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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 12 Sep 2020 - 04:49
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X-Pharma met au point un spray nasal préventif contre le Covid-19

Philippe Karoyan, professeur à Sorbonne Université, a mis au point un peptide bloquant la protéine virale du SARS-CoV-2, à l'origine du Covid-19. Il vient de créer la start-up X-Pharma, pour produire un traitement sous forme de spray nasal.
Un simple spray nasal à appliquer juste avant de sortir de chez soi permettra-t-il, d'ici à quelques mois, de prévenir une contamination par le virus du Covid-19 ? C'est le défi que cherche à relever Philippe Karoyan, professeur à Sorbonne Université et responsable d'une équipe de recherche publique qui développe des approches thérapeutiques en oncologie, « The DRUG Lab ». Avec une partie de son équipe, il vient de publier un article décrivant la mise au point d'un peptide bloquant la protéine virale du SARS-CoV-2, à l'origine de l'actuelle pandémie de Covid-19.

« Nous travaillons sur ce projet depuis la publication, mi-mars, de trois articles scientifiques décrivant l'interaction entre la protéine virale de ce virus et une protéine humaine, interaction à l'origine de l'infection », explique Philippe Karoyan. « La protéine virale joue le rôle d'une clé et la protéine humaine, celle d'une serrure. L'interaction entre la clé et la serrure ouvre la porte d'entrée de la cellule au virus, donc à l'infection par le SARS-CoV-2. »

L'idée était de mettre au point une fausse serrure détournant le virus. Des algorithmes informatiques ont permis de concevoir 160 de ces leurres, dont 25 ont été fabriqués à partir d'acides aminés naturels. Trois ont été identifiés comme particulièrement efficaces pour bloquer l'infection des cellules pulmonaires par le SARS-CoV-2. « Aucune toxicité n'a été observée sur des cellules pulmonaires humaines, poursuit-il. Le risque d'allergie a été évalué et limité grâce aux algorithmes, le produit se dégradera ensuite naturellement et progressivement dans le corps en acide aminé… naturel. »

Discussion avec des groupes pharmaceutiques
Le chercheur a été soutenu dans ces travaux par la Direction générale de la recherche et du transfert de technologie de Sorbonne Université, le CNRS et la SATT Lutech. La licence d'exploitation du brevet déposé au nom de Sorbonne Université a été accordée à X-Pharma, la start-up créée par Philippe Karoyan pour porter ce projet. « Nous sommes en discussion avec des groupes pharmaceutiques, susceptibles de nous accompagner, affirme-t-il. Notre objectif est de valider notre concept in vivo chez l'animal dans un premier temps, avec notre produit formulé en spray sous sa forme définitive, tel qu'il serait utilisé par l'humain. Le coût du traitement reviendrait à 12 euros par mois. »

https://business.lesechos.fr/entreprene ... 339626.php

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nega
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 12 Sep 2020 - 08:20
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fil a écrit:
X-Pharma met au point un spray nasal préventif contre le Covid-19

espérons que ça marche bien et soit dispo rapidement .. et n'ait vraiment pas d'ES ni d'effet toxique sur l'environnement

https://business.lesechos.fr/entreprene ... 339626.php
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Abécédaire http://www.hepatites.net/index.php?name ... 015#342015
 
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fil
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 16 Sep 2020 - 15:00
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Coronavirus: La Chine a vacciné des milliers de personnes avant même la fin des essais

SHANGHAI/SINGAPOUR (Reuters) - La Chine a injecté des vaccins expérimentaux contre le nouveau coronavirus à des dizaines de milliers de personnes, ce qui suscite à la fois l'intérêt de quelques pays mais aussi des inquiétudes au sein de la communauté scientifique quant au respect des protocoles sanitaires.

La Chine a lancé en juillet un programme de vaccination d'urgence, proposant trois traitements expérimentaux développés par le groupe public China National Pharmaceutical Group (Sinopharm) et par Sinovac Biotech, coté en Bourse aux Etats-Unis. Un quatrième vaccin en cours de développement par CanSino Biologics a été validé par l'armée chinoise en juin.

Cette campagne de vaccination a visé en particulier des populations jugées essentielles au fonctionnement du pays, notamment le personnel médical, les métiers du transport et les travailleurs des marchés alimentaires.


Si Pékin n'a pas fourni de statistiques officielles, China National Biotec Group (CNBG), la filiale de Sinopharm ayant mis au point deux de ces vaccins, et Sinovac ont confirmé avoir vacciné au moins plusieurs dizaines de milliers de personnes.

CNBG dit en outre avoir distribué des centaines de milliers de doses, sachant que l'un de ses vaccins nécessite deux ou trois injections par personne.

Pékin a choisi de rendre cette campagne publique et de mobiliser les hautes sphères du pouvoir afin d'obtenir la confiance de la population. Les patrons de Sinovac et Sinopharm ont ainsi été parmi les premiers vaccinés, ainsi que le responsable de la recherche au sein de l'armée.

Lorsqu'elle a annoncé cette semaine que certains vaccins pourraient être disponibles pour l'ensemble de la population dès novembre, la cheffe du département de biosécurité au sein du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a révélé avoir elle aussi reçu une injection en avril.

APPROCHE DIFFÉRENTE DANS LES PAYS OCCIDENTAUX

"Jusqu'à présent, parmi les personnes qui ont été vaccinées, personne n'a été touché par la maladie", a dit Guizhen Wu à la télévision publique chinoise. "Jusqu'à présent, (le protocole de vaccination) fonctionne très bien. Il n'y a eu aucun effet secondaire."

Ces propos corroborent les affirmations de CNBG la semaine dernière, selon lesquelles aucune des dizaines de milliers de personnes s'étant rendues dans des pays ou des régions à haut risque après avoir été vaccinées n'a été contaminée. Il n'y a en outre eu "aucun cas de réaction négative manifeste", a dit CNBG.

L'approche chinoise contraste avec celle des pays occidentaux, où les experts mettent en garde contre l'autorisation en urgence de vaccins pour lesquels les essais ne sont pas terminés, faute de connaître précisément leur efficacité à long terme et leurs éventuels effets secondaires.

Anna Durbin, chercheuse à l'Université John Hopkins, qualifie le programme chinois de "très problématique", jugeant impossible d'estimer l'efficacité de ces traitements sans recours à un groupe témoin dans le cadre d'un essai clinique.

"Vous vaccinez des gens sans savoir si cela va les protéger", a-t-elle dit à Reuters.

Signe de cette différence d'approche avec la Chine, le laboratoire AstraZeneca a suspendu la semaine dernière des essais cliniques de son vaccin, considéré comme l'un des plus avancés, en raison de symptômes imprévus développés par un participant aux tests.

Les essais ont pu reprendre, depuis, en Grande-Bretagne mais, avec ses autres grands concurrents occidentaux, AstraZeneca s'est engagé à respecter les protocoles en matière de recherche scientifique et à ne céder à aucune pression politique pour hâter la commercialisation d'un vaccin.

La Russie est l'un des rares autres pays à autoriser un vaccin expérimental, son propre "Spoutnik V", rendu obligatoire pour certaines catégories de population, notamment les enseignants.

Les Emirats arabes unis sont devenus cette semaine le premier pays à autoriser en urgence l'utilisation d'un vaccin de Sinopharm, six semaines seulement après le début de leurs propres essais chez l'être humain.

CanSino a été approché par plusieurs pays, a dit à Reuters une source informée des discussions en refusant de préciser lesquels. CanSino a prévu des essais au Pakistan et en Russie pour ce vaccin développé avec le département de recherche de l'armée.

https://www.challenges.fr/monde/coronav ... ais_727400

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fil
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 17 Sep 2020 - 05:29
Potô du site


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Grippe : faut-il vacciner tout le monde cette année ?

