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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Jl 2020 - 07:05
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Nouvelles directives de l'OMS sur la prévention de la transmission mère-enfant de l'hépatite B

Les femmes enceintes dont le test de dépistage de l'hépatite B est positif et qui ont un taux élevé de VHB dans le sang devraient recevoir un traitement antiviral préventif par le ténofovir de la 28e semaine de grossesse jusqu'à la naissance, a recommandé l'Organisation mondiale de la Santé dans de nouvelles directives sur la prévention des - transmission de l'hépatite B chez les enfants publiée cette semaine .

Les nourrissons peuvent être protégés contre l'infection par l'hépatite B grâce à un vaccin sûr et efficace.

L'OMS recommande que tous les nourrissons reçoivent une première dose du vaccin contre l'hépatite B dès que possible après la naissance - de préférence dans les 24 heures - suivie d'au moins deux doses supplémentaires.

La proportion d'enfants de moins de cinq ans infectés de manière chronique par l'hépatite B (VHB) a chuté à un peu moins de 1% en 2019, contre environ 5% à l'époque pré-vaccinale (période comprise entre les années 1980 et le début des années 2000), selon nouvelles estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

À l'occasion de la Journée mondiale contre l'hépatite 2020, l'OMS appelle à intensifier les efforts pour prévenir la transmission mère-enfant du VHB en testant les femmes enceintes et en fournissant une prophylaxie antivirale à celles qui en ont besoin et en maintenant et en élargissant l'accès à la vaccination contre l'hépatite B et au vaccin à la naissance.

L'expansion du vaccin contre l'hépatite B dans le monde au cours des deux dernières décennies, qui est en grande partie due au soutien fourni par Gavi, l'Alliance du vaccin, a été une grande réussite en matière de santé publique et a contribué à la diminution des infections par le VHB chez les enfants. En 2019, la couverture de 3 doses du vaccin contre l'hépatite B pendant l'enfance a atteint 85% dans le monde, contre environ 30% en 2000. Cependant, l'accès à la première dose critique dans les 24 heures suivant la naissance reste inégal. La couverture mondiale de cette dose à la naissance est de 43%, mais elle tombe à 34% dans la Région OMS de la Méditerranée orientale et à seulement 6% dans la Région africaine de l'OMS.

«L'élargissement de l'accès à une dose de naissance en temps opportun du vaccin contre l'hépatite B est la pierre angulaire des efforts visant à prévenir la transmission mère-enfant du VHB. Pour les pays, en particulier dans des régions comme l'Afrique subsaharienne, où la dose de naissance du vaccin contre l'hépatite B n'a pas encore été introduite, il est prioritaire d'assurer cette protection le plus tôt possible », a déclaré le Dr Meg Doherty, directeur de Global HIV, Programmes pour l'hépatite et les IST.

Un autre moyen de protéger les enfants consiste à fournir aux femmes enceintes un traitement antiviral pour réduire la transmission mère-enfant du VHB. L'OMS recommande déjà le dépistage systématique de toutes les femmes enceintes pour le VHB, ainsi que le VIH et la syphilis le plus tôt possible dans leur grossesse. Au vu des nouvelles données probantes sur la sécurité et l'efficacité de la prophylaxie antivirale chez la femme enceinte et ses enfants, l'OMS publie aujourd'hui 2 nouvelles recommandations:

• Les femmes enceintes dont le test de dépistage de l'hépatite B est positif et qui présentent un taux élevé de VHB dans le sang (appelé charge virale VHB) doivent recevoir un traitement antiviral préventif par le ténofovir de la 28 e semaine de grossesse jusqu'à la naissance. Le médicament antiviral, le ténofovir, est disponible à bas prix dans de nombreux pays du monde pour moins de 3 USD par mois.
• Dans les milieux où le test de la charge virale du VHB n'est pas disponible, l'OMS recommande l'utilisation d'un test alternatif à faible coût (AgHBe) pour déterminer si une femme est éligible à un traitement antiviral préventif.
Dans les pays qui ont déjà atteint une couverture élevée de la vaccination contre l'hépatite B, y compris la dose à la naissance en temps opportun, les tests de routine pour l'infection par le VHB chez les femmes enceintes et la prophylaxie antivirale pour celles qui en ont besoin sont une occasion supplémentaire de prévenir la transmission de la mère à l'enfant.

