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steph78
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 27 Jl 2020 - 10:02
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Bonjour Sam des infos ici :

https://www.france-assos-sante.org/wp-c ... 260220.pdf

https://www.santepubliquefrance.fr/mala ... e-et-monde

Bulletin supplémentaire Mars 2020 - Mise au point sur le COVID-19 en pédiatrie :

https://www.infovac.fr/actualites/bulle ... -pediatrie


Bonjour,

Merci pour ces informations !
 
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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 28 Jl 2020 - 06:28
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Calendrier, essais cliniques, financements : où en est-on de la course au vaccin contre le Covid-19 ?

L’immunisation de la population contre le SARS-CoV-2 semble être l’une des seules portes de sortie à la crise, alors que la pandémie a déjà fait près de 650 000 morts.

De nombreux chercheurs et laboratoires à travers le monde se livrent, depuis plusieurs mois, à une course contre la montre pour trouver un vaccin sûr et efficace contre le Covid-19. Alors que l’épidémie a déjà emporté près de 650 000 vies, l’immunisation de la population contre le SARS-CoV-2 semble être l’une des seules portes de sortie à la crise.

Si les résultats de certains essais cliniques sont encourageants, pour l’heure aucun vaccin n’a fini son développement.

A quelle date peut-on espérer disposer d’un vaccin ?
Dix-huit mois : c’est le temps évalué et espéré par les chercheurs pour la mise au point d’un vaccin. Il faut en général une dizaine d’années entre le moment où l’on commence à travailler sur un nouveau vaccin et le moment où celui-ci est disponible en population générale. Mais l’urgence sanitaire de la situation actuelle a fait que ce délai a été très largement raccourci.

Le SARS-CoV-2 a été identifié très vite, de même que la portion du coronavirus qui pouvait potentiellement entraîner une réponse protectrice – la protéine Spike, qui lui permet d’entrer dans les cellules.

Reste une étape incontournable et incompressible : celle des essais cliniques. L’infectiologue Odile Launay, directrice du centre d’investigation clinique (CIC) à l’hôpital Cochin à Paris, résume ainsi :

« On ne peut pas se permettre de lancer une vaccination en population générale à grande échelle, si on n’a pas des données suffisantes sur l’efficacité, mais surtout sur la sécurité du vaccin. »

« Au mieux », selon elle, nous pourrons disposer d’un vaccin en septembre 2021.

Interrogé par le Congrès des Etats-Unis, le 23 juin, l’immunologiste Anthony Fauci, pilier de la task force américaine mise en place pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, avait fait part de son « optimiste prudent » quant au développement d’un vaccin dès fin 2020. Le 25 juillet, il avait néanmoins précisé au Washington Post que même si un « candidat-vaccin » passait avec succès les essais cliniques d’ici la fin de l’année, il faudrait plusieurs mois avant que la vaccination puisse être généralisée, soit pas avant le printemps 2021.

Quelles sont les technologies privilégiées pour développer le vaccin ?
La quasi-totalité des quelque deux cents projets recensés aujourd’hui ont pris pour cible la protéine Spike. L’idée est de présenter cet antigène au système immunitaire pour l’obliger à contre-attaquer grâce à différents mécanismes de défense, dont les anticorps. Une fois mémorisée, la réponse à une attaque fictive aide l’organisme à se protéger lors de sa première « vraie » rencontre avec le virus.

Plusieurs approches technologiques s’affrontent pour y parvenir :

Les « anciens » ne jurent que par les vaccins construits sur une version atténuée ou inactivée du virus original.
Les « modernes » défendent des vaccins fondés sur un « vecteur » – le virus de la rougeole ou un adénovirus génétiquement modifié pour exprimer l’antigène souhaité.
Les « futuristes » parient sur l’ADN ou l’ARN (acide ribonucléique) pour transmettre à nos cellules les instructions de fabrication de cet antigène. L’ARN, qui est le miroir de nos gènes, fait office de mode d’emploi pour les ribosomes, ces petites usines à protéines qui se trouvent dans nos cellules. S’inspirant de cet ARN naturel, les scientifiques sont aujourd’hui capables de synthétiser de l’ARN artificiel qui comporte des instructions supplémentaires pour nos cellules. L’objectif est de leur faire fabriquer un fragment bien précis d’un virus – qu’on appelle antigène – capable de déclencher une réaction immunitaire, avec la formation d’anticorps ciblés.
Des techniques expérimentales accélérées par la lutte contre le Covid-19

