Hépatites et Co-Infections
Partage et entraide
Aux nouveaux inscrits...




Favoris
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
Auteur Message
filModérateur
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 26 Fév 2021 - 11:34
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 27244
Localisation: Hyères
Des volontaires recherchés pour un essai vaccinal innovant contre le VIH

La mise au point d’un vaccin préventif contre l’infection par le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est une priorité pour lutter efficacement contre la transmission du virus. Le Vaccine Research Institute (VRI, ANRS-Inserm et Université Paris-Est Créteil) lance une campagne de recrutement de personnes volontaires pour participer à un essai de phase I (1) d’un vaccin préventif contre le VIH. Celui-ci fait appel à une technologie innovante et pourrait permettre d’obtenir un vaccin efficace qui manque à l’arsenal de lutte contre le VIH. Après avoir franchi toutes les étapes précliniques de développement, l’essai de phase I aura pour objectif d’évaluer la tolérance et la réponse immunitaire à ce vaccin. Pour réaliser cet essai, le VRI fait appel à des volontaires en Île-de-France (pour en savoir plus : https://volontaires.vaccine-research-institute.fr/).


En 2019, 1,7 million de nouvelles contaminations par le VIH, à l’origine du sida, ont été recensées dans le monde selon l’OMS. Même si les traitements offrent aux patients une vie quasiment normale, aucun médicament ne permet à l’heure actuelle de guérir de cette maladie. C’est pourquoi obtenir un vaccin préventif est primordial pour mettre fin à la transmission de ce virus. La mise au point d’un vaccin efficace se heurte à plusieurs obstacles scientifiques qui n’ont pas pu être surmontés par les vaccins « classiques » testés jusqu’à présent. La stratégie développée par le VRI a pour ambition de répondre à ces difficultés en faisant appel à une technologie innovante qui a montré des résultats prometteurs, après plusieurs années de recherche, au laboratoire et sur les modèles précliniques (2).

Le candidat vaccin du VRI, appelé « CD40.HIVRI.Env », repose sur l’injection d’anticorps monoclonaux (3) qui ciblent spécifiquement des cellules clés de la réponse immunitaire, les cellules dendritiques (4). C’est la première fois qu’un vaccin vise directement ces cellules. Pour le Pr Yves Lévy, directeur du VRI, « il s’agit, avec ce vaccin, de diriger la réponse contre le VIH exactement au niveau des cellules les plus importantes pour l’éducation et l’activation du système immunitaire, c’est-à-dire les cellules dendritiques ». En effet, sur les anticorps monoclonaux du candidat vaccin est fixée une protéine de l’enveloppe du VIH : c’est elle que le système immunitaire doit apprendre à reconnaître pour neutraliser le virus.

L’essai de phase I est mené en double aveugle : une partie des participants recevra le candidat vaccin tandis que l’autre recevra un placebo. Cet essai évaluera la tolérance de différentes doses du vaccin qui sera administré soit seul, soit associé à un autre vaccin actuellement en développement en phase II/III. Ce dernier, le « DNA-HIV-PT123 » est un vaccin à ADN (5) qui pourrait amplifier la réponse immunitaire et obtenir ainsi une meilleure efficacité. « Cet essai permettra également d’étudier l’effet de la combinaison du vaccin ciblant les cellules dendritiques et d’un vaccin ADN. L’objectif est de potentialiser l’effet des vaccins et de maintenir à long terme la réponse immunitaire, notamment la production d’anticorps, contre le VIH », déclare le Pr Yves Lévy.

Pour démarrer l’essai, le VRI recherche 72 volontaires âgés entre 18 et 65 ans et sans problème de santé (liste des critères d’inclusion disponible ici : https://volontaires.vaccine-research-in ... ontaire/). La durée de participation à l’essai est de 12 mois, comprenant 8 visites à l’hôpital (chacune sera indemnisée). Tout au long de l’étude, les participants devront continuer de se protéger contre tout risque de contamination par le VIH.

