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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 28 Jn 2022 - 14:54
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Maladie CV : pas de surrisque cardiovasculaire lié aux vaccins Comirnaty et CoronaVac

Sophia Antipolis , France — Les patients atteints d'une maladie cardiovasculaire n’encourent pas de risque d’infarctus du myocarde ou d’AVC additionnel suite à la vaccination par Comirnaty ou CoronaVac, selon une étude publiée dans Cardiovascular Research, un journal de la Société Européenne de Cardiologie (ESC)[1,2]. 

« Notre étude a montré qu'une maladie cardiovasculaire préexistante ne devrait pas empêcher les gens de se faire vacciner contre le Covid-19 », a commenté l'auteure de l'étude, la Dr Esther W. Chan (faculté de médecine Li Ka Shing, Université de Hong Kong, Chine) qui réitère l’importance de la vaccination dans cette population en raison de son plus mauvais pronostic en cas de Covid.

Notre étude a montré qu'une maladie cardiovasculaire préexistante ne devrait pas empêcher les gens de se faire vacciner contre le Covid-19. Dr Esther W. Chan
« Les patients les plus impactés par le Covid sont ceux avec des antécédents cardiovasculaires. [D’après des données chinoises] il est rapporté un taux de mortalité d’environ 10 % chez les patients ayant une atteinte cardiovasculaire[3] », indiquait le Dr Walid Amara dans nos colonnes en mars 2020 (rythmologue, Unité de rythmologie, GHI Le Raincy-Montfermeil).

Une vaste série de cas auto-contrôlés :

L’objectif de l’étude était d’évaluer l'association entre les vaccins Covid-19 Comirnaty de Pfizer et CoronaVac de la société chinoise Sinovac Biotech, les seuls disponibles à Hong Kong[3], et le risque d'événements cardiovasculaires indésirables majeurs (MACE : IDM, AVC, revascularisation, décès CV) chez les patients atteints de maladies cardiovasculaires.

Pour cela, les chercheurs se sont appuyés sur les dossiers médicaux électroniques gérés par l'autorité hospitalière de Hong Kong, qui couvre environ 80 % des admissions hospitalières, et les dossiers de vaccination fournis par le ministère de la Santé de Hong Kong. Les individus n'étaient pas autorisés à changer de vaccin pour les deux premières doses.

Les chercheurs ont identifié les patients souffrant d'une maladie cardiovasculaire préexistante (maladies coronariennes, cérébrovasculaires, vasculaires périphériques et interventions antérieures comme la pose d'un stent) et ayant reçu un nouveau diagnostic de MACE entre le 23 février 2021, date du début du programme de vaccination de masse Covid-19 à Hong Kong, et le 31 janvier 2022.

Chaque patient a été comparé à lui-même pour le risque de MACE jusqu'à 27 jours après chaque dose de vaccin (période d'exposition) par rapport à la période de référence sans exposition. « Une étude de cohorte traditionnelle comparerait le groupe vacciné au groupe non vacciné mais les deux groupes pourraient avoir des caractéristiques initiales différentes. Une série de cas auto-contrôlés permet d'éviter le problème des différences entre les groupes puisque chaque individu agit comme son propre contrôle », explique la Dr Chan dans le communiqué ESC.

En tout, 229 235 patients atteints d'une maladie cardiovasculaire ont été identifiés, dont 1 764 ont été vaccinés et ont été victimes d’un MACE pendant la période d'étude (662 ont reçu Comirnaty et 1 102 ont reçu CoronaVac). Le risque de MACE a été estimé pendant les 13 jours suivant la vaccination par rapport à la période de référence et pendant les jours 14 à 27 après la vaccination par rapport à la période de référence. Les analyses ont été menées pour la première et la deuxième dose.

Pas de sur-risque vaccinal :

Les chercheurs n’ont pas observé de sur-risque de MACE après la première ou la deuxième dose de Comirnaty ou de CoronaVac.

Pour la première dose de Comirnaty, les RR étaient de 0,48 (intervalle de confiance à 95 % [IC] 0,23-1,02) pendant les 13 premiers jours suivant la vaccination et de 0,40 (IC à 95 % 0,18-0,93) pendant les jours 14 à 27 après la vaccination. Pour la deuxième dose, les RR étaient de 0,87 (IC à 95 % : 0,50-1,52) pendant les 13 premiers jours et de 1,13 (IC à 95 % : 0,70-1,84) pendant les jours 14 à 27 après la vaccination.

Pour la première dose de CoronaVac, les RR étaient de 0,43 (IC 95 % 0,24-0,75) pendant les 13 premiers jours et de 0,54 (IC 95 % 0,33-0,90) pendant les jours 14 à 27 après la vaccination. Pour la deuxième dose, les RR étaient de 0,73 (IC 95 % 0,46-1,16) pendant les 13 premiers jours et de 0,83 (IC 95 % 0,54-1,29) pendant les jours 14 à 27 après la vaccination.

« Les résultats étaient similaires entre les femmes et les hommes, les individus âgés de moins et de plus de 65 ans, et les patients présentant différentes maladies cardiovasculaires sous-jacentes. Ils devraient rassurer sur la sécurité cardiovasculaire de ces deux vaccins », a conclu la Dr Chan.

Ces données, dans ce groupe particulièrement à risque, confortent les données de pharmacovigilance déjà obtenues en population générale selon lesquelles, chez les adultes, les vaccins à ARNm contre le Covid-19 ne sont pas associés à un surrisque d’IDM, EP et AVC (contrairement aux vaccins à adénovirus).

Financement : Il s'agit d'une étude réglementaire de pharmacovigilance initiée par le ministère de la Santé et financée via le Bureau de l'alimentation et de la santé du gouvernement de la Région administrative de Hong Kong. Le commanditaire de l'étude a participé à la conception de l'étude, à la collecte des données, à l'analyse des données, à l'interprétation des données et à la rédaction du rapport par l'intermédiaire du ministère de la Santé.

Medscape

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 29 Jn 2022 - 10:25
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Quels sont les médicaments essentiels contre le COVID-19 ?

Amsterdam, Pays-Bas—L’Agence européenne du médicament (EMA) a dressé la première liste des médicaments essentiels contre le Covid-19[1]. Elle comprend tous les vaccins et traitements autorisés dans l’Union européenne pour prévenir ou traiter cette infection. L’objectif est notamment de surveiller étroitement leur approvisionnement par rapport à la demande, pour que d’éventuelles pénuries puissent être évitées ou résolues rapidement. Pour cela, les États membres devront rapporter régulièrement une estimation de leurs besoins au niveau national afin de pouvoir recommander et coordonner les actions appropriées pour prévenir ou atténuer une pénurie.

Cette liste sera mise à jour en fonction de l’évolution de la pandémie et de l’autorisation de nouveaux médicaments.

À ce jour, cette liste contient :

• Cinq vaccins, bientôt 6 : 2 à ARN messager (Comirnaty® de Pfizer et Spikevax® de Moderna), 2 à vecteur viral (Vaxzevria® d’AstraZenace et Jcovden® de Janssen) et 1 contenant des protéines recombinantes associées à un adjuvant (Nuvaxovid® de Novavax). A noter que l’EMA s’est prononcée en faveur d’une utilisation du vaccin anti COVID-19 de la biotech franco-autrichienne Valneva chez les personnes âgées de 18 à 50 ans.

• Neuf médicaments : 1 corticoïde (dexaméthasone), 5 anticorps monoclonaux (Evusheld®, Regkirona®, RoActemra®, Ronapreve® et Xevudy®), 1 immunosuppresseur anti-IL1 (Kineret®) et 2 antiviraux (Paxlovid® et Veklury®).

Cette liste ne doit pas être considérée comme des recommandations d’utilisation de ces traitements dans les États membres. Les campagnes de vaccination, le choix des vaccins ou des traitements et les personnes concernées sont décidés au niveau national.

Medscape

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 29 Jn 2022 - 12:39
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Covid-19. Septième vague : quelles sont les règles d’isolement si vous êtes malade ou cas contact ?
Le nombre de contaminations et d’hospitalisations pour Covid-19 est reparti à la hausse en France. En moyenne sur les sept derniers jours, près de 70 000 nouveaux cas ont été enregistrés quotidiennement dans l’Hexagone. Si vous êtes malade ou cas contact, quelles sont les règles d’isolement ? On vous aide à y voir plus clair.

À l’approche des vacances d’été, la France replonge dans une septième vague marquée par un rebond des contaminations. En cause, un relâchement des gestes barrières, l’arrivée des sous-lignages BA.4 et BA.5 mais aussi, une baisse de notre immunité. Face à la montée des cas de Covid-19, quelles sont les règles d’isolement si vous êtes positif ou cas contact ? Ouest-France vous répond.

Si vous êtes positif :

En cas de test positif au Covid, la durée d’isolement et les règles sanitaires dépendent de votre statut vaccinal. Si vous avez un schéma vaccinal complet ou si vous avez contracté le virus il y a moins de quatre semaines, vous devez vous isoler immédiatement pendant sept jours. En revanche, si au bout de cinq jours, vous réalisez un test antigénique ou PCR qui se révèle négatif et si vous n’avez plus de symptômes depuis 48 heures, vous pouvez mettre fin à votre isolement.

Les règles sont différentes si vous n’êtes pas vacciné ou que vous avez un schéma vaccinal incomplet. Dans votre cas, vous devez vous isoler pendant dix jours. Vous pouvez réduire votre isolement à sept jours si, là aussi, vous avez un test négatif et si vous n’avez plus de symptômes depuis 48 heures.

Les enfants âgés de moins de douze ans, qu’ils soient vaccinés ou non, ils doivent s’isoler sept jours. Ils peuvent ensuite réaliser un test antigénique le cinquième jour après la date du début des symptômes ou la date de prélèvement du test positif s’il n’a pas de symptômes, indique l’Assurance maladie.

Si vous êtes cas contact :

Si vous avez été en contact avec une personne testée positive au Covid-19, vous êtes donc considéré comme cas contact. Désormais, « il n’y a plus de règle d’isolement pour les cas contact et les consignes de test sont identiques quel que soit votre statut vaccinal », indique l’Assurance maladie sur son site internet.

Toutefois, vous devez respecter strictement les gestes barrières et réaliser un test antigénique, PCR ou un autotest deux jours après le dernier contact avec la personne positive.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus ... b0bb3f5c46

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 30 Jn 2022 - 06:21
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Vaccin covid 19 : risque de thrombose des vaisseaux hépatique accru ?
Abs. FRI265 - Maan R et al, EASL 2022




https://www.youtube.com/watch?v=6NF31HxkFIA















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Dernière édition par fil le 02 Jl 2022 - 07:12; édité 3 fois
 
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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 01 Jl 2022 - 10:55
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COVID-19 : forte reprise épidémique en Europe et en Amérique, 1er vaccin ARN indien, Covid long des ados…

International — En raison de l'évolution de la pandémie Covid-19, nous vous proposons une sélection d’actualités internationales couvertes par nos équipes éditoriales locales*.

MONDE :

Les pays en développement peuvent désormais accorder des licences pour la production de vaccins Covid-19 à des fabricants locaux, y compris en utilisant la technologie de l'ARN messager, sans l'autorisation des détenteurs de brevets, a conclu l'OMS le 17 juin.

EUROPE :

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a dressé la première liste de médicaments essentiels contre le Covid-19.

Après quelques rebondissements, l'EMA a décidé d'accorder une autorisation de mise sur le marché au vaccin anti-Covid-19 de la biotech franco-autrichienne Valneva pour une utilisation chez les personnes âgées de 18 à 50 ans.

La France connaît un très fort rebond des nouveaux cas de Covid-19. Le 28 juin, les nouveaux cas atteignaient 147 248, soit 54 % de plus qu'il y a une semaine. Le taux d'incidence était de 731,71/100 000 (+52,78 % en 7 jours). Le nombre d'hospitalisations quotidiennes continue également à augmenter avec 860 nouvelles personnes hospitalisées le 29 juin (+35,43 % en 7 jours) et 77 nouvelles admissions en soins intensifs (+22,09 % en 7 jours). Les sous-lignées BA.4 et BA.5 représentaient respectivement 6 % et 41 % des séquences interprétables, le 23 juin.

La Première ministre, Élisabeth Borne, a demandé aux préfets et aux autorités sanitaires d'encourager, sans le rendre obligatoire, le port du masque « dans les lieux de promiscuité » et les « espaces clos », notamment « les transports publics ».

