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nega
Sujet du message: Hépatites inexpliquées chez des enfants  MessagePosté le: 21 Mai 2022 - 07:02
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Hépatites inexpliquées chez des enfants : un décès de plus recensé aux Etats-Unis, soit six au total
Les vaccins contre le Covid-19 ont été écartés de la liste des coupables potentiels, car la plupart des enfants n'étaient pas vaccinés.

Article rédigé par

franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié le 20/05/2022 23:17



je ne savais pas où poster ça

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Abécédaire http://www.hepatites.net/index.php?name ... 015#342015
 
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Sujet du message: Hépatites inexpliquées chez des enfants  MessagePosté le: 21 Mai 2022 - 07:47
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Peu importe nega ,

Déja plusieurs articles sur ce sujet dans "Actu"

http://www.hepatites.net/index.php?name ... start=4160

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nega
Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Mai 2022 - 10:01
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oui je vois des posts déjà sur ce sujet dans "actu"
mais il me semble qu'on peut les regrouper dans un post plus facile à trouver

en somme c'est le sujet des hépatites ni c ni b

"Voici la liste des symptômes de cette nouvelle maladie du foie qui doivent pousser les parents à réagir s’ils se manifestent chez l’enfant :
- jaunissement de la partie blanche des yeux ou de la peau (jaunisse) ;
- urine foncée ;
- selles pâles de couleur grise ;
- peau qui gratte ;
- douleurs musculaires et articulaires ;
- température élevée ;
- fatigue ;
- perte d'appétit ;
- douleur au ventre."


https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... ble-chiens

https://www.liberation-champagne.fr/id3 ... e-par-loms

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/m ... nts_162987

"En France, deux cas d'origine inconnue, chez des enfants de 3 et 7 ans, ont été pris en charge au CHU de Lyon. Mais ils n'ont pas de lien avec l'épidémie qui touche le Royaume-Uni. "L’une des hépatites était d’origine virale, l’autre serait d’origine métabolique/génétique, avec des examens encore en cours d’analyse", a indiqué le CHU à actu Lyon. Pour le moment, Santé Publique France n'a observé aucun excès de cas dans le pays."

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Mai 2022 - 14:10
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Hépatites chez les enfants : la piste du Covid se renforce

Des nouvelles études suggèrent que le SARS-CoV-2, virus responsable du Covid-19, pourrait jouer un rôle dans la vague de nouveaux cas d’hépatite aigüe observée chez les enfants.

Et si le Covid y était pour quelque chose ? Une vague de cas d’hépatite aigüe chez les enfants inquiète les autorités sanitaires. En à peine quelques semaines, au moins 450 cas ont été repertoriés partout dans le monde, dont 31 ont requis une greffe de foie et 11 sont décédés. La cause de ces hépatites, qui affectent principalement des enfants de moins de cinq ans, est encore inconnue. Le suspect le plus probable pour le moment est l’adénovirus AD-41, connu pour causer des maladies de type gastro-entérite chez les enfants, car il était détectable dans le sang de la plupart des enfants développant cette hépatite. Mais cette piste n’est pas encore très solide : tout d’abord, parce que cet adénovirus normalement n’affecte pas le foie ; aussi, parce qu’il n’a pas été retrouvé dans les biopsies de foie prélevées chez ces patients, ce qui indiquerait que cet organe n’a pas été directement infecté par ce virus. Une autre hypothèse à l’étude est celle du coronavirus SARS-CoV-2, responsable du Covid-19. Hypothèse soutenue par des études récentes qui suggèrent que le coronavirus jouerait un rôle important dans le déclenchement de ces hépatites.

Le Covid chez les enfants peut avoir un impact sur la fonction hépatique
Plusieurs études ont déjà mis en évidence que le Covid-19 peut entrainer une élévation de la concentration de plusieurs enzymes hépatiques dans le sang, notamment l’alanine aminotransférase (ALT) et l’aspartate aminotransférase (AST), comme observé lors d’une hépatite. Cette observation vient d’être confirmée chez les enfants par des chercheurs de l’Université Case Western Reserve (Cleveland, États-Unis) dans un preprint mis en ligne le 14 mai 2022 (pas encore revu par les pairs).

Ils ont comparé une cohorte de 245.000 enfants avec le Covid avec une cohorte de 550.000 enfants avec d’autres infections respiratoires. Après avoir contrôlé pour plusieurs facteurs de risque, tels que l’âge, le poids et l’origine ethnique, ils ont constaté que le risque d’atteinte hépatique était plus élevé chez les patients Covid, avec des taux anormalement élevés de ces enzymes (ALT et AST) ainsi que de bilirubine, un pigment qui s’accumule lors d’une hépatite et qui cause la jaunisse (ou ictère). Ce risque accru était présent jusqu’à six mois après l’infection, ce qui, selon les auteurs, "suggère des séquelles hépatiques aigües et à long terme chez les patients pédiatriques de Covid-19".

Cet impact hépatique peut être grave
Cependant, cette atteinte hépatique chez les patients covid est normalement sans conséquence, sauf chez les patients ayant déjà une maladie du foie. Mais une étude publiée en mai dans le Journal of Pediatric Gastroenterology and Nutrition a montré que ces atteintes peuvent être graves même chez des patients sans historique particulière de maladie hépatique. Les médecins de l’hôpital pour enfants au Cincinnati (États-Unis) ont répertorié le cas d’une patiente de 3 ans qui a développé une hépatite d’origine auto-immune après avoir eu une forme légère du Covid.

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/m ... rce_163573

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Mai 2022 - 09:54
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Hépatites pédiatriques d'origine inconnue: ce qui ressort des premières investigations
Au moins 450 enfants sont atteints d'hépatites aiguës à travers le monde. Aujourd'hui, personne ne peut encore émettre de recommandations pour protéger les plus jeunes.

