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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Jl 2021 - 18:35
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L’HÉPATANTE N°53 – JUILLET 2021





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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Août 2021 - 21:25
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20 000 nouveaux cancers associés à la consommation d’alcool par an en France

Lyon, France – Selon une estimation du Centre International de recherche sur le cancer (CIRC), la consommation d’alcool serait responsable de 4% des cancers diagnostiqués en 2020 au niveau mondial, en majorité des cancers du foie, de l’oesophage et du sein [1]. Concernant la France, les chercheurs estiment que 20 000 nouveaux cancers peuvent être attribués à l’alcool, soit 5% des cancers recensés l’an dernier.

Si une consommation excessive d’alcool est en cause dans la majorité des cas, les résultats de cette étude publiée dans The Lancet Oncology montrent également qu’une consommation légère à modérée (jusqu’à deux verres d’alcool par jour) est responsable d’un cas de cancer lié à l’alcool sur sept, soit plus de 100 000 nouveaux cas diagnostiqués dans le monde en 2020.

« Nos résultats soulignent la nécessité de mettre en place des mesures pour sensibiliser sur le risque de cancer lié à la consommation d’alcool », estime Harriet Rumgay (CIRC, Lyon France), principale auteure de l’étude. « Une diminution de l’accès à l’alcool, une mise en garde sur les étiquettes des produits alcoolisés ou une interdiction d’en faire la promotion pourraient réduire l’incidence des cancers attribuables à l’alcool. »

« L’impact de l’alcool sur le cancer est souvent inconnu ou négligé », a commenté la chercheuse.

L’impact de l’alcool sur le cancer est souvent inconnu ou négligé.

En majorité des cancers de l’oesophage :

Afin d’évaluer le nombre de cancers liés à l’alcool, les chercheurs ont comparé les données de 2020 concernant tous les cancers (à l’exception du cancer cutané non mélanique) à celles liés à la consommation d’alcool dix ans plus tôt pour chaque pays, en considérant qu’il s’agit là d’un délai suffisant pour qu’un cancer lié à l’exposition à l’alcool se développe.

La consommation d’alcool par personne et par pays a notamment été déterminée à partir des données de production, de taxation ou de vente des produits alcoolisés. Elle était considérée à risque entre deux à six verres d’alcool par jour (20 à 60 g d’alcool) et excessive au-delà de six verres (plus de 60 g par jour). Jusqu’à deux verres quotidiens (moins de 20 g), la consommation est jugée modérée.

Après analyse, les chercheurs estiment que 4,1% (n=741 300) des nouveaux cancers diagnostiqués dans le monde en 2020 sont induits par l’alcool. Les cancers les plus représentés sont les cancers de l’oesophage (n= 189 700), du foie (n=154 700) et du sein (n=98 300), suivis du cancer colorectal et des cancers de la voie ORL (bouche et gorge).

La consommation excessive d’alcool (plus de six verres par jour) est responsable de près de la moitié des cas (n=346 400). Dans 39% des cas (n=291 800), ces cancers sont liés à une consommation « à risque ». Les chercheurs ont aussi déterminé qu’une consommation modérée d’alcool peut s’avérer problématique puisqu’elle est associée à 14% des cancers associés (n=103 100).

Les hommes davantage touchés :

Les résultats montrent que la population masculine est davantage concernée: trois-quarts des cas de cancers liés à l’alcool sont observés chez des hommes. Chez les femmes, le risque de développer un cancer du sein en lien avec l’alcool a surtout été démontré en post-ménopause, mais il est aussi probable les femmes non ménopausées soient concernées, selon le CIRC.

Concernant les hommes, l’Asie de l’Est (Chine, Corée du sud, Mongolie…) et l’Europe centrale et de l’Est affichent les taux de cancers liés à l’alcool les plus élevés, avec une proportion respectivement de 9% et 8%. Chez les femmes, les incidences les plus élevées s’observent également dans les pays d’Europe de l’Est et centrale (3%), ainsi qu’en Australie et en Nouvelle-Zélande (3%).