• Il est important d’augmenter cette année la couverture vaccinale contre la grippe afin de faciliter le diagnostic différentiel avec le COVID-19 et soulager le système de santé
• L’Académie de médecine recommande d’élargir la vaccination contre la grippe à « toute personne présentant des facteurs de risque d’évolution sévère en cas d’infection par un virus grippal ou par le SARS-CoV-2 »
• Elle recommande également de rendre obligatoire la vaccination antigrippale pour tous les soignants et les personnels sociaux en contact avec les personnes vulnérables
• Une vaccination de toute la population ne semble pas envisageable car, même si les laboratoires ont anticipé une augmentation de leur production de vaccins anti-grippaux, celle-ci ne sera probablement pas suffisante
Comme le souligne l’Académie de médecine, « l’absence de vaccin contre le SARS-CoV-2 ne doit pas faire oublier qu’il existe un vaccin contre la grippe » ! En effet, une co-épidémie grippe-COVID-19 paraissant inéluctable cet hiver, il est particulièrement important d’augmenter la couverture vaccinale contre la grippe, celle-ci étant insuffisante en France.

Pourquoi est-ce particulièrement important cette année ?

Grippe et COVID-19 ayant des symptômes similaires, le diagnostic différentiel sera plus aisé chez une personne ayant été vaccinée contre la grippe. De plus, limiter l’ampleur de l’épidémie de grippe permettra de soulager le système de santé : moins de consultations en ville et de tests PCR COVID-19 pour syndrome grippal, moins d’hospitalisations pour grippe (notamment en réanimation), moins de surmortalité… Par ailleurs, certains patients pourraient être co-infectés par le virus de la grippe et le SARS-CoV-2, ce qui aggraverait fortement le pronostic…

Doit-on vacciner tout le monde ?

L’Académie de médecine recommande de :

• Vacciner « la population définie au calendrier des vaccinations 2020 » mais aussi d’élargir cette protection à « toute personne présentant des facteurs de risque d’évolution sévère en cas d’infection par un virus grippal ou par le SARS-CoV-2 ».
• Rendre obligatoire la vaccination antigrippale pour tous les soignants et les personnels sociaux en contact avec les personnes vulnérables, en particulier dans les EHPAD, les institutions, les hôpitaux et les crèches.
• Associer la vaccination antigrippale et la vaccination antipneumococcique chez les personnes âgées de plus de 65 ans, en raison de la gravité des infections invasives à pneumocoque sur ce terrain.
• Inscrire l’obligation pour les médecins de proposer la vaccination antigrippale à toutes les personnes consultantes.
Certains professionnels de santé se prononcent en faveur de la vaccination de toute la population contre la grippe. Cependant, même si les laboratoires ont augmenté leur production en prévision d’une plus large vaccination cette année, il semble peu probable qu’ils puissent fournir toute la population : une rupture de stocks pourrait se faire au détriment des personnes les plus fragiles pour lesquelles la vaccination est indiquée dans les recommandations…

Pour rappel, le calendrier vaccinal 2020 recommande de vacciner contre la grippe :

• Toutes les personnes âgées de 65 ans et plus,
• Les personnes à risque de grippe sévère ou compliquée (femmes enceintes, personnes atteintes de certaines pathologies, personnes obèses),
• Les personnes séjournant dans un établissement de soins de suite, ainsi que dans un établissement médico-social d’hébergement, quel que soit leur âge,
• L’entourage des nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave,
• L’entourage des personnes immunodéprimées,
• Les professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des personnes à risque de grippe sévère,
• Le personnel navigant des bateaux de croisière et des avions, ainsi que le personnel de l’industrie des voyages accompagnant les groupes de voyageurs (guides).
Quand faut-il vacciner ?

Comme chaque année, la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière commencera mi-octobre.

http://www.academie-medecine.fr/communi ... la-grippe/

Calendrier vaccinal 2020 :

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/p ... juin20.pdf

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 17 Sep 2020 - 05:38
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Transmission du SARS-CoV-2 au sein d’un car chinois : l’hypothèse de la voie aérienne confortée

• Selon cette étude chinoise menée sur une cohorte de 128 passagers de cars se rendant à un rassemblement bouddhiste, le taux d’infection par le SARS-CoV-2 des passagers d’un car transportant une personne asymptomatique porteuse du virus, a été beaucoup plus important (34%) que celui observé au sein d’un bus similaire et se rendant à la même destination (0%), mais sans passager contaminé.
• Les deux cars utilisaient une climatisation qui faisait circuler l’air intérieur sans le renouveler et qui, selon les auteurs, serait largement responsable de la dissémination du virus au sein du car.
• S’ajoutant à d’autres, ces résultats sont en faveur d’une transmission du virus par voie aérienne en milieu confiné ou insuffisamment ventilé, et doivent être pris en compte dans les mesures de prévention et de gestion de l’épidémie.
Pourquoi est-ce important ?

Les gouttelettes émises lors de la toux, d’éternuements, voire de postillons au cours d’une simple discussion, ou encore la contamination des mains par des objets souillés, sont considérées comme constituant la principale voie de transmission du SARS-CoV-2. Cependant la transmission par voie aérienne de particules virales en suspension dans l’air (aérosols), bien que suspectée, est encore peu documentée. Elle a en revanche été clairement décrite pour d’autres coronavirus comme le SARS et le MERS. L’analyse épidémiologique minutieuse de la transmission du virus au sein d’un car chinois et rapportée par le JAMA Internal Medicine indique que la voie aérienne a pu jouer un rôle dans la dissémination de l’épidémie dans l’Est de la Chine.

Méthodologie :

L’étude a analysé le risque d’infection par le SARS-CoV-2 de passagers ayant pris 2 cars différents pour aller assister à un rassemblement au sein d’un temple bouddhiste dans la province du Zhejiang en Chine. Les deux cars étaient équipés d’un système de climatisation qui faisait circuler l’air intérieur sans le renouveler. Le trajet durait 50 minutes aller, soit 100 minutes de trajet au total et tous les passagers sont restés sur leur siège au cours de chaque trajet et ont repris la même place lors du voyage de retour. Aucun ne portait de masque. Les données ont été recueillies via questionnaires et entretiens téléphoniques, par les équipes du Centre local de prévention et de contrôle des maladies en février 2020. Puis le risque de contamination a été comparé entre les passagers des deux bus et avec les autres personnes ayant participé au rassemblement. L’infection a été confirmée par RT-PCR ou par séquençage du génome viral.

Résultats :

• Après le rassemblement, un diagnostic de COVID-19 a été posé chez 35,3% des personnes du bus N°2 (24 sur soixante huit) au retour du voyage. Le patient Index atteint du COVID-19 voyageait ce car. Il était asymptomatique au moment du trajet, mais a été le premier à développer des symptômes et une forme modérée de la maladie au retour.
• Aucun passager n’a été décelé positif au SARS-CoV-2 dans le car N°1 (n=60), ce groupe pouvant ainsi s’assimiler à un groupe contrôle. Seulement 7 des 172 personnes ayant participé au rassemblement (4,1%), qui se tenait pour l’essentiel à l’extérieur, ont reçu un diagnostic de COVID-19, toutes ayant été en contact étroit avec le patient Index.
• Il a été calculé que les passagers du car N°2 avaient un risque 42 fois plus élevé de développer un COVID-19 par rapport à ceux du car N°1 et 11 fois plus élevé par rapport à l’ensemble des participants au rassemblement.
• Une analyse plus minutieuse a permis de repérer les sujets contaminés en fonction de la place qu’ils occupaient dans le car et de leur distance par rapport au patient Index. Les sujets contaminés situés autour du patient Index avaient le même risque de contamination que ceux dispersés dans le reste du car, ce qui n’est pas en faveur d’une contamination par les seules gouttelettes de salive.
• La sévérité de la maladie ne semblait pas non plus associée à la proximité des sujets contaminés avec le patient Index.
• Aucun des passagers situés près des fenêtres (à l’exception d’un seul) ou des portes n’a développé d’infection.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32870239/

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 17 Sep 2020 - 15:12
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Évaluation des traitements de la COVID-19 : la HAS publie son évaluation du remdesivir



Depuis l’apparition de la COVID-19, la communauté internationale est mobilisée pour trouver des traitements de cette infection virale. Le remdesivir a été le premier à obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) et à déposer un dossier pour être remboursé dans la prise en charge de ses formes sévères. Le laboratoire Gilead a retiré sa demande de remboursement du remdesivir après avoir eu connaissance des conclusions provisoires de la commission de la transparence de la HAS. La HAS prend acte de ce retrait malgré un avis favorable au remboursement et publie son avis.

