Hépatites et Co-Infections
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Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Août 2020 - 03:43
Potô du site


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Hépatites : en finir… vraiment ?

Parmi toutes les hépatites virales (A, B, C, D et E), ce sont les hépatites B et C qui sont les plus meurtrières. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que ces deux maladies touchent 325 millions de personnes dans le monde et sont responsables de 1,4 million de décès chaque année. Chaque 28 juillet, se déroule la Journée mondiale de lutte contre l’hépatite, dont le thème était, en 2020 : « Pour un avenir sans hépatite ». Occasion de revenir sur les enjeux de cette lutte et des infos actualisées sur les hépatites virales.

SOS hépatites rappelle que la « France a pris le pari d’éliminer l’hépatite C pour 2025 ». « Elle est dans le top 10 des pays qui peuvent y arriver », affirme l’association. Reste que pour « beaucoup de pays, le mouvement mondial pour éliminer l’hépatite virale d’ici 2030 fixé par l’Organisation mondiale de la santé ne sera pas atteint ! Et probablement pas avant 2050 ! » L’objectif de 2030 reste donc « réaliste » pour la France. « La France peut encore y arriver, elle ne doit pas baisser la garde, mais plutôt renforcer ses efforts et actions ! », explique d’ailleurs SOS hépatites.

Dans un communiqué, l’association a rappelé, en quelques chiffres, l’importance de l’enjeu puisque « les hépatites virales sont la sixième cause de mortalité sur la planète » :

• nouvelles infections chaque année pour l’hépatite B : 1,1 million de personnes.
• nouvelles infections chaque année pour l’hépatite C : 1,75 million de personnes.
• décès pour l’hépatite B : 1 million de personnes et 500 000 pour l’hépatite C, et c’est chaque année ! C’est plus que la grippe espagnole ou la Covid-19 !
• nombre de personnes vivant avec la maladie pour l’hépatite B, ce sont 257 millions de personnes, et 71 millions pour l’hépatite C.
• le dépistage et les traitements, bien qu’efficaces, sont en panne à l’échelon mondial ! Moins de 10 % des malades ont été dépistés.
Pour l’hépatite B, on estime à 4,5 millions le nombre de personnes sous traitement à vie. Alors que pour l’hépatite C, les traitements ne sont que de quelques mois et permettent de guérir à presque 100 %, on estime que seules trois millions de personnes en bénéficient chaque année actuellement ! Sans oublier les 5 %, au moins, de personnes porteuses de l’hépatite B qui sont en plus infectées par l’hépatite Delta (VHD) (1). Et SOS hépatites de conclure : « Oui, il faut finir le travail en France et visiblement le dépistage de masse qui semblait encore inimaginable il y a quelques années serait possible ! ».

L’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) a profité de cette journée pour rappeler son engagement « dans la lutte contre les hépatites virales ». L’agence de recherche explique dans un dossier dédié s’y engager « à travers le financement de travaux de recherche évalués par ses CSS (comités scientifiques sectoriels), le soutien d’études cliniques et de cohortes, sa participation à des publications de référence et l’organisation de rencontres entre chercheurs-euses pour tisser des collaborations et faire circuler les connaissances ».

Comme on a vu. En 2016, les États membres de l’OMS s’étaient fixé comme objectif l’élimination des hépatites virales en tant que menace majeure pour la santé publique d'ici 2030. Le 23 juillet dernier, la revue Nature Reviews Gastroenterology & Hepatology a publié un article pour lequel elle a demandé à sept spécialistes de haut niveau leur opinion sur les chances de parvenir à cet objectif d’ici 10 ans et sur les défis à surmonter. Parmi ces chercheurs-se, on trouve le Pr Fabien Zoulim, professeur de médecine de Lyon Université, chef du service d’hépatologie des Hospices civils de Lyon, chef du laboratoire de recherche sur les hépatites virales Inserm U1052, coordinateur du projet européen « IP-cure-B », du projet RHU « CirB-RNA » et de la Task Force ANRS « HBV Cure ». Dans cet article, Fabien Zoulim estime que « l'élimination de l'hépatite virale, en tant que menace majeure pour la santé publique, va être une tâche extrêmement difficile à réaliser d'ici 2030, malgré les efforts déployés par les principales parties prenantes ». Le contexte est moyen, avec des atouts (il existe des traitements curatifs efficaces contre le VHC), mais aussi des manques (pas de vaccin). Par ailleurs, les infections chroniques à VHC étant généralement asymptomatiques, de nouvelles contaminations apparaissent si les mesures de prévention ne sont pas appliquées, en particulier dans les groupes très exposés au risque d’infection (usagers-ères de drogues injectables, populations incarcérées, migrantes, etc.). Du côté du VHB, rien de neuf. Nous avons un vaccin, mais les traitements antiviraux actuels ne permettent pas de guérir. Quant à l’hépatite delta, « elle a été négligée pendant trop longtemps », rapporte Fabien Zoulim. Parmi les progrès majeurs, le Pr Zoulim rappelle que les traitements antiviraux à action directe (AAD) permettent d’obtenir désormais des taux de guérison proches de 100 % pour l’hépatite C et que le développement de formulations de vaccins polyvalents comprenant celui contre le VHB pour les nourrissons et les enfants permet d’améliorer nettement la couverture vaccinale mondiale.

Alors sur quoi doivent porter les efforts ? Il reste des efforts à faire dans les dix ans à venir pour « pallier le manque chronique de financement des programmes de lutte contre l’hépatite dans le monde ». D’après lui, cela passe d’abord par la sensibilisation du grand public sur le « fardeau » que représentent les hépatites virales (voir les chiffres plus haut). Pour le VHC, des programmes de réduction des risques sont à développer à destination des groupes exposés à un haut risque, particulièrement difficiles à atteindre. Dans le cas du VHB, « des programmes pour fournir des doses de vaccin pour les nouveau-nés en Afrique et dans les régions endémiques sont nécessaires de toute urgence », indique-t-il. Les stratégies de « test and treat » (« Tester et traiter ») devraient être mises en place plus largement pour le VHC et le VHB au niveau mondial. Enfin, Fabien Zoulim souligne qu’un des atouts majeurs pour soutenir la stratégie de dépistage et de traitement, et ainsi parvenir à l’élimination du VHC serait la mise au point d’un vaccin. « Bien que son développement soit confronté à des défis scientifiques majeurs, l’espoir de développer un vaccin d’ici 2030 persiste », indique le médecin et chercheur. Concernant le VHB, les « efforts de recherche fondamentale et de recherche clinique doivent être poursuivis pour valider de nouvelles cibles virales ou immunologiques et ainsi trouver un traitement curatif. C’est une étape cruciale qui permettrait, en association avec la vaccination de masse, d’arriver à l’éradication mondiale du VHB ».

De son côté, l’OMS n’a évidemment pas raté ce rendez-vous… qu’il organise. L’insitution onusienne a mis en avant « l’élimination de l’hépatite B ‎chez la mère et chez l’enfant ». Dans un communiqué, l’OMS rappelle que la « part des enfants de moins de 5 ans présentant une infection chronique par le virus de l’hépatite B (VHB) est passée à un peu moins de 1 % en 2019 contre 5 % environ à l’ère pré-vaccinale (période allant des années 1980 au début des années 2000) (…) Cette étape marque la réalisation de l’une des cibles pour l’élimination de l’hépatite virale figurant dans les objectifs de développement durable (ODD) et consistant à ramener la prévalence de l’infection par le VHB chez les enfants de moins de 5 ans à moins de 1 % d’ici à 2020. « Aucun enfant ne devrait risquer de décéder plus tard du simple fait qu’il n’a pas été vacciné lorsqu’il était nourrisson. L’étape que nous venons de franchir signifie que nous avons fortement réduit le nombre de cas de lésions hépatiques et de cancers du foie chez les générations futures », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. « La prévention de la transmission de l’hépatite B de la mère à l’enfant est la stratégie centrale pour combattre la maladie et sauver des vies. Même au cœur de la pandémie de Covid-19, nous devons veiller à ce que les mères et leurs nourrissons aient accès aux services vitaux et notamment aux vaccinations contre l’hépatite B. »

À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite 2020, l’OMS a exhorté à « redoubler d’efforts pour prévenir la transmission mère-enfant du VHB en dépistant les femmes enceintes, en administrant une prophylaxie antivirale à celles et ceux qui en ont besoin et en maintenant et en élargissant l’accès à la vaccination contre l’hépatite B et à la dose de naissance du vaccin. Au niveau mondial, plus de 250 millions de personnes vivent avec une infection chronique par le VHB. Les nourrissons sont particulièrement vulnérables : environ 90 % des enfants infectés par ce virus pendant leur première année de vie en deviennent des porteurs chroniques.

Contexte sanitaire oblige, l’OMS s’alarme des conséquences de la pandémie de Covid-19 qui pourrait « compromettre les avancées futures ». « La Covid-19 menace d’entraver les progrès. Selon une nouvelle étude de modélisation menée par l’Imperial College London en collaboration avec l’OMS, les perturbations que la pandémie entraîne sur le programme de vaccination contre l’hépatite B pourraient avoir de graves conséquences sur les efforts engagés vers les cibles de la Stratégie mondiale. Selon un scénario très négatif dans lequel l’administration de la dose de naissance comme la vaccination de l’enfant contre le VHB seraient très gravement perturbées (avec des reculs respectifs de 60 % et de 20 % sur une année) et dans lequel l’extension du programme de vaccination serait retardée pendant la période post Covid-19 et reviendrait lentement sur la voie des cibles fixées pour 2030 par l’OMS, on estime que 5,3 millions d’infections chroniques supplémentaires par le VHB auraient lieu chez les enfants nés entre 2020 et 2030, et qu’un million supplémentaire de décès liés au VHB serait enregistré ultérieurement parmi eux ». « Ainsi, les occasions manquées aujourd’hui de prévenir de nouvelles infections par le VHB auront des conséquences durables se traduisant par la perte de vies humaines ».