En comparant les différents pays, tout sexe confondu, la Mongolie est celui qui présente la proportion la plus importante de cancers liés à l’alcool (10%), tandis que les pays arabes, où la consommation d’alcool est restreinte, affichent les niveaux les plus faible, avec un taux proche du 0% pour le Koweit. La Chine affiche 6% et l’Inde 5%.

Dans les pays occidentaux, la France fait partie de ceux qui présentent le taux le plus élevé, avec une part de cancers attribuables à l’alcool de 5% (n=20 000), légèrement supérieure aux 4% estimés pour le Royaume-Uni (n=16 800) et de l’Allemagne (n=21 500). Aux Etats-Unis, la proportion atteint 3% (n=52 700).

Tendance à la baisse en Occident :

« Alors que la consommation d’alcool observe ces dernières années une tendance à la baisse encourageante dans les pays européens, les prévisions montrent à l’inverse une hausse significative de cette consommation dans d’autres régions du monde, notamment en Asie et en Afrique », commentent les chercheurs. En l’absence de limitations, la hausse devrait se poursuivre dans ces régions « au moins jusqu’en 2030 ».

Selon eux, des mesures devraient être prises pour sensibiliser les populations au risque de cancer associé. « Des politiques de taxation expérimentées dans des pays d’Europe centrale et de l’Est ont permis de réduire la consommation d’alcool et pourraient être appliquées dans d’autres régions du monde qui ne disposent pas encore de stratégies efficaces », suggèrent-ils.

Les auteurs soulignent que l’étude comporte quelques limites. Ils soulignent notamment l’effet potentiel de la pandémie de Covid-19, qui a pu conduire à sous-évaluer le nombre de cancer. De plus, l’étude n’a pas tenu compte du fait que la consommation d’alcool est souvent associée au tabagisme et à l’obésité, eux-mêmes des facteurs de risque de cancer.

Par ailleurs, pour la Mongolie, des cas de cancer du foie pourraient être attribuables à des infections par le virus de l’hépatite B ou C et non pas par l’alcool. Il y aurait donc une surestimation des cancers du foie induits par l’alcool pour ce pays. A l’inverse, les cas pourraient être sous-estimés dans des pays à faibles revenus, où le recueil des données est moins rigoureux.

Biomarqueur de la consommation alcoolique :

Dans un éditorial accompagnant la publication, le Pr Amy Justice (Veterans Affairs Connecticut Healthcare System, Yale University, West Haven, Etats-Unis) estime que dans l’ensemble les niveaux de consommation d’alcool et le nombre de cancers associés sont très probablement supérieurs, en raison de plusieurs facteurs non évoqués par les auteurs [2].

L’épidémiologiste rappelle notamment qu’un quart de la consommation d’alcool dans le monde passe par un circuit qui échappe au contrôle des autorités. Or, les données utilisées par l’équipe pour évaluer cette consommation proviennent essentiellement de base de données officielles. Les chercheurs se sont également appuyés sur des auto-questionnaires, peu fiables lorsqu’il s’agit de déterminer la quantité d’alcool absorbé.

Pour affiner les études sur le sujet, la scientifique propose de passer par le dosage d’un nouveau biomarqueur de la consommation alcoolique, le phosphatidylethanol, un phospholipide qui se forme en présence d’éthanol et circule dans le sang en se fixant aux globules rouges. Ce biomarqueur reste détectable pendant près d’un mois après l’absorption d’alcool.

« On pourrait imaginer des études épidémiologiques avec des dosages de phosphatidylethanol menés de manière aléatoire sur des échantillons de la population générale ». Pratiqué en routine, ce dosage pourrait être « un outil très utile » pour mieux évaluer l’impact sur la santé d’une exposition chronique à alcool, estime le Pr Justice.