Face à la pandémie de COVID-19 due au nouveau coronavirus (SARS-CoV-2), l’attente de traitements curatifs et préventifs efficaces est forte. Depuis le début de l’épidémie, la HAS s’est organisée pour évaluer en vue du remboursement, en urgence et dès la demande d’un laboratoire, tout médicament ayant une autorisation de mise sur le marché (AMM) dans cette maladie.

Le remdesivir (Veklury) , antiviral du laboratoire Gilead, a été le premier à obtenir le 3 juillet 2020 une AMM, conditionnelle, pour le traitement des patients ayant une pneumonie associée à la COVID-19 et recevant une oxygénothérapie.

Le laboratoire a dès lors demandé à la commission de la transparence de la HAS l’évaluation de son médicament en vue du remboursement. Sur la base des données - préliminaires - fournies, la commission a procédé à cette évaluation lors des séances des 8 et 22 juillet derniers. A leur issue, elle a transmis au laboratoire son projet d’avis sur lequel il avait la possibilité de demander une phase contradictoire, droit que Gilead a dans un premier temps fait valoir en demandant une audition par la commission, avant de se rétracter début septembre et de retirer sa demande d’inscription au remboursement.

La HAS prend acte du retrait du laboratoire, avant même son audition et en dépit d’un avis favorable à l’inscription au remboursement dans certaines indications. Elle publie aujourd’hui le résultat de son évaluation et l’intégralité des débats, conformément à ses obligations réglementaires. Il est à noter que, bien que le remdesivir soit éligible à une évaluation économique, la commission d’évaluation économique et de santé publique (CEESP) a été dans l’incapacité d’évaluer son efficience dans l’indication revendiquée car le laboratoire n’a pas fourni de données.



Encore beaucoup d’incertitudes sur l’efficacité et la tolérance du remdesivir
La HAS a évalué le remdesivir dans l’indication validée (AMM conditionnelle) par l’agence européenne du médicament, à savoir les formes sévères de COVID-19 chez des patients oxygéno-requérants. L’ensemble des experts mobilisés sur cette évaluation étaient exempts de liens d’intérêt avec le laboratoire, conformément aux règles d’évaluation de la HAS.

A l’issue de son évaluation, la HAS considère que l’accès au remboursement n’est justifié que dans une population plus restreinte que celle de l’AMM, soit uniquement chez les patients âgés de 12 ans ou plus et pesant au moins 40 kg, hospitalisés pour la COVID-19 avec une pneumonie nécessitant une oxygénothérapie à faible débit.

Le service médical rendu est jugé faible compte tenu des données actuelles préliminaires qui montrent une réduction globale de 4 jours du délai de rétablissement clinique du patient (11 jours au lieu de 15) par rapport au placebo, et en complément des soins de support, ce qui est de pertinence clinique discutable. Le remdesivir ne montre pas à ce stade d’effet global sur la mortalité à 14 jours, avec un possible effet suggéré uniquement chez les patients qui nécessitent une oxygénothérapie à faible débit.

La commission de la transparence estime donc qu’une réévaluation est nécessaire sur la base les données de mortalité à 28 jours de l’étude américaine ACTT dès leur disponibilité et au plus tard en octobre 2020 dans un contexte de stratégies thérapeutiques très rapidement évolutives. Le remdesivir étant un antiviral, la HAS a également regretté l’absence de démonstration de son impact sur la charge virale.

Enfin, la HAS considère que l’accès au remboursement n’est pas justifié pour les patients hospitalisés pour COVID-19 avec une pneumonie nécessitant une oxygénothérapie à haut débit, ou une oxygénothérapie lors de la ventilation assistée non invasive ou invasive ou une oxygénothérapie par membrane extracorporelle, aucun bénéfice clinique n’ayant été suggéré dans ces populations à partir des données disponibles.



La HAS reste en veille et se tient prête à évaluer d’autres traitements
Plusieurs candidats médicaments sont actuellement en cours d’étude ciblant différents mécanismes d’action sur le SARS-CoV-2 :

• des médicaments qui visent à freiner la multiplication du virus, notamment de nouveaux antiviraux ;
• des médicaments qui visent à moduler le système immunitaire : vaccins, anticorps monoclonaux, anticorps de donneurs (plasma de convalescent), etc.
En attendant que les essais cliniques permettent à des médicaments d’obtenir une autorisation de mise sur le marché dans le traitement de la COVID-19, il n’existe pas de traitement antiviral de référence des patients infectés par le virus SARS-Cov-2. La prise en charge repose principalement sur les soins de support standard et les corticoïdes qui sont recommandés depuis peu dans les formes sévères par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). L’agence européenne du médicament (EMA) étudie une AMM pour la dexaméthasone dans cette indication.

La HAS est organisée pour évaluer en urgence tout nouveau médicament utile au traitement de la COVID-19.

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3201940 ... eview=true

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 19 Sep 2020 - 05:16
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COVID-19 : privilégier l’allaitement maternel

L’Académie de médecine a publié début septembre deux avis à propos du COVID-19 : à propos des masques et de l’allaitement maternel.

Intégrer le port du masque dans les gestes quotidiens

Pour l’Académie, l’utilité du masque ne fait pas de doute, pourvu que tout le monde le porte. Cependant, « cette simple mesure de bon sens » a été « initialement mal comprise dans sa signification altruiste et réfutée en raison de la pénurie de masques médicaux, puis décriée pour les dangers présumés d’une mauvaise utilisation, complexifiée par l’accumulation de normes injustifiées et de précautions excessives , » pour être finalement « vilipendée au prétexte fallacieux du manque de publications scientifiques attestant son efficacité. »

Or les indicateurs épidémiologiques actuels laissent prévoir une situation épidémique prolongée, qui rend nécessaire d’intégrer le port du masque dans les gestes quotidiens. C’est pourquoi l’Académie « recommande

que l’obligation du port du masque, systématiquement associée aux mesures de distanciation, soit instaurée dans tous les lieux publics, clos et ouverts, selon des règles faciles à comprendre, à appliquer et à contrôler ;
qu’une information claire et simplifiée sur l’usage des masques soit largement diffusée. »
Elle rappelle que les masques dits chirurgicaux doivent être utilisés préférentiellement lors des activités de soins et de façon systématique par les personnes malades ou en isolement. Dans l’espace public, ce sont les masques en tissu, lavables, qui sont préconisés pour « d’évidentes raisons économiques et écologiques. »

Une mère pauci-symptomatique peut continuer d’allaiter

D’après les données scientifiques actuelles, il n’existe pas de passage du SARS-CoV-2 dans le lait maternel d’une mère contaminée. En pratique, deux situations sont possibles.

La mère a eu une infection à SARS-CoV-2 au cours du dernier trimestre de sa grossesse, mais elle est guérie au moment de l’accouchement. Elle doit être encouragée à allaiter : ses anticorps passent dans le lait maternel et protègent l’enfant.