En date du 11 mai, quelque 450 enfants atteints d'hépatites d'origine inexpliquée avaient été rapportés aux agences de sécurité sanitaire à travers le monde. Un chiffre probablement sous-estimé, mais déjà bien au-dessus des moyennes habituelles, qui interroge le corps médical. Comment expliquer un tel phénomène? Quelles sont les pistes évoquées quant à l'origine de ces hépatites –et celles à exclure d'emblée, éventuellement? Faisons le point sur ce que l'on sait et ce que l'on ne sait pas aujourd'hui.

Commençons par quelques informations sur ce qu'est une hépatite. Il s'agit d'une atteinte du foie. Elle peut être causée par une obstruction des voies biliaires, comme par exemple le fait d'un douloureux calcul de la vésicule biliaire. Elle peut aussi être le résultat d'une destruction directe des cellules du foie, qu'on appelle cytolyse hépatique –nécessitant parfois une greffe de foie.

Les causes des hépatites cytolytiques sont toxiques, virales ou immunitaires: une substance hépatotoxique –l'alcool en premier lieu, mais aussi des médicaments comme le paracétamol en fort surdosage; un virus, tout d'abord ceux désignées virus de l'hépatite A, B, C, D ou E, ou d'autres «non alphabétiques», comme le virus de l'herpès ou le cytomégalovirus; une réaction immunitaire post-infectieuse ou encore une affection auto-immune.

Les symptômes sont des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, une urine foncée, des selles claires, parfois une jaunisse, de la fièvre et de la fatigue. Il existe des vaccins pour prévenir les hépatites A et B et des antiviraux efficaces pour traiter l'hépatite C.

Les hépatites par toxiques nécessitent d'abord l'arrêt de l'exposition au toxique, puis la mise en route de traitements symptomatiques que l'on sait plus ou moins efficaces. Dans une petite minorité des cas, lorsque le foie n'est plus suffisamment fonctionnel, une greffe peut être requise. Chez les enfants, les hépatites aiguës comme celles rapportées récemment sont très rares. Onze enfants en sont décédés et trente-et-un ont eu besoin d'une greffe de foie en urgence.

Battue policière (ou presque) :

À partir du moment où plusieurs séries de cas sont rapportées dans le monde, les agences de sécurité sanitaire se lancent dans une investigation qui ressemble à une battue policière. On doit comprendre ce qu'il se passe, repérer les suspects et identifier le coupable, c'est-à-dire la cause. Cause qui, dans le contexte pandémique actuel, est encore moins facile à déterminer.

Il s'agit en premier lieu d'exclure le plus évident en notant les similarités entre les enfants touchés et en effectuant de premiers tests biologiques.
Aujourd'hui, différentes causes ont pu être exclues.

Les vaccins contre le Covid, tout d'abord. En effet, la grande majorité des enfants qui ont développé une hépatite aigüe avaient entre 0 et 5 ans et n'étaient donc pas éligibles à la vaccination. Plus de 65% des enfants atteints d'hépatite grave de cause inconnue au Royaume-Uni et plus de 80% des enfants en Europe n'étaient pas vaccinés.

Pour la majorité des cas, on ne peut donc pas rendre responsable une réaction immunitaire survenue du fait de l'injection d'un vaccin contre le Covid ni évoquer une hépatotoxicité du vaccin ou d'un de ses composants. C'est déjà une nouvelle rassurante en pleine campagne de vaccination mondiale, et au moment où l'on songe à l'étendre aux enfants plus jeunes.

Aucune cause toxique –alcool, médicaments, plantes, produits chimiques ou autres facteurs environnementaux–, n'a pu être retrouvée à ce jour.
Les virus A, B, C, D et E, tout comme les autres connus pour causer des hépatites virales, ont également pu être éliminés à la suite de tests systématiques sur tous les enfants touchés par ces atteintes hépatiques d'origine inconnue.

L'adénovirus, premier suspect :

Alors de quoi pourrait-il s'agir, si le vaccin contre le Covid-19 ainsi que les causes d'hépatites aiguës les plus courantes sont exclus? Nous arrivons là au stade des hypothèses.

La première hypothèse avancée était celle de l'adénovirus, car dans les premières séries (britanniques), 72% des enfants testés étaient séropositifs pour l'adénovirus. Mais il s'agit d'une catégorie de virus très fréquemment rencontrés chez les enfants (à l'âge de 4 ans, 85% des enfants ont développé une immunité contre l'adénovirus de type entérique), qui se transmet par voie aérienne et par voie indirecte –comme pour la conjonctivite que l'on attrape à la piscine.

Une étude indienne montre que les cas d'hépatites augmentent lorsque les infections au Covid sont en hausse
Chez un enfant en bonne santé, ils ont tendance à provoquer des troubles relativement bénins: pharyngites, conjonctivites, gastro-entérite (avec diarrhées, vomissements et fièvre). Mais ils ne sont pas connus pour provoquer des hépatites, et encore moins des hépatites sévères. Si cette hypothèse reste sur la table, il est néanmoins difficile d'être convaincus que ce seraient les adénovirus qui seraient directement responsables de cette épidémie mondiale.

Se pose, bien sûr, la question de savoir si le SARS-CoV-2 pourrait être responsable voire coresponsable (car le coupable peut avoir des complices, ici aussi!). Plusieurs possibilités s'offrent à nous. L'hépatite pourrait, par exemple, compléter le tableau clinique du Covid-19 et n'aurait peut-être pas été décrite jusque-là parce qu'elle serait due à Omicron ou à l'un de ses récents sous-variants, mais pas aux souches précédentes.