Source : Progress towards elimination goals for viral hepatitis. Andrea L. Cox, Manal H. El- Sayed, Jia- Horng Kao, Jeffrey V. Lazarus, Maud Lemoine, Anna S. Lok and Fabien Zoulim
Nature Reviews Gastroenterology & Hepatology (2020)

(1) : Le virus de l’hépatite delta touche plus de 15 millions d’individus dans le monde. Il infecte les personnes déjà porteuses de l’hépatite B, car il a besoin du VHB pour se répliquer. Cette co-infection est la forme la plus grave d’hépatite virale chronique. Une progression rapide de la maladie et l'absence de traitement efficace se traduisent par un risque augmenté de complications, qui incluent la cirrhose, l'insuffisance hépatique et le carcinome hépatocellulaire (cancer du foie).



Co-infection par le VHB et le VIH :

Environ 1 % des personnes vivant avec le VIH (soit 2,7 millions d’individus) sont aussi infectées par le VIH. À l’inverse, la prévalence mondiale de l’infection par le VHB chez les personnes également infectées par le VIH est de 7,4 %. Depuis 2015, l’Organisation mondiale de la santé recommande de traiter chaque personne diagnostiquée vivant avec le VIH, quel que soit le stade de la maladie. Le ténofovir, inclus dans les combinaisons thérapeutiques préconisées comme traitement de première intention des infections à VIH, est également efficace contre le VHB.

VHC : les principaux faits :

L’hépatite C est une maladie du foie causée par un virus, le VHC, pouvant entraîner des hépatites aiguës comme des hépatites chroniques. La gravité des hépatites C est variable et peut aller d’une forme bénigne, d’une durée limitée à quelques semaines, à une maladie grave qui s’installe à vie.
L’hépatite C est une cause majeure de cancer du foie.
Le virus de l’hépatite C est transmis par le sang : les modes d’infection les plus courants passent par l’exposition à de petites quantités de ce liquide, notamment lors de la consommation de drogues injectables, de pratiques d’injection à risque, de soins de santé à risque, de la transfusion de sang et de produits sanguins n’ayant pas fait l’objet d’un dépistage ou de pratiques sexuelles entraînant une exposition au sang.
À l’échelle mondiale, on estime que 71 millions de personnes sont porteuses chroniques de l’hépatite C. Un nombre important parmi elles présenteront par la suite une cirrhose ou un cancer du foie.
L’OMS estime qu’en 2016, environ 399 000 personnes sont mortes d’une hépatite C, le plus souvent des suites d’une cirrhose ou d’un carcinome hépatocellulaire (cancer primaire du foie).
Des médicaments antiviraux permettent de guérir plus de 95 % des personnes infectées par le virus de l’hépatite C, réduisant ainsi le risque de décès par cirrhose ou cancer hépatique, mais l’accès au diagnostic et au traitement est limité.
Il n’existe pas actuellement de vaccin efficace contre l’hépatite C ; cependant, des recherches sont en cours dans ce domaine.

VHB : les principaux faits :

L’hépatite B (VHB) est une infection virale qui s’attaque au foie et peut entraîner une affection aiguë comme une affection chronique de cet organe.Le virus est le plus souvent transmis par contact avec du sang ou d’autres liquides biologiques, notamment lors de rapports sexuels avec un-e partenaire infecté-e, en cas de partage d’aiguilles, de seringues ou de matériel de préparation lors de la consommation de drogues injectables, et en cas de piqûre d’aiguille ou de contact avec des objets tranchants.
En 2015, l’OMS estimait que 257 millions de personnes vivaient avec une hépatite B chronique (définie comme une affection positive pour l’antigène de surface de l’hépatite B).
Cette même année, l’hépatite B avait provoqué, selon les estimations, 887 000 décès, principalement par cirrhose ou par carcinome hépatocellulaire (cancer primaire du foie).
En 2016, 27 millions de personnes (soit 10,5 % de la population totale estimée de personnes vivant avec l’hépatite B) avaient connaissance de leur infection, tandis que 4,5 millions (16,7 %) des personnes diagnostiquées étaient sous traitement. D’après les dernières estimations de l’OMS, la part des enfants de moins de 5 ans présentant une infection chronique par le VHB est passée à un peu moins de 1 % en 2019 contre 5 % environ à l’ère pré-vaccinale (période allant des années 1980 au début des années 2000).
L’hépatite B peut être évitée par des vaccins sûrs, disponibles et efficaces ainsi que par la prophylaxie antivirale pendant la grossesse.

VHD : les principaux faits :

Le virus de l’hépatite D (VHD) est un virus qui a besoin du virus de l’hépatite B (VHB) pour se répliquer. L’infection par le VHD est nécessairement une co-infection simultanée avec le VHB ou une surinfection.
Le virus est le plus souvent transmis par contact avec du sang ou d’autres liquides biologiques, notamment lors de rapports sexuels avec un-e partenaire infecté-e, en cas de partage d’aiguilles, de seringues ou de matériel de préparation lors de la consommation de drogues injectables, et en cas de piqûre d’aiguille ou de contact avec des objets tranchants.
La transmission verticale de la mère à l’enfant est rare.
Près de 5 % des personnes porteuses d’une infection chronique à VHB sont également infectées par le VHD. Il existe plusieurs zones géographiques à forte prévalence du VHD, notamment la Mongolie, la République de Moldavie et des pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. Les populations les plus sujettes à la co-infection VHB-VHD sont les consommateurs-rices de drogues injectables, les populations autochtones et les personnes hémodialysées.
Dans le monde, le nombre total d’infections par le VHD a baissé depuis les années 1980. On doit principalement cette tendance au succès du programme mondial de vaccination contre le VHB.
La co-infection VHD-VHB est considérée comme la forme la plus grave d’hépatite virale chronique en raison de l’évolution rapide vers la mort par atteinte hépatique et carcinome hépatocellulaire (cancer du foie). Actuellement, les taux de guérison sont généralement faibles.
La prévention de l’hépatite D passe par la vaccination contre l’hépatite B.

VHA : les principaux faits :

L’hépatite A est une maladie hépatique virale pouvant causer des formes bénignes à graves.
Le virus de l’hépatite A (VHA) se transmet par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés ou par contact direct avec une personne infectée.
Presque toutes les personnes qui contractent une hépatite A en guérissent complètement, tout en étant immunisées pour le reste de leur vie. Néanmoins, une très faible proportion des sujets infectés par le VHA peut décéder des suites d’une hépatite fulminante. L’OMS estime qu’en 2016, l’hépatite A aurait provoqué environ 7 134 décès (soit 0,5 % de la mortalité due aux hépatites virales).
Le risque d’infection par le virus de l’hépatite A est lié au manque d’eau potable et à la médiocrité des conditions d’assainissement et d’hygiène (mains sales, par exemple).Dans les pays où le risque d’infection par des aliments ou de l’eau est faible, des flambées épidémiques sont observées chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes et chez les consommateurs-rices de drogues injectables.
On dispose d’un vaccin sûr et efficace pour prévenir l’hépatite A.
La disponibilité d’un approvisionnement en eau potable, la sécurité sanitaire des aliments, l’amélioration des installations d’assainissement, le lavage des mains et le vaccin contre l’hépatite A sont les moyens les plus efficaces pour combattre cette maladie. Les personnes exposées à un risque élevé, comme les voyageurs-ses se rendant dans des pays où les taux d’infection sont élevés, les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes et les consommateurs de drogues injectables, devraient être vaccinées, selon les recommandations officielles.

https://seronet.info/article/hepatites- ... ment-88392

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Sep 2020 - 06:33
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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Sep 2020 - 13:36
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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Sep 2020 - 14:21
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Simplification des soins pour l'infection chronique par le virus de l'hépatite C
Jean-Michel Pawlotsky, Christian B. Ramers, John F. Dillon, Jordan J. Feld, Jeffrey V. Lazarus

En 2016, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est fixé comme objectif d'éliminer l'hépatite virale en tant que menace majeure pour la santé publique d'ici 2030. Cependant, alors que les régimes antiviraux à action directe pangénotypiques hautement efficaces et bien tolérés d'aujourd'hui ont maximisé la simplification du virus de l'hépatite C ( VHC), il reste une pléthore d'obstacles au dépistage, au diagnostic et au lien avec les soins du VHC. En 2017, seulement 19% des 71 millions de personnes vivant avec le VHC chronique dans le monde ont été diagnostiquées et entre 2015 et 2016, seulement 21% des personnes diagnostiquées avaient eu accès à un traitement. La simplification et la décentralisation de la cascade de soins contre le VHC renforceraient la participation des patients et appuieraient l'intensification considérable nécessaire pour atteindre les objectifs de l'OMS. Développements récents dans le dépistage et le diagnostic du VHC,

La disponibilité d'associations antivirales à action directe (AAD) hautement efficaces, bien tolérées et à action directe pour le traitement de l'infection chronique par le virus de l'hépatite C (VHC) a fait de l'élimination du VHC un objectif théoriquement réalisable au cours de la prochaine décennie. En mai 2016, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté sa «Stratégie mondiale du secteur de la santé contre l'hépatite virale, 2016-2021», qui vise à éliminer l'hépatite virale en tant que menace majeure pour la santé publique d'ici 2030 en réduisant de 90 les nouvelles infections chroniques. % et la mortalité de 65%. Pour atteindre cet objectif, 90% des personnes atteintes d'une infection chronique par le VHC doivent être diagnostiquées et 80% de celles-ci doivent être traitées. Dans le monde, cependant, la majorité des personnes infectées par le VHC ne sont pas diagnostiquées et, par conséquent, ne sont pas traitées. En 2017, environ 71 millions de personnes vivaient avec le VHC chronique dans le monde. Parmi celles-ci, on pense que seulement 13,1 millions (19%) étaient au courant de leur infection et seulement 5 millions (38%) avaient eu accès au traitement la fin de 2017. La simplification de la cascade de soins contre le VHC, idéalement à toutes les étapes du continuum de soins, contribuerait à garantir que davantage de patients restent engagés dans le parcours de soins et, en fin de compte, soutiendrait l'intensification considérable nécessaire pour atteindre l'OMS cibles. Dans cet article, nous passons en revue le parcours de soins existant et discutons des opportunités potentielles dans lesquelles le parcours du patient du dépistage du VHC à la guérison pourrait être rationalisé.