On pourrait imaginer des études épidémiologiques avec des dosages de phosphatidylethanol menés de manière aléatoire sur des échantillons de la population générale.
« Plus l’exposition à l’alcool sera évaluée tôt et avec précision, plus nous serons en capacité de cerner le véritable poids des cancers liés à l’alcool et intervenir en conséquence de manière efficace. »

Medscape


« L’impact de l’alcool sur le cancer est souvent inconnu ou négligé », a commenté la chercheuse.

J'aurais jamais penser ça, je pensais que tout le monde était au courant je suis choqué, c'est comme la cigarette, la chicha etc, pour moi tout le monde sait, mais après c'est de la négligence ou de la dépendance...
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Août 2021 - 12:12
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MAVIRET (VHC pédiatrique) (HAS 5/8/21)



Avis sur les Médicaments - Mis en ligne le 05 août 2021
Nature de la demande
Extension d'indication

Mise à disposition d’une nouvelle présentation.

Avis favorable au remboursement dans l’extension d’indication pédiatrique à savoir le traitement de l’infection chronique par le virus de l’hépatite C (VHC) chez les patients âgés de 3 ans et plus et pesant au moins 12 kg. Avis favorable au remboursement de la nouvelle présentation MAVIRET (glécaprévir/pibrentasvir) 50 mg/20 mg en granulés enrobés en sachet.

Quel progrès ?
Un progrès thérapeutique dans la prise en charge.

Quelle place dans la stratégie thérapeutique ?
Le traitement de référence de l’hépatite chronique C chez l’adulte, l’adolescent et l’enfant (à partir de 3 ans) repose désormais sur des associations d’antiviraux d’action directe. Ces combinaisons permettent le plus souvent d’obtenir une guérison virologique (> 90 %), y compris chez les patients atteints de cirrhose. La majorité des patients peut désormais bénéficier d’un traitement de 8 à 12 semaines avec des combinaisons pangénotypiques, sans ribavirine. Ces schémas pangénotypiques sont recommandés préférentiellement car ils permettent de réduire les besoins de génotypage ou de test de résistance pour guider les décisions de traitement.

Place du médicament
Chez les enfants qui répondent aux critères de traitement, MAVIRET (glécaprévir/pibrentasvir) est une option thérapeutique de référence, au même titre qu’EPCLUSA (sofosbuvir/velpatasvir), en raison de son efficacité pangénotypique permettant une durée de traitement réduite (8 semaines pour la majorité des patients) et une simplification thérapeutique (réduction du besoin de test de génotypage ou de test de résistance).

Recommandations particulières

La Commission rappelle que la décision de traiter une infection chronique par le VHC chez l’enfant et l’adolescent doit être discutée au cas par cas et devra être prise après proposition documentée issue d’une réunion de concertation thérapeutique.

https://www.has-sante.fr/upload/docs/ev ... T19330.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Août 2021 - 16:53
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L’HÉPATITE C, 25 ANS APRÈS…




https://soshepatites.org/lhepatite-c-25-ans-apres/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Août 2021 - 16:28
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La Belgique en retard dans son objectif d’éliminer l’hépatite C d’ici 2030

En 2016, la Belgique s’était engagée devant l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour éradiquer l’hépatite C du pays d’ici 2030. Selon la coalition Virus Hépatite C (VHC), composée d’experts du nord et du sud du pays, la Belgique est cependant loin de pouvoir atteindre cet objectif puisque 18.000 personnes en Belgique souffrent encore de cette maladie aujourd’hui et qu’il faudrait traiter 1200 patients par an, un chiffre que le pays n’atteint pas aujourd’hui.

Pour la coalition VHC, l’hépatite C se propage principalement dans des "groupes vulnérables", soit les migrants, les sans-papiers, les sans-abri ? 300 Belges succombent chaque année des suites du virus alors qu’au niveau mondial, le taux de moralité de la maladie reste en constante augmentation. Pour rappel, l’hépatite C, si elle est non traitée, peut devenir chronique et provoquer des insuffisances du foie.

