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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 01 Jl 2020 - 10:39
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Les combinaisons de médicaments contre le VIH ne présentent aucun avantage pour les patients sous COVID-19 dans un essai britannique

ne combinaison de médicaments antiviraux couramment utilisés pour traiter le VIH n’a montré aucun effet bénéfique chez les patients hospitalisés avec COVID-19 dans un essai randomisé à grande échelle, ont constaté des scientifiques au Royaume-Uni.

Les résultats “excluent de manière convaincante tout avantage significatif en termes de mortalité du lopinavir-ritonavir chez les patients hospitalisés de l’étude COVID-19”, ont déclaré lundi les scientifiques qui dirigent l’essai RECOVERY à l’Université d’Oxford.

En mars, l’essai RECOVERY a été établi comme un essai clinique randomisé pour tester une gamme de traitements potentiels pour COVID-19, y compris le lopinavir-ritonavir, un traitement antiviral couramment utilisé pour traiter le VIH.

Plus de 11 800 patients ont été recrutés dans 176 hôpitaux du NHS au Royaume-Uni pour cet essai.

Lundi, le comité directeur de l’essai a conclu que le lopinavir-ritonavir n’avait aucun effet bénéfique chez les patients hospitalisés avec COVID-19.

Un total de 1 596 patients ont été randomisés pour le lopinavir-ritonavir et comparés à 3 376 patients randomisés pour les soins habituels uniquement, selon la déclaration.

Parmi ces patients, quatre pour cent ont eu besoin d’une ventilation mécanique invasive lorsqu’ils sont entrés dans l’essai, 70 % ont eu besoin d’oxygène seul, et 26 % n’ont pas eu besoin d’intervention respiratoire, a-t-il dit.

Il n’y avait pas de différence significative dans la mortalité pour le lopinavir-ritonavir par rapport aux soins habituels, et les résultats étaient cohérents dans les différents sous-groupes de patients, ont déclaré les scientifiques.

Il n’y a pas non plus de preuves d’effets bénéfiques sur le risque de progression vers la ventilation mécanique ou la durée d’hospitalisation, ont-ils déclaré.

“Ces résultats préliminaires montrent que pour les patients hospitalisés avec COVID-19 et non sous respirateur, le lopinavir-ritonavir n’est pas un traitement efficace. En 100 jours, l’essai RECOVERY a fourni des résultats permettant de changer trois fois la pratique mondiale”, a déclaré Peter Horby, professeur à l’Université d’Oxford et chercheur principal de l’essai.

Les chercheurs ont déclaré qu’ils n’étaient pas en mesure d’étudier un grand nombre de patients sous ventilation mécanique invasive en raison de la difficulté à administrer le médicament aux patients sous respirateur.

Ils ne peuvent donc pas tirer de conclusions sur l’efficacité chez les patients sous ventilation mécanique, ont déclaré les chercheurs, ajoutant que les résultats complets seront disponibles dès que possible.

“Ce sont des résultats clairs qui soulignent une fois de plus la valeur des grands essais cliniques randomisés pour différencier les médicaments que nous espérons efficaces des traitements dont nous savons qu’ils le sont”, a déclaré Martin Landray, professeur de médecine et d’épidémiologie à l’université d’Oxford.

“Dans de nombreux pays, les directives actuelles recommandent le lopinavir-ritonavir comme traitement pour COVID-19”, a déclaré M. Landray, l’enquêteur en chef adjoint de l’essai.

Les résultats de cet essai, ainsi que ceux d’autres grands essais randomisés, devraient permettre de réviser ces directives et de modifier la manière dont les patients sont traités, ont déclaré les chercheurs.

https://yourtopia.fr/international/les- ... que-63697/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 09 Jl 2020 - 15:30
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Où en est l’épidémie de VIH en France ? Un rapport ANRS fait le point sur la période 2013 – 2018

Le groupe « Indicateurs » de l’Action coordonnée 47 de l’ANRS a établi un rapport dressant un tableau de l’infection par le VIH en France entre 2013 et 2018, qui s’appuie sur l’ensemble des données issues des systèmes de surveillance, des enquêtes et des travaux de modélisation. Le rapport est paru le 8 juillet 2020 sur le site de l’ANRS.

L’épidémie de VIH a commencé à reculer en France à partir de 2018, mais cette tendance diffère entre les régions et les populations. L’épidémie se concentre en Île-de-France (40 % des nouveaux diagnostics en 2018) et dans deux populations : les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) (41,6 % des nouveaux diagnostics) et les populations nées à l’étranger, notamment les personnes hétérosexuelles nées en Afrique subsaharienne (32,5 %). Les femmes et les hommes hétérosexuels nés en France représentent, quant à eux, 14,2 % des nouveaux diagnostics en 2018.

Les auteurs soulignent les progrès encore trop lents des dernières années et la nécessité d’une action volontariste et puissante pour atteindre l’arrêt de la transmission du VIH d’ici 2030.

Les nouveaux diagnostics, rapportés par la déclaration obligatoire, constituent l’indicateur central du suivi de l’évolution de l’infection par le VIH. Ils sont la résultante des tendances de l’incidence de la contamination d’une part, des effets conjugués du dépistage, du traitement des personnes atteintes et de la prévention d’autre part et aussi des évolutions démographiques, notamment des migrations internationales. Ce sont ces processus que les membres du groupe « Indicateurs » de l’Action coordonnée 47 « Dynamique et contrôle des épidémies VIH et hépatites » de l’ANRS ont analysés simultanément pour comprendre les tendances observées des nouveaux diagnostics par groupe et par région.

Une tendance à la baisse inégale selon les régions…

Après quelques années de relative stabilité, le nombre de nouveaux diagnostics en 2018 a baissé de 7 % par rapport à 2017 (6 155 contre 6 583).
Les tendances nationales se retrouvent accentuées en Île-de-France (qui concentre 40 % des nouveaux diagnostics en 2018), tandis que la Nouvelle-Aquitaine et l’Auvergne-Rhône-Alpes, deux grandes régions rendant compte de la situation nationale métropolitaine hors Île-de-France, présentent des indicateurs de nouveaux diagnostics stables.

… et selon les groupes de population

Entre 2013 et 2018, pour les personnes nées en France, les estimations de l’incidence, qui rendent compte de l’épidémie « réelle » (c’est-à-dire au moment où les nouvelles infections se produisent) sont en baisse chez les HSH et chez les hommes hétérosexuels, stables chez les femmes. Ces tendances sont nettes en Île-de-France et encore plus accentuées à Paris.
Selon les auteurs du rapport, « l’augmentation du dépistage a commencé à réduire le nombre de séropositifs non diagnostiqués parmi les HSH et au sein de la population hétérosexuelle née en France ».

Pour les populations hétérosexuelles nées à l’étranger (dont la majorité est née en Afrique subsaharienne), la situation s’est améliorée chez les hommes, mais elle reste préoccupante chez les femmes. Après une hausse entre 2013 et 2016, les nouveaux diagnostics parmi ces dernières sont stables pour la période 2016-2018, mais l’incidence estimée est en augmentation. C’est également le cas pour les HSH nés à l’étranger.

L’interprétation des évolutions de l’incidence est plus complexe pour les populations nées à l’étranger, « faute de parvenir à démêler ce qui tient à la taille des flux migratoires récents, aux contextes d’expositions antérieurs à la migration et dans le parcours vers l’Europe et ce qui revient aux conditions d’existence toujours plus difficiles après l’arrivée », précisent à nouveau les auteurs du rapport.

