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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Oct 2018 - 17:24
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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Oct 2018 - 17:26
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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Oct 2018 - 17:56
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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Oct 2018 - 07:59
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VHC : Deux nouveaux marqueurs prédictifs potentiels de complications hépatiques

Les marqueurs hépatocytaires K7 (kératine 7) et EpCAM (molécule d'adhésion cellulaire épithéliale) seraient prédictifs du risque de complications hépatiques chez les sujets présentant une cirrhose compensée liée au VHC. Cette conclusion émane des données de suivi de la cohorte prospective ANRS CO12 CirVir, constituée entre 2006 et 2012 et qui regroupe des sujets présentant une cirrhose compensée (Child-Pugh A) liée au VHC, pour lesquels les données de biopsie hépatique 2 ans avant l’inclusion étaient disponibles.

Pour ce travail, les chercheurs se sont basés sur les données de 337 patients (52 ans d’âge médian, 67,1% d’hommes, 64,6% de génotype 1, 73,6% de stéatose >5%) traités conformément aux recommandations ; au cours du suivi médian de 54,2 mois, 14% avaient eu au moins un épisode de décompensation, 37 avaient développé un hépatocarcinome, et 19 sont décédés d’une cause d’origine hépatique. L’analyse multivariée qui a été menée à partir des données cliniques et biologiques a permis de montrer que K7 (marquage diffus) était indépendamment associé avec le risque de décompensation (Hazard ratio (HR) : 3,0 [1,30-6,89], p=0,010) après ajustement sur les autres variables d’intérêt. Parallèlement, EpCAM était associé avec le risque d’hépatocarcinome (HR : 2,37 [1,07-5,23], p=0,033) tandis que K7 n’y était associé que chez les patients n’ayant pas atteints une RVS (p=0,048).

Pour mémoire, le marqueur de surface K7 est représentatif des cellules progénitrices hépatiques présentes à proximité des canaux biliaires et aptes à se différencier en hépatocytes dans les atteintes sévères du foie. Ces derniers, devenus alors K7-, ont un risque accru de cancérogenèse dans les modèles animaux et in vivo . Par ailleurs, EpCAM est un autre marqueur exprimé par ces cellules progénitrices, dans les phases précoces de leur développement.

Ainsi, les marqueurs de différenciation des cellules progénitrices pourraient constituer des outils intéressants pour apprécier le risque de complications hépatiques.

Références :

Wendum D et al. Influence of Progenitor-Derived Regeneration Markers on Hepatitis C Virus-Related Cirrhosis Outcome (ANRS CO12 CirVir Cohort). Hepatology. 2018 Oct;68(4):1534-1548. doi: 10.1002/hep.29927.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Oct 2018 - 08:05
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VHC : Les AAD et le traitement à base d’IFN entraînent des taux semblables de récidive du CHC

• Les taux et schémas de récidive du carcinome hépatocellulaire (CHC) précoce sont semblables que les patients reçoivent des antiviraux à action directe (AAD) ou un traitement à base d’interféron (IFN) contre le VHC après une ablation à visée curative.

• L’accélération potentielle de la récidive du CHC liée aux AAD suscite de nombreuses controverses ; les présentes données contredisent un tel lien.

• Étude japonaise menée auprès de 303 patients de la pratique clinique ayant reçu des AAD (n = 147, 74 % cirrhotiques) ou des schémas à base d’IFN (n = 156, 76 % cirrhotiques) après avoir subi un traitement de radioablation contre un CHC lié au VHC.
• Financement : Agence japonaise de recherche et de développement dans le domaine médical.

• Les taux de récidive du CHC étaient semblables avec les AAD et le traitement à base d’IFN à 1 et à 2 ans (39 % p/r à 39 % ; 60 % p/r à 61 % ; P = 0,43).
- Les taux étaient comparables avec (P = 0,85) et sans (P = 0,94) réponse virologique soutenue, indépendamment de la méthode.
• Les taux de récidive étaient semblables (P = 0,70) entre les groupes pour le stade :
- 0 (tumeur intrahépatique unique, < 2 cm) : 44 % p/r à 41 %.
- A (1-3 tumeurs, ≤ 3 cm) : 40 % p/r à 44 %.
- B (multinodulaire) : 14 % pour les deux.
- C (métastases extrahépatiques/envahissement macrovasculaire) : 2,5 % p/r à 0,7 %.
• À l’analyse multivariée, la récurrence était prédite par un niveau supérieur de fraction de l’alpha-fœtoprotéine sérique réactive à l'agglutinine de lens culinaris (AFP-L3 > 5 %, RR = 1,47 ; P = 0,04), un intervalle plus court avant le traitement du VHC (> 2 ans, RR = 0,51 ; P = 0,007) et de multiples traitements antérieurs du CHC (≥ 3, RR = 1,65 ; P = 0,007).

• Suivi plus court dans le groupe AAD ; absence de groupe témoin.

https://www.journal-of-hepatology.eu/ar ... 1/abstract

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Oct 2018 - 13:56
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Suivi des sujets VHC cirrhotiques : des arguments pour une surveillance spécifique du risque de cancer extrahépatique

Selon les données à 5 ans de l’étude ANRS CO12 CirVir, les sujets infectés par le VHC au stade de cirrhose présentent un risque accru de cancers non hépatiques, avec un taux global de mortalité standardisé selon l’âge et le sexe de 1,31 ([1,04-1,64], p=0,017) rapporté à celle du reste de la population générale française, et de 1,57 ([1,08-12,22], p=0,013) pour ceux ayant spécifiquement atteint une réponse virologique soutenue (RVS). Selon l’analyse de l’ensemble de la cohorte (cirrhose liée au VHB ou au VHC), les cancers non hépatiques constituaient la quatrième cause de décès (13.2%) derrière la progression d’un cancer primitif du foie (30,5%), l’aggravation hépatique non liée à un cancer (26.4%) et l’infection (12.6%). Elle était même la première cause chez les seuls sujets ayant atteint un contrôle virologique.

Ces résultats, parus récemment dans le journal Hepatology , présentent l’avantage de provenir du suivi prospectif d’une large cohorte pour laquelle l’évolution clinique, virologique et thérapeutique était qualifiée, alors que les données jusqu’à présents disponibles sur les liens entre infection virologique et cancer émanent principalement d’études rétrospectives. Si les données concernant les hémopathies malignes doivent être interprétées avec précaution, du fait du faible nombre de cas recensés durant le suivi, cette étude permet cependant de qualifier un risque qu’il conviendra d’évaluer par la suite chez les sujets non cirrhotiques et chez les sujets traités par les nouveaux antiviraux d’action directe. Les auteurs suggèrent cependant qu’une surveillance spécifique puisse être proposée aux sujets concernés.

Principales données

• Le travail d’analyse a été mené auprès des sujets de la cohorte, constituée entre 2006 et 2012, qui étaient infectés par le VHB ou le VHC, présentaient une cirrhose compensée (Child-Pugh A) ou une absence de complication hépatique comme un cancer primitif du foie. Ainsi, parmi les 1.671 patients (âge médian : 54,9 ans, 67,3% d’hommes, suivi médian 59,7 mois), 79,2% étaient infectés par le VHC, 18,9% par le VHB, et 1,9% par les deux virus.
• L’incidence cumulée du cancer primitif du foie (CPF) était de 13,4% et celle du cancer non hépatique de 5,9%. Le diagnostic de ces derniers était généralement posé à un plus jeune âge que dans la population générale (63,6 ans vs 67,7 ans ; p <0,001), avec un taux global de mortalité standardisé de 1,20 [0,97-1,47], p=0,09) rapporté au reste de la population française, et de 1,18 [0,77-1,73], p=0,47) pour les seuls sujets de la cohorte sans facteur de risque spécifique (tabac, alcool, syndrome métabolique, co-infection VIH, vs population générale). Après distinction des sujets selon la nature de l’infection, ce chiffre était de 1,31 en cas de VHC vs la population générale, et n’était pas statistiquement significatif pour les sujets VHB.
• Le rapport d’'incidence des hémopathies malignes standardisé selon l'âge était de 2,03 par rapport à population générale, avec un diagnostic à un âge moyen plus précoce (61,7 ans vs 70,3 ans).
• Chez les patients traités pour leur VHC, le rapport de l'incidence des cancers non hépatiques était de 1,26 [0,96-1,61] par rapport à la population générale, et de 1,57 [1,08-2,22] pour ceux ayant atteint la RVS. Les facteurs de risque de cancers extrahépatiques identifiés étaient l'âge et la RVS chez les sujets VHC et le tabagisme et l’âge chez les sujets VHB.

