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pat-leon
Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Nov 2013 - 00:56
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SCMR : Prague
Prague a décidé d'ouvrir plusieurs Salles dans la capitale, adoptant le plan Anti Drugs 22013-2020
Et la France se prend dans le tapis d'un "Arrêté"...

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Nov 2013 - 16:53
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Salle de consommation à moindre risque : la Grèce ouvre , François Hollande réaffirme son soutien

La Grèce a mis en place sa première salle d'injection à moindre risque (appelée couramment "salle de shoot") à Athènes, pour contenir la flambée de maladies infectieuses chez les toxicomanes dans ce pays en crise, a déclaré lundi l'Organisation Grecque contre la drogue, OKANA.

Après des projets similaires en Europe occidentale, au Canada et en Australie , le centre permet aux utilisateurs de drogues injectables de consommer des substances sous surveillance médicale.

Il a été visité par plus de 200 toxicomanes depuis qu'il a été mis en place début octobre. "La demande augmente de jour en jour et nous croyons que nous pourrions très bientôt avoir besoin de plus de services dans d'autres parties de la ville", a déclaré Sakis Papaconstantinou, le chef d'OKANA qui dirige le centre .

Suite à la crise et aux coupes sévère dans le budget de la santé, la situation des usagers de drogues est dramatique en Grèce : beaucoup des 25 000 usagers de drogues sont sans abri et n'ont pas accès aux services de santé dans un pays où le chômage a grimpé à plus de 27 pour cent, affectant principalement les jeunes. Une étude menée auprès de 275 toxicomanes à Athènes en octobre 2010 a montré que 85 % d'entre eux n'étaient pas inscrits dans un programme de réinsertion.

Pire, le nombre d'infections par le virus du sida a augmenté de 57 % par rapport à 2010. Les distributions de seringues et de préservatifs ont été réduites, fragilisant un peu plus les populations à risque. Alors que l'Organisation mondiale de la santé recommande la distribution de 200 seringues propres par toxicomane et par an pour limiter les infections par le VIH, la Grèce n'en a distribué que trois l'an dernier, selon le Centre hellénique pour le contrôle des maladies infectieuses.

La mise en place de cette salle d'injection répond donc à un double besoin : il faut rappeler que ces salles permettent non seulement de réduire les risques de contaminations VIH/Hépatites, mais elles permettent aussi à des usagers très précarisés de pouvoir entrer en contact avec le système socio-sanitaire (cf Inserm Expertise Collective sur la réduction des risques).

La Grèce est le 8ème pays européen à avoir mis en place ce dispositif après la Suisse, l'Espagne, l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays Bas, la Norvège et récemment le Danemark. C'est un dispositif en extension permanente qui vient résoudre des problèmes concrets de santé et de sécurité dans les grandes villes. Ainsi, le Danemark a ouvert le mois dernier sa 5ème salle de consommation en deux ans, ce qui a permis d'avoir un nombre de décès par overdose le plus bas en 19 ans ! Le Luxembourg, pays conservateur ou plus personne ne conteste l'efficacité des salles de consommation va ouvrir se deuxième salle en 2014 à Esch. Ou encore, le Conseil municipal de Barcelone vient d' approuver un nouveau plan d'action sur les drogues 2013-2016 qui prévoit l'ouverture de nouvelles salles de consommation dans différents quartiers de la ville (Gracia et Nou Barris).

En France, après l'avis négatif du conseil d'Etat, l'ouverture de la première salle de consommation à Paris a été reporté après les élections municipales. François Hollande vient hier de réaffirmer sa volonté de mener ce projet à son terme dans son discours de clôture au 25ème anniversaire de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites : « Le nombre de nouveaux cas de sida chez les injecteurs de drogues était de 1.500/an, il y a 20 ans. Il est environ aujourd'hui de 70, c'est encore trop et la menace est encore présente, de même pour la transmission de l'hépatite C. C'est pour faire face à cette réalité qui n'est pas facile, que sont conçus les projets de salles d'accompagnement à l'injection. Pour aboutir, ces projets doivent être sécurisés sur le plan juridique... ce sera fait ! Et respecter toutes les exigences, à commencer par l'information et la tranquillité des riverains... c'est le respect. Mais nous devons utiliser tous les moyens pour éviter que se transmette la maladie.

Source :

http://drogues.blog.lemonde.fr/2013/11/ ... n-soutien/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Nov 2013 - 19:11
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Le président de la République a affirmé, mardi 26 novembre, sa volonté de mener à bien le projet de salles « d’accompagnement à l’injection » de drogues.

François Hollande a jugé cette mesure nécessaire pour favoriser la réduction des risques chez les toxicomanes, lors d’une soirée célébrant les 25 ans de l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS)

Le projet d’instaurer en France des salles de consommation de drogue, également appelées « salles de shoot », n’est en aucun cas enterré. C’est ce qu’a clairement laissé entendre François Hollande, mardi 26 novembre, lors d’une soirée organisée à Paris, pour célébrer les 25 ans de l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) et les hépatites virales.