Le gouvernement a lancé un appel pour effectuer le 2ème rappel « maintenant » pour les personnes de plus de 60 ans avec ou sans facteurs de risque.

Au Royaume-Uni, le nombre de cas de Covid-19 a augmenté en raison des variants Omicron BA.4 et BA.5 du SARS-CoV-2. Dans un briefing technique publié le vendredi 24 juin, l'Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a déclaré que les variants BA.4 et BA.5 étaient désormais dominants au Royaume-Uni. Les pressions exercées sur les hôpitaux pendant la pandémie de Covid-19 sont toujours d'actualité, et on estime que 18 950 médecins généralistes et internes risquent de quitter la profession au cours des cinq prochaines années.

Au 23 juin, les derniers chiffres du gouvernement indiquent que 105 993 personnes au Royaume-Uni ont été testées positives au Covid-19 au cours des 7 derniers jours, soit une augmentation de 36,1 % par rapport à la semaine précédente. Au 26 juin, 7 912 patients ont été admis à l'hôpital, soit une augmentation de 7,3 % par rapport à la semaine précédente. Au cours des 7 derniers jours, 370 décès dans les 28 jours suivant un test positif ont été signalés, soit une augmentation de 24,6 % par rapport à la semaine précédente.

En Allemagne, l'introduction d'un partage des coûts fixé à 3 euros pour les tests Covid-19 rencontre une réponse divisée : 47 % des Allemands trouvent le prix de trois euros raisonnable, à l'exception de certains groupes de personnes, tandis que 43 % ne le trouvent pas raisonnable, selon un récent sondage de l'institut d'études d'opinion YouGov.

À partir de jeudi 30 juin, les tests rapides gratuits dans les lieux de dépistage ou en pharmacie, ne seront disponibles que pour certains groupes à risque. Les autres devront payer trois euros.

L'Institut Robert Koch (RKI) a indiqué mercredi 29 juin au matin que l'incidence nationale sur sept jours était de 646,3 pour 100 000 contre 635,8 la veille (semaine précédente : 488,7 ; mois précédent : 196,2). Toutefois, l'incidence ne donne pas une image complète de la situation des infections.

Les autorités sanitaires allemandes ont signalé 133 950 nouvelles infections au Covid-19 (semaine précédente : 119 232) et 175 décès (semaine précédente : 104) en un jour.

En Suisse, les cantons de Thurgovie, de Schwyz et de Saint-Gall autorisent désormais un deuxième rappel vaccinal non-remboursé. La vaccination est disponible en pharmacie pour qui le souhaite. Auparavant, elle n'était autorisée que pour les personnes immunodéprimées.

Les résultats d'une étude publiée dans The Lancet Infectious Diseases montrent que les vaccins à ARNm ont permis de sauver environ 41 830 vies en Suisse jusqu'à présent. Selon cette étude, 48 décès pour 10 000 personnes ont pu être évités.

Le 28 juin, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) la moyenne quotidienne sur 7 jours de 4 496 infections est supérieure de 34 % à celle de la semaine précédente. En raison de cette augmentation du nombre de cas, l'association médicale FMH recommande à nouveau le port du masque dans les cabinets médicaux, notamment pour le personnel médical, les patients et les accompagnants.

L' obligation de vaccination contre le Covid-19 en Autriche sera supprimée. C'est ce qu'a annoncé le ministre de la Santé, Johannes Rauch (Verts), jeudi 23 juin à Vienne. « L'obligation de vaccination n'incite personne à se faire vacciner », a déclaré M. Rauch. Il a expliqué que l'évolution de la maladie avec Omicron était généralement plus favorable qu'avec le variant Delta du virus, qui était encore dominant lorsque l’obligation vaccinale avait été annoncée en novembre 2021. « Omicron a changé les règles », a déclaré M. Rauch. La vaccination obligatoire est entrée en vigueur en février.

Depuis le mois de mai, le Portugal a connu l'incidence de Covid-19 la plus élevée sur le continent européen. Actuellement, le sous-variant BA.5 représente environ 90 % des nouvelles infections. Selon le rapport hebdomadaire de la Direction générale de la santé (DGS), publié vendredi 24 juin, 95 943 infections ont été enregistrées entre le 14 et le 20 juin. Ce chiffre reste élevé, mais il révèle également une diminution de 18 467 infections par rapport aux données de la semaine du 7 au 13 juin.

Selon la DGS, les groupes d'âge où la prévalence de la maladie est la plus élevée sont ceux des 40 à 49 ans (16 141), des 50 à 59 ans (15 211) et des 30 à 39 ans (14 133).

1 743 patients ont été hospitalisés au cours de la semaine, soit 153 de moins que lors du bilan précédent. Quant aux patients des unités de soins intensifs (USI), ils étaient 85, soit 13 de moins.

En ce qui concerne la mortalité de la maladie, 239 personnes sont décédées, soit 22 de moins que lors du dernier rapport. La plupart des victimes étaient âgées de 80 ans ou plus (180 décès) et vivaient dans la région de Lisbonne et de la vallée du Tage (84). L'incidence sur sept jours pour 100 000 habitants est de 932 cas (15 % de moins) et l'indice de transmissibilité, appelé R(t), est passé de 0,87 à 0,88.

Selon une nouvelle étude, on estime que grâce à une vaccination élevée contre le Covid-19, le pays a évité plus de 126 000 décès depuis le 8 décembre 2021.

La campagne de vaccination pour l'automne et l'hiver prochains, dont le début est prévu le 5 septembre, prévoit la co-administration des vaccins contre la grippe et le Covid-19 chez les personnes âgées de plus de 65 ans, les personnes de plus de 18 ans atteintes de maladies graves, les professionnels de santé et les usagers des maisons de retraite et des unités de soins de longue durée.

Depuis le 24 juin, les personnes âgées de plus de 80 ans peuvent recevoir le deuxième rappel du vaccin sans avoir besoin de prendre rendez-vous.

En Espagne, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 est en augmentation, 52 218 depuis vendredi dernier (24 juin). Selon le dernier rapport du ministère de la Santé publié mardi 28 juin, l'incidence chez les plus de 60 ans (la seule signalée depuis mai) à 14 jours était de 851 pour 100 000 personnes. Une augmentation considérable si l'on considère que vendredi dernier, l'incidence était de 765. La pression dans les hôpitaux augmente également, avec un taux d'occupation des lits de 7,79 %. Une enquête espagnole a montré que la dose de rappel réduit de 50 % le risque d'infection par le SARS-CoV-2 pendant la vague Omicron.

AMÉRIQUE :

En Amérique, les cas de Covid-19 continuent d'augmenter dans les quatre sous-régions, les pays ayant signalé plus de 1,3 million de nouvelles infections et 4 158 décès au cours de la semaine dernière (soit une augmentation de 13,9 % du nombre de cas par rapport à la semaine précédente).

Aux États-Unis, le nombre de cas est plutôt stable, bien que toujours élevé. Les nouveaux cas quotidiens dépassent les 100 000 par jour, soit une augmentation de 3 % au cours des deux dernières semaines, selon le New York Times Covid tracker. Le nombre de personnes hospitalisées dépasse les 30 000 par jour, soit une hausse de 7 % sur la même période, et le nombre de décès quotidiens au 28 juin approche les 400, soit une hausse de 17 %.

Si cette situation reste très préoccupante, les autorités s'inquiètent encore plus de ce qui va suivre. Le pays est actuellement aux prises avec les sous-variants BA.4 et BA.5 d'Omicron, hautement infectieux, qui, selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies, sont à l'origine de plus de la moitié des cas aux États-Unis. Selon de nombreux experts, les sous-variants pourraient être à l'origine d'un nombre « substantiel » de cas cet été.

Avec cette menace à l'horizon, les conseillers de la Food and Drug Administration américaine se sont réunis mardi 28 juin pour débattre de l'opportunité d'un nouveau rappel à l'automne et de la meilleure formulation à adopter. Par un vote de 19-2, le panel a recommandé à la FDA d'autoriser de nouveaux rappels qui contiendraient un composant Omicron pour tenter de combattre les nouveaux variants. Quelles sont les variants contre lesquelles les vaccins seraient les plus efficaces, et dans quel délai ils pourraient être prêts à être commercialisés ? Ces questions restent encore sans réponse.

La directrice de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), Dr. Carissa F. Etienne, a appelé les pays à préparer leurs systèmes de santé à faire face à l'impact à long terme des symptômes persistants du Covid, qui pourrait toucher de nombreuses personnes dans la région.

Un examen systématique et une méta-analyse publiés par un groupe multidisciplinaire mexicain dans Scientific Reports ont identifié comme manifestations cliniques les plus fréquentes du Covid-19 long chez les enfants et les adolescents les troubles de l'humeur, notamment la tristesse, la tension, la colère, la dépression et l'anxiété (16,50 %) ; la fatigue (9,66 %) et les troubles du sommeil (8,42 %).

Au Mexique, le 28 juin, le sous-secrétaire à la prévention et à la promotion de la santé, le Dr Hugo Lopez-Gatell Ramirez, a souligné que le pays connaît une " tendance à la hausse " des infections au Covid-19 depuis dix semaines. Face à l'augmentation des infections, au moins sept États du pays ont rendu l'usage du masque à nouveau obligatoire.

Le 27 juin, la vaccination contre le Covid-19 a commencé pour la population âgée de 5 à 11 ans dans onze états du pays. Au moins 15 états ont annoncé qu'ils allaient avancer la fin de l'année scolaire en raison de l'augmentation des infections au Covid-19 et des températures élevées dans le nord du pays.

L'Amérique du Sud a connu une augmentation significative des nouveaux cas, avec près d'un demi-million de nouvelles infections au Covid-19 signalées, soit une augmentation de 24,6 %. Dans les Caraïbes, les cas ont commencé à se stabiliser au cours des deux dernières semaines, les pays ayant signalé une augmentation de 3,2 %.

Le Brésil continue de faire face à l'augmentation des cas d'infection par le SARS-CoV-2 et des décès causés par le Covid-19. Mardi 28 juin, la moyenne des décès au cours des sept derniers jours était de 198 par jour, ce qui correspond à une augmentation de 38 % par rapport à la moyenne d'il y a 14 jours. La moyenne des nouvelles infections en sept jours a atteint 54 400.

Selon les données de l'Instituto Todos pela Saúde (ITpS), l'identification de la présence des sous-lignées BA.4 et BA.5 est passée de 44% des échantillons positifs à 73 % en deux semaines. Dans la même période, la positivité des tests a augmenté de dix points, passant de 38,9 % à 49,1 %. Du 1er mars au 16 juin, l'Instituto Todos pela Saúde a analysé 144 542 tests RT-PCR Les analystes prévoient que, la semaine prochaine, les BA.4 et BA.5 représenteront presque 100 % des cas. Tout au long du mois de juillet, on devrait observer une baisse de la positivité des tests et, par conséquent, du nombre de cas.

ASIE :

Le Japon a signalé 9 572 nouveaux cas de Covid-19 lundi 27 juin, soit une augmentation de 1 775 cas par rapport à la semaine précédente et une augmentation d'une semaine sur l'autre pour le septième jour consécutif, selon le Japan Times .

La Chine a signalé 116 nouveaux cas de Covid-19 pour le 25 juin contre 151 le jour précédent. Selon une étude chinoise (Hong Kong) publiée dans Cardiovascular Research, un journal de la Société européenne de cardiologie (ESC), les patients atteints d'une maladie cardiovasculaire n’ont pas de surrisque d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral lié aux vaccins Comirnaty ou CoronaVac.

Taïwan recevra cette semaine ses premières doses du vaccin Novavax Inc Covid-19, reçues dans le cadre du programme de partage COVAX, a annoncé mercredi le gouvernement.

Le nombre d'infections Covid-19 en Inde a augmenté de 15 940 le 25 juin, selon le ministère de la santé.

Le premier vaccin à ARNm fabriqué par le pays, développé par Gennova Biopharmaceuticals de Pune, a reçu une autorisation d'utilisation d'urgence chez l’adulte. Le contrôleur général des médicaments de l'Inde (DCGI) a approuvé le vaccin ARNm avec un schéma deux doses mardi 28 juin.