Face à ce constat, et à la veille de la Journée mondiale contre l’hépatite, les experts formulent mercredi des recommandations politiques à l’égard de la Belgique. "Les campagnes de sensibilisation aux comportements à risque sont nécessaires" explique la porte-parole de la coalition Mieke De Sutter. Pour le dépistage dans les milieux à risque, la coalition pense également à "des équipes de sensibilisation qui invitent systématiquement au dépistage et qui orientent les patients vers les soins appropriés". Enfin, les experts demandent également la création de procédures complètes dans les prisons et les centres d’asile. Les critères de remboursement devraient également être revus et simplifiés afin de pouvoir traiter efficacement chaque patient.

La Coalition VHC explique fonctionner de manière totalement indépendante mais être soutenue par les laboratoires biophamraceutique AbbVie Belux et Gilead Sciences Belux.

https://www.rtbf.be/info/societe/detail ... d=10812532

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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Août 2021 - 18:00
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NASHLETTER N°3 – AOÛT 2021





https://mailchi.mp/c26b1a78a89f/nashletter-n3-aot-2021

https://soshepatites.org/nashletter-n3-aout-2021/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Août 2021 - 07:54
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Hépatite C : pourquoi la maladie accroît le risque de cancer du foie
Une étude menée sur des souris montre que les cellules ayant guéri d’une infection à l’hépatite C subissaient des modifications génétiques qui augmentent le risque de développer un cancer du foie.

Souvent silencieuse et asymptomatique, l’hépatite C est une infection virale du foie se transmettant par voie sanguine et qui peut, à terme, provoquer une cirrhose et un cancer primitif du foie.

Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que le virus de l’hépatite C restait en dormance dans les cellules infectées de l’organisme, ce qui pouvait causer ces pathologies, et en particulier le cancer du foie. Une nouvelle étude menée par l’université de Bâle (Suisse) et publiée dans le Journal of Experimental Medicine démontre que ce n’est en fait pas le cas. En menant des expériences sur des souris, l’équipe scientifique a découvert que les cellules infectées par les virus comme l’hépatite C avaient le pouvoir de s’auto-guérir et d’éliminer les virus. Cependant, en contrepartie, ces cellules subissent des modifications qui peuvent expliquer pourquoi les patients ayant guéri d’une hépatite C sont plus susceptibles de développer un cancer du foie.
https://rupress.org/jem/article-abstrac ... m=fulltext

Une altération du profil génétique des cellules :

Les expériences menées par l’équipe de recherche ont porté le virus de la chorioméningite lymphocytaire (LCMV), qui déclenche une infection chronique chez la souris, et qui est similaire au virus de l'hépatite C chez l’humain car il infecte également le foie.

Les chercheurs ont constaté que le LCMV finissait par disparaître après un certain temps des cellules hépatiques infectées, même s’ils ignorent encore comment cela se produit.

"Les cellules hépatiques semblent avoir leur propre mécanisme pour éliminer un virus de l'intérieur", explique le Dr Peter Reuther, l'un des deux principaux auteurs de l'étude.

Toutefois, même si les cellules hépatiques ont un pouvoir d'auto-guérison, l'infection ne passe pas sans laisser de traces. Comme l'a montré une analyse plus poussée des cellules guéries, leur profil génétique est resté altéré : les mêmes gènes n'étaient plus lus en même quantité que dans les cellules qui n'avaient pas été soumises à l'infection. Le changement a particulièrement touché les gènes liés à la division cellulaire et au métabolisme cellulaire. Les chercheurs ignorent encore combien de temps ces changements persistent.

De possibles modifications génétiques en cas de Covid long :

Pour les auteurs, cette découverte est à mettre en parallèle avec l’hépatite C, qui altère de la même manière le matériel génétique des cellules hépatiques. "On pourrait supposer que ces changements à long terme sont l'une des raisons pour lesquelles les patients atteints d'hépatite C guérie présentent un risque accru de cancer du foie", avance le Dr Katrin Martin, co-autrice principale de l'article.