70 nouveaux cas par an de sida chez les injecteurs

Dans son discours, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de poursuivre la politique de réduction des risques en faveur des toxicomanes. « Le nombre de nouveaux cas de sida chez les injecteurs de drogue était de 1500 par an il y a vingt ans. Il est aujourd’hui de 70. C’est encore trop », a indiqué François Hollande, en insistant sur la nécessité de se mobiliser pour prévenir la transmission du virus du sida mais aussi celui de l’hépatite C. « C’est pour faire face à cette réalité, qui n’est pas facile, que sont conçus les projets de salles d’accompagnement à l’injection », a-t-il ajouté.

En octobre dernier, le Conseil d’État avait porté un sérieux coup d’arrêt au projet de la mairie de Paris d’installer une salle de « consommation à moindre risque » dans le quartier de la gare du Nord. La mairie, tout comme le gouvernement, considérait qu’un simple décret était suffisant pour assurer la mise en œuvre de ce projet, fortement contesté par certains riverains. Mais le Conseil d’État avait estimé qu’il fallait en passer par une modification de la loi de 1970 qui interdit l’usage des stupéfiants.

http://www.la-croix.com/Ethique/Medecin ... 27-1067067

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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Jan 2014 - 11:51
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«Fix Pièces» du Danemark Un succès avéré pour la première année

Malgré les critiques que les centres de consommation de drogues favorisent la criminalité, des études ont montré qu'ils réduisent la consommation de drogues public tout en sauvant des vies.

Le Danemark a rejoint une poignée d'autres pays dans le monde entier en fournissant des «chambres de correctifs», ou centres de consommation de drogues (DCR'S) où les utilisateurs sont supervisés lors de l'utilisation. Le Parlement danois a adopté une loi en Juin 2012 qui permettrait aux municipalités d'ouvrir ces centres et Copenhagen a lancé le premier en Octobre de cette année. Deux autres villes danoises ont depuis emboîté le pas.

Un deuxième DCR a été ouverte à Copenhague Août dernier et les deux centres accueillent aujourd'hui 1800 utilisateurs qui fument et s'injectent de l'héroïne et de la cocaïne. Les infirmières assistent jusqu'à 800 injections chaque jour dans les centres. Toutefois, cela ne veut pas dire que l'usage de drogues au DCR de est nécessairement plus sûrs. Bien qu'aucun décès ont eu lieu dans les deux chambres de Copenhague fixes, 135 personnes overdose sur le site dans la première année.

Mais en dépit des affirmations de certains qui DCR de encourager et de promouvoir l'utilisation de drogues illicites, les études montrent maintenant que les chambres de réduire la question de l'usage de drogues public sans augmentation de la criminalité et sauver des vies dans le processus. "Il est très similaire aux premiers jours de l'échange de seringues dans les États-Unis, où il y avait beaucoup d'opposition," a expliqué Laura Thomas avec la Drug Policy Alliance basée à New York. "Quasiment tous que l'opposition a maintenant disparu et beaucoup de gens reconnaissent qu'ils ont eu tort de s'y opposer: qu'il n'a pas augmenté la consommation de drogues, qu'il n'a pas fait beaucoup de choses que les gens craignaient Mais à l'. en même temps, il ya un coût très humaine à une faible courbe d'apprentissage ".

Le danois DCR du aident également les toxicomanes lorsqu'ils quittent les chambres. Rasmus Christansen, directeur à l'une de Copenhague DCR de, a déclaré qu'ils ont aidé plus de 1 000 utilisateurs obtiennent l'accès au logement et aux soins médicaux par le biais du système de protection sociale du pays. Le succès du programme a également inspiré la protection des toxicomanes lorsqu'ils quittent les rues. Majlund a établi une "zone franche" deux-mile carré dans le quartier de Vesterbro où les agents n'arrêtent pas les adultes pour possession de drogues, bien qu'ils puissent toujours être punis pour traiter.

". Nous l'habitude de penser la police pourrait résoudre tous ces problèmes seuls mais cela ne fonctionne pas," a déclaré le vice inspecteur de police Kaj Lykke Majlund "Nous devons comprendre que les usagers de drogues -. Gravement accro - ils ont besoin d'aide. Ils ont besoin de traitement, pas la peine ".


http://translate.googleusercontent.com/ ... KE.twitter

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pat-leon
Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Fév 2014 - 15:43
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Les salles de consommation de drogues à moindre risque pour les nuls

La Plate Forme Mondiale pour les salles de consommation de drogues à moindre risque vient de mettre en ligne une petite vidéo de quatre minutes très pédagogique. Il s'agit d'une simple comparaison entre ce qui se passe à l'intérieur d'une telle salle et ce qui se passe à l'extérieur, c'est à dire le plus souvent dans la rue.