Références :

Allaire M et al. Extrahepatic cancers are the leading cause of death in patients achieving hepatitis B virus control or hepatitis C virus eradication. Hepatology. 2018 Oct;68(4):1245-1259. doi: 10.1002/hep.30034. Epub 2018 Jul 10. PMID: 29663511

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Oct 2018 - 14:22
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Un traitement réussi contre l'hépatite C réduit le risque d'événements cardiovasculaires

Le traitement de l'hépatite C, en particulier s'il permet de guérir, est associé à un risque réduit d'événements cardiovasculaires tels qu'une insuffisance cardiaque congestive, des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux, selon une étude présentée à IDWeek 2018 ce mois-ci à San Francisco.

Dans une vaste étude portant sur des anciens combattants américains, les personnes traitées avec de nouveaux antiviraux à action directe (AAD) étaient environ deux fois moins susceptibles de présenter des événements cardiovasculaires que les individus non traités (16 vs 30 événements par 1000 années-personnes de suivi, respectivement).

Au fil des années, voire des décennies, l’infection chronique par le virus de l’hépatite C (VHC) peut entraîner une maladie grave du foie, notamment une cirrhose, un carcinome hépatocellulaire et la nécessité d’une greffe du foie. Mais l’infection par le VHC peut aussi avoir des manifestations néfastes ailleurs dans le corps. Les raisons en sont mal comprises, car le virus lui-même infecte principalement les cellules du foie, mais il pourrait être lié à une inflammation chronique.

Plusieurs études ont montré que les personnes atteintes d'hépatite C sont plus susceptibles de développer des affections cardiovasculaires telles que la coronaropathie, les maladies vasculaires périphériques, l'infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux; Cependant, d'autres études n'ont pas vu cette association.

De plus en plus de preuves montrent que le traitement du VHC peut aider à inverser ce risque accru. Une étude récente menée en France , par exemple, a montré que le traitement de l'hépatite C réduisait le risque d'événements cardiovasculaires chez les personnes atteintes de cirrhose compensée. Mais encore une fois, certaines grandes études de l'ère de l'interféron n'ont pas montré d'avantage similaire.

http://www.infohep.org/Sustained-virolo ... e/3260148/

IDWeek, le professeur Adeel Butt du Weill Cornell Medical College à New York, a présenté les résultats d’une analyse comparant le risque de nouveaux événements cardiovasculaires chez les anciens combattants américains atteints ou non de traitement de l’hépatite C dans la base de données ERCHIVES (cohorte de vétérans infectés par le VHC).

Une analyse antérieure d'ERCHIVES par l'équipe de Butt, comprenant plus de 82 000 anciens combattants atteints d'hépatite C et plus de 89 500 anciens combattants non infectés, a révélé que le VHC était associé de manière indépendante à une augmentation de 27% du risque d'événements coronariens.

Dans la nouvelle analyse, les chercheurs ont commencé avec 242 680 anciens combattants atteints d'une infection chronique par le VHC. Ils ont exclu les patients co-infectés par le VIH ou le virus de l'hépatite B et ceux atteints d'une maladie cardiovasculaire préexistante au départ. Les personnes traitées ont également été exclues si elles ne disposaient pas de mesures d'ARN du VHC afin de déterminer si elles obtenaient une réponse virologique prolongée (RVS) ou une charge virale indétectable après la fin du traitement, ce qui est considéré comme un traitement curatif.

La population finale comprenait 4436 personnes traitées avec l'interféron pégylé plus la ribavirine et le même nombre de sujets de contrôle appariés n'ayant jamais reçu de traitement, ainsi que 12 667 personnes traitées avec AAD, toujours avec le même nombre de témoins appariés non traités. Les personnes qui avaient été traitées à des occasions différentes avec de l'interféron pégylé / ribavirine et des AAD ont été exclues. Parmi toutes les personnes traitées, le taux de RVS global était de 76%.

Dans les deux groupes, la plupart des participants (96%) étaient des hommes, plus de la moitié étaient blancs, environ un quart étaient afro-américains et l'âge médian était d'environ 58 ans. Les facteurs de risque cardiovasculaires étaient courants, notamment le tabagisme actuel ou passé (66%), l'obésité (32%), l'hypertension artérielle (53%), le diabète (environ 9%) et l'utilisation de statines (24%).

L’étude a examiné les nouveaux événements cardiovasculaires survenant au moins 12 semaines après le début du traitement contre le VHC: infarctus aigu du myocarde, accident vasculaire cérébral, angor instable (douleur thoracique indiquant une insuffisance sanguine atteignant le muscle cardiaque), insuffisance cardiaque congestive, maladie vasculaire périphérique angioplastie coronaire ou pontage coronarien.

Après ajustement pour les facteurs de risque cardiovasculaires, l’incidence des événements cardiovasculaires était de 30,4 pour 1 000 années-personnes chez les personnes non traitées, contre 20,8 pour 1 000 années-personnes chez les personnes traitées (p <0,0001).

En ventilant par type de traitement, les taux d'incidence étaient respectivement de 23,5 et 16,3 pour 1000 années-personnes chez les patients traités par interféron / ribavirine pégylé et les AAD (p <0,0001). En combinant les deux types de traitement, des événements cardiovasculaires se sont produits chez 19,1 personnes sur 1 000 ayant atteint la RVS et 22,5% sur 1 000 non guéries (p <0,0001).

Après 30 mois de suivi, les individus traités avaient une durée de survie significativement plus longue sans événement cardiovasculaire.

Sur la base de ces résultats, Butt et ses collègues ont conclu: "Le traitement du VHC est associé à un risque considérablement réduit d'événements cardiovasculaires. Les personnes traitées avec un schéma AAD et celles qui atteignent une RVS ont un bénéfice plus important".

Référence :

Butt A et al. Le traitement du VHC est associé à un risque réduit d'événements de maladie cardiovasculaire: résultats d'ERCHIVES. IDWeek, résumé 930, 2018.

https://idsa.confex.com/idsa/2018/webpr ... 69131.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Oct 2018 - 14:18
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Comorbidités, médicaments concomitants et interactions médicamenteuses potentielles avec des agents antiviraux à action directe sans interféron chez les patients atteints d'hépatite C à Taiwan

• Bien que les antiviraux à action directe aient été approuvés pour traiter l’hépatite C, les directives soulignent l’importance de prendre en compte les interactions médicamenteuses potentielles entre les AAD et les médicaments concomitants.

• Pour évaluer la prévalence de la comorbidité, l'utilisation concomitante de médicaments et les interactions médicamenteuses potentielles entre les AAD et les médicaments concomitants destinés aux patients atteints d'hépatite C à Taiwan.

• Cette étude transversale a inclus 822 patients de mai à août 2016 à Taiwan. Les données démographiques des patients, les comorbidités et les médicaments concomitants ont été évalués par des enquêtes auprès des médecins.

• Au total, 709 patients (86,3%) avaient ≥ 1 comorbidité; les catégories de comorbidité les plus courantes étaient les maladies de l'appareil digestif (40,1%), du système circulatoire (38,7%) et des maladies endocriniennes / nutritionnelles / métaboliques (35,2%). Les patients âgés avaient plus de comorbidités. Au total, 622 patients (75,7%) ont reçu ≥ 1 médicament concomitant; le nombre moyen de médicaments concomitants était de 3,2. Les classes de médicaments concomitants les plus courantes étaient les médicaments cardiovasculaires (34,4%), gastro-intestinaux (25,7%) et du système nerveux central (22,7%).

Parmi les patients sans cirrhose ou avec cirrhose compensée, les contre-indications étaient les plus fréquentes avec paritaprevir / ritonavir / ombitasvir plus dasabuvir, daclatasvir / asunaprévir et glécaprevir / pibrentasvir (13,3%, 6,0% et 5,4% respectivement), et la prévalence la plus faible avec sofosbuvir, , sofosbuvir / lédipasvir et sofosbuvir / velpatasvir (respectivement 0,8%, 1,3%, 1,4% et 2,1%). Les schémas posologiques à base de sofosbuvir ne présentaient aucune contre-indication chez les patients atteints de cirrhose décompensée.

