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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 20 Fév 2021 - 09:16
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Covid-19 - Le vaccin Pfizer réduirait les risques de transmission du coronavirus

Le vaccin de Pfizer contre le COVID-19 réduit considérablement la transmission du virus et pas seulement les risques de forme grave du COVID-19 chez l'individu vacciné, selon deux récentes études israéliennes.

L'analyse des données d'une étude menée conjointement par le ministère israélien de la Santé et Pfizer a révélé que le vaccin développé par Pfizer et son partenaire allemand BioNTech réduit les risques d'infection de 89,4% dans les cas asymptomatiques et de 93,7% dans les cas symptomatiques.

Les conclusions de l'étude, qui n'a pas encore été évaluée et publiée par une revue scientifique, reposent sur une base de données nationale qui est l'une des plus avancées au monde. Elles ont été dévoilées jeudi soir par le site d'information israélien Ynet. Pfizer a refusé de commenter l'information et le ministère israélien de la Santé n'a pas répondu aux sollicitations de Reuters.

Une seconde étude, réalisée par le centre hospitalier israélien Chaim Sheba, situé à Ramat Gan près de Tel Aviv, et publiée vendredi dans la revue médicale The Lancet, révèle que sur les 7.214 membres du personnel hospitalier ayant reçu une première dose de vaccin en janvier, on observe une réduction de 85% des cas symptomatiques de COVID-19 dans les 15 à 28 jours, avec une réduction globale des infections, et de 75% chez les cas asymptomatiques détectés par des tests.

D'autres recherches sont nécessaires pour tirer une conclusion définitive, mais ces études sont parmi les premières à suggérer qu'un vaccin pourrait arrêter la propagation du virus.
Michal Linial, professeur de biologie moléculaire à l'Université hébraïque de Jérusalem, a déclaré que ces résultats constituaient un grand pas vers la réponse à l'une des interrogations les plus importantes dans la lutte contre la pandémie.
"Qu'il s'agisse d'une réduction de 75 ou 90%, peu importe - il s'agit d'une baisse importante de la transmission", a déclaré Michal Linial. "Cela signifie que non seulement l'individu vacciné est protégé, mais que l'inoculation protège également son environnement."
Les chercheurs ont déclaré qu'il était nécessaire d'étudier davantage la transmission asymptomatique chez les personnes entièrement vaccinées, car elles ont moins de chances d'être testées pour le COVID-19.

DÉBAT SUR LE SCHÉMA À DEUX DOSES

L'étude menée par le ministère de la Santé et Pfizer a porté sur des données recueillies entre le 17 janvier et le 6 février auprès de personnes ayant reçu les deux doses du vaccin Pfizer.
A ce jour, plus de 30% des Israéliens, soit 2,8 millions de personnes sur neuf millions d'habitants, ont reçu les deux doses.
L'étude de l'hôpital Sheba montre quant à elle que la première dose du vaccin de Pfizer est efficace à 85%, ce qui pourrait alimenter un débat sur le calendrier recommandé pour les deux doses.

Dans une lettre publiée cette semaine, des chercheurs canadiens ont suggéré que l'inoculation de la deuxième dose de Pfizer soit retardée en raison du haut niveau de protection du premier vaccin, afin d'augmenter la proportion de personnes vaccinées.
Pfizer a précisé que d'autres schémas de dosage du vaccin n'avaient pas encore été évalués et que la décision revenait aux autorités sanitaires.

L'épidémiologiste Gili Regev-Yochay, de l'hôpital Sheba, a précisé cependant que la cohorte étudiée à l'hôpital était "pour la plupart jeune et en bonne santé".
Contrairement à l'essai clinique de Pfizer, "nous n'avons pas beaucoup (de personnel) ici âgé de plus de 65 ans", a-t-elle déclaré aux journalistes. Mais elle a également ajouté que l'étude de Sheba s'était déroulée lors d'une recrudescence des infections en Israël.

Pfizer a refusé de commenter les données, affirmant dans un communiqué vouloir faire sa propre analyse de "l'efficacité réelle du vaccin dans plusieurs endroits du monde, y compris en Israël".
Dans son étude, le ministère de la Santé a par ailleurs constaté que le vaccin était efficace contre la variante britannique du coronavirus, qui représente environ 80% des cas confirmés en Israël.

https://www.lindependant.fr/2021/02/19/ ... czqS2Cerpw

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 20 Fév 2021 - 11:17
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Point de situation sur la surveillance des vaccins contre la COVID-19 (ANSM 19/2/21)

Dans le cadre de la surveillance renforcée des vaccins utilisés contre la Covid-19, une enquête de pharmacovigilance est mise en place pour surveiller en temps réel le profil de sécurité des vaccins disponibles en France à partir des déclarations réalisées par les professionnels de santé, les personnes vaccinées ou leur entourage. Les résultats de cette évaluation et de ce suivi ont été présentés et discutés collégialement lors du comité de suivi hebdomadaire de l’ANSM avec le réseau français des CRPV du 18 février 2021, afin d’identifier des signaux potentiels et d’envisager les mesures à prendre.
Le cinquième rapport de pharmacovigilance sur les effets indésirables rapportés avec le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech couvre les données validées du 5 au 11 février 2021.
Depuis le début de la vaccination, 3 634 cas d’effets indésirables ont été analysés par les CRPV rapporteurs (Bordeaux et Marseille). La majorité des effets indésirables sont attendus et non graves.

L’analyse des nouveaux cas d’hypertension artérielle (pour un total cumulé de 55 cas graves) et de troubles du rythme cardiaque (pour un total cumulé de 42 cas graves) confirme qu’ils constituent un signal. Les données actuellement disponibles montrent que pour la plupart des cas, ces effets indésirables ont été transitoires et rapidement réversibles. La survenue de ces effets indésirables ne remet pas en cause le rapport bénéfice/risque du vaccin. Ces effets seront partagés au niveau européen.

A ce jour, il n’y a pas d’autre signal confirmé durant cette période avec le vaccin Comirnaty.

Le deuxième rapport de pharmacovigilance sur les effets indésirables rapportés avec le vaccin de Moderna couvre les données validées du 5 février au 11 février 2021.
Depuis le début de la vaccination avec le vaccin Moderna, 87 cas d’effets indésirables ont été analysés par les CRPV rapporteurs (Lille et Besançon). Parmi ces cas un certain nombre de déclarations concernent des réactions retardées locales non graves pouvant survenir de 7 à 15 jours après la vaccination. A ce jour, il n’y a pas de signal de sécurité avec le vaccin Moderna.

Nous surveillons avec le réseau des CRPV le signal potentiel identifié avec le vaccin AstraZeneca, le 11 février dernier de syndromes pseudo-grippaux survenus chez les professionnels de santé des établissements de santé.

Au total au 16 février 2021, 363 cas de syndromes pseudo-grippaux souvent de forte intensité (fièvre élevée, courbatures, céphalées) chez des personnes vaccinées ont été analysés par les CRPV rapporteurs (Amiens et Rouen) dans le premier rapport de pharmacovigilance sur les effets indésirables rapportés avec le vaccin AstraZeneca. Les cas déclarés concernent des personnes très majoritairement âgés de moins de 50 ans (âge moyen 31 ans).

Ce signal de syndromes pseudo-grippaux avec le vaccin AstraZeneca se confirme avec les nouveaux cas reçus depuis notre dernier point de situation et les informations remontées par les ARS et les établissements de santé, mais ne remet pas en cause le rapport bénéfice/ risque du vaccin.

Nous rappelons aux établissements de santé de continuer à vacciner de façon échelonnée le personnel d’un même service, pour limiter le risque de perturbation du fonctionnement des services de soins. En cas de fièvre et/ou de douleurs, nous conseillons de privilégier l’utilisation du paracétamol à la dose efficace la plus faible et le moins longtemps possible.

Par ailleurs, la Suède et l’Allemagne ont également identifié les mêmes effets indésirables. La Suède a comme la France adapté ses modalités de vaccination dans les établissements de santé. Ce signal est en cours d’évaluation au niveau européen.

https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Ac ... a-COVID-19

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 22 Fév 2021 - 07:59
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Covid-19 : avec sa dose unique, le vaccin candidat de Janssen peut-il rebattre les cartes de la campagne de vaccination ?
S'il obtient le feu vert européen, courant mars, l'Ad26.COV2.S pourrait devenir le premier vaccin à une seule injection commercialisé sur le continent, ce qui devrait simplifier les circuits logistiques.

Au suivant. C'est au tour de Johnson & Johnson de frapper à la porte de l'Agence européenne des médicaments. Le groupe pharmaceutique, via sa filiale Janssen, a déposé une demande d'autorisation pour son candidat vaccin, mardi 17 février, et le régulateur précise qu'une éventuelle mise sur le marché pourrait être discutée à la mi-mars. En cas de feu vert, le vaccin Ad26.COV2.S deviendrait alors le quatrième sérum contre le Covid-19 utilisé en Europe. Il serait surtout le premier vaccin à une seule dose. Une spécificité qui rend le CV du candidat très séduisant.