Aperçu du parcours actuel de soins du VHC

Selon le contexte, et malgré un effort concerté actuel de simplification, le parcours actuel de soins du VHC peut être visualisé comme une séquence de 10 étapes ([ Fig. 1A ]), du dépistage à la guérison, comme le préconisent les directives internationales Gestion du VHC, comme ceux de l'Association américaine pour l'étude des maladies du foie (AASLD) / Infectious Diseases Society of America (IDSA), l'Association européenne pour l'étude du foie (EASL), et l'OMS Les étapes peuvent être regroupées en trois phases distinctes: dépistage et diagnostic, prétraitement, et traitement et surveillance (y compris le suivi post-traitement).



Fig.1 Vue d'ensemble de la cascade de soins du VHC: ( A ) la cascade de soins traditionnelle et ( B ) une cascade de soins du VHC potentiellement simplifiée pour les patients naïfs de traitement sans cirrhose gérés dans un cadre de soins primaires. a Évaluations de prétraitement précédemment recommandées par l'AASLD / IDSA et l'EASL: génotype et sous-type du VHC; Charge virale du VHC; stadification de la fibrose; Co-infection par le VHB; Co-infection par le VIH; numération globulaire complète; Quotient international normalisé; panneau de fonction hépatique; taux de filtration glomérulaire estimé; interactions médicamenteuses potentielles. b Surveillance en cours de traitement précédemment recommandée par l'AASLD / IDSA: charge virale du VHC; niveau de créatinine; taux de filtration glomérulaire estimé; panneau de fonction hépatique. cSurveillance pendant le traitement précédemment recommandée par l'OMS: surveillance de routine en laboratoire pour la toxicité du traitement. d Surveillance post-RVS12 recommandée par l'AASLD / IDSA et l'EASL: surveillance du carcinome hépatocellulaire par échographie biannuelle chez les patients atteints de fibrose avancée (ie METAVIR stade F3 ou F4). eAvec les tests réflexes, le dépistage et le diagnostic peuvent être combinés pour permettre un diagnostic de confirmation du VHC avec moins de visites de patients. AASLD / IDSA, American Association for the Study of Liver Diseases / Infectious Diseases Society of America; EASL, Association européenne pour l'étude du foie; VHB, virus de l'hépatite B; VHC, virus de l'hépatite C; VIH, virus de l'immunodéficience humaine; ARN, acide ribonucléique; SVR12, réponse virologique soutenue 12 semaines après la fin du traitement; OMS, Organisation mondiale de la santé.

Dépistage et diagnostic

La phase de dépistage et de diagnostic comprend le dépistage de la présence d'anticorps anti-VHC et la confirmation de la réplication active du VHC. Traditionnellement, le dépistage des personnes à risque d'infection par le VHC à l'aide d'un test d'anticorps anti-VHC a été largement recommandé, avec de nouveaux tests périodiques pour ceux à risque continu de (ré) infection, tels que les personnes qui s'injectent des drogues (PWID). Cependant, des mises à jour récentes des lignes directrices ont vu l'élargissement de cette recommandation à un dépistage du VHC ponctuel, systématique et opt-out pour toutes les personnes âgées de 18 ans et plus, certains recommandant également le dépistage prénatal pendant chaque grossesse. . D'autres stratégies de dépistage comprennent le dépistage de la cohorte de naissance ou le dépistage de la population générale dans les régions où la séroprévalence du VHC est intermédiaire (≥ 2%) ou élevée (≥ 5%). Chez les personnes qui sont positives aux anticorps anti-VHC, La réplication du VHC est confirmée à l'aide d'un test d'ARN du VHC qualitatif / quantitatif. La détection et la quantification de l'antigène de base du VHC peuvent également être utilisées pour diagnostiquer une infection aiguë ou chronique par le VHC. Avec les deux tests, seule la présence, et non la quantité, de marqueur est utilisée pour les décisions médicales. Pour le remboursement du payeur dans certaines régions, notamment les États-Unis et le Canada, deux tests distincts d'ARN du VHC à au moins 6 mois d'intervalle sont nécessaires pour confirmer un diagnostic d'infection chronique par le VHC. Les lignes directrices recommandent maintenant que les personnes atteintes d'une infection aiguë par le VHC reçoivent des soins appropriés avec un fournisseur de soins de santé qui administrera une prise en charge complète, plutôt que d'attendre la progression vers une maladie chronique.

Phase de prétraitement

Pour de nombreux patients, la phase de prétraitement comprend une visite initiale chez un spécialiste (hépatologue, gastro-entérologue ou spécialiste des maladies infectieuses) pour des évaluations préalables au traitement et la sélection d'un traitement approprié contre le VHC. Avant le début du traitement, une série de tests recommandés sont effectués pour identifier les facteurs viraux et hôtes qui peuvent influer sur le choix du traitement, le pronostic et / ou le suivi requis. À l'ère des DAA, et avec les options pangénotypiques disponibles, le nombre de tests de prétraitement a été réduit; en particulier, les facteurs viraux (p. ex. génotype / sous-type du VHC, présence de substitutions associées à la résistance aux médicaments contre le VHC) qui peuvent avoir eu un impact antérieur sur la réponse virale et, par conséquent, le choix du traitement ne sont pas toujours nécessaires. Cependant, il est encore généralement important d'évaluer d'autres infections actives, En outre, il est considéré comme une bonne pratique clinique d'évaluer le degré de fibrose hépatique pour éclairer les décisions de traitement.

Phase de traitement et de surveillance

Dans la plupart des cas, le choix de l'AAD et la durée du traitement ont été basés sur le génotype du VHC, la gravité de la maladie hépatique et le statut de traitement antérieur contre le VHC. Les directives AASLD / IDSA et les recommandations 2018 de l'EASL préconisent des schémas AAD sans ribavirine, de préférence pangénotypiques si disponibles (c.-à-d. Ceux efficaces contre les principaux génotypes du VHC 1 à 6), pour les adultes naïfs ou expérimentés contre le VHC sans cirrhose ou avec une cirrhose compensée. La ribavirine est nécessaire chez les patients atteints de cirrhose décompensée. En outre, les lignes directrices de l'EASL recommandent des schémas d'association comprenant deux plutôt que trois AAD afin de minimiser le risque d'effets indésirables ou d'interactions médicamenteuses. Enfin, les lignes directrices de l'OMS ne recommandent que les régimes pangénotypiques d'AAD pour tous les adultes avec ou sans cirrhose.

Bien que les AAD soient généralement bien tolérés, les patients doivent être évalués pour les événements indésirables ou les interactions médicamenteuses potentielles à chaque visite ou, selon les lignes directrices de l'OMS, à la fin du traitement. Réactivation du VHB pendant ou après Un traitement par AAD a été signalé chez des patients porteurs d'antigène de surface de l'hépatite B et ne recevant pas de traitement antiviral contre le VHB. Par conséquent, les patients répondant aux critères d'infection active par le VHB doivent commencer un traitement antiviral contre le VHB. Les patients dont les taux d'ADN du VHB sont faibles ou indétectables peuvent recevoir un traitement prophylactique contre le VHB ou être surveillés pour la réactivation du VHB pendant et immédiatement après le traitement par AAD VHC; Le traitement contre le VHB doit être instauré chez les patients présentant des signes de réactivation du VHB.

La dernière étape de surveillance est l'évaluation de la guérison du VHC, définie comme une réponse virologique soutenue (RVS; c'est-à-dire, ARN du VHC indétectable) 12 semaines après la fin du traitement (RVS12). après la fin du traitement (SVR24) peut également être utilisé pour définir la guérison ; cependant, en raison du taux élevé de concordance entre SVR12 et SVR24 (sensibilité et spécificité de 99 et 98%, respectivement), les directives de la Food and Drug Administration des États-Unis et de l'AASLD / IDSA ont défini la guérison du VHC comme une RVS12. Certains patients peuvent nécessiter une surveillance supplémentaire, par exemple pour minimiser les interactions médicamenteuses entre les AAD anti-VHC et les médicaments anti-VIH ou les immunosuppresseurs qui pourraient compromettre le succès de la greffe chez les receveurs d'une transplantation hépatique. Les patients atteints de cirrhose avancée doivent également être surveillés. étroitement pendant le traitement et pour le carcinome hépatocellulaire (CHC) après le traitement.