https://www.who.int/fr/news-room/fact-s ... epatitis-b

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Août 2020 - 09:57
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Absence de la dose de naissance du vaccin anti-hépatite B : Cette menace qui se profile à l’horizon après la Covid-19

Ce 28 juillet est célébrée la journée mondiale contre l’hépatite. Occasion saisie par la Directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) pour l’Afrique de lancer un message afin de mieux faire connaître cette maladie qui représente une menace pour la santé publique. Selon Docteure Matshidiso Moeti, sur les 71 millions d’Africains atteints d’hépatite virale chronique, 300 personnes perdent malheureusement la vie chaque jour des suites du cancer du foie et d’autres complications liées à l’hépatite B et à l’hépatite C.

Pour cette année, le thème retenu est « Un avenir sans hépatite ». Pour Dre Moeti, cela souligne toute l’importance de la prévention de la transmission mère-enfant de l’hépatite B et de l’intensification de la prévention, du dépistage et du traitement pour lutter contre l’hépatite B et guérir l’hépatite C.

« Prévention de plus de1,5 million de nouvelles infections et de 1,2 million de décès par cancer du foie d’ici à 2035 »

« L’hépatite B représente 85 % de la charge de morbidité due à l’hépatite dans la Région africaine de l’Oms. La période d’infection la plus vulnérable se situe au cours du premier mois de vie et peut-être prévenue par la vaccination contre l’hépatite B, précisément par l’administration d’une dose de naissance au cours des premières 24 heures de vie », a-t-elle dit.

Avant de soutenir : « Le fait d’atteindre une couverture d’au moins 90 % dans la Région devrait largement contribuer à la prévention de plus de1,5 million de nouvelles infections et de 1,2 million de décès par cancer du foie d’ici à 2035 ».

La Directrice régionale a ainsi indiqué que l’hépatite B peut passer inaperçue pendant des années et avoir des conséquences dévastatrices. « Par exemple, Ansah, une Ghanéenne de 25 ans, a été diagnostiquée avec une hépatite B et un cancer du foie lors des soins prénatals. Son bébé a été protégé par une dose de naissance du vaccin anti-hépatite B qui lui a été administrée dans les 24 heures suivant sa naissance, mais l’avenir d’Ansah est incertain. Un membre de sa famille a déclaré ce qui suit : ‘’Nous ne savions pas que l’infection pouvait être si silencieuse et les conséquences si graves’’ », a-t-elle narré.

« Introduction et généralisation de l’administration de la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B »

Malgré le faible coût de la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B, précise Dre Moeti, seuls 13 pays africains l’ont introduit, ce qui est bien en-deçà de l’objectif de 25 pays fixé pour 2020. Jusqu’à présent, ajoute-t-elle, 15 pays ont lancé des plans nationaux de lutte contre l’hépatite. Là où, le Rwanda et l’Ouganda ont mis sur pied des programmes nationaux de dépistage et de traitement de cette maladie. Mieux, elle a déclaré que l’Oms collabore avec les pays et les partenaires pour accélérer les actions visant à réduire de 90 % les nouvelles infections par les hépatites B et C et à réduire de 65 % le nombre de décès liés à l’hépatite d’ici à 2030. « En vue d’atteindre ces objectifs, il est urgent d’introduire et de généraliser l’administration de la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B, de tirer le meilleur parti des infrastructures destinées à la lutte contre le Vih et la syphilis pour prévenir la transmission mère-enfant de l’hépatite et de veiller à ce que les mères aient accès aux services de dépistage et de traitement », a plaidé la Directrice régionale.

« Les personnes qui présentent des complications liées à l’hépatite courent un plus grand risque de développer une forme grave de la Covid-19 »

Par ailleurs, Matshidiso Moeti a fait remarquer : « Au moment où nous luttons contre la Covid-19, une menace se profile à l’horizon : celle d’assister à de nouveaux retards à la fois dans l’administration généralisée de la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B et dans la prestation d’autres services essentiels de lutte contre l’hépatite ».