Certains enfants atteints d'hépatites ont été testés positifs au Covid-19. Mais un peu comme pour l'adénovirus, avoir été infecté par le SARS-CoV-2 est assez peu spécifique durant cette période allant de janvier 2022 à aujourd'hui, puisque de très nombreux enfants (sans atteinte hépatique) l'ont eux aussi été. Toutefois, une étude indienne montre que les cas d'hépatites augmentent lorsque les infections au Covid sont en hausse, et diminuaient avec l'incidence. À nouveau, on ne peut pas rejeter cette hypothèse.

Et s'il y avait plusieurs coupables?

L'hépatite pourrait aussi être liée à une réaction immunitaire post-infection –un peu sur le modèle du PIMS (Paediatric inflammatory multisystem syndrome, pour «syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique»), couramment décrit chez les enfants positifs au Covid et survenant à distance de la phase aiguë de l'infection. Mais de la même manière, au vu du nombre considérable d'infections, notamment chez l'enfant, dans tous les pays ayant rapporté des cas, une sérologie positive seule ne peut pas tenir lieu d'explication causale.

Ce qui pourrait plaider pour l'hypothèse causale du SARS-CoV-2 est le nombre de publications depuis 2020 qui établissent un lien entre Covid-19 et hépatites aiguës post-Covid. Les cas sont rares mais réels, et dès lors que de très nombreux enfants ont été touchés par le Covid durant l'hiver 2022, cette hypothèse se voit renforcée même si, à l'heure actuelle, vous voyez la difficulté des experts à confondre le ou les coupables.

À propos de ce pluriel, n'oublions pas les complices. Car il se peut aussi que ces hépatites soient le résultat de plusieurs agresseurs combinant leurs forfaits. Un adénovirus et un coronavirus par exemple. Il s'agirait alors d'une activation des cellules immunitaires médiée par les deux virus, qui joueraient alors le rôle de super-antigènes dont les mécanismes spécifiques restent néanmoins à préciser.

Présence de chiens, paracétamol...
Enfin, il y a des hypothèses que l'on pense «farfelues». En réalité, dans ces histoires, tant que le coupable court toujours, rien ne doit être considéré comme «farfelu», d'où la prudence de nos guillemets.

Ainsi, les Britanniques –qui ont rapporté la plus grande série mondiale de cas, avec 197 hépatites d'origine inconnue survenues chez des enfants signalées au 16 mai– ont constaté la présence d'un chien dans le foyer de 70% des cas rapportés. Autre donnée, 75% des enfants atteints d'hépatite avaient pris du paracétamol pour soigner les symptômes, alors que l'on sait le médicament hépatotoxique lorsque consommé à dose élevée. Or, les Britanniques sont nombreux à posséder des chiens, et les doses de paracétamol n'étaient élevées dans aucun cas…

Bref, nous voulions faire le point avec vous, même si l'on n'est pas très avancés, comme vous pouvez le lire. Nous sommes cependant plutôt confiants quant au fait que les recherches menées dans les pays où ces hépatites ont été rapportées vont finir par aboutir et que l'on identifiera prochainement le ou les coupables.

Pour le moment, il n'est même pas possible d'émettre des recommandations particulières visant à protéger les enfants. On peut juste noter qu'il s'agit d'événements parfois graves, mais très rares. Par ailleurs, les hépatites nécessitant une greffe de foie chez l'enfant sont tellement exceptionnelles que l'on ne peut pas penser que dans les pays développés on en sous-estimerait beaucoup le nombre exact. Affaire à suivre…

http://www.slate.fr/story/228193/hepati ... adenovirus

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Mai 2022 - 16:59
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Hépatite aiguë sévère de l’enfant : la piste des superantigènes du SARS-CoV-2

Depuis le mois d’avril 2022, plus de 450 cas d’hépatite aiguë touchant des enfants de moins de 5 ans ont été signalés dans plusieurs pays du monde, principalement au Royaume-Uni, en Europe, aux États-Unis, en Israël et au Japon. Le plus souvent, la maladie est bénigne, mais certaines formes évoluent rapidement vers une insuffisance hépatique aiguë qui peut nécessiter une transplantation hépatique.

Près de trois fois sur quatre, au Royaume-Uni un adénovirus 41F a été identifié formellement au point de constituer une étiologie probable quoique non confirmée avec une certitude absolue, d’autant que ce résultat est propre à ce pays. De surcroit, les adénovirus qui sont à l’origine d’infections fréquentes et bénignes chez l’enfant, n’ont jamais été impliqués dans la survenue d’hépatites aiguës sévères.

Une mystérieuse affaire par temps de Covid-19 :

Ces cas mystérieux alors que la pandémie de Covid-19 n’est pas terminée amènent à se poser la question d’un lien possible avec cette dernière. Le SARS-CoV-2 ne saurait être incriminé en tant qu’agent causal direct, puisque ce virus n’a été que rarement identifié par PCR chez les enfants atteints de cette hépatite, soit dans 11 % des cas en Angleterre.

Certes, les tests sérologiques sont fréquemment positifs chez les patients atteints de telles hépatites, mais l’extrême fréquence des infections par le SARS-CoV-2 chez des enfants par ailleurs non vaccinés ne permet pas de conclure à la responsabilité de ce dernier. Leur positivité témoigne simplement d’une exposition antérieure au virus, ce qui ne peut conduire qu’à l’ombre d’un doute.

C’est là que pourrait intervenir le rôle de réservoirs viraux dont le SARS-CoV-2 semble être un adepte. La persistance du virus dans le tractus gastro-intestinal pourrait ainsi entraîner la libération répétée de protéines virales à travers l'épithélium intestinal, donnant lieu à une activation immunitaire latente susceptible de se manifester plus bruyamment.