La suite ici :

https://www.thieme-connect.com/products ... 40-1713657

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Sep 2020 - 15:35
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Des chercheurs font progresser la transplantation de reins infectés par l'hépatite C chez des receveurs négatifs pour le VHC

Plus de 90000 personnes aux États-Unis attendent une greffe de rein, avec des temps d'attente qui peuvent être de cinq, sept, voire 10 ans ou plus, mais une nouvelle recherche d'une équipe de la Perelman School of Medicine de l'Université de Pennsylvanie, en partenariat avec le Massachusetts General Hospital et d'autres centres, montrez plus d'options pour réduire ces temps d'attente.

La transplantation de reins provenant de donneurs infectés par le virus de l'hépatite C (VHC) - des organes souvent considérés comme trop risqués pour être transplantés - chez des patients sans virus, s'est avérée avoir des résultats prometteurs dans les récentes études monocentriques. En 2016 , une équipe de Penn Medicine a testé cette approche et l'utilisation d'un médicament antiviral pour éradiquer le VHC après une transplantation, qui s'est avérée fructueuse . Les chercheurs de Penn ont depuis appliqué la même approche à la transplantation cardiaque et pulmonaire. Cependant, ces résultats n'ont jamais été reproduits dans les essais multicentriques.

Maintenant, les résultats du premier essai multicentrique de transplantation de reins infectés par le VHC chez des receveurs non infectés ont été rapportés dans le Journal of the American Society of Nephrology , ont montré l'efficacité de cette approche dans 30 greffes de rein VHC positives .

"Les centres de transplantation devraient prendre note de ces résultats, qui révèlent une opportunité importante pour améliorer l'accès à la transplantation rénale en utilisant des reins qui étaient souvent jetés dans le passé", a déclaré l'auteur principal Peter Reese, MD, MSCE, professeur agrégé de médecine et néphrologue au Penn Transplant Institute.

L'équipe de collaboration a évalué les greffes dans le cadre de l'essai mené dans sept centres médicaux de mai à octobre 2019 et a montré que tous les reins transplantés fonctionnaient bien - et dans tous les cas, le VHC était indétectable chez les receveurs de rein après avoir terminé une cure de deux mois de l'anti -Médicaments anti-VHC - glécaprévir / pibrentasvir.

Reese, qui a dirigé les activités de transplantation à Penn Medicine et coordonné la collecte de données pour l'ensemble de l'équipe d'étude, a travaillé avec les principaux chercheurs du Massachusetts General Hospital Raymond Chung, MD et Meghan Sise, MD.

Le VHC, qui est répandu dans le monde, peut établir une infection chronique et largement silencieuse, conduisant finalement à une insuffisance hépatique ou à un cancer du foie. Le partage d'aiguilles par les utilisateurs d'héroïne et d'autres drogues injectables est une des principales voies de transmission du VHC, et on pense donc que la crise des opioïdes aux États-Unis a amplifié la propagation du virus ces dernières années. Les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis ont estimé qu'en 2016, plus de deux millions d'Américains vivaient avec une infection par le VHC.

La crise des opioïdes, avec l'augmentation des surdoses mortelles, a également signifié que beaucoup plus d'Américains meurent d'infection par le VHC. Une étude récente a révélé qu'entre 2010 et 2016 aux États-Unis, il y avait une augmentation de près de 300% du nombre de donneurs d'organes décédés d'une surdose de médicaments - et environ un sur cinq de ces donneurs était infecté par le VHC. Sans le risque de transmission du VHC, nombre de ces reins de donneurs seraient considérés comme de très haute qualité, selon les chercheurs. Les organes sont généralement plus jeunes et sont donc moins susceptibles d'avoir été endommagés par des conditions liées à l'âge telles que le diabète et l'hypertension.

Le développement de médicaments antiviraux qui peuvent guérir l'infection par le VHC chez la plupart des patients au cours des dernières années a conduit les médecins transplanteurs à envisager d'utiliser ces médicaments pour protéger les receveurs de reins VHC positifs, élargissant ainsi efficacement le bassin de reins de donneurs.

Dans cette étude, connue sous le nom de MYTHIC (étude multicentrique pour transplanter des reins infectés par l'hépatite C), 30 patients non infectés par le VHC qui ont reçu des reins de donneurs décédés infectés par le VHC (âge médian de 34 ans) ont été évalués. Ces patients étaient pour la plupart sous dialyse et auraient autrement dû faire face, en moyenne, à plusieurs années d'attente pour un rein négatif pour le VHC «standard» - mais avaient un temps d'attente médian de seulement six semaines environ après avoir consenti à recevoir un rein VHC positif. un rein. Les receveurs ont été traités avec une combinaison standard de médicaments anti-VHC, glécaprévir / pibrentasvir, en commençant peu de temps après la transplantation.

L'équipe de recherche a constaté que lors du test, 12 semaines après la fin du traitement médicamenteux , les receveurs avaient des niveaux indétectables de matériel génétique du VHC sur des tests sanguins sensibles, ce qui suggère que le traitement les avait essentiellement éliminés les guéris du VHC et empêché une infection plus large du VHC de prendre racine.

De plus, chacun des reins transplantés semblait bien fonctionner, selon les tests standards menés six mois après les greffes.

Il y a eu plusieurs événements indésirables graves parmi les 30 patients, dont le décès d'un patient dû à une infection bactérienne neuf mois après la transplantation. Mais les chercheurs ont estimé qu'il était peu probable que l'un des événements indésirables soit lié à une infection par le VHC ou au traitement anti-VHC. Les receveurs de greffe ont un risque plus élevé que la normale d'infections dangereuses en raison des médicaments immunosuppresseurs qu'ils prennent pour prévenir le rejet de la greffe.

L'équipe a conclu que la transplantation de reins positifs pour le VHC tout en traitant les receveurs avec des médicaments anti-VHC est un moyen sûr et efficace d'élargir l'accès aux reins des donneurs.

«Le fait de pouvoir utiliser ces reins positifs pour le VHC provenant de donneurs relativement jeunes et en bonne santé devrait améliorer les temps d'attente actuels pour les receveurs potentiels et a un réel potentiel pour améliorer la qualité de vie», a déclaré Reese, qui est également professeur agrégé de Biostatique et épidémiologie, et éthique médicale et politique de la santé. "Nous visons à faire plus d'études de ce type, dans un effort pour sauver plus de vies et, espérons-le, faire de cette approche une norme de soins."

https://medicalxpress.com/news/2020-09- ... ative.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Sep 2020 - 10:38
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Ilc 2020 Londres du 27 au 29 Aout 2020



Retraitement des échecs d'antiviraux directs : encore quelques situations difficiles
Laurent CUISSARD (La Réunion), Bertrand HANSLIK (Montpellier)

Référence : Abs. THU402- Smith D. et al, EASL (ILC) 2020




https://www.youtube.com/watch?v=HIf2LEz ... e=emb_logo

Diapositive :

https://www.cregg.org/wordpress/wp-cont ... thu402.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Sep 2020 - 08:18
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Webconférence actualités EASL Hepatonews - 3 septembre à 17h et 4 septembre à 12h30





https://www.youtube.com/watch?v=S1j8BEP ... e=youtu.be

http://webconfaei.com/easl2020.asp

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Sep 2020 - 18:25
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MÉCANISMES DU CHC ET IMPACT DES AAD

Le Carcinome Hépato-Cellulaire (CHC) est le 6ème cancer le plus courant et il touche 3 fois plus les hommes que les femmes. Près de 800 000 personnes sont touchées à travers le monde, entrainant plus de 700 000 décès par an. Aux Etats-Unis, les décès dus aux CHC et aux cholangiocarcinomes augmentent plus rapidement que les autres types de cancers.

L’infection par le Virus de l’Hépatite C (VHC) est le facteur de risque majeur de cirrhose hépatique et de CHC. Le VHC est transmissible par le sang qui infecte exclusivement le foie. La plupart des patients ne peuvent éliminer le virus naturellement ouvrant la voie à une infection chronique. L’inflammation chronique due au VHC est responsable du démarrage de l’aggravation de la maladie hépatique avec fibrose, cirrhose puis CHC entrainant le décès. Près de 71 millions de personnes sont actuellement infectées par le VHC, dont 20 à 30 % vont développer une cirrhose et 1 à 4 % des patients cirrhotiques par an développeront un CHC.

Le mécanisme d’initiation du CHC, sa croissance et l’apparition de métastases semblent être très complexes et dus à des interactions sur une dizaine d’année entre le virus, le système immunitaire, et les effets simultanés de la maladie hépatique métabolique de l’hôte.

Le manque de modèle animal facilement accessible pour le VHC est un réel obstacle pour comprendre les mécanismes carcinologiques viraux.

Traditionnellement, la stratégie de prévention primaire a été d’éliminer l’infection virale par des traitements antiviraux dont l’efficacité est jugée sur la réponse virologique soutenue (RVS) quand le VHC n’est pas détectable dans le sang. Après les traitements par interféron alpha (IFN-α), puis interféron pégylé avec ou sans ribavirine, sont arrivés des Antiviraux à Action Directe (AAD) permettant d’avoir des succès thérapeutiques impressionnants (plus de 95 % des patients guéris), y compris pour des patients avec une cirrhose.