Des progrès dans toutes les composantes de la prévention combinée mais encore insuffisants

La prévention combinée, qui comprend à la fois le dépistage, le traitement antirétroviral des personnes vivant avec le VIH, la prévention par le préservatif et par la PrEP, est le paradigme actuel de la lutte contre le VIH. Toutes ses composantes ont connu des évolutions positives entre 2013 et 2018.

L’effet préventif du traitement (qui permet le contrôle de la charge virale des personnes séropositives) joue à plein dès lors que les personnes diagnostiquées sont prises en charge et sont traitées, avec de très faibles différences selon les populations et les régions.

Le dépistage est la clé de l’entrée dans la cascade de soins. Le dépistage par test sérologique a augmenté de 11 à 14 % dans toutes les régions sur la période, passant de 5,2 à 5,8 millions de tests. En 2018, le taux de résultats positifs a baissé au niveau national et en Île-de-France, mais est resté stable ailleurs. Les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) ont une activité de dépistage du VIH stable dans les trois dernières années (322 000 tests en 2018). De même, le dépistage communautaire par tests rapide d'orientation diagnostique (TROD), déployé auprès de groupes fortement exposés, là où ils vivent ou se rencontrent, est stable. En 2018, environ 65 000 tests y ont été effectués, avec des taux de résultats positifs élevés. La densité et la diversité de l’offre de dépistage sont plus élevées en Île-de-France que dans le reste de l’Hexagone.

La vente des autotests a peu évolué entre 2016 et 2018 (74 000 tests en 2018). En 2019, la vente a augmenté avec la mise sur le marché d’un produit moins cher (79 500 tests en 2019).

Les chercheurs estiment que « les délais entre l’infection et le diagnostic sont encore trop longs dans tous les groupes. Plusieurs milliers de personnes vivent avec une infection méconnue et potentiellement transmissible. Cependant, à l’exception des HSH nés à l’étranger et des femmes nées en Afrique subsaharienne, leur nombre baisse dans tous les autres groupes, mais pas assez vite pour réduire rapidement la population infectée et non diagnostiquée. »

La PrEP, un dispositif efficace à déployer plus largement

Selon le rapport, le dépistage ne peut croître que modérément, même avec une diversification des dispositifs et des recommandations d’élargissement et de répétition des tests. C’est pourquoi la protection contre l’acquisition du VIH doit garder un niveau élevé pour tous les dispositifs et s’améliorer pour la prophylaxie pré-exposition (PrEP).

Dans la population HSH, si l’utilisation du préservatif a diminué dans les dernières années avec les partenaires occasionnels, le niveau de protection a augmenté avec la PrEP. Celle-ci a un effet très net, en particulier à Paris où elle a été déployée auprès des HSH plus tôt, notamment sous l’impulsion de l’essai ANRS IPERGAY (lire ci-dessous) et de la mise en place de la cohorte ANRS Prévenir (lire ci-dessous). L’accès s’est amélioré grâce à la participation des CeGIDD. Le renouvellement (et bientôt l’initiation) des prescriptions en médecine de ville devrait aussi y contribuer. Le déploiement plus rapide de la PrEP, depuis la deuxième moitié de l’année 2018, notamment en dehors de l’Île-de-France, devrait avoir un impact sur les chiffres de l’épidémie en 2019 et en 2020.

Les usagers de la PrEP hétérosexuels sont encore très peu nombreux. Ceux qui en ont besoin pourraient en bénéficier si une promotion, jusqu’ici inexistante, était engagée.

Agir au niveau local et en fonction du contexte : les clés du succès d’ici 2030

Les auteurs du rapport concluent que « l’accélération de la baisse de l’épidémie dans les différents groupes doit être favorisée par un choix plus volontariste dans le cadre de programmes locaux et adaptés au contexte. La performance globale de la prévention combinée (accès effectif au dépistage, au traitement et à la PrEP) sera déterminante pour parvenir au contrôle de l’épidémie ». L’objectif d’arrêt de la transmission du VIH d’ici 2030 reste d’actualité si les programmes reprennent après la crise sanitaire et innovent.

Le directeur de l’ANRS, le Pr François Dabis, salue le travail du groupe « Indicateurs » de l’AC47 : « Nous avions besoin d’une synthèse de cette nature, qui sert de rapport d’étape et de guide pour la recherche future. C’est le rôle de l’ANRS de contribuer à analyser et à contextualiser les indicateurs de l’épidémie de VIH et, in fine, d’apporter des arguments solides pour parfaire les dispositifs de prévention combinée. Ce rapport montre qu’en combinant toutes les données disponibles, on peut désormais mesurer l’évolution de l’épidémie. Si l’on s’en donne les moyens, on peut sérieusement envisager son contrôle durable d’ici 2030. Et la crise sanitaire que nous traversons ne nous fera pas changer de cap. »

Texte
L'étude ANRS IPERGAY est un essai de PrEP "à la demande", au moment de l'exposition aux risques sexuels. Il a été mené en France et au Canada chez 400 hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) séronégatifs. De 2012 à 2014, la première phase d'ANRS IPERGAY a été réalisée en double aveugle : la moitié du groupe a pris par voie orale un comprimé contenant deux antirétroviraux (association TDF/FTC) au moment des rapports sexuels, l'autre un placebo. Il a été montré que la PrEP à la demande diminuait de 86% le risque d'être infecté par le VIH. La seconde phase, au cours de laquelle tous les volontaires ont reçu la PrEP, a commencé dès la publication des premiers résultats fin 2014 et s'est terminée en juin 2016. Elle a montré une réduction relative de l’incidence du VIH de 97%.



La cohorte ANRS Prévenir, initiée en mai 2017, s'inscrit dans la continuité de l’essai ANRS IPERGAY. Plus de 3 000 volontaires séronégatifs à haut risque d'être infectés par le VIH ont été recrutés en Île-de-France. Une prévention à base de PrEP quotidienne ou à la demande leur est proposée.

http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... t-le-point

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 12 Jl 2020 - 22:41
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Ce médicament contre le VIH à action prolongée ne nécessiterait que deux doses par an (Daily Geek Schow 9/7/20)

Aujourd'hui, les malades sont contraints de prendre leur traitement tous les jours

S’appuyant sur un tout nouveau mode d’action longue durée pour traiter le VIH, cette nouvelle molécule développée par le laboratoire pharmaceutique Gilead pourrait notamment être utilisée contre les souches du virus devenues résistantes à d’autres traitements.

Dans le cadre de travaux récemment présentés dans la revue Nature, des chercheurs ont mis au point un médicament expérimental appelé lenacapavir (GS-6207), permettant de réduire de manière significative la charge virale d’une personne infectée par le VIH pendant six mois, et avec une seule dose. Diverses études cliniques de phase 1 ont montré que le composé était globalement sûr et bien toléré par les patients. Une seule injection a entraîné une baisse substantielle de la charge virale dans le plasma sanguin après neuf jours, tandis que des « concentrations antivirales actives » étaient toujours présentes plus de six mois après celle-ci.