Un mécanisme évoqué pour le syndrome inflammatoire multisystémique
Cette activation immunitaire pourrait reposer sur la présence d’un superantigène au sein de la protéine spike du virus, lequel aurait quelque ressemblance structurelle avec l’entéroxine B du staphylocoque doré. Les superantigènes qui sont des toxines de nature protéique ont été décrits en 1989 et leur famille s’est quelque peu enrichie par la suite, certaines bactéries restant largement dominantes, dont les staphylocoques.

L’entérotoxine B, à l’instar des autres superantigènes est à même de déclencher une activation puissante et non spécifique des lymphocytes T, un mécanisme qui a au demeurant été évoqué pour expliquer la survenue du syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique décrit lors de la pandémie de Covid-19. Une hépatite aiguë a été signalée au cours de ce syndrome, ce qui amène à l’hypothèse énoncée par les auteurs d’une courte lettre à l’éditeur publiée dans le Lancet Gastroenterol Hepatol du 13 mai 2022.

Les cas d'hépatite aiguë sévère récemment rapportés chez l’enfant pourraient être la conséquence d'une infection par des adénovirus du type 41F dotés d’un certain tropisme intestinal chez des enfants précédemment infectés par le SARS-CoV-2 et porteurs de réservoirs intestinaux de ce dernier.

Une hypothèse à confirmer :

Si l’on se réfère au cas de la souris, l'infection à adénovirus prépare le terrain à un choc toxique en cas d’administration de l'entérotoxine B staphylococcique, avec au bout du compte une insuffisance hépatique aiguë et la mort. La production massive d’’interféron -γ et l’apoptose des hépatocytes médiée par ce dernier seraient la cause de cette catastrophe immunitaire et il suffit d’une quantité infime du superantigène pour la provoquer.

Cette hypothèse qui fait des adénovirus et du SARS-CoV-2 des complices à part entière reste à confirmer, car de la souris à l’homme, il y a plus d’un écart que seule la recherche clinique permettra de combler.

Il faut maintenant démontrer que le superantigène du SARS-CoV-2 est bel et bien en cause dans la pathogénie de ces mystérieuses hépatites et que l’adénovirus 41F est l’agent qui unit ses forces à celles du SARS-CoV-2 pour déclencher ce phénomène immunitaire potentiellement impliqué dans le syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique.

Dr Philippe Tellier

RÉFÉRENCE :

Brodin P et coll. : Severe acute hepatitis in children: investigate SARS-CoV-2 superantigens Lancet Gastroenterol Hepatol 2022: publication avancée en ligne le 13 mai. doi.org/10.1016/ S2468-1253(22)00166-2.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Mai 2022 - 09:20
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Hépatites : 20 nouveaux cas mystérieux chez des enfants en Grande Bretagne

En Grande Bretagne, la vague de cas « mystérieux » d’hépatites aiguës touchant les enfants, continue d’inquiéter les autorités. En effet, 20 nouveaux cas de cette maladie ont identifiés selon une annonce qui a été faite ce vendredi 27 mai par les responsables sanitaires de ce pays. Ces nouveaux chiffres portent à 222 le nombre total de personnes souffrant de ce mal. Pour l’heure, la communauté scientifique n’arrive toujours pas à expliquer l’origine les causes de cette maladie du foie.

La seule explication qui est avancée s’explique par un groupe de virus qui causent normalement le rhume, appelés adénovirus. « Nos enquêtes continuent de suggérer une association avec l’adénovirus, et nous explorons ce lien, ainsi que d’autres facteurs contributifs possibles, notamment des infections antérieures telles que Covid. », a expliqué pour sa part Dr Renu Bindra, conseiller médical principal à l’UKHSA. « Nous travaillons avec d’autres pays qui voient également de nouveaux cas pour partager des informations et en savoir plus sur ces infections. », a-t-elle poursuivi.

Observance des règles d’hygiènes :

Elle a également saisi l’occasion pour indiquer que l’observance de certaines règles d’hygiènes pourrait permettre d’éviter la propagation de ce mal. Il s’agit notamment du lavement des mains des enfants de façon correcte qui aurait le mérite de réduire la propagation du mal. Rappelons que sur l’effectif de ces malades confirmés en Grande Bretagne, 158 se trouvaient en Angleterre, 31 en Écosse, 17 au Pays de Galles et 16 en Irlande du Nord.

https://lanouvelletribune.info/2022/05/ ... -bretagne/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 31 Mai 2022 - 09:05
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Hépatites pédiatriques d’étiologie inconnu : la France élargie sa définition des cas suspects

Paris, le mercredi 25 mai - Au 19 mai 2022, 614 cas d’hépatites aiguës pédiatriques d’étiologie inconnue ont été signalées dans le monde dont 125 cas en Europe. En France, seuls 2 cas possibles et 4 suspects ont été identifiés. « La survenue de ces cas n'est pas inattendue et ne témoigne pas, à ce stade, d'un excès de cas en France » précise la Direction générale de la santé. Mais ce nombre relativement faible pourrait s’expliquer par la définition restrictive adoptée par les autorités sanitaires françaises Jusqu'ici.

Hier, dans un message « DGS-Urgent », le ministère de la santé a donc adapté sa définition des cas.

Les principales modifications apportées sont les suivantes : la prise en compte systématique des cas d’hépatites aiguës avec infection par le SARS-CoV-2 ou par un adénovirus, le retrait du critère d’un taux de prothrombine inférieur à 50% afin d’élargir le recueil à des hépatites moins sévères. Enfin, la DGS précise des facteurs d’exclusion : l’hépatotoxicité liée à un médicament, les virus classiquement responsables d’hépatites aiguës, et « les autres causes bien connues » pouvant entrainer une hépatite aiguë.