"D'un point de vue logistique, vous pouvez faire des campagnes en convoquant les gens une fois seulement", souligne auprès de franceinfo Marie-Paule Kieny, présidente du comité Vaccin Covid-19 et directrice de recherche à l'Inserm. Ce schéma de vaccination à une dose présente un net avantage pour fluidifier les circuits et améliorer l'accès au vaccin. En France, fin février, 1,7 million des 4,3 millions de rendez-vous auront été consacrés à la seconde injection des vaccins de Pfizer et de Moderna, selon le ministère de la Santé. D'où l'intérêt d'un produit à dose unique, pour libérer des créneaux et accélérer la cadence.

Le pari singulier de la dose unique :

Ce n'est pas l'aspect technologique qui distingue le vaccin candidat de Janssen, puisqu'il utilise la même méthode que celui d'AstraZeneca ou du Spoutnik V. Ici, la séquence génétique codant la synthèse de la protéine "Spike" du coronavirus est insérée dans le génome d'un adénovirus (Ad26) débarrassé au préalable de son pouvoir de nuisance. Le laboratoire développe sa technologie "AdVac" depuis plus de dix ans. Elle l'utilise déjà pour son vaccin contre Ebola et pour tous ses projets de vaccin contre des virus. Au total, "200 000 sujets ont déjà été mis dans nos divers programmes d'essais cliniques" avec l'Ad26, explique à franceinfo Telma Lery, directrice médicale Infectiologie de Janssen France.

Les vaccins à vecteur viral guident la synthèse de la protéine "Spike" par nos propres cellules, afin de déclencher une réponse immunitaire. Mais lors de la vaccination, la protéine est produite de manière isolée, indépendamment du coronavirus. Elle peut donc se présenter dans une configuration différente des protéines présentes à la surface du Sars-Cov-2. Le fabricant a corrigé cela en testant une dizaine "d'inserts génétiques". Jusqu'à obtenir la synthèse d'une protéine avec la configuration la plus proche possible de celle du coronavirus.

Après les bons résultats obtenus grâce à cette séquence "optimisée", et "dans un contexte pandémique", les chercheurs de Janssen décident de tester la dose unique dans leur essai à grande échelle, explique Telma Lery. Fin janvier, l'industriel a présenté (en anglais) les résultats partiels de son essai mené sur plus de 40 000 participants. Après une injection, l'efficacité contre les formes modérées à sévères atteignait 72% aux Etats-Unis, 66% au Brésil et 57% en Afrique du Sud. Janssen annonce aussi une efficacité de 85% contre les formes graves de la maladie, quelle que soit la région du monde. Des résultats encourageants lorsqu'on les compare à ceux des concurrents : après deux doses, l'efficacité du vaccin d'AstraZeneca atteint entre 62% et 70%, selon les études. "Leur vaccin pourrait avoir une meilleure efficacité que deux doses du vaccin d'AstraZeneca", explique Claire-Anne Siegrist, directrice du centre de vaccinologie des hôpitaux universitaires de Genève.

Une étude sur deux doses, au cas où :

Le laboratoire semble donc avoir marqué un point et ne s'est pas fait prier pour vanter son succès. "Les vaccins monodoses sont considérés par l'Organisation mondiale de la santé comme la meilleure option en situation de pandémie. Ils améliorent l'accès au vaccin, sa distribution et sa conformité", s'est félicité Paul Stoffels, responsable scientifique de Johnson & Johnson. Avec ce produit, "un milliard de doses de vaccin se traduirait par un milliard de personnes vaccinées", s'est réjoui sur CNN (en anglais) le virologue Dan Barouch, qui a participé au développement du candidat vaccin.

"C'est un avantage compétitif pour eux", résume Marie-Paule Kieny, mais aussi "pour le payeur, pour les personnes vaccinées et pour les institutions publiques en charge de la vaccination". Certains groupes ont pourtant déjà essuyé des échecs dans leur quête de la dose unique. Le laboratoire Merck, dont c'était le grand objectif, a dû jeter l'éponge en janvier pour ses deux projets de vaccins. Il reste toujours des prétendants : le maire de Moscou (Russie) Sergueï Sobianine vient d'annoncer le recrutement de nouveaux participants pour l'essai de phase 3 (en anglais) portant sur une administration à une seule injection du Spoutnik V. Les intentions d'AstraZeneca ne sont pas claires sur ce point.

En parallèle, Janssen a tout de même assuré ses arrières avec une étude de phase 3 imminente sur un schéma à deux doses. Cet essai, estime Claire-Anne Siegrist, a plutôt "pour but de voir si [le fabricant pourrait] concurrencer les 95% d'efficacité des vaccins à ARN ou de Spoutnik V". Selon des données préliminaires, souligne l'Inserm, "le schéma vaccinal en deux doses multiplie par 2 à 3 la quantité d'anticorps produits contre le Sars-Cov-2". Marie-Paule Kieny ajoute que "si l'efficacité après deux doses était sensiblement plus élevée, le schéma vaccinal pourrait être modulé selon l'âge ou les facteurs de risque".

La durée de l'immunité en question :

La dose de rappel des autres vaccins n'a rien d'un gadget : elle permet de consolider l'immunité neutralisante et de l'inscrire dans le temps. "Dans un contexte épidémique, la question est donc de savoir quelle est la durabilité de la réponse et de la mémoire", souligne notamment l'immunologue Brigitte Autran, du comité Vaccin Covid-19, contactée par franceinfo. A ce stade, le fabricant explique manquer de recul pour fournir des données précises sur ce point, mais il n'observe pas de baisse de la quantité d'anticorps dans les trois premiers mois.

Marie-Paule Kieny, pour sa part, estime que "ce n'est pas un problème qui semble rédhibitoire pour le vaccin de Janssen, d'autant qu'avec les autres vaccins, on ne connaît pas non plus cette durée". Interrogé sur BFMTV, Alain Fischer, chargé de la politique vaccinale en France, se veut plus prudent.

"La question se pose pour les autres vaccins, mais un peu plus dans ce cas-là : si on ne fait qu'une seule dose, quelle sera la durée de protection ?"

Contacté par franceinfo, le biologiste Claude-Alexandre Gustave émet d'autres réserves. Il souligne le risque d'une absence "de protection contre l'infection et la transmission, tant que la neutralisation est absente". Dans le cas des vaccins de Pfizer et de Moderna, explique-t-il, la quantité d'anticorps est presque maximale après la première dose, mais leur capacité à neutraliser le virus est atteinte une semaine après la deuxième dose. La société Janssen observe aussi un temps de "maturation" de la réponse immunitaire, "y compris des anticorps neutralisants, à distance de l'immunisation", analyse Marie-Paule Kieny. Ce point mérite encore des données plus fines.

Un accès plus équitable au vaccin :

A ce stade, le feu vert européen semble tout de même bien engagé. Si c'est le cas, les premières doses pourraient être livrées au mieux en avril sur le territoire français, précise le ministère de la Santé, qui n'exclut pas "un petit décalage éventuel à mai". Cette dose unique "autorisera à être inventifs sur la logistique", ajoute-t-il, sans livrer davantage de détails. Au total, 8,1 millions de doses du vaccin de Janssen sont espérées d'ici fin juin et à cette date, elles pourraient donc représenter un cinquième de la force de frappe vaccinale française.

Potentiel de vaccination espéré fin juin en France, par vaccin
en millions de personnes vaccinées :

Cette hypothèse de travail ministérielle dépend des autorisations européennes et envisage un scénario optimiste dans le circuit de production et de logistique. Cette visualisation intègre un taux de perte de 5% sur les doses.



Lorsqu'il faut espacer les deux injections, par exemple entre 9 et 12 semaines dans le cas du vaccin d'AstraZeneca, il peut être difficile de faire revenir les primo-vaccinés. L'éventuelle arrivée de ce vaccin candidat devrait également rebattre les cartes dans les pays en développement. Les vaccins à ARNm sont inaccessibles dans de nombreuses régions en raison de leur coût et des contraintes logistiques (congélateurs adaptés et circuits sécurisés) pour maintenir la chaîne du froid. Comme le vaccin d'AstraZeneca, le vaccin de Janssen présente aussi l'avantage de se conserver plusieurs semaines entre 2 et 8 °C.

C'est ce qui explique l'intérêt de l'OMS, qui avait annoncé en décembre dernier un mémorandum portant sur l'acquisition de 500 millions de doses de ce vaccin candidat (170 millions pour AstraZeneca, aucun vaccin à ARNm), dans le cadre de l'initiative Covax, qui vise à assurer un accès équitable de tous les pays aux vaccins.

https://www.francetvinfo.fr/sante/malad ... 00335.html

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 22 Fév 2021 - 09:02
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COVID-19 : atteintes hépatiques et décès, une corrélation ?

Europe – L’étude rétrospective d’une vaste cohorte, menée dans trois centres de soins d’un même hôpital à Wuhan, en Chine, a permis d’évaluer les liens entre anomalies de la fonction hépatique et pronostic des sujets hospitalisés pour Covid-19 [1].

Très tôt depuis le début de l’épidémie, il a été constaté des perturbations du bilan hépatique chez les sujets infectés par le SARS-CoV-2, ainsi que des atteintes hépatiques chez les plus sévèrement atteints. Une étude vient de mettre en évidence que l’augmentation précoce des taux d’ASAT et de bilirubine directe post-hospitalisation constituait un facteur de mauvais pronostic.