Les vaccins reposent tous sur le même principe : susciter une réponse du système immunitaire en lui apprenant à reconnaître le virus contre lequel il est conçu afin de le détruire. Pour éduquer le système immunitaire, les vaccins classiques utilisent soit le virus lui-même inactivé ou atténué, une partie non infectante du virus ou bien un gène du virus porté par un vecteur. Les nouvelles technologies vaccinales utilisent des molécules d'ADN ou d'ARNm, injectées au patient afin de faire produire directement par ses cellules les fragments d’agents infectieux capables de stimuler la réponse immunitaire.

Quels sont les laboratoires et les pays engagés ?
En tout, près de deux cents candidats-vaccins sont développés, dont vingt-trois étaient en phase clinique – c’est-à-dire testés chez l’être humain – au 26 juillet.

Face à certaines « plates-formes » portées par des équipes encore peu présentes sur le marché des vaccins, à l’instar de la biotech américaine Moderna, on retrouve des grands groupes pharmaceutiques, comme le géant américain Merck ou encore le français Sanofi Pasteur.

La recherche se double, en outre, d’une bataille pour les financements. Selon le think tank Policy Cures Research, plus de 4,5 milliards de dollars (3,86 milliards d’euros) ont déjà été alloués à l’élaboration d’un vaccin. Et trois grands blocs se dessinent : les Etats-Unis, l’Europe et la Chine.

Avec cinq projets en phase 2 de test – des essais cliniques menés sur un échantillon de 100 à 1 000 personnes –, au moins un en phase 3 – sur un grand nombre de volontaires, entre 10 000 et 30 000, pour confirmer l’efficacité du candidat-vaccin et rechercher les effets secondaires –, et plusieurs publications scientifiques, Pékin tient la corde dans la course au développement du vaccin. Aucune enveloppe globale n’a été officiellement annoncée, mais, dans la « guerre du peuple » contre le Covid-19, la mise au point d’un vaccin y est une « priorité absolue ».

Qui aura accès en priorité au vaccin ?
« Un vaccin contre le Covid-19 doit être vu comme un bien public mondial, un vaccin pour les peuples », a plaidé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Nombre de dirigeants mondiaux ont lancé un appel en ce sens, dont les deux principales voix étaient le président chinois Xi Jinping et le chef de l’Etat français Emmanuel Macron.

Pourtant, alors que les nécessités d’accès à un vaccin sont mondiales, les pays tentent de garantir leur approvisionnement et les précommandes se multiplient. Par exemple, Sanofi a fait savoir qu’il était proche d’un accord avec l’Union européenne (UE) pour lui fournir 300 millions de doses, tout en préparant des collaborations similaires avec d’autres pays, dont les Etats-Unis.

AstraZeneca, issu de la fusion du suédois Astra et du britannique Zeneca, a passé un contrat similaire avec l’Allemagne, la France, l’Italie et les Pays-Bas pour assurer l’approvisionnement de l’UE. Un accord a également été conclu avec les Etats-Unis et le groupe était en discussion avec le Japon, la Russie, le Brésil et la Chine.

Ces accords permettent aux entreprises pharmaceutiques, qui investissent notamment pour préparer leur outil de production sans savoir si le vaccin se matérialisera, de limiter le risque financier que l’opération comporte.

Portés par l’administration Trump, les Etats-Unis ont choisi une stratégie plus agressive : le gouvernement fédéral a ainsi lancé l’opération « Warp Speed » (« au-delà de la vitesse de la lumière ») pour accélérer le développement d’un vaccin qui serait alloué en priorité à ses compatriotes, en finançant des essais cliniques et la construction de sites de fabrication.

