toxico n'ira JAMAIS dans un lieu dédié à sa consommation;
sauf si on lui donne de la métha pour pallier à un manque provisoire.


oui aux antennes mobiles pour prendre soin,prévenir,distribuer seringues,préservatifs,etc
et surtout oui à la dépénalisation.
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jan 2016 - 06:35
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Les Sages valide l'article de loi autorisant l'expérimentation des Salles de Consommation à Moindre Risques (SCMR​)
21 Janvier 2016


Le Conseil constitutionnel a validé, jeudi 21 janvier, l'article de loi autorisant l'expérimentation, pendant six ans, des Salles de Consommation à Moindre Risques (SCMR​).

http://www.salledeconsommation.fr/les-s ... -scmr.html

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Schlange
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jan 2016 - 08:33
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Vraie question : POUR ou CONTRE les drogues ?!
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jan 2016 - 09:36
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C'est une autre histoire Schlange

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Schlange
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jan 2016 - 10:45
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C'est quand même la base du problème, c'est vachement dangereux pour ceux qui tombent dedans, salles de shoot ou pas.
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jan 2016 - 11:09
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Ca c'est sur

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/ ... Etats-Unis

Salles de shoot : leur installation a réduit la mortalité par overdose

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/ ... r-overdose

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Schlange
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jan 2016 - 18:59
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Mais au final, ces projets, dépénaliser, aider à une consommation sûre, "dédiaboliser" .. Je le vois, tous les jours, au lycée, ça incite les jeunes à tester de plus en plus de drogues. Et ça m'inquiète.
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Jan 2016 - 09:36
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Réduction des risques: volume mort et filtration, état des lieux

Dans les années 1980, la réduction des risques (RdR) est née en réponse aux risques de transmission du VIH / sida chez les usagers héroïnomanes: sa conception doit aujourd’hui être largement renouvelée. En effet, l’évolution des pratiques des usagers de drogues, celle des produits consommés et des connaissances scientifiques imposent de revoir la nature des outils de RdR distribués pour en améliorer la qualité et l’efficacité. Il s’agit de prendre en compte les risques d’infection par le virus de l’hépatite C, mais aussi les risques infectieux liés aux bactéries, aux champignons, dont les levures, ou encore ceux liés aux excipients présents dans des médicaments injectés.

Des travaux conjoints de scientifiques, d’usagers de drogues, de cliniciens, de professionnels de la RdR, menés sous l’égide de la Direction générale de la santé (DGS) et de la MILDECA ont pour but de déterminer les outils les plus performants, en matière d’hygiène, de désinfection, d’injection et de filtration. à partir de ces travaux, la DGS a financé l’expérimentation d’un nouvel assemblage d’outils (lingette, seringue, filtre). À la clé: des bénéfices à la fois physiques, somatiques, infectieux et psychologiques pour les usagers.

Renforcer la protection grâce à la filtration

L’efficacité des filtres à membranes 0,2μm est connue depuis plus de 15 ans. Malheureusement, ils ne sont pas ou peu utilisés dans le cadre de la RdR. Dès 1999, des publications scientifiques ont mis en évidence les nombreux bénéfices de santé publique associés à la diffusion de dispositifs de filtration efficaces, dans le cadre d’une politique complète de RdR1.

La diffusion de filtres, dont l’efficacité sur la filtration des bactéries et particules a été prouvée en laboratoire en présence de produits utilisés dans la rue par les usagers, est donc pertinente et porteuse de progrès.
En 2009, l’équipe de McLean et Bruno2 conclut à la filtration des particules des médicaments par les filtres de porosité de 0,2μm et 0,45μm et recommande que cette filtration devienne une méthode standard de RdR pour les usagers de drogues par voie intraveineuse. Elle précise la plus grande efficacité des filtres de 0,2μm, et souligne le caractère coût-efficace de cette distribution.