Avant de poursuivre : « Les personnes qui présentent des complications liées à l’hépatite courent un plus grand risque de développer une forme grave de la Covid-19 et doivent continuer de bénéficier des services essentiels de prévention et de traitement de l’hépatite pendant la pandémie et au-delà ».

Elle laissera toutefois entendre : « Avec l’engagement politique des gouvernements et des partenaires, adossé sur des ressources financières et intégré dans une approche axée sur le renforcement des systèmes de santé, et avec des communautés informées et dotées des moyens d’action nécessaires, nous pouvons parvenir à un avenir sans hépatite ».

https://www.seneweb.com/news/Sante/abse ... 24651.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Août 2020 - 08:55
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Arrêt de commercialisation de Twinrix Enfant® : quelles alternatives ?

• Le vaccin combiné hépatite A et B Twinrix Enfant® ne sera plus commercialisé à partir du 30 septembre 2020 (Twinrix Adulte® devrait continuer à être disponible)
• La grande majorité des nourrissons étant vaccinés contre l'hépatite B grâce à l'utilisation d'un vaccin hexavalent (nouvelles obligations vaccinales depuis janvier 2018), un vaccin combiné hépatite A et B s’avère moins utile
• Si nécessaire, une co-administration de deux vaccins monovalents peut être utilisée : Avaxim 80® ou Havrix 720® pour l’hépatite A et Engerix B 10 µg® ou Hbvaxpro 5 µg® pour l’hépatite B
Le laboratoire GSK a annoncé l’arrêt de la commercialisation du vaccin Twinrix Enfant® à partir du 30 septembre 2020. C’est un vaccin combiné contre les virus des hépatites A et B indiqué chez les nourrissons, les enfants et les adolescents âgés de 1 à 15 ans révolus non immunisés contre ces deux virus et identifiés comme à risque d'infection. Le vaccin Twinrix Adulte® indiqué à partir de l’âge de 16 ans devrait continuer à être disponible.

Il n’existe pas d’autre vaccin pédiatrique combiné hépatite A et B disponible en France. Les enfants de moins de 16 ans nécessitant une vaccination contre ces deux types d’hépatites devront désormais être vaccinés par l’administration de deux vaccins différents. Il faut cependant noter que la vaccination contre l’hépatite B est désormais obligatoire pour tous les enfants nés depuis le 1er janvier 2018. La grande majorité des nourrissons sont donc déjà vaccinés contre l'hépatite B grâce à l'utilisation d'un vaccin hexavalent (Hexyon®, Infanrix hexa® ou Vaxelis®). La mise à disposition d'un vaccin combiné contre les hépatites A et B pour les enfants s’avère donc de moins en moins utile.

Les vaccins monovalents contre l’hépatite A disponibles chez l’enfant jusqu’à 15 ans sont :

• Avaxim 80® : une dose, puis une dose de rappel 6 à 36 mois plus tard (jusqu’à 7 ans plus tard),
• Havrix 720® : une dose, puis une dose de rappel 6 à 12 mois plus tard (jusqu’à 5 ans plus tard).
Les vaccins monovalents contre l’hépatite B disponibles chez l’enfant sont :

• Engerix B 10 µg®,
• Hbvaxpro 5 µg®.
Pour ces deux vaccins le schéma classique comporte 3 doses mais pour les adolescents de 11 à 15 ans révolus, un schéma en 2 doses espacées de 6 mois est possible.

En cas de schéma vaccinal commencé avec Twinrix Enfant® et non finalisé avant le 30 septembre 2020, il est conseillé de contacter directement le laboratoire GSK pour savoir ce qu’il convient de faire.

Références :

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/p ... juin20.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Août 2020 - 08:25
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7e ANRS HBV Cure Workshop : inscriptions ouvertes



En raison de la pandémie COVID-19, le septième HBV cure workshop organisé par l'ANRS, initialement prévu en mai à Lyon, sera programmé en webinaire le mercredi 16 septembre 2020. Il sera retransmis en direct de 13 h à 15 h 35.

Il présentera un état de l'art de ce domaine pour lequel les connaissances évoluent rapidement. Le programme comprendra des sessions plénières avec des conférenciers renommés et une table ronde pour aborder les questions les plus pertinentes sur le sujet.