Le 26 juillet, la Maison Blanche a doublé son investissement financier, à près d’un milliard de dollars au total, pour soutenir le développement du potentiel vaccin mis au point par la société Moderna. Quelques jours plus tôt, l’alliance germano-américaine entre BioNTech et Pfizer avait, de son côté, fait savoir que Washington lui verserait 1,95 milliard de dollars pour s’assurer 100 millions de doses de son éventuel vaccin.

Quels sont les projets les plus avancés ?
La biotech américaine Moderna a lancé, lundi 27 juillet, la phase 3 de son candidat-vaccin, la dernière des essais cliniques avant l’homologation. Son efficacité va être testée sur 30 000 personnes aux Etats-Unis : la moitié recevra une dose de 100 microgrammes, tandis qu’un placebo sera administré aux autres.

De son côté, le laboratoire chinois Sinovac avait annoncé le 6 juillet que la dernière phase de développement de son vaccin débuterait « ce mois-ci », en collaboration avec le brésilien Butantan. Elle « inclura environ 9 000 professionnels de santé » dans ce pays touché de plein fouet par l’épidémie – en effet, la phase 3 des essais clinques doit se dérouler dans une zone où le virus est encore fortement actif.

C’est donc également au Brésil qu’AstraZeneca a débuté, fin juin, les tests de son candidat-vaccin, développé en partenariat avec l’université d’Oxford, sur 5 000 volontaires à Rio de Janeiro, Sao Paulo et un site « dans le nord-est du pays ».

Pfizer, associé à la biotech allemande BioNTech, prévoyait lui aussi de démarrer une phase 3 avant la fin juillet, suivi de Sanofi, ainsi que Johnson & Johnson en septembre, puis de la biotech américaine Novavax à l’automne.

Par ailleurs, alors que le monde attend les résultats de ces grands essais cliniques, les experts œuvrent d’ores et déjà à préparer l’opinion publique à l’arrivée d’un vaccin sur le marché.

Les données recueillies suggèrent que les candidats-vaccins peuvent être « réactogènes », rapporte ainsi le site d’informations médicales et scientifiques StatNews, le 27 juillet. En d’autres termes, ces derniers provoquent de légers effets indésirables, comme des maux de tête, des douleurs aux bras, de la fatigue, des frissons ou encore de la fièvre.

« Nous avons constaté que si nous laissons les gens savoir à quoi s’attendre, ils sont moins inquiets en cas d’effets secondaires », justifie Kathleen Neuzil, directrice du Centre pour le développement de vaccins à la faculté de médecine de l’université du Maryland, citée par StatNews.

Quelle sera la stratégie vaccinale en France ?
S’il n’y a pas encore de vaccin contre le Covid-19, la France s’attelle d’ores et déjà à définir une stratégie vaccinale. Dans ce cadre, un premier rapport élaboré par une quinzaine de membres du conseil scientifique, du comité analyse, recherche et expertise et du comité vaccin Covid-19, a été mis en ligne sur le site du ministère de la santé, le 24 juillet.

Ce document définit notamment les cibles prioritaires. On y trouve en tout premier lieu les personnes exposées de par leur métier, celles à risque du fait de leur âge ou d’une maladie chronique ainsi que les individus en grande précarité.

« Le nombre de vaccins qui sera finalement commandé est encore inconnu, mais on s’attend à avoir plusieurs dizaines de millions de doses de vaccins (potentiellement correspondant à 2-5 produits différents) disponibles entre le dernier trimestre de l’année 2020 et le premier trimestre de 2021, qui pourraient être déployées s’il survient une seconde vague de Covid-19 », estiment les auteurs du rapport.

Et, malgré l’urgence, ils appellent à la prudence : « Il est impératif de se donner le temps nécessaire à une évaluation rigoureuse tant de l’efficacité que de la sécurité des candidats vaccins avant leur utilisation à grande échelle. » Le conseil rejette par ailleurs l’idée d’« une vaccination obligatoire », préconisant une vaccination « organisée ».

https://www.lemonde.fr/planete/article/ ... Odux4jQCOY

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 29 Jl 2020 - 08:09
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COVID-19 : pas d’immunité croisée chez les enfants ?