Néanmoins, des publications récentes évoque le fait que les patients recevant des AAD alors qu’ils sont déjà au stade de cirrhose seraient à risque de CHC après la guérison virologique.

Les mécanismes liés à l’hôte qui conduisent au risque de CHC en l’absence de virus sont inconnus.

Cette revue décrit les mécanismes multiformes qui crée un environnement tumorogénique lors de l’infection par le VHC. En plus de la programmation oncogène potentielle qui conduit au CHC après élimination du virus par les AAD, l’état actuel du développement de biomarqueurs pour une prédiction précoce de la régression de la cirrhose et la détection du CHC après le traitement antiviral est discuté.

Puisque les AAD n’offrent pas de protection totale contre la réinfection ou la transmission virale à d’autres individus, les études récentes sur le développement d’un vaccin sont également passées en revue.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7167284/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Sep 2020 - 06:19
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La thérapie TAF aide à prévenir la transmission mère-enfant du VHB

Le fumarate de ténofovir alafénamide a empêché la transmission mère-enfant de l'hépatite B sans aucun problème de sécurité, selon les résultats de l'étude.

Calvin Q.Pan, MD, du Center for Liver Disease de l'hôpital Ditan de Pékin, et ses collègues ont écrit que le traitement par le fumarate de ténofovir alafénamide (TAF) est recommandé par les directives internationales comme traitement de première intention du VHB chronique, sauf chez les femmes enceintes en raison de un manque de données d'efficacité et de sécurité.

«Nos données pourraient potentiellement fournir des preuves préliminaires pour soutenir la thérapie TAF comme l'une des options de traitement pour les femmes enceintes et contribuer à la connaissance de la sélection de la thérapie antivirale avec de meilleurs résultats de sécurité», ont-ils écrit.

Les chercheurs ont recruté dans leur étude rétrospective des mères atteintes de VHB positif à l'antigène électronique chronique qui ont reçu un traitement TAF. L'étude comprenait la collecte de données sur les dyades mère-enfant jusqu'aux semaines 24 à 28 du post-partum.

Le principal résultat de l'étude était les taux de transmission mère-enfant et le taux de malformations chez les nourrissons. Les chercheurs ont également exploré la réduction de l'ADN du VHB maternel lors de l'accouchement, ainsi que les événements indésirables maternels ou infantiles au cours du suivi.

L'étude comprenait 71 mères (âge moyen 30,3 ans) qui ont commencé un traitement par TAF au cours du deuxième ou du troisième trimestre et ont donné naissance à 73 bébés. Lors de l'accouchement, 85,9% des mères ont atteint des niveaux d'ADN du VHB inférieurs à 200 000 unités internationales par litre.

À l'âge de 24 à 28 semaines, tous les nourrissons ont été testés négatifs pour l'antigène de surface du VHB et avaient des niveaux indétectables d'ADN du VHB.

Aucun des enfants n'avait de malformations congénitales ou de malformations. De plus, leur poids corporel, leur taille et leur tour de tête étaient comparables aux normes nationales. Il n'y a eu aucun événement indésirable grave ni chez les mères ni chez les enfants.

«D'autres études avec une conception prospective et un suivi à long terme sont nécessaires pour vérifier les résultats ci-dessus», ont écrit Pan et ses collègues. «Nos données préliminaires suggèrent que le TAF devrait être considéré comme l'un des traitements de première intention pour prévenir la transmission mère-enfant dans cette population particulière.»

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/apt.16043

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Sep 2020 - 16:44
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PDF :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... ravail.pdf

http://www.soshepatites.org/retour-des- ... u-travail/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Sep 2020 - 05:30
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Rompre la transmission materno-fœtale de l’hépatite B

Les résultats d’une méta-analyse évaluant l’efficacité et la tolérance d’une prophylaxie antirétrovirale en péripartum viennent d’être publiées dans The Lancet Infection Diseases. Les données poolées de 129 études, incluant un peu plus de 1.000 mères et 1.000 enfants soulignent une diminution du risque de transmission materno-fœtale du virus de l’hépatite B entre 84 et 90% avec l’un des trois antirétroviraux suivants : fumarate de tenofovir disoproxil, lamivudine ou telbivudine. Pour une question de barrière de résistance des premières générations d’analogues nucléotidiques ou nucléosidiques, l’OMS recommande l’utilisation du fumarate de tenofovir disoproxil.

Pourquoi ces résultats sont intéressants ?

En 2016, l’OMS a engagé une stratégie globale visant à réduire, d’ici à 2030, le risque de contracter une hépatite B de 90% et le risque de mortalité par hépatite B de 65%. De fait, agir efficacement sur la transmission materno-fœtale est un axe opérationnel majeur. Cette action passe notamment par l’administration dans les 24 heures post-naissance d’une première dose de vaccin contre l’hépatite B combinée à une immunoprophylaxie passive par immunoglobuline anti-hépatite B. L’OMS s’appuie sur les résultats de la méta-analyse présentée ici pour recommander l’administration du fumarate de tenofovir disoproxil 300 mg dès la 28è semaine de grossesse et au moins jusqu’à l’accouchement.

Méthodologie :

Cette revue systématique de la littérature et cette méta-analyse ont inclus les essais cliniques randomisés ou non, contrôlés, publiés jusqu’en mars 2019, ayant évalué chez des femmes enceintes et porteuses d’une hépatite B chronique, une prophylaxie antivirale à n’importe quel moment de la grossesse versus un placebo ou l’absence de prophylaxie. Tous les antirétroviraux suivants pouvaient être administrés : adefovir, emtricitabine, entecavir, lamivudine, telbivudine, tenofovir, alafenamide, fumarate de tenofovir disoproxil. Les critères évalués étaient les suivants : transmission materno-fœtale (mesurée par la positivité aux antigènes HB – critère principal d’évaluation - ou la positivité à l’ADN-VHB à l’âge de 6-12 mois) ainsi que toutes complications chez la mère ou l’enfant.

Principaux résultats :

Au total, 129 études ont été retenues. Les résultats de la méta-analyse portent sur les traitements ayant été évalués dans 3 études ou plus, soit le fumarate de tenofovir disoproxil 300 mg (19 études, 1.092 mères et 1.072 enfants), la lamivudine 100-150 mg (40 études, 2.080 mères et 2.007 enfants et la telbivudine 600 mg (83 études, 6.036 mères et 5.971 enfants). Aucune méta-analyse n’a pu être menée à partir des données du telbivudine 100 mg (2 études, 65 mères, 65 enfant), de l’adefovir 10 mg (1 étude, 42 mères, 42 enfants) ou de l’adefovir 500 mg (1 étude, 258 mères, 254 enfants).

Au global, le odds ratio poolé des données issues des essais cliniques randomisés montrent que la prise de fumarate de tenofovir disoproxil, de lamivudine ou de telbivudine permettrait une diminution du risque de transmission materno-fœtale respectivement de 90%, 84% et 86% (odds ratio 0,10 [0,03-0,35], 0,16 [0,10-0,26], 0,14 [0,09-0,21]).

Les analyses similaires menées sur les études non randomisées montrent également une forte diminution du risque de transmission materno-fœtale : OR 0,17 [0,10-0,29] pour le fumarate de ténofovir disoproxil, 0,17 [0,12-0,24] pour le lamivudine et 0,09 [0,06-0,12] pour la telbivudine. La prophylaxie antirétrovirale péripartum était associée à une réduction significative de la positivité HBsAg chez les enfants âgés entre 6 et 12 mois.

Aucun sur-risque de complications chez la mère ou l’enfant n’a été mis en évidence.

Limitations :

Seules 2 études randomisées sur 33 avaient un faible risque de biais.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32805200/

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 048#399048

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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Sep 2020 - 05:44
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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Sep 2020 - 15:17
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PÉNURIES DE MÉDICAMENTS ET DE VACCINS : PAS DE STOCKS EN VUE






PDF :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... 080920.pdf

http://www.soshepatites.org/penuries-de ... ks-en-vue/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Sep 2020 - 08:03
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Les États-Unis ne sont pas sur la bonne voie pour atteindre les objectifs d'élimination de l'hépatite C de l'OMS

Seuls trois États devraient atteindre l'objectif de 2030.

Les États-Unis ne devraient pas atteindre les objectifs d'élimination de l'hépatite C de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), selon les résultats présentés au Digital International Liver Congress. Au lieu d'éradiquer l'hépatite C en tant que menace pour la santé publique d'ici 2030, les États-Unis devraient le faire d'ici 2037.
Quelque 2,4 millions d'Américains vivent avec l'hépatite C, une cause importante de maladie et de décès aux États-Unis.

Mark Sulkowski, MD, de la Johns Hopkins University School of Medicine à Baltimore, et ses collègues ont évalué les progrès des États-Unis dans l'élimination de l'hépatite C en tant que menace pour la santé publique d'ici 2030 selon les objectifs d'incidence, de mortalité, de diagnostic et de traitement fixés par le OMS.

Pour commencer, l'équipe a utilisé des données allant de janvier 2013 à décembre 2017 provenant de deux grands laboratoires d'essais aux États-Unis. Les données avaient été dépouillées de toute information d'identification. La population totale de l'étude comprenait 23 569 897 personnes qui avaient subi des tests de charge virale ARN du virus de l'hépatite C (VHC) et des tests d'anticorps anti-hépatite C. Les tests d'ARN du VHC révèlent des infections actives actuelles, tandis que les tests d'anticorps montrent si une personne a déjà contracté le virus.