Cette étude rétrospective de large envergure a inclus 2073 patients ayant été infectés par le SARS-CoV-2. Une association entre la fonction hépatique (bilan et atteinte hépatiques) et l’évolution des patients a été recherchée en tenant compte de la présence ou non d’une hépatite B.

L’augmentation précoce des taux d’ASAT et de bilirubine directe est un facteur de risque
Au global 2073 patients hospitalisés ont été inclus dans l’étude. Parmi eux, 48,9% avaient une forme sévère de Covid-19 et 9,7% sont décédés dans les 22 jours après l’apparition des premiers symptômes. Les survivants ont pu sortir de l’hôpital dans les 39 jours après les symptômes inauguraux.

L’immense majorité (61,8%) des sujets inclus dans l’étude avaient eu des anomalies hépatiques durant leur hospitalisation, dont 46,2% dès leur admission. Des anomalies modérées du bilan hépatique ont été identifiées chez presque 1 patient sur 2 durant son hospitalisation et une atteinte hépatique chez 14,3%.

L’incidence des anomalies hépatiques durant le séjour hospitalier était plus importante chez les sujets qui sont décédés (73% vs 43%), et sept patients décédés sur 10 avaient déjà une anomalie hépatique à l’admission.

Les taux moyens d’ASAT et de bilirubine directe étaient précocement augmentés après le début des symptômes chez tous les patients quelle qu’a été leur évolution.

Les analyses ont mis en évidence que l’augmentation précoce des taux d’ASAT et de bilirubine directe à l’admission hospitalière était un facteur de risque indépendant de décès hospitalier (hazard ratio 1,39 [1,04-1,86], p=0,027 pour le taux d’ASAT et HR 1,66 [1,22-2,26], p=0,01 pour le taux de bilirubine directe). Aucune augmentation spécifique de la mortalité n’a été mise en évidence chez les patients qui avaient déjà une maladie hépatique (mortalité de 6,2% chez les sujets sans maladie hépatique préalable et 6,0% chez les sujets porteurs d’une hépatite B).

Les taux d’ASAT et de bilirubine directe sont donc des paramètres biologiques à suivre de près chez les sujets hospitalisés pour cause de Covid-19.

https://francais.medscape.com/voirarticle/3606883

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 22 Fév 2021 - 12:14
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Covid-19 : la météo a bien une incidence sur la transmission du virus
En comparant des données quotidiennes sur les températures enregistrées dans 50 pays de l’hémisphère nord, des chercheurs ont constaté que le nombre de nouveaux cas de Covid-19 diminuait à mesure que les températures augmentaient.

Le temps humide, la pluie et le froid favorisent-ils la propagation du SARS-CoV-2 ? Pour des chercheurs américains (États-Unis) cela ne fait aucun doute. Dans une étude publiée dans PLOS One, des scientifiques de l'Institut de l'environnement Christina Lee Brown de l'Université de Louisville, de l'École de médecine de l'Université Johns Hopkins, du Centre d'intelligence artificielle conjointe du Département américain de la défense, montrent qu’il existe une corrélation entre la météo, et en particulier les températures atmosphériques, et la transmission du nouveau coronavirus.

Un ralentissement de la transmission quand il fait chaud :

Les chercheurs ont compilé les données concernant les températures dans 50 pays de l'hémisphère nord entre le 22 janvier et le 6 avril 2020. Ils les ont ensuite comparées au nombre de cas de Covid-19 enregistrés sur la même période.

Leur analyse montre qu'entre 30 et 100 degrés Fahrenheit (entre 0°C et 37°C), une augmentation d'un degré Fahrenheit de la basse température quotidienne était associée à une diminution de 1 % du taux d'augmentation des cas de Covid-19. Une diminution d'un degré de la température était quant à elle associée à une augmentation de ce taux de 3,7 %.

"Bien que la Covid-19 soit une maladie infectieuse dont la transmission ne dépend pas de la température, nos recherches indiquent qu'elle peut également avoir une composante saisonnière", explique le Dr Aruni Bhatnagar, co-auteur des travaux.

Une composante saisonnière à mieux prendre en compte :

Les chercheurs ont conclu que les mois d'été sont associés à un ralentissement de la transmission de la Covid-19, comme c'est le cas pour d'autres virus respiratoires saisonniers. Selon eux, prendre en compte cet effet saisonnier des cas de transmission pourrait être utile pour la planification locale des interventions sociales.

"Cette compréhension de la sensibilité à la température du SARS-CoV-2 a des implications importantes pour anticiper le cours de la pandémie, explique le Dr Adam Kaplin, de Johns Hopkins, premier auteur de l'étude. Nous ne savons pas combien de temps les vaccins actuellement disponibles conserveront leurs avantages, ni quels sont les risques que de nouvelles variantes se développent au fil du temps si les hémisphères nord et sud continuent à échanger la Covid-19, dans les deux sens à travers l'équateur, en raison de leurs saisons opposées. Mais il est raisonnable de conclure que cette recherche suggère que, comme d'autres virus saisonniers, le SARS-CoV-2 pourrait s'avérer extrêmement difficile à contenir au fil du temps, à moins qu'un effort mondial concerté et collaboratif ne soit déployé pour mettre fin à cette pandémie."

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... sion-virus

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 23 Fév 2021 - 07:25
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Délai vaccination après Covid-19

En décembre dernier, la Haute autorité de santé (HAS) recommandait d'attendre trois mois minimum après la fin des symptômes avant d'envisager la vaccination des personnes ayant contracté la Covid-19. Le 12 février, la HAS a actualisé son avis sur la vaccination des personnes avec antécédent de Covid-19 afin de tenir compte de l'avancée des connaissances. Les connaissances immunologiques sur l'infection par le Sars-CoV-2 sont en constante évolution et apportent des éléments de connaissance sur la production d'anticorps neutralisants et sur la réponse face à une nouvelle infection. Dans ce contexte, la HAS a donc actualisé son avis sur la vaccination des personnes ayant contracté la Covid-19 et précise ses recommandations.

La HAS confirme l'attente des trois mois minimum. Elle recommande de se rapprocher des six mois et de n'utiliser dans ce cas, qu'une seule dose de vaccin. Dans le détail, la HAS, s’appuyant sur les travaux de la SPILF (Société de pathologie infectieuse de langue française) explique les personnes ayant eu une infection par le Sars-CoV-2, confirmée par un test RT-PCR ou antigénique, qu'elles aient ou non développé une forme symptomatique de la Covid-19, doivent être considérées comme protégées pendant au moins trois mois par l'immunité post-infectieuse. Les données actuelles ne permettent pas, pour le moment, de statuer sur la réponse immunitaire au-delà de six mois. Ainsi la HAS recommande-t-elle de réaliser la vaccination dans un délai proche de six mois et confirme qu'elle ne doit pas être envisagée avant un délai de trois mois après l'infection. À ce stade des connaissances, les personnes ayant déjà été infectées conservent une mémoire immunitaire.

Cela conduit la HAS à ne proposer qu'une seule dose aux personnes ayant été infectées par le SARS-CoV-2, quelle que soit l'ancienneté de l'infection. La dose unique de vaccin jouera ainsi un rôle de rappel. Par ailleurs, la HAS rappelle que la vaccination des personnes ayant déjà été infectées doit s'envisager dans le cadre des règles de priorisation établies, c'est-à-dire selon leur risque de développer une forme grave de Covid-19 du fait de leur âge et/ou de comorbidités. La HAS a précisé que la vaccination avec une seule dose ne concerne pas deux types de personnes : celles présentant une immunodépression avérée (en particulier celles qui reçoivent un traitement immunosuppresseur) qui doivent, après un délai de trois mois après le début de l'infection par le Sars-CoV-2, être vaccinées par le schéma à deux doses ; celles qui ont reçu une première dose de vaccin et qui présentent une infection par le Sars-CoV-2 avec PCR positive dans les jours qui suivent cette première vaccination ne doivent pas recevoir la seconde dose dans les délais habituels, mais dans un délai de trois à six mois après l'infection.

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3237271 ... e-covid-19

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 23 Fév 2021 - 11:26
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Quelle est l’efficacité des vaccins contre la Covid-19 disponibles ?
Selon le vaccin, le taux de protection varie entre 60 et 95 %, y compris contre le variant « anglais »

Pour décrire l’efficacité des vaccins contre la Covid-19, on utilise une valeur appelée « taux de protection », calculée en comparant, dans les essais cliniques, le nombre de cas de Covid-19 observé chez les personnes vaccinées avec celui observé chez les personnes qui ont reçu un placebo.

Par exemple, si un vaccin a un taux de protection de 90 %, cela signifie que, si 100 personnes vaccinées sont exposées au coronavirus, 90 ne développeront aucun symptôme. Les 10 autres développeront des symptômes de sévérité variable : si elles sont partiellement protégées, ces symptômes seront bénins, par exemple.