Dans de futurs travaux, les chercheurs vont chercher à savoir si de telles modifications des programmes génétiques affectent également les cellules d'autres organes à la suite d'infections virales temporaires. Ils souhaitent aussi identifier le mécanisme par lequel les cellules de l'organisme parviennent à se débarrasser des virus.

"Deux questions se posent d'un point de vue médical. Comment empêcher ces virus de se propager de cellule en cellule lors d'une infection chronique et d'affecter ainsi un grand nombre de cellules ? Et est-il possible d'inverser les modifications du profil génétique et de prévenir les dommages ultérieurs ?", souligne le professeur Daniel Pinschewer, qui a dirigé la recherche. Selon lui, ces modifications à long terme suite à une infection virale pourront aussi se retrouver dans d’autres affections, comme l'asthme et le Covid long.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... ancer-foie

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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Août 2021 - 08:46
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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Août 2021 - 10:35
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Sujet du message:   MessagePosté le: 31 Août 2021 - 21:13
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JOURNÉE INTERNATIONALE DE PRÉVENTION DES OVERDOSES





https://soshepatites.org/journee-intern ... overdoses/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Sep 2021 - 10:01
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OÙ EN SOMMES-NOUS ?



Overdose day 2021
Journée internationale de sensibilisation aux surdoses
Où en sommes-nous ?

Le 2 septembre 2019, l’association France Patients Experts Addictions (FPEA) organisait une conférence de presse à l’Hôpital Marmottan à l’occasion de l’Overdose Day 2019 en partenariat avec le Fonds Addict’Aide Professeur Michel Reynaud, la Fédération Française d’Addictologie, Fédération Addiction et de nombreuses associations de réduction des risques pour évoquer la crise des opioïdes et formuler des propositions pour la gérer au mieux.

Deux ans plus tard, le constat reste aussi alarmant. En tant qu’organisations investies auprès et avec les personnes concernées par les usages de substances opioïdes et les risques de surdoses associés, nous sommes contraints de reformuler les mêmes recommandations pour faire valoir leurs besoins spécifiques qui sont exacerbés dans le contexte de la pandémie.

Nous souhaitons que les circuits de distribution existants via les pharmacies d’officine directement ou par le biais de conventionnements facilités avec les CSAPA/CAARUD* soient renforcés.
Nous souhaitons la mise à disposition d’une forme de naloxone intranasale non soumise à prescription médicale (pour qu’elle soit disponible en CAARUD et CSAPA et auprès des autres équipes de réduction des risques ou d’urgence) et inscrite sur la liste des médicaments remboursables pour faciliter l’accès et la délivrance en pharmacie d’officine.
D’autoriser les structures CSAPA et CAARUD, n’ayant plus de stock, à directement commander la naloxone (Nyxoïd® ou Prénoxad®) et de le régulariser sur leur budget de crédits non reconductibles (CNR) a postériori.
De diffuser la naloxone via la réduction des risques à distance (RDRAD).
Le renforcement des messages de réduction des risques (RDR) sur les risques d’overdose et unecommunication officielle sur la nécessité que les personnes faisant usage d’opioïdes (quelle qu’en soit la nature ou l’origine du produit), leur entourage, les services de secours, les pompiers et forces de l’ordre, tout acteur du social soient sensibilisés à ces risques et aient de la naloxone à disposition.
Une communication officielle de la part de la DGS* et MILDECA* auprès des structures de RDR et ARS sur le fait qu’une formation homologuée n’est pas obligatoire pour assurer la diffusion de la naloxone.
Nous regrettons qu’après la relance de la campagne sur la prévention des surdoses lors du 1er confinement – qui avait permis de remettre sur le devant de la scène l’accès à la Naloxone, ainsi que l’élargissement de prescription à 28 jours de la méthadone – nous ne disposions toujours à ce jour que d’une forme d’administration de la Naloxone et que nous n’ayons aucune perspective de disposer à court terme d’une forme de naloxone intranasale non soumise à prescription médicale.

Cette période a pourtant rendu l’usager de drogue acteur de ses soins et de ses choix.