« Ces résultats soulignent le potentiel du lenacapavir comme agent à action prolongée pour traiter le VIH, y compris chez les personnes présentant une résistance multi-classe, et soutiennent l’évaluation clinique actuellement menée en combinaison avec d’autres agents antiviraux », explique Gilead. « En travaillant à la création d’options de traitement efficaces, indépendamment de la capacité d’une personne à respecter la prise quotidienne de médicaments par voie orale, notre objectif est d’aider les personnes vivant avec le VIH à conserver une charge virale indétectable, et de prévenir de nouvelles infections chez les personnes à risque. »

La substance agit en isolant une protéine du VIH appelée capside, n’étant pas ciblée par les traitements actuels. En se liant à la protéine et en la perturbant, le médicament affaiblit l’enveloppe extérieure du VIH, rendant le virus moins capable d’infecter d’autres cellules et plus vulnérable aux attaques du système immunitaire. Et bien que les études contrôlées par placebo et en double aveugle soient préliminaires et des recherches supplémentaires nécessaires, les auteurs de l’article qualifient le lenacapavir « d’outil potentiellement déterminant dans les efforts pour mettre fin à l’épidémie mondiale de VIH ».

Le médicament pourrait être utilisé contre les souches de VIH devenues résistantes à d’autres traitements, ou conduire à la mise au point d’une prophylaxie (processus visant à prévenir l’apparition, la propagation ou l’aggravation d’une maladie) à action prolongée. Cependant, son attribut le plus intéressant pourrait être de fournir une alternative utile à la prise quotidienne typique de pilules pouvant s’avérer contraignante pour de nombreux patients.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 16 Jl 2020 - 09:38
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VIH : une nouvelle molécule pour empêcher la réplication du virus

Dans un article publié dans la revue “Nature”, des chercheurs expliquent avoir mis au point la molécule GS-6207, capable de perturber la réplication du VIH en ciblant l’enveloppe du virus. Et ce, même sur les souches résistantes aux agents antirétroviraux actuels.

Une nouvelle étape dans la lutte contre le virus du Sida vient d’être franchie. Alors que le Virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ne dispose à l’heure actuelle ni d’un remède, ni d’un vaccin, des chercheurs du laboratoire pharmaceutique américain Gilead, sont à l’origine d’une découverte qui, à terme, pourrait devenir un nouvel agent thérapeutique de longue durée.

Dans une étude publiée dans la revue Nature, ils expliquent avoir développé une nouvelle molécule capable de cibler l’enveloppe du VIH, la capside, où se trouve son matériel génétique. Appelée GS-6207, la molécule se lie étroitement à la capside et perturbe le cycle de vie du virus, ce qui l’empêche de se répliquer.

Jusqu’à 6 mois d’efficacité
D’abord testé en laboratoire, la molécule GS-6207 est d’autant plus prometteuse qu’elle s’est avérée efficace contre plusieurs souches du VIH, dont certaines résistantes à certains traitements antirétroviraux.

Elle a ensuite été administrée lors d’un essai clinique sur 32 patients porteurs du VIH-1. Une unique dose de GS-6207 a permis de réduire significativement leur charge virale (de 22 à 160 fois) et ce, en seulement neuf jours. De plus, les chercheurs ont remarqué que la molécule reste longtemps dans l’organisme et ce, sans qu’on ait besoin de le réadministrer. Ainsi, la concentration de produit suffisamment efficace pour inhiber 95% de la réplication virale s’est maintenue jusqu’à six mois et ce, avec deux injections sous-cutanées par an. Un avantage non négligeable pour aider les patients à suivre leur traitement.

Pas encore d’autorisation de mise sur le marché
Pour autant, les essais cliniques sont loin d’être terminés et sa mise sur le marché n’a pas encore été approuvée. De nouveaux tests sont nécessaires pour mesurer l’innocuité du traitement et l’absence d’effets secondaires graves. Un autre test, mené sur 40 volontaires sains, et dont huit avaient reçu un placebo, a montré que la molécule a occasionné chez 75% des sujets que des effets indésirables modérés et réversibles, comme des éruptions cutanées ou des réactions au site d'injection.

D’après les auteurs de l’étude, la molécule GS-6207 est d’autant plus prometteuse qu’elle peut non seulement être utilisée comme traitement, mais aussi à titre préventif dans les groupes à risque, telle que la pilule Prophylaxie pré-exposition (PrEP). Ils en concluent donc qu’il s’agit d’un “outil potentiellement transformateur dans les efforts pour mettre fin à l'épidémie mondiale de VIH”.

https://www.nature.com/articles/s41586-020-2443-1

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 23 Jl 2020 - 17:20
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La recherche vaccinale dans le VIH

Le Professeur Jean-Daniel Lelièvre est spécialisé en immunologie à l’Upec (université Paris-Est Créteil) et dirige le service d’immunologie clinique et maladies infectieuses du CHU Henri Mondor (Créteil, Val-de-Marne). Dans une vidéo filmée par Actions Traitements, il explique où en est la recherche vaccinale dans le VIH, pourquoi c'est une recherche compliquée et quelles sont les raisons d'espérer. « Il y a deux types de vaccin : le vaccin classique qui est un vaccin préventif qui cherche à se protéger contre une maladie infectieuse et le vaccin thérapeutique qui agit sur un virus déjà présent dans le système », précise le Professeur Lelièvre. Pour le vaccin préventif, la recherche a bien avancé et on a de grands essais de phase 3 (potentielle efficacité) actuellement en cours. En ce qui concerne le vaccin thérapeutique, les pistes de recherches sont un peu plus complexes : « Le but est de contrôler la réplication du virus sans traitement antirétroviral.

Aujourd’hui, il n’y a pas de données scientifiques laissant supposer qu’un vaccin thérapeutique utilisé tout seul puisse être efficace. On a des raisons d’espérer que la recherche vaccinale aboutisse. On a mis en évidence chez les personnes infectées par le VIH des anticorps qui sont capables de bloquer 90 à 95 % des souches du VIH et on est en train de tester ce type de stratégies sur des animaux. On peut espérer dans un avenir proche, cinq ans, dix ans voire plus un vaccin qui soit efficace dans quasiment 100 % des cas ». On l’a compris, la recherche avance, mais il faudra encore être patient avant d’avoir accès à un vaccin efficace contre le VIH. En attendant la Prep et le Tasp restent des outils efficaces, accessibles et indispensables, pour endiguer l’épidémie.



https://www.youtube.com/watch?v=ldVit4C ... e=youtu.be

https://seronet.info/breve/la-recherche ... -vih-88252

Le Professeur Jean-Daniel Lelièvre est spécialisé en immunologie à l’UPEC et dirige le service d’immunologie clinique et maladies infectieuses du CHU Henri Mondor (Créteil - 94).

Il a accepté de répondre à nos questions pour nous dire où nous en sommes sur la recherche vaccinale dans le VIH, pourquoi c'est une recherche compliquée et quelles sont les raisons d'espérer.

N'hésitez pas à consulter nos autres interviews d'experts et vidéos pédagogiques sur la chaîne de l'association Actions Traitements, destinée aux personnes concernées par le VIH et/ou les hépatites : patients, entourage, associatifs et professionnels de santé.

Pour retrouver toutes nos actualités, n'hésitez pas à visiter notre site institutionnel : www.actions-traitements.org

https://www.actions-traitements.org/cat ... ctualites/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 28 Jl 2020 - 08:05
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Une étude du NIH démontre la sécurité de la transplantation rénale entre donneurs et receveurs séropositifs

Une étude soutenue par les National Institutes of Health a trouvé des résultats similaires pour les patients séropositifs qui ont subi une transplantation avec un rein VIH + ou VIH –, suggérant que les organes infectés et non infectés ont des profils de sécurité comparables.