Ce taux de protection est habituellement accompagné d’une autre valeur, dite IC95% (intervalle de confiance à 95 %), qui donne une idée de la variabilité de ce taux de protection : si le taux de protection de 90 % est accompagné d’un IC95% de 85-95, cela signifie qu’il y a 95 chances sur 100 que le « vétitable » taux de protection se situe entre 85 et 95 %. Cette valeur précise donc la fiabilité du taux de protection « moyen ».

Ceci étant posé, quels sont les taux de protection des vaccins contre la Covid-19 disponibles aujourd’hui ?

Pour le vaccin à ARN messager de Pfizer/BioNTech, le taux de protection observé au moins 7 jours après la 2e injection est de 95 % (IC 95% 90,3-97,6). Mais le taux de protection varie avec l’âge, les personnes les plus âgées étant parfois moins réactives aux vaccins. Dans le cas du vaccin Pfizer, le taux de protection semble peu varier avec l'âge. Les moins de 56 ans ont présenté un taux de protection de 95,6 % (IC 95% 89,4-98,6) et celles de plus de 55 ans un taux de 93,7 % (IC 95% 80,6-98,huit). Concernant les personnes les plus âgées, le taux de protection est de 92,9 % pour les 65-74 ans (IC 95% 53,2-99,8, un intervalle un peu plus vaste donc une valeur moyenne un peu moins fiable). Pour les plus de 75 ans, on ne connait pas le taux de protection (trop peu de patients de cet âge dans les essais). L’efficacité de ce vaccin semble peu affectée par le nouveau variant dit « sud-africain ».

Pour le vaccin à ARN messager Moderna, ce taux est de 94,1 % (IC95% 89,3-96,huit). Les moins de 65 ans ont eu un taux de protection de 95,6 % (IC95% 90,6-97,9) et celles de plus de 64 ans un taux de 86,4 % (IC95% 61,4-95,5). La protection semble donc un peu plus faible chez les personnes les plus âgées, mais reste bonne. Idem que le vaccin Pfizer pour les plus de 75 ans et vis-à-vis du variant sud-africain.

Pour le vaccin à virus recombinant AstraZeneca, selon l’Agence du médicament européenne, le taux de protection de ce vaccin est de 59,5 % (IC95% 45,8-69,7) pour les personnes âgées de 18 à 55 ans. Concernant les personnes plus âgées, les différences de nombres de cas entre les groupes ne sont pas statistiquement significatives du fait de petits effectifs : on ne connaît donc pas le taux de protection dans cette tranche d’âge.

L’efficacité de ce vaccin semble fortement diminuée vis-à-vis du variant sud-africain. Selon les données (très préliminaires), il semble peu efficace pour prévenir les formes légères, mais encore efficace pour prévenir les formes sévères. Dans le doute, l’Afrique du sud a décidé de suspendre son usage dans le pays (où ce variant est responsable de plus de 90 % des cas).

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 24 Fév 2021 - 06:46
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COVID : LA FRANCE DEVRAIT BIENTÔT TESTER LES ANTICORPS MONOCLONAUX

La France va bientôt tester les d’anticorps monoclonaux dans les hôpitaux. Ce traitement aide les malades à haut risque à éviter une évolution plus grave, selon les premiers bilans scientifiques. Les différents traitements imaginés par les laboratoires Eli Lilly et Regeneron sont actuellement en test dans différents pays, dont l'Allemagne. La France devrait en commander des "dizaines de milliers de doses" selon les informations du journal Le Point, chaque dose coûtant environ 2000 euros. Le gouvernement attend l'autorisation temporaire d'utilisation (ATU) imminente pour passer la commande.
Alors que la vaccination contre le coronavirus devrait accélérer en France, la recherche d'un traitement contre la covid est encore nécessaire afin d'éviter les hospitalisations. Dans cette course à la recherche, les anticorps monoclonaux semblent bien partis. Après l'Allemagne, qui a commandé 200 000 doses de produits pour des expérimentations dans ses hôpitaux, la France serait sur le point de lancer sa commande.

Selon les informations du Point, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) devrait offrir très prochainement une autorisation temporaire d'utilisation (ATU) aux anticorps monoclonaux, une autorisation cependant réservée "aux personnes qui ont le plus de risques de développer des formes graves de l'infection, notamment les patients fortement immunodéprimés", pour qui la balance bénéfices-risques est la plus grande.

Le principe de ces traitements est d'imiter la réponse immunitaire en reproduisant l'action des anticorps, bloquant l'entrée du virus dans le corps, une sorte de « une vaccination passive ». Administré par intraveineuse dans les trois à cinq jours après les premiers symptômes, ils permettraient d'éviter les complications, dont les hospitalisations...

Deux traitements vont être achetés par la France seraient, selon le professeur Pierre Cochat, président de la commission de la transparence au sein de la Haute Autorité de santé, celui d'Eli Lilly -composé de bamlanivimab et d'etesevimab-, et celui de Regeneron, -qui contient du casirivimab et de l'imdevimab. Ces traitements ont un coût élevé -environ 2000 euros par dose- mais une journée en soins intensifs est généralement facturée près de 3.000 euros en Ile-de-France.

A côté de cela, d'autres traitements sont toujours en développement et mènent à des résultats plus ou moins encourageants. Par exemple, beaucoup attendent le spray nasal de Pharma & Beauty, mais ce dernier ne sera pas encore commercialisé car l'ANSM attend toujours des données scientifiques permettant d'affirmer son efficacité contre le virus.

https://www.sortiraparis.com/actualites ... onoclonaux

COVID : LE SPRAY NASAL DE PHARMA & BEAUTY NE SERA FINALEMENT PAS COMMERCIALISÉ

L'ANSM a annoncé, lundi 22 février, que la commercialisation du spray nasal anti-Covid développé par le laboratoire Pharma & Beauty, COV-Defense, avait été suspendu. La raison ? Le régulateur français n'a toujours pas reçu les données scientifiques permettant d'affirmer son efficacité contre le virus. Pour rappel, en France, deux équipes de chercheurs sont également au coude à coude pour développer un "vaccin" contre le coronavirus sous forme de spray nasal, facile à administrer et peu couteux.
Pour lutter contre la Covid, et si on s'administrait un vaccin ou traitement par le nez ? Une idée pas si folle sur laquelle plusieurs équipes de chercheurs planchent depuis des mois et qui pourrait révolutionner la diffusion de traitement ou vaccin dans le monde. Facile à administrer, peu couteux... Le spray nasal est LA solution toute trouvée pour diffuser ceux-ci dans les pays en voie de développement, et une solution également pour inciter les personnes ayant une peur bleue des aiguilles à sauter le pas.

Ce spray nasal, il devait même être disponible très prochainement... Mais l'ANSM en a décidé autrement en annonçant, lundi 22 février, avoir suspendu la commercialisation du produit imaginé par Pharma & Beauty, COV-Defense, mais également connu sous le nom de Biokami. La raison ? Les autorités sanitaires n'ont "reçu aucune donnée de validation clinique démontrant la performance et la sécurité d'utilisation de ce spray, condition indispensable pour qu'un dispositif médical puisse être mis sur le marché selon la réglementation européenne", comme l'explique le régulateur dans un communiqué.

Et de poursuivre : "En l'absence de telles garanties et dans l'attente d'informations complémentaires, la mise sur le marché, la distribution, la publicité et l'utilisation du spray sont suspendues jusqu'à leur mise en conformité avec la réglementation". Pourtant le laboratoire avait annoncé en grande pompe son traitement préventif utilisant cette technologie, éliminant près de 99% de la charge virale dans le nez, en seulement 30 secondes.

Un spray qui devait être commercialisé dès le 1er mars 2021. Celui-ci se compose de 40% d'eau ionisée qui permettrait, selon différentes études menées sur ce procédé (et non pas par le laboratoire), de freiner considérablement la transmission du virus, à plus de 90%, ainsi que de 60% d'eau purifiée. "Il permet d’éviter la dissémination virale, de déloger par action mécanique les agents infectieux dans les fosses nasales et faciliter leur évacuation, et de réduire localement la charge virale", explique plus précisément le laboratoire sur les réseaux sociaux.

Les médecins et chercheurs restent tout de même sceptiques sur l'efficacité de ce produit. Et pour cause, aucune étude scientifique n'a pour le moment été publiée concernant ce spray, ni sur des résultats in vitro, ni sur des résultats in vivo. Une étape pourtant obligatoire avant la commercialisation de ce type de traitement, médicalement parlant.

Un procédé qui fait pourtant ses preuves... "Nous avons effectivement testé l'eau ionisée in vitro sur le virus avec une méthodologie de la norme NF-EN-14476+A2. Schématiquement, il s'agit de placer une grosse quantité de virus en contact avec le produit à tester, après 30 secondes de contact nous arrêtons la réaction pour constater l'effet virucide. Dans le cas de cette eau ionisée, c'était 99,9%", explique ainsi le professeur Bernard La Scola, de l'IUH Méditerranée, à nos confrères de L'Express.