Par la suite, une étude de Ng et al.3 conclut au potentiel positif des filtres 0,2μm pour réduire les complications médicales chez les usagers injecteurs de comprimés et recommande de les considérer comme une méthode hautement efficace de RdR.

Enfin, en 2015, l’équipe de Karolak et al. (en cours de publication) conclut à l’efficacité de filtration et d’élimination du risque microbiologique des filtres toupies 0,2μm et 0,45μm, sur des suspensions préparées en situation «de rue» et avec des produits stupéfiants utilisés par les usagers. Elle conclut également à l’absence de protection microbienne procurée par les autres dispositifs de filtration usuellement distribués (filtres coton et Sterifilt®).
Pourquoi ce filtre à 0,2μm change-t-il le quotidien des usagers?

Sur les plans physique et somatique, il évite les abcès, septicémies, endocardites, greffes à champignons chroniques, etc. La filtration enfin efficace des excipients des médicaments permet également d’éviter les lymphœdèmes («main de popeye», etc.) et autres complications (malaise, douleurs, etc.) Sur le plan psychologique, le fait de ne plus associer l’injection aux infections atténue ses effets délétères et apporte confort et meilleure qualité de vie.

Diminuer le risque du volume mort des seringues

En 2009, Zule4 montre l’importance du volume mort d’une seringue dans la transmission virale chez les usagers de drogues qui échangent leurs seringues. Ce problème n’était pas nouveau puisqu’il avait été mis en évidence dans des études sur le dosage de médicaments et vaccins administrés par injection. Mais les données en laboratoire, de terrain ou les modélisations mathématiques et autres revues de la littérature, restent confuses sur ce sujet et les conclusions ne sont pas catégoriques. Logiquement, un volume de sang peut persister dans les seringues à volume mort important. Ce milieu est alors propice à la survie de particules virales pouvant induire des contaminations si, et seulement si, la seringue est partagée avec une autre personne.

La pratique de rinçage, selon le volume de liquide utilisé, et la nature des produits injectés ont une influence directe sur la survie des particules virales et minimisent parfois le problème du volume mort. En revanche, la possibilité d’utiliser au bout de la seringue un filtre de type toupie, qui élimine toute possibilité d’infection bactériologique ou d’injection de particules, avec ou sans volume mort, s’avère primordiale.

Ce paramètre, associé à la connaissance des pratiques des injecteurs, du type de produit injecté, de l’accès au matériel stérile, du volume de rinçage et des outils de filtration, est donc à prendre en compte. En effet, les études récentes mettent en évidence un accroissement significatif de l’injection de médicaments: ainsi, en Île-de-France, il a été démontré que plus de 30 % des seringues récupérées dans les automates d’échange de seringues contiennent de la buprénorphine haut dosage, plus de 25% des sulfates de morphine et plus de 10% de la méthadone5. En plus des médicaments de substitution aux opiacés, d’autres produits sont de plus en plus souvent injectés tels les nouveaux produits de synthèse. Par ailleurs, les professionnels des CAARUD rapportent la persistance de la pratique de réutilisation des cotons usagés, qui majore les risques de contaminations bactériennes et fongiques. Seule la filtration avec un filtre toupie 0,2μm permet d’éviter ces contaminations. C’est en trouvant la meilleure association entre l’efficacité de la filtration et la diminution du volume mort que l’outil le plus adapté peut être proposé. Les études scientifiques de terrain sur ce sujet étant encore peu nombreuses, les acteurs de la RdR et leurs partenaires travaillent par principe de précaution avec des outils qu’on qualifie de «à faible volume mort». L’enjeu est de pousser les industriels à fournir du matériel de RdR doté d’un volume mort équivalent à celui du matériel serti et qui permettrait d’utiliser les filtres dits «stérilisants».

L’objectif est de minimiser le volume mort tout en assurant une filtration efficace des bactéries, champignons et particules, sans augmentation significative des coûts.