Rappelons qu'une salle de consommation de drogues à moindre risque n'est pas un traitement contre la toxicomanie. On y traite de la prévention des risques qui sont associés à cette toxicomanie. Risques qui concernent les toxicomanes eux mêmes mais aussi les personnes vivant aux alentours.

http://actionbarbes.blogspirit.com/arch ... 656.html?c

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Mar 2014 - 15:14
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Académie de pharmacie : Le réseau français de réduction des risques pointe les erreurs

Dans un communiqué cinglant (7 mars), le Réseau français de réduction des risques fait un sort à l’avis (27 février) de l’Académie nationale de pharmacie sur les salles de consommation à moindre risque, le Réseau voit dans la publication de cet avis dans le contexte électoral des municipales un geste politique et polémique. Qu'en dit-il en passant à l’attaque ?



"Salle de consommation : l'Académie de Pharmacie candidate aux municipales de Paris". La teneur du titre, son ironie donnent d’emblée la clef de lecture du Réseau français de réduction des risques concernant la publication, le 27 février, d’un avis négatif sur les salles de consommation à moindre risque. Avis qui, selon le Réseau, devrait davantage marquer "par la date de sa publication, dans la dernière ligne droite de l’élection municipale, que par la qualité de son analyse et sa richesse bibliographique". D’ailleurs, le Réseau reprend quelques arguments de l'Académie… pour mieux les démonter.

L’Académie de pharmacie en toutes erreurs

Par exemple, l’Académie de pharmacie avance que "certains pays comme la Suède ont supprimé les salles d’injection en raison de leurs résultats peu convaincants". C’est une erreur qui n’a pas échappé au Réseau. "L'Académie, certainement pressée de rendre son avis, a du confondre avec un autre dispositif, car il n'y a jamais eu de salle de consommation en Suède !" Et le Réseau de rappeler que : "Les pays (Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Canada, Norvège, Australie, Danemark, Grèce) qui ont mis en place de tels dispositifs n'ont pour l'instant pas reculé. Bien au contraire, en 2014, il y aura de nouvelles salles de consommation au Danemark, au Luxembourg, en Espagne, et peut-être en Belgique et au Canada. Ce qui a pu être appelé une fermeture de salle, aux Pays-Bas, correspond tout simplement au resserrement du dispositif qui en nécessitait moins, celles-ci ayant rempli leur rôle d’un meilleur accès aux soins et ayant donc permis de diminuer le nombre d’usagers dans la rue".

Et encore des erreurs et des approximations

Autre erreur pointée par le Réseau… celle concernant : "les rares études plutôt favorables à ce genre d’expérimentation concernent l’usage d’héroïne médicinale et non celui de drogues de la rue". En fait, le Réseau explique qu’il y a même deux "erreurs importantes dans la même phrase". "D'abord, même si la bibliographie jointe à l’avis de l'Académie ne cite pas une seule étude sur les salles de consommation, elles sont pourtant nombreuses et répertoriées par l'expertise collective de l'Inserm sur la réduction des risques publiée en 2010. Pour la seule salle de Vancouver, plus de 60 études balaient ses différents apports".

"Ensuite, les salles de consommation à moindre risque sont très différentes des programmes d'héroïne médicalisée. Les salles de consommation sont des dispositifs de réduction des risques où les usagers apportent leur drogue acquise illicitement à l'extérieur. Elles offrent un "seuil adapté" pour mettre en contact le système de soin avec des usagers qui en sont exclus", explique le communiqué du Réseau. "Au contraire, dans les programmes d’héroïne médicalisée, l’héroïne est fournie par le programme, ce sont des dispositifs haut seuil, pour des personnes qui sont déjà dans le système de soin, mais en échec avec les solutions proposées (méthadone et buprénorphine). Certains pays conjuguent les deux approches (Suisse, Allemagne, Pays Bas), d'autres ont des salles de consommation mais pas de programme d'héroïne médicalisée (Espagne, Australie, Canada, Norvège)".

Et des méconnaissances aussi

Par ailleurs, l'Académie de pharmacie avance le "nombre de centres de soins pour toxicomanes existant en France, avec 170 000 patients sous traitement substitutif" pour suggérer qu'il y a beaucoup de choses faites pour les usagers de drogues et que ces salles ne seraient pas nécessaires. "Probablement la méconnaissance de ce dispositif empêche les Académiciens de nous donner le nombre exact de ces centres, et d’expliquer qu’ils reçoivent les malades alcooliques, addicts aux écrans, joueurs pathologiques, fumeurs de cannabis, et autres addictions aux jeux d’argent. Ils oublient également le rôle tenu par les médecins de ville et par les pharmaciens d’officines. Ils oublient surtout que les salles de consommation existent justement pour ceux qui ne sont pas dans le système de soin. Donner la possibilité aux usagers de drogue qui sont les plus exclus de se faire moins mal et de moins troubler l’espace public, c'est leur donner la possibilité de prendre soin d'eux, et à terme d'entamer un parcours de soin. C'était un des arguments du rapport Inserm", explique le Réseau.