Un total de 3063343 personnes atteintes d'une infection active à l'hépatite C ont été diagnostiquées aux États-Unis en 2017.

Les chercheurs ont utilisé un modèle de progression de la maladie pour simuler le nombre de cas d'hépatite C dans les 50 États, à Washington, DC et à Porto Rico. La modélisation a aidé à prédire les infections annuelles, la mortalité et le fardeau de la maladie liés aux affections liées à l'hépatite C, telles que la fibrose hépatique, la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire, le type le plus courant de cancer du foie.

Les objectifs de l'OMS pour l'élimination de l'hépatite C comprennent:

Diagnostiquer 90% de la population infectée par le VHC;
Traiter 80% de la population éligible;
Réduire de 80% les nouvelles infections à l'hépatite C;
Réduction de 65% des décès dus à l'hépatite C.

Seuls trois États (6%) - Connecticut, Caroline du Sud et Washington - devraient réduire les nouvelles infections de 80% et éliminer l'hépatite C d'ici 2030. Seize États (32%) sont en voie d'éliminer l'hépatite C d'ici 2035, et 15 autres (30%) visent 2040 et 10 États (20%) visent 2050. Huit États (16%) n'atteindront probablement pas les objectifs d'ici 2050.

D'ici 2030, 16 États (31%) sont prêts à traiter 80% de la population éligible avec l'hépatite C, 45 États (87%) sont prêts à détecter 90% des infections à l'hépatite C et 46 (88%) États devraient diminuer décès dus à l'hépatite C de 65%. Pour atteindre l'objectif de traitement pour 2030, environ 173514 personnes devraient être traitées chaque année entre 2020 et 2030. Neuf États (17%) limitent le traitement à ceux qui souffrent de fibrose hépatique plus sévère, et aucun d'entre eux ne devrait éliminer le VHC. d'ici 2030.

En outre, l'équipe a constaté que les cibles de l'OMS pour l'hépatite C ne seront atteintes aux États-Unis qu'en 2037. La réduction de 80% de l'incidence devrait avoir lieu en 2037, les cibles de diagnostic et de traitement devant être atteintes d'ici 2027 et 2033. , respectivement. Cependant, l'objectif de réduction des décès liés au VHC devrait être atteint en 2020.

Les chercheurs ont noté que les principaux obstacles à l'élimination de l'hépatite C comprennent l'absence d'un plan national d'élimination du VHC, des ressources de soins de santé limitées consacrées au dépistage et au diagnostic, l'accès limité au traitement en fonction du stade de la maladie hépatique et de la consommation de substances, la stigmatisation et la discrimination et volonté."

«Comme l'année où tous les États américains devraient atteindre les objectifs d'élimination du VHC se situe au-delà de 2050, des stratégies doivent être mises en œuvre pour réduire l'incidence du VHC, notamment des taux accrus de dépistage, un lien avec les soins et un accès sans entrave à la thérapie curative», ont-ils écrit.

https://www.who.int/hepatitis/fr/

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Selon une enquête mondiale menée par l’OMS, 90 % des pays ont souffert de perturbations de leurs services de santé essentiels depuis le début de la pandémie de COVID-19



L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié aujourd’hui les résultats d’une première enquête indicative sur l’impact de la COVID-19 sur les systèmes de santé - en anglais, sur la base des rapports transmis par 105 pays. Les données collectées dans cinq Régions au cours de la période allant de mars à juin 2020 montrent que la quasi-totalité des pays (90 %) ont connu des perturbations de leurs services de santé, les pays à revenu faible et intermédiaire rapportant les difficultés les plus graves. La majeure partie des pays ont indiqué que de nombreux services courants et non urgents ont été suspendus, tandis que les soins essentiels – tels que le dépistage et le traitement du cancer et le traitement du VIH – ont subi des interruptions à haut risque dans les pays à revenu faible.

« L’enquête met en lumière les défaillances de nos systèmes de santé, mais elle est aussi utile pour concevoir de nouvelles stratégies afin d’améliorer la prestation des soins de santé pendant une pandémie et au-delà », commente le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « La COVID-19 devrait permettre à tous les pays d’apprendre que la santé ne peut être un choix entre deux options, l’une au détriment de l’autre. Nous devons mieux nous préparer aux situations d’urgence mais aussi continuer à investir dans des systèmes de santé qui répondent pleinement aux besoins des populations tout au long de la vie.

Les services ont été universellement touchés. Selon les rapports transmis par des informateurs clés, les pays ont en moyenne connu des perturbations dans 50 % d’un ensemble de 25 services indicateurs. Parmi les domaines les plus fréquemment perturbés figuraient la vaccination systématique – les services de proximité (70 %) et les services en centres de soins (61 %), le diagnostic et le traitement des maladies non transmissibles (69 %), la planification familiale et la contraception (68 %), le traitement des troubles de la santé mentale (61 %), le diagnostic et le traitement du cancer (55 %).

Les pays ont également signalé des dérèglements dans le diagnostic et le traitement du paludisme (46 %), la détection et le traitement des cas de tuberculose (42 %) et dans les traitements antirétroviraux (32 %). Bien que certains domaines des soins de santé, comme les soins dentaires et la réadaptation, aient pu être délibérément suspendus conformément aux protocoles gouvernementaux, les perturbations de bon nombre des autres services auront certainement des effets néfastes sur la santé de la population à court, moyen et long terme.

Des services d’urgence potentiellement vitaux ont été perturbés dans près d’un quart des pays ayant répondu à l’enquête. Les services d’urgence 24h/24 par exemple ont été touchés dans 22 % des pays, les transfusions sanguines urgentes perturbées dans 23 % des pays, et la chirurgie d’urgence affectée dans 19 % des pays.

Des perturbations dues à la combinaison de facteurs secondaires liés à l’offre et à la demande. 76 % des pays ont signalé une réduction de la fréquentation des soins ambulatoires en raison de la baisse de la demande et d’autres facteurs tels que le confinement et les difficultés financières. Le facteur le plus fréquemment signalé du côté de l’offre a été l’annulation des services non urgents (66 %). Parmi les autres facteurs mentionnés par les pays figurent le redéploiement du personnel pour les services de secours liés à la COVID-19, l’indisponibilité des services en raison des fermetures et les interruptions dans la fourniture de matériel médical et de produits de santé.

Adaptation des stratégies de prestation de services. De nombreux pays ont commencé à mettre en œuvre certaines des stratégies recommandées par l’OMS pour atténuer les perturbations dans les services, telles que le triage afin d’identifier les priorités, le passage aux téléconsultations avec les patients, les changements apportés aux pratiques de prescription et à la chaîne d’approvisionnement et les stratégies d’information sur la santé publique. Toutefois, seuls 14 % des pays ont indiqué avoir supprimé les frais à la charge des utilisateurs, ce que préconise l’OMS pour compenser les difficultés financières potentielles que connaissent les patients.

L’enquête donne également une indication des expériences vécues par les pays dans l’adaptation des stratégies afin d’atténuer l’impact sur la prestation des services. Malgré ses limites, elle souligne la nécessité d’améliorer le suivi en temps réel des changements dans la prestation et l’utilisation des services, au fur et à mesure des variations probables de l’épidémie au cours des prochains mois, et d’adapter les solutions en conséquence.

À cette fin, l’OMS continuera de travailler avec les pays et de fournir des outils de soutien pour faire face aux retombées de la COVID-19. Compte tenu des demandes urgentes d’aide formulées par les pays pendant la riposte à la pandémie, l’OMS crée actuellement le Centre d’apprentissage sur les services de santé dans le contexte de la COVID-19, une plate-forme web qui permettra de partager les expériences et de s’inspirer des pratiques nationales innovantes pouvant être utiles dans le cadre de la riposte collective mondiale. L’OMS élabore également d’autres enquêtes au niveau infranational et dans les établissements de santé afin d’évaluer l’impact à long terme des perturbations et d’aider les pays à évaluer les avantages et les risques de la poursuite de différentes stratégies d’atténuation.

Note à l’intention des rédacteurs
L’enquête consistant en une évaluation rapide de la continuité des services de santé essentiels pendant la pandémie de COVID-1 (HYPERLIEN) a été menée dans 159 pays (toutes les Régions de l’OMS à l’exception des Amériques). Cent cinq réponses ont été reçues (taux de réponse de 66 %) de hauts fonctionnaires du ministère de la Santé pour la période allant de mars à juin 2020. L’objectif de l’enquête était d’obtenir informations et perspectives à la fois sur l’impact de la pandémie de COVID-19 sur jusqu’à 25 services de santé essentiels dans les pays et sur la façon dont les pays adaptent leurs stratégies pour maintenir les services essentiels.