Une étude doit en tout cas sortir prochainement, à en croire le professeur, qui explique également que la rédaction de l'article sur le sujet est terminée et doit être corrigé avant publication. "Mais je n'ai aucune idée quant à la date de publication officielle puisque cela dépendra de la vitesse à laquelle se fait la peer-review. Or actuellement, il y a tellement d'études sur le Covid soumises que le délai de review s'allonge", poursuit-il. Et de conclure : "je vous confirme n'avoir effectué aucun test sur l'humain et je doute que Pharma and Beauty en ait fait. De fait, il reste difficile de se prononcer sur l'efficacité clinique de ce spray".

En revanche, pour que le produit soit efficace, il faudrait faire deux pulvérisations quatre et six fois par jour. À noter également qu'après avoir fait ses pulvérisations dans chaque narine, il faut se moucher plusieurs fois pour se débarrasser du mucus, et bien évidemment se laver les mains après usage si contact. Un spray qui ne doit pas empêcher de poursuivre les gestes barrières. Début de la production à la mi-février... L'entreprise estime qu’entre "un et trois millions d'unités seront disponibles en mars, puis 13 à 15 millions chaque mois à partir d'avril", comme l'expliquent nos confrères de La Dépêche. Un spray qui sera vendu à 14,90 euros l'unité, pour un flacon de 30ml devant durer approximativement un mois.

Mais ce traitement préventif n'est pas le seul à avoir fait l'objet d'un essai clinique. Des vaccins utilisant la technologie du spray nasal sont également à l'étude. La première équipe de chercheurs, dirigée par Philippe Karoyan, professeur à Sorbonne Université au Laboratoire des Biomolécules, a développé une protéine agissant comme un leurre, et capable d'empêcher le virus de s'attaquer au poumon et ainsi éviter l'évolution de la Covid vers une forme grave. Des essais qui n'ont été effectués pour le moment qu'en laboratoire, sur des cellules pulmonaires, et non sur des humains. À noter qu'une demande de brevet a également été déposée concernant le mode d'administration.

La seconde équipe est quant à elle dirigée par des chercheurs de l'Institut Pasteur de Lille, en partenariat avec TheraVectys. Celle-ci se base sur des recherches autour d'un vaccin contre la coqueluche. L'idée ? À l'heure où la Covid passe par les voies respiratoires, il faut protéger cette "porte d'entrée" du virus : "Notre stratégie c’est de donner une administration nasale d’un vaccin pour induire localement une réponse avant que le virus ne rentre. Notre idée c’est d’empêcher l’entrée du virus pour permettre une vraie immunité de groupe", explique ainsi le professeur Camille Locht, directeur de recherches INSERM à l'Institut Pasteur de Lille.

À noter que d'autres équipes à travers le monde travaillent sur ce moyen de diffusion. Parmi elles, l'équipe de la société australienne ENA Respiratory ou encore les équipes des universités de Pennsylvanie et de Washington.

https://www.sortiraparis.com/actualites ... mercialise

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 24 Fév 2021 - 10:15
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Covid-19 : la météo a bien une incidence sur la transmission du virus
En comparant des données quotidiennes sur les températures enregistrées dans 50 pays de l’hémisphère nord, des chercheurs ont constaté que le nombre de nouveaux cas de Covid-19 diminuait à mesure que les températures augmentaient.

Le temps humide, la pluie et le froid favorisent-ils la propagation du SARS-CoV-2 ? Pour des chercheurs américains (États-Unis) cela ne fait aucun doute. Dans une étude publiée dans PLOS One, des scientifiques de l'Institut de l'environnement Christina Lee Brown de l'Université de Louisville, de l'École de médecine de l'Université Johns Hopkins, du Centre d'intelligence artificielle conjointe du Département américain de la défense, montrent qu’il existe une corrélation entre la météo, et en particulier les températures atmosphériques, et la transmission du nouveau coronavirus.

Un ralentissement de la transmission quand il fait chaud :

Les chercheurs ont compilé les données concernant les températures dans 50 pays de l'hémisphère nord entre le 22 janvier et le 6 avril 2020. Ils les ont ensuite comparées au nombre de cas de Covid-19 enregistrés sur la même période.

Leur analyse montre qu'entre 30 et 100 degrés Fahrenheit (entre 0°C et 37°C), une augmentation d'un degré Fahrenheit de la basse température quotidienne était associée à une diminution de 1 % du taux d'augmentation des cas de Covid-19. Une diminution d'un degré de la température était quant à elle associée à une augmentation de ce taux de 3,7 %.

"Bien que la Covid-19 soit une maladie infectieuse dont la transmission ne dépend pas de la température, nos recherches indiquent qu'elle peut également avoir une composante saisonnière", explique le Dr Aruni Bhatnagar, co-auteur des travaux.

Une composante saisonnière à mieux prendre en compte :

Les chercheurs ont conclu que les mois d'été sont associés à un ralentissement de la transmission de la Covid-19, comme c'est le cas pour d'autres virus respiratoires saisonniers. Selon eux, prendre en compte cet effet saisonnier des cas de transmission pourrait être utile pour la planification locale des interventions sociales.

"Cette compréhension de la sensibilité à la température du SARS-CoV-2 a des implications importantes pour anticiper le cours de la pandémie, explique le Dr Adam Kaplin, de Johns Hopkins, premier auteur de l'étude. Nous ne savons pas combien de temps les vaccins actuellement disponibles conserveront leurs avantages, ni quels sont les risques que de nouvelles variantes se développent au fil du temps si les hémisphères nord et sud continuent à échanger la Covid-19, dans les deux sens à travers l'équateur, en raison de leurs saisons opposées. Mais il est raisonnable de conclure que cette recherche suggère que, comme d'autres virus saisonniers, le SARS-CoV-2 pourrait s'avérer extrêmement difficile à contenir au fil du temps, à moins qu'un effort mondial concerté et collaboratif ne soit déployé pour mettre fin à cette pandémie."

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... sion-virus


C'est surement la raison pour laquelle les pays d'orient et d'afrique sont moins touchés par ce virus.
Il faut tout de même souligner comme c'est bien mentionné dans cet article, que le virus continue toujours a circuler même avec de fortes chaleurs, cette juste une diminution et non pas une disparition.

Merci pour les données scientifiques.
 
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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 24 Fév 2021 - 12:55
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Covid-19: quand seront livrés les prochains vaccins en France?

Gros coup d'accélérateur attendu en mars pour la campagne de vaccination. D'ici juin prochain, cinq vaccins devraient être distribués en France avec un total de 77,5 millions de doses livrées, selon les derniers chiffres communiqués par le gouvernement, soit un potentiel de vaccination de 40,7%. Pour rappel, tous les vaccins concernés, à l'exception de celui développé par Janssen, nécessitent deux doses.

• Pfizer, le vaccin le plus répandu en France
Premier vaccin autorisé dans l'Union européenne, le vaccin de Pfizer a prouvé son efficacité et a surtout bénéficié de nouvelles commandes début janvier (300 millions de doses supplémentaires) sous la pression d'une opinion publique lassée de cette pandémie. C'est donc sans surprise que le vaccin développé conjointement avec BioNTech sera le plus présent en France. 9 millions de doses sont attendues en mars, puis 19,3 millions de doses en avril. En mai, 29,6 millions de doses sont attendues puis encore 39,9 millions de doses en juin. Enfin, ce sont 78 millions de doses qui sont prévues pour la deuxième partie de l'année 2021.

• Moderna, les livraisons s'accélèrent dès mars
Encore rare au mois de février, le vaccin Moderna arrivera en plus grande quantité en mars: 1,5 million de doses. Puis 3,2 millions de doses en avril, 4,9 millions en mai et 6,7 millions de doses en juin. Mais c'est dans la deuxième partie de l'année qu'il arrivera massivement en France (54 millions de doses attendues).

• AstraZeneca, un vaste déploiement en mars
Avec sa facilité de conservation, le vaccin d'AstraZeneca va connaître un vaste déploiement en mars avec 6,4 millions de doses prévues pour la France. En avril, 9,6 millions de doses seront livrées, puis 13,2 millions de doses en mai et 17,7 millions de doses en juin. Pour le deuxième semestre 2021, 44 millions de doses sont attendues.

• Janssen, pas avant le mois d'avril
Le vaccin développé par Johnson & Johnson, avec sa filiale belge Janssen, n'est pas attendu avant le mois d'avril avec 2,7 millions de doses livrées, puis 5,4 millions de doses en mai et 8,1 millions de doses juin. Pour la deuxième partie de l'année, 30 millions de doses sont attendues. Pour le moment, une seule dose est nécessaire, contrairement aux autres vaccins.

• CureVac, les livraisons n'interviendront pas avant mai
C'est le quatrième vaccin attendu en Europe. Mais là encore il faudra patienter puisque le vaccin de CureVac n'arrivera qu'en mai prochain. 2,6 millions de doses sont attendues le premier mois puis 5,2 millions en juin. En revanche, la France en a commandé 44 millions pour la deuxième partie de l'année.