La mère est atteinte de COVID-19 au moment de l’allaitement. Pour la Société française de néonatalogie, aucune donnée scientifique n’interdit la poursuite de l’allaitement par une mère asymptomatique ou pauci-symptomatique, à condition que des mesures de protection de l’enfant soient mises en place (lavage soigneux des mains, port d’un masque chirurgical pendant la tétée, nettoyage et désinfection des mamelons). Le seul traitement justifié pour la mère est la prise de paracétamol, qui ne doit pas faire interrompre l’allaitement : aux posologies habituelles, ce médicament est sans danger pour l’enfant (les concentrations ingérées par l’enfant sont d’environ 0,1% de la dose ingérée par la mère).

Communiqué de l’Académie : Du bon usage des masques

http://www.academie-medecine.fr/communi ... s-masques/

Communiqué de l’Académie : Allaitement et COVID-19

http://www.academie-medecine.fr/communi ... -covid-19/

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 19 Sep 2020 - 05:22
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Coronavirus : le remdesivir ne sera pas remboursé en France

Gilead renonce au remboursement de son antiviral contre le Covid-19 en France. La Haute Autorité de santé considère que le service médical du remdesivir est faible et que l'accès au remboursement n'est pas justifié pour traiter les formes les plus sévères de la maladie. Les patients pourront néanmoins continuer à se le voir administrer.

Vérité au-delà de l'Atlantique, erreur en deçà. Alors qu'aux Etats-Unis, Donald Trump a raflé plus de 90 % du stock de remdesivir pour soigner les malades du coronavirus dans son pays, affichant sa foi dans le remède, l'accueil est bien plus mitigé en France. D'ailleurs, l'antiviral du laboratoire américain Gilead ne sera finalement pas pris en charge dans l'Hexagone pour les formes sévères de Covid-19. Le fabricant a décidé de retirer sa demande d'accès au remboursement, a annoncé ce jeudi la Haute Autorité de santé.

« La HAS prend acte du retrait du laboratoire, avant même son audition et en dépit d'un avis favorable à l'inscription au remboursement dans certaines indications », écrit la Haute Autorité dans un communiqué. Gilead a apparemment décidé de faire marche arrière après avoir pris connaissance du projet d'avis de la commission de la transparence de la HAS, qui a évalué le médicament cet été. Le traitement est facturé 2.081 euros dans les pays développés, un prix assez élevé.

« Il est à noter que, bien que le remdesivir soit éligible à une évaluation économique, la commission d'évaluation économique et de santé publique (CEESP) a été dans l'incapacité d'évaluer son efficience dans l'indication revendiquée car le laboratoire n'a pas fourni de données », ajoute la HAS. La question du rapport coût/bénéfice n'aura donc pas de réponse dans l'immédiat.

Néanmoins, les patients français pourront continuer à être traités par remdesivir - à l'instar de Silvio Berlusconi, qui vient de sortir de l'hôpital en Italie. La Commission européenne a en effet acheté un stock de remedesivir, qu'elle livre aux pays les plus touchés par l'épidémie, à titre gratuit. La France en a reçu des milliers de flacons depuis cet été, soit bien plus que la centaine de cas traités dans le cadre de l'autorisation temporaire d'utilisation accordée le 2 juillet.

Pas d'effet global sur la mortalité à 14 jours :

Le remdesivir, initialement conçu pour lutter contre Ebola, a reçu une autorisation de mise sur le marché conditionnelle en Europe début juillet, deux mois après l'autorisation sur le marché américain, pour les formes sévères de Covid-19. Or la HAS juge que dans les cas les plus graves, c'est-à-dire une pneumonie
nécessitant de l'oxygène à haut débit, de l'oxygène plus de la ventilation, une oxygénation par membrane extracorporelle, « aucun bénéfice clinique » n'a été « suggéré ».

Seul cas qui pourrait justifier l'accès au remboursement : les patients âgés de 12 ans ou plus et pesant au moins 40 kilos, recevant de l'oxygène à faible débit. « Le service médical rendu est jugé faible », écrit la HAS, qui évoque « une réduction globale de 4 jours du délai de rétablissement clinique du patient (11 jours au lieu de 15) par rapport au placebo ». « Le remdesivir ne montre pas à ce stade d'effet global sur la mortalité à 14 jours », poursuit-elle.

« La HAS fait son travail comme s'il s'agissait d'un médicament classique, alors que le remdesivir a été développé en urgence en cinq mois. Il est impossible de monter un dossier médico-économique complet si rapidement », plaide Michel Joly, le président de Gilead France. « Nous avons fixé le prix pour qu'il soit inférieur à quatre jours d'hospitalisation : notre traitement a donc déjà démontré son efficacité pour le système de santé », argue-t-il. Quelque 1.500 lits hospitaliers auraient été libérés en France si l'usage du remdesivir avait été généralisé au début de l'épidémie,
a calculé Gilead.

Sur le terrain, les médecins hospitaliers ont eu de plus en plus recours aux corticoïdes , répandus et peu coûteux, après avoir constaté une amélioration de l'état de santé de leurs patients. L'Organisation mondiale de la santé et le Haut Conseil pour la santé publique le recommandent. En revanche, aucun antiviral n'a encore fait ses preuves.

https://www.lesechos.fr/economie-france ... ce-1243418

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 21 Sep 2020 - 13:38
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Covid-19 : les lunettes de vue protègent contre le virus

Porter des lunettes de vue toute la journée pourrait réduire les risques de transmission du coronavirus.

Et si les lunettes de vue étaient plus efficaces que les visières pour se protéger de la Covid-19 ? C’est ce que suggère une nouvelle étude réalisée par des chercheurs chinois, dont les résultats sont publiés dans la revue Jama Ophtalmology.

La cohorte de patients étudiés comprenait 276 personnes diagnostiquées positives à la Covid-19 et hospitalisées à Suizhou, en Chine. La proportion de porteurs quotidiens de lunettes (plus de 8 heures par jour) était inférieure à celle de la population locale (5,8% contre 31,5%). Ce faible pourcentage pourrait signifier, selon les chercheurs, que les porteurs de lunettes seraient moins susceptibles d'être infectés par la Covid-19.

Les lunettes empêcheraient de transmettre le virus par les yeux :

Mais en quoi le fait de porter des lunettes de vue pourrait nous protéger du virus ? Les auteurs des travaux rappellent que le SARS CoV2 peut se transmettre par les yeux, au contact de mains infectées. Or, selon eux, avoir des lunettes sur les yeux empêcherait ce type de contact et pourrait apporter une protection à celui ou celle qui les porte.

"Des études ont montré que les personnes normales se touchent involontairement les yeux environ 10 fois par heure. Les yeux manquent généralement de protection, et une abondance de l'enzyme 2 de conversion de l'angiotensine du récepteur du Sars-CoV-2 a été trouvée sur la surface oculaire par laquelle le Sars-CoV-2 peut pénétrer dans le corps humain", expliquent les scientifiques.

Autrement dit, les lunettes de vue offriraient une protection supplémentaire aux porteurs journaliers puisque cela les empêcherait de se toucher les yeux et limiterait les risques de transmission du virus. Au début de l'épidémie, la Société française des ophtalmologistes avait d'ailleurs recommandé de porter des lunettes aux personnes habituées à utiliser des lentilles de contact, compte tenu des nombreuses manipulations que ces objets nécessitent.

Des recherches plus larges sont nécessaires :

Ces observations ne s'appliquent cependant qu'aux personnes dont la vue nécessite le port de lunettes (ou de lentilles de contact), les patients cités dans l'étude étant par exemple tous atteints de myopie. Le port de lunettes pour les personnes qui ne présentent pas de problème de vue particulier est donc déconseillé.