Conclusion

Des solutions émergent et permettent de surmonter les difficultés du passé. Elles contribuent à ce que le volume mort ne soit plus un facteur de blocage contre toute avancée de la filtration. Aujourd’hui, des industriels ont conçu du matériel d’injection non serti présentant un faible volume mort équivalent à celui des seringues serties, et permettant l’usage des filtres à membrane 0,2μm. D’autres recherches portent sur la possibilité d’adapter les filtres à membrane 0,2μm sur les seringues serties.

Le but est donc clair et atteignable: associer les bénéfices d’une filtration enfin efficace et la minimisation du volume mort. En conséquence, nous devons désormais travailler sur nos messages et nos pratiques pour faciliter l’accès à ces matériels et favoriser leur appropriation. La RdR est une tâche complexe qui nécessite d’utiliser une combinaison de protocoles et méthodes afin d’être efficace dans les situations réelles de rue, en tenant compte de la diversité des besoins des usagers. Poursuivons le combat qui consiste à renforcer la disponibilité, permanente et non limitée, à l’ensemble des outils de RdR, afin de supprimer définitivement la réutilisation et le partage de matériel.

http://vih.org/20160114/reduction-risqu ... eux/137684

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Mar 2016 - 14:58
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le 25 Mars 2016

Toutes les conditions sont désormais réunies pour le lancement de l’expérimentation des salles de consommation à moindre risque (SCMR) en France : le texte signé par Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, précisant les modalités concrètes que devront respecter ces espaces, a en effet été publié ce jour au Journal officiel. Avec le lancement de cette expérimentation visant à réduire les risques pour les toxicomanes, « La France fait le choix d’inclure plutôt que d’exclure. D’accompagner, plutôt que de stigmatiser», a déclaré la ministre.
L’arrêté publié aujourd’hui fixe les modalités concrètes (présence du matériel médical, horaires d’ouverture, déroulement de la consultation d’accueil, etc.) que devront respecter les associations porteuses de projets de SCMR, en lien avec les collectivités locales.
Pour rappel, les SCMR sont un nouveau dispositif visant à réduire les risques auxquels s’exposent les usagers de drogues, voté dans le cadre de la loi de modernisation de notre système de santé. Il s’agit d’espaces où des toxicomanes majeurs, précarisés et en rupture avec le système de santé, sont accueillis pour venir consommer leurs substances psychoactives dans des conditions d'hygiène adaptées, avec du matériel stérile et sous supervision de personnels de santé.
Objectifs : - éviter les infections, les surdoses mortelles et les autres complications sanitaires des usagers les plus marginalisés en leur fournissant des conditions d’injection sécurisée et du matériel stérile ; - permettre à ces usagers d’entrer en contact avec des professionnels du soin et de l’accueil médico-social, pour les inciter notamment à se soigner ; - améliorer la situation pour les riverains, dans des quartiers où les toxicomanes sont nombreux, en réduisant le nombre d’injections et la présence de seringues usagées dans l’espace public.
Avec le lancement de cette expérimentation, la France rejoint les nombreux pays où de tels espaces ont été ouverts (Allemagne, Australie, Canada, Espagne, Danemark, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas et Suisse) et se sont montrés concluants. L’expérience étrangère a en effet montré que les SCMR permettent aux usagers de recevoir conseils spécifiques, induisant ainsi une diminution des comportements à risque, des overdoses mortelles et parfois même l’accompagnement vers des traitements de substitution. Ont également été mis en évidence une réduction de l’usage de drogues en public et des nuisances associées.
« Il ne s’agit en aucun cas de banaliser la consommation de drogues. Mais fermer les yeux face à telle une réalité sociale et sanitaire ne fera pas disparaître le problème. La France fait donc le choix d’inclure plutôt que d’exclure. D’accompagner, plutôt que de stigmatiser », a déclaré Marisol TOURAINE.
Contact presse : cabinet de Marisol Touraine, cab-ass-presse@sante.gouv.fr ou 01 40 56 60 65

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Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Avr 2016 - 20:52
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SCMR : l’expérimentation peut démarrer

Marisol Touraine a donné le feu vert au lancement des expérimentations des salles de consommation à moindre risque (SCMR) permises dans le cadre de la loi Santé, entrée en vigueur en janvier 2016. Quels sont les critères d’ouverture ? Quels objectifs ? Seronet fait le point.