Bien que ce type d’enquêtes aient certaines limites, leur utilité réside dans leur caractère exhaustif, 25 services de santé essentiels étant examinés (par opposition aux enquêtes sur un seul sujet) et les perturbations de ces services étant présentées d’une manière comparable dans plus de 100 pays. Il en ressort que même des systèmes de santé solides peuvent être rapidement dépassés et mis en péril par une flambée de COVID-19, d’où la nécessité d’une collecte régulière de données et d’adaptations stratégiques pour assurer le maintien de la prestation des soins essentiels.

https://www.who.int/fr/news-room/detail ... 9-pandemic

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Sep 2020 - 12:43
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Pénuries de médicaments – Quand les intérêts de l’industrie priment sur la santé des usagers

Communiqué de presse – 11 septembre 2020
La constitution de stocks de sécurité, destinés à prévenir les pénuries de médicaments, demande de longue de date des associations de patients, a fait l’objet d’un article dans la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2020 votée en décembre 2019. Près d’1 an plus tard le décret obligeant les industriels à constituer ces stocks de sécurité n’est toujours pas publié.
Le TRT-5 CHV, Collectif qui rassemble 14 acteurs associatifs de la lutte contre le VIH, les hépatites virales, les IST et les pathologies associées, a été, dès 2010, pionnier dans la lutte contre les pénuries de médicaments. Depuis, cette situation s’est largement aggravée, allant jusqu’à doubler entre 2012 et 20161, touchant de nombreuses classes de médicaments et déstabilisant notre système de soin. L’indisponibilité d’un médicament peut avoir un impact délétère sur la santé des patients (perte de chance, effets indésirables…) et devenir un véritable problème de santé publique2.

Inefficacité dans la lutte contre les pénuries de médicaments
Malgré de multiples échanges avec les autorités sur le contenu de ce décret, nous constatons que les dispositions retenues après arbitrage gouvernemental sont inapplicables et inefficaces dans la lutte contre les pénuries de médicaments. La possibilité de constitution de stocks de sécurité de 4 mois initialement prévue par la loi pour les Médicaments à Intérêt Thérapeutique Majeur (MITM) est réduite à une obligation de 2 mois, avec possibilité de révision à la hausse pour certains médicaments qui feraient partie d’une liste évolutive. Ces dispositions sont inacceptables :

– 2 mois sont INSUFFISANTS quand on sait que les ruptures durent en moyenne plus de 3 mois pour les médicaments et 6 mois pour les vaccins3.

– Pour inscrire un médicament dans la liste d’exception, les patients et leurs associations devront en prouver le caractère essentiel et les risques de rupture. Il est intolérable de faire porter aux patients la charge de rassembler les preuves qui permettront la sécurisation de l’accès de leur traitement. Combien seront en capacité de retracer l’historique des ruptures ? à même de prouver les tensions d’approvisionnement, signes avant-coureurs de ruptures ?

Mépris de l’intérêt général ?
Comment expliquer que ce qui pouvait être considéré comme du bon sens avant la crise COVID soit remis en cause aujourd’hui ? Alors que se multiplient les annonces de dotation et mesures en faveur de l’industrie, parmi lesquelles les annonces présidentielles du 28 août dernier, comment interpréter un tel revirement au mépris de l’intérêt général si ce n’est comme une nouvelle concession à l’industrie pharmaceutique ?

Dans le contexte actuel, où les questions de santé et de sécurité sanitaire sont au cœur des préoccupations de tous, ce choix envoie un signal d’alerte pour la santé des usagers. Nous exigeons qu’une obligation de constitution de stocks de sécurité équivalent à 4 mois de couverture des besoins pour les MITM soit introduite dans le décret.

Contact presse : Coordination TRT-5 CHV -07 77 07 51 01 / 06 46 10 09 51

1 https://www.acadpharm.org/dos_public/20 ... ED_VF1.pdf
2 Les anti-infectieux, dont les vaccins, figurent parmi les classes les plus touchées par les ruptures. De même pour les traitements en oncologie, antibiothérapie et anesthésie-réanimation, http://www.senat.fr/rap/r17-737/r17-7371.pdf
3 https://www.senat.fr/rap/r17-737/r17-737-syn.pdf

https://www.trt-5.org/penurie-de-medica ... s-usagers/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Sep 2020 - 17:04
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http://www.soshepatites.org/de-la-cocai ... GO0BN2CP8E

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Sep 2020 - 06:14
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Efficacité des inhibiteurs de la NS5A contre les sous-types de VHC inhabituels et potentiellement difficiles à traiter couramment trouvés en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est



Contexte et objectifs :

L'efficacité des inhibiteurs de la NS5A contre plusieurs sous-types moins courants du virus de l'hépatite C (VHC) est mal caractérisée. Certains sous-types, y compris 3b, 3g, 6u et 6v, hébergent couramment des
résidus d'acides aminés dans la NS5A qui peuvent conférer une résistance aux antiviraux à action directe (AAD) dans d'autres sous-types courants. Les données des patients suggèrent également que 1l et 4r avec des substitutions d'acides aminés aux positions 28-31 et 93 dans NS5A sont relativement résistants au traitement par DAA.

Méthodes :

Dans cette étude, nous avons testé l'efficacité du daclatasvir, de l'elbasvir, du lédipasvir, du pibrentasvir et du velpatasvir contre ces sous-types en utilisant le squelette du réplicon SGR-JFH1.

Résultats :

Les inhibiteurs de la NS5A ont montré différents niveaux d'efficacité, seul le pibrentasvir étant efficace contre tous les sous-types testés. Le daclatasvir et le lédipasvir se sont révélés inefficaces contre 6u et 6v (la moitié des valeurs de concentration efficace maximale [CE 50 ] de 239 à 321 nM) tandis que 3b et 3g étaient uniquement sensibles au pibrentasvir. L'analyse des effets des mutations individuelles a indiqué que Q30R dans 1l augmentait la CE 50 du lédipasvir de 18 fois, conférant une résistance intermédiaire, tandis que ceux de L31M et Y93H dans 4r induisaient une augmentation de la CE 50 valeurs de de 2100 et 3575 fois ( niveau de résistance).

Conclusion :

Les valeurs Les valeurs élevées de CE 50 du lédipasvir de 1l avec la substitution Q30R, 4r L31M et 4r Y93H peuvent expliquer l'échec du traitement chez les patients infectés par ces virus et traités par lédipasvir + sofosbuvir. Cette étude montre également l'inefficacité des inhibiteurs NS5A de première génération contre 6u et 6v, et confirme la résistance inhérente des 3b et 3g à la plupart des inhibiteurs NS5A. Des études cliniques à confirmer in vivo sensibilité aux inhibiteurs de la NS5A sont nécessaires de toute urgence afin que des stratégies de traitement rationnelles et efficaces puissent être développées pour des sous-types inhabituels.

Résumé :

On sait peu de choses sur l'efficacité des inhibiteurs de la NS5A contre certains sous-types «inhabituels» du virus de l'hépatite C (VHC), notamment 1l, 3b, 3g, 4r, 6u et 6v. Dans cette étude, nous avons fabriqué des réplicons du VHC qui expriment la protéine NS5A à partir des sous-types inhabituels de VHC 1l, 3b, 3g, 4r, 6u, 6v. Nous avons ensuite testé l'effet des inhibiteurs de la NS5A daclatasvir, elbasvir, ledipasvir, pibrentasvir et velpatasvir sur le blocage de la réplication, en utilisant ces réplicons. Nous montrons que ces réplicons sont résistants à un certain niveau à tous les inhibiteurs de la NS5A autres que le pibrentasvir.

https://www.journal-of-hepatology.eu/ar ... etoc_email

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Sep 2020 - 06:15
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À propos de la nécessité absolue de poursuivre les recherches actives sur l'efficacité des antiviraux à action directe contre le virus de l'hépatite C