Afin de trouver ces participants, le VRI lance une grande campagne de recrutement de volontaire le 1er mars 2021 en Île-de-France. Celle-ci s’appuie entre autres sur des affiches dans le métro et le RER, un partenariat avec Sida Info Service et un site dédié : https://volontaires.vaccine-research-institute.fr/. Les personnes qui le souhaitent peuvent manifester leur intérêt via cette plateforme. Ils seront recontactés pour une visite médicale préliminaire visant à vérifier qu’ils remplissent les critères pour participer à l’essai et à fournir toutes les explications nécessaires sur le candidat vaccin et le déroulement de l’essai.

La France est l’un des principaux acteurs internationaux de la recherche d’un vaccin préventif contre le sida. Le VRI, labellisé « laboratoire d'excellence » par l’État Français, a été établi par l’ANRS-Inserm et par l'Université Paris-Est Créteil (UPEC) afin de conduire des recherches visant à accélérer le développement de vaccins efficaces contre le VIH/sida.


1. Essai de phase I : la première phase d’un essai clinique vise à évaluer la non-toxicité du traitement ou du vaccin testé. La phase II cherche à démontrer son efficacité et la dose optimale, tandis que la phase III compare son efficacité à un placebo ou à un traitement ou vaccin de référence s’il existe.

2. Modèles précliniques : modèles animaux.

3. Anticorps monoclonal : les anticorps sont des protéines fabriquées par les cellules du système immunitaire. Les anticorps monoclonaux sont des anticorps fabriqués en laboratoire à partir d’un clone de cellule. Ils ont la capacité de reconnaître et de cibler spécifiquement certaines cellules.

4. Cellules dendritiques : cellules sentinelles réparties dans tout l’organisme, ayant la capacité de déclencher une réponse immunitaire.

5. Vaccin à ADN : vaccin qui injecte un morceau d’ADN codant pour des protéines du virus dans des cellules humaines, qui le transcrivent en ARN, puis en protéines. Ces dernières sont reconnues par le système immunitaire et déclenchent une réponse immunitaire spécifique au virus. Cette technologie vaccinale ne modifie pas le matériel génétique des personnes qui la reçoivent.

https://www.anrs.fr/fr/presse/communiqu ... ant-contre

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
filModérateur
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 03 Mar 2021 - 05:58
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 27244
Localisation: Hyères
Covid-19 et VIH : un webinaire

Afin de répondre aux questions spécifiques relatives à la Covid-19, à la vaccination et au fait de vivre avec le VIH et un traitement ARV, la commission « Qualité de vie des personnes vivant avec le VIH » du Corevih Occitanie a organisé un webinaire le 9 février dernier. Trois experts-es y sont intervenus-es : Alain Makinson, infectiologue au CHU de Montpellier et président du Corevih Occitanie, Marie Bistoquet, infectiologue au CHU de Montpellier et coordinatrice médicale Est du Corevih Occitanie et Laurent trin Dinh, patient expert en ETP au CHU de Montpellier. Il est possible de voir ce webinaire en ligne. Il faut prévoir un peu de temps car il dure quasiment deux heures.



https://www.youtube.com/watch?v=Cfmu7CQRaao

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
filModérateur
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 03 Mar 2021 - 06:01
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 27244
Localisation: Hyères
Antirétroviraux « Long-Acting »
Mercredi 3 mars 2021 à 18h00

Pour ou Contre ?
Rejoignez-nous mercredi 3 mars de 18h à 19h30 pour un débat d'experts
en live sur une thématique qui fait l'actualité dans le VIH




http://webconfaei.com/Controverse-VIH_2021.asp

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
filModérateur
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 03 Mar 2021 - 10:13
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 27244
Localisation: Hyères
VIH : comment les cellules immunitaires NK apprennent à contrôler la réplication du virus dans un ganglion lymphatique

De nouvelles découvertes fournissent des informations clés sur les mécanismes qui permettent à certaines cellules de l’immunité, les cellules tueuses naturelles appelées « NK » (pour Natural Killer), de tuer des cellules infectées par le SIV, l’équivalent du VIH chez les primates.