«Les personnes séropositives (VIH +) ont une incidence plus élevée d'insuffisance rénale terminale et font face à une mortalité presque (trois fois) plus élevée sous dialyse par rapport à leurs homologues séronégatifs (VIH)», Christine M. Durand, MD, de Johns L'Université Hopkins de Baltimore et ses collègues ont écrit. «La transplantation rénale d'un donneur décédé (DDKT) offre un bénéfice de survie substantiel aux personnes séropositives atteintes d'IRT, mais une pénurie de donneurs et un accès réduit au DDKT pour les candidats séropositifs reste un défi majeur. Alors que la transplantation d'organes chez les receveurs du VIH + continue de croître, de nouvelles sources de donneurs sont nécessaires pour remédier à cette disparité.

Selon les chercheurs, la transplantation de reins de donneurs séropositifs à des receveurs séropositifs a été effectuée pour la première fois en Afrique du Sud en 2008. Bien que les résultats aient été «encourageants», Durand et ses collègues mettent en garde contre la généralisation de ces résultats à d'autres pays, principalement en raison de la prévalence plus élevée des antirétroviraux. résistance et diverses pratiques d'immunosuppression aux États-Unis. Ces deux éléments, ont-ils écrit, «peuvent conduire à des résultats de transplantation inférieurs ... et augmenter le risque de rejet».

Cherchant à comparer directement les résultats après une transplantation avec un rein VIH + ou VIH -, les chercheurs ont évalué 75 greffes réalisées dans 14 centres entre 2016 et 2019 (25 avec un rein VIH +).

Tous les participants ont été suivis pendant une durée médiane de 1,7 an, sans décès.

Les chercheurs n'ont observé aucune différence dans la survie du greffon à 1 an (91% de survie avec le rein VIH + vs 92% dans le VIH–), le DFGe (63 mL / min / 1,73 m 2 vs 57 mL / min / 1,73 m 2 ), le VIH percée (4% vs 6%), hospitalisations infectieuses (28% vs 26%) ou injections opportunistes (16% vs 12%).

Durand et ses collègues ont noté que si les résultats globaux étaient «excellents» lors de l'utilisation de reins VIH + pour la transplantation, le rejet d'allogreffe semblait être plus fréquent chez les patients qui ont reçu un rein infecté et chez ceux qui n'ont pas reçu d'induction de déplétion lymphocytaire. Cela a conduit les chercheurs à recommander une enquête plus approfondie pour déterminer l'immunosuppression optimale pour cette population de patients.

Malgré ce domaine incertain, Durand et ses collègues ont exprimé leur optimisme quant à leurs conclusions, concluant: «Cette source unique d'organe de donneur a le potentiel d'atténuer les disparités pour une population vulnérable qui fait face à un accès réduit à la transplantation et à une mortalité plus élevée sur les listes d'attente.

https://www.healio.com/news/nephrology/ ... recipients

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 29 Jl 2020 - 06:37
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Egrifta améliore la santé du foie chez les personnes séropositives

L'hormone injectable aide à réduire l'inflammation et la fibrose associées à la NAFLD dans cette population.

Egrifta (tésamoréline), un analogue du facteur de libération de l'hormone de croissance, désactive les gènes qui favorisent l'inflammation et l'accumulation de tissu cicatriciel chez les personnes vivant avec le VIH et atteintes de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD), améliorant ainsi la santé de leur foie et réduisant potentiellement le risque du cancer du foie, selon une étude récente.

«Ces données démontrent pour la première fois comment la tésamoréline réduit l'accumulation de graisse hépatique et améliore l'expression des gènes hépatiques qui reflètent un retour global vers la santé du foie chez les personnes vivant avec une NAFLD / NASH associée au VIH», Steven Grinspoon, MD, du Massachusetts General Hospital , a déclaré dans un communiqué de presse de Theratechnologies.

La NAFLD et sa forme la plus grave, la stéatohépatite non alcoolique (NASH), sont des causes croissantes de maladie hépatique avancée. L'accumulation de graisse dans le foie déclenche une inflammation qui, avec le temps, peut entraîner une fibrose hépatique (accumulation de tissu cicatriciel), une cirrhose et un cancer du foie. La NAFLD est courante chez les personnes vivant avec le VIH et elle semble progresser plus rapidement dans cette population. En l'absence de thérapies médicales efficaces actuellement approuvées, la prise en charge repose sur des changements de mode de vie tels que la perte de poids et l'exercice.

Egrifta, un médicament injectable auto-administré une fois par jour, imite une hormone naturelle produite dans le cerveau qui déclenche la libération de l'hormone de croissance, qui à la fois construit les muscles et décompose les graisses. Il a été approuvé en 2010 comme traitement pour réduire l'excès de graisse abdominale chez les personnes séropositives atteintes de lipodystrophie.

La recherche a montré qu'Egrifta peut également réduire la graisse du foie chez les personnes séropositives atteintes de NAFLD, bien qu'il ne soit pas encore approuvé pour cette indication. Dans un essai de phase II de l'équipe de Grinspoon publié en 2019 , Egrifta a réduit l'accumulation de graisse dans le foie et empêché la progression de la fibrose par rapport à un placebo chez les personnes atteintes de NAFLD associée au VIH.

Maintenant, une sous-étude de cet essai a mis en lumière la façon dont le médicament réduit la graisse du foie et la fibrose. Comme décrit dans JCI Insight , Grinspoon et ses collègues ont évalué l'effet d'Egrifta sur les voies génétiques dans des échantillons de biopsie hépatique provenant de personnes séropositives atteintes de NAFLD qui ont participé à l'étude.

En comparant des échantillons de biopsie hépatique appariés prélevés au début de l'essai et après un an de traitement, les chercheurs ont découvert qu'Egrifta augmentait l'expression des gènes liée à la phosphorylation oxydative, le processus par lequel les nutriments sont décomposés pour fournir de l'énergie dans les centrales électriques cellulaires appelées mitochondries. .
«L'insuffisance mitochondriale peut favoriser l'accumulation de graisse hépatique et la génération de métabolites lipidiques toxiques, augmentant le stress oxydatif, la mort cellulaire, l'inflammation et la fibrose, qui sont des événements clés dans la progression de la NAFLD», ont écrit les auteurs de l'étude.

De plus, Egrifta a conduit à une diminution de l'expression des gènes liés à l'inflammation, à la réparation tissulaire et à la division cellulaire. Ces changements dans l'expression génique étaient corrélés à une amélioration de la fibrose et à une diminution des biomarqueurs liés à l'inflammation.

Une croissance cellulaire excessive lorsque le foie tente de réparer les lésions tissulaires est responsable de l'accumulation de tissu cicatriciel et peut déclencher un carcinome hépatocellulaire (CHC), le type le plus courant de cancer du foie. La sous-étude a montré que Egrifta régulait à la hausse les gènes associés à un pronostic favorable du CHC tout en régulant à la baisse ceux liés à de mauvais résultats.

«Nos résultats éclairent nos connaissances sur la biologie de l'action de l'hormone de croissance sur le foie et fournissent une base mécaniste pour les effets cliniques observés de la tésamoréline sur le foie», ont conclu les auteurs de l'étude.