Toutes les conditions sont désormais réunies pour le lancement de l’expérimentation des salles de consommation à moindre risque (SCMR) en France, explique le ministère de la Santé (25 mars). Le texte précisant les modalités concrètes que devront respecter ces espaces a été signé par la ministre Marisol Touraine et publié (25 mars) au "Journal officiel". Cet arrêté fait suite à l’adoption définitive de la loi Santé et de sa promulgation en janvier 2016. Un des articles de cette loi permet l’expérimentation pour une durée de six ans de ce nouveau dispositif de réduction des risques liés à l’usage de drogues.

"La France fait le choix d’inclure plutôt que d’exclure. D’accompagner, plutôt que de stigmatiser", a expliqué la ministre, reprenant certaines de ses formules lors des débats à l’Assemblée nationale. L’arrêté fixe les modalités concrètes (présence du matériel médical, horaires d’ouverture, déroulement de la consultation d’accueil, encadrement, etc.) que devront respecter les associations porteuses de projets de SCMR, en lien avec les collectivités locales. A ce jour, deux projets devraient être lancés, un à paris (site de l’Hôpital Lariboisière) et un second à Strasbourg.

Les salles de consommation à moindre risque sont un nouveau dispositif visant à réduire les risques auxquels s’exposent les personnes usagères de drogues. Il s’agit d’espaces où des personnes consommatrices majeures, précarisées et en rupture avec le système de santé, sont accueillies pour venir consommer leurs substances psychoactives dans des conditions d’hygiène adaptées, avec du matériel stérile et sous supervision de professionnels de santé.

Les objectifs de ce dispositif sont d’éviter les infections, les surdoses mortelles et les autres complications sanitaires des usagers les plus marginalisés en leur fournissant des conditions d’injection sécurisée et du matériel stérile ; de permettre à ces usagers d’entrer en contact avec des professionnels du soin et de l’accueil médico-social, pour les inciter notamment à se soigner, à réaliser des dépistages du VIH, des hépatites virales, des IST ; d’améliorer la situation pour les riverains, dans des quartiers où les personnes consommatrices sont nombreuses, en réduisant le nombre d’injections réalisées dehors et la présence de seringues usagées dans l’espace public.

Avec le lancement de cette expérimentation, la France rejoint les nombreux pays où de tels espaces ont été ouverts (Allemagne, Australie, Canada, Espagne, Danemark, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas et Suisse) et se sont montrés concluants, indique le communiqué du ministère. L’expérience étrangère a montré que ces salles de consommation permettent aux usagers de recevoir des conseils spécifiques, induisant ainsi une diminution des comportements à risque, des overdoses mortelles et parfois même l’accompagnement vers des traitements de substitution. Ont également été mis en évidence une réduction de l’usage de drogues en public et des nuisances qui y sont associées. "Il ne s’agit en aucun cas de banaliser la consommation de drogues. Mais fermer les yeux face à une telle réalité sociale et sanitaire ne fera pas disparaître le problème. La France fait donc le choix d’inclure plutôt que d’exclure. D’accompagner, plutôt que de stigmatiser", a déclaré Marisol Touraine.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Avr 2016 - 16:52
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"Salles de shoot" : Genève a stoppé les contaminations par le VIH

ENTRETIEN – La salle de shoot de Genève a porté ses fruits. Après quinze ans d’existence, il n’y a plus de nouvelle contamination au VIH parmi les usagers de drogues injectables.