Il est dommageable que l’accessibilité globale à la Naloxone ne soit pas améliorée, que ce soit en termes de formations, de campagnes de préventions ou de mises à dispositions.

Améliorer l’accès à la naloxone à certains moments à risques (sevrage, sortie de prison, augmentation de la douleur, début de traitement TSO*) c’est aussi réduire les risques de surdoses liés aux produits illicites (fentanyl®, héroïne, GHB) ainsi qu’aux produits licites (TSO* et aux antalgiques comme le tramadol®).

Tous les professionnels de la réduction des risques, les pharmaciens, les médecins généralistes, les professionnels des services d’urgences, etc. n’attendent que d’avoir à disposition ce médicament qui sauve des vies !

Même si 80% des surdoses sont imputés aux opioïdes, il est essentiel d’alerter, former, accompagner sur les risques liés aux poly consommations et aux overdoses non opioïdes (psychostimulants, crack, alcool…).

15% de décès par surdoses supplémentaires durant la période de la pandémie, c’est déjà trop avec les outils à notre disposition aujourd’hui.

Il est temps d’agir !

*CSAPA : Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie
*CAARUD : Centre d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues *TSO : Traitement substitution opiacés (bupénorphine®, méthadone®)
*DGS : Direction Générale de la Santé
*MILDECA : Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives

Signataires :
FPEA – France Patients Experts Addictions – présidence@fpea.fr – 06.03.86.57.84
Fonds Addict’Aide professeur Michel Reynaud
Addiction Alcool Vie Libre
Addictions France
Alcool Ecoute Joie et Santé
Anne Coppel
ASUD – Auto Support des Usagers de Drogues
CAMERUP – Coordination des Associations et Mouvements d’Entraide Reconnus d’Utilité Publique Collectif Police Contre la Prohibition
Croix Bleue
Entraid’Addict
Fédération Addiction
Fédération Française d’Addictologie
Fédération Nationale des Amis de la Santé
Fédération SOS Hépatites
Frisse
Gaia
Hôpital Marmottan
Dr Bertrand Lebeau-Leibovici
L630
OFMA – Observatoire Français des Médicaments Antalgiques
Oppelia
PsychoActif
Principes Actifs
SAFE
SOS Addictions
SOS Hépatite Paris Ile de France
USPO – L’Union de syndicats de pharmaciens d’officine

https://soshepatites.org/ou-en-sommes-nous/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Sep 2021 - 17:10
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Les abstracts du congrès sont en ligne :

https://www.congres-afef.com/rechercher-un-abstract/

Programme :

https://www.congres-afef.com/programme/

https://www.congres-afef.com/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Sep 2021 - 11:16
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Webinar Controverse-VIH, mercredi 15 SEPTEMBRE à 18h : Patients lourdement pré-traités en 2021 - Inscrivez-vous



https://webinaraei.com/Controverse-VIH_2021.asp

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Sep 2021 - 15:24
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HOMMAGE À THIERRY





https://soshepatites.org/hommage-a-thierry/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Sep 2021 - 17:07
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Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Sep 2021 - 15:21
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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Sep 2021 - 15:39
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NASHLETTER N°4 – SEPTEMBRE 2021





RETROUVEZ LA NASHLETTER N°4 – SEPTEMBRE 2021 :

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Sep 2021 - 07:26
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Inventiva annonce la décision de la FDA que le statut "Fast Track" accordé à lanifibranor dans la NASH englobe le traitement de la NASH avec cirrhose compensée

Inventiva , société biopharmaceutique spécialisée dans le développement clinique de petites molécules administrées par voie orale pour le traitement de la stéatohépatite non alcoolique (NASH), des mucopolysaccharidoses (MPS) et d'autres maladies avec un besoin médical non satisfait, annonce aujourd'hui que la Food and Drug Administration (FDA) américaine a décidé que le statut "Fast Track" précédemment accordé à lanifibranor dans la NASH englobe le traitement des patients atteints de la NASH avec une cirrhose compensée.