Logiquement, cette évolution devrait générer la déclaration d’un plus grand nombre de cas.



Mesdames, Messieurs,
Le Royaume-Uni a notifié à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le 5 avril 2022 une augmentation des
cas pédiatriques d’hépatite aiguë d’origine inconnue. Au 19 mai 2022, 614 cas d’hépatite aiguë pédiatrique
d’étiologie inconnue ont été signalés dans le monde dont 125 cas en Europe.
La première définition relative aux cas pédiatriques d’hépatite aiguë a été élaborée avec l’objectif d’identifier
rapidement des cas sévères d’origine inconnue et de les caractériser précisément. Le circuit d’investigation mis
en place en lien par Santé publique France en lien avec le Ministère des Solidarités et de la Santé a identifié 2
cas possibles et 4 sont en cours d'investigation par les équipes médicales, en lien avec Santé publique France.
La survenue de ces cas n'est pas inattendue et ne témoigne pas, à ce stade, d'un excès de cas en France. Il n’est
par ailleurs pas possible en l’état actuel des connaissances de savoir s’il existe un lien entre ces cas et le signal
rapporté par le Royaume-Uni.
Après de nouveaux échanges avec son réseau de partenaires (hépato-pédiatres, virologues, biologistes…),
Santé publique France adapte la définition de cas pour améliorer sa sensibilité et être en mesure d’identifier
des cas moins sévères, et donc potentiellement plus nombreux.
Les principales modifications apportées à la définition de cas concernent entre autres :
 La prise en compte systématique des cas d’hépatites aiguës avec infection par le SARS-CoV-2 ou par un
adénovirus ;
 Le retrait du critère d’un taux de prothrombine inférieur à 50% (critère de sévérité marquant une
dysfonction majeure du foie) afin d’élargir le recueil à des hépatites moins sévères ;
 Une précision des facteurs d’exclusion de la définition d’un cas possible et notamment : l’hépatotoxicité
liée à un médicament, les virus classiquement responsables d’hépatites aiguës, et les autres causes bien connues pouvant entrainer une hépatite aigue .

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/p ... tes_uk.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 31 Mai 2022 - 12:08
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Hépatite aiguë sévère de l'enfant : l'incertitude persiste sur les causes et la nouveauté

Les causes possibles des cas d'hépatite aiguë sévère chez les enfants continuent d'étonner les scientifiques et des travaux supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si tous les pays connaissent des niveaux inhabituels de maladie hépatique sévère chez les enfants, un webinaire organisé par l'Association européenne pour l'étude du foie cette semaine.

Un niveau inhabituel de cas d'hépatite aiguë sévère chez les enfants a commencé à être signalé au Royaume-Uni fin mars. Depuis lors, la surveillance en Europe et en Amérique du Nord a identifié d'autres cas dans plus de 30 pays.

On ne sait pas si les cas ont une cause unique. L'intérêt se concentre sur l'infection à adénovirus, en particulier la variante 41, qui provoque des maladies gastro-intestinales. Une autre hypothèse est qu'une infection antérieure par le SRAS-CoV-2 - ou une élimination incomplète de l'infection par le SRAS-CoV-2 - entraîne un risque accru de réaction immunitaire sévère à l'infection par l'adénovirus. Des recherches sont également en cours sur les expositions potentielles à l'environnement, aux médicaments ou aux toxines.

Plusieurs causes proposées ont été rejetées :

• Hépatite virale : tous les enfants ont été testés négatifs pour l'hépatite virale
• Infection actuelle par le SRAS-CoV-2 : les enquêtes en Grande-Bretagne et en Europe n'ont pas réussi à détecter le virus chez la plupart des enfants touchés
• Effet indésirable de la vaccination contre le SRAS-CoV-2 : La grande majorité des enfants n'avaient pas été vaccinés. Une grande partie des cas sont survenus chez des enfants de moins de 5 ans, qui ne sont pas éligibles à la vaccination
• Exposition aux chiens : l'Agence britannique de sécurité sanitaire a exclu l'exposition aux chiens de compagnie après une première suggestion selon laquelle les enfants atteints d'hépatite aiguë étaient beaucoup plus susceptibles d'être en contact avec des chiens.
• Paracétamol : connu pour provoquer des hépatites aiguës, le paracétamol a été détecté dans certains cas à des doses thérapeutiques mais il n'y a pas d'évidence de toxicité.
Une enquête plus approfondie est nécessaire pour tester diverses hypothèses sur les causes. Il est également important de garder à l'esprit que l'augmentation des cas peut simplement être la conséquence d'une plus grande vigilance et d'une notification rapide des cas. Une enquête menée en avril auprès de 34 cliniques hépatiques pédiatriques dans 22 pays européens et en Israël n'a révélé aucune augmentation du taux de cas d'insuffisance hépatique aiguë chez les enfants au cours des quatre premiers mois de 2022 par rapport à la même période en 2019-2021. Le réseau européen de référence sur les maladies hépatologiques , qui relie les chercheurs sur les affections hépatiques rares, affirme que les résultats de l'enquête "ne confirment pas les observations alarmantes du Royaume-Uni".

Erika Dufell de l'ECDC a déclaré lors d'un webinaire de l'EASL qu'il y avait des variations considérables entre les pays européens et que quatre des huit pays européens qui ont examiné leurs données en détail disent que le nombre de cas est supérieur au taux normal. Philippa Easterbrook de l'OMS a noté que le Royaume-Uni et les États-Unis représentent jusqu'à présent les deux tiers des cas signalés et que "quelques pays ont signalé un signal supérieur au taux de fond".