Pas un avis scientifique, plutôt un tract électoral

Pour le Réseau Français de Réduction des Risques, la conclusion est nette : "A lire son texte, l’Académie de Pharmacie ne voulait pas rendre un avis scientifique. L'argumentaire reprend point par point celui des opposants aux salles de consommation, et les communiqués victorieux à quelques heures d'intervalles, de la candidate UMP, puis du groupe UMP de Paris laissent une triste impression : la politique politicienne remplace un débat ouvert, pour un problème qui touche aux usages de drogues et la tranquillité des riverains. C'est tout simplement grave qu’une aussi vieille assemblée qui se veut respectable transforme un de ses avis en un mauvais tract électoral".

NKM et l’UMP de Paris en profitent
Cela ressemble bien à du pain béni, cet avis de l’Académie nationale de pharmacie sur les salles de consommation à moindre risque. Bien qu’il soit truffé d’erreurs et très limite sur les arguments comme celui sur les consommateurs de drogues déjà infectés par le sida et les hépatites (voir article sur Seronet), il fait le profit de la candidate UMP à la mairie de Paris. Dans un communiqué du 4 mars, des représentants de Nathalie Kosciusko-Morizet (Déborah Pawlik, Pierre-Yves Bournazel et Philippe Goujon) considèrent cet avis comme un "nouveau désaveu pour Mme Hidalgo et M. Féraud (maire du Xème arrondissement qui doit accueillir la première salle de consommation à moindre risque de Paris). Cet avis est un nouveau coup d'arrêt, après l'avis défavorable émis par l'Académie de médecine, et l'avis tout aussi défavorable du Conseil d'Etat, au projet d'ouverture d'une salle de shoot porté par la municipalité sortante (…) Depuis plusieurs mois, Rémi Féraud, maire du 10ème arrondissement, et la municipalité socialiste s'entêtent à porter un projet qui n'est en rien une réponse adaptée à la dépendance des toxicomanes, et ce malgré les multiples avis défavorables émis par les organes scientifiques indépendants. L'illégalité du projet, soulignée par le Conseil d'Etat, n'a pas non plus freiné la velléité désastreuse des socialistes. L'opposition demande à Madame Taubira d'abandonner son projet de réforme de la loi de 70 sur la drogue qui aboutirait à dépénaliser l'usage des drogues en France pour permettre l'ouverture de salles de shoot sur un plan juridique (…) Après ce 3ème avis négatif, que faut-il faire pour que Mme Hidalgo et son directeur de campagne [qui est Rémi Féraud], qui a réaffirmé dans son programme pour le 10e arrondissement, sa volonté d'ouverture d'une salle de shoot, entendent enfin raison ?", écrivent-ils.
Même tonalité dans le communiqué du groupe UMP du Conseil de Paris (4 mars). "Le Groupe UMP au Conseil de Paris n’a jamais cessé de dénoncer l’illégalité et la dangerosité de l’ouverture de salles de consommation de drogues (…) La priorité nationale dans ce domaine est de lutter contre la consommation et non d’accompagner les toxicomanes dans leur addiction. Ainsi, le million annuel prévu pour chaque salle de shoot pourrait être consacré à l’ouverture de nouveaux lits d’hospitalisation en addictologie. Devant l’hostilité des riverains et l’avis négatif de nombreux experts de la Santé, Madame Hidalgo doit sortir de son silence", avance le groupe UMP.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Sep 2014 - 06:46
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Le gouvernement propose d'expérimenter les "salles de shoot " pendant 6 ans

Le ministère de la santé prévoit une expérimentation de salles de consommation de drogue à moindre risque (SCMR), parfois appelées « salles de shoot » pendant une durée de six ans, selon l'avant-projet de loi relatif à la santé.

« Dans cet espace, sont accueillis des usagers de stupéfiants et d'autres substances psychoactives, majeurs, qui apportent et consomment sur place ces produits, sous la supervision » de professionnels de santé et du secteur médico-social, précise le texte.

La supervision, ajoute l'avant-projet, consiste à « mettre en garde les usagers contre les pratiques à risques, à les accompagner et leur prodiguer des conseils » sur les modalités de consommation des drogues, « afin de prévenir ou de réduire les risques de transmission des infections et les autres complications sanitaires », sans que les professionnels participent « aux gestes de l'injection ».

EXAMEN AU PARLEMENT DÉBUT 2015


Le projet de loi doit être présenté en conseil des ministres en septembre, pour un examen au Parlement début 2015. Les centres qui mettront en place ces « salles de shoot » seront désignés par arrêté du ministre chargé de la santé. Une évaluation de l'expérimentation aura lieu six mois avant sa fin.