«Étant donné que la population VIH est à haut risque de NAFLD et des taux de progression de la fibrose accrus, il existe un besoin critique d'études dédiées parmi ce groupe de patients», ont-ils écrit. «Nos résultats peuvent également fournir des informations sur d'autres populations atteintes de NAFLD, et donc fournir une justification solide pour des études supplémentaires.»

https://insight.jci.org/articles/view/140134

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Août 2020 - 10:33
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UNE SOUCHE DE VIH ULTRA-RÉSISTANTE IDENTIFIÉE CHEZ DEUX HOMMES EN FRANCE (CNews 18/8/20)

Une équipe de médecins français vient de publier dans la revue scientifique The Lancet une étude dans laquelle ils disent avoir identifié une souche de VIH résistante à pratiquement tous les antirétroviraux chez deux hommes en France. Il s'agit, disent-ils, d'un «événement sans précédent», tant la transmission par voie sexuelle d'un virus aussi résistant aux médicaments n'a pratiquement jamais été répertoriée nulle part dans le monde.

Cette équipe de chercheurs, composée essentiellement de médecins exerçant au Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse (Haute-Garonne), pourrait ainsi être à l'origine d'une découverte médicale majeure.

L'émergence d'une souche de VIH, le virus responsable du sida, quasiment invincible a en effet été longtemps perçue comme une menace virtuelle et potentiellement considérable pour la santé publique mondiale, or ce qu'ils ont trouvé est bien réel et doit donc faire l'objet d'une surveillance particulièrement étroite pour garantir la sécurité sanitaire.

Le premier cas qu'ils présentent dans leur publication concerne celui d'un jeune homme de 23 ans ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes. Contaminé en septembre 2019 par une souche ultra-résistante du VIH-1, ce patient a pu être dépisté au plus tôt après avoir développé une primo-infection au virus, c'est-à-dire que son corps a développé plusieurs symptômes qui ont alerté les médecins.

Dans leur étude, ces derniers précisent en outre que le jeune homme n'avait pas utilisé de prophylaxie pré-exposition. Concrètement, cela signifie qu'il ne prenait pas de médicaments contre le VIH en prévention avant d'avoir des rapports sexuels.

Certaines personnes, essentiellement des hommes homosexuels, peuvent en effet se voir prescrire des antirétroviraux alors même qu'ils ne sont pas infectés par le VIH, et cela justement pour éviter de l'être. Une méthode que l'on appelle la PrEP dans le jargon médical. En l'état actuel des choses, rien ne permet cependant de dire que cette prophylaxie aurait pu permettre au premier patient étudié d'éviter d'être contaminé, du moins les médecins ne l'indiquent pas clairement dans la présentation de leur étude.

Ce qui frappe, en revanche, et c'est précisément ce qui interroge les scientifiques, c'est de savoir par quels mécanismes cette contamination a pu se faire dans la mesure où, jusqu'à présent, la doctrine admise en la matière voulait qu'il y ait peu de transmissions de souches de VIH-1 multirésistantes justement parce que l'on pensait que ces souches, en étant hautement mutées, avaient plus de mal à se propager.

Dans leur étude, les médecins toulousains prennent toutefois le soin de préciser que dans les cas de primo-infections au VIH-1 en France, «moins de 0,1 % des souches identifiées présentaient une résistance aux trois principales classes de médicaments antirétroviraux». Bien qu'infimes, ces cas existent donc bel et bien.

DEUX CAS SIMILAIRES DANS LA MÊME RÉGION
Par contre, et c'est ce qui est d'autant plus préoccupant, c'est que les médecins ont également découvert que cette même souche de VIH-1 ultra-résistante et présentant exactement le même profil de mutation, a aussi été découverte chez un autre patient, âgé lui de 54 ans, originaire de la même région de France (les médecins ne précisent pas laquelle).

Ce patient, ayant lui aussi des rapports sexuels avec d'autres hommes, présente par ailleurs un profil singulier puisqu'il était déjà séropositif depuis 1995 mais avec une longue histoire d'échecs virologiques.

Dans leur étude, les médecins écrivent que «les souches prélevées chez les deux patients étudiés ont permis d'établir qu'elles sont phylogénétiquement liées, mais un historique de transmission directe n'a pas pu être établi, ce qui suggère des liaisons intermédiaires non échantillonnées». En clair, d'autres patients non encore identifiés pourraient être concernés.

Reste que deux cas avérés d'un virus ultra-résistant au VIH dans une zone et dans un délai aussi réduits constituent en soi un événement fondamental à ne pas prendre à la légère tant il est rarissime dans la littérature scientifique. Par ailleurs, si une souche de VIH-1 multirésistante avait déjà été signalée à New York (Etats-Unis) en 2004, celle-ci était néanmoins sensible à au moins une classe de médicament antirétroviral, contrairement aux souches récemment identifiées en France.

Pour conclure, les médecins indiquent que seul un réseau de surveillance épidémiologique composé de virologues et de cliniciens, appuyés par des acteurs locaux de prévention comme les associations, peut empêcher la diffusion de cette souche de VIH-1 particulièrement coriace.

De même, ils plaident pour que la recherche ait les moyens de travailler sur la mise au point de nouvelles classes de médicaments antirétroviraux, seules à même de proposer des thérapies alternatives et efficaces à ces souches ultra-résistantes.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 24 Août 2020 - 11:20
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VIH : un traitement injectable pourrait empêcher l’infection

Ce médicament bloque l’entrée du virus dans les cellules du corps humain.

Ce traitement pourrait révolutionner la prévention et la prise en charge du VIH. Des chercheurs de l’université de l’Utah (États-Unis) ont mis au point un médicament permettant de prévenir et de soigner les personnes atteintes par le virus du sida. Dans Proceedings of the National Academy of Sciences, ils expliquent leur découverte. "C’est une nouvelle option thérapeutique excitante contre le sida, à la fois pour prévenir et traiter, avec un mécanisme d’action unique, en comparaison aux autres médicaments", s’enthousiasme Michael S. Kay, auteur principal de l’étude.

Une alternative à la multi-thérapie cART :

Aujourd’hui, de nombreuses personnes séropositives sont soignées grâce aux traitements appelés cART. Il s’agit d’une multi-thérapie composée de plusieurs médicaments. "Cela a largement amélioré la survie et la qualité de vie des patients, soulignent les chercheurs, mais c’est aussi un traitement coûteux, avec de sérieux effets secondaires et cela oblige les patients à prendre des pilules tous les jours." Michael S. Kay précise également que le VIH mute régulièrement et peut devenir résistant aux traitements, d’où la nécessité de les renouveler souvent.

Un médicament à base de D-peptides :

Le médicament injectable s’appelle CPT31 : il s’appuie sur les D-peptides, des chaînes d’acides aminés non-naturels, mais semblables à ceux produits par l’organisme. Ils s'attaquent à une poche présente sur le virus du sida, nécessaire à son fonctionnement. Leur constitution leur permet de ne pas se dégrader dans l’organisme et de résister plus longtemps. Ils sont "majoritairement ignorés par le système immunitaire, ce qui évite des réactions immunitaires, qui sont des effets secondaires fréquents avec les peptides traditionnels", explique Brett Welch, co-auteur de l’étude.