"Aucun des participants à nos recherches ne portait de lentilles de contact, de sorte que l'association entre le port de lentilles de contact et la sensibilité à la Covid-19 reste à étudier", précisent par ailleurs les auteurs de la recherche, qui soulignent d'autres limites dans leur travaux, notamment le faible échantillon de patients.

https://jamanetwork.com/journals/jamaop ... le/2770873

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 21 Sep 2020 - 14:14
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Coronavirus : allègement du protocole sanitaire dans les écoles primaires

A partir de demain, le protocole sanitaire en vigueur dans les écoles primaires sera allégé pour ne plus rendre automatique la fermeture d’une classe après la déclaration d’un cas d’élève positif à la Covid-19.

Le gouvernement assouplit ses mesures à l’école. À partir du mardi 22 septembre, dans les écoles primaires et maternelles, un élève positif à la Covid-19 n’entraînera plus automatiquement la fermeture de l’établissement. Seul ce dernier sera isolé et il le restera durant sept jours. Le reste de la classe, professeurs et camarades, ne seront plus considérés comme cas contacts. Pour qu’une classe soit fermée, trois cas seront nécessaires.

89 établissements fermés :

Cette décision du gouvernement se fonde sur un avis rendu jeudi 17 septembre par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). “Le risque de transmission existe surtout d’adulte à adulte et d’adulte à enfant, mais rarement d’enfant à enfant ou d’enfant à adulte”, avance le HCSP. Cette affirmation se base sur la publication d’études qui montrent que les enfants sont de petits contaminateurs. Ces résultats ont notamment été mis en avant par une recherche menée par 27 pédiatres sur 605 enfants de moins de 15 ans en Île-de-France. “Dans 9 cas sur 10, ce sont les adultes malades qui contaminent les enfants, et non l’inverse”, a observé Robert Cohen, pédiatre à l’hôpital intercommunal de Créteil et vice-président de la Société française de pédiatre, chargé de l’étude.

Actuellement, 89 établissements et plus de 2 000 classes sont fermés en France à cause de cas d’enfants positifs à la Covid-19. Parmi eux, 90% sont des écoles primaires et maternelles, où les élèves ont moins de 11 ans, ne portent pas de masque et sont les moins contaminateurs. “Ce nouveau protocole va permettre moins de classes fermées”, a affirmé le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, à RTL. Il permettra également une continuité pédagogique et soulagera certains parents qui redoutent la fermeture des classes et établissements.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... -primaires

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 21 Sep 2020 - 14:41
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La Chine entre prudence et triomphalisme

Pékin, le vendredi 18 septembre 2020 – Une semaine après avoir annoncé en grande pompe sa victoire sur l’épidémie, le gouvernement chinois a confiné la ville de Ruili. Des résurgences de l’épidémie sont observées un peu partout dans le monde, comme en Indonésie ou au Canada.

Trois cas positifs. C’est tout ce qu’il aura fallu aux autorités chinoises pour prendre ce mardi une décision drastique, celle de confiner l’intégralité de la population de Ruili, ville de 210 000 habitants située à la frontière avec la Birmanie. Tous les commerces non-essentiels seront fermés jusqu’à nouvel ordre tandis que les habitants devront rester chez eux. Un dépistage intégral de la population sera mis en place. Les autorités locales ont également annoncé vouloir sévir contre les immigrés birmans illégaux, responsables désignés de ce foyer infectieux.

Pékin proclame sa victoire :

Ce confinement contraste avec le triomphalisme affiché lors de la célébration en grandes pompes à Pekin le 8 septembre dernier de la victoire de la Chine dans la « guerre du peuple contre le coronavirus ». Lors des célébrations qui se sont tenues au Grand palais du peuple, les dirigeants du Parti Communiste chinois ont fêté les héros de la lutte contre l’épidémie et en premier lieu bien sur le leader Xi Jinping, dont le discours d’une heure et demi (!) a occupé la moitié des célébrations.

Comme aux plus grandes heures de la propagande maoïste, on a notamment pu entendre une victime de l’épidémie expliquer comment « le parti communiste m’a donné une nouvelle vie » et une responsable locale déclarer que « grâce au commandement du secrétaire général, nous nous en sommes sortis plus fort ». Il faut dire que, selon les chiffres officiels, la Chine, berceau de l’épidémie, n’a connu depuis début avril aucun mort et seulement quelques centaines de cas, tous importés selon les autorités. Malgré ces bons résultats, la décision de ce mardi de reconfiner une ville entière prouve que le pays vit encore dans la peur du virus. Le gouvernement a d’ailleurs annoncé que les frontières du pays resteraient fermés jusqu’à nouvel ordre.

Confinement à Jakarta :

Plus au sud, en Indonésie, depuis plusieurs semaines l’épidémie continue de gagner du terrain, avec désormais plus de 3 500 contaminations par jour. Le gouvernement a donc décidé de prendre des décisions drastiques pour endiguer l’épidémie. Depuis ce lundi, la capitale Jakarta, mégapole de 10 millions d’habitants, a été placé en confinement pour deux semaines. Une décision qui risque d’être difficile à faire respecter tant de nombreux Indonésiens sont obligés de travailler quotidiennement pour survivre.

Les autorités indonésiennes ont en tout cas une façon bien à elles de faire respecter le port du masque. Un juge indonésien a ainsi condamné huit personnes qui refusaient de porter un masque en public à enterrer des victimes du coronavirus ! Au total, 9 300 Indonésiens sont morts du Covid-19, un bilan humain relativement limité par rapport à la population du pays (268 millions d’habitants).

Inquiétude au Canada :

De l’autre coté du monde, l’inquiétude monte également au Canada. Comme de nombreux pays occidentaux, le pays à la feuille d’érable connait, après une accalmie estivale, une augmentation du nombre de contaminations. Plus de 800 Canadiens sont testés positifs au coronavirus chaque jour, contre moins de 400 en août. Ce lundi, le Premier Ministre fédéral Justin Trudeau s’est dit inquiet de l’évolution de l’épidémie tandis que le Premier Ministre de l’Ontario n’a pas exclu un reconfinement de la région. Une situation qui n’a pas empêché plusieurs milliers de manifestants de défiler le week-end dernier à Montréal contre le port obligatoire du masque.

https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 22 Sep 2020 - 09:08
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COVID-19 et grossesse : plus d’accouchements par césarienne et de complications post-partum

• Une étude new-yorkaise apporte des éléments supplémentaires sur l’évolution périnatale des femmes enceintes atteintes de COVID-19 et celle de leur nourrisson.
• Si les résultats sont globalement plutôt rassurants, ils montrent toutefois que les femmes ayant contracté l’infection ont davantage d’accouchements par césarienne et de complications post-partum, justifiant une observation plus attentive durant cette période.
• Aucun cas de transmission verticale n’a été observé chez les nouveau-nés dans les 24h suivant la naissance. Mais des thromboses intraplacentaires ont été observées plus fréquemment en présence de l’infection par le SARS-CoV-2 et leurs implications à plus long terme chez la mère comme chez l’enfant restent à ce jour inconnues.

Quelques mois après le début de l’épidémie de COVID-19, les données concernant l’évolution des femmes enceintes atteintes de cette infection commencent à émerger. Si la présentation clinique ne semble pas différer chez les femmes enceintes, de premières études ont suggéré des taux de césariennes et d’accouchements prématurés plus élevés. Une étude réalisée sur une large cohorte de femmes enceintes au sein des services de gynécologie-obstétrique de 3 hôpitaux new-yorkais a comparé l’évolution périnatale des mères et de leurs nouveau-nés selon qu’elles étaient ou non porteuses du SARS-CoV-2, et qu’elles avaient, ou non, développé des symptômes .

Cette étude de cohorte prospective a inclus toutes les femmes enceintes hospitalisées pour accoucher au cours des 28 jours ayant suivi la mise en place des tests systématiques dans les hôpitaux de New-York. Toutes étaient testées par RT-PCR à partir de prélèvements nasopharyngés à l’admission, ainsi que les nouveau-nés lorsque leur mère était positive au test.