L’agence des médicaments a également approuvé le vaccin Covid-19 de Serum Institute, Covovax, pour une utilisation d'urgence restreinte chez les enfants âgés de 7 à 11 ans, sous certaines conditions, selon l'India Express.

Samedi 25, Singapour a signalé 6 168 nouveaux cas de Covid-19, ce qui porte le total à 1 403 242. Parmi ces nouveaux cas, 5 654 étaient des transmissions locales et 514 des cas importés.

AFRIQUE :

Selon l'OMS, le nombre de nouveaux cas dans la région Afrique est en baisse depuis cinq semaines consécutives. Au cours de la semaine se terminant le 19 juin, 16 724 nouveaux cas ont été signalés au total (24 422 la semaine précédente). Les décès ont diminué de 57 %. Les pays qui ont signalé la majorité des cas sont l'Afrique du Sud, le Kenya, l'Éthiopie, la Zambie et le Cabo Verde. Même si aucun pays ne connaît réellement de résurgence, certains sont surveillés de près en raison d'une légère augmentation du nombre de cas : Botswana, Cap-Vert, Éthiopie, Ghana, Kenya et Madagascar. Dans la région, 18,3 % de la population est entièrement vaccinée.

*Ont collaboré à cet article Aude Lecrubier (Medscape édition française), Claudia Bravo (Medscape en espagnol), Leoleli Schwartz (Medscape en portugais), Vanessa Sibbald (Medscape Royaume-Uni), Maria Baena (Univadis Espagne), Brenda Goodman (Medscape Etats-Unis), rédaction Coliquio (Allemagne), Daniela Ovadia (Univadis Italie).



A noter :Ce tour d’horizon donne un aperçu de pratiques cliniques, recommandations, découvertes émergentes au cours de cette pandémie. De manière générale, toutes les informations concernant Covid-19 sont susceptibles de subir une actualisation avec l’avancée des connaissances. Les dates de publication des articles sont plus que jamais importantes. Certaines des informations ci-dessous peuvent également ne pas être en adéquation avec les directives des autorités sanitaires françaises.

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Troubles menstruels post-vaccination anti-COVID-19 : quelle est la conduite à tenir ?

France—L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a réuni des représentants des associations de patients et de professionnels de santé pour un point de situation sur les troubles menstruels déclarés après la vaccination contre le COVID-19, aussi bien après la première injection qu’après la deuxième ou la dose de rappel[1].

A noter que des troubles menstruels directement liés à l’infection COVID-19 ont également été rapportés pendant la pandémie[2].

Quels troubles post-vaccination ?

Les troubles menstruels post-vaccination les plus fréquemment décrits par les femmes sont :

• Des ménorragies ou ménométrorragies, ou au contraire une aménorhée pendant plusieurs mois ;

• Des douleurs pelviennes importantes ou des douleurs abdominales ;

• Chez les femmes atteintes d’endométriose : une réactivation de leurs symptômes douloureux alors que la maladie était bien contrôlée ;

• Chez les femmes ménopausées : des saignements anormaux.

Ces troubles ont parfois une répercussion sévère sur la qualité de vie et, dans certains cas, les saignements anormaux en quantité et en durée ont conduit à des hystérectomies.

Les professionnels de santé ayant participé à cette réunion ont indiqué que dans leur pratique, la majorité des troubles menstruels observés étaient non graves, de courte durée et spontanément résolutifs. Les cas graves sont peu nombreux et difficiles à analyser car souvent peu documentés.

Sont-ils fréquents ?

Au 28 avril 2022, les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) ont analysé 9.381 déclarations de troubles du cycle rapportées avec le vaccin Comirnaty® de Pfizer et 1.557 avec le vaccin Spikevax® de Moderna. La majorité de ces déclarations ont été réalisées par les patientes directement. Ces chiffres sont à comparer aux 58 millions de personnes, tous sexes confondus, ayant été vaccinées avec le vaccin Comirnaty® à cette même date, et 12 millions avec le vaccin Spikevax®.

Quelles sont les hypothèses étiologiques ?

Dans ses premières conclusions rendues au mois de juin 2022, le comité de pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a conclu que les preuves étaient insuffisantes à ce stade pour établir un lien de cause à effet entre les vaccins à ARN messager et les cas d’aménorrhées. Concernant les saignements menstruels abondants, le comité a conclu à la nécessité de poursuivre l’évaluation.

Le mécanisme potentiel de survenue de ces troubles du cycle menstruel n’est pas connu, mais parmi les hypothèses on retrouve :

• La réactogénicité (fièvre, maux de tête, nausées…) provoquée par la vaccination pourrait, comme lors d’une infection, influer sur les hormones impliquées dans le cycle menstruel ;

• Le stress ou l’anxiété importante, qui pourraient résulter de l’acte de vaccination et/ou du contexte de pandémie, sont des facteurs connus de perturbation de l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien qui régule le bon déroulement du cycle menstruel ;

• D’autres facteurs comme une maladie gynécologique sous-jacente, une grossesse, un traitement contraceptif…

Quelle est la conduite à tenir ?

• En cas de plainte de troubles menstruels après vaccination contre le COVID-19 et selon les antécédents de votre patiente :

• En cas de traitement hormonal : vérifier l’absence de mauvaise observance ou de vomissements pouvant être à l’origine d’une interruption de la prise du traitement ;

En l’absence de traitement hormonal ou d’interruption de ce traitement :

- Vérifier qu’il ne s’agit pas d’une symptomatologie aiguë ;
- Vérifier l’absence de grossesse ;

- Garder en tête la possibilité que la patiente développe une maladie gynécologique (syndrome des ovaires polykystiques, hyperprolactinémie, adénomyose…) de manière concomitante à la vaccination. Si les symptômes persistent le mois suivant, il est nécessaire de lancer des investigations et d’envisager une telle pathologie sous-jacente.

• En cas d’effets indésirables graves ou inattendus : faire une déclaration sur le portail du ministère chargé de la Santé : signalement.social-sante.gouv.fr

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 05 Jl 2022 - 13:10
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Pfizer affirme que ses vaccins actualisés renforcent la protection contre Omicron

Etats-Unis – Pfizer et BioNTech ont annoncé la semaine dernière que leurs deux nouveaux vaccins ciblés sur le variant Omicron sont sûrs et efficaces contre le coronavirus, y compris les derniers sous-variants connus, selon l'Associated Press [1].

Cette annonce est intervenue quelques jours avant que la FDA se prononce en faveur de rappels actualisés cet automne.

Les vaccins primaires et de rappel actuels offrent toujours une protection contre le Covid-19, bien qu'ils soient moins efficaces contre les variants les plus récents d'Omicron. Une nouvelle formulation pourrait être utilisée comme quatrième injection – ou comme deuxième rappel – afin de mieux protéger contre une autre vague de coronavirus attendue cet automne et cet hiver.

Deux vaccins potentiels :

Pfizer a étudié deux vaccins potentiels : un vaccin "monovalent" qui cible uniquement Omicron, et un vaccin de rappel "bivalent" qui ajoute Omicron au vaccin original. La société a également testé la possibilité de conserver le même dosage de 30 microgrammes ou de le doubler.

L'essai de phase 2/3 a porté sur 1 234 adultes âgés de plus de 55 ans qui avaient déjà reçu trois doses de vaccin. Un mois plus tard, le vaccin monovalent adapté à Omicron a entraîné une multiplication par 13,5 des anticorps neutralisants contre Omicron dans la formulation à 30 microgrammes et par 19,6 dans la formulation à 60 microgrammes. Le vaccin bivalent a multiplié par 9,1 et 10,9 le nombre d'anticorps à ces niveaux, soit environ 1,5 fois plus que si l'on recevait une autre dose du vaccin original, rapporte l'AP.

« Sur la base de ces données, nous pensons avoir deux candidats très solides adaptés à Omicron qui suscitent une réponse immunitaire contre Omicron sensiblement plus élevée que ce que nous avons vu jusqu'à présent », a déclaré Albert Bourla, président-directeur général de Pfizer, dans un communiqué.

« Nous sommes impatients de discuter de ces données avec la communauté scientifique et les autorités sanitaires afin de pouvoir introduire rapidement un rappel adapté à Omicron, si les autorités réglementaires l'autorisent », a-t-il ajouté.

Pfizer a déclaré que des études préliminaires en laboratoire ont montré que les deux vaccins mis à jour offraient également une protection contre les BA.4 et BA.5, les sous-variants d’Omicron qui se répandent aux États-Unis et qui devraient bientôt devenir dominants [2]. Les deux injections neutralisent les BA.4 et BA.5, mais avec un potentiel environ trois fois moins élevé que contre le BA.1. Pfizer continuera à recueillir des données supplémentaires sur les variants BA.4 et BA.5 dans les semaines à venir, a déclaré la société.

Les études n'ont pas été conçues pour déterminer dans quelle mesure les nouveaux rappels permettaient de prévenir les cas de Covid-19, a rapporté l'AP, ni de savoir combien de temps la protection durerait avec les différentes formulations ou dosages.

Le comité consultatif de la FDA sur les vaccins débattra probablement publiquement de ces données lors d'une réunion, a rapporté l'AP, afin de décider s'il faut recommander un changement des formulations du vaccin Covid-19 tout en laissant suffisamment de temps pour les fabriquer d'ici l'automne.

La Coalition internationale des autorités de réglementation des médicaments à laquelle appartient l’Agence européenne du médicament (EMA) va également examiner les dernières données de Pfizer pour décider si les nouveaux rappels doivent être approuvés en Europe.

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 05 Jl 2022 - 17:34
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Covid - BA.2.12.1, BA.4 et BA.5 : mauvaise nouvelle, la majorité des anticorps monoclonaux sont inefficaces contre les sous-variants d'Omicron

Une étude menée en Allemagne conclut à l'inefficacité des anticorps monoclonaux dans le traitement du Covid, provoqué par les sous-variants d'Omicron.

"La plupart des anticorps thérapeutiques (monoclonaux) disponibles pour le traitement des patients atteints de COVID-19, n'inhibent pas du tout ces sous variants BA.2.12.1, BA.4 et BA.5 ou ne les inhibent qu'avec une efficacité réduite", conclut une étude menée en Allemagne et publiée dans la revue médicale The Lancet.

Une mauvaise nouvelle sur le front de la lutte contre le Covid et notamment sa prise en charge thérapeutique. De grands espoirs avaient été placés dans ces copies synthétiques des anticorps naturellement produits par le corps humain pour combattre les infections.

Les travaux menés par des chercheurs du Centre allemand des primates (Deutsches Primatenzentrum, DPZ), en collaboration avec des collègues de la faculté de médecine de Hanovre et de l'université Friedrich-Alexander d'Erlangen-Nuremberg, montrent en effet, que les anticorps monoclonaux administrés à des malades du covid hospitalisés perdent leur efficacité face aux récents sous-variants d'Omicron.

Seule exception, notent les chercheurs, le Bebtelovimab, autorisé en février dernier aux États-Unis, aurait bloqué "toutes les variantes testées avec une grande efficacité".

Échappement immunitaire :

Des conclusions qui font écho à l'échappement immunitaire constaté avec les BA.2.12.1, BA.4 et BA.5. Ces sous-variants sont beaucoup moins bien bloqués par les anticorps produits après vaccination ou vaccination suivie d'infection que leurs prédécesseurs BA.1 et BA.2 rappellent les chercheurs comme L'Indépendant l'évoquait fin juin.

Dans cette même étude, les scientifiques estiment toutefois que, malgré cet échappement immunitaire, la vaccination reste toujours la meilleure protection contre les formes graves de la maladie, même si elle pourrait faiblir notamment par rapport aux nouvelles mutations.

https://www.lindependant.fr/2022/07/04/ ... 414477.php

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 11 Jl 2022 - 08:28
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Transmission à distance du SARS-CoV-2, une question d’aération

La transmission du SARS-CoV-2 sur une longue distance est encore assez mal connue. Une équipe du Royaume-Uni a réalisé une revue systématique des études observationnelles traitant de cette question de la transmission à distance dans un espace intérieur. L’objectif était d’évaluer la possibilité d’une transmission d’un individu porteur de virus à un autre situé à plus de 2 m, et d’identifier les facteurs pouvant l’influencer.

Au total 18 études ont été analysées. Les données confirment que la transmission du SARS-CoV-2 à plus de 2 m est possible et peut survenir dans plusieurs lieux comme les restaurants, les lieux de travail, les transports en commun ou les concerts, voire les hôtels utilisés pour les mises en quarantaine.