Une efficacité en prévention mais aussi en traitement :

Pour tester son efficacité, les scientifiques ont réalisé un essai sur des singes. Tous étaient en bonne santé lorsqu’ils ont reçu leur première injection du médicament, ensuite les chercheurs leur ont administré une forme hybride du VIH. "Les singes étaient complètement protégés face à cette forte exposition au VIH", constatent-ils. Ils n’ont jamais présenté le moindre signe d’infection. "Nous pensons que ce médicament pourrait être utilisé pour prévenir l’infection au VIH car l’exposition initiale implique généralement une petite quantité de virus", ajoute Michael S. Kay.

Avec son équipe, il a aussi testé l’effet curatif du traitement. Des singes infectés par le VIH, avec une forte charge virale, ont reçu le médicament. Pendant un mois, les analyses sanguines ont montré une baisse significative de la quantité de virus dans le sang. Dans les semaines qui ont suivi, la charge virale a augmenté de nouveau, à cause de la résistance du virus au traitement. Les chercheurs constatent que des injections régulières permettent d’éviter cela. "Les injections qui agissent sur le long terme semblent préférées par les patients et les médecins, en comparaison à des médicaments à prendre tous les jours", indique Brett Welch. "De plus, cette formulation permet d’avoir un niveau stable de médicament, et cela réduit le risque de résistance au traitement provoqué par des oublis de pilule au quotidien, et cela diminue aussi les effets secondaires." Pour l’instant, le médicament injectable a été uniquement testé sur des primates, mais des essais sur l’humain devraient être réalisés cette année.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... -infection

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 27 Août 2020 - 11:32
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Comment de rares individus réussissent à maîtriser le VIH sans traitement (Notre temps AFP 26/8/20)

Une très petite proportion des gens vivant avec le virus du sida (VIH) sont capables de le contrôler sans avoir besoin de traitement antirétroviral: des chercheurs donnent un aperçu de la façon dont ça se passe chez ces "contrôleurs d'élite", offrant des indices dans la recherche d'un remède pour guérir.

Moins de 0,5% des personnes infectées par le VIH peuvent maintenir un tel contrôle du virus sans traitement. Et ce, malgré la présence de réservoirs cellulaires où se cachent des VIH "dormants".

Pour expliquer ce phénomène, les chercheurs ont comparé les génomes viraux qui ont été intégrés dans l'ADN de cellules de 64 personnes de ces contrôleurs non traités à ceux de 41 patients sous traitement antirétroviral.

Le virus pour se reproduire a besoin de détourner à son profit le programme (génome) des cellules qu'il infecte et peut s'y tapir sous forme dormante, constituant des réservoirs viraux.

Mais d'après ses travaux parus dans la revue scientifique Nature, chez ces contrôleurs naturels le virus s'est fréquemment intégré dans des endroits du génome cellulaire d'où il ne peut pas enclencher sa reproduction.

Chez la plupart des patients séropositifs non contrôleurs, un traitement efficace à vie permet de maîtriser la prolifération du VIH, sans éradiquer, a priori, les réservoirs viraux cachés.

En cas d'arrêt du traitement, des copies intégrales du virus (appelées "génomes viraux intacts") peuvent proliférer et entraîner un retour en force de la maladie.

Chez le très petit nombre de gens qui contrôlent le virus sans traitement, ces réservoirs du virus paraissent différents. Les chercheurs ont trouvé chez eux moins de copies du génome du virus, mais une proportion plus élevée de la forme intacte susceptible de proliférer.

"Ce qui semble important n'est pas la présence de génomes viraux intacts, mais leur emplacement", selon la professeure Xu Yu (Harvard Medical School), qui a dirigé la recherche.

"Nous avons constaté que chez les contrôleurs d'élite, le VIH se trouvait souvent dans des emplacements du génome humain que les chercheurs appellent +déserts génétiques+", dit-elle à l'AFP.

"Dans ces parties inactives du génome humain, l'ADN humain n'est jamais activé, et donc le VIH reste dans un état + bloqué et verrouillé+".

Les auteurs suggèrent cet état de dormance virale profonde a un rôle dans le maintien du contrôle sans médicament anti-VIH, mais n'est pas complètement permanent ou irréversible.

L'idée serait de ne cibler que les génomes viraux intacts situés dans des parties actives du génome humain, et d'ignorer les autres.

En outre, chez un contrôleur d'élite, les chercheurs n'ont détecté aucun VIH intact, "malgré l'analyse de plus de 1,5 milliard de cellules" sanguines. Cela pourrait signifier que le patient est effectivement guéri, suggère prudemment l'équipe.

Seuls deux patients, qui avaient eu une greffe de moelle osseuse pour traiter un cancer qui les a apparemment débarrassé du virus, sont considérés comme guéris.

Le mois dernier, des chercheurs ont signalé le cas d'un Brésilien séropositif qui après un traitement antiviral puissant, a passé plus d'un an sans traitement anti-VIH, en restant séronégatif, sans greffe de moelle.

Plusieurs rémissions prolongées ont par ailleurs été signalées dans le monde sans qu'une guérison puisse être affirmée.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 01 Sep 2020 - 13:28
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Des microbes communs favorisent la persistance du VIH (UDEM Nouvelles 31/8/20)

Une équipe du CRCHUM et de l'UdeM montre comment les lymphocytes T participent indirectement à la persistance du VIH lorsqu’ils luttent contre des microbes comme le virus de la grippe.

Si le traitement antirétroviral a révolutionné notre capacité à freiner le VIH, ce n’est pas une panacée pour autant.

Tout au long de la trithérapie, le VIH se cache silencieusement dans des réservoirs situés au creux des lymphocytes T CD4+, des globules blancs qui participent à l’activation du système immunitaire contre les infections et à la lutte contre les microbes.

L’existence de ces sanctuaires viraux explique pourquoi le traitement antirétroviral ne permet pas de guérir et pourquoi il doit être suivi toute la vie durant afin d’empêcher le virus de «rebondir».

Dans une étude publiée dans Nature Communications, des chercheurs du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) montrent, grâce à une nouvelle technique mise au point dans leur laboratoire, comment ces lymphocytes T se multiplient au contact de microbes communs et contribuent ainsi à la persistance des réservoirs du VIH.

Nous en discutons avec le chercheur Nicolas Chomont, professeur à l’Université de Montréal (Département de microbiologie, infectiologie et immunologie), et Pierre Gantner, postdoctorant dans son laboratoire et premier auteur de l’étude.

Q. Avez-vous été surpris par les résultats de votre étude?

R. Depuis longtemps déjà, nous savons que le virus persiste dans les lymphocytes T CD4+. Chez les huit participants de notre étude, nous montrons qu’en moyenne de 70 à 80 % de ces lymphocytes, dans lesquels le virus se cache, ont été exposés à des microbes qu’on trouve communément dans la population, comme le virus de la grippe ou le cytomégalovirus. À leur contact, les lymphocytes se multiplient. Cette réponse immunitaire, tout à fait normale dans la lutte contre les infections, provoque indirectement la prolifération des cellules réservoirs du VIH.



Q. La persistance des réservoirs du VIH dans les lymphocytes T est l’obstacle principal à l’éradication du virus. En limitant la prolifération de microbes communs chez les personnes sous trithérapie, pourrait-on réduire indirectement le nombre de lymphocytes T infectés par le virus dans le temps?

R. En théorie oui. Nous pensons qu’empêcher la prolifération de certains microbes ‒ virus ou bactéries ‒ éviterait que les lymphocytes T, qui abritent le VIH, prolifèrent eux aussi. Ainsi, nous pourrions imaginer que certains médicaments, bloquant la prolifération de microbes, diminueraient les réservoirs du VIH. Mais tout cela reste encore à démontrer.