• Sur les 675 femmes incluses (âge gestationnel médian de 39 semaines), 70, soit 10,4%, se sont révélées positives aux tests PCR et parmi elles, 55 (78,6%) étaient asymtomatiques à leur arrivée à l’hôpital. Cependant 12,9% d’entre elles ont développé au moins une complication post-partum (fièvre, hypoxie, nécessité de réhospitalisation pour hypoxie) contre seulement 4,5% parmi les femmes non infectées par le virus. Une seule a dû être placée en soins intensifs et aucune n’est décédée.
• Des césariennes ont été réalisées significativement plus souvent chez les femmes ayant un COVID-19 symptomatique (46,7%) et asymptomatique (45,5%) que chez celles qui n’avaient pas contracté l’infection (30,9%) (p=0,044), alors que les indications restaient inchangées.
• Le taux de complications post-partum (fièvre, hypoxie, réhospitalisation pour hypoxie) était également plus élevé chez les patientes atteintes de COVID-19 que chez celles qui ne l’étaient pas (12,9% contre 4,5%, toutes complications confondues, p<0,001).
• Du côté des nouveaux-nés, sur les 71 testés, aucun ne s’est révélé positif au SARS-CoV-2 dans les 24h suivant la naissance. Il n’y avait pas non plus de différence concernant le taux de prématurité, le poids de naissance ou le score Apgar, entre ceux qui étaient nés de mères positives ou négatives au SARS-CoV-2.
• La recherche de pathologies placentaires a montré qu’elles se rencontraient plus souvent chez les mères atteintes de COVID-19 (93,3%) que chez les autres (32,5%), avec notamment la présence plus fréquente de défauts de perfusion vasculaire liés à des thrombus intraplacentaires chez les femmes ayant contracté le COVID-19 (48,3% vs 11,3%, p<0,001).

• Statut symptomatique basé sur la déclaration des femmes hospitalisées.
• Risque de biais sur la classification des femmes en fonction de leur statut SARS-CoV-2 et l’interprétation des pathologies placentaires.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32633022/

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 22 Sep 2020 - 10:20
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Jusqu'à quand les personnes souffrant d'une affection longue durée auront-elles droit à des masques gratuits ?

Les «personnes à très haut risque de développer une forme grave de Covid-19» peuvent retirer gratuitement des masques en pharmacie, sur prescription médicale. Ce droit est applicable au moins jusqu'au 31 août.
Question posée le 20/07/2020

Bonjour,

Depuis le 11 mai 2020, les «personnes à très haut risque de développer une forme grave de Covid-19» peuvent bénéficier, sur prescription médicale, de dix masques chirurgicaux par semaine. La liste de ces personnes a été dressée dans un avis du 20 avril du Haut Conseil de la santé publique, et comprend certaines affections longue durée (ALD). C’est ce que nous vous expliquions en mai.

Vous nous demandez jusqu’à quand ce droit aux masques gratuits est applicable.

Ce droit devait s’éteindre avec la fin de l’état d’urgence sanitaire. Il a cependant été prolongé dans l’arrêté du 10 juillet 2020, prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19.

Dans son article 3, l’arrêté dispose ainsi que les personnes à très haut risque médical de développer une forme grave de Covid-19 du fait de leur état de santé peuvent bénéficier, sur prescription médicale, de la distribution gratuite de boîtes de masques de protection issues du stock national.

Jusqu’à quand cette disposition est-elle valable ? Selon l’article 1, «sauf disposition contraire, le présent arrêté est applicable jusqu’au 30 octobre 2020».

Contactée par CheckNews, la direction de la sécurité sociale (DSS) précise que le dispositif durera «au moins» jusqu’au 31 août. Mais d’ici cette date, il sera «réexaminé en fonction de l’évolution de la situation».

Président du conseil des titulaires d’officines à l’Ordre national des pharmaciens, Pierre Béguerie ajoute : «Une discussion est en cours au niveau du ministère de la Santé pour prévenir le passage à la fin de cette distribution de masques. Cela pourrait passer par un remboursement des masques lorsqu’ils sont prescrits par le médecin.» Mais pour le moment, aucune décision officielle n’a été adoptée.

Mélenn Gautier

https://www.liberation.fr/checknews/202 ... FQunLz1Z94

A la pharmacie , ce matin , m'ont dit arrèt de la gratuité le 30 Septembre , (mais ça peut encore changé....) Roll On Floor Roll On Floor Roll On Floor

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 22 Sep 2020 - 10:57
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on peut aussi se fabriquer un masque lavable

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guérie vhc depuis 7 ans, fibroscan continue de descendre, écho et labo ok
Abécédaire http://www.hepatites.net/index.php?name ... 015#342015
 
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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 22 Sep 2020 - 14:20
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Covid-19 : les enfants mieux protégés grâce à leur réponse immunitaire

Selon les résultats d’une nouvelle étude, les enfants atteints par le Covid-19 possédaient des niveaux significativement plus élevés de certaines cytokines associées à la réponse immunitaire.
C’est une première. Des scientifiques américains du Collège de médecine Albert Einstein, de l'hôpital pour enfants de Montefiore (CHAM) et de l'Université de Yale se sont intéressés aux réponses immunitaires des enfants et des adultes atteints par la Covid-19. Ils ont découvert des différences permettant de comprendre pourquoi les enfants sont généralement atteints par une forme plus bénigne que les adultes.

Les conclusions de cette étude ont été publiées dans Science Translational Medicine. Cette étude a été réalisée sur 60 patients adultes positifs au virus et 65 patients âgés de moins de 24 ans. Tous ont été hospitalisés entre le 13 mars et le 17 mai dernier. Le sang des patients a été testé pour la présence de plusieurs types de cellules immunitaires, de réponses anticorps et de protéines inflammatoires, appelées cytokines, que les cellules immunitaires produisent. Les chercheurs ont constaté que les enfants atteints par la Covid-19 s’en sont mieux tirés que les adultes. Précisément, vingt-deux adultes (37%) ont eu besoin d’une ventilation mécanique contre seulement cinq (8%) des patients pédiatriques. De plus, 17 adultes (28%) sont décédés à l'hôpital contre deux (3%) des patients pédiatriques. “Nos résultats suggèrent que les enfants atteints de Covid-19 font mieux que les adultes parce que leur immunité innée plus forte les protège contre le SRAS-CoV-2, le nouveau coronavirus qui cause la maladie”, a déclaré le co-auteur principal de cette étude Betsy Herold, MD, chef de l'infection maladies et vice-président de la recherche au département de pédiatrie à Einstein et CHAM.

Les anticorps en renfort :

Selon les résultats de cette étude, les patients pédiatriques Covid-19 de l'étude possédaient des niveaux significativement plus élevés de certaines cytokines associées à la réponse immunitaire innée. Ainsi, les chercheurs ont découvert que la réponse innée plus robuste des jeunes les protège du développement du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). “Les niveaux élevés d'IL-17A que nous avons trouvés chez les patients pédiatriques peuvent être importants pour les protéger contre la progression de leur Covid-19”, note l’étude. Il a été constaté que les patients pédiatriques et adultes fabriquaient des anticorps contre la protéine que le virus utilise pour s'accrocher et infecter les cellules. Ces anticorps comprennent des anticorps neutralisants qui empêchent le coronavirus d'infecter les cellules.