Le public pourra interagir pendant le webinaire.

A noter : les inscrits pourront voir ou revoir le webinaire en replay jusqu'au 17 septembre 2021.

L'inscription, gratuite mais obligatoire, se fait via la plateforme dédiée.


Télécharger le programme :

http://www.anrs.fr/sites/default/files/ ... mme_EN.pdf

http://www.anrs.fr/fr/actualites/719/7e ... s-ouvertes

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Sep 2020 - 07:06
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Le médicament anti-hépatite B de GSK, en partenariat avec Ionis, fait mouche en phase 2

Le traitement pourrait être transformateur pour environ 260 millions de personnes vivant avec la maladie .

GlaxoSmithKline a annoncé les résultats positifs d'une étude de phase 2a de son médicament antisens en partenariat avec Ionis pour l'infection chronique par le virus de l'hépatite B (VHB).

Le médicament, GSK3228836, a montré des réductions marquées de l'antigène de surface de l'hépatite (AgHBs) et de l'ADN du virus de l'hépatite B par rapport au placebo après quatre semaines de traitement chez les personnes atteintes de CHB. Les participants à l'étude étaient soit sous thérapie nucléosidique stable, analogue de nucléotide (NA), soit naïfs à la thérapie NA.

Bien que l'hépatite C dispose d'une gamme de traitements efficaces qui peuvent guérir efficacement la plupart des patients, l'hépatite B reste difficile à traiter et peut provoquer une cirrhose, une insuffisance hépatique et un cancer du foie. Environ 260 millions de personnes dans le monde vivent actuellement avec un VHB, contre environ 70 millions avec l'hépatite C.

Les médicaments existants pour le VHB fournissent de faibles niveaux de séroclerance de l'antigène S du virus de l'hépatite B, qui ne font que supprimer le virus, ils doivent donc être pris à vie pour maintenir la rémission de la maladie.

Le GSK3228836 utilise la technologie des oligonucléotides antisens pour supprimer le virus et les protéines virales afin de guérir fonctionnellement le VHB. Une cure fonctionnelle signifie que bien qu'un virus ne soit pas complètement éradiqué, il est à un niveau suffisamment bas pour qu'il puisse être contrôlé par le système immunitaire sans médicament.

GSK a accordé une licence GSK3228836 à Ionis l'année dernière, dans le cadre d'un accord qui lui a permis d'assumer la responsabilité de tous les coûts de développement, de réglementation et de commercialisation associés au traitement.

Dans le cadre de l'accord de licence, Ionis est sur le point de recevoir des frais et des paiements d'étape pouvant atteindre 262 millions de dollars, y compris des frais de licence de 25 millions de dollars. Il est également éligible à recevoir des redevances échelonnées dans les deux chiffres inférieurs sur les ventes nettes.

«L'hépatite B chronique affecte environ 260 millions de personnes dans le monde et, malgré les traitements existants, peut entraîner près de 900 000 décès par an en raison d'une insuffisance hépatique et d'un cancer du foie», a déclaré Christopher Corisco, vice-président directeur du développement chez GSK.

«Nous avons observé des résultats prometteurs à un stade précoce montrant une activité antivirale avec notre oligonucléotide antisens, un médicament expérimental clé dans notre portefeuille croissant de maladies infectieuses. Cela marque un pas en avant potentiel vers l'objectif consistant à évaluer la guérison fonctionnelle durable des personnes atteintes d'hépatite B chronique », a-t-il ajouté.

GSK est déjà présent sur le terrain avec un vaccin contre l'hépatite B, Ambirix, mais GSK3228836 est un blockbuster potentiel en devenir s'il peut guérir efficacement le VHB.

https://hepvoices.org/2020/09/gsks-ioni ... n-phase-2/

GSK : des résultats prometteurs dans l'hépatite B

GSK a publié vendredi les résultats d'un essai de phase 2a suggérant que son médicament expérimental contre l'hépatite présentait le potentiel de supprimer la maladie au bout de quatre semaines de traitement.