Q. Est-ce à dire que les personnes traitées très tôt après l’infection devraient combiner la trithérapie et ce type de médicaments de façon préventive pour faciliter la disparition des réservoirs du VIH?

R. Cela pourrait même se faire chez des personnes qui ont commencé la trithérapie il y a plusieurs années, car nous pensons que ces microbes participent à la maintenance de ces réservoirs dans le temps.

Par exemple, le cytomégalovirus [CMV], dont 70 % de la population est porteuse, se réactive régulièrement, mais il est restreint par la réponse immunitaire. Chaque fois qu’il se réactive et que la réponse immunitaire se manifeste dans l’organisme, cela peut augmenter la taille des réservoirs du VIH. Donc, si nous traitons l’infection par CMV pour l’empêcher de se réactiver, nous pourrions limiter l’expansion de ces réservoirs.



Q. Selon vous, quels horizons thérapeutiques encore inexplorés votre découverte ouvre-t-elle?

R. Grâce à la technique conçue dans notre laboratoire avec l’aide de Marion Pardons, Rémi Fromentin et Amélie Pagliuzza, nous pouvons cartographier les récepteurs spécifiques des microbes qui se trouvent sur les lymphocytes infectés par le VIH. Cette nouvelle technique expérimentale permettra bien d’autres applications en immunologie fondamentale.

Ici, elle nous permet de déduire quels microbes contribuent à la persistance des réservoirs du VIH. La difficulté? Le virus peut persister davantage dans des lymphocytes T qui reconnaissent la grippe chez une personne et pas chez une autre. Il faudrait donc des stratégies thérapeutiques individualisées. Ce sera difficile à mettre en œuvre, car il faut d’abord repérer ces cellules immunitaires et les microbes qu’elles reconnaissent.

Toutefois, nous pensons qu’une étude de type «preuve de concept» chez des personnes qui ont des réservoirs du VIH dans des lymphocytes T capables de reconnaître des infections qu’on sait traiter ‒ la tuberculose par exemple ‒ pourrait démontrer l’utilité d’une telle approche.



Q. Poursuivez-vous actuellement vos recherches sur un plus large échantillon de patients?

R. Nous poursuivons nos expériences sur des échantillons issus de la cohorte d’infection aigüe du programme de recherche de l’armée américaine sur le VIH ‒ RV254/SEARCH010 ‒, qui a débuté il y a 10 ans en collaboration avec le centre de recherche sur le sida de la Croix-Rouge thaïlandaise.

Nous explorons ainsi la possibilité que les personnes vivant avec le VIH et traitées très tôt après l’infection puissent héberger des réservoirs dans un petit nombre de lymphocytes T reconnaissant un nombre limité de microbes. Si la diversité du réservoir est moindre, cela devrait faciliter la mise au point de stratégies visant à l’éliminer.

À propos de cette étude
L’article «Single-cell TCR sequencing reveals phenotypically diverse clonally expanded cells harboring inducible HIV proviruses during ART», par Pierre Gantner, Nicolas Chomont, Marion Pardons, Rémi Fromentin, Amélie Pagliuzza et leurs collaborateurs, est paru dans Nature Communications le 14 août 2020.

Ces travaux ont été financés par les Instituts de recherche en santé du Canada, le Consortium canadien de recherche sur la guérison du VIH, les National Institutes of Health des États-Unis, la Delaney AIDS Research Enterprise to Find a Cure, la Foundation for AIDS Research (amfAR Research Consortium on HIV Eradication) et le Réseau sida et maladies infectieuses du Fonds de recherche du Québec–Santé.

https://www.chumontreal.qc.ca/crchum/no ... nce-du-vih

https://www.nature.com/articles/s41467-020-17898-8.epdf

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 04 Sep 2020 - 14:25
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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 04 Sep 2020 - 14:26
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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 23 Sep 2020 - 14:34
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Vaccin préventif contre le VIH: retour sur l’échec d’un candidat prometteur

Les autorités sanitaires américaines ont annoncé lundi l’arrêt de l’essai clinique de Phase IIb/III d’un schéma vaccinal préventif contre le VIH en Afrique du Sud, car il n’a pas démontré qu’il permettait de limiter les contaminations .

Les autorité sanitaires américaines en charge, le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID), ont décidé de mettre un terme en février 2020 à un essai vaccinal, car les deux candidats-vaccins associés ne permettaient pas de protéger les participants contre le VIH.

Cet essai clinique de phase 2b/3, baptisé HVTN 702 ou Uhambo, avait débuté en 2016 en Afrique du Sud et visait à tester les seuls candidats-vaccins ayant offert une protection partielle contre le VIH lors d’un essai précédent en Thaïlande, en 2009. Le schéma vaccinal comprenait deux composantes, un vaccin à base de vecteur contre la canarypox appelé ALVAC-HIV (Sanofi Pasteur®) et un vaccin à deux composants comprenant la sous-unité protéique gp120 (GSK®). Le schéma est celui du «prime boost»: le premier composant prépare la réponse immunitaire, qui est démultipliée lorsque le second est injecté comme un rappel boosté. Un peu à l’image de la petite voiture à frottement de l’enfance. L’essai précédent, HVTN 100, avait révélé que ce nouveau schéma vaccinal était sûr et induisait des réponses élevés d’anticorps contre plusieurs souches de VIH répandues en Afrique australe.

L’essai randomisé avait enrôlé plus de 5400 volontaires, des hommes et des femmes séronégatives sexuellement actives entre 18 et 35 ans, dans 14 lieux du pays. L’un des bras avait reçu une combinaison de deux vaccins expérimentaux, l’autre des injections placebo, ceci à raison de six doses sur une période de 18 mois. La Prep, prophylaxie pré-exposition, était également proposée aux participants. Le candidat vaccin avait été adapté au VIH de sous-type clade C, le plus commun dans le sud de l’Afrique.

Aucune réponse immunitaire protectrice n’avait été détectée dans le groupe vacciné, même après 18 mois, le temps nécessaire pour induire une réponse. D’autre part, 129 infections liées au VIH ont été diagnostiquées chez les participants vaccinés et 123 infections chez ceux qui avaient reçu le placebo.

Une déception, mais d’autres études :

Cette annonce est un coup dur pour les équipes qui travaillaient sur les candidats-vaccins. Les échecs en recherche surviennent normalement dans des stades moins avancés.

Ces résultats décevants nous rappellent que les annonces concernant les supposées découvertes de «vaccin contre le VIH» sont encore à accueillir avec prudence.

«Un vaccin contre le VIH est essentiel pour vaincre la pandémie mondiale, et nous espérions que ce candidat marcherait», avait déclaré Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des maladies infectieuses, qui a financé l’essai. «Ce n’est malheureusement pas le cas.»

L’essai HVTN 702 faisait partie d’un projet de recherche sur les vaccins anti-VIH dirigé par le partenariat public-privé Pox-Protein, ou P5, un groupe d’organisations publiques et privées travaillant sur la base de l’essai RV144. Les membres du P5 sont le NIAID, la Fondation Bill & Melinda Gates, le Conseil sud-africain de recherche médicale, le HIV Vaccine Trials Network (HVTN), Sanofi Pasteur®, GSK® et le Programme militaire américain de recherche sur le VIH.