Des résultats qui pourraient également impacter l’élaboration du vaccin. La plupart des candidats visent à augmenter les niveaux d'anticorps neutralisants. : “Nous pourrions envisager d'évaluer les vaccins qui favorisent l'immunité par d'autres moyens, par exemple en renforçant la réponse immunitaire innée”.

https://www.eurekalert.org/pub_releases ... 092120.php

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 23 Sep 2020 - 06:33
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COVID-19 : les tests salivaires peuvent compléter les tests nasopharyngés chez les personnes symptomatiques



18 septembre 2020

La HAS rend aujourd’hui un avis sur l’utilisation des tests virologiques (RT-PCR) sur prélèvement salivaire. Leur intérêt est de faciliter les prélèvements, de réduire les risques de contamination du personnel soignant et d’être moins désagréables pour les patients. Les données disponibles montrent que le prélèvement salivaire est un peu moins sensible que le prélèvement nasopharyngé pour détecter le virus chez les personnes symptomatiques. Etant donné leur meilleure acceptabilité, la HAS est favorable à leur recours et leur remboursement, en l’orientant de préférence vers les personnes symptomatiques pour lesquelles le prélèvement nasopharyngé est difficile voire impossible. En revanche, elle ne les recommande pas pour les personnes asymptomatiques, chez qui ils sont très peu performants.

L’épidémie de COVID-19 continue sa progression et l’organisation des tests fait face aujourd’hui à des difficultés. De nouveaux types de tests voient peu à peu le jour et permettent d’envisager deux voies d’amélioration : faciliter le prélèvement et faciliter l’analyse des échantillons recueillis. Pour faciliter le prélèvement, la salive pourrait être une alternative. Le prélèvement salivaire est réalisé par crachat simple, par crachat bronchique ou par pipetage de la salive. La HAS rend aujourd’hui un avis sur les tests virologiques sur ces prélèvements . Elle mène également des travaux sur de nouvelles modalités d’analyse sur lesquelles elle se prononcera prochainement (tests antigéniques notamment) Dans les deux cas, il s’agit d’évaluer, sur la base des données scientifiques disponibles, la fiabilité des tests et d’examiner s’ils peuvent être intégrés au diagnostic et au dépistage de la COVID-19, dans quelles conditions et pour quelles populations.

Des prélèvements plus acceptables :

Aujourd’hui la HAS rend un avis favorable à l’utilisation et au remboursement des tests salivaires suivie d’une amplification par RT-PCR pour le diagnostic des patients symptomatiques dont les symptômes sont apparus depuis moins de sept jours, qui ne sont pas hospitalisées. La HAS recommande d’orienter l’usage de ces tests vers les personnes pour lesquelles l’acceptabilité du test nasopharyngé est aujourd’hui la plus faible (enfants, personnes âgées, personnes présentant des troubles psychiatriques) ou chez qui le test sur prélèvement nasopharyngé est contre-indiqué. Pour tous les autres cas, et notamment les personnes asymptomatiques, la détection du génome du virus SARS-CoV-2 sur prélèvement nasopharyngé reste le test de référence pour le diagnostic et le dépistage de l’infection à SARS-CoV-2 compte tenu de sa meilleure efficacité.

Cet avis a été rendu à partir de l’analyse des études disponibles, et notamment des résultats préliminaires de l’étude COVISAL, qui a bénéficié d’un forfait innovation et démarré en août. Ces positions seront susceptibles d’être revues ou précisées en fonction des résultats définitifs de l’étude COVISAL ou d’autres données issues d’études cliniques de même niveau de preuve que COVISAL (dont l’étude SALMICOV actuellement en cours et promue par le Service de santé des armées) ;

La place des tests virologiques sur prélèvement salivaire dépendra également de la place des tests antigéniques dans la stratégie diagnostique et de dépistage. Ils sont actuellement en cours d’évaluation par la HAS.

Des tests ne pouvant pour l’instant pas se substituer aux nasopharyngés
L’enjeu des travaux est de déterminer si utiliser la salive comme mode de prélèvement offre une aussi bonne fiabilité que lorsqu’on fait le test de référence, le nasopharyngé.

L’étude des données scientifiques, a permis de déterminer la fiabilité de ces tests. Réalisée sur des personnes symptomatiques, leur sensibilité est inférieure à celle des tests nasopharyngés. Toutefois, cela peut être acceptable pour certaines situations, où cette perte de sensibilité peut être compensée par un nombre accru de tests réalisés ou relativisée par l’acceptabilité du test. Par ailleurs, l’étude COVISAL a révélé de très faibles performances du test sur les personnes asymptomatiques : 3 cas sur 4 n’étaient pas détectés. Compte tenu de ces données rapportant une très faible sensibilité, le recours aux prélèvements salivaires n’est pas indiqué en situation de dépistage pour les personnes asymptomatiques.

La HAS tient à rappeler l’importance que chacun respecte les mesures barrières pour lutter contre l’épidémie.

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3202317 ... tomatiques

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 23 Sep 2020 - 07:15
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L’"éthylotest" de la Covid-19 : des équipes lyonnaises à l’origine d’un système de dépistage révolutionnaire

Paris, le lundi 21 septembre 2020 - Nous avons évoqué à plusieurs reprises les dysfonctionnements majeurs du dépistage de l’infection par SARS-CoV-2 en France, notamment depuis la fin du mois d’août, alors que quelques semaines auparavant le Président de la République avait annoncé un accès gratuit et sans condition aux tests. Un très grand nombre de médecins est aujourd’hui confronté quotidiennement à l’impossibilité de mettre en place un isolement et un traçage pertinent des cas contacts compte tenu des retards considérables de la réalisation des tests et du rendu des résultats. Face à cette situation, le gouvernement ne semble pas disposé à vouloir revenir en arrière, défendant d’une part la nécessité d’un dépistage massif et redoutant probablement également une incompréhension de la population. Aussi, pour l’heure, les appels au sens des responsabilités de nos concitoyens et les préconisations de priorisation par les laboratoires n’ont guère permis d’amélioration réelle de la situation pour des laboratoires débordés.

Donner un nouveau souffle au dépistage :

Les pouvoirs publics pourraient miser sur d’autres réponses et notamment la diversité des méthodes de dépistage. Dans ce cadre, les promesses du projet COVID-Air déployé par l’Institut de recherches sur la catalyse et l’environnement (Irce) de Lyon sont observées avec intérêt. Le programme est porté par le professeur Jean-Christophe Richard, chef du service de médecine intensive et réanimation à la Croix Rousse, le professeur Bruno Lina (Centre International de Recherche en Infectiologie) et Matthieu Riva, chercheur à l’IrceLyon. Son objectif est d’ « identifier en temps réel les métabolites du Covid-19 dans l’air expiré chez des patients contaminés en vue d’un diagnostic rapide ».

Un spectromètre de masse d’une puissance inégalée :

Le principe peut être comparé à celui des éthylotests. Depuis la mise au point de ce dispositif d’évaluation de l’alcoolémie à partir de l’air expiré, de nombreuses équipes ont tenté d’élaborer des systèmes de détection de différents agents pathogènes répondant au même schéma. Elles ont cependant systématiquement échoué : « les molécules volatiles pouvant servir de marqueur d’une pathologie étaient toujours en faible concentration » relève un article récent du CNRS. Aujourd’hui, cependant, le perfectionnement des spectromètres de masse permet peut-être de dépasser cet écueil. La sensibilité des derniers instruments disponibles est en effet spectaculaire et enthousiasme Matthieu Riva et ses confrères. L’appareil utilisé dans le cadre de COVID-Air est un instrument de toute dernière génération et encore quasiment jamais utilisé dans le monde : Vocus PTR-TOF du constructeur suisse Tofwerk. « Il y a huit ans, nous avons acheté le meilleur instrument sur le marché. La sensibilité de celui que nous utilisons aujourd’hui est mille fois supérieure » décrit dans le journal du CNRS Sébastien Perrier, ingénieur à l’Ircelyon.