• Notre population représentait une population âgée, avec une prévalence élevée de comorbidités et une utilisation répandue de médicaments concomitants. Les interactions médicamenteuses potentielles entre ces médicaments concomitants et les schémas thérapeutiques à base d'AAD étaient différentes, le plus petit nombre d'interactions potentielles avec des schémas thérapeutiques à base de sofosbuvir.

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/apt.15011

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Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Oct 2018 - 05:41
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VHC : grande efficacité de GLE/PIB en traitement de rattrapage

• Le schéma glécaprévir/pibrentasvir (GLE/PIB) est très efficace comme traitement de rattrapage pour le VHC après un échec des antiviraux à action directe (AAD), et ce, indépendamment du stade de la fibrose.

• Des études en situation réelle antérieures semblent indiquer que la fibrose prédirait une mauvaise réponse au traitement AAD chez les patients n’ayant pas répondu au traitement auparavant.

• Étude en situation réelle menée au Japon auprès de 30 patients infectés par le VHC de génotype (GT) 1b (70 %), 2a (6,7 %), 2b (30 %) ou 3a (3,3 %) n’ayant pas répondu au traitement AAD et qui ont reçu le schéma GLE/PIB pendant 12 semaines.
• 19 patients (63,3 %) présentaient une fibrose hépatique au stade avancé.
• Financement : Programme de recherche sur l’hépatite de l’agence japonaise pour la recherche et le développement dans le secteur médical (Japan Agency for Medical Research and Development).

• 28 patients (93,3 %) avaient obtenu une réponse virologique soutenue 12 semaines après le traitement (RVS12).
• Le taux de RVS12 était semblable chez les patients présentant ou non une fibrose hépatique au stade avancé (94,7 % p/r à 91,0 %).
• Deux patients infectés par le GT1b ont subi une rechute 4 semaines après le traitement, tous deux n’avaient pas répondu auparavant à un traitement par daclatasvir + asunaprévir.
- Un patient avait des variants associés à une résistance (VAR) dans les régions NS3-D168E et NS5A-L31I/P58S/Y93H avant le traitement ; des variants dans la région NS5A-L28M/V75A sont apparus après la rechute.
- Un patient avait des VAR dans la région NS5A-L31F/P32del avant le traitement.

• Conception rétrospective avec petite taille d’échantillon, en particulier dans certains sous-groupes.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30334096

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Oct 2018 - 14:05
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Mavyret (glécaprevir / pibrentasvir) 8 semaines d'amélioration des résultats cardiovasculaires et métaboliques et de la fonction rénale stable

Un traitement pan-génotypique au glécaprevir et au pibrentasvir contre l'hépatite C pendant 8 semaines a entraîné une amélioration des résultats cardiovasculaires et métaboliques et une fonction rénale stable: analyse post-hoc des essais cliniques de phase III.

Un traitement par Glécaprevir et Pibrentasvir G / P pendant aussi peu que 8 semaines a montré une amélioration des taux de glucose et de triglycérides à la 4e semaine suivant le traitement, quels que soient les antécédents de traitement et l'état de cirrhose. Ces avantages ont été particulièrement prononcés chez les patients présentant des triglycérides élevés, un prédiabète et un diabète au départ. Le traitement par G / P a également entraîné une fonction de DFGe stable pendant et après le traitement. Des études ultérieures sont nécessaires pour déterminer si ces effets sont maintenus sur de plus longues périodes.

https://link.springer.com/article/10.10 ... 018-0218-x

https://link.springer.com/content/pdf/1 ... 0218-x.pdf

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Traitement de l’infection virale chronique à l’hépatite C par le sofosbuvir et le daclatasvir chez les greffés du rein

• Évaluer l'efficacité et le risque de traitement par le sofosbuvir-daclatasvir chez les greffés du rein porteurs d'une infection chronique par le virus de l'hépatite C ( VHC )

• Une analyse de cohorte rétrospective réelle a été réalisée sur les KTR traités au sofosbuvir-daclatasvir dans notre centre entre janvier 2016 et mars 2018. Nous avons recueilli des données sur 19 KTR (13 hommes; âge 48,3 ± 9,6 ans; génotype I du VHC , n = 16; coïnfection par l’hépatite B chronique active, n = huit). Les données virologiques et cliniques ont été évaluées.

• Dans l'ensemble, 100% des patients avaient obtenu une réponse virologique soutenue 12 semaines après le traitement (RVS12). Leur fonction hépatique s'est nettement améliorée, avec une baisse significative des taux sériques d'alanine aminotransférase (ALT) et d'aspartate aminotransférase (AST) (ALT 34,8 ± 18,6 UI / L avant le traitement et de 15,0 ± 6,8 UI / L après traitement, p = 0,0003; AST: 35,05 Prétraitement ± 18,1 UI / L et 19,1 ± 7,0 post-traitement, p = 0,001). Une amélioration significative a été observée chez les patients présentant une protéinurie (n = 12) [0,95 (0,35-3,31) g / g au début de l'étude à 0,39 (0,27-1,02) g / g après thérapie, p = 0,048]. Les taux sériques de créatinine, de DFGe et de tacrolimus étaient stables pendant le traitement.

• Les données préliminaires ont démontré que le sofosbuvir-daclatasvir était très efficace pour traiter l' infection par le VHC dans les KTR avec une tolérance acceptable

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30369001

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Association entre le TSO et une probabilité plus élevée de dépistage du VHC chez les consommateurs de drogues danois

• La prise d’un traitement de substitution aux opiacés (TSO) est le plus important facteur de prédiction de dépistage du VHC chez les Danois en traitement pour consommation de drogues.

• L’écart observé entre le début de la consommation de drogues par injection et le premier test de dépistage du VHC indique qu’il est nécessaire d’accroître le dépistage en dehors du cadre du TSO.

• Étude de registre portant sur 5 483 personnes (âge médian de 23 ans ; 25 % de femmes) traités pour consommation de drogues entre 1996 et 2015.
• 50 % ont signalé une consommation de drogues injectables ou un TSO ; 32 % de ceux qui signalaient consommer des drogues injectables s’injectaient des stimulants.
• Financement : Bourse Gilead Nordic, Université et région du Sud du Danemark.

• Le taux global d’utilisation du test de dépistage du VHC était de 51,9 % et était plus élevé chez les patients à risque élevé que chez les patients à risque faible (76,6 % p/r à 31,1 % ; P<0,01).
• Le délai médian entre la première consommation de drogues injectables et le dépistage du VHC était de 6,5 ans.
• À la fin du suivi, 21,2 % des personnes restantes avaient un ARN du VHC détectable.
• À l’analyse multivariée, les facteurs prédictifs de dépistage du VHC comprenaient :
- Prise du TSO (RC = 3,7)
- Prise de drogues injectables (RC = 2,3)
- Sexe féminin (RC = 1,7)
- Lien avec les centres itinérants de prise en charge de l’hépatite (RC = 1,4 ; P<0,01 pour tous).
• Les facteurs prédictifs du VHC comprenaient la consommation de drogues injectables (RC = 6,7 ; P<0,01) et les antécédents de TSO (RC = 1,8 ; P<0,01).
69 % des 531 personnes positives pour le VHC recevaient un traitement pour consommation de drogues à la fin du suivi.
• Après 2010, seuls 4,7 % des nouveaux participants indiquaient que les opiacés étaient leur drogue de prédilection et 17 % signalaient une consommation de drogues injectables.

• Conception observationnelle et rétrospective de l’étude.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30347471

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Nov 2018 - 18:52
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Sécurité et efficacité du traitement combiné Sofosbuvir / Daclatasvir chez les enfants et les adolescents atteints du génotype 4 de l’hépatite chronique

Des antiviraux à action directe sont maintenant disponibles pour traiter l’ infection chronique par le VHC (virus de l’hépatite C) chez l’adulte et, plus récemment, chez les enfants âgés de 12 ans au moins. Notre objectif était d'étudier l'innocuité et l'efficacité du sofosbuvir (SOF) / daclatasvir (DCV) combiné pour le VHC de génotype 4 chez les enfants âgés de 8 à 18 ans et pesant 17 kg ou plus. 40 VHC chronique , des enfants infectés et naïfs de traitement avec des foies bien compensés ont été recrutés sur deux sites. Les patients ont reçu une thérapie combinée de SOF (400 mg / jour pour les patients pesant plus de 45 kg; 200 mg / jour pour les patients pesant de 17 à 45 kg) et du DCV (60 mg / jour pour les patients pesant plus de 45 kg; 30 mg / jour pour les patients pesant de 17 à 45 kg) pendant 12 semaines. Ils ont été suivis régulièrement par des examens cliniques et des tests de laboratoire pendant le traitement (une fois par semaine le premier mois puis tous les mois jusqu'à la fin du traitement), tous les trois mois pendant six mois après le traitement et 48 semaines après le traitement.