Le SARS-CoV-2 appartenant à la famille des coronavirus, la question d’une possible immunité croisée entre les différents virus de cette même famille se pose. Les résultats de certaines études semblent aller dans ce sens, notamment en ayant montré que des personnes n’ayant jamais été en contact avec le SARS-CoV-2 disposent de cellules immunitaires dirigées contre ce nouveau coronavirus (voir article univadis : « COVID-19 : et si l’immunité de groupe était bientôt atteinte ? »). L’existence d’une immunité croisée serait une bonne nouvelle car cela signifierait qu’une partie de la population pourrait déjà être immunisée contre le SARS-CoV-2 sans avoir été infectée : l’immunité de groupe pourrait alors être atteinte beaucoup plus facilement et rapidement que prévu…

Pour tester l’existence de cette immunité croisée, des chercheurs de l’Institut Pasteur, de l’Inserm, de l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) et de l’Université de Paris ont conduit du 1 er mars au 1 er juin 2020 une étude appelée PED-COVID, dans 7 hôpitaux parisiens et de la proche couronne, auprès de 775 enfants (de 0 à 18 ans), dont 36 présentaient un syndrome inflammatoire multi-systémique (apparenté à la maladie de Kawasaki). Pourquoi une étude chez des enfants ? Car les coronavirus saisonniers sont responsables chaque hiver de rhumes et de bronchites répétées pendant la petite enfance. La fréquence et les titres des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2 et contre les quatre coronavirus saisonniers (NL63, HKU1, 229E, OC43) ont été mesurés.

Il ressort de cette étude que la présence et le taux d'anticorps contre les quatre coronavirus saisonniers, retrouvés chez 67-100% des enfants en fonction des virus, étaient comparables entre les enfants séronégatifs et les enfants séropositifs pour le SARS-CoV-2, quelle que soit la gravité de l’infection : syndrome inflammatoire multi-systémique ou forme pas/peu symptomatique. Il semble donc que les fréquentes infections des enfants par les coronavirus saisonniers ne les protègent ni de l’infection par le virus SARS-CoV-2, ni des formes graves apparentées à la maladie de Kawasaki. Par ailleurs, cette étude confirme la très grande fréquence et le taux important d’anticorps contre les coronavirus saisonniers dans la population générale et malgré cela, de nombreuses personnes sont infectées par ces virus chaque hiver. D’où la conclusion peu optimiste de Marc Eloit, dernier auteur de l’étude, responsable du Laboratoire de Découverte de pathogènes à l’Institut Pasteur : « si le virus de la Covid-19 se comporte comme les coronavirus saisonniers, cette observation interroge sur la capacité de la population à atteindre un niveau d’immunité suffisant pour empêcher la réapparition régulière de la maladie ». Cependant, il faut noter que cette étude n'a exploré que l’immunité humorale (anticorps) contre ces différents coronavirus (SARS-CoV-2 et virus saisonniers) et non l’immunité cellulaire (lymphocytes T).

Références :

Source : Institut Pasteur. COVID-19 : Pas d’immunité croisée conférée par d’autres coronavirus chez les enfants. Communiqué de presse. 06 juillet 2020.

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 30 Jl 2020 - 06:50
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COVID-19 - Il ne faut pas compter sur l’été pour diminuer l’épidémie

La transmission de nombreux virus respiratoires est saisonnière, en particulier dans la région tempérée de l’hémisphère nord, où elle est en recrudescence en automne et en hiver. Plusieurs facteurs en rendent compte :

• Climatiques, comme des niveaux plus faibles de température ou de rayonnement ultra-violet ;
• Liés à l’hôte, par exemple diminution de l’immunité, fragilité des muqueuses respiratoires, aggravation de problèmes de santé préexistants ;
• Comportementaux, du fait des interactions sociales plus fréquentes en intérieur.
Le service documentation de Santé publique France a réalisé une synthèse des publications parues sur le sujet en ce qui concerne le SARS-CoV-2 (jusqu’au 9 juin 2020).