Un centre devait voir le jour l'an dernier près de la gare du Nord à Paris, mais avait été reporté sine die en octobre quand le Conseil d'Etat a recommandé, en préalable à toute expérimentation, l'adoption d'une loi, afin d'assurer une meilleure garantie juridique au dispositif.


Le gouvernement avait donné en février 2013 son feu vert à l'expérimentation de la salle, destinée aux toxicomanes précarisés, qui se shootent dans la rue, les sanisettes, parkings ou halls d'immeubles, dans des conditions d'hygiène déplorables.

Dans son exposé des motifs, le ministère rappelle que de telles salles existent dans plusieurs pays européens (Allemagne, Luxembourg, Espagne, Suisse) et que « leur bilan est positif pour protéger » les toxicomanes « des risques sanitaires de l'injection ». Ces salles ont aussi pour objectif de « réduire les nuisances dans l'espace public », précise-t-il.

http://www.lemonde.fr/sante/article/201 ... 51302.html

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clark
Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Sep 2014 - 19:02
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Bien sur que je suis pour... même si cela doit être relativement glauque.
Je me demande si j'aurais eu l'envie d'y mettre les pieds, mais ceux qui vont y aller prennent de sages précautions... à commencer par ce foutu C Evil or Very Mad
 
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vamonos
Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Sep 2014 - 20:52
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pat-leon
Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Sep 2014 - 22:34
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Bien sur que je suis pour... même si cela doit être relativement glauque.

Je peux comprendre... Wink
Laissez moi vous raconter une discussion que j'ai eu avec un visiteur aux Solidays 2013.
Celui-ci, au regard des photos des multiples Salles existantes, me disait que c'était un peu triste, peu engageant & au mieux trop "chirurgical"...
Je lui est demandé comment il concevrait de telles Salles.
Il était architecte d'Intérieur & fourmillait d'idées... Idea

Juste histoire de colorer mes propos, 2 photos d'un des 3 containers aménagés par Keith Harring...





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pat-leon
Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Sep 2014 - 22:44
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Localisation: Paris
Citation:
Contre, comme d'habitude.

Tout le monde ne peut partager le même point de vue...
La peine de mort, si l'on avait demandé l'avis des Français en 1981, serait encore en vigueur.

Ce qui est intéressant ici pour moi sera l'expérimentation de ces Salles par les Riverains, les habitants des rues adjacentes.
S'ils expérimentent une plus grande tranquillité, une plus grande sécurité pour eux & leurs enfants, constatent que les shooteuses ne trainent plus dans les caniveaux, dans la rue & les squares, alors oui cela vaut le coup... Idea
S'il s'établit des relations de bon voisinage entre eux, la Salle & les Usagers, on aura gagné...

On a trop mis l'accent sur l'aspect "Salle de Shoot" pour les SCMR. Ces espaces n'ont lieu d'être qu'à l'endroit où il existe une scène ouverte avec des usagers qui se piquent dans la rue, les portes cochères, les parkings & les squares...

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Oct 2014 - 10:20
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SALLES DE CONSOMMATION : TOURAINE PARLE DE SANTÉ, PAS D'IDÉOLOGIE

Les salles de consommation à moindre risque, seront, à coup sûr, un des grands sujets polémiques de la future loi de Santé que le gouvernement a déjà présentée… et qui sera débattue en 2015. Marisol Touraine a, récemment, dû faire face à une nouvelle attaque en règle contre ce dispositif de réduction des risques. Explications.

La ministre de la Santé Marisol Touraine a défendu (mi octobre) devant les députés l'expérimentation des salles de consommation à moindre risque prévue dans son projet de loi Santé. Cette expérimentation de salles de consommation de drogue à moindre risque (SCMR) est prévue pendant une durée de six ans. Ces salles, déjà expérimentées dans d'autres pays, sont destinées aux toxicomanes précarisés, qui consomment dans la rue dans des conditions d'hygiène déplorables. Elles ont aussi pour objectif de réduire les nuisances dans l'espace public. Le conseil d’Etat avait demandé au gouvernement de suspendre toute installation de salle de consommation de ce genre avant qu’un cadre légal ne soit adopté. La future loi de Santé doit y pourvoir. On sait que cette question tient lieu de chiffon rouge dans l’opposition (UMP et UDI) et tout particulièrement à Paris où les élus d’opposition (le député Philippe Goujon, par exemple) en font des tonnes sur le sujet. La ministre de la Santé a déjà été interpellée par questions orales et écrites à l’Assemblée Nationale sur les dites salles. La dernière interpellation en date est celle de du député UMP Yannick Moreau. Ce dernier a déposé une résolution, signée par 101 députés, contre la légalisation de ces "salles de shoot", qui constituent selon lui "une faute, contre notre jeunesse (...), contre nos forces de l'ordre et contre les familles qui luttent contre la drogue". On a ainsi un aperçu de la nature des griefs faits au texte. "Arrêtez de chercher à masquer l'échec économique de votre gouvernement, par des rideaux de fumée idéologiques", a asséné le député UMP, un argument déjà utilisé lors de l’examen de la loi sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.