• Sanofi, un vaccin pour la fin de l'année ?
Développé avec GSK, le vaccin de Sanofi est attendu pour la fin de l'année. 45 millions de doses sont attendues pour 2021.

https://www.msn.com/fr-fr/finance/econo ... li=BBoJvSH

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 24 Fév 2021 - 18:19
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Douze semaines valent mieux que 6, entre 2 doses du vaccin Astra-Zeneca

L’immunogénicité et la sécurité d’emploi du vaccin anti-covid ChAdOx1 (Astra-Zeneca-Oxford) ont été testées initialement dans 4 essais randomisés contrôlés menés au Royaume-Uni, au Brésil et en Afrique du Sud. L’efficacité globale de 2 doses de vaccin a été confirmée dans une analyse intermédiaire concernant 131 cas symptomatiques de Covid-19 (données du 4 novembre 2020) venant de la cohorte brésilienne et de l’une des 2 cohortes du Royaume-Uni. Cette efficacité était de 70,4 %. Le vaccin a alors été autorisé suivant une procédure d’urgence au Royaume-Uni.

Les dernières informations sur l’efficacité portent désormais sur les 4 essais et 332 cas symptomatiques. Les analyses permettent d’évaluer, non seulement l’efficacité du vaccin, mais aussi les variations de cette dernière selon l’intervalle entre la primo-vaccination et le booster, et en cas d’administration d’une dose unique. Ces données concernent au total 17 178 personnes, les unes ayant reçu le vaccin anti-covid ChAdOx1 (n = 8 597), les autres un placebo (n = 8 581).

Quatorze jours après la seconde dose de vaccin, l’efficacité globale de celui-ci est de 66,7 % (intervalle de confiance à 95 % 57,4 à 74), avec 84 cas d’infection symptomatique (1 %) dans le groupe vaccin et 248 (2,9 %) dans le groupe contrôle. Il n’y a eu aucune hospitalisation après la période d’exclusion de 21 jours suivant le vaccin, dans le groupe vacciné, contre 15 dans l’autre groupe.

Les analyses complémentaires sur les patients ayant reçu une dose unique de vaccin montrent une efficacité de 76 %, entre 22 et 90 jours après l’injection, et la protection ne diminue pas pendant les 3 premiers mois. Cela est confirmé par l’observation des taux d’anticorps pendant cette période.
Taux d’anticorps deux fois plus élevé après 12 semaines
Mais, après une première dose standard, le booster assure une efficacité supérieure quand l’intervalle entre les 2 doses est plus long : l’efficacité vaccinale est de 81,3 % pour les patients chez lesquels la seconde dose a été délivrée après 12 semaines ou plus, contre 55,1 % pour ceux qui ont reçu le booster moins de 6 semaines après la première dose. Là encore, les données d’immunogénicité confirment l’observation clinique, avec des taux d’anticorps plus de 2 fois plus élevés après un intervalle de 12 semaines ou plus, en comparaison avec un intervalle de moins de 6 semaines, chez les patients de 18 à 55 ans.

Ces dernières données, non seulement confirment l’efficacité du vaccin anti-covid ChAdOx1, mais elles valident aussi les programmes visant à vacciner le plus possible de personnes par une première dose, en programmant un booster 3 mois plus tard. Cette stratégie semble être pertinente et comporte de nombreux avantages dans un contexte tendu de délivrance des vaccins.

Dr Roseline Péluchon

RÉFÉRENCE :

Voysey M et coll. : Single-dose administration and the influence of the timing of the booster dose on immunogenicity and efficacy of ChAdOx1 nCoV-19 (AZD1222) vaccine: a pooled analysis of four randomised trials. Lancet , 2021 ; publication avancée en ligne le 19 février. doi: 10.1016/S0140-6736(21)00432-3.

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 25 Fév 2021 - 05:38
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Variant écossais et mutation E484K, une nouvelle source d’inquiétude

Paris, le mercredi 24 février 2021 – La mutation E484K qui concerne la protéine Spike de SARS-CoV-2 a été identifiée depuis plusieurs semaines comme la plus préoccupante par de nombreux biologistes moléculaires spécialisés en virologie. « Cette mutation est la plus inquiétante de toutes » considère ainsi sans ambages Ravi Gupta, professeur de microbiologie à l'Université de Cambridge. « E484K peut aider le virus à contourner la protection immunitaire conférée par une infection antérieure ou par la vaccination » confirme encore François Balloux, de l'University College de Londres.

E484K, partout traquée, partout en progression ? :

Aussi, même s’il est de tous les variants d’intérêts, celui qui semble faire la course en tête pour remplacer la souche historique, le variant 20I/501Y.V1 (britannique) n’est pas nécessairement celui qui effraie le plus et notamment parce qu’il est dépourvu de la mutation E484K. Ce n’est pas le cas des variants 20H/501Y.V2 (sud-africain) et 20H/501Y.V3 (brésilien) et désormais de B1.525. Ce variant spécifique est l’objet d’un rapport de l’université d’Edimbourg, ce qui lui vaut d’être associé à l’Écosse, même si comme toujours il est difficile (voire impossible) de déterminer le lieu exact de son émergence. Selon ces chercheurs, B1.525 a été identifié par séquençage chez 135 personnes dont 13 pays : en Grande-Bretagne (39 cas), aux Danemark (35), Nigéria (29), Etats-Unis (10), France (5 cas) et Australie (2 cas). Au-delà de ce recensement nécessairement parcellaire compte tenu des pratiques de séquençage très différentes d’un pays, voire d’une région à l’autre et tandis que toutes les données ne sont pas nécessairement facilement accessibles, la description de ce nouveau variant semble confirmer néanmoins la progression des souches virales dotées de cette mutation (même si l’on ne peut écarter un effet loupe).

Raison gardée :

Pour certains cette tendance pourrait être une réponse à la pression de sélection (liée notamment aux campagnes intensives de vaccination). Quoi qu’il en soit des virologues estiment que cette diffusion de la mutation E484K doit inciter les fabricants de vaccin à en faire une cible privilégiée. C’est notamment l’opinion du professeur Jonathan Stoye, virologue et responsable de recherche au Francis Crick de l’Institut de Londres, cité par le Guardian. Les laboratoires AstraZeneca et Moderna ont d’ailleurs déjà lancé des travaux dans cette direction. Cependant, même si la diffusion de cette mutation soulève des interrogations cruciales sur l’efficacité de la vaccination, les autorités sanitaires invitent néanmoins à éviter toute conclusion catastrophiste hâtive. « Il n’y a actuellement aucune preuve que cet ensemble de mutations provoque une maladie plus grave ou une transmissibilité accrue » tempère ainsi Public Health England à propos de B1.525 et du rapport de l’Université d’Edimbourg.

Aurélie Haroche

https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 25 Fév 2021 - 05:41
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"Un vaccin à dose unique offre un réel avantage"
Au sommaire de ce podcast sur "L'Actualité de la Pandémie" réalisé en partenariat avec le groupe VYV et animé par le Dr Jean-François Lemoine: le Professeur Cyrille Cohen revient sur le succès de la campagne de vaccination en Israël; Telma Lery, directrice de l'infectiologie chez Janssen et l'arrivée du vaccin mono-dose de ce laboratoire; et Gilles Bonnefond, président d'un syndicat de pharmaciens qui déplore l'absence de sa profession dans le campagne de vaccination.

Les invités du Dr Jean-François Lemoine :
. Le Pr Cyrille Cohen, directeur du laboratoire d'immunologie de l'université Bar Lien en Israël

. Telma Lery, directrice médicale infectiologie chez Janssen

. Gilles Bonnefond, président du syndicat des pharmaciens d'officine

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... l-avantage

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 25 Fév 2021 - 06:19
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COVID-19: la FDA émet une autorisation d’utilisation d’urgence pour un cocktail d’anticorps

Silverspring, Etats-Unis – L’Agence des produits alimentaires et médicamenteux des États-Unis (Food and Drug Administration, FDA) a émis une autorisation d’utilisation d’urgence (Emergency Use Authorization, EUA) pour un cocktail d’anticorps monoclonaux contre la forme légère à modérée de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) à haut risque de progression de la maladie vers une forme sévère et/ou une hospitalisation chez des patients diagnostiqués récemment[1]. Dans cette population, l’association de bamlanivimab et d’étésévimab a réduit le taux d’hospitalisation/de décès de 70 %.

Ce traitement est l’un des premiers pour les patients ambulatoires atteints d’une forme légère à modérée du COVID-19.

Le bamlanivimab a été autorisé pour une utilisation d’urgence en monothérapie dans le cadre de la forme légère à modérée du COVID-19 en novembre 2020.
Le bamlanivimab et l’étésévimab sont des anticorps neutralisants dirigés contre la protéine Spike du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2). Ils se lient à des régions différentes de la protéine Spike – mais qui se chevauchent – pour empêcher la fixation du virus.

L’autorisation d’utilisation en urgence s’est basée sur BLAZE-1, un essai clinique randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, mené auprès de 1 035 patients ambulatoires adultes atteints d’une forme légère à modérée du Covid-19. Les résultats ont été publiés le 21 janvier 2021 dans The Journal of the American Medical Association.

Les participants ont reçu une perfusion unique de 2 800 mg de bamlanivimab associée à 2 800 mg d’étésevimab ou un placebo.

Le critère d’évaluation principal portait sur l’hospitalisation liée au Covid-19 ou le décès toutes causes confondues durant les 29 jours du suivi.

Au final, 7 % des patients ayant reçu le placebo ont été hospitalisés ou sont décédés, contre 2 % des patients ayant reçu le bamlanivimab et l’étésévimab, soit une baisse de 70 %.