Repérer les biomarqueurs d’identification de SARS-CoV-2 :

La première phase du projet a consisté à recueillir le souffle de patients et de soignants volontaires à l’hôpital de la Croix-Rousse. Le dispositif de recueil et le spectromètre sont associés à un outil d’analyse dont l’objectif est de repérer les biomarqueurs potentiels de la Covid-19 dans l’air expiré. Ce travail de traitement des données et d’identification de la présence de SARS-CoV-2 a été confié à l’Institut des sciences analytiques. Cette première phase est désormais achevée et aujourd’hui le spectromètre est couplé à un logiciel de repérage dont la fiabilité est en cours d’évaluation. Les premiers éléments sont très prometteurs.

Quelle place dans la stratégie de dépistage ? :

L’avantage d’un tel système est sa rapidité : le résultat est en effet connu quasiment immédiatement. Cependant, des inconnues demeurent, concernant notamment la sensibilité et la spécificité d’une telle méthode de dépistage. Surtout, compte tenu du coût de la machine (le prix du spectromètre s’élève environ à 400 000 euros) et de sa taille (équivalente à un réfrigérateur), son utilisation en ambulatoire apparaît peu plausible. Cependant, les chercheurs lyonnais soulignent que leur dispositif pourrait évoluer en outil de surveillance des patients hospitalisés grâce à l’analyse des modifications métaboliques liées à la Covid-19. Enfin un tel dispositif pourrait inspirer plus largement la mise au point de technologies de dépistage nouvelles pour d’autres maladies.

En attendant l’analyse de l’air expiré… les tests salivaires :

Cependant, concernant l’infection à SARS-CoV-2, d’autres innovations sont aujourd’hui plus rapidement disponibles. C’est ainsi que ce week-end, la Haute autorité de Santé a donné son feu vert au remboursement pour les patients symptomatiques des tests salivaires, tout en soulignant que leur sensibilité trop restreinte chez les sujets asymptomatiques invitait à les éviter pour ces derniers jusqu’à nouvel ordre.

Aurélie Haroche

https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 23 Sep 2020 - 13:56
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CORONAVIRUS : LES LABORATOIRES ROCHE LANCENT LEUR TEST DE DÉPISTAGE RAPIDE DANS TOUTE L'EUROPE

Les laboratoires Roche ont annoncé lundi 21 septembre 2020 lancer la commercialisation de tests de dépistage du coronavirus, pour aider à lutter contre la crise sanitaire. Un test antigénique d'ores et déjà disponible et qui donne des résultats en à peine quinze minutes.
La commercialisation de tests de dépistage du coronavirus se multiplie... Après les tests PCR et sérologiques, c'est au tour des tests antigéniques d'envahir le marché pour aider à lutter contre la Covid-19. Et dernier géant pharmaceutique en date à se lancer dans l'aventure, les laboratoires Roche qui viennent d'annoncer la commercialisation de leurs propres tests rapides d'antigène du coronavirus dans toute l'Europe.

Sa particularité ? Donner des résultats en seulement 15 minutes. Un test d'ores et déjà disponible en pharmacie, et commercialisé en Europe "dans les pays reconnaissant le label CE", comme l'indique le laboratoire bâlois. Et de préciser qu'il est aussi prévu de demander une homologation en urgence à la FDA, la Food and Drug Administration, pour une mise en vente prochaine aux États-Unis.

À noter qu'en France, et tout particulièrement en Île-de-France, des tests dits "antigéniques" sont déjà accessibles depuis début septembre, comme l'annonçait le ministre de la Santé Olivier Véran à nos confrères de France Inter. Mais que valent ces tests ? Comme nous vous l'expliquions au début du mois, "ces tests antigéniques seraient, pour le moment, encore moins fiables que les tests PCR et détecteraient ainsi un nombre moins important d’individus infectés par le Covid-19". Seules les personnes ayant une charge virale importante pourraient être identifiées grâce à cette méthode de dépistage.

De nouveaux tests qui devraient, quoi qu'il arrive, permettre de mieux cibler les dépistages, à l'heure où les laboratoires sont débordés.

https://www.sortiraparis.com/actualites ... de-dans-to

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 24 Sep 2020 - 06:18
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Covid-19 : et voilà pourquoi les enfants sont moins gravement atteints

L’infection par le coronavirus atteint toutes les tranches d’âge mais avec une fréquence et une gravité bien inférieures chez l’enfant. Les personnes malades ressentent le plus souvent des symptômes communs à toutes les infections respiratoires virales : fièvre, toux, myalgies, vomissements. Cependant, la perte de l’odorat et du goût observée pour 49 % à 70 % des patients est évocatrice. L’expression du gène de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2) sur la muqueuse nasale en fonction de l’âge pourrait être l’explication des différences de taux d’infection selon ce paramètre. En effet, l’ACE2 est le point d’ancrage du virus dans les muqueuses permettant son internalisation dans les cellules humaines.

Des investigateurs israéliens ont analysé la prévalence de l’atteinte sensorielle au cours l’épidémie actuelle selon l’âge. Les patients étaient des consultants à l’hôpital Bnei Brak dont l’infection avait été affirmée par PCR. Les enfants de 5 à 17 ans ont été divisés en 2 groupes : 5-10 ans et 11-17 ans, les sujets plus âgés en 2 catégories : 18-25 ans et 26 ans et plus. L’atteinte sensorielle a été évaluée par questionnaire sur la présence ou l’absence de troubles olfactifs et gustatifs ; 0 signifiait pas de trouble, 1 trouble bénin, 2 perte complète pour un score total individuel de 0 à 4. Finalement, les scores d’atteinte sensorielle ont été confrontés aux résultats publiés concernant l’expression du gène dans l’épithélium nasal en fonction de l’âge (Bunyavanich Nasal gene expression of angiotensin converting enzyme 2 in children and adults JAMA 2020; 323: 1727-1429).

Moins d’ACE2 au niveau de la muqueuse nasale…CQFD !

Les membres de 20 familles ont été étudiés ; parmi les 73 répondants (moyenne 3,7 par famille), 31 étaient âgés de 5 à 17 ans, 42 de 18 ans ou plus. Au total, 37 (51 %) se plaignaient d’une atteinte du goût et/ou de l’odorat, dont 25,8 % des enfants : 0/11 des 5-11 ans, 8/20 des 11-17 ans. Parmi les adultes, 71,4 % étaient atteints (P = 0,00014, risque relatif 0,39 intervalle de confiance à 95 % IC 0,23-0,65) : 6/12 des 18-25 ans, 24/30 des 26-50 ans. Le score moyen d’atteinte sensorielle était pour les enfants de 0,55 ± 1,03 et pour les adultes de 2,01 ± 1,66 (P < 0,0001).

La stratification par âge au sein des adultes a montré que ceux de 18-25 ans avaient un score moyen de 1,25 ± 1,54 contre 2,43 ± 1,61 pour les plus âgés (P= 0,038). Pour les enfants, le score d’altération sensorielle des 11-17 ans était de 0,85 ± 1,18 et nul (pas d’atteinte) pour les 5 -10 ans. Fait intéressant, les scores moyens d’atteinte sensitive pour les 4 groupes d’âge étaient corrélés avec les données publiées de l’expression de l’ACE2 dans les groupes d’âge correspondants (P=0,05).

Ainsi, la faible fréquence des formes sévères et de l’atteinte sensitive des enfants pourrait s’expliquer par la faible disponibilité en récepteurs ACE2 du coronavirus au niveau de la muqueuse nasale. Cette hypothèse demande à être confirmée.

Pr Jean-Jacques Baudon

RÉFÉRENCE :

Somekh I et coll. : Age-dependent sensory impairment in Covid-19 infection and its correlation with ACE2 expression. Pediatr Infect Dis J., 2020;39;e270-e272

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 24 Sep 2020 - 06:27
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Covid-19 : alerte renforcée, maximale... La nouvelle carte de France de l’épidémie



https://www.leparisien.fr/politique/cov ... 390340.php

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