SANTÉ VERSUS IDÉOLOGIE

Dans le projet de loi Santé, "il y a la volonté d'accroître les moyens que nous consacrons à la réduction des risques (en matière de drogue), de faire en sorte que les toxicomanes puissent être soignés, tous les toxicomanes", a expliqué Marisol Touraine, en réponse au député UMP. "S'il y a une faute, Monsieur le député, c'est de ne pas vouloir soigner des hommes et des femmes qui ont pour seul tort celui d'être malades", a-t-elle poursuivi. "S'il y a de l'idéologie, Monsieur le député, c'est celle de brandir des risques là où ils ne sont pas. Parce que, ce que moi je ne veux pas, Monsieur le député, c'est que des enfants jouent dans des bacs à sable où traînent des seringues", a-t-elle insisté, préférant que les toxicomanes "puissent être pris en charge dans des centres de réduction des risques. Moi je n'accepte pas qu'il y ait des hommes et des femmes qui ne puissent pas trouver d'accompagnement et de porte vers le système de soins", a-t-elle ajouté, rappelant au député que "des parlementaires et des élus" de son propre groupe "ont apporté leur soutien à cette démarche". "Je parle de santé, je parle d'accompagnement, je ne parle pas d'idéologie", a-t-elle conclu.

UNE "RÉSOLUTION" CARICATURALE

L’opposition reste imperméable à ces arguments. Et L’UMP bat campagne contre cette mesure qu’elle cherche, par tous les moyens, à faire passer pour une incitation à consommer de la drogue. C’est ce qu’on trouve d’ailleurs comme argument dans la résolution (4 octobre) du député Yannick Moreau, signée par 101 députés. Ce texte remet en cause l’initiative parisienne (le projet du Xème arrondissement conduit par l’association Gaïa). Il remet en cause aussi l’intérêt de ce dispositif. Il prétend ainsi "qu’il n’existe aucun lien avéré entre la présence des salles de shoot et la réduction du nombre d'overdoses" ou encore qu’il "n’existe à ce jour aucune preuve que les salles de shoot contribuent à réduire le nombre de cas d’infections virales du type VIH et hépatites B et C". Cette résolution "regrette que le gouvernement envoie ainsi un message complètement incohérent à l’adresse des familles, des éducateurs, des jeunes, des policiers, des magistrats et de nos partenaires étrangers investis dans la lutte contre ce trafic international" ou encore "renouvelle son attachement indéfectible à une politique de santé publique axée sur les soins, le sevrage, ainsi que la prévention précoce et sans démagogie des jeunes au fléau de la drogue et à une politique pénale ferme et répressive à l’endroit des trafiquants de drogue". Elle affirme surtout que ce projet gouvernemental "encourage l’entretien dans la dépendance des plus nécessiteux, aux frais des contribuables, et en priant à la police de fermer les yeux".

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mathilde
Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Jan 2015 - 15:58
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Vero42
Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Fév 2015 - 12:01
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Merci Math pour la vidéo (que j'ai enfin pris le temps de regarder)...
Incontestablement, la réduction des risques et les salles sont une des voies à prendre en urgence pour au moins stopper le fléau des trafic et des peines de prison ridicules...
Ça ne règlera pas toute la dépendance mais au moins ça la jugulera...
Et puis oui la dépénalisation !!! !

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campanar
Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Fév 2015 - 12:27
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Oust France a écrit:
L'OMS VEUT DES DES SERINGUES à INJECTION UNIQUE

L'organisation mondiale de la Santé a lancé hier, un appel à l'utilisation de seringue à injection unique afin de lutter contre la propagation des maladies infectieuses fatales.

Selon un étude de 2014, près de 1,7 millions de personnes a été contaminé par l'hépatite B et 315 000 par le virus de l'hépatite C après des injections à risques. " Des millions de personnes pourraient être protégées contre les infections transmises par des injections à risques si tous les programmmes de santé utilisaient des seringues à usage unique". a délaré l'OMS.[b]


Jamais je saurai si j'ai eu de la veine de me contaminer à la narine ou, la malchance...si l'intrus vient du pli du coude : pourtant pour la judicieuse probabilité de la progression de ma p'tite fibrose, ça serait un élément capital ! Smile
Ce qui est sûr c'est que sans le savoir, de longues années, j'ai été conta-mineur... Cool Confused Wink
ça aussi c'est capital ! Rougir

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1b (28 S. de Bocé ) Rechuteur ! Bénéfices Secondaires : Mauvaises herbes de nos simples natures...sculptons-les pour les voir en peintures...
 