Le chant et les courants d’air :

Pour que la transmission ait lieu, il semble que certaines circonstances doivent être réunies, qui favorisent la transmission. L’insuffisance d’aération et les activités générant des émissions d’aérosols, comme chanter ou parler à voix forte, semblent favoriser la transmission à distance en augmentant la concentration du virus dans l’espace confiné. D’autres facteurs comme les courant d’air directionnels (liés à une ventilation défectueuse) agiraient plutôt en permettant au virus de voyager dans l’air dans une certaine direction, favorisant l’infection de personnes situées en aval d’un cas initial. Dans les études analysées, le cas initial était le plus souvent pré-symptomatique ou asymptomatique au moment de la transmission, ce qui confirme le rôle joué par ces porteurs asymptomatiques dans la diffusion du virus.

Aucun cas de transmission n’a été relevé lorsque les participants portaient des masques. Notons aussi que la majorité des études ont été réalisées à un moment où l’immunité de la population était encore faible.

Cette analyse confirme la nécessité d’assurer une bonne ventilation des espaces clos, particulièrement ceux dans lesquels est menée une activité favorisant la transmission des particules virales, notamment le chant.



Dr Roseline Péluchon

RÉFÉRENCES :

Duval D et coll. : Long distance airborne transmission of SARS-CoV-2: rapid systematic review.
BMJ 2022;377:e068743. doi.org/10.1136/bmj-2021-068743

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 11 Jl 2022 - 08:40
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COVID long : chez certains patients, le virus est toujours présent 12 mois après l’infection

Alors que les cas de Covid-19 continuent leur ascension en France (voir encadré en fin de texte), une petite étude donne des pistes sur l’un des mécanismes possiblement impliqué dans le Covid long.

Reuters – Selon les résultats d'une petite étude, certains cas de COVID de longue durée pourraient être la réponse du système immunitaire à une infection par le SARS-CoV-2 qui se cache quelque part dans l'organisme.

Les chercheurs ont analysé plusieurs échantillons de plasma prélevés au fil du temps chez 63 patients atteints de Covid-19, dont 37 ont développé un Covid long. Chez la majorité des patients atteints de Covid-19, la protéine spike de la surface du virus était détectable jusqu'à 12 mois, alors qu'elle n'était pas présente dans les échantillons de plasma des patients guéris sans symptômes durables. La protéine spike circulant dans le sang pourrait signifier « qu'un réservoir de virus actif persiste dans l'organisme », ont déclaré les chercheurs dans un article publié sur medRxiv (avant l'examen par les pairs) [1].

Cette étude ne permet pas de savoir exactement où se trouve ce réservoir. Les chercheurs ont déclaré qu'ils avaient déjà trouvé un virus actif dans le tractus gastro-intestinal d'enfants plusieurs semaines après l'infection initiale par le coronavirus, et d'autres chercheurs ont trouvé des preuves génétiques du virus « dans plusieurs sites anatomiques jusqu'à sept mois après l'apparition des symptômes ».

Si les résultats peuvent être confirmés par des études de plus grande envergure, la présence de la protéine spike dans le sang longtemps après l'infection initiale pourrait être un moyen de diagnostiquer un Covid long, ont déclaré les chercheurs.

Covid-19 : point de situation en France au 8 juillet 2022 :

En France, alors que les variants BA.5 et BA.4 représentent désormais 74% des souches en circulation, le nombre moyen de nouveaux cas confirmés par jour était de 112 982 au 4 juillet, soit une augmentation de 51% en une semaine (incidence 1237/100 000), d’après Santé Publique France. Par ailleurs sur la semaine, en moyenne, 1 236 nouvelles personnes ont été hospitalisées en soins classiques par jour (+40% en 7 jours) tandis que 103 nouvelles entrées en soins intensifs ont été enregistrées par jour en moyenne (+24%/semaine précédente). Autre chiffre en hausse, 57 personnes sont décédées de la maladie par jour en moyenne, d’après les estimations en date du 7 juillet.

Les cas possibles de réinfection représentaient 4,1 % de l’ensemble des cas confirmés de COVID-19 détectés dans la base SIDEP entre le 02 mars 2021 et le 12 juin 2022. La très grande majorité de ces réinfections est survenue lors de la 5e vague.

Concernant la vaccination, au 4 juillet, seuls 26,5% des 60-79 ans et 31,7% des 80 ans et plus ainsi que 42,2% des résidents en EHPAD qui y étaient éligibles avaient reçu leur seconde dose de rappel.

« L’effort de vaccination doit s’accentuer pour améliorer la couverture vaccinale qui reste insuffisante dans certains territoires comme les Antilles et la Guyane et chez les plus âgés », indique SPF qui ajoute que « le respect des mesures combinées reste essentiel, pour limiter la diffusion de l’épidémie et protéger les populations les plus vulnérables ».

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 11 Jl 2022 - 08:43
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Covid-19 : la vague BA.5 s’intensifie, les cas de réinfections en forte hausse

La circulation du Sars-CoV-2 « continue de s’accélérer », a indiqué Laetitia Huiart, directrice scientifique de Santé publique France (SPF), lors d’un point presse ce 8 juillet, rappelant la nécessité, en cette période estivale et d’augmentation des activités propices à la transmission, de maintenir les mesures de freinage de l’épidémie de Covid-19 (isolement et gestes barrières).

En semaine 26 (du 27 juin au 3 juillet), le taux d’incidence a de nouveau augmenté de 55 %, atteignant 1 153 cas pour 100 000 habitants. Toutes les classes d'âge sont concernées, mais la hausse est plus marquée chez les 20-29 ans (+69 %, soit 1 518/100 000). L’incidence apparaît la plus élevée dans la région Île-de-France (1 295/100 000, +33 %), suivie des Pays de la Loire (1 260/100 000, +77 %).

Dans les outre-mer, le taux d’incidence atteint aussi plus de 1 000 cas/100 000 en Guadeloupe et augmente fortement à la Réunion, tandis que la dynamique épidémique décroît en Martinique. Mayotte connaît une hausse marquée de l’incidence qui reste néanmoins à un niveau bas.

Une dynamique similaire chez nos voisins européens :

Cette circulation intense en métropole se traduit par une hausse des nouvelles hospitalisations (5 953, +16 %) et des admissions en services de soins critiques (+ 17 %). « Les taux d’hospitalisation étaient toujours les plus élevés chez les 90 ans et plus et en forte hausse (93,3/100 000, +27 %) », relève le point épidémiologique de SPF, daté du 7 juillet. Le nombre de décès est également en hausse pour la 2e semaine consécutive (270, +12 %).

La dynamique observée est « similaire » chez nos voisins européens (Allemagne, Italie ou Espagne), note Didier Che, directeur adjoint à la direction des maladies infectieuses de SPF. Au Portugal, où la vague portée par BA.5 a démarré plus tôt, l’épidémie semble en recul avec un taux d’incidence en baisse de 23 %. En France, la progression actuelle de l’incidence devrait s’accompagner d’une hausse des hospitalisations « encore pendant plusieurs semaines », avertit Julie Figoni, épidémiologiste chez SPF.

Partout, le sous-lignage d’Omicron BA.5 continue de remplacer BA.2. Il est prédominant depuis deux semaines et représentait, en semaine 25 (du 20 au 26 juin), 67 % des séquences interprétables, contre 18 % pour BA.2. BA.4 était quant à lui détecté dans 7 % des séquences.

12 % des cas sont des réinfections :

Par ailleurs, depuis décembre 2021, la proportion de réinfections (deux tests positifs à 60 jours d’intervalle) est en progression. Entre le 2 mars et le 12 juin, les réinfections possibles représentaient 4,1 % de l’ensemble des cas confirmés de Covid. Elles ont atteint 12 % des infections de la semaine 23 (du 6 au 12 juin).

Depuis l’arrivée d’Omicron, « une augmentation importante des cas de réinfections » est observée, relève Vincent Auvigne, épidémiologiste chez SPF. En semaine 23, les cas de nouvelle contamination avec Omicron après une première infection par ce même variant représentaient 44 % des cas de réinfections. Cependant, « la probabilité de réinfection est plus forte après une première infection par les variants Alpha ou Delta », poursuit-il, ajoutant que « plus la première contamination s'éloigne dans le temps, plus la probabilité d'une réinfection augmente ». Des analyses sont en cours pour évaluer la sévérité des réinfections, mais les premiers signaux semblent « rassurants », avec « en majorité, des cas bénins », indique l’épidémiologiste.

Dans ce contexte, « les mesures individuelles restent essentielles pour protéger les plus vulnérables », insiste Laetitia Huiart. Elle encourage également les personnes âgées éligibles à effectuer leur 2e rappel, alors que seuls 26,5 % des 60-79 ans et 33,7 % des 80 ans et plus l’ont reçu.


Source : lequotidiendumedecin.fr

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 11 Jl 2022 - 13:10
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Covid-19 : L'UE recommande une deuxième dose de rappel pour les plus de 60 ans

Face à la reprise épidémique de Covid-19, la Commission et les agences sanitaires de l'Union européenne ont recommandé, lundi, une deuxième dose de rappel de vaccins à tous les plus de 60 ans, au lieu de 80 jusqu'à présent.

Le rappel vaccinal étendu. La Commission et les agences sanitaires de l'Union européenne ont recommandé, lundi 11 juillet, une deuxième dose de rappel de vaccins contre le Covid-19 à tous les plus de 60 ans, au lieu de 80, face à la nouvelle "vaste vague" actuelle de cas.

"J'appelle les États membres à offrir immédiatement des deuxièmes rappels à tous les plus de 60 ans ainsi qu'aux personnes vulnérables, et j'appelle toutes les personnes éligibles à se présenter pour une vaccination", a déclaré la Commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides.

Hospitalisation en hausse :

La recommandation vaut également pour toutes les personnes vulnérables, indiquent le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et de l'Agence européenne des médicaments (EMA) dans un communiqué commun.

En avril, les deux agences sanitaires de l'UE avaient déjà recommandé cette deuxième dose de rappel - dans la plupart des cas la quatrième dose - pour les plus de 80 ans, mais signalé qu'une extension aux plus de 60 ans pourrait suivre.

L'Europe est confrontée à "une hausse des cas de Covid mais aussi à une tendance à la hausse du nombre d'hospitalisations ou d'admissions en urgence dans plusieurs pays, principalement du fait du sous-variant BA.5 d'Omicron", a souligné la directrice de l'ECDC, Andrea Ammon, citée dans le communiqué.


"Cela signale le début d'une nouvelle vague étendue de Covid-19 à travers l'Union européenne. Il y a encore trop de gens à risque d'une infection grave au Covid que nous devons protéger dès que possible", insiste la responsable européenne.

Selon les dernières données de l'Organisation mondiale de la Santé pour sa zone Europe recouvrant une cinquantaine de pays, le nombre de cas de Covid est en forte hausse depuis fin mai.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens a dépassé, vendredi, les 675 000, retrouvant son niveau de début avril après la forte vague hivernale.

Selon l'ECDC et l'EMA, il n'y a en revanche "à ce stade pas de preuve claire justifiant de donner une deuxième dose de rappel aux moins de 60 ans n'ayant pas de risque plus élevé de développer une forme grave" du Covid-19.

https://www.france24.com/fr/france/2022 ... -de-60-ans

https://www.ema.europa.eu/en/news/ecdc- ... 9-vaccines

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 12 Jl 2022 - 06:52
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Covid : le vaccin de Moderna, premier à l'efficacité prouvée contre le variant BA.5

Moderna est le premier fabricant de vaccins Covid à publier des résultats probants de son nouveau vaccin de rappel contre les nouveaux variants BA.4 et BA.5 d'Omicron, cause de l'actuel pic estival de Covid. Tous les laboratoires sont en lice pour les commandes étatiques de rappel à l'automne.

Dans la course aux commandes étatiques de vaccins Covid pour les rappels de la rentrée, Moderna marque des points . La biotech américaine, un des deux grands spécialistes des vaccins à ARN messager (ARNm) avec le géant américain Pfizer-BioNTech, est le premier fabricant de vaccins Covid à avoir achevé ses essais d'efficacité contre les variants les plus récents d'Omicron, les BA.4 et BA.5. Ils sont la cause de l'actuel pic estival de Covid , tant en Asie qu'en Europe, comme l'a à nouveau rappelé en ce début de semaine le résultat de l'analyse du variant cause du confinement des 7,5 millions d'habitants de la ville chinoise de Xi'An.