Dans notre cohorte, qui comprenait 45% des enfants de moins de 12 ans (72,5% des génotypes 4 et 27,5% des génotypes 4 et 1 mélangés), la réponse en fin de traitement était de 97,5%. La réponse virologique soutenue aux semaines 12 et 24 après le traitement (RVS12 et SVR24) était de 97. 5% et 95% respectivement sur une intention de traiter, et 100% pour ceux qui ont terminé le protocole de l'étude. Les effets secondaires observés étaient légers et aucun d'entre eux n'a nécessité d'abandon du traitement. La combinaison SOF / DCV s'est révélée efficace et sans danger pour le traitement des enfants infectés par le VHC de génotype 4, âgés de 8 ans et plus .

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30380158

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Nov 2018 - 18:56
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Innocuité et efficacité des schémas antiviraux à action directe basés sur le sofosbuvir pour le génotype 6 du virus de l'hépatite C dans le sud-ouest de la Chine: expérience réelle d'une étude rétrospective.

Les traitements facultatifs destinés aux patients présentant une infection par le virus de l'hépatite C chronique ( VHC ) (GT) 6 n'ont pas fait l'objet d'études approfondies. Cette étude visait à évaluer l'innocuité et l'efficacité des antiviraux à action directe (AAD) basés sur le sofosbuvir (SOF) pour HCV GT6. Nous avons mené une étude rétrospective à l'hôpital West China de l'Université du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, de janvier 2016 à mai 2017. Notre étude a examiné 130 patients naïfs de traitement atteints du VHC chronique GTV et sans cirrhose du foie. Un total de 60 VHC . Les patients GT6 ont finalement été inscrits. Tous les patients ont reçu un traitement par AAD à base de SOF, dont 400 mg de SOF plus 60 mg par jour de daclatasvir (DCV) ou 400 mg de SOF plus 100 mg de velpatasvir (VEL) par jour pendant 12 semaines. La réponse virologique prolongée 12 semaines après le traitement (RVS12) était de 100% (60/60) chez les patients naïfs de traitement avec le VHC.GT6, incluant 100% (37/37) des patients recevant un traitement SOF plus DCV et 100% (23/23) des patients recevant un traitement SOF plus VEL.

Les mesures de la rigidité hépatique étaient significativement diminuées chez les patients traités à la 12e semaine (p = 0,014) et à la 24e semaine (p <0,001) par rapport aux valeurs initiales. L'indice de ratio du biomarqueur sérique aspartate aminotransférase-plaquettes (APRI) et le score Fibrose-4 étaient également significativement réduits à la semaine 12 et à la semaine 24 par rapport à avant le traitement (p <0,001). La thérapie à base de SOF a été bien tolérée et aucun événement indésirable grave n’a été rapporté. En conclusion, les SOF avec DCV et les SOF avec VEL étaient sans danger et atteignaient un taux de RVS12 élevé chez les patients naïfs de traitement avec le VHC GT6 sans cirrhose du foie.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30380166

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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Nov 2018 - 07:04
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Efficacité et innocuité du glécaprevir / pibrentasvir chez les patients présentant une infection chronique au virus de l'hépatite C de génotype 5 ou 6 (ENDURANCE-5,6): essai de phase 3b ouvert multicentrique

• Le schéma posologique antiviral pangenotypique à action directe du glécaprevir coformulé avec du pibrentasvir est approuvé pour le traitement de l’infection chronique par le virus de l’hépatite C (VHC) de type 1 à 6 chez l’adulte. Dans les études avec homologation, 84 (99%) des 85 patients infectés par le VHC de génotype 5 ou 6 ont obtenu une réponse virologique prolongée (RVS) avec glécaprevir / pibrentasvir, sans échec virologique. Pour augmenter le nombre de données relatives à ces génotypes moins répandus, ENDURANCE-5,6 a évalué l'efficacité et l'innocuité du glécaprevir / pibrentasvir exclusivement chez les patients infectés par le VHC de génotype 5 ou 6.

• ENDURANCE-5,6 était un essai de phase 3b, à un bras, ouvert, multicentrique, mené dans 24 hôpitaux ou cliniques en Europe, en Océanie, en Amérique du Nord, en Afrique du Sud et en Asie du Sud-Est. Les adultes présentant une infection chronique par le VHC de génotype 5 ou 6 qui n’avaient jamais été traités ou qui avaient déjà été traités étaient éligibles. Le glécaprevir / pibrentasvir (300 mg / 120 mg) a été administré par voie orale une fois par jour pendant 8 semaines (pour les patients sans cirrhose) ou 12 semaines (pour les patients présentant une cirrhose compensée). Le critère principal d'évaluation de l'efficacité était la RVS12 (c.-à-d. ARN du VHC <15 UI / mL 12 semaines après le traitement), évalué au sein de chaque génotype du VHC et analysé dans la population en intention de traiter. Cet essai est enregistré avec ClinicalTrials.gov , numéro NCT02966795 .

• Entre le 9 février 2017 et le 28 août 2018, 84 patients ont été inclus: 23 avec une infection de génotype 5 et 61 avec une infection de génotype 6. Au total, 82 (97,6%, IC 95%, 94,4-100,0) des 84 patients ont atteint la RVS12. 22 (95,7%, IC 95% 87,3-100,0) sur 23 patients présentant une infection de génotype 5 ont atteint la RVS12, ainsi que 60 (98,4%, IC 95 · 2–100,0) avec 61 de génotype 6 infection. Un patient présentant une infection à VHC de génotype 6f et une cirrhose présentait un échec virologique sous traitement à la 12ème semaine de traitement, et un patient présentant un VHC de génotype 5a sans cirrhose qui avait atteint une RVS à la 4ème semaine après le traitement a rechuté à la 12ème semaine après le traitement. Cinq ( 6%) des patients ont présenté des effets indésirables graves, dont aucun n'a été jugé lié au glécaprevir / pibrentsavir ni à un arrêt du traitement. La fatigue (11 [13%] des patients) et les maux de tête (11 [13%]) ont été les seuls événements indésirables survenus chez 10% ou plus des patients. Aucune augmentation postérieure à la classe 3 ou supérieure des concentrations d'aminotransférase n'a été rapportée.

• Le glécaprevir / pibrentasvir a atteint des taux de RVS12 élevés, comparables aux données rapportées dans les études avec homologation, et a été bien toléré chez les patients infectés par le VHC de génotype 5 ou 6 avec une insuffisance hépatique compensée.



https://www.thelancet.com/journals/lang ... 8/fulltext

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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Nov 2018 - 07:13
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Défis et perspectives des antiviraux directs pour le traitement de l'infection par le virus de l'hépatite C

Résumé :

Le traitement de l’infection chronique par le virus de l’hépatite C a été révolutionné par la mise au point d’antiviraux à action directe (AAD). Les schémas thérapeutiques entièrement oraux, une fois par jour, d'une durée de 8 à 12 semaines sont désormais la norme, et une éradication virale est possible chez plus de 95% des patients dans différentes populations. Malgré ces avancées, plusieurs problèmes non résolus subsistent, notamment le traitement des patients atteints du virus de l'hépatite C de génotype 3, de l'insuffisance rénale chronique et de ceux chez qui le traitement par AAD a déjà échoué. Le glécaprevir / pibrentasvir et le sofosbuvir / velpatasvir / voxilaprevir sont les schémas thérapeutiques AAD les plus récemment approuvés.

Compte tenu du succès retentissant des thérapies modernes basées sur les AAD, le glécaprevir / pibrentasvir et le sofosbuvir / velpatasvir / voxilaprevir sont également susceptibles de constituer les derniers AAD à être approuvés. Les deux sont pangénotypiques, une fois par jour, combinaisons de DAA toutes orales susceptibles de combler les lacunes du portefeuille actuel de traitements de DAA. Nous examinons ici les défis associés aux AAD actuels et la manière dont ces deux schémas thérapeutiques peuvent être mis en œuvre dans les algorithmes de traitement existants.