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fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Mar 2015 - 11:44
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Salles de consommation : le geste d’Alain Juppé salué

Le 06 Mars 2015

Dans un communiqué (4 mars 2015), la Fédération Addiction salue l’annonce du maire de Bordeaux, Alain Juppé, confirmant la volonté d’expérimenter sur la ville l’une des futures salles de consommation à moindre risque (SCMR). Ces SCMR devraient être créées par la future loi Santé dont le passage à l’Assemblée Nationale est prévu dans quelques semaines. "Impliquée depuis le début dans le collectif du 19 mai 2009 (1) qui avait ouvert à l’occasion de la journée mondiale de l’hépatite une salle de consommation fictive, la Fédération Addiction souhaite que l’étape du vote de la loi de santé (…) permette rapidement de mettre en place ce nouvel outil.

"Vingt ans après l’ouverture de la première salle de consommation à Berne en 1986 et alors que 90 salles existent dans le monde, les résultats illustrent la pertinence de la réponse : Les décès par overdose ont été divisés par deux entre 1991 et 2009. Sur cette même période, on observe un recul de 80 % de la mortalité due au sida chez les toxicomanes", explique le communiqué de la Fédération Addiction. Celle-ci souhaite que "se concrétise enfin l’ouverture de ces salles, fixes ou mobiles, dans les villes qui avaient pu l’envisager, et qu’elles permettent aux riverains de mesurer en terme de qualité du "vivre ensemble" les bénéfices de cette offre d’accompagnement des usagers de drogues".
(1) Membres du collectif du 19 mai 2009 : Asud, Act Up – Paris, Fédération Addiction, Gaïa, Safe, Sos Hépatites Paris, réseau français de RDR, salledeconsommation.fr

la Fédération Addiction :

http://www.federationaddiction.fr/

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fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Mar 2015 - 10:34
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Prévention et salle de consommation, la Fédération Addiction réagit à la future loi de santé

Le 09 Mars 2015

Une dizaine de jours après Médecins du Monde, c’est au tour de la Fédération Addiction de faire connaître ses doléances concernant la future loi de santé.

La Fédération Addiction souhaite ainsi une accentuation des efforts portés sur la prévention des conduites addictives. « La prévention est actuellement une mission facultative » des centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), « financée de façon aléatoire et sur appel à projets. Nous proposons qu’elle soit reconnue en tant que mission obligatoire au même titre que les autres missions ». Les auteurs estime que cette demande de financement pérenne est en cohérence avec les préconisations du rapport Cordier qui préconise le rassemblement des financements des politiques publiques de prévention.

La fédération addiction demande aussi que la politique de réduction des risques inscrite dans la loi de santé de 2004, et réaffirmée dans celle de 2015, bénéficie d’une portée élargie à l’ensemble des modes de consommation et aux différents produits : illicites, licites et sans substances.

La salle de consommation mobile de Bordeaux en bonne voie

Inscrits dans l’article 9 de la loi de santé, les projets de salles de consommation à moindre risque continuent de se mettre en place, s’est félicitée la Fédération Addiction. Ainsi, le maire de Bordeaux Alain Juppé a confirmé sa volonté d’ouvrir un tel lieu dans sa ville. Alain Juppé s’est exprimé sur le sujet la semaine dernière à l’issue d’une réunion du conseil municipal qui a abouti à un relatif consensus autour du projet de salle de consommation mobile porté par le comité d’étude et d’information sur la drogue et les addictions (CEID), déjà responsable de deux centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction (CARRUD) bordelais.

« Le projet de salle de consommation mobile correspond à la réalité du terrain, explique le Pr Jean Michel Delile, directeur du CEID, il n’existe pas de zone clairement identifiée à Bordeaux où se pratique une consommation de drogue. Un dispositif mobile analogue à ceux qui existent à Berlin, est donc pertinent. » La salle de consommation mobile se présentera sous la forme d’un camion suivant les populations ciblées de site en site, principalement dans lieux abandonnés et des squats. Deux personnes assureront une permanence dans ce dispositif, qui mobilisera quatre équivalents temps plein auquel s’ajoutera un mi-temps médical.

Concernant le financement des salles de consommation, la loi de santé devrait leur assurer des budgets nationaux qui transiteront par les agences régionales de santé (ARS). « Nous avons rencontré le directeur de l’ARS aquitaine il y a un mois sur ce sujet, mais lui-même n’a pas encore d’informations sur la manière dont ce financement va se dérouler », précise toutefois le Pr Jean Michel Delile.