Une équipe de recherche menée par Michaela Müller-Trutwin (Institut Pasteur) a montré comment les cellules NK, en charge de la surveillance immunitaire, parviennent à contrôler la réplication du virus chez certaines espèces de singes qui sont atteintes d’une forme non pathologique d’infection. Ce phénomène repose sur la différenciation avancée des cellules NK chez ces espèces, qui leur conférerait une plus grande capacité à reconnaître et tuer les cellules infectées par le virus.

Cette étude menée par l’Institut Pasteur et soutenue par l’ANRS, la Fondation Jacqueline Beytout et la Fondation MSDAvenir, est parue dans la revue Nature Communications le 24 février 2021.



De nombreuses espèces de singes sont infectées par le virus de l'immunodéficience simienne (SIV), l’ancêtre de notre VIH. Certaines espèces, comme le singe vert d’Afrique, peuvent vivre normalement malgré l’infection sans jamais évoluer vers le stade du sida.

En 2017, des travaux réalisés par l’équipe de Michaela Müller-Trutwin (responsable de l’unité VIH, inflammation et persistance à l’Institut Pasteur), avaient montré l’implication majeure des cellules NK (pour Natural Killer), des cellules tueuses du système immunitaire, dans le processus de contrôle. Les chercheurs avaient en effet découvert que ces cellules, circulant normalement dans le sang, présentaient chez le singe vert d’Afrique, hôte naturel du SIV, la capacité de migrer vers les ganglions lymphatiques. Ceux-ci sont des réservoirs du virus, où il se réplique fortement. Les hôtes naturels du SIV, alors même qu’ils présentent une importante charge virale dans le sang ou dans l’intestin, parviennent à limiter la réplication dans les ganglions lymphatiques, ce qui contribue à empêcher le développement d’une immunodéficience.

Les nouveaux travaux de l’équipe menée par Michaela Müller-Trutwin en collaboration avec des chercheurs internationaux de de haut niveau ont percé à jour le mécanisme par lequel les cellules NK parviennent à contrôler la réplication. Tout est une question de différenciation. Pour s’en rendre compte, l’équipe de recherche a comparé ce qu’il se passe chez deux espèces de singes : d’une part le singe vert d’Afrique (hôte naturel), d’autre part un modèle animal du VIH/sida, le macaque infecté par le SIV. L’équipe a réalisé entre autres un séquençage à haut débit des cellules NK présentes dans les ganglions lymphatiques infectées afin d’identifier l’ensemble des gènes exprimés. C’est ainsi qu’ils ont remarqué que les cellules NK du singe vert d’Afrique évoluaient vers un stade de différenciation avancée, tandis que chez les macaques, cette différenciation était bloquée.

En circulant dans l’organisme, les cellules NK sont capables de reconnaître les cellules saines grâce à un signal qu’elles émettent. Ce signal inhibe la capacité dite « cytolytique » des cellules NK à détruire les cellules saines, mais il peut aussi inhiber les cellules NK à tuer des cellules infectées. Lors de l’infection par le SIV chez l’hôte naturel, les cellules NK des ganglions lymphatiques apprennent à reconnaître les cellules infectées, car elles présentent des peptides viraux du SIV, ce qui conduit à leur destruction par les NK. L’équipe a identifié ces peptides : ils dérivent de la protéine virale « env » de l’enveloppe du virus.

Chez le modèle de macaque, les cellules NK n’acquièrent pas cette capacité. « On suppose que c’est pareil chez l’homme, car ce modèle de macaque est très proche de ce qu’il se passe chez l’humain », précise Michaela Müller-Trutwin.