D'après le laboratoire, le GSK'836 - qui appartient à la catégorie des oligonucléotides antisens - a permis des réductions 'marquées' de l'HBsAg (antigène de surface du virus) et de l'ADN de la maladie chez les 31 patients ayant participé à l'étude.

Sous sa forme chronique, l'hépatite B touche près de 260 millions de personnes dans le monde et entraîne non loin de 900.000 décès chaque année, pour cause d'insuffisance hépatique ou de cancer du foie.

https://www.zonebourse.com/cours/action ... -31194698/

https://www.marketscreener.com/quote/st ... -31192862/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Sep 2020 - 06:16
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La thérapie TAF aide à prévenir la transmission mère-enfant du VHB

Le fumarate de ténofovir alafénamide a empêché la transmission mère-enfant de l'hépatite B sans aucun problème de sécurité, selon les résultats de l'étude.

Calvin Q.Pan, MD, du Center for Liver Disease de l'hôpital Ditan de Pékin, et ses collègues ont écrit que le traitement par le fumarate de ténofovir alafénamide (TAF) est recommandé par les directives internationales comme traitement de première intention du VHB chronique, sauf chez les femmes enceintes en raison de un manque de données d'efficacité et de sécurité.

«Nos données pourraient potentiellement fournir des preuves préliminaires pour soutenir la thérapie TAF comme l'une des options de traitement pour les femmes enceintes et contribuer à la connaissance de la sélection de la thérapie antivirale avec de meilleurs résultats de sécurité», ont-ils écrit.

Les chercheurs ont recruté dans leur étude rétrospective des mères atteintes de VHB positif à l'antigène électronique chronique qui ont reçu un traitement TAF. L'étude comprenait la collecte de données sur les dyades mère-enfant jusqu'aux semaines 24 à 28 du post-partum.

Le principal résultat de l'étude était les taux de transmission mère-enfant et le taux de malformations chez les nourrissons. Les chercheurs ont également exploré la réduction de l'ADN du VHB maternel lors de l'accouchement, ainsi que les événements indésirables maternels ou infantiles au cours du suivi.

L'étude comprenait 71 mères (âge moyen 30,3 ans) qui ont commencé un traitement par TAF au cours du deuxième ou du troisième trimestre et ont donné naissance à 73 bébés. Lors de l'accouchement, 85,9% des mères ont atteint des niveaux d'ADN du VHB inférieurs à 200 000 unités internationales par litre.

À l'âge de 24 à 28 semaines, tous les nourrissons ont été testés négatifs pour l'antigène de surface du VHB et avaient des niveaux indétectables d'ADN du VHB.

Aucun des enfants n'avait de malformations congénitales ou de malformations. De plus, leur poids corporel, leur taille et leur tour de tête étaient comparables aux normes nationales. Il n'y a eu aucun événement indésirable grave ni chez les mères ni chez les enfants.

«D'autres études avec une conception prospective et un suivi à long terme sont nécessaires pour vérifier les résultats ci-dessus», ont écrit Pan et ses collègues. «Nos données préliminaires suggèrent que le TAF devrait être considéré comme l'un des traitements de première intention pour prévenir la transmission mère-enfant dans cette population particulière.»

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/apt.16043

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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Sep 2020 - 09:17
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ILC 2020 Londres



Arrêter un traitement par analogues nucléoti(si)diques est possible
Laurent CUISSARD (La Réunion), Bertrand HANSLIK (Montpellier)

Références : Abs. SAT414 - Broquetas T. et al, Abs. LBO06 - Van Bömmel F. et al, Abs. AS003 - Garcia-Lopez M. et al, EASL (ILC) 2020




https://www.youtube.com/watch?v=_cka0Iw ... e=emb_logo

Diapositives :

https://www.cregg.org/wordpress/wp-cont ... s03-v2.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Sep 2020 - 17:18
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Un débat est lancé : le "traitement universel" pour l'hépatite B aussi ?
Bertrand HANSLIK (Montpellier), Thierry FONTANGES (Bourgoin-Jallieu)

Référence : Abs. SAT290 - Lepers C. et al, EASL (ILC) 2020




https://www.youtube.com/watch?v=KGR2W4i ... e=emb_logo

Diapositives :

https://www.cregg.org/wordpress/wp-cont ... sat290.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Sep 2020 - 05:28
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Rompre la transmission materno-fœtale de l’hépatite B