Introduction :

L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) est un problème de santé mondial majeur, touchant environ 70 millions de personnes, soit 1% de la population mondiale, selon des estimations récentes. 1 De plus, l' infection chronique par le VHC est associée à une morbidité et à la mortalité, avec des complications liées au foie , y compris la cirrhose, l' insuffisance hépatique et le carcinome hépatocellulaire (HCC). 1 Le traitement antiviral a pour objectif de prévenir ces complications en réalisant une éradication virale. Ceci est défini comme un ARN du VHC indétectable 12 semaines après l'arrêt du traitement, également appelé réponse virologique prolongée (RVS). 2 , 3

L’introduction récente d’antiviraux à action directe (AAD) a révolutionné le traitement du VHC et fait de la guérison virale, associée à une amélioration de la qualité de vie, une réalité pour la grande majorité des patients. 4 , 5 Même chez les patients chez qui le traitement à base d'interféron est traditionnellement difficile ou contre-indiqué, y compris ceux atteints de cirrhose décompensée ou d'insuffisance rénale sévère, le VHC peut désormais être éradiqué avec une toxicité minimale et une bonne tolérance globale. 6 , 7 , 8 De plus, des études à grande échelle après commercialisation ont montré que les données des essais cliniques pouvaient être répliquées dans le monde réel avec une efficacité globale élevée et peu de problèmes de sécurité. 9 , 10 , 11

Enfin, il existe de plus en plus de preuves que l'éradication virale après traitement par DAA est associée à une diminution significative de la morbidité et de la mortalité liées au foie et aux séquelles extrahépatiques indésirables de l'infection par le VHC, tout en étant associée à une augmentation de la qualité de vie liée à la santé. 12 , 13 , 14 , 15 Malgré ces avancées accablantes, l’élimination du VHC pose des problèmes pour certains sous-groupes de patients, y compris ceux pour lesquels les traitements antérieurs à base de DAA ont échoué.

L’approbation récente des schémas posologiques de l’AAD pangénotypique a permis de combler les lacunes restantes du portefeuille de traitement du VHC ( Fig. 1 ). Ces schémas incluent le pibrentasvir, inhibiteur de la protéase NS3 / 4A, et le glécaprevir, inhibiteur de la NS5A (GLE / PIB; AbbVie, North Chicago, IL, Etats-Unis) et le sofosbuvir, inhibiteur de la polymérase NS5B, en association avec l'inhibiteur de la NS5A, le velpatasvir et le voxilrérevir (SOF / VEL / VOX; Gilead Sciences, Foster City, Californie, États-Unis).



Dans cette revue, nous discuterons des limites des schémas thérapeutiques antérieurs à base de DAA et de la manière dont elles ont été surmontées avec l’avènement des schémas thérapeutiques à base de DAA récemment approuvés ( Tableau 1 , Tableau 2 ).





Essais cliniques sur le glécaprevir / pibrentasvir

Le glécaprevir et le pibrentasvir (GLE / PIB) ont tous deux une activité métabolique très limitée dans le foie ou les reins et ont une activité antivirale puissante in vitro contre tous les génotypes majeurs du VHC. Le PIB présente une barrière élevée contre les SAR courants identifiés pour d'autres inhibiteurs de la NS5A, y compris ceux situés aux positions clés des acides aminés 28, 30, 31 et 93 du gène NS5A. 62
Un certain nombre d'essais de phase III ont évalué une durée de traitement de 8 à 16 semaines chez des patients non cirrhotiques de tous les génotypes 1 à 6. Dans l'étude ENDURANCE-1, un traitement de 8 ou 12 semaines chez 703 patients atteints du VHC de génotype 1 a donné des taux de RVS de 99,1% et 99,7%, respectivement. Sur les quatre patients ayant échoué au traitement dans les deux groupes, un seul avait un échec virologique dans le groupe traité au traitement de 8 semaines. 63 Dans les études ENDURANCE-2 et -4, 202 patients de génotype 2 et 121 patients de génotype 4–6 avaient chacun des taux de RVS de 99% avec 12 semaines de GLE / PIB. 64 L’étude SURVEYOR-2, partie 4, a montré que le traitement GLE / PIB de 8 semaines était également efficace sur les génotypes 2, 4, 5 et 6, avec des taux de RVS de 98%, 93%, 100% et 90% sur 145 , 2 et 10 patients, respectivement. 64 Il n'y a pas eu d'échec virologique chez les génotypes 4–6 du VHC et seulement deux échecs virologiques chez les patients atteints du génotype 2 du VHC.

Le schéma thérapeutique GLE / PIB a également été évalué dans deux études de patients infectés par le VHC de génotype 3. Dans l'essai ENDURANCE-3, 505 patients de génotype 3 non cirrhotiques ont reçu 8 ou 12 semaines de GLE / PIB, ou 12 semaines du schéma thérapeutique précédemment approuvé pour le daclatasvir et le SOF, dans l'une des très rares associations de DAA en tête à tête. études à ce jour. 63Les taux correspondants de RVS étaient respectivement de 95%, 95% et 97%. Les deux bras GLE / PIB étaient statistiquement non inférieurs au régime de 12 semaines de daclatasvir / SOF. Les taux d'échec virologique n'étaient pas statistiquement différents (≤ 1%) bien que, numériquement, il y ait eu plus de cas de rechute virologique dans le bras GLE / PIB à 8 semaines. Dans la partie 3 de SURVEYOR-2, un total de 44 patients atteints de VHC infectés par le VHC de génotype 3 atteints d'interféron pégylé, atteints ou non de cirrhose, ont été randomisés pour recevoir respectivement 12 ou 16 semaines de GLE / PIB avec des taux de RVS de 91% et 96%. 65 Cette constatation a conduit à l'approbation de 16 semaines de traitement GLE / GDP chez les patients prétraités avec le génotype du VHC 3 infection. Le taux de RVS était légèrement plus bas chez les patients présentant le RAS A30K au départ.

L'étude EXPEDITION-1 a évalué 146 patients atteints des génotypes 1, 2 et 4 à 6 du VHC atteints de cirrhose compensée traités pendant 12 semaines. Les taux de RVS correspondants étaient de 99 à 100%. Dans cette étude, aucun patient n'a présenté une élévation significative du taux d'alanine aminotransférase et aucun cas de décompensation hépatique n'a été noté. 66
EXPEDITION-4 était une étude critique du programme GLE / PIB incluant des patients présentant tous les principaux génotypes du VHC et atteints d'insuffisance rénale chronique (IRC) aux stades 4 et 5 traités pendant 12 semaines. 6 Comme les précédents schémas thérapeutiques de paritaprevir / ombitasvir plus dasabuvir et de grazoprevir / elbasvir, approuvés pour les génotypes 1 et 4 du VHC, ce schéma thérapeutique était considéré comme attractif pour la population atteinte de néphropathie coronarienne en raison de son absence d'excrétion rénale et de l'aspect pangénotypique couverture. Plus de 80% des participants à l'essai étaient sous hémodialyse. Sur les 104 patients de l'étude, 98% ont atteint une RVS, avec un seul échec virologique chez un patient.

MAGELLAN-1 était une étude ouverte de phase II qui évaluait l'efficacité et l'innocuité de GLE / PIB avec ou sans ribavirine pendant 12 semaines chez 50 patients non cirrhotiques de génotype 1 présentant un échec antérieur de la DAA. Les taux de RVS étaient de 100%, 95% et 86% dans trois groupes de dosage différents: 200 mg de GLE / 80 mg de PIB, 300 mg de GLE / 120 mg de PIB plus 800 mg de ribavirine, ou 300 mg de GLE / 120 mg de PIB, respectivement. 67Seuls deux patients sur 50 ont présenté un échec virologique. Ces résultats prometteurs n'ont pas pu être confirmés lors de l'extension de MAGELLAN-1, partie 2, phase III chez des patients présentant un échec antérieur en NS5A et / ou NS3 / 4A, avec ou sans cirrhose compensée. Un total de 91 patients (95% présentant le génotype 1 du VHC) ont été randomisés pour recevoir 12 à 16 semaines de traitement GLE / PIB. La RVS était de 100% chez les patients NS3 / 4A expérimentés, quelle que soit la durée du retraitement. Cependant, parmi les patients qui avaient déjà reçu un inhibiteur de NS5A, les taux de RVS n'étaient que de 88% et 94% dans les groupes de traitement de 12 semaines et de 16 semaines, respectivement. En outre, 30 patients au total présentaient un échec antérieur de DAA sur le traitement double inhibiteur NS5A et inhibiteur de protéase NS3 / 4A, et les taux de RVS n'étaient que de 79% et 81% respectivement dans les groupes de traitement de 12 semaines et de 16 semaines. 68 Ces résultats ont été à la base de l’approbation canadienne et américaine de la GLE / PIB chez les patients atteints du VHC de génotype 1 pendant 12 semaines s’il y avait eu une exposition antérieure aux inhibiteurs NS3 / 4A, 16 semaines s’il ya eu une exposition aux inhibiteurs NS5A, mais pas si les patients avaient été exposés aux deux classes d'AAD.