« Il était connu que les cellules NK influencent les niveaux de virémie du VIH. On a toutefois trop longtemps sous-estimé le potentiel de ces cellules lors de la phase chronique de l’infection, rapporte la chercheuse. La communauté scientifique s’est intéressée davantage à la réponse immunitaire acquise (lymphocytes B ou T), alors qu’on se rend compte grâce à nos travaux que les cellules NK ont le potentiel de contrôler un réservoir viral. »

Ces travaux ouvrent la voie à des perspectives thérapeutiques. « Ces résultats sont prometteurs, car ils apportent la preuve que les cellules NK sont modulables à la suite d’une infection lentivirale (famille de virus à laquelle appartiennent le VIH et le SIV), se réjouit Michaela Müller-Trutwin. Elles ne sont pas figées et peuvent apprendre à reconnaître et tuer les cellules infectées par le SIV. Il est donc possible d’imaginer une immunothérapie qui induirait la différenciation des cellules NK, chez les singes d’abord et puis chez l’homme, et ainsi de contribuer aux stratégies de rémission du VIH. »

https://www.anrs.fr/fr/presse/communiqu ... ntroler-la

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
filModérateur
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 18 Mar 2021 - 04:00
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 27244
Localisation: Hyères
Réponses aux anticorps chez les personnes séropositives après une dose unique de vaccin à ARNm contre le SRAS-CoV-2

L'efficacité de deux injections des vaccins à ARN messager (ARNm) du syndrome respiratoire aigu sévère coronavirus 2 (SARS-CoV-2) (BNT162b2 [Pfizer] et ARNm-1273 [Moderna]) 1 dans la prévention de l'infection symptomatique par le SRAS-CoV-2 chez les personnes sans précédent coronavirus 2019 (Covid-19) s'est avéré être élevé. 2,3 Nous nous sommes demandé quelle serait la réponse à la première dose de vaccin chez les personnes atteintes de Covid-19.

Nous avons profité de notre étude longitudinale, approuvée par un comité d'examen institutionnel, PARIS (Protection Associated with Rapid Immunity to SARS-CoV-2) pour fournir un aperçu limité des réponses anticorps chez 110 participants à l'étude avec ou sans SARS-CoV préexistants documentés. 2 immunité (âge moyen global, 40,0 ans [intervalle, 24 à 68; ≥ 60 ans, 8%]; 67 participants séronégatifs [64% de femmes] avec un âge moyen de 41,3 ans et 43 participants séropositifs [59% de femmes] avec un âge moyen de 41,4 ans) (tableau S1 de l' annexe supplémentaire, disponible avec le texte intégral de cette lettre sur NEJM.org) qui ont reçu leur première dose de vaccin à ARNm de pointe en 2020 (88 ont reçu le vaccin Pfizer et 22 le vaccin Moderna). Le pic d'IgG de SARS-CoV-2 a été mesuré à l'aide d'un test d'immunosorbant lié à une enzyme en deux étapes décrit précédemment et exprimé sous forme d'aire sous la courbe (AUC). 4,5

Immunogénicité et réactogénicité des vaccins à ARN SARS-CoV-2.
Un échantillonnage répété après la première dose indique que la majorité des participants séronégatifs avaient des réponses IgG SRAS-CoV-2 variables et relativement faibles dans les 9 à 12 jours suivant la vaccination (ASC médiane avant la vaccination, 1 [67 participants]; à 0 à 4 jours, 1 [12 participants]; de 5 à 8 jours, 1 [22 participants]; de 9 à 12 jours, 439 [13 participants]; de 13 à 16 jours, 1016 [18 participants]; de 17 à 20 jours, 1037 [ 21 participants]; de 21 à 27 jours, 1293 [19 participants]; et après la deuxième dose, 3316 [36 participants]) ( Figure 1A). En revanche, les participants avec des anticorps anti-SRAS-CoV-2 au départ avant la première injection de vaccin ont rapidement développé des titres d'anticorps uniformes et élevés dans les jours suivant la vaccination (ASC médiane avant la vaccination, 90 [43 participants]; à 0 à 4 jours, 133 [7 participants]; de 5 à 8 jours, 14 208 [15 participants]; de 9 à 12 jours, 20 783 [8 participants]; de 13 à 16 jours, 25 927 [20 participants]; de 17 à 20 jours, 11 755 [4 participants] entre 21 et 27 jours, 19 534 [14 participants] et après la deuxième dose, 22 509 [19 participants]) ( figure 1A ).