Au Royaume-Uni , 197 cas avaient été recensés chez des enfants de moins de 16 ans au 16 mai. Parmi ceux-ci, 170 ont été testés pour les adénovirus et 68% ont été testés positifs. Le génotypage de l'adénovirus a été réalisé dans 35 cas et 77% présentent le variant 41F. Le SRAS-CoV-2 a été détecté dans 25 cas.

Le Centre européen de contrôle des maladies rapporte que 125 cas avaient été signalés au 19 mai dans l'Union européenne et la zone EEE (hors Royaume-Uni). Les plus grands nombres de cas ont été signalés en Italie (35) et en Espagne (26).

En dehors de l'UE/EEE et du Royaume-Uni, au moins 313 cas d'hépatite aiguë d'origine inconnue chez les enfants ont été signalés par 16 pays au 19 mai.

Parmi ceux-ci, 180 avaient été signalés aux États-Unis au 18 mai. L' enquête des Centers for Disease Control des États-Unis a révélé des cas remontant à octobre 2021. Six décès et 15 greffes de foie sont survenus chez des enfants atteints d'hépatite aiguë aux États-Unis. Le CDC américain affirme que l'adénovirus a été détecté dans environ la moitié des cas.

http://www.infohep.org/Severe-acute-hep ... e/3550746/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Jn 2022 - 10:32
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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Jn 2022 - 08:22
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Hépatite infantile : 33 pays concernés, neuf enfants décédés... L'épidémie continue de frapper

Les cas d'hépatites infantiles d'origine inconnue se multiplient dans le monde. En seulement un mois, des centaines d'enfants ont été touchés par la maladie, neufs sont décédés et 38 ont dû recevoir une greffe. Les autorités sanitaires prennent le sujet très au sérieux. Où en est-on aujourd'hui ?

614 il y a quelques jours, 650 aujourd'hui... Les cas ou suspicions d'hépatites infantiles aiguës se multiplient dans le monde. Cette inflammation du foie qui touche en particulier les enfants inquiète de plus en plus la communauté scientifique alors que des pistes de réflexions sur son origine sont à l'étude.

À l'heure où certains accusent le SARS-CoV 2, virus responsable du Covid-19, ou encore un adénovirus, comme étant à l'origine de l'épidémie, l'OMS est formelle : "Il faut prendre ce phénomène au sérieux". Aujourd'hui, où en est la diffusion de l'épidémie et à quel point ce virus est-il dangereux ?

33 pays concernés :

Particulièrement alarmé par l'expansion des cas d'hépatites infantiles, l'OMS a tenu un rapport spécial afin d'indiquer ce l'on sait sur le virus. "Entre le 5 avril et le 26 mai 2022, 650 cas probables d'hépatite aiguë d'étiologie inconnue chez des enfants ont été signalés à l'OMS par 33 pays", explique l'organisme international. La rapidité avec laquelle les cas se multiplient est assez remarquable. En un peu plus d'un mois, l’épidémie s'est diffusée de façon phénoménale.

Hélas, l'Europe fait partie des zones les plus durement touchées. "La majorité des cas signalés proviennent de la Région européenne, 22 pays concernés avec 222 cas pour le Royaume-Uni et l'Irlande du Nord", poursuit l'OMS. En France, "deux cas possibles ont été signalés et 4 sont en cours d'investigation", selon Santé Publique France.

Neuf enfants décédés :

Outre sa diffusion massive, cette épidémie d'hépatite infantile représente parfois un grave danger pour les enfants atteints. "Sur les 650 cas probables, au moins 38 enfants (6 %) ont exigé une greffe et neuf décès ont été signalés (1 %)", poursuit l'OMS. Parmi l'ensemble des cas, près de 75 % concernent des enfants de moins de cinq ans.

Encore aujourd'hui, difficile d'établir l'origine de ces hépatites aiguës. Après certaines recherches, les autorités sanitaires ont tout de même pu écarter des pistes et en privilégier d'autres. "Les tests de laboratoire ont exclu les virus de l'hépatite A et E chez ces enfants. Le SRAS-CoV-2 et/ou l'adénovirus ont été détectés dans un certain nombre de cas", assure l'OMS.

Les recherches s'intensifient :

Face à la gravité de la situation, l'OMS et certains de ses partenaires ont accentué les recherches sur la maladie. "Des réponses aux incidents cliniques et de santé publique ont été activées dans les régions touchées", atteste l'organisation mondiale. Des enquêtes se sont également ouvertes de façon plus ciblée et à plus petite échelle. Objectif : "inclure des antécédents d'exposition plus détaillés, des tests toxicologiques et des tests virologiques/microbiologiques supplémentaires".

Le sujet est pris au sérieux par l'OMS qui "suit de près la situation et soutient la coordination internationale en collaboration avec les États membres et les partenaires".

https://www.ladepeche.fr/2022/05/31/hep ... 329239.php

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Jn 2022 - 09:51
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https://www.anrs.fr/fr/ressources/veill ... e-inconnue

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jn 2022 - 18:25
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L'épidémie d'hépatite aiguë atteint près de 900 cas ; les données mondiales montrent une "image mitigée"

LONDRES - Une épidémie d'hépatite aiguë et sévère d'étiologie inconnue chez les enfants est passée à 894 cas dans 33 pays, selon les données présentées lors d'une conférence de presse au Congrès international du foie.