Enfin, dans MAGELLAN-2, l’innocuité et l’efficacité de GLE / PIB ont été évaluées chez des greffés du foie ou de rein présentant une infection de génotype 1–6. 69 Le taux de SVR global était de 98%. Un patient atteint du VHC de génotype 3a a rechuté. Les interactions médicamenteuses avec les immunosuppresseurs étaient minimes, voire nulles, y compris le tacrolimus, un inhibiteur de la calcineurine. Cependant, les taux de GLE / PIB augmentés en cyclosporine et le schéma thérapeutique ne sont donc pas recommandés chez les patients nécessitant une dose de cyclosporine supérieure à 100 mg par jour.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Nov 2018 - 07:50
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Essais cliniques sur le sofosbuvir / velpatasvir / voxilaprevir

Le schéma thérapeutique SOF / VEL / VOX est approuvé en Europe, au Canada et aux États-Unis pour le traitement des patients présentant une infection chronique par le VHC sans cirrhose ou une cirrhose compensée ayant déjà été traités avec un inhibiteur de NS5A. La durée de traitement recommandée est de 12 semaines. En Europe, 8 à 12 semaines de traitement SOF / VEL / VOX sont également approuvées pour les patients naïfs de DAA, avec et sans cirrhose compensée. Comme pour les principaux essais GLE / PIB, les quatre essais POLARIS de phase III, qui évaluaient l'innocuité et l'efficacité de SOF / VEL / VOX, étaient entièrement exempts de ribavirine.

Les essais POLARIS-1 et -4 ont été menés chez des patients qui avaient précédemment reçu un schéma thérapeutique contenant de l'AAD. 55Dans le cadre de POLARIS-1, les patients présentant une infection par le VHC de génotype 1 et une expérience antérieure d'inhibiteur de NS5A ont reçu SOF / VEL / VOX pendant 12 semaines ou un placebo correspondant. De plus, 114 patients infectés par d'autres génotypes du VHC ont également reçu 12 semaines de SOF / VEL / VOX. Les taux de RVS globaux étaient de 96% (n = 97/101) pour le génotype 1a du VHC, 100% (n = 45/45) pour le génotype 1b, 100% (n = 5/5) pour le génotype 2, 95% (n = 74 / soixante dix huit) pour le génotype 3, 91% (n = 20/22) pour le génotype 4 et 100% pour les génotypes 5 et 6 (n = 7/7). Six patients ont présenté une rechute virologique (quatre du génotype 3 du VHC) après la fin du traitement et une percée virologique au cours du traitement chez un patient présentant de faibles concentrations plasmatiques du principal métabolite des FOS, ce qui suggère une mauvaise observance de l'étude. Il est à noter que les six patients qui ont rechuté avaient une cirrhose. Des RAS de base ont été observés chez 83% des patients, bien que les taux de RVS ne soient pas statistiquement différents entre ces patients et ceux sans RAS de base. Un seul des six patients en rechute avait un SRA (Y93H) en cours de traitement au cours du suivi.

Dans POLARIS-4, les patients infectés par le VHC de génotype 1, 2 ou 3 ayant déjà reçu un traitement par AAD excluant un inhibiteur de NS5A ont reçu SOF / VEL / VOX (n = 163) ou SOF / VEL (n = 151) pendant 12 semaines. 55 19 autres patients atteints du VHC de génotype 4 ont également été inclus dans le groupe SOF / VEL / VOX. Dans l'ensemble, 46% des patients avaient une cirrhose compensée et la plupart d'entre eux avaient déjà échoué leur traitement par SOF. Les taux de réponse étaient respectivement de 98% et 90% dans les groupes de traitement SOF / VEL / VOX et SOF / VEL. Des RAS de base pour NS4 / 3A et / ou NS5A étaient présents chez 46% des participants à l’étude traités par SOF / VEL / VOX, qui ont tous atteint la RVS. De plus, les SAR ne sont pas apparus chez les patients qui ont rechuté après un traitement par SOF / VEL / VOX. En revanche, seuls 90% des patients du groupe SOF / VEL avec RAS de base ont atteint la RVS.

POLARIS-2 était un essai ouvert randomisé comparant SOF / VEL / VOX pendant 8 semaines à SOF / VEL pendant 12 semaines chez des patients naïfs de DAA infectés par tous les génotypes du VHC avec et sans cirrhose compensée, à l'exception des patients de génotype 3 et de cirrhose . 70 Globalement, 95% des patients présentaient une RVS après 8 semaines de SOF / VEL / VOX, par rapport à 98% avec une RVS après 12 semaines de SOF / VEL.

Enfin, POLARIS-3 était un essai de comparaison randomisée comparant 8 semaines de SOF / VEL / VOX (n = 105) par rapport à 12 semaines de SOF / VEL (n = 106) chez les patients naïfs de DAA avec le génotype 3 et la cirrhose compensée. 70 Les taux de RVS étaient de 96% dans les deux groupes de traitement, avec seulement deux patients présentant un échec virologique dans chaque groupe.

Dans tous les essais menés par POLARIS, aucun événement indésirable grave n’a abouti à l’arrêt du traitement. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés étaient les maux de tête, la fatigue, la diarrhée et les nausées. Les nausées et les diarrhées étaient plus fréquentes chez les patients traités par SOF / VEL / VOX. Cependant, 95% des événements étaient d'intensité légère.

Comment les nouveaux régimes d'AAD s'intégreront-ils dans les algorithmes de traitement modernes ?

Thérapies pangénotypiques :

D'un point de vue global, l'élimination du VHC ne peut être obtenue qu'avec des schémas thérapeutiques à base d'AAD très actifs dans tous les génotypes de VHC connus, tout en présentant d'excellents profils de tolérance et peu d'interactions médicamenteuses. Les deux combinaisons d'antiviraux à action directe GLE / PIB et SOF / VEL, avec SOF / VEL / VOX en tant que solution de secours, permettent de relever la plupart des défis et des limitations thérapeutiques existants associés au traitement du VHC. Cela est particulièrement vrai pour le traitement des génotypes 4, 5 et 6 du VHC, qui étaient sous-représentés dans la plupart des essais cliniques mais très répandus dans de nombreux pays à revenus moyens et faibles. 71
GLE / PIB est un schéma à prendre une fois par jour pour le traitement de tous les génotypes du VHC, avec une durée de traitement de 8 semaines chez la plupart des patients non cirrhotiques. Cependant, la caractéristique la plus distinctive de ce schéma thérapeutique est l’activité antivirale élevée du génotype 1a du VHC, même chez les patients présentant un échec antérieur du PEG-IFN et ceux présentant une cirrhose. Dans une analyse groupée d'études cliniques de phase II / III, il n'y avait que deux échecs virologiques de génotype 1a, l'un avec une cirrhose et un autre patient avec le NS5A RAS Y93N au début, alors qu'aucun échec de génotype 1b n'a été rapporté. 72 Cela représente un avantage majeur sur la pratique actuelle de tests de résistance avant grazoprevir / elbasvir et l' utilisation intensive de la ribavirine avec soit paritaprévir / ombitasvir / dasabuvir ou LDV / SOF chez les patients déjà traités avec et sans cirrhose.