D'où l'enjeu de s'assurer que les nouveaux vaccins de rappel sont efficaces contre ces deux variants. La génération N-1 du vaccin de rappel de Moderna ciblait les souches « ancestrale », Beta, Gamma (le variant brésilien, particulièrement grave) ou encore Delta et protégeait contre les formes graves d'Omicron.

Production en cours :

Mais le test de son son nouveau vaccin de rappel (ciblant plus particulièrement Omicron et la souche « ancestrale » du SARS-Cov2) sur des adultes de plus de 18 ans ayant déjà reçu dans le passé un vaccin et des rappels a montré qu'un mois après administration, il « suscitait un niveau d'anticorps significativement plus élevé contre les sous-variants d'Omicron BA.4 et BA.5 que le vaccin de rappel actuellement autorisé » de Moderna, a indiqué la biotech dans un communiqué. Ceci quel que soit l'âge des participants au test (de 18 à 65 ans), et qu'ils aient déjà été infectés dans le passé ou pas.

Comme Sanofi pour son vaccin classique (non ARNm), Moderna a déposé sa demande d'autorisation de mise sur le marché en Europe en juin et espère l'obtenir pour début septembre. On ignore quand Bruxelles, qui compile les besoins des Etats, passera ses commandes. Mais pour pouvoir les honorer, « nous avons d'ores et déjà commencé la production », indique Sandra Fournier, la patronne de Moderna France.

Vaccin spécial BA.5 aux Etats-Unis :

Fin juin, la France avait un stock de 69 millions de doses mais l'Hexagone va avoir besoin des nouveaux vaccins plus efficaces contre les variants actuels. En Europe, l'ARNm utilisé par Moderna est produit par le sous-traitant en bioproduction Lonza en Suisse, puis les doses sont conditionnées par les sociétés Recipharm en Touraine et par Rovi en Espagne.

Parallèlement, pour satisfaire le cahier des charges de la FDA, l'autorité de santé américaine, Moderna développe un deuxième vaccin de rappel basé plus spécifiquement sur les variants BA.4/5. Fin juin, aucun laboratoire n'ayant encore de résultat de tests contre BA.4/5, les Etats-Unis ont passé une commande de 3,2 milliards de dollars à Pfizer-BioNTech pour 105 millions de doses de leur vaccin à l'automne. Mais ce n'était que la première des commandes à venir.

https://www.lesechos.fr/industrie-servi ... a5-1776052

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Sars-CoV-2 : la réaction immunitaire à l'origine de microlésions cérébrales, des pistes pour le Covid long

Des chercheurs américains viennent de décoder la manière dont l'infection par le Sars-CoV-2 provoque l'apparition des microlésions cérébrales. Ces dernières seraient dues à la perte d'imperméabilité de la barrière hémato-encéphalique et aux infiltrations de cellules sanguines qui en résultent. Les résultats de cette étude académique menée au sein des Instituts nationaux de la santé (NIH) sont publiés dans « Brain ».

Pour parvenir à ces conclusions, l'équipe de l'institut des troubles neurologiques et des AVC au sein des NIH ont examiné des tissus cérébraux prélevés chez neuf patients décédés, âgés de 24 à 73 ans et sélectionnés sur les données d'imagerie (signes de lésions microvasculaires cérébrales).

Ces neuf échantillons ont été comparés à 10 contrôles. Tous les patients présentant des traces de fuite des protéines depuis le sérum vers le parenchyme cérébral, ainsi que des microthromboses accolées aux cellules endothéliales le long de la lumière vasculaire. Par ailleurs, des complexes immuns, avec activation de la voie de signalisation du complément, ont été mis en évidence au niveau des agrégats de plaquettes et de cellules endothéliales.

Conjointement, la présence d'infiltrations périvasculaires de macrophages et de lymphocytes T CD8+ ainsi que celle de plus rares lymphocytes T CD4 + et lymphocytes B CD20+ sont également décrites. Toutes ces observations, majoritairement faites au niveau du cerveau postérieur, étaient associées à des pertes de neurones et des phénomènes de neuronophagie.

Cytotoxicité provoquée par des anticorps :

Pour les chercheurs, l'explication la plus probable à ces phénomènes (fuite de protéines sériques, agrégats plaquettaires, neuro-inflammation) résident dans l'interaction avec des protéines virales provoquant la mort de ces cellules, à la suite de quoi elles recrutent des cellules sanguines, à commencer par des plaquettes.

De fortes concentrations de protéines d'adhésion capables de fixer les plaquettes ont en effet été retrouvées dans les prélèvements. Les agrégats plaquettaires, qui perturbent la jonction entre les cellules endothéliales, causent alors des ruptures de la barrière hématoencéphalique. C'est ensuite au tour des macrophages d'être mobilisés pour réparer les dommages. Leur présence provoque alors une inflammation, destructrice de neurones.

Protéger la protéine Memo :

Ces résultats s'inscrivent dans un ensemble de travaux menés sur les conséquences à moyen et long terme du Covid-19 sur la cognition. En novembre 2021, une équipe de recherche européenne, menée par Markus Schwaninger, de l’université de Lübeck, en Allemagne, avait apporté la démonstration d'une destruction des cellules endothéliales et d'atteintes vasculaires chez les patients atteints de Covid-19.

Le chercheur Vincent Prévot, responsable de l'équipe Inserm « Développement et plasticité du cerveau neuroendocrine », au CHU de Lille, avait participé à ce travail. « Nous avions observé que la protéase Mpro, utile au virus pour maturer son matériel génétique, est également capable de couper la protéine Memo », explique-t-il au « Quotidien », sachant que l'absence de Memo induit la mort des cellules endothéliales.

« Les mécanismes physiopathologiques restaient toutefois inconnus, souligne le Dr Avindra Nath, directeur de la recherche clinque à l'institut des maladies infectieuses (NIH). Cette étude révèle des informations sur la séquence des événements qui conduisent à de tels symptômes cliniques. »

La piste de l'inhibiteur de protéase Mpro :

Ces travaux pourraient avoir des implications sur la compréhension de certains symptômes neurologiques du Covid long : migraine, fatigue, perte du goût, fatigue, troubles du sommeil et brouillard mental. Ces derniers pourraient être causés par les lésions neurologiques récemment décrites. « Des traitements prévenant la formation de complexes immuns sont à envisager », concluent les auteurs.

Des candidats existent déjà, comme le rappelle Vincent Prévot : « Deux semaines après la publication de nos résultats, Pfizer avait communiqué des données d'un inhibiteur de protéine Mpro, afin de prévenir la réplication du virus. » Une telle molécule pourrait être employée pour prévenir l'apparition de vaisseaux fantômes et de lésions cérébrales.

Mais comment identifier les patients à risque ? En théorie, il faut une virémie importante pour que le virus « déborde » dans la circulation endothéliale. Un premier élément de réponse provient des modèles animaux. « Le hamster s'infecte naturellement par le Sars-CoV-2 mais ne développe que des formes béguines, explique Vincent Prévot. Vingt jours après l'infection, nous n'avons pas observé de vaisseau fantôme dans les cerveaux de ces animaux, mais au pic de la virémie, 4 jours après l'infection, il y en avait. » Même dans les formes mineures d'infection, du virus passerait jusque dans le cerveau, mais les dégâts y seraient réversibles, selon le chercheur. « Si l'on traite rapidement, on peut éviter au patient cette période de fragilité », conclut Vincent Prévot.

Source : lequotidiendumedecin.fr

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 12 Jl 2022 - 14:27
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COVID-19 : combien de patients ont des séquelles pulmonaires à 6 mois post-hospitalisation ?

SISCOVID est une étude française qui apporte de nouvelles données concernant les complications pulmonaires post-COVID-19.

Six mois après hospitalisation pour COVID-19, les atteintes pulmonaires seraient conséquentes :

• 40% auraient des opacités de type fibrotique,
• 20% auraient une réduction de leurs capacités ventilatoires et de diffusion des gaz,
• 35% auraient une désaturation au test de marche de 6 minutes.
Ces données soulignent la nécessité d’un suivi à long terme de ces patients.

Méthodologie :

Cette étude multicentrique interventionnelle a évalué l’atteinte pulmonaire 3 et 6 mois après la sortie d’hospitalisation de patients guéris de la COVID-19. Douze centres de soins français ont participé à l’étude. Les patients inclus devaient être indemnes d’antécédents pulmonaires chroniques avant l’infection par SARS-CoV-2. L’évaluation était basée sur un examen clinique, des tests fonctionnels et un scanner thoracique.

Principaux résultats :

Sur les 320 sujets inclus (âge moyen 62 ans, 64,1% d’hommes, 79,3% de sujets en surpoids-indice de masse corporelle (IMC) >25kg/m2), 205 ayant eu une COVID-19 sévère ont été hospitalisés en unité de soins intensifs et ont nécessité la pose d’une canule nasale, une ventilation non invasive ou une ventilation mécanique invasive. Le délai moyen entre la sortie hospitalière et la 1ère et 2ème visite était respectivement de 98 et 194 jours. Dans 88,2% des cas, la COVID-19 a été confirmée par test PCR et pour 11,8% par signes cliniques et scanner pulmonaire. Les patients les plus sévèrement atteints étaient plus susceptibles d’être des hommes (69,8%) et sont restés hospitalisés plus longtemps que les autres (durée médiane du séjour hospitalier 34 jours versus 11 jours).

À 6 mois, plus de la moitié des individus inclus (54,1%) présentaient une dyspnée persistante (échelle MRCm - Medical Research Council modifiée ≥1), et 3,9% une dyspnée sévère persistante (MRCm ≤3). Une altération de la capacité de diffusion du monoxyde de carbone (DLCO<80%) a été constatée chez 68% des patients atteints d’uneCOVID-19 sévère et 20,1% présentaient même une altération sévère (DLCO<60%). Toujours à 6 mois, sur l’ensemble de la population, 14,8% étaient toujours en hypoxie (PaO2 ≤70 mmHg). Plus d’un tiers (34,6%) avaient une désaturation persistante et significative, malgré de bonnes performances physiques. Au global, 21,6% des patients avaient une insuffisance respiratoire restrictive à 6 mois. Le fait d’avoir eu une forme sévère de COVID-19 et d’être un homme étaient des facteurs de risque indépendants associés au fait d’avoir une insuffisance respiratoire restrictive à 6 mois (Odds ratio (OR) 5,22 [2,18-14,66] et 2,53 [1,09-6,52] respectivement).

Un scanner thoracique a été réalisé chez 179 patients à 6 mois. Des anomalies pulmonaires ont été retrouvées chez 80,2% d’entre eux. Une atteinte de type fibrotique a concerné 40% des individus. Entre les deux consultations (3 mois et 6 mois), la prévalence des dommages pulmonaires n’a que faiblement diminué passant de 87% à 81%.

Références :

Calcaianu G et al. Mid-term pulmonary sequelae after hospitalisation for COVID-19: the French SISCOVID cohort. Respiratory Medicine and Research (2022), doi: https://doi.org/10.1016/j.resmer.2022.100933

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 13 Jl 2022 - 11:19
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Covid : Place au nouveau variant BA.5... et aux nouveaux symptômes
Le nouveau variant BA.5, sous-variant d’Omicron, provoque des symptômes plus intenses et plus longs que les précédentes mutations de la Covid.

Grande fatigue, maux de gorge et de tête persistants, forte fièvre, toux… Voici les signes cliniques les plus fréquents en cas d'infection au nouveau variant BA.5.

Dans sa dernière analyse de risque sur les variants publiée le 6 juillet 2022, Santé Publique France indique également que "la probabilité de présenter anosmie [perte d'odorat] et agueusie [perte du goût], mais aussi nausées, vomissements et diarrhée est plus élevée pour les cas de BA.4/BA.5".

Ce nouveau variant, désormais majoritaire en France, provoque une flambée du nombre de cas depuis quelques semaines.