À Paris, le lieu est toujours en discussion

À Paris, le projet de salle de consommation à moindre risque porté par l’association Gaïa est également en bonne voie selon le Dr Jean-François Corty, directeur des missions France de l’ONG Médecin du Monde. S’il a longtemps été question d’une installation au 39 boulevard de la Chapelle, le site d’implantation est plus incertain. « Il y a des discussions en cours pour trouver le bon bâtiment, explique le Dr Jean-François Corty, mais il y a des bonnes pistes. Il faut que ce soit un dispositif à proximité des usagers, suffisamment spacieux pour déployer un espace de consommation médicale et une consultation sociale. »

Le projet peut néanmoins compter sur l’appui du maire de Paris Anne Hidalgo et du maire PS du 10e arrondissement, Rémi Féraud. En dehors de Paris et Bordeaux, les villes de Marseille et de Strasbourg font également l’objet de projets de salles de consommations à moindre risque.

Le quotidien du médecin

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Sujet du message:   MessagePosté le: 09 Avr 2015 - 06:12
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LES SALLES DE CONSOMMATION A MOINDRE RISQUE SONT DANS LA LOI …

SOS hépatites réclamait cette expérimentation depuis bientôt 10 ans, les SCMR (salle de consommation a moindre risque) sont depuis hier soir inscrite dans le marbre de la loi.

Il aura fallu 4 heures de débats acharné pour que le principe d’une expérimentation de SCMR soit adopté en France. Mais ne vous y trompez pas il ne s’agit pas d’un dispositif révolutionnaire : les SCMR existaient déjà il y a 30 ans en Suisse et 60 salles réparties dans plus de 30 pays, dont l’Espagne la Hollande et la Suisse, sont fonctionnelles aujourd’hui. Dans tous ces pays, les publications et l’analyse d’activité ont largement montré que ce dispositif, destiné a un public précaire, usager de drogues, en grande précarité, permettait un retour vers le soin et la resocialisation. La France ne sera pas novatrice, elle ne fait que rattraper son retard !

Dans le dispositif sanitaire de lutte contre les hépatites virales, les SCMR représentent un dispositif intéressant. SOS hépatites continuera de demander que les SCMR soient des espaces de vaccination contre les hépatites virales, des lieux de dépistage, et d’accompagnement personnalisé. Nous sommes contre les salles de shoot (relire le blog : JE SUIS CONTRE LES SALLES DE SHOOT !, 12/04/2013) mais réclamons l’expérimentation des SCMR en publiant les résultats de façon publique.

Hier, on pouvait entendre des phrases inacceptables dans la bouche de députés de l’opposition : « aidez les toxicomanes à guérir plutôt qu’à s’autodétruire » ou pire encore « si on osait, on pourrait même les appeler ‘antichambres de la mort’ ». Quelle méconnaissance ! Vivre avec les drogues, le VIH ou une hépatite virale c’est de toute façon vivre en caressant la mort, en s’interdisant l’avenir. Alors oui à des espaces qui permettent d’aller à la rencontre des exclus. Les SCMR seront la même révolution que les restos du cœur. Vous ne saviez pas que l’alimentation n’est pas la principale addiction liée à la vie ? Oui je revendique cette provocation mais quand le besoin de substance devient aussi vital que la respiration que faut-il faire ? Si on vous demandait d’arrêter de respirer arriveriez-vous à l’envisager de façon sereine ?

Cette loi qui doit donner suite et nous faire tous réfléchir.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/04/08/ ... ns-la-loi/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 09 Avr 2015 - 11:16
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ENFIN !

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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Sep 2015 - 19:13
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Salles de shoot : le Sénat dit oui

En plein examen du projet de loi santé, le Sénat a donné son feu vert à l’expérimentation des salles de shoot.

Les salles de shoot verront le jour en France. Au cours de l’examen en séance plénière du projet de loi santé, le Sénat a donné son feu vert à l’expérimentation des salles de consommation à moindres risques, qui permettent aux usagers de drogues dures (héroïne et crack, principalement) de s’injecter des substances avec un encadrement sanitaire.

Débat passionné

Cette disposition du texte de loi était loin d’être acquise. L’opposition, prédominante au Sénat, avait annoncé sa volonté d’y faire barrage, arguant que les salles de shoot encourageraient à la consommation de drogues.

Pour autant, les travaux menés dans les pays qui les ont mises en place révèlent qu’elles limitent les risques liés à la prise de ces substances (mortalité, infections…) sans générer une hausse de leur usage.

Au terme d’un débat « passionné », selon les termes employés par l’AFP, une majorité de sénateurs, majoritairement de gauche, ont rejeté les amendements à l’article 9 visant à supprimer le texte autorisant les salles de consommation à moindres risques. Ils ont ainsi suivi l’avis du gouvernement et de la commission des Affaires Sociales, qui se sont prononcés en faveur de ce dispositif.

Les sénateurs du parti Les Républicains, insuffisamment nombreux au Sénat ce jeudi pour exprimer leur opposition au texte, ont tous voté pour sa suppression, à l’exception notable d'Alain Milon et de Catherine Deroche, tous deux rapporteurs.

La première salle de shoot ouvrira à Paris, sur le site de l’hôpital Lariboisière.

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