En France, elles verront le jour à l’automne, dans la douleur et la polémique. Le projet d’ouverture de salles de consommation à moindre risque est sur les rails depuis plus de trois ans. Trois longues années de débats scientifiques, sociétaux, politiques, à évoquer les contextes locaux et les expériences étrangères – il en existe près d’une centaine à travers le monde.

Désormais bien documenté, le dispositif s’adresse aux usagers de drogues les plus précarisés. Injecteurs, crackers, toximanes, y consomment leurs produits (amenés par leurs soins) sous la supervision de professionnels médico-sociaux, avec un matériel propre et des conseils pour limiter les risques. Objectif : réduire les infections par le VIH/Sida et les hépatites, ainsi que la mortalité par surdose. Mais aussi ramener ces populations vers le système de soins et limiter les nuisances pour les habitants (seringues sur la voie publique, squats dans les halls d’immeuble…). A Paris, le 10e arrondissement a été choisi pour l’ouverture de la salle, qui déclenche de vives réactions malgré une efficacité avérée (voir reportage).

Chez nos voisins suisses, le dispositif a largement fait ses preuves. Martine Baudin dirige l’association Première Ligne, qui gère le Quai 9 – l’unique salle de consommation à moindre risque de Genève. Elle revient sur les difficultés rencontrées au moment de l’ouverture, les bénéfices constatés après quinze ans d’existence, et les moyens mis en œuvre pour rallier la population locale au projet.

Pourquoi Docteur : Au moment de l’implantation de la salle, en 2001, les riverains ont-ils manifesté des inquiétudes ?

Martine Baudin : Bien sûr, il est normal de voir des craintes s’exprimer. Je viens souvent à Paris lors des réunions de voisinage, et j’entends les mêmes choses qu’il y a quinze ans à Genève. Ces peurs sont légitimes, d’autant plus que le projet est encore virtuel et nourrit de nombreux fantasmes, alimentés par une méconnaissance du dispositif. Il faut écouter ces inquiétudes, ne pas les nier.

De fait, il s’agit d’une décision de santé publique : elle s’impose aux citoyens qui doivent faire avec. Ce n’est pas forcément facile à accepter. A l’époque, pour intégrer la population à ce projet, nous avons surtout travaillé sur du concret. En amont, il n’y a eu qu’une ou deux soirées d’information, mais un an après l’ouverture, nous avons mené plusieurs actions - ramassage de seringues, journal d’information, soirées voisinage.

Ces soirées ont eu lieu tous les deux mois, pendant plusieurs années. Elles réunissaient des riverains, des professionnels de l’addiction, des usagers de drogues. Chacune avait un thème : « les produits et leurs effets » ; « les traitements de substitution » etc. L’idée étant de travailler sur la connaissance et les représentations liées aux politiques de drogues et aux usagers. Il s’agissait aussi de lieux où les habitants pouvaient crier leur ras-le-bol ! Nous avons arrêté ces soirées car au bout d’un moment, les gens ne venaient plus, ils n’en ressentaient plus le besoin. Dans un sens, tant mieux.

Pdr : Est-ce que vous rencontrez les problèmes que craignent les habitants parisiens – attroupements, augmentation du trafic et de l’insécurité… ?


M.B : Globalement, il y a un climat très calme aux alentours de la salle, même si on rencontre parfois des problèmes, on ne peut pas le nier. De temps en temps, il y a une allée qui est investie pendant plusieurs jours par un ou deux usagers – il n’y a pas d’attroupements, en revanche. Nous répondons à toutes les sollicitations individuelles, nous nous déplaçons pour chaque demande et discutons avec toutes les parties. La police travaille aussi en étroite collaboration avec nous.