Virulence :

En effet, 140.997 cas de Covid-19 ont été confirmés le 8 juillet dernier en France. Une augmentation de 12,7% selon Santé Publique France qui s’expliquerait par sa virulence : "Comme c'est un nouveau variant, il connait moins de monde donc il est plus actif" expliquait le Dr Charles-Henry Guez, médecin généraliste et Vice-président du Syndicat des médecins libéraux (URPS) sur BFM-TV le 4 juillet.

Plus inquiétant, Omicron BA.5 ne protègerait pas d'une réinfection rapide: "Les nouveaux variants semblent être capables d'échapper à la protection contre le fait d'avoir déjà eu une infection par BA2 ou d'avoir reçu un vaccin", a expliqué un médecin australien qui a analysé les dernières infections.

"Ce que nous constatons, c'est un nombre croissant de personnes qui ont été infectées par BA2, puis qui sont de nouveau infectées après quatre semaines, a-t-il déclaré. Six à huit semaines plus tard, ils développent une deuxième infection et c'est presque toujours soit BA4 soit BA5."

Selon Santé Publique France en effet, 12% des personnes testées positives durant la semaine du 6 au 12 juin l'avaient déjà été au moins une fois par le passé, en 2021 ou 2022.

"Au vu de l'augmentation nette de la circulation du SARS-CoV-2 actuellement observée en France, et des caractéristiques des sous-lignages BA.4/BA.5, il faut s'attendre à ce que la fréquence des réinfections continue d'augmenter dans les prochaines semaines", prévient l'agence de santé.

Recrudescence :

BA.5 serait en effet plus contagieux que le BA2, par exemple. "Compte tenu du fait qu'il est plus contagieux, il échappe un peu mieux à l'immunité post-vaccinal donc on va sans doute continuer de voir cette recrudescence de nouveaux cas dans les semaines qui viennent", a confirmé Yves Buisson, président de la cellule Covid de l'Académie de Médecine sur Europe 1 le 7 juin.

Aussi, les symptômes durent plus longtemps (7-10 jours), ce qui fait que la phase de contamination est plus étendue.

Concernant sa dangerosité, les données accumulées dans plusieurs pays n'ont pas observé d'augmentation de la sévérité associée à BA.5.

Risques d'hospitalisation moindre :

Une première étude sud-africaine comparant le risque d'évènements graves entre la vague Omicron BA.1 et la vague BA.4/BA.5 a montré des risques d'hospitalisation ou de décès similaires entre les vagues BA.1 et BA.4/BA.5, rapporte Santé Publique France le 6 juillet.

Ces deux vagues Omicron étaient associées à des risques plus faibles par rapport aux vagues précédentes.

Le risque d'hospitalisation/décès était moindre chez les cas précédemment infectés (70% plus faible) ou vaccinés 3 doses (83% plus faible) par rapport aux cas non-infecté/vaccinés. "La durée médiane d'hospitalisation (pour les cas BA4 ou BA5) est de 5 jours", indiquait Santé Publique France.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... -symptomes

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 14 Jl 2022 - 05:37
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Covid-19 : une dose de rappel vaccinal additionnelle ouverte à davantage de personnes et des délais précisés



13 juillet 2022

Dans un contexte de reprise épidémique caractérisé en particulier par la circulation du sous-lignage BA.5 d’Omicron, en réponse à une saisine de la Direction générale de la santé et à la lumière des dernières données disponibles, la HAS recommande d’élargir l’administration d’une dose de rappel additionnelle (2e rappel ou 4e dose le plus souvent) aux adultes de moins de 60 ans identifiés comme étant à risque de forme grave de Covid-19, aux femmes enceintes et aux personnes vivant dans l’entourage ou en contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables. Elle précise également les délais à respecter après la dose précédente, notamment en cas d’infection survenue après la dernière injection.

Pour rendre cet avis, la HAS a pris en compte les dernières données disponibles, et notamment les données épidémiologiques françaises, les données concernant la couverture vaccinale actuelle des populations les plus fragiles et les données d’efficacité des vaccins sur les variants en circulation.

Alors qu’une dose additionnelle de rappel est d’ores et déjà recommandée pour les personnes de 60 ans et plus, la HAS recommande ainsi l’élargissement aux adultes de moins de 60 ans présentant des comorbidités et aux femmes enceintes dès le 1er trimestre de grossesse, lesquels sont à risque de développer des formes graves de Covid-19. Elle préconise également une stratégie de cocooning pour les personnes vivant dans l’entourage ou en contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables, qui pourront recevoir une dose de rappel additionnelle si elles le souhaitent. Enfin, pour les personnes immunodéprimées quel que soit leur âge, ainsi que les enfants et adolescents à haut risque, et souffrant de pathologies le justifiant, la HAS rappelle qu’elles sont éligibles à une dose de rappel additionnelle et qu’elles doivent, plus largement, pouvoir bénéficier d’une prise en charge spécifique selon les recommandations en vigueur.



La HAS précise également les délais à respecter entre deux doses de rappel :

• 3 mois pour les personnes de 80 ans et plus, les résidents en EHPAD et en USLD et les personnes immunodéprimées ;
• 6 mois pour les autres.


Pour tous, si une infection par le SARS-CoV-2 est survenue après la dernière dose, une dose de rappel additionnelle reste recommandée en respectant un délai minimal de 3 mois après l’infection.





Extrait de la recommandation de la HAS :
[...]

L’ensemble des sous-lignages d’Omicron est associé à des formes cliniques moins sévères de la Covid-19 comparativement aux précédents variants du SARS-CoV-2, en partie expliquées par l’immunité conférée par la vaccination et les infections antérieures. Dans le contexte actuel d’accélération de la circulation du SARS-CoV-2, il est important de restaurer ou de maintenir des niveaux d’immunité élevés dans la population et en particulier chez les personnes les plus à risque.

La HAS a notamment pris en considération :

• Le contexte d’une reprise épidémique caractérisée par une augmentation de la circulation virale sur l’ensemble du territoire métropolitain, tout particulièrement du sous-lignage BA.5 d’Omicron devenu majoritaire, entrainant une augmentation des infections, des réinfections, des hospitalisations et admissions en soins critiques ainsi que des décès.


• Les trois caractéristiques majeures du variant Omicron : sa transmissibilité élevée, son échappement immunitaire et sa moindre sévérité (liée en partie à une EV conservée contre les formes sévères).


• L’arrivée annoncée de nouveaux vaccins et de vaccins adaptés aux différents variants circulants.


• L’insuffisante couverture vaccinale relative à la seconde dose de rappel au 7 juillet 2022 (26,5 % des 60-79 ans ; 31,7 % des 80 ans et plus ; 42,2 % des résidents en EHPAD) et la faible progression de la couverture vaccinale relative à la première dose de rappel (84,7 % chez les 65 ans et plus). Dans les DROM, les couvertures vaccinales restaient également insuffisantes.


• Le profil des personnes hospitalisées pour Covid-19 en France en période Omicron (de la semaine 20 à la semaine 26) où les personnes de plus de 60 ans représentent environ 70 % des patients hospitalisés et des patients en soins critiques. Parmi les 41 patients de moins de 60 ans présentant des comorbidités hospitalisés en services de réanimation entre le 01/05 et le 30/6/2022 et dont le statut vaccinal était renseigné, 20 patients étaient vaccinés : 2 avaient reçu 2 doses, 16 avaient reçu 3 doses et 2 avaient reçu 4 doses. En outre, la cohorte prospective observationnelle multicentrique française SEVARVIR, une proportion importante (49 %, n=83/172)) des patients hospitalisés en période Omicron présente une immunodépression. Parmi les immunocompétents, 80% présentait au moins une comorbidité.


• Les données d’efficacité du schéma à trois doses, montrant :


• Le regain de protection contre les formes sévères (hospitalisations et décès) apporté par l’administration d’une dose de rappel, avec une protection vaccinale située autour de 80% dans les 3 mois suivant son injection, qui s’érode à partir de 3 mois (données EPI-PHARE et DREES).


• Une efficacité vaccinale sur les variants BA.4 et BA.5 probablement comparable à celle observée précédemment vis-à-vis des variants BA.1 et BA.2 (données préliminaires du Royaume-Uni publiées par l’UKSHA).


• Qu’un antécédent d’infection combiné à trois doses de vaccin ARNm (immunité hybride) procure une protection robuste contre une réinfection ou une hospitalisation liée au sous-lignage BA.1 d’Omicron et semble se confirmer avec le sous-lignage BA.2. L’immunité hybride confère une protection supérieure comparativement à la vaccination seule (deux ou trois doses) et contre l’infection seule. Cependant, l’immunité hybride varie selon la souche (pré-Omicron ou Omicron), l’intervalle depuis l’infection, mais pas en fonction de la séquence (infection avant / entre ou après les vaccinations) pour un même nombre de doses de vaccin.


• Les données d’efficacité vaccinale de la deuxième dose de rappel par vaccin à ARNm montrant une protection accrue contre les infections, les hospitalisations et les décès liés au variant Omicron parmi les personnes préalablement vaccinées par trois doses, ainsi que les données de pharmacovigilance montrant globalement une bonne tolérance des doses de rappel (1e rappel) des vaccins à ARNm.


Dans le contexte actuel marqué par une flambée épidémique du sous-lignage BA.5 d’Omicron et conformément au scénario de reprise périodique anticipé dans la stratégie de vaccination contre la Covid-19 (scénario n° 2) défini en mai dernier ayant pour objectif la réduction de la morbi-mortalité associée à la Covid-19, la HAS recommande que la campagne de rappel déjà lancée pour les personnes de plus de 60 ans puisse être intensifiée afin de permettre une augmentation rapide de la couverture vaccinale.

En prévision d’un pic de vague omicron d’ici le début du mois d’août 2022 et afin de prévenir de possibles hospitalisations et/ou décès chez les plus vulnérables à risque de forme sévère, la HAS préconise qu’une dose de rappel additionnelle (2e rappel ou quatrième dose le plus souvent) avec les vaccins actuellement disponibles puisse être proposée aux personnes les plus vulnérables ; c’est-à-dire aux personnes de plus de 60 ans, aux adultes de moins de 60 ans identifiés comme étant à risque de forme grave de la maladie, ainsi qu’aux femmes enceintes, dès le 1er trimestre de grossesse[1], [2], [3], [4].

La HAS rappelle également l’importance d’encourager une stratégie de cocooning pour les personnes vivant dans l’entourage ou en contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables. La HAS préconise que ces personnes puissent recevoir une dose de rappel additionnelle si elles le souhaitent.

La HAS recommande que cette dose de rappel additionnelle soit administrée à partir de 6 mois après la dernière dose, à l’exception des personnes âgées de 80 ans et plus, des résidents en EHPAD et en USLD et des personnes immunodéprimées, pour qui la dose de rappel additionnelle devrait être administrée dès trois mois après la dernière dose.

En cas d’infection intercurrente survenue entre la dernière injection et la date prévue du rappel (trois ou six mois selon les recommandations ci-dessus), la HAS recommande de respecter un délai minimal de trois mois après l’infection.[5]

Pour les personnes immunodéprimées quel que soit leur âge, ainsi que les enfants et adolescents à haut risque, et souffrant de pathologies le justifiant, la HAS rappelle qu’elles sont éligibles à une dose de rappel additionnelle et qu’elles doivent, plus largement, pouvoir bénéficier d’une prise en charge spécifique selon les recommandations en vigueur[6], [7].

La HAS rappelle également le haut niveau de protection vaccinale conféré par une première dose de rappel. Elle souligne ainsi que, dans le contexte épidémique actuel, il est primordial de poursuivre les efforts de vaccination des personnes non vaccinées ou n’ayant pas encore reçu leur première dose de rappel, en particulier les plus âgées pour lesquelles la couverture vaccinale complète est encore très insuffisante. La HAS encourage en particulier la primo-vaccination des enfants (5-11 ans) présentant des facteurs de risque de forme sévère de la Covid-19[8].

La HAS souligne que l’indication de cette dose de rappel additionnelle s’inscrit à court terme dans le contexte de reprise épidémique importante actuelle. La HAS poursuit sa réflexion afin d’aboutir à des recommandations anti-Covid-19 de moyen et de long terme, prenant notamment les enjeux d’acceptabilité par la population ainsi que l’ensemble des données immunologiques et cliniques disponibles à date.

La HAS souligne l’importance, en complément de la vaccination, des gestes barrières et des mesures de distanciation physique dans un contexte de circulation virale et de reprise épidémique. Le port du masque est fortement recommandé dans les lieux de promiscuité importante (i.e. transports en commun) ainsi que dans les lieux clos mal aérés / ventilés.