Étant donné que 8 semaines de SOF / VEL n’ont pas démontré d’efficacité non inférieure, par rapport à 12 semaines dans un essai clinique de phase II 73, ce schéma thérapeutique avec AAD n’a été approuvé que pour 12 semaines. Dans ce contexte, l'un des objectifs des essais POLARIS-3 et 3 était d'évaluer l'efficacité de 8 semaines de SOF / VEL / VOX sur tous les génotypes du VHC chez des patients avec et sans cirrhose et avec ou sans expérience préalable de PEG-IFN. De manière surprenante, POLARIS-2 n’a pas réussi à prouver que SOF / VEL / VOX pendant 8 semaines n’était pas inférieur à SOF / VEL pendant 12 semaines, principalement en raison d’un nombre inattendu d’échecs chez les patients infectés par le VHC de génotype 1a. 70 Bien qu'il ait été démontré que le NS3 / 4A RAS Q80K ne modifiait pas la sensibilité au voxilaprevir in vitro, Q80K était détectable au départ chez la majorité des patients du génotype 1a avec une rechute virologique post-traitement, ce qui indique qu’il peut exister un lien après tout. Cependant, il n'est pas clair s'il s'agissait de la substitution Q80K en soicela a conduit à une augmentation du taux d'échec du traitement, ou s'il servait de marqueur de substitution pour une caractéristique non identifiée du clade de génotype 1a qui est particulièrement répandue aux États-Unis. Par conséquent, aux États-Unis et au Canada, le schéma posologique SOF / VEL / VOX n’a pas été soumis à l'approbation de patients sans expérience préalable de la DAA, alors qu'en Europe, SOF / VEL / VOX a également été approuvé pour les patients n'ayant jamais reçu de DAA. Une explication possible peut être trouvée dans le résumé européen des caractéristiques du produit qui indique que les taux de RVS étaient de 89% chez les patients infectés par le génotype 1a inscrits sur des sites situés aux États-Unis et de 97% chez les patients infectés par le génotype 1a inclus à des sites situés à l'extérieur des États-Unis. évoquant la possibilité évoquée ci-dessus, il pourrait y avoir une différence entre les clades de génotype 1a du VHC de différentes régions géographiques.74 Cependant, étant donné que SOF / VEL / VOX est le seul schéma thérapeutique disponible pour les patients expérimentés en AAD en Europe et que deux schémas thérapeutiques doubles puissants, GLE / PIB et SOF / VEL, sont largement disponibles, la plupart des experts, dont nous ne recommandons pas SOF / VEL / VOX en traitement de première ligne.

VHC de génotype 3

L’infection par le VHC de génotype 3 chez les patients atteints de cirrhose et / ou d’échec antérieur du traitement a été le talon d’Achille de nombreux schémas thérapeutiques sans interféron. L’histoire n’est pas différente avec GLE / PIB. Alors que 8 semaines sont recommandées chez les patients naïfs de traitement, non cirrhotiques avec le génotype du VHC 3, 63 prolongation de traitement à 16 semaines est recommandé chez les personnes atteintes avant l' échec PEG-IFN, quelle que soit la présence d' une cirrhose. Cependant, il n’est pas clair si l’échec antérieur du traitement, la présence de SAR NS5A au début du traitement ou les deux étaient responsables de l’échec du traitement GLE / PIB. 75 Certes, davantage de données doivent être collectées dans cette population de patients. De plus, comme il existe d'autres schémas thérapeutiques de 12 semaines, un schéma thérapeutique GLE / PIB de 16 semaines sera rarement nécessaire.

Alors que SOF / VEL a une excellente activité chez les patients naïfs de traitement avec le VHC de génotype 3, avec et sans cirrhose, les taux de RVS étaient inférieurs chez les patients prétraités, en particulier chez ceux qui présentaient également une cirrhose ou des RAS NS5A de base (RVS 89–91%) . 41 Par conséquent, la combinaison de SOF / VEL avec la ribavirine a été recommandée dans cette population en particulier, bien que les données récentes du monde réel suggèrent que ribavirin peut ne pas être nécessaire de cirrhose compensée. 76 , 77

Dans POLARIS-3, seuls deux patients infectés par le génotype 3 traités avec SOF / VEL / VOX ont présenté un échec virologique, les deux ne présentant pas de RSA NS5A au départ. De plus, tous les patients avec des SRA de base (que ce soit en NS3 et / ou en NS5A) ont atteint une RVS. Ainsi, 8 semaines de traitement SOF / VEL / VOX peuvent constituer une option envisageable chez les patients traités avec une cirrhose compensée, car cette association a permis d'obtenir 97% de RVS. 70

Maladie rénale chronique

Les deux GLE et PIB sont principalement métabolisés et excrétés dans le système biliaire, avec une excrétion rénale négligeable, faisant de GLE / PIB une combinaison attrayante de DAA chez les patients atteints de néphropathie chronique. Il est à noter que la notice GLE / PIB recommande 8 semaines de traitement chez les patients atteints d'IRC qui ne présentent pas d'autres indications d'extension du traitement ( par exemple la cirrhose), alors que les patients de l'essai EXPEDITION-4 ont été traités pendant 12 semaines au total. 6Cependant, malgré l’absence d’essai pour appuyer cette recommandation, nous estimons qu’une limitation du traitement à 8 semaines est justifiée. Alors que le schéma thérapeutique déjà approuvé de grazoprevir / elbasvir s'est avéré efficace chez les patients atteints de néphropathie chronique et de génotypes 1 et 4, GLE / PIB semble prometteur en tant qu'option de traitement efficace et sans danger pour les patients présentant d'autres génotypes du VHC.

Patients avec échec antérieur de DAA

Sur la base de l'étude Magellan-1, GLE / PIB a été approuvé pour le traitement de sauvetage des patients déjà traités avec le DAA aux États-Unis et au Canada, mais pas en Europe. 67 , 68 Toutefois, l’approbation canadienne et américaine est limitée aux patients infectés par le génotype 1, car seuls quelques patients présentant le génotype 4 ont été inclus dans cette étude. Le traitement de secours par GLE / PIB n'est pas recommandé chez les patients présentant un échec antérieur des inhibiteurs NS3 / 4A et NS5A, principalement parce que des SRA cliniquement significatifs, associés à des taux de RVS plus faibles dans l'étude Magellan-1, sont susceptibles de se produire chez les deux cibles. Nous pensons que les tests de résistance peuvent être utiles pour choisir la combinaison optimale et la durée du traitement, si l’on prend GLE / PIB pour le traitement de patients présentant un échec antérieur de la DAA.

SOF / VEL / VOX occupe actuellement une position unique pour le traitement des patients présentant un échec antérieur de la DAA. Les données des études POLARIS-1 et POLARIS-4 ont montré qu'il n'y avait pas d'association entre les SAR de base et les résultats du traitement. 55 Ainsi, les tests de résistance ne sont pas recommandés avant le traitement de sauvetage par SOF / VEL / VOX. Cependant, si SOF / VEL / VOX échoue, des tests de résistance peuvent être nécessaires avant de choisir une stratégie de retraitement individuelle. De plus, étant donné que quatre des six échecs SOF / VEL / VOX dans POLARIS-1 étaient de génotype 3 du VHC, la ribavirine peut toujours être envisagée chez les patients présentant un échec du VHC de génotype 3 et de NS5A antérieur, en particulier en présence de cirrhose et / ou de cirrhose. autres prédicteurs négatifs de la réponse.

SOF / VEL / VOX peut également être le choix optimal pour les patients présentant une défaillance antérieure de GLE / PIB malgré le manque actuel de données disponibles.

Défis restants

Comme avec tous les autres schémas thérapeutiques contenant des inhibiteurs de la protéase NS3 / 4A du VHC, GLE / PIB et SOF / VEL / VOX, qui contiennent tous deux un inhibiteur de la protéase NS3 / 4A, ne sont pas recommandés chez les patients atteints de cirrhose décompensée (stade B de Child-Turcotte-Pugh ou C) Ainsi, les patients avec une cirrhose décompensée et un échec antérieur de la DAA n’ont pas d’option de traitement explicite à ce jour. Pour ces patients, des options thérapeutiques alternatives, y compris des associations DAA non étiquetées sans inhibiteur de NS3 / 4A, telles que SOF / VEL ± ribavirine, doivent être envisagées dans un cadre contrôlé. Une autre approche consiste à traiter le VHC après une greffe du foie chez des patients qualifiés pour la transplantation et présentant un gène pangénotypique GLE / PIB ou SOF / VEL / VOX.