Concernant le trafic, il n’a pas augmenté aux abords de la salle. Nous avons tout de suite prévenu les usagers qu’il ne fallait surtout pas qu’ils viennent avec leurs dealers, qu’ils devaient se responsabiliser à ce niveau-là car l’impact serait trop négatif. Et ils nous ont écoutés. En revanche, nous avons un « trafic de fourmi », à savoir, des usagers qui vendent pour se payer leur consommation, et qui a toujours existé. Mais franchement, comment interdire la circulation de drogues au Quai 9 alors que nous ne parvenons pas à l'enrayer dans les prisons de haute sécurité ?

Nous avons toujours expliqué au voisinage que nous n’avions pas de baguette magique. Les habitants doivent pouvoir vivre dans un quartier correct, mais les personnes usagères ont aussi le droit d’utiliser l’espace public. C’est un compromis à trouver.

La salle de consommation a-t-elle eu les effets sanitaires espérés ?

M.B : C’est indubitable : le dispositif a permis de faire chuter la transmission du VIH/Sida parmi la population consommatrice de drogues par voie intraveineuse. En Suisse, nous étions à plus 70 % de VIH parmi les injecteurs en 1991. Grâce à tout l’arsenal de mesures de réduction des risques, nous sommes passés à moins de 10 % au début des années 2000. Aujourd’hui, à Genève, il n’y a plus de VIH au sein de cette population.

Les bénéfices ont également été constatés sur la mortalité par overdose, qui a réellement diminué, puisque tout l’intérêt des salles de consommation consiste à travailler sur les pratiques. Nous apprenons aux injecteurs à utiliser correctement une seringue, de manière plus précise et personnalisée que ne le font les associations en dehors du contexte des salles. Nous leur fournissons des conseils pour limiter les risques : ne jamais consommer seul, ne pas mettre tout le dosage en une seule fois… Nous ne contrôlons pas la qualité des produits, mais nous pouvons conseiller de changer de fournisseur. Les usagers ont également été formés à la réanimation, aux premiers gestes qui sauvent.

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/ ... par-le-VIH

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Sep 2016 - 11:18
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Paris : l'ouverture de la salle de shoot prévue pour octobre

La salle de consommation à moindre risque (SCMR) ouvrira bien ses portes en octobre 2016 à Paris, dans l'enceinte de l'hôpital Lariboisière (Xème).

L'information a été confirmée lundi 12 septembre dans la soirée, à l'occasion du vote d'une délibération pendant le conseil d'arrondissement du Xème à Paris. La salle de consommation à moindre risque (SCMR), plus connue sous le nom de "salle de shoot", ouvrira ses portes en octobre 2016 dans l'enceinte de l'hôpital Lariboisière. Une subvention d'investissement complémentaire de 149.024 euros a été soumise au vote des conseillers d'arrondissement en vu de financer les travaux d'aménagement de la salle.

L'idée de ces salles de consommation à moindre risque date de 2010. Elle s'inscrit dans la volonté d'offrir aux toxicomanes un espace sain pour leurs usages mais aussi un accompagnement social pour ceux qui le désirent. Depuis, les passions se sont déchaînées autour de cette idée et les débats ont été vifs entre la communauté de riverains et la mairie du Xème arrondissement.

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-di ... 7784835445

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Schlange
Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Sep 2016 - 11:50
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C'est bizarre parce qu'hier soir j'me bourrais la gueule à Genève et j'ai vu plein de gens se piquer dans la rue devant l'Université ..
 