"Au 20 juin, nous avions maintenant 894 cas probables signalés dans 33 pays de cinq régions de l'OMS" , a déclaré aux participants Philippa Easterbrook, MD , scientifique principale aux programmes mondiaux sur le VIH, les hépatites et les IST au siège de l'OMS à Genève. « Depuis la dernière communication publique de l'OMS le 27 mai, cela représente 244 cas supplémentaires sur un espace d'environ un mois. Cependant, il est important de se rappeler que cela inclut à la fois les nouveaux cas et les cas identifiés rétrospectivement. »

Easterbrook a noté que plus de la moitié de ces cas (n = 449) proviennent de la région européenne, le Royaume-Uni représentant à lui seul 262 cas – près de 30% du total mondial. La deuxième région la plus signalée est les Amériques avec 368 cas; comme au Royaume-Uni, les États-Unis abritent un nombre disproportionné de cas à 290, soit 35% du total mondial.

«Ensemble, les États-Unis et le Royaume-Uni représentent 65% du total mondial des cas», a-t-elle déclaré. «La majorité des cas – 75% – concernent des enfants de moins de cinq ans. Quarante-quatre enfants ont nécessité une transplantation hépatique et 18 décès ont été signalés. Heureusement, dans les données européennes et américaines, il semble y avoir une trajectoire décroissante en termes de rapports de nouveaux cas, ce qui est une évolution positive.

Au début de l'enquête, l'adénovirus ainsi qu'une infection passée ou actuelle au COVID-19 étaient les principaux suspects "et c'est toujours le cas", a fait remarquer Easterbrook, notant que ces virus sont probablement des causes indépendantes ou collaboratives qui entraînent une hépatite.

"L'adénovirus reste la plus détectée de toutes les infections virales avec un taux de détection d'environ 53% en Europe et un peu plus élevé au Royaume-Uni, mais ce n'est pas le cas dans tous les cas", a-t-elle déclaré. "Il semble y avoir un taux de détection plus élevé dans les groupes d'âge plus jeunes et chez ceux qui développent une maladie grave, il y a donc peut-être un lien avec la gravité."

En ce qui concerne l'infection actuelle au COVID, en Europe et aux États-Unis, les taux de détection sont d'environ 10 %, ce à quoi les chercheurs s'attendent, étant donné le taux de transmission dans la population générale à cette époque.

"Certaines des hypothèses émergentes sont [si cette épidémie] représente un phénomène post-COVID", a-t-elle déclaré. « S'agit-il d'une variante du syndrome inflammatoire multisystémique rare mais reconnu chez les enfants ? Elle survient souvent 1 à 2 mois après le COVID-19, causant des lésions organiques généralisées, mais elle est rare, et les cas d'hépatite qui ont été signalés ne semblent pas correspondre à ces caractéristiques.

Cependant, Easterbrook a noté que dès le début, les chercheurs ont pu exclure la vaccination au COVID-19 en tant que contributeur potentiel. "La majorité des enfants [dans ces cas] n'avaient pas été vaccinés, en particulier les plus jeunes, conformément à la politique de vaccination en vigueur à l'époque", a-t-elle déclaré. "Le message clair est que 85% n'étaient pas vaccinés, c'est pourquoi cette cause a été exclue."

Pour Easterbrook, la croissance constante des cas et une étiologie encore inconnue ont souligné l'importance de collecter des données cohérentes provenant de plusieurs pays.

"Nous assistons à une image quelque peu mitigée à l'échelle mondiale, avec deux pays signalant la majorité des cas en grand nombre", a-t-elle déclaré. « Nous constatons des différences dans la répartition par âge ; nous constatons certaines différences dans le taux de détection des adénovirus et du COVID-19. C'est un tableau mitigé, et nous avons vraiment besoin de données de bonne qualité collectées de manière standardisée dans d'autres pays.

La source:

Easterbrook P. Point de presse de l'OMS et de l'EASL sur les cas d'hépatite aiguë chez les enfants. Présenté à : Congrès international du foie ; 22-26 juin 2022 ; Londres (réunion hybride).

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 665#402665

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Jl 2022 - 06:08
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Découverte de la cause probable d'une mystérieuse épidémie d'hépatite chez l'enfant

Des experts britanniques pensent avoir identifié la cause de la récente vague de mystérieux problèmes de foie affectant les jeunes enfants du monde entier.

Les enquêtes suggèrent que deux virus courants ont fait leur retour après la fin des blocages pandémiques – et ont déclenché des cas d'hépatite rares mais très graves.

Plus de 1 000 enfants - dont beaucoup de moins de cinq ans - dans 35 pays auraient été touchés.

Certains, dont 12 au Royaume-Uni, ont eu besoin d'une greffe de foie vitale.

Les deux équipes de chercheurs, de Londres et de Glasgow, affirment que les nourrissons exposés plus tard que la normale - en raison des restrictions de Covid - ont manqué une certaine immunité précoce à :

• adénovirus, qui provoque normalement des rhumes et des maux d'estomac
• le virus adéno-associé deux, qui ne provoque normalement aucune maladie et nécessite un virus « auxiliaire » co-infectant - tel que l'adénovirus - pour se répliquer
Cela pourrait expliquer pourquoi certains ont développé des complications hépatiques inhabituelles et inquiétantes.

Noah, trois ans, qui vit à Chelmsford, dans l'Essex, avait besoin d'une greffe de foie urgente après être tombé dangereusement malade d'une hépatite.

Sa mère, Rebecca Cameron-McIntosh, dit que l'expérience a été dévastatrice.

"Il n'avait rien eu de mal avec lui auparavant", dit-elle. "Et pour que tout aille soudainement si vite. Je pense que c'est ce qui nous a un peu surpris.

"Nous avons juste supposé qu'il s'agissait d'un petit problème qui serait facilement résolu - mais en fait, il a continué à faire boule de neige."

Initialement, Rebecca devait faire don d'une partie de son foie - mais, après une grave réaction aux médicaments utilisés, elle s'est retrouvée en soins intensifs.