Figure 1. Immunogénicité et réactogénicité des vaccins à ARN SARS-CoV-2.
Le panneau A montre les titres d'anticorps anti-spike SARS-CoV-2 quantitatifs (évalués au moyen d'un test d'immunosorbant lié à une enzyme et exprimés en aire sous la courbe [AUC]) pour 110 participants. Certains participants avec une immunité préexistante avaient des titres d'anticorps inférieurs à la détection (ASC de 1) au moment précédant la vaccination. Les moyennes géométriques avec des intervalles de confiance à 95% (non ajustés pour des tests multiples) sont indiquées. Le panneau B montre la fréquence relative des effets secondaires associés au vaccin après la première dose de vaccin (230 participants). Les effets secondaires locaux se sont produits avec une fréquence similaire chez les participants avec une immunité préexistante et chez ceux sans immunité préexistante, alors que les symptômes systémiques étaient plus fréquents chez les participants avec une immunité préexistante. Les barres représentent la fréquence relative de chaque symptôme,

Les titres d'anticorps des vaccinés avec une immunité préexistante étaient 10 à 45 fois plus élevés que ceux des vaccinés sans immunité préexistante aux mêmes moments après la première dose de vaccin (p. Ex., 25 fois plus élevé à 13 à 16 jours) et dépassaient également la médiane titres d'anticorps mesurés chez les participants sans immunité préexistante après la deuxième dose de vaccin de plus d'un facteur de 6. Bien que les titres d'anticorps des vaccinés sans immunité préexistante aient augmenté d'un facteur de 3 après la deuxième dose de vaccin, aucune augmentation des titres d'anticorps n'a été observée chez les survivants de Covid-19 qui ont reçu la deuxième dose de vaccin. Aucune différence substantielle n'a été notée dans la dynamique des réponses anticorps provoquées par les vaccins Pfizer et Moderna après la première dose (Fig. S1). L'analyse actuelle représente un échantillon de commodité dans lequel tous les participants n'ont pas été en mesure de fournir des échantillons biologiques pour l'analyse des anticorps à tous les intervalles de temps supplémentaires. Des études de suivi en cours montreront si ces différences précoces dans les réponses immunitaires se maintiennent sur une période de temps prolongée.

De plus, nous avons comparé la fréquence des réactions locales, liées au site d'injection et systémiques après la première dose de vaccin chez 230 participants (âge moyen, 39,2 ans [intervalle, 22 à 70; ≥ 60 ans, 8%]; 148 participants séronégatifs [70% de femmes] et 82 participants séropositifs [64% de femmes]) ( Figure 1B). Dans l'ensemble, les deux vaccins (156 participants ont reçu le vaccin Pfizer et 74 le vaccin Moderna) n'ont eu aucun effet secondaire ayant entraîné une hospitalisation. Un total de 159 des 230 participants (69%) qui ont répondu à l'enquête de l'étude de PARIS ont déclaré avoir eu des effets secondaires après la première dose de vaccin (46% des répondants à l'enquête séronégative et 89% des répondants à l'enquête séropositifs). Les symptômes localisés au site d'injection (douleur, gonflement et érythème) étaient les plus fréquents, survenus à une fréquence égale indépendamment du statut sérologique au moment de la vaccination et disparus spontanément dans les jours suivant la vaccination. Les vaccinés avec une immunité préexistante ont eu des effets secondaires systémiques à des fréquences plus élevées que ceux sans immunité préexistante (fatigue, maux de tête, frissons, douleurs musculaires, fièvre et douleurs articulaires, par ordre de fréquence décroissante) (Figure 1B ). Étant donné qu'un échantillon de commodité a été utilisé et que seuls les participants disposant de données disponibles ont été étudiés, la prudence est de mise jusqu'à ce que l'ensemble de données complet, y compris les effets secondaires survenant après la première et la deuxième dose de vaccin, puisse être évalué.