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coquelicot
Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Sep 2016 - 11:18
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Comme quoi c'est pas encore entré dans les mœurs et c'est bien dommage.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Oct 2016 - 14:05
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Comme c'est un peu l'actualité du jour

c'est peut-être le moment de republier cette vidéo enregistrée il y a moins d'un an ! Benjamin Rolland y présente une revue de la littérature sur le sujet ! ça évitera peut-être à certains à qui on tend imprudemment des micros de dire des bêtises...



https://www.youtube.com/watch?v=-o2XAB6haa0



Merci à tous le combat continue Biiien

La mesure était réclamée depuis des années par les associations d’aide aux toxicomanes les plus précaires, qui s’injectent leur dose à la va-vite dans les toilettes publiques, les parkings, les halls d’immeuble ou directement sur les trottoirs de certains quartiers, comme celui de la gare du Nord, à Paris.
Alors que longtemps le pays n’en a pas voulu, une salle de consommation à moindre risque, qualifiée de « salle de shoot » par ses opposants, va ouvrir pour la première fois ses portes en France. Inaugurée mardi 11 octobre par la ministre de la santé, Marisol Touraine, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, elle sera accessible quelques jours plus tard.
Située au 4 rue Ambroise-Paré (10e arrondissement), dans un bâtiment de l’hôpital Lariboisière, avec une entrée discrète et autonome, elle se trouve au cœur de la plus importante zone de consommation de drogue de la capitale. C’est dans ce quartier que l’on trouve le plus de seringues abandonnées dans la rue ou dans les sanisettes. Une autre salle devrait être inaugurée à Strasbourg d’ici un mois.
Ces tentatives, prévues à titre expérimental pour une durée de six ans par la loi santé votée en décembre 2015, marquent une étape majeure dans la politique française dite « de réduction des risques ». Une politique au ralenti – voire à l’arrêt – depuis la fin des années 1990 et le pic de l’épidémie de sida.
Les salles d’injection s’inscrivent dans la lignée de la vente libre des seringues en pharmacie décidée en 1987 par la ministre de la santé – et médecin – Michèle Barzach,...

http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html

Le long périple du projet de salle d’injection à Paris avant son ouverture


http://www.lemonde.fr/addictions/articl ... 55173.html

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campanar
Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Oct 2016 - 15:18
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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Oct 2016 - 18:54
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lolanice
Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Oct 2016 - 19:49
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Bravo à tous ceux qui se sont battus, car un tel sujet est toujours TRES controversé...
Je me réjouis de savoir que normalement, des vies seront enfin sauvées en France ! Applaudissement Applaudissement Pom pom girl
Et j'ai hâte d'avoir les premiers retours, aussi...

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Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Jan 2017 - 11:56
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Salle de shoot à Paris : quel bilan, trois mois après l'ouverture ?
Une équipe de France 3 s'est rendue dans la première salle de consommation de drogue à moindre risque, ouverte à Paris en octobre 2016.

Depuis octobre 2016, environ 170 personnes fréquentent la salle de shoot parisienne pour s'injecter leur drogue dans des conditions sanitaires maîtrisées. "Depuis le 17 octobre, il y a eu à peu près 7 000 injections", détaille le docteur Élisabeth Avril, directrice de l'association Gaïa, qui gère cet espace de consommation de drogue à moindre risque."Comme ce sont des gens qui sont essentiellement sans domicile ou en domicile précaire, ça veut dire qu'il y a une grande partie de ces injections qui avant se faisaient dans la rue", poursuit-elle.

Un quartier apaisé ?

Une vingtaine de professionnels accompagnent les usagers. "Il y a un accueil, c'est bien fait. Ils tutoient tout le monde, ils connaissent bien les prénoms des gens", affirme un consommateur. "Ils ne nous parlent pas comme des merdes. On ne se sent pas des toxicomanes en fait", constate une femme.

Dans le quartier, les voisins, dont beaucoup ont protesté contre l'ouverture de cette salle, sont partagés. Si certains estiment que "ça n'a fait que déplacer le problème de quelques mètres", les seringues sont beaucoup plus rares dans la rue, les halls d'immeuble seraient moins squattés. Selon la préfecture de police, aucun trouble supplémentaire n'est à déplorer depuis l'ouverture de la salle.

http://www.francetvinfo.fr/societe/drog ... 13206.html

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yicha
Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Jan 2017 - 12:20
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Voir article nouvel obs sur salles de shot.
 
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