Noah a été inscrit sur la liste des greffes et, peu de temps après, a reçu un nouvel organe.

Son rétablissement a été bon - mais il devra prendre des médicaments immunosuppresseurs à vie, pour empêcher son corps de rejeter le nouveau foie.

Rebecca dit: "Il y a quelque chose de vraiment déchirant à ce sujet parce que vous suivez les règles, faites ce que vous êtes censé faire pour protéger les personnes vulnérables et ensuite, d'une manière horriblement détournée, votre propre enfant est devenu plus vulnérable parce que vous fait ce que tu devais faire."

Des cas comme celui-ci sont rares. La plupart des enfants qui attrapent ces types de virus se rétablissent rapidement.

On ne sait pas pourquoi certains développent alors une inflammation du foie - mais la génétique pourrait jouer un rôle.

Les scientifiques ont exclu tout lien avec le coronavirus ou les vaccins Covid.

L'un des enquêteurs, le professeur Judith Breuer, expert en virologie, à l'University College London et au Great Ormond Street Hospital, a déclaré: "Pendant la période de verrouillage, lorsque les enfants ne se mélangeaient pas, ils ne se transmettaient pas de virus.

"Ils ne développaient pas d'immunité contre les infections courantes qu'ils rencontreraient normalement.

"Lorsque les restrictions ont été levées, les enfants ont commencé à se mélanger, les virus ont commencé à circuler librement - et ils ont soudainement été exposés avec ce manque d'immunité préalable à toute une batterie de nouvelles infections."

Les experts espèrent que les cas sont de moins en moins nombreux, mais sont toujours en alerte pour de nouveaux cas.

Le professeur Emma Thomson, qui a dirigé les recherches de l'Université de Glasgow, a déclaré qu'il restait encore de nombreuses questions sans réponse. "Des études plus importantes sont nécessaires de toute urgence pour étudier le rôle de l'AAV2 dans les cas d'hépatite pédiatrique.

"Nous devons également en savoir plus sur la circulation saisonnière de l'AAV2, un virus qui n'est pas systématiquement surveillé - il se peut qu'un pic d'infection à adénovirus ait coïncidé avec un pic d'exposition à l'AAV2, conduisant à une manifestation inhabituelle d'hépatite chez les jeunes enfants sensibles. ."

https://www.bbc.com/news/health-61269586

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Août 2022 - 09:18
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Épidémie printanière d’hépatite pédiatrique d’origine inconnue : bilan européen et hypothèses

Début avril 2022, plusieurs cas d’hépatite d’origine inconnue dans la population des enfants britanniques de 2-5 ans ont alerté la communauté scientifique et incité à la mise en place d’une surveillance européenne des cas. L’analyse de l’ensemble des notifications européennes d’hépatites aiguës négatives pour les virus de l’hépatite A-E a été menée sur les six premiers mois de l’année 2022 afin d’en dégager quelques enseignements.

Principales observations :

Sur le plan épidémiologique, 427 cas ont été signalés par 20 pays. Il apparaît que l’alerte a été principalement lancée en semaine 12, par le Royaume-Uni, face à un pic de cas (n=vingt huit). Le pic européen a eu lieu autour des semaines 17 à 18, après lesquelles les chiffres ont progressivement diminué. Un tiers des cas (32,2%) ont été admis en unité de soins intensifs et 8,7% ont nécessité une transplantation hépatique ou une inscription sur liste d'attente pour transplantation.

Sur le plan virologique, 62,0% des 376 cas testés étaient positifs pour au moins un agent pathogène. Ils étaient 53,5% parmi les 325 ayant bénéficié d’une telle recherche à avoir un résultat positif à adénovirus.

Les enfants de 0-5 ans représentaient les trois quarts des cas (77,3%). La positivité à l'adénovirus était plus élevée parmi eux que les enfants plus âgés (OR 2,32 [1,28-4,21]).

Les enfants âgés de 0 à 5 ans représentaient la majorité des cas (77,3%, n=330). La positivité à l'adénovirus était la plus élevée chez les enfants âgés de 0 à 5 ans (59,8%), avec un RC de 2,32 [1,28-4,21]. Le pourcentage de cas admis en USI était de 36,3% chez les enfants âgés de 0 à 5 ans, les enfants âgés de 0 à 5 ans représentant la majorité des cas (77,3%). Seuls quatre cas positifs pour le SARS-CoV-2 ont été admis en soins intensifs et un cas a nécessité une transplantation hépatique.

Par ailleurs, parmi les 393 cas touchant des moins de 10 ans, 63,4% ont été recensés au Royaume-Uni. Parmi eux, la prévalence de l'infection à adénovirus était de 63,6% alors qu’elle n’était que 35,3% pour les autres pays (p<0,001), un phénomène confirmé après ajustement sur l'âge (OR 3,10 [1,90-5,07]).

Enfin, si l’admission en USI a été plus fréquente parmi les cas du Royaume-Uni que les autres, cette association n'était plus statistiquement significative lorsqu’elle était incluait la positivité à l’adénovirus.

Hypothèses et incertitudes :

Plusieurs questions restent posées : le phénomène est-il apparu au Royaume-Uni ou le pays est-il le premier à l’avoir repéré ? Le lien observé entre les cas d’hépatite aiguë, leur sévérité et le portage de l’adénovirus nécessite des éclaircissements : la significativité de l’association disparaît lorsque les données du Royaume-Uni et du reste de l’Europe sont analysées séparément. Il est possible que l’adénovirus soit en cause, mais il est aussi possible que l’association soit une coïncidence calendaire, simplement liée au fait que les plus jeunes enfants sortaient d’une période où ils ont été exposés de façon moindre à la circulation des virus habituels.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35929429/

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