En outre, les patients les plus à risque de forme sévère de Covid-19 doivent pouvoir bénéficier des traitements aujourd’hui disponibles déjà recommandés préalablement par la HAS : les anticorps monoclonaux, administrés, en prophylaxie et en traitement curatif, selon les recommandations en vigueur, et le Paxlovid en traitement curatif, encore sous utilisé.

Ces recommandations seront actualisées en fonction des nouvelles données disponibles.

Le présent avis sera publié au Bulletin officiel de la Haute Autorité de santé.



[1] Selon la liste des comorbidités et des maladies associées à un risque de forme grave de Covid-19 définie par le ministère de la Santé et de la Prévention, https://solidarites-sante.gouv.fr/grand ... morbidites

[2] Stratégie de vaccination contre le Sars-Cov-2 Actualisation des facteurs de risque de formes graves de la covid-19 et des recommandations sur la stratégie de priorisation des populations à vacciner. Stratégie de vaccination contre le Sars-Cov-2 - Actualisation des facteurs de risque de formes graves de la Covid-19 et des recommandations sur la stratégie de priorisation des populations à vacciner

[3] Di Mascio D., Khalil A., Saccone G. Outcome of Coronavirus spectrum infections (SARS, MERS, COVID 1-19) during pregnancy: a systematic review and meta-analysis. Am J Obstet Gynecol. 2020:100107. DOI : 10.1016/j.ajogmf.2020.100107.

[4] Conseil d’Orientation de la Stratégie Vaccinale Avis du 21 juillet 2021 – Vaccination des femmes enceintes dès le 1er trimestre de grossesse Mise à jour du 13 septembre 2021. https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/p ... eintes.pdf

[5] Deux exemples pour illustrer cette recommandation : i) une personne de 70 ans chez qui la dernière injection a été réalisée il y a 5 mois et qui a été infectée il y a 1 mois pourra recevoir une dose de rappel additionnelle à partir de 3 mois après l’infection (soit 7 mois après la dernière injection, pour respecter le délai minimal de 3 mois après l’infection) ; ii) une personne de 70 ans chez qui la dernière injection a été réalisée il y a 4 mois et qui a été infectée il y a 2 mois pourra recevoir une dose de rappel additionnelle à partir de 6 mois après la dernière injection (le délai depuis la dernière injection étant supérieur ici au délai minimal de 3 mois après l’infection)

[6] Réponses rapides dans le cadre de la Covid-19 – Démarche médicale pour la vaccination contre la Covid-19 : Réponses rapides dans le cadre de la Covid-19 – Démarche médicale pour la vaccination contre la Covid-19 – Actualisation

[7] Liste de pathologies rares justifiant une vaccination en très haute priorité contre la COVID-19 définie par le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale : https://solidarites-sante.gouv.fr/grand ... vaccinale/

[8] En semaine 25, seuls 10,0% des enfants -présentant ou non des comorbidités- âgés de 10 à 11 ans avaient reçu une première dose de vaccin et 3,3% pour les 5 à 9 ans.

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3352553 ... s-precises

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 15 Jl 2022 - 12:31
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COVID-19 : multiplication des souches de sous-variants, "vague d'été" et suspicion de fraude aux tests

International— En raison de l'évolution de la pandémie COVID-19, nous vous proposons une sélection d’actualités internationales couvertes par nos équipes éditoriales locales*.

EUROPE :

En France, l'épidémie de Covid-19 continue de progresser même si elle semble ralentir, notamment en Ile-de-France. Le 9 juillet, le nombre de nouveaux cas a atteint 122 647, soit 18% de plus qu'il y a une semaine. Le taux d'incidence était de 1344,45/100 000 (+19% en 7 jours). Les hospitalisations conventionnelles quotidiennes étaient de 1 422 le 12 juillet (+30% en 7 jours) et les nouvelles admissions en unités de soins intensifs (USI) de 125 (+29% en 7 jours). Au 3 juillet, les virus BA.2.12.1, BA.4 et BA.5 (avec des mutations en position L452) ont été détectés dans 80 % des échantillons. Alors que les autorités sanitaires continuent d'encourager les personnes de plus de 60 ans et les plus fragiles à recevoir un second rappel de vaccin, l'étude EPI-PHARE, menée de septembre 2021 à janvier 2022, a montré que la première dose de rappel offrait une protection élevée contre les hospitalisations pour Covid-19 chez les plus de 18 ans.

Au niveau politique, le projet de loi sur la santé en cas de pandémie a été adopté le 13 juillet. Il entérine l'expiration de l'état d'urgence sanitaire et du régime de gestion de crise en place à la fin du mois de mai 2021. Toutefois, l'article prévoyant la possibilité, le cas échéant, de rétablir le passeport sanitaire pour les déplacements " extra-hexagonaux ", en provenance ou à destination de pays étrangers, a été supprimé. De même, une disposition permettant un éventuel retour du carnet de santé pour les voyageurs mineurs a été rejetée.

Par ailleurs, le ministère de l'Éducation a dévoilé aux syndicats le protocole sanitaire prévu pour la rentrée scolaire de septembre 2022 avec trois niveaux en fonction de la situation liée au Covid-19. Quel que soit le niveau d'alerte, les activités physiques et sportives extérieures pourront se dérouler normalement. Concernant le port du masque, les élèves et les encadrants seront soumis aux mêmes règles que la population générale dans les espaces publics.

A noter : 34 pharmacies sont accusées par l'Assurance maladie d'avoir détourné 53 millions d'euros dans le cadre d'une fraude aux tests antigéniques contre le Covid-19, a annoncé mercredi 13 juillet l'Assurance maladie à franceinfo. Selon elle, 90% des cas de fraude sont des facturations de tests à l’Assurance Maladie sans que ces tests ne soient réellement livrés au professionnel de santé. Les 10% restant sont des dépistages fictifs.

La "vague d'été" Covid-19 cause des problèmes à de nombreux hôpitaux en Allemagne. Dans de nombreux endroits, le personnel hospitalier est absent : Souvent, les employés sont eux-mêmes infectés ou doivent s'occuper de leurs enfants testés positifs à la maison. L'Agence de presse allemande a enquêté sur la situation actuelle dans les cliniques. Le résultat : En Bavière, dans le Bade-Wurtemberg et dans certains autres États de la République fédérale, des opérations moins urgentes doivent déjà être déplacées en raison des pertes liées à la maladie.

Dans ce contexte, un débat a lieu actuellement sur le retour au congé de maladie téléphonique. Celui-ci n'était possible que jusqu'au 31 mai en raison de la pandémie de Covid-19. En raison du nombre élevé de cas, les représentants des médecins se sont prononcés en faveur de la réintroduction de l'arrêt maladie par téléphone. Le ministre fédéral de la Santé, M. Lauterbach, suit désormais cette évaluation.

Le 12 juillet, l'Institut Robert Koch (RKI) a signalé que l'incidence nationale sur sept jours était de 691,8 (semaine précédente : 702,4 ; mois précédent : 331,Cool. Cependant, l'incidence ne donne pas une image complète de la situation de l'infection. Seuls les tests PCR positifs sont pris en compte dans les statistiques. D'après le tableau de bord de la vaccination au 13 juillet, 76,2 % de la population totale est maintenant immunisée de base.

La Suisse examine à nouveau avec un intérêt accru le décompte hebdomadaire des cas. Au cours de la semaine se terminant le 12 juillet, 55 975 personnes ont été testées nouvellement positives pour le virus, selon l'OFSP. Cela correspond à une incidence de 1 036 cas sur 14 jours. Le nombre d'hospitalisations augmente également à un faible niveau. La nouvelle sous-variante Omicron semble miner assez efficacement les défenses immunitaires, indique la NZZ. Beaucoup ont été surpris par cette vague estivale - on avait espéré un peu de calme jusqu'à l'automne.

70% de la population suisse a reçu au moins une dose de vaccin (au 13 juillet 2022). Les autorités s'attendent à ce que le nombre de cas augmente à nouveau à l'automne. Elles recommandent donc une deuxième vaccination de rappel pour tous les adultes.

L'OFSP enquête actuellement sur des soupçons de fraude : apparemment, à l’instar de la France, des milliers d'assureurs maladie ont indiqué que des tests Covid-19 ont été facturés alors qu'ils n'ont jamais eu lieu.

Le nombre de cas est également en hausse en Autriche depuis des semaines. D'après les prévisions (en date du 05/07/2022), l'augmentation des infections signalées, due à la présence de BA.4/BA.5, se poursuit, mais avec moins d'élan que les semaines précédentes. Ceci est dû à un "effet vacances", qui combine les fermetures d'écoles et les absences dues aux vacances.

En Autriche, 61 personnes sur 100 sont actuellement vaccinées. Dans sa recommandation actualisée, le Groupe national d'experts en immunisation (GNI) recommande la vaccination de rappel pour les personnes âgées de 65 ans et plus et les personnes à risque de tout âge. Les experts n'ont pas formulé de recommandation générale pour la vaccination de rappel pour le moment. Elle pourrait être émise à l'automne.

Le Portugal est le septième pays en termes de décès dus à la Covid-19 dans l'Union européenne (UE) et se classe au 9e rang avec les plus récents cas d'infection au SARS-CoV-2 par million d'habitants au cours des sept derniers jours, selon le site web statistique Notre monde en chiffres. D'après le suivi effectué par le site, les chiffres indiquent une tendance à la baisse du nombre de cas. Au cours de cette période, la moyenne quotidienne de nouveaux cas au Portugal est passée de 1560 cas par million d'habitants à 996 lundi (11 juillet). Le nombre moyen de nouveaux cas quotidiens par million d'habitants dans l'Union européenne a plus que doublé depuis trois semaines et s'élève à 910 et celui des nouveaux décès quotidiens à 0,94.

La semaine dernière, le pays a abandonné toutes les restrictions concernant les voyages. Les touristes n'ont plus besoin de présenter une preuve de vaccination ou de passer un test. Jusqu'alors, le pays exigeait que chacun présente une preuve de vaccination ou un test PCR/antigène négatif.

En Espagne, le Comité de santé publique a approuvé mardi 12 juillet la quatrième dose du vaccin pour les personnes de plus de 60 ans. Les informations, données par le Ministère de la Santé, sur l'évolution de la pandémie sont désormais communiquées les mardis et vendredis. Mardi dernier, l'incidence à 14 jours chez les personnes de plus de 60 ans a atteint 1225 pour 100 000 habitants. Même si l'incidence a augmenté par rapport au dernier rapport, l'augmentation est inférieure à celle du précédent. Les taux d'occupation des hôpitaux continuent d'être stables à faible risque. À ce jour, l'Espagne a signalé 13 032 841 cas confirmés et 108 948 décès depuis le début de la pandémie. Les experts estiment que l'Espagne pourrait avoir atteint le pic de la septième vague. Certains spécialistes réclament la réintroduction de mesures préventives, comme le port de masques.

AMERIQUES :

La directrice de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), Carissa F. Etienne, a appelé les pays à travailler ensemble pour répondre à la demande croissante de vaccins, de médicaments et d'autres équipements de santé dans la région.

La semaine dernière, environ 1,6 million de cas de COVD-19 (soit une diminution de 0,9% par rapport à la semaine précédente) et 4 800 décès (soit une diminution de 3,5% par rapport à la semaine précédente) ont été signalés dans la région des Amériques.

Les cas ont diminué de 4,5 % en Amérique du Nord. Aux États-Unis, les souches BA.4 et BA.5 sont maintenant les souches de sous-variants prédominantes circulant dans la communauté.

Les cas de Covid-19 ont augmenté de 2 % en Amérique du Sud et de 54,9 % en Amérique centrale. Les cas ont diminué de 5,2 % dans les Caraïbes. Les décès dus au Covid-19 ont augmenté de 14,2% en Amérique du Sud.

Un nombre croissant de pays et territoires d'Amérique latine et des Caraïbes signalent également les sous-lignages BA.4 et BA.5. L'Omicron BA.5 a été détecté dans au moins 22 pays et territoires et devrait devenir prédominant dans toutes les sous-régions au cours des prochaines semaines.