«Même si c’est un revers important pour le secteur, nous devons continuer la quête pour un vaccin préventif», avait indiqué Linda-Gail Bekker, responsable du protocole d’essai clinique et ancienne présidente de l’International AIDS Society (AIS).

Il existe plusieurs autres essais en cours pour tenter de trouver un vaccin. L’un, Imbokodo, a lieu en Afrique sud-saharienne et en Afrique du Sud, un autre, HPX3002/HVTN 706 ou Mosaico, est mené sur plusieurs sites en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Europe.

https://vih.org/20200922/vaccin-prevent ... rometteur/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 25 Sep 2020 - 09:30
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«Cure» : Le Patient de Berlin en soins palliatifs

Douze ans après être devenu la première personne à être guérie du VIH, Timothy Ray Brown, connu comme le Patient de Berlin, a vu sa santé se dégrader rapidement dernièrement à cause d’une récidive de sa leucémie. Aucune trace du VIH n’a à ce jour été retrouvée dans son sang.

Timothy Ray Brown s’était fait connaître en 2010, deux ans après avoir bénéficié, suite à une leucémie, d’une greffe de moelle osseuse provenant d’un donneur porteur d’une mutation sur le co-récepteur CCR5.

Cette mutation (CCR5Δ32) confère à ses porteurs une résistance quasi totale à l’infection par le VIH; au bout de deux mois, Timothy Ray Brown n’exprimait plus le co-récepteur CCR5. Le VIH a alors complètement disparu de son corps.

Un cas exceptionnel
Timothy Ray Brown est le premier cas de guérison fonctionnelle du VIH et cet exploit médical —dû à une greffe rendue nécessaire par une leucémie— n’a pu être reproduit qu’une fois pour l’instant. Un cas supposé de guérison fonctionnelle sans greffe a d’autre part été présenté à la dernière conférence internationale de AIDS 2020. L’évolution de ce 3e cas doit être surveillée dans les prochaines années avant de pouvoir déclarer le VIH éradiqué.

Douze ans après, le corps de Timothy Ray Brown ne présente toujours aucune trace du VIH, mais c’est une récidive de leucémie qui a dégradé sa santé rapidement au cours des 6 derniers mois. Il bénéficie aujourd’hui de soins palliatifs à domicile.

Cette information a été partagée par Mark S. King, un auteur et activiste VIH depuis 1984, sur son blog et reprise par les équipes de Sidaction. Le compagnon de Tim Ray Brown depuis quelques années, Tim Hoeffgen, y déclare: «Timothy n’est pas en train de mourir du VIH, juste pour être clair. Le VIH n’a pas été retrouvé dans son sang depuis qu’il a été guéri. [Le VIH] est bel et bien parti. Ce qui arrive est causé par la leucémie.»

https://vih.org/20200924/cure-le-patien ... alliatifs/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 25 Sep 2020 - 11:38
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Une nouvelle immunothérapie pour cibler le VIH

Une équipe de recherche américaine a mis au point une nouvelle immunothérapie à base de doubles cellules CAR-T. Appelées cellules “Dual CAR-T”, elles prémuniraient contre l’infection par le VIH.

Depuis une dizaine d’années, l’immunothérapie à base de CAR-T cells a révolutionné le traitement clinique contre les formes sévères de cancer. Ce traitement, qui consiste en une reprogrammation des cellules immunitaires d’un patient pour qu’elles reconnaissent et éliminent les cellules malades ou infectées spécifiques, permet aussi des avancées notables dans la lutte mondiale contre le VIH.

Dans une nouvelle étude publiée dans Nature Medicine, des chercheurs de la Perelman School of Medicine de l'université de Pennsylvanie et de la Harvard Medical School (États-Unis) décrivent une nouvelle immunothérapie permettant de lutter contre l’infection par le VIH. Reposant sur des Dual CAR-T cells, un nouveau type de cellule immunitaire, elle permet à l’organisme de devenir résistant à l’infection.

“Cette étude met en évidence la façon dont des modifications relativement simples dans la façon dont les cellules-T sont modifiées peuvent entraîner des changements spectaculaires dans leur puissance et leur durabilité, explique le professeur de biologie James Riley, qui a dirigé les travaux. Cette découverte a des implications importantes pour l'utilisation des cellules T modifiées pour combattre à la fois le VIH et le cancer.”

Un nouveau type de cellules CAR-T
À l’heure actuelle, seule une thérapie antirétrovirale permet de contrôler l’infection au VIH, mais pas de la guérir. L’obstacle majeur à cette guérison est le réservoir viral, c'est-à-dire les copies du VIH cachées dans le génome des cellules infectées. Si le traitement antirétroviral est arrêté, le virus est capable de faire rapidement de nouvelles copies de lui-même, ce qui conduit finalement au développement du Sida.

Les groupes de recherche, dirigés par les professeurs James Riley et Todd Allen, ont travaillé conjointement pour concevoir une nouvelle CAR-T cell spécifique au VIH dont l’objectif est multiple. D’abord cibler et éliminer rapidement les cellules infectées par le VIH, puis survivre et de se reproduire dans l’organisme, mais aussi résister à l'infection par le VIH lui-même, puisque le VIH cible lui aussi ces cellules immunitaires.

Appelée Dual CAR-T cell, cette nouvelle cellule immunitaire a été fabriquée en transformant deux CAR-T celles en une seule. Chaque CAR-T cell possède une protéine CD4 qui lui permet de cibler les cellules infectées par le VIH et un domaine costimulateur, qui signale à la CAR-T cell d'augmenter ses fonctions immunitaires. La première CAR-T contient le domaine costimulateur 4-1BB, qui stimule la prolifération et la persistance des cellules, tandis que la seconde possède le domaine costimulateur CD28, qui augmente sa capacité à tuer les cellules infectées.

Comme le VIH infecte fréquemment les cellules CAR-T, ils ont également ajouté une protéine appelée C34-CXCR4. Celle-ci empêche le VIH de s'attacher à la cellule et de l'infecter ensuite. La deuxième CAR-T a eu une longue durée de vie, s'est reproduite en réponse à l'infection par le VIH, a tué efficacement les cellules infectées et était partiellement résistante à l'infection par le VIH.

Vers une possible guérison du VIH
Pour être testées, ces cellules Dual CAR-T ont été injectées à des souris infectées par le VIH. Les chercheurs ont alors constaté que la réplication du virus était plus lente et que l’infection des cellules était moins importante que chez les souris du groupe témoin. Ils ont également constaté une réduction de la quantité de virus et la préservation des cellules T CD4+, la cible préférée du VIH, dans le sang des animaux.

Par ailleurs, lorsqu'ils ont combiné les cellules Dual CAR-T avec le traitement antirétroviral, le virus a été supprimé plus rapidement, ce qui a conduit à un réservoir viral plus petit que chez les souris qui n'ont été traitées qu'avec le traitement antirétroviral.

“La capacité de ces cellules Dual CAR-T à réduire la charge du VIH dans divers tissus et types de cellules, y compris les cellules T CD4+ à mémoire de longue durée, soutient, selon nous, l'approche consistant à utiliser l’immunothérapie comme nouvel outil pour cibler le réservoir du VIH en vue d'une guérison fonctionnelle du VIH”, conclut le professeur Allen.

https://www.nature.com/articles/s41591-020-1039-5

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VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
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