Des progrès majeurs ont été réalisés dans le traitement de l'hépatite C chronique au cours des 10 dernières années. Il est maintenant admis que la grande majorité des patients infectés par le VHC élimineront le virus après un traitement de 8 à 12 semaines combinant 2 ou 3 antiviraux à action directe (AAD). Les inhibiteurs de la protéine 5A non structurale (NS5A) du VHC sont le squelette de toute combinaison de DAA, en raison de leur puissance et de leur rapidité d'action résultant de leur double mécanisme antiviral, y compris l'inhibition de la réplication virale par la désorganisation des complexes de réplication et l'inhibition de l'assemblage viral et Libération.Les inhibiteurs de la NS5A sont utilisés en combinaison avec un analogue nucléotidique, un inhibiteur de la protéase NS3-4A ou les deux. Des recommandations de pratique clinique récentes recommandent l'utilisation soit de l'association pangénotypique à dose fixe de l'analogue nucléotidique sofosbuvir avec l'inhibiteur NS5A velpatasvir, soit de l'inhibiteur de protéase NS3-4A glécaprévir avec l'inhibiteur NS5A pibrentasvir, comme traitement de première intention chez les patients atteints de hépatite C. L'association pangénotypique du sofosbuvir et de l'inhibiteur de la NS5A, le daclatasvir, est également largement utilisée, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Enfin, l'association à dose fixe de l'inhibiteur NS3-4A grazoprevir et de l'inhibiteur NS5A elbasvir reste indiquée chez certains patients infectés par le VHC de génotype 1.3,4
Bien que les taux de guérison du VHC soient très élevés avec ces combinaisons, certains patients ne parviennent pas à éliminer le virus. L'échec du traitement est associé à la sélection de sous-populations virales préexistantes portant des substitutions associées à la résistance (RAS) dans la région NS5A qui réduisent leur sensibilité aux inhibiteurs de la NS5A.5Avec les schémas AAD pangénotypiques susmentionnés, les échecs de traitement sont rares chez les patients infectés par les génotypes et sous-types de VHC les plus fréquents, y compris les sous-types 1a, 1b, 2a, 2c, 3a, 4a, 5a et 6a. Cependant, la classification du VHC comprend un nombre beaucoup plus grand de sous-types distincts, jusqu'à 1l, 2r, 3k, 4w, 6xa, 7a et 8a,6et il existe probablement de nombreux autres génotypes et sous-types du VHC. Certains de ces sous-types, qui sont `` inhabituels '' dans les régions où la plupart des recherches sont effectuées, représentent des proportions importantes de la population infectée par le VHC dans certains pays à revenu faible et intermédiaire et chez les immigrants de ces régions vivant en Europe ou dans le Nord. Amérique. Certains sous-types de VHC, tels que 1l, 4r, 3b ou 3g ou autres, qui sont répandus dans certains pays, ont été rapportés comme intrinsèquement résistants à plusieurs inhibiteurs de la NS5A, en raison de la présence de polymorphismes naturels conférant une résistance de niveau moyen à élevé à ces AAD.
Les directives de traitement du VHC doivent être applicables à tout groupe de patients infectés par le VHC. Ainsi, il est obligatoire d'être en mesure d'explorer les in vitrol'efficacité des différents AAD du VHC disponibles en pratique clinique contre tous les génotypes et sous-types de VHC connus, et pour caractériser la présence de SRA avant le traitement et leur sélection par traitement, ainsi que le niveau de résistance aux médicaments qu'ils confèrent dans divers milieux génétiques. La plupart des informations disponibles ont été générées et publiées par l'industrie pharmaceutique dans le cadre de ses développements précliniques et cliniques. Ces études ont utilisé différents systèmes modèles, des génotypes / sous-types fréquents de la liste ci-dessus et un panel non exhaustif de composés à des fins de comparaison. Heureusement, deux études complémentaires clés indépendantes de l'industrie ont récemment été publiées et comblent nombre de nos lacunes dans nos connaissances sur les caractéristiques antivirales intrinsèques des inhibiteurs de la NS5A utilisés dans le traitement quotidien de l'infection par le VHC: la première de Gottweinet coll. en gastroentérologie en 2018,dixle second par Nguyen et al. dans le présent numéro du Journal of Hepatology .
L'étude de Gottwein et al. mesuré l'efficacité de différentes concentrations de daclatasvir, de lédipasvir, d'ombitasvir, d'elbasvir, de ruzasvir (un inhibiteur de NS5A non approuvé), de velpatasvir et de pibrentasvir dans des lignées cellulaires d'hépatome en culture infectées par des recombinants du VHC exprimant des protéines NS5A spécifiques du sous-type, avec ou sans RAS modifiés .dixL' efficacité antivirale in vitro des inhibiteurs de la NS5A a été testée contre les sous-types de VHC 1a, 1b, 2a, 2b, 3a, 4a, 5a, 6a et 7a. Leurs résultats étayaient les recommandations actuelles d'utiliser des combinaisons doubles comprenant soit le velpatasvir, soit le pibrentasvir comme traitement de première intention du VHC dans les zones où les sous-types testés dans l'étude sont dominants.dixGottwein et coll. ont également caractérisé la sensibilité in vitro aux inhibiteurs de la NS5A d'un grand nombre de variants infectieux du VHC des mêmes 9 génotypes / sous-types portant 1 des 2 RAS modifiés dans leur séquence NS5A.dixLes RAS aux positions 28 et 93 de la NS5A conféraient une résistance de haut niveau au velpatasvir, tandis que le velpatasvir était plus actif que les autres inhibiteurs de la NS5A (à l'exception du pibrentasvir) contre les RAS aux positions 30 et 31. Aucune résistance au pibrentasvir n'était conférée par les RAS aux positions 28, 30 et 31, alors que la résistance de bas niveau était conférée par les RAS en position 93. La combinaison d'un RAS en position 93 et ​​d'une suppression en position 32 conférait une résistance de haut niveau au pibrentasvir. Ensemble, ces résultats ont indiqué que le pibrentasvir présentait la plus haute barrière à la résistance de tous les inhibiteurs de la NS5A testés.dix
Les résultats générés par Gottwein et al. ont été très utiles pour mieux comprendre les résultats du traitement contre le VHC et élaborer des lignes directrices de pratique clinique applicables aux patients infectés par des génotypes / sous-types fréquents en Europe occidentale, en Amérique du Nord et dans certaines régions d'Asie. Néanmoins, cette étude n'a fourni aucune information sur les sous-types de VHC `` difficiles à guérir '' que l'on trouve couramment en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est ou dans les populations migrantes de ces régions connues pour être intrinsèquement résistantes aux inhibiteurs de la NS5A.Espérons que cette lacune a maintenant été comblée par l'excellent article de Nguyen et al. dans le présent numéro du Journal of Hepatology .
Dans leur étude, Nguyen et al. ont utilisé un squelette de réplicon SGR-JFH1 de génotype 2a avec des séquences NS5A clonées de sous-types «inhabituels» 1l, 3b, 3g, 4r, 6u et 6v dans une lignée cellulaire d'hépatome pour mesurer l'efficacité antivirale du daclatasvir, de l'elbasvir, du ledipasvir, du velpatasvir et du pibrentasvir. Ces sous-types ont été sélectionnés parce que leurs séquences NS5A sont connues pour abriter des résidus d'acides aminés signalés comme RAS dans d'autres sous-types.6 De plus, des taux de guérison plus faibles ont été rapportés avec des schémas thérapeutiques contenant des inhibiteurs de la NS5A chez des patients infectés par les sous-types 1l, 4r et 3b dans des essais cliniques ou des études de cohorte rétrospectives. L'étude suggère que les sous-types 3b et 3g sont intrinsèquement résistants au daclatasvir, au ledipasvir, à l'elbasvir et au velpatasvir, tandis que les sous-types 1l, 4r, 6u et 6v sont sensibles à l'elbasvir et au velpatasvir, mais résistants au daclatasvir et au ledipasvir. Seul le pibrentasvir avait une activité élevée contre tous les sous-types testés.11
Ces résultats appuieraient l'utilisation de l'association à dose fixe et à comprimé unique de glécaprévir et de pibrentasvir comme traitement de première intention dans des régions ou des groupes de patients présentant une prévalence substantielle de sous-types de VHC intrinsèquement résistants à d'autres inhibiteurs de la NS5A. Cependant, cette recommandation va de pair avec la condition que ces sous-types soient également intrinsèquement sensibles au glécaprévir, un inhibiteur de la protéase NS3-4A. Aucune donnée expérimentale n'a été fournie par Nguyen et al. pour aborder ce point, qui a été étudié in silico. Les auteurs ont analysé les séquences des 6 sous-types disponibles dans les bases de données publiques, à la recherche de la présence de RAS connus pour conférer une sensibilité réduite au glécaprévir dans les sous-types communs de VHC les plus étroitement apparentés. Ils n'ont trouvé que le RAS A166S dans 3,1% (3/quatre vingt dix huit) et 100% (4/4) des séquences NS3 des sous-types 3b et 3g, respectivement. L'A166S semble conférer une résistance de faible niveau (le cas échéant) au glécaprévir in vitro et a été sélectionné chez certains patients infectés par le génotype 3a avec échec virologique.15,16L'impact de la présence de ce SRA au départ chez les patients infectés par les sous-types 3b et 3g recevant du glécaprévir / pibrentasvir est inconnu. Ensemble, ces résultats fournissent une stratégie rationnelle pour sélectionner des stratégies efficaces basées sur un traitement double ou triple de première intention pour les sous-types inhabituels de VHC intrinsèquement résistants aux inhibiteurs de la NS5A couramment trouvés en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est.
Le message clair de ces études est que ce n'est pas le moment de jeter les modèles, d'arrêter le financement et de fermer la boutique. La recherche sur le VHC n'est pas terminée, mais elle doit être ciblée. De nombreux patients doivent encore être traités dans le monde. La plupart d'entre eux vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire ou appartiennent à des communautés mal desservies dans des zones où le traitement a été largement proposé. De nouveaux profils de résistance émergent continuellement au fur et à mesure que l'accès à la thérapie progresse. Des sous-types inhabituels, y compris ceux qui sont intrinsèquement résistants aux AAD anti-VHC actuels, représentent des proportions substantielles des populations infectées par le VHC dans de nombreuses régions du monde, en particulier dans les régions où les combinaisons de médicaments les plus récentes ne sont pas encore disponibles. Pour toutes ces raisons,etc . Plusieurs de ces plates-formes qui collaborent régulièrement et échangent des modèles et des compétences devraient exister dans différents pays et continents. Plus important encore, ils devraient être financés par l'État.
Au-delà du dépistage et de l'accès aux soins, la clé de l'élimination du VHC en tant que menace pour la santé publique (90% de réduction de l'incidence, 65% de réduction de la mortalité d'ici 2030) est d'administrer le bon traitement de première intention, y compris la bithérapie ou la trithérapie, pour autant de patients que possible. Cela reste un défi dans les pays où les sous-types de VHC intrinsèquement résistants aux régimes AAD disponibles localement, qui sont souvent génériques, représentent une proportion substantielle de la population infectée en l'absence de description précise de leur fréquence. La combinaison d'études épidémiologiques minutieuses cartographiant la distribution des génotypes et sous-types du VHC dans tous les domaines et de données in vitro régulièrement mises à jour, exhaustives et indépendantes de l'industriedes études sur l'efficacité des AAD du VHC et la résistance virale sont obligatoires pour informer les directives de traitement internationales, nationales et locales et les rendre vraiment universelles. C'est la condition pour atteindre les objectifs d'élimination du VHC de l'Organisation mondiale de la santé dans un délai raisonnable. L'étude de Nguyen et al. apporte une excellente contribution à cet effort.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Sep 2020 - 15:02
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Prochain Webstaff RCP/Hepato le 16 septembre à 20H00: Un avis sur un dossier hépato ?




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