Les résultats d’une méta-analyse évaluant l’efficacité et la tolérance d’une prophylaxie antirétrovirale en péripartum viennent d’être publiées dans The Lancet Infection Diseases. Les données poolées de 129 études, incluant un peu plus de 1.000 mères et 1.000 enfants soulignent une diminution du risque de transmission materno-fœtale du virus de l’hépatite B entre 84 et 90% avec l’un des trois antirétroviraux suivants : fumarate de tenofovir disoproxil, lamivudine ou telbivudine. Pour une question de barrière de résistance des premières générations d’analogues nucléotidiques ou nucléosidiques, l’OMS recommande l’utilisation du fumarate de tenofovir disoproxil.

Pourquoi ces résultats sont intéressants ?

En 2016, l’OMS a engagé une stratégie globale visant à réduire, d’ici à 2030, le risque de contracter une hépatite B de 90% et le risque de mortalité par hépatite B de 65%. De fait, agir efficacement sur la transmission materno-fœtale est un axe opérationnel majeur. Cette action passe notamment par l’administration dans les 24 heures post-naissance d’une première dose de vaccin contre l’hépatite B combinée à une immunoprophylaxie passive par immunoglobuline anti-hépatite B. L’OMS s’appuie sur les résultats de la méta-analyse présentée ici pour recommander l’administration du fumarate de tenofovir disoproxil 300 mg dès la 28è semaine de grossesse et au moins jusqu’à l’accouchement.

Méthodologie :

Cette revue systématique de la littérature et cette méta-analyse ont inclus les essais cliniques randomisés ou non, contrôlés, publiés jusqu’en mars 2019, ayant évalué chez des femmes enceintes et porteuses d’une hépatite B chronique, une prophylaxie antivirale à n’importe quel moment de la grossesse versus un placebo ou l’absence de prophylaxie. Tous les antirétroviraux suivants pouvaient être administrés : adefovir, emtricitabine, entecavir, lamivudine, telbivudine, tenofovir, alafenamide, fumarate de tenofovir disoproxil. Les critères évalués étaient les suivants : transmission materno-fœtale (mesurée par la positivité aux antigènes HB – critère principal d’évaluation - ou la positivité à l’ADN-VHB à l’âge de 6-12 mois) ainsi que toutes complications chez la mère ou l’enfant.

Principaux résultats :

Au total, 129 études ont été retenues. Les résultats de la méta-analyse portent sur les traitements ayant été évalués dans 3 études ou plus, soit le fumarate de tenofovir disoproxil 300 mg (19 études, 1.092 mères et 1.072 enfants), la lamivudine 100-150 mg (40 études, 2.080 mères et 2.007 enfants et la telbivudine 600 mg (83 études, 6.036 mères et 5.971 enfants). Aucune méta-analyse n’a pu être menée à partir des données du telbivudine 100 mg (2 études, 65 mères, 65 enfant), de l’adefovir 10 mg (1 étude, 42 mères, 42 enfants) ou de l’adefovir 500 mg (1 étude, 258 mères, 254 enfants).

Au global, le odds ratio poolé des données issues des essais cliniques randomisés montrent que la prise de fumarate de tenofovir disoproxil, de lamivudine ou de telbivudine permettrait une diminution du risque de transmission materno-fœtale respectivement de 90%, 84% et 86% (odds ratio 0,10 [0,03-0,35], 0,16 [0,10-0,26], 0,14 [0,09-0,21]).

Les analyses similaires menées sur les études non randomisées montrent également une forte diminution du risque de transmission materno-fœtale : OR 0,17 [0,10-0,29] pour le fumarate de ténofovir disoproxil, 0,17 [0,12-0,24] pour le lamivudine et 0,09 [0,06-0,12] pour la telbivudine. La prophylaxie antirétrovirale péripartum était associée à une réduction significative de la positivité HBsAg chez les enfants âgés entre 6 et 12 mois.

Aucun sur-risque de complications chez la mère ou l’enfant n’a été mis en évidence.

Limitations :

Seules 2 études randomisées sur 33 avaient un faible risque de biais.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32805200/

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