Des corrélations modestes avec les facteurs météorologiques

Expérimentalement, ce virus peut être inactivé par augmentation de la température. Les données expérimentales concernant les autres facteurs climatiques portent sur le SARS-CoV-1, inactivé par les rayonnements ultraviolets et par l’humidité relative à des niveaux autour de 50% (l’inactivation suit une courbe en U : survie longue autour de 20-30% et 80%).

En ce qui concerne la transmission interhumaine du SARS-CoV-2, il semble exister une corrélation négative avec la température mais elle est au mieux modeste. Les résultats portant sur l’humidité relative vont de l’absence d’association significative à un ralentissement de la transmission. Il semble que celui-ci soit corrélé avec la présence de rayonnements ultraviolets et l’augmentation de la vitesse du vent. Au total, la plus grande part de la transmission du SARS-CoV-2 ne semble pas dépendre de facteurs météorologiques. Il est donc difficile actuellement de conclure à une saisonnalité du virus. S’il y a une atténuation de la transmission durant l’été dans l’hémisphère nord, elle sera vraisemblablement modeste.

Cependant, la pandémie dans l’hémisphère le plus touché pourrait alimenter la transmission virale dans l’autre hémisphère, le phénomène se répétant alternativement chaque année jusqu’à l’atteinte d’un état endémique après 3 à 5 ans. Quoiqu’il en soit, il semble assuré « qu’une éventuelle saisonnalité ne permettra pas de contrôler à elle-seule la transmission du virus, sans autres mesures de contrôle. » Il faudra compter également avec l’immunité acquise dans la population et la réintroduction éventuelle du virus chez l’homme à partir d’un réservoir animal.

https://www.santepubliquefrance.fr/les- ... n-du-virus

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 31 Jl 2020 - 10:13
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1 jeune adulte sur 5 rapporte des symptômes persistants du COVID-19

• Environ 1 tiers des adultes présentant une forme légère confirmée de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) rapportent une toux, de la fatigue et une difficulté respiratoire qui persistent plus de 2 à 3 semaines après avoir été testés positifs, même en l’absence d’une comorbidité sous-jacente.

• Les jeunes adultes pourraient avoir besoin de recevoir une formation ciblée en matière de prévention, portant notamment sur la perspective d’une auto-mise en quarantaine prolongée et les bénéfices de la distanciation sociale, sur le lavage fréquent des mains et sur les moyens de se couvrir le visage.

• Sur les 292 répondants, 270 ont rapporté des données relatives au retour à la santé.
• 65 % (175) ont rapporté un retour à leur état de santé habituel après une durée médiane de 7 jours (intervalle interquartile : 5–12) à compter de la date du test.
• 35 % (95) n’avaient pas retrouvé leur état de santé habituel 14–21 jours après le test :
- 26 % chez les 18–34 ans ;
- 32 % chez les 35–49 ans ; et
- 47 % chez les plus de50 ans.
• Les facteurs associés (rapports de cotes corrigés [RCc] ; IC à 95 %) à l’absence de retour à l’état de santé habituel comprenaient :
- un âge supérieur à 50 ans, par rapport à un âge compris entre 18 et 34 ans : 2,29 (1,14–4,cinquante huit) ;
le signalement de plus de 3 affections chroniques, par rapport à aucune : 2,29 (1,07–4,90) ;
- l’obésité : 2,31 (1,21–4,42) ;
- la présence d’une maladie psychiatrique : 2,32 (1,17–4,cinquante huit).
• Les symptômes les moins susceptibles de disparaître étaient la toux (43 % ; 71/166), la fatigue (35 % ; 68/192) et la difficulté respiratoire (29 % ; 26/90).