Nous avons constaté qu'une dose unique de vaccin à ARNm provoquait des réponses immunitaires rapides chez les participants séropositifs, avec des titres d'anticorps post-vaccination similaires ou supérieurs aux titres trouvés chez les participants séronégatifs ayant reçu deux vaccinations. La question de savoir si une dose unique de vaccin à ARNm offre une protection efficace chez les personnes séropositives doit être étudiée.

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/N ... lB_article

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.


Dernière édition par fil le 18 Mar 2021 - 04:23; édité 1 fois
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
filModérateur
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 18 Mar 2021 - 04:07
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 27244
Localisation: Hyères


http://webconfaei.com/Controverse-VIH_2021.asp

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
filModérateur
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 04 Avr 2021 - 07:46
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 27244
Localisation: Hyères
CoreVIH IdF Ouest - nouveau dépliant - Vaccination contre la Covid-19 chez les PvVIH



Le COREVIH Ile de France Ouest a réalisé un dépliant concernant les informations sur la vaccination contre la Covid-19 chez les personnes vivant avec le VIH.

Il est téléchargeable sur leur site internet : http://corevihouest.org/ckfinder/userfi ... d19_V4.pdf et peut être, avec leur accord, diffusé et utilisé.

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
filModérateur
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 09 Avr 2021 - 11:56
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 27244
Localisation: Hyères
Ce que l'on sait des vaccins contre le Sida qui vont être expérimentés en France et aux Etats-Unis (BFM RMC 8/4/21)

Ça serait un progrès monumental, l’aboutissement de plusieurs décennies de recherche et, peut-être, l’extinction du Sida, une maladie qui a fait, dans le monde, plus de 40 millions de victimes depuis les années 80. Deux projets de vaccins sont en cours et l’un est très prometteur.

Un candidat vaccin est né aux Etats-Unis, la première phase de l’essai clinique a été menée sur 48 personnes, une moitié a reçu ce sérum, et l’autre un placebo. Résultat, 97% des vaccinés ont développé une réponse immunitaire pour lutter contre l’infection. D’autres essais vont avoir lieu, à plus grande échelle, dans les prochaines semaines, et un autre vaccin va également voir le jour après l’été.

Il sera le fruit d’une collaboration entre un laboratoire américain et Moderna, dont la technique de l’ARN Messager, utilisée contre le Covid-19, semble très prometteuse selon les spécialistes.

Et la France aussi va lancer un essai qui doit commencer dans une semaine, et qui concernera 72 volontaires. Cet autre vaccin a été développé par l’Inserm et l’institut de recherche vaccinale. Lui aussi est fondé sur une technologie novatrice, il va cibler des cellules spécifiques pour se défendre du VIH, celles qui activent notre système immunitaire.

Comment se fait-il que, 40 ans après l’apparition de la maladie, aucun vaccin n’ait été trouvé? /

On va évacuer tout de suite la comparaison, le virus du Sida n’a rien à voir avec celui du Covid. D’abord, on ne guérit pas, on ne développe pas d’anticorps, donc impossible de mettre sur pied un vaccin qui imiterait la réponse naturelle d’une personne infectée.

Ensuite le VIH mute beaucoup plus vite que le coronavirus ou la grippe. Un chiffre est parlant, il y autant de variant du covid dans le monde que de variant du sida chez un seul individu infecté. Le VIH a aussi une particularité très vicieuse, il peut se multiplier au moment de l’activation du système immunitaire, ce qui veut dire qu’en luttant contre le virus, on prend aussi le risque de le propager.

Enfin, cette maladie n’a jamais vraiment concentré les efforts des scientifiques du monde entier, le dernier essai vaccinal français remonte, par exemple, à 2009, soit il y a douze ans.

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
Montrer les messages depuis:     
Sauter vers:  
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
PNphpBB2 © 2003-2007 
Traduction par : phpBB-fr.com
Page created in 0,64340496063232 seconds.