Les 10 décès constatés dans l’essai se sont tous produits chez les patients ayant reçu le placebo.

L’EUA est indiquée pour les patients adultes et pédiatriques âgés de 12 ans ou plus, souffrant d’une forme légère à modérée de Covid-19 et qui sont à haut risque de progression de la maladie vers une forme sévère et/ou une hospitalisation. Le bamlanivimab et l’étésevimab doivent être administrés ensemble via une injection unique en intraveineux dès que possible après un test positif au Covid-19 et dans les 10 jours suivants le démarrage des symptômes [2].

https://francais.medscape.com/voirarticle/3606907

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 25 Fév 2021 - 07:34
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COVID : LES VACCINS EFFICACES DÈS LA PREMIÈRE INJECTION SELON UNE ÉTUDE ÉCOSSAISE

Selon une vaste étude menée en Écosse, les vaccins contre la Covid de Pfizer et AstraZeneca réduiraient fortement les risques de formes graves de la maladie dès la première injection de leurs produits respectifs.
Et si une dose de vaccin contre la Covid était suffisante pour le moment dans la lutte contre l'épidémie... ? Selon une vaste étude publiée en preprint sur le Social Science Research Network et menée par les chercheurs des universités d'Édimbourg et de Glasgow, ainsi que par la Public Health Scotland, l'assurance maladie écossaise, les vaccins de Pfizer et d'AstraZeneca seraient efficaces dès la première injection contre les formes sévères de la maladie. Une étude, intitulée EAVE II, qui, comme nous l'expliquent nos confrères de France Inter, a permis de suivre "la diffusion de la pandémie de Covid-19 sur la totalité de la population et les résultats de la vaccination sur 1,14 million de personnes, soit 21% des 5,4 millions de résidents écossais recensés".

Ces résultats, quels sont-ils ? Ils sont en tout cas identiques à ceux obtenus après les essais cliniques sur lesdits vaccins, à savoir que les deux produits réduiraient fortement les risques de formes graves, conduisant souvent à une hospitalisation. Les chercheurs ont ainsi constaté qu'après analyse des données hebdomadaires sur la vaccination, les admissions et hospitalisations, entre le 8 décembre et le 15 février - soit au tout début des campagnes de vaccination en Europe - et quatre semaines après la première injection du vaccin, les formes graves de Covid avaient chuté de 85% pour les personnes ayant reçu la dose de Pfizer, et de 94% chez ceux ayant reçu le vaccin d'AstraZeneca.

Dans le détail, concernant les populations à risque, leur hospitalisation chute en moyenne de 81%, quel que soit le vaccin utilisé. Des résultats particulièrement prometteurs, comme l'explique Aziz Sheikh, directeur de l’Institut Usher à l’Université d’Édimbourg : "Ces résultats sont très encourageants. Ils nous ont donné de sérieux gages d'optimisme pour l'avenir. Nous avons désormais une preuve nationale – à l'échelle d'un pays – que la vaccination prévient les hospitalisations liées à la Covid-19", s'enthousiasme-t-il.

Mais ce n'est pas pour autant que les pays vaccinant à tour de bras ne doivent pas rester prudents. La raison ? Les variants qui se développent et se diffusent à vitesse grand V, et qui ne doivent pas empêcher le respect des mesures sanitaires en vigueur dans les états, sous peine d'une recrudescence des cas de contamination de la Covid.

https://www.sortiraparis.com/actualites ... -ecossaise

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 25 Fév 2021 - 08:02
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Réduction précoce du taux d'infection par le SRAS-CoV-2 et le COVID-19 chez les receveurs du vaccin BNT162b2 (COMIRNATY Pfizer-BioNTech)

Une dose unique du vaccin BNT162b2 semble réduire les taux d’infection symptomatique au coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) jusqu’à 85 %.

Une lettre adressée à la revue New England Journal of Medicine fait également le point sur l’injection unique et établit son efficacité à 92,6 % plus de 2 semaines après la vaccination.
L’efficacité de l’autre vaccin à acide ribonucléique messager (ARNm), mRNA-1273, serait de 92,1 % plus de 2 semaines après la première dose.
Parmi les pays confrontés à des pénuries de vaccins et/ou dont les ressources sont limitées, une dose unique pourrait fournir une protection suffisante et permettre une couverture plus large de la population.

https://www.thelancet.com/journals/lanc ... 7/fulltext

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 25 Fév 2021 - 08:03
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Les jeudis de France Assos Santé | Formes prolongées de la covid-19 ou covid-longs – 25/02/2021

Affectant des jeunes et des moins jeunes, les formes résurgentes et prolongées de la maladie COVID-19 posent de nouveaux enjeux scientifiques et sociétaux et nous concernent tous. Des personnes peu symptomatiques se croyant guéries replongent, racontent avoir pris 30 ans en quelques semaines. Touchés par plusieurs pathologies en même temps, ces patients se sentent souvent abandonnés par le système de santé. Ces formes affecteraient 15 à 25 % des patients après la première infection.

La reconnaissance de ces formes longues comme maladie professionnelle est difficile et la question d’une affection de longue durée est posée. Une proposition de résolution présentée au Parlement le 17 février pour notamment “un parcours de soins adapté et une reconnaissance de la maladie avec une ALD de durée écourtée au cas par cas”.

Des experts* répondront à vos questions.





https://event.webinarjam.com/register/99/zygn0f0o

https://www.france-assos-sante.org/actu ... 5-02-2021/

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 26 Fév 2021 - 07:44
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Une ATU pour un anticorps monoclonal anti-Covid-19

Paris, le jeudi 25 février 2021 – Annoncée comme imminente par le Figaro hier matin, une autorisation temporaire d’utilisation du Bamlanivimab a été confirmée hier après-midi par la Direction générale de la Santé (DGS). Le Bamlanivimab, développé par les laboratoires Eli Lilly est un anticorps monoclonal, dont « l’activité neutralisante dirigée contre la protéine spicule du SARS-COV-2 » permet d’empêcher « la pénétration du virus dans les cellules ». Son mécanisme est proche du ReGN-CoV-2 (Roche-Regeneron) qui associe deux anticorps monoclonaux, le casirivimab et l’imdévimab, produit qui avait acquis une notoriété certaine quand il a été administré cet automne au Président des Etats-Unis Donald Trump.

Impatience :

Les essais cliniques prometteurs signalant l’efficacité des anticorps monoclonaux pour éviter les formes graves de la Covid-19 ont conduit ces dernières semaines un nombre croissant de spécialistes et jusqu’au président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy et à l’Académie de médecine, à se prononcer en faveur d’une autorisation rapide de ces traitements. La décision de l’Allemagne fin janvier d’investir 400 millions d’euros pour acheter 200 000 doses de ReGN-CoV-2 avait encore attisé l’impatience des médecins français.

Les spécificités d’administration (par perfusion), une disponibilité encore limitée et le coût élevé de ces traitements (1000 à 2000 euros la dose) ont cependant entraîné une réflexion prolongée en France, mais ont finalement abouti à l’ATU détaillée hier par le professeur Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé.

Le Bamlanivimab est indiqué chez les patients présentant une forme légère à modérée de Covid, présentant un risque élevé de complications. Les critères d’éligibilité sont :

« - Chimiothérapie en cours
- Transplantation d’organe solide
- Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques
- Maladie rénale avec DFG <30>15 mg/semaine
- Traitement immunodépresseur incluant rituximab
- Fibrose pulmonaire idiopathique
- Pathologies rares du foie
- Myopathies avec capacité vitale forcée <70%
- Autres pathologies rares définies par les filières de santé maladies rares (FSMR) », ainsi que les patients de plus de 80 ans.

Concernant ces derniers, les plus nombreux à être éligibles en première analyse, la DGS indique que les sujets vaccinés qui seraient infectés par le SARS-CoV-2 peuvent également avoir accès à l’anticorps monoclonal, même si les données sont à ce jour inexistantes pour déterminer l’efficacité et l’utilité d’une telle approche.

Mobilisation indispensable des généralistes pour alerter leurs patients éligibles :

Pour garantir la meilleure efficacité de ce traitement, l’administration doit se faire très précocement, dans les cinq jours suivant l’infection. Dès lors, la mobilisation des médecins est indispensable. Ils doivent en effet informer leurs patients éligibles de l’existence de cette thérapeutique et de la nécessité d’être en alerte dès l’apparition du moindre symptôme. Un test sera alors réalisé, suivi en cas de positivité d’une analyse de criblage (en urgence) : en effet le Bamlanivimab, ciblant lui aussi la protéine Spike à l’instar des vaccins actuellement disponibles, n’est pas efficace face aux variants 20H/501Y.V2 (sud-africain) et 20J/501Y.V3 (brésilien). Dès la confirmation de l’infection, le médecin de ville déclenchera la procédure : il contactera le SAMU qui lui indiquera les établissements où le traitement est disponible.