Cette décision fait suite à la demande d'obtention du statut "Fast Track" pour lanifibranor dans la NASH avec cirrhose compensée déposée par Inventiva auprès de la FDA en août 2021. La FDA avait précédemment accordé les statuts de "Fast Track" et de "Breakthrough Therapy" à lanifibranor pour le traitement de la NASH en septembre 2019 et octobre 2020.

Le programme "Fast Track" de la FDA est destiné à faciliter le développement ainsi qu'à accélérer l'évaluation réglementaire et l'approbation potentielle de candidats médicaments démontrant leur capacité à traiter des pathologies graves et à répondre à des besoins médicaux non satisfaits importants.

Pierre Broqua, Ph.D, Directeur Scientifique et cofondateur d'Inventiva, a commenté : "Nous sommes ravis d'avoir un statut 'Fast Track' pour lanifibranor dans la NASH qui inclut le traitement de la NASH avec cirrhose compensée, un stade très grave de la maladie pour lequel les patients ont un besoin urgent de traitement. La décision de la FDA reconnaît non seulement cette urgence mais également le potentiel de lanifibranor de répondre à ce besoin médical important non satisfait. Cette nouvelle renforce notre confiance dans le mécanisme d'action unique de notre candidat médicament principal et confirme notre détermination à accélérer le développement de lanifibranor dans sa phase pivot."

https://www.boursier.com/actions/actual ... 58285.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Sep 2021 - 07:27
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Webstaff RCP/Hepato : mercredi 22 septembre à 20h, envoyez vos fiches




https://webinaraei.com/webstaff.asp

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Sep 2021 - 16:06
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Premier essai de Phase I d’un candidat vaccin ARN messager contre le VIH
Le laboratoire Moderna, qui commercialise l’un des principaux vaccins contre le covid-19, a lancé un essai clinique contre le VIH, basé sur la technologie de l’ARN messager.

La phase 1 de cet essai clinique a démarré le 19 août 2021 et ses résultats sont attendus courant 2023. Dans cette première phase, il s’agit de tester la tolérance et la réponse immunitaire sur 56 volontaires séronégatifs, âgés de 18 à 56 ans. En cas de résultats concluants, l’essai sera élargi à plusieurs centaines de personnes, au cours des phases II puis auprès de milliers de personnes à risque de contamination par la VIH lors de la Phase III. C’est lors de cette Phase III qu’ont échoué toutes les tentatives préalables, à l’exception d’un essai en Thaïlande qui montrait une protection autour de 34% jugé très insuffisante. On rappellera ici le dernier arrêt de l’essai de Phase III ( HPTN 702) sur lesquels reposaient beaucoup d’espoir avec 120 infections dans le groupe «vacciné» et 123 dans le groupe placébo. Les résultats définitifs de ce nouvel essai basé sur l’ANRm anti VIH ne devraient donc pas être connus avant 5 ou 10 ans, à moins que les promoteurs ne puissent bénéficier d’une accélération du processus, comme dans le cas de la mise au point des vaccins ARN anti Sars-Cov-2.

Ce sont en fait deux candidats vaccins qui vont être évalués au cours de cette étude, mRNA-1644 (codant pour la protétine eOD-GT8 60mer ) et mRNA-1644v2-Core (codant la protéine Core-g28v2 60mer). Combinés lors de cette phase I, ils doivent provoquer une réponse immunitaire contre l’enveloppe et le noyau du virus, en synthétisant des copies inoffensives sur le plan viral de fragments du VIH. L’objectif prioritaire est le développement d’anticorps neutralisant appelé «broadly neutralizing antibodies» (bNAbs) de type VRC01 utilisé d’ailleurs dans des essais thérapeutiques anti-VIH. Moderna a aussi évoqué travailler sur un autre candidat-vaccin contre le virus du sida, le mRNA-1574. Ces deux approches différentes seront réalisées avec des collaborations prestigieuses [le PEPFAR, le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID), l’International AIDS Vaccine Initiative (IAVI), la Fondation Gates (BMFG), l’Institut de recherche Scripps en Californie].