Depuis le 29 juin, l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS) a mis en garde contre une augmentation des cas de Covid-19 au Mexique , signalant une augmentation de 66 % au cours de la dernière semaine de juin, avec 84 500 nouveaux cas et 108 500 cas actifs. Au cours des 12 premiers jours de juillet, le Mexique a signalé 267 043 cas de Covid-19 ; les jours 6, 7, 8, 9 et 12, il a signalé plus de 30 000 infections.

Au Brésil, le nombre de décès et de cas reste élevé. Lundi 12, il y a eu 352 décès dus au Covid-19 en 24 heures. Avec cela, la moyenne était de 239 décès en sept jours. À la même date, 65 450 diagnostics de Covid-19 ont été signalés en 24 heures. Cela représente une moyenne glissante sur 7 jours de 56 350 par jour, soit une variation de +1% par rapport à deux semaines.

Les sous-lignes BA.4 et BA.5 sont déjà responsables de 93% des cas de Covid-19 au Brésil. Les données proviennent de l'Institut Todos pela Saúde (ITpS) et sont basées sur l'analyse de 150 000 tests RT-PCR effectués dans cinq états et le district fédéral.

Depuis le début de la pandémie, le Brésil compte 674 166 décès et 33 005 278 cas connus enregistrés de Covid-19, selon les données recueillies par un consortium de véhicules de presse créé pour surveiller la pandémie en raison de l'instabilité des chiffres du gouvernement.

Mercredi (13 juillet), l'agence de réglementation brésilienne s'est réunie pour évaluer la demande d'autorisation pour l'utilisation d'urgence du vaccin CoronaVac (Sinovac) pour les enfants et les adolescents de 3 à 5 ans. Depuis janvier, le vaccin est approuvé pour les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans.

ASIE :

Les responsables de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont annoncé mercredi 7 juillet qu'ils suivaient de près un nouveau sous-variant d'Omicron, qui devient plus fréquent en Inde. Ce sous-variant, une sous-lignée de BA.2 appelée BA.2.75, a été signalé dans huit pays et n'a pas encore été déclaré comme un variant préoccupant (variant of concern). Ce sous-variant semble présenter des mutations similaires à d'autres souches contagieuses. On ne connaît pas encore son degré de transmissibilité et de gravité, ni sa capacité à échapper à notre immunité.

Les cas de Hong Kong sont en augmentation avec plus de 2 800 cas signalés lundi 11, ainsi que sept décès.

Par conséquent, à partir de vendredi 15, toutes les personnes ayant reçu un ordre d'isolement à domicile recevront des bracelets électroniques pour s'assurer qu'elles restent en quarantaine, indique AP News. Les autorités de Hong Kong envisagent également de mettre en place un système de code sanitaire similaire à celui de la Chine continentale, dans lequel un code rouge restreint complètement les mouvements d'une personne, un code jaune correspond à une restriction partielle, tandis qu'un code vert signifie la liberté de mouvement. Ces couleurs apparaîtraient sur l'application d'exposition aux risques LeaveHomeSafe de Hong Kong.

Shanghai fait face à un risque "relativement élevé" de transmission communautaire du Covid-19, a déclaré Lei Zhenglong, un responsable de la Commission nationale de la santé, le 8 juillet. La ville a rouvert la plupart des cinémas vendredi (8 juillet), s'en tenant à un plan de reprise progressive des activités quotidiennes après la levée, en juin, d'un embargo de deux mois.

À partir de lundi 11, les personnes âgées de plus de 30 ans peuvent recevoir la quatrième dose du vaccin contre le COVID en Australie. Le pays est confronté à une augmentation constante des admissions à l'hôpital , alimentée par les nouveaux sous-variants hautement transmissibles de l'Omicron, BA.4 et BA.5. Grâce à ce changement, plus de 7 millions de personnes pourront recevoir leur deuxième dose de rappel.

AFRIQUE :

Les cas de Covid-19 sur le continent africain ont diminué pour la troisième semaine consécutive, selon le dernier rapport hebdomadaire (du 27 juin au 3 juillet) de l'OMS. 16 338 nouveaux cas ont été signalés contre 25 892 la semaine précédente. Les pays qui ont signalé le plus grand nombre de cas sont l'Afrique du Sud (2 739), le Kenya (2 216), l'Éthiopie (1 911), la Mauritanie (824) et Madagascar (372). Le Botswana est le seul pays de la région africaine qui connaît actuellement une résurgence de la pandémie. Le Lesotho est sur le point d'ouvrir ses premières unités de soins intensifs dans les hôpitaux publics, ce qui évitera aux patients atteints du Covid-19 de se rendre en Afrique du Sud pour y recevoir un traitement. En ce qui concerne la vaccination contre le Covid-19, 19,1 % de la population a déjà reçu le régime complet, selon le CDC africain.



*Ont collaboré à cet article Aude Lecrubier (Medscape édition française), Claudia Bravo (Medscape en espagnol), Leoleli Schwartz (Medscape en portugais), Vanessa Sibbald (Medscape Royaume-Uni), Maria Baena (Univadis Espagne), Brenda Goodman (Medscape Etats-Unis), rédaction Coliquio (Allemagne), Daniela Ovadia (Univadis Italie).



A noter :Ce tour d’horizon donne un aperçu de pratiques cliniques, recommandations, découvertes émergentes au cours de cette pandémie. De manière générale, toutes les informations concernant COVID-19 sont susceptibles de subir une actualisation avec l’avancée des connaissances. Les dates de publication des articles sont plus que jamais importantes. Certaines des informations ci-dessous peuvent également ne pas être en adéquation avec les directives des autorités sanitaires françaises.

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 18 Jl 2022 - 10:48
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Les nouveaux symptômes du Covid long
Avec les mois qui passent et les patients de plus en plus nombreux à avoir été atteints de la Covid-19, les chercheurs découvrent de nouveaux symptômes du covid-long. Explications.

23% des patients atteints d’un Covid long ont de nouveaux symptômes, selon une étude publiée dans la revue Scientific Reports.

https://www.nature.com/articles/s41598-022-15727-0



Renseigner les symptômes :

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs de l'Université de Californie du Sud (USC) ont demandé, de mars 2020 à mars 2021, à 308 personnes infectées par la Covid-19 - mais qui n’ont pas été hospitalisées - de renseigner leurs symptômes toutes les deux semaines, du début de leur maladie jusqu’à douze semaines plus tard.

Maux de tête, nez qui coule… :

Ainsi, les chercheurs ont observé de nouveaux symptômes au Covid-long. Les plus fréquents étaient des maux de tête, pour 22%, un écoulement nasal, pour 19%, une gêne abdominale pour 18%, de la fatigue pour 17% et de la diarrhée pour 13%.

De 4 à plus de 12 semaines :

Le terme Covid-long a été créé et utilisé pour définir les symptômes prolongés à la suite d’une infection à la covid-19. Selon l’Assurance maladie, on dit qu’une personne souffre d’un Covid-long quand elle présente des symptômes pendant plus de quatre semaines. Ceux-ci durent parfois longtemps, plus de douze semaines.

De précédents travaux :

De précédents travaux avaient déjà mis en avant d’autres symptômes du Covid long. Selon une étude publiée dans la revue Nature, des fragments du SRAS-CoV-2 pourraient persister dans l'intestin pendant des mois après une première infection. Les chercheurs avaient même observé que certains patients en souffraient au-delà de 12 semaines.

ALD :

Actuellement, les personnes atteints d’un Covid-long peuvent bénéficier de la reconnaissance en Affection Longue Durée (ALD). Pour cela, il faut que la demande soit réalisée par le médecin traitant et étudiée par le médecin conseil de l’Assurance Maladie. SI elle est acceptée, les examens et les soins en rapport avec la maladie seront alors pris en charge à 100 % selon les tarifs de l’Assurance Maladie.

En France, selon les chiffres enregistrés le 10 juillet dernier, il y a 122 551 cas positifs à la Covid-19 par jour, soit une augmentation de plus de 17% sur les sept derniers jours.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... Covid-long

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Sujet du message: montée d  MessagePosté le: 19 Jl 2022 - 09:14
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COVID-19 : évolution de la prise en charge prophylactique et curative en phase précoce

France – Le Ministère de la santé a adressé ce lundi 11 juillet une communication (“DGS-urgent”) à l’ensemble des médecins français visant à actualiser les recommandations de prise en charge prophylactique et curative en phase précoce de la maladie à Sars-CoV-2. Ce document détaille les traitements actuellement disponibles sur le territoire et présentant une activité contre les nouveaux sous-variants du virus circulant sur le territoire (BA.4 et BA.5). Il revient notamment sur la protection des immunodéprimés sévères, dont les patients greffés et dialysés font partie.

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/p ... 4_ba_5.pdf

Prophylaxie pré-exposition par Evusheld® :

Chez les personnes non ou faiblement répondeurs à la vaccination et à très haut risque d’évolution vers une forme grave de la maladie, notamment les personnes immunodéprimées, il est recommandé d’initier ou de poursuivre traitement prophylactique par la bithérapie Evusheld® (tixagévimab 150 mg /cilgavimab 150 mg).

Les dernières données de séro-neutralisation font état d’une perte significative d’activité de la bithérapie Evusheld® vis-à-vis du sous-variant BA.51, mais restant supérieure à celle observée contre le sous-variant BA.1.

C’est pourquoi, il est recommandé, dans ces populations, d’initier ou de poursuivre le traitement prophylactique Evusheld® à la dose de 600mg (300 mg + 300 mg) selon les modalités suivantes :

• Réinjection urgente de 600 mg d’Evusheld® dès 6 mois après la date d’initiation du schéma préventif (concerne les patients n’ayant reçu qu’une seule injection de 300 mg comme les patients ayant reçu 2 doses de 300 mg)

• Injection initiale de 600mg d’Evusheld® chez les patients à risque n’ayant jusque-là reçu aucun traitement prophylactique.

• Dans l’état actuel des connaissances, tous les patients éligibles à ce traitement doivent recevoir une réinjection de 600mg tous les 6 mois.

Traitement curatif en phase précoce de la maladie par Paxlovid® ou Evusheld® :

Sur la base des données actuellement disponibles, le groupe de travail mené par l’ANRS-MIE recommande une plus grande utilisation du Paxlovid® (PF-07321332 150 mg / ritonavir 100 mg), en élargissant la prescription à l’ensemble des populations suivantes :

• Les patients porteurs d'une immunodépression, quel que soit leur âge et leur statut vaccinal

• Les patients présentant une comorbidité à haut risque de forme sévère, quel que soit leur âge, lorsque leur schéma vaccinal est incomplet (non vacciné, absence de 1er rappel, absence de 2ème rappel chez les > 60 ans)

• Les patients > 60 ans même sans comorbidité lorsque leur schéma vaccinal est incomplet (absence de 2ème rappel notamment)

Une fiche d’aide à la prescription et à la dispensation est disponible sur le site du Ministère de la prévention et de la santé. La Société française de pharmacologie et de thérapeutique a mis à disposition un outil facilitant l’identification des interactions médicamenteuses et le cas échéant, précisant la conduite à tenir.

En cas de contre-indications au Paxlovid® (notamment liées aux interactions médicamenteuses), le traitement Evusheld® (tixagévimab 150 mg /cilgavimab 150 mg) est disponible, et peut être administré à une dose de 600 mg (300 mg + 300 mg) par voie IV chez les patients n’ayant pas reçu préalablement de l’Evusheld® en PreP. Dans l’indication curative, le traitement Evusheld est disponible uniquement dans le cadre d’une autorisation d’usage compassionnel (voir critères et modalités de demande d’une AAC8), octroyée par l’ANSM.

Pour rappel, Paxlovid® (PF-07321332 150 mg / ritonavir 100 mg) a obtenu son AMM le 28 janvier 2022, dans le « traitement de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) chez les patients adultes qui ne nécessitent pas de supplémentation en oxygène et qui présentent un risque accru d’évolution vers une forme sévère de la Covid-19 ».

Le Paxlovid® reste le traitement curatif de première intention quel que soit le variant ou sous-variant de SARS-CoV2. En particulier, son activité n’est pas modifiée vis-à-vis de BA.4 et BA.5 par rapport aux sous-variants BA.1 et BA.2. Cet antiviral est administré par voie orale peut être prescrit par tout médecin, et est disponible dans les établissements de santé et dans les pharmacies d’officine depuis le 2 février 2022 (DGS-URGENT N°2022_52).

Medscape

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