De plus, il n’existe actuellement aucune option thérapeutique pour les patients en échec sous SOF / VEL / VOX. Chez ces patients, l'ajout de ribavirine et l'extension du traitement à 24 semaines, ou l'association GLE / PIB en association avec SOF et ribavirine pendant 16 semaines, peut constituer une approche thérapeutique envisageable. La justification de l’adoption d’une durée plus longue de SOF / VEL / VOX est théoriquement attrayante en raison de l’absence de SCR apparaissant sous traitement chez les patients qui ont échoué 12 semaines de SOF / VEL / VOX dans les essais POLARIS, tandis que 16 semaines de traitement GLE / PIB plus Les FOS et la ribavirine se sont révélés actifs chez les patients présentant un échec antérieur du GLE / PIB. 78
Le traitement des enfants atteints du VHC reste un problème, étant donné le manque de disponibilité de la plupart des AAD pour ce groupe d'âge. Actuellement, seuls les SOF / LDV et les SOF plus ribavirine sont approuvés pour les enfants adolescents de 12 ans et plus, alors que le traitement chez les patients plus jeunes devrait être différé jusqu'à la disponibilité des AAD. 2 , 3 Les schémas posologiques d'AAD pangénotypiques ne sont actuellement pas approuvés chez les patients âgés de 17 ans ou moins. Cependant, tant pour GLE / PIB que pour SOF / VEL, des études d’approbation sont déjà en cours.

L'OMS et les principaux acteurs de la santé ont placé l'élimination du VHC en tête des priorités mondiales en matière de santé. L’ensemble des schémas thérapeutiques à base d’AAD pangenotypiques peut potentiellement contribuer à l’objectif mondial de l’élimination du VHC, à la fois dans un micro-environnement (réseaux locaux d’usagers de drogues, prisons et communautés de migrants) et dans le cadre de plans nationaux d’élimination du VHC, en particulier. une fois que les AAD génériques deviennent plus largement disponibles

https://www.journal-of-hepatology.eu/ar ... 0/fulltext

Recommandations de l'EASL sur le traitement de l'hépatite C 2018

https://www.journal-of-hepatology.eu/ar ... 8/fulltext

http://www.hepatites.net/index.php?name ... p;start=20

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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Nov 2018 - 18:44
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Daclatasvir et sofosbuvir associés à la ribavirine pendant 24 semaines chez des patients atteints de cirrhose de type 3 infectés par le virus de l'hépatite C chronique: une étude de phase III (ALLY-3C).

• Le traitement optimal des patients atteints du virus de l'hépatite C ( VHC ) de génotype 3 et de la cirrhose du foie reste une priorité médicale. Le daclatasvir + sofosbuvir et la ribavirine sont une option recommandée pour ces patients, mais les données des essais cliniques manquent pour un traitement supérieur à 16 semaines.

• Il s'agissait d'une étude de phase III à groupe unique portant sur le daclatasvir + le sofosbuvir + la ribavirine chez des patients présentant une cirrhose compensée et une infection par le VHC de génotype 3. Le critère principal d'évaluation était la réponse virologique soutenue à la 12e semaine après le traitement (RVS12); l'objectif principal était de démontrer une supériorité statistique par rapport aux données historiques sur la RVS12 pour le daclatasvir + sofosbuvir sans ribavirine pendant 12 semaines chez les patients infectés par le génotype 3 et présentant une cirrhose (intervalle de confiance à 95% [IC]> 79,0%).

• 78 patients ont été traités (54 naïfs, 24 expérimentés, dont 8 ayant déjà été exposés au sofosbuvir). La RVS12 a été atteinte par 87% (68/78; IC à 95%, 77,7 à 93,7%) des patients dans l'analyse primaire des données de laboratoire central. Un patient supplémentaire a atteint la RVS12 grâce à des tests locaux, ce qui a abouti à un taux global de RVS12 de 88% (IC à 95% de 79,2 à 94,6%) et à la limite inférieure de 95% au-dessus du seuil historique. Les taux de RVS12 étaient de 93% (50/54) pour les patients naïfs et de 79% (19/24) pour les patients déjà traités. Sur les neuf patients non-SVR12, quatre ont été perdus de vue, deux ont fait une rechute [tous les deux expérimentés], deux ont eu un échec virologique en fin de traitement et un a arrêté tôt. Il n'y avait pas de signaux de sécurité inattendus; un seul patient a arrêté le traitement pour un événement indésirable.

• Le daclatasvir + sofosbuvir + ribavirine pendant 24 semaines a été bien toléré et efficace chez les patients infectés par le VHC de génotype 3 présentant une cirrhose compensée, avec des résultats de RVS12 comparables à ceux précédemment rapportés chez les patients traités avec ce schéma pendant 12 à 16 semaines.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30382942

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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Nov 2018 - 19:06
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L’AISF publie un énoncé de position sur le VHC chez les patients immunodéprimés

• L’Italian Association for the Study of the Liver (AISF) a émis des recommandations sur le VHC chez les patients immunodéprimés.

• Tous les patients atteints de tumeurs malignes solides et candidats à la chimiothérapie, ceux qui présentent des maladies rhumatismales et ceux qui ont besoin d’un traitement immunosuppresseur doivent subir un dépistage du VHC et être traités par antiviraux à action directe (AAD).

Greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH)

• Les AAD devraient être proposés en première intention aux patients positifs pour l’ARN du VHC atteints d’un lymphome non hodgkinien à cellules B qui ne sont pas candidats à l’immunothérapie immédiate.
• Le traitement par AAD peut être concomitant ou retardé chez les patients pouvant recevoir une immunochimiothérapie (ICT) contre le lymphome.
• Les patients positifs pour l’ARN du VHC doivent faire l’objet d’un suivi pendant la chimiothérapie/ICT pendant le processus de clairance virale et pendant les poussées d’hépatite ; une surveillance ultérieure est recommandée après l’immunosuppression.

Transplantation hépatique (TH)

• Carcinome hépatocellulaire (CHC) + cirrhose compensée : traitement si le délai d’attente sur liste d’attente de TH est > 3 mois.
Cirrhose décompensée ± CHC : traitement si le score du modèle de maladie du foie en phase terminale (Model for End-stage Liver Disease, MELD) est ≤ 20.
• Cirrhose décompensée ± CHC et score de MELD ≥ 30 : priorité élevée de la TH ; utiliser les AAD après la TH.
• Remarque : une période de suppression virologique de 30 jours est nécessaire pour prévenir une récidive post-TH ; si cela n’est pas possible, les AAD doivent être repris après la TH.
• Tests de résistance indiqués en cas d’échec du traitement.

Greffe d’organe solide

• Les organes VHC+ doivent être réservés aux receveurs VHC+ en l’absence de protocoles d’étude approuvés.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30366813

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Nov 2018 - 14:32
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Infections transmissibles par le sang et sexuellement transmissibles: étude transversale dans une prison suisse

• Les personnes incarcérées sont lourdement contaminées par l'infection, y compris par les maladies transmises par le sang. On sait également qu'un million de personnes contractent une infection sexuellement transmissible (IST) chaque jour dans le monde, ce qui représente un défi de santé publique mondial. Cependant, les données concernant la prévalence des IST et les facteurs de risque parmi les populations incarcérées font défaut. L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence et les facteurs associés de BBD et d’IST chez les détenus de la plus grande prison provisoire en Suisse.

• Dans une étude transversale menée à la prison provisoire de Champ-Dollon, 273 hommes détenus ont répondu à un questionnaire standard et ont été dépistés pour la syphilis, le virus de l'herpès simplex 2 (HSV-2), le VIH et l'hépatite C (VHC). Les taux de prévalence et les associations de BBD et d'IST avec des facteurs de risque ont été calculés.

• La plupart des participants (90,9%) étaient des migrants hors d'Europe occidentale et 5,9%, des consommateurs de drogues injectables. Le VHC a été diagnostiqué chez 6,2% des participants (prévalence des anticorps). La prévalence du VHC était plus élevée chez les consommateurs de drogues injectables (81,2%) que chez les non-consommateurs (1,6%). La prévalence du VIH, de la syphilis et du HSV-2 était respectivement de 0,4%, 1,1% et 22,4%. Le VHC était associé à des antécédents de consommation de drogues injectables et le VHS-2 avait un niveau de scolarité inférieur et était âgé de plus de 26 ans.

• Cette étude a montré que la prévalence de l'infection était de 2 à 9 fois plus élevée chez les détenus que dans la communauté suisse. Il a également montré que ces infections sont associées à des facteurs sociodémographiques et de risque. Par conséquent, l'environnement carcéral offre l'occasion de renforcer les programmes de contrôle des maladies infectieuses ciblant des sous-groupes spécifiques de personnes à risque. De tels programmes bénéficieraient à la fois à la population carcérale et à la société en général.

https://bmcinfectdis.biomedcentral.com/ ... 018-3445-6

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