Une nouvelle technologie… pour le VIH :

Si cette technologie est innovante, c’est parce que l’utilisation de l’ARNm dans un vaccin permet de se passer d’agent infectieux. Le principe est le même que pour tout vaccin —stimuler la production d’anticorps spécifiques contre le virus ou la bactérie responsable de la maladie—, mais dans le cas des vaccins à l’ARN messager, ce sont les propres cellules de la personne vaccinée qui produisent les protéines provoquant la réponse immunitaire. L’ARN messager fournit aux cellules du patient le code de ces protéines virales, avant de disparaître rapidement. Rappelons qu’il ne s’intègre jamais à l’ADN du patient, malgré les craintes de certains. (De fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux affirment que la transcriptase inverse du VIH des PVVIH permettrait cette rétrotranscription de l’ARN vaccinal en ADN, ce qui est totalement impossible !)

Les vaccins de Moderna et de Pfizer/BioNTech contre le Covid-19 ont été les premiers vaccins à ARN messager autorisés chez l’humain, mais cette technologie est en développement depuis des décennies. La découverte de l’acide ribonucléique messager (ARNm) par deux chercheurs français de l’Institut Pasteur, François Jacob et Jacques Monod date en effet de 1961.

La crise du Covid-19 aura permis d’accélérer la maturation de cette technologie et l’accélération des autorisations nécessaires à son utilisation auprès de la population générale. Dans le cas du Covid, il s’agissait de pousser le corps à produire des protéines antigènes pour développer une immunité contre le Sars-CoV-2, le virus responsable du Covid-19.

Prudence et pondération :

Si cette nouvelle est encourageante, la découverte et la mise à disposition d’un vaccin efficace contre le VIH n’est probablement pas pour demain. Contrairement au Sars-CoV-2, le VIH a pour particularité d’intégrer son matériel génétique dans l’ADN des cellules qu’il infecte. Il est donc beaucoup plus difficile à cibler, puisqu’il reste présent, de manière inactive, dans ces cellules qui deviennent de fait des réservoirs.

L’autre obstacle majeur est la variabilité avec le génome du VIH d’environ 10 000 bases qui conduit a des millions de variants au sein de l’organisme d’une personne infectée ou d’un individu à l’autre contre quelques dizaines de variants pour le virus du Covid-19. Plus encore, le site d’attachement des anticorps anti-VIH comme la boucle V2 de la Gp 120 est elle-même hypervariable, y compris dans sa structure tridimensionnelle, bien plus que ne l’est la protéine spike du sars-Cov2. C’est pourquoi les chercheurs de Moderna se sont appliqués à sélectionner des antigènes plutôt constants d’un virus à l’autre pour leur candidat vaccin anti VIH.

Enfin, il est toujours plus facile de développer un vaccin quand la réponse naturelle déjà opérante est «recopiable» comme c’est le cas pour l’hépatite B, l’hépatite A, le papillomavirus ou le sars-Cov-2.

Un vaccin contre le VIH reste donc pour le moment élusif. Rien qu’en septembre 2021, un important essai vaccinal, Imbokodo, a été arrêté faute de résultats probants. L’efficacité de ce candidat vaccin, qu’on espérait capable de protéger contre plusieurs variants du virus, n’a été que de 25% chez les 2600 jeunes femmes qui participaient à l’étude.

Le contexte actuel rend pourtant particulièrement importante la mise au point d’un vaccin contre le VIH. Selon Françoise Barré-Sinoussi, co-récipiendaire du Prix Nobel de médecine pour sa découverte du VIH, estime qu’à cause de l’impact négatif de la crise sanitaire: «On pourrait perdre dix ans d’efforts». L’Onusida craint de son côté de découvrir plus de 300 000 nouveaux cas d’infection par le VIH et plus de 150 000 décès dans le sillage de la pandémie.

https://vih.org/20210922/premier-essai- ... re-le-vih/

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