Le transfert du patient sera effectué et le Bamlanivimab prescrit et administré dans le cadre d’une « perfusion unique de 700 mg par voie intraveineuse administrée sur une durée de 60 minutes ». Les situations dans lesquelles le patient sera déjà hospitalisé devraient être plus rares puisque le traitement est indiqué dans les formes sévères et modérées. Alors qu’une surveillance d’une heure devra être assurée, l’ensemble des données concernant le traitement seront collectées dans le cadre de l’ATU. La complexité de la procédure pourrait réduire l’accès au traitement mais apparaît inévitable compte tenu du coût du traitement et de ses modalités d’administration : davantage de souplesse pourrait cependant être souhaitée par les médecins généralistes.

Première étape :

L’accès au Bamlanivimab pourrait n’être qu’une première étape. D’autres avancées sont effet attendues. Outre l’accès au ReGN-CoV-2, l’intérêt des spécialistes concerne les résultats également encourageants de l’association du bamlanivimab et de l’étésévimab (Lilly) qui a obtenu une autorisation en urgence de la part de la Food and Drug Administration le 9 février. Par ailleurs, beaucoup d’espoir sont fondés dans le traitement expérimental développé par la firme nantaise Xenothora, le Xav-19, un anticorps polyclonal dirigé contre SARs-CoV, dont les résultats des essais de phase 1 et 2 (Polycor) prometteurs ont conduit au récent lancement d’une phase III qui doit inclure 400 patients.

Aurélie Haroche

https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 26 Fév 2021 - 07:47
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Moderna et Pfizer contre virus muté, tie break

Les vaccins à ARN messager sont capables de déclencher une production abondante d’anticorps neutralisants dirigés contre le SARS-CoV-2 et font preuve d’une grande efficacité dans la prévention des formes symptomatiques ou sévères de la Covid-19. L’émergence récente de variants du SARS-CoV-2 au Royaume-Uni (lignage B.1.1.7) et en Afrique du Sud (lignage B.1.351) a cependant suscité des interrogations quant au maintien de cette efficacité. Ces variants permettent-ils au virus d’échapper à la réponse immunitaire qu’elle soit naturelle ou post-vaccinale ? Des dosages effectués en laboratoire apportent des éléments de réponse à cette question dans le cadre de rapports préliminaires publiés par le New England Journal of Medicine en ligne le 17 février 2021 (1,2).

Moderna : des titres d’anticorps neutralisants moindres en cas de mutation B.1.351 :

C’est ainsi que le pouvoir neutralisant du sérum prélevé chez des participants des essais de phase 1 sur le vaccin mRNA-1273 (Moderna) a été évalué dans divers modèles « pseudo viraux » -sur cultures cellulaires- incluant ou non les mutations de la protéine spike évoquées précédemment auxquelles en ont été ajoutées d’autres, à savoir 20E [EU1], 20A.EU2, N439K D614G (1). Dans la foulée, le variant « Cluster 5 » isolé au Danemark chez le vison a été également testé (1).

Les titres d’anticorps nécessaires à la neutralisation du virus n’ont pas été affectés par la plupart de ces mutations, à l’exception principalement de la mutation B.1.351. Sauf dans ce cas, les résultats obtenus n’ont guère différé de ceux caractérisant la réponse humorale face à la souche originelle Wuhan-Hu-1 (D614). Le lignage B.1.351 est donc actuellement le seul, dans cette expérience, à poser problème (1).

Le pouvoir neutralisant des sérums, après vaccin Pfizer/BioNtech, est réduit face aux virus mutés B.1.351 :

Dans une autre étude à la méthodologie comparable (2), c’est le vaccin BNT162b2, mieux connu sous le nom de Pfizer/BioNtech qui été testé face aux variants. Les mutations de la protéine S caractéristiques du lignage B.1.351 ont été utilisées par le biais de l’ingénierie génétique pour produire trois virus mutants recombinants plus ou moins éloignés du virus isolé au début de la pandémie aux Etats-Unis (janvier 2020) et dénommé USA-WA1/2020. Le troisième virus recombinant avait la particularité d’abriter toutes les mutations affectant les gènes codant pour la protéine S et caractérisant le lignage B.1.351.

Sans entrer dans les détails, il s’avère que comparativement au lignage USA-WA1/2020, le pouvoir neutralisant du sérum de 15 participants vaccinés (prélevé 2 à 4 semaines après administration de la première dose du vaccin) était réduit de deux tiers face à certains virus recombinants, plus particulièrement le troisième.

Le variant « sud-africain » est le plus préoccupant mais il faut raison garder :

C’est donc là aussi le lignage B.1.351, le variant dit sud-africain, qui semble échapper au pouvoir du vaccin…à quelques nuances près. En effet, ces études réalisées en laboratoire ont leurs limites car elles sont bien éloignées du monde réel. Par ailleurs, les vaccins ne déclenchent pas qu’une réponse humorale puisqu’ils mettent aussi à contribution l’immunité cellulaire, par le biais notamment de la réponse des lymphocytes T CD8+ tueurs, ce qui a été bien démontré dans le cas du vaccin BNT162b2.

Dans ces conditions, quelle valeur accorder à ces expériences de laboratoire ? L’information apportée doit alerter et inciter à la vigilance. Les vaccins actuellement sur le marché protègent-ils contre le variant sud-africain ? La question est d’une actualité brûlante mais force est de constater que les données disponibles ne permettent pas d’apporter une réponse documentée et solidement étayée. Les résultats obtenus dans le monde réel seront les seuls à pouvoir le faire dans les mois à venir…même si les données expérimentales ont une valeur d’orientation qui reste au demeurant à préciser.

Dr Peter Stratford

RÉFÉRENCES :

(1) Wu K et coll. : Serum Neutralizing Activity Elicited by mRNA-1273 Vaccine — Preliminary Report. N Engl J Med 2021 ; publication avancée en ligne le 17 février. DOI: 10.1056/NEJMc2102179.
(2) Liu Y et coll. : Neutralizing Activity of BNT162b2-Elicited Serum — Preliminary Report. N Engl J Med 2021 ; publication avancée en ligne 17 février. DOI: 10.1056/NEJMc2102017.

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 26 Fév 2021 - 07:50
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Vaccins : nouvelle accélération dans la course contre les variants

Paris, le jeudi 25 février 2021 – La progression des variants 20H/501Y.V2 (sud-africain) et 20H/501Y.V3 (brésilien) et plus généralement de variants présentant la mutation E484K fait craindre pour la réussite de la campagne vaccinale. Mais les dernières nouvelles du front laissent espérer une issue favorable de la course contre cette mutation.

Moderna prêt à tester un vaccin dirigé contre le variant sud-africain :

La société américaine de biotechnologie Moderna a annoncé mercredi qu’une version modifiée de son vaccin anti-Covid, développée spécifiquement contre le variant sud-africain, était prête à être testée sur l’homme dans le cadre d’essais cliniques. « Moderna a envoyé des doses de son vaccin candidat spécifique contre le variant (…) d’abord identifié en Afrique du Sud aux NIH, pour une étude clinique » a ainsi annoncé l’entreprise qui précise s’engager « à faire autant de modifications de son vaccin que nécessaire ».

Autre signe encourageant, l’Agence américaine des médicaments (Food And Drug Administration, FDA) indique que les fabricants qui ont déjà vu leur vaccin anti-Covid commercialisé, bénéficieront de procédure allégée pour l’autorisation des versions modifiées de ces vaccins adaptés aux nouveaux variants.
Johnson & Johnson à la rescousse :

Autre produit de santé particulièrement attendu : celui de Johnson & Johnson qui est en bonne voie pour être mis sur le marché aux États-Unis après avoir reçu un premier avis favorable hier.

Ce vaccin unidose à vecteur adénoviral génétiquement modifié fait preuve d’une importante efficacité, y compris contre les variants.

Ainsi, selon le rapport de la FDA, il réduit de 85,9 % le risque de développer une forme grave de la Covid après une infection par la souche « classique ». Il diminue également ce risque de 87,6 % pour la Covid liée au variant 20H/501Y.V3 et de 81,7 % pour la Covid provoquée par le variant 20H/501Y.V2.

L’Afrique du Sud est d’ailleurs le premier pays à avoir autorisé et administré le vaccin de Johnson & Johnson.

Autre avantage, ce vaccin peut être conservé trois mois à des températures comprises entre 2°C et 8°C.

Le dossier de Johnson & Johnson est désormais entre les mains de l'Agence européenne du médicament (EMA), qui doit rendre sa décision en mars.

Pour la France, le ministère de la Santé annonçait en décembre que 8,4 millions de doses de ce vaccin pourraient être livrées d'ici le 1er juillet et le Pr Alain Fischer, président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale dit espérer des premières injections en avril.

Ce vaccin sera d'ailleurs, en partie, produit en France puisque ce lundi, le laboratoire Sanofi a annoncé qu'il allait produire le sérum de son concurrent américain, en plus de celui de Pfizer/BioNTech, "à partir du troisième trimestre". Environ 12 millions de doses sortiront ainsi chaque mois de son site de Marcy-l'Étoile.

Dans ce contexte, l’Union Européenne se déclare confiante de parvenir à vacciner 70 % de sa population d’ici la fin de l’été malgré les retards de livraison des laboratoires Pfizer et AstraZeneca.

Xavier Bataille (JIM.FR)

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