• Une enquête téléphonique a été menée dans plusieurs États (aux États-Unis), auprès d’adultes ayant obtenu un résultat positif au coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) via le test par réaction en chaîne par polymérase après transcription inverse (Reverse Transcription-Polymerase Chain Reaction, RT-PCR), caractérisant la durée des symptômes et le retour à l’état de santé antérieur.
• Financement : aucun financement n’a été communiqué.

• Les caractéristiques des répondants et celles des non-répondants pourraient avoir été différentes.
• Les données sur les symptômes n’ont pas été enregistrées.
• Biais d’autodéclaration.

https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/wr/mm6930e1.htm

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 31 Jl 2020 - 10:16
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COVID-19 - Dépistage et contact-tracing : conduite à tenir en fonction du statut sérologique

Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a publié un avis portant sur « la conduite à tenir en fonction du statut virologique SARS-CoV-2 chez une personne testée dans le cadre du dépistage ou du contact-tracing. » Si les connaissances portant sur la RT-PCR sont aujourd’hui bien stabilisées, en revanche, avertit le texte de l’avis, il existe une réelle « difficulté pour les acteurs médicaux de 1ère ligne » de décider que faire en fonction des résultats des tests virologiques : d’une part, il persiste des incertitudes scientifiques (notamment sur l’immunité acquise), d’autre part, les résultats des tests sont qualitatifs (positifs/négatifs), ce qui peut compliquer leur interprétation.

Plusieurs situations se présentent dans le cadre du dépistage ou du contact-tracing.

La personne a des signes cliniques évocateurs de COVID-19 : la conduite à tenir est celle d’un cas possible.

La personne n’a pas d’antécédents personnels d’infection documentée à SARS-CoV-2.

RT-PCR positive + détection d’AC anti-SARS-CoV-2 IgG ou totaux : investiguer les contacts à risque jusqu’à 10 jours précédant la date de réalisation des tests ; isolement non recommandé si la RT-PCR a été réalisée il y a au moins 7 jours.
RT-PCR positive + absence de détection d’AC anti-SARS-CoV-2 IgG ou totaux : investiguer les contacts à risque jusqu’à 10 jours précédant la date de réalisation des tests ; isolement recommandé pendant 7 jours après la date du prélèvement naso-pharyngé.
RT-PCR négative : pas d’investigation complémentaire ; quatorzaine recommandée s’il s’agit d’un patient repéré par contact-tracing (raccourcie à 7 jours si la recherche de l’ARN viral par RT-PCR a été pratiquée au moins 7 jours après la date d’exposition), mais pas en cas de dépistage systématique.
La personne a des antécédents personnels d’infection documentée à SARS-CoV-2.

• RT-PCR positive + détection d’AC anti-SARS-CoV-2 IgG ou totaux ; il peut s’agir d’une excrétion virale intermittente, avec une probabilité de contagiosité négligeable.
• RT-PCR positive + non détection d’AC anti-SARS-CoV-2 IgG ou totaux (test négatif ou non réalisé) : situation rare et complexe à interpréter au cas par cas.
• RT-PCR négative + détection d’AC anti-SARS-CoV-2 IgG ou totaux : probabilité de contagiosité négligeable, pas d’investigation supplémentaire recommandée ni de mise en quatorzaine.
Pas de détection d’AC anti-SARS-CoV-2 IgG ou totaux : pas d’investigation indiquée.
La personne a fait réaliser un TROD (test rapide d’orientation diagnostique) : tout résultat, positif ou négatif, doit être confirmé par une technique réalisée en laboratoire de biologie médicale.

https://www.hcsp.fr/hcspi/explore.cgi/a ... ?clefr=880

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 31 Jl 2020 - 10:26
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Une combinaison remdesivir/diltiazem donne l’espoir d’un traitement contre la Covid-19

Des chercheurs de l’Inserm ont montré l’efficacité thérapeutique d’une combinaison entre le remdesivir et le diltiazem contre la Covid-19 et espèrent pouvoir rapidement lancer des essais cliniques.

Aux côtés de la recherche d’un vaccin contre la Covid-19, la recherche d’un traitement pour soigner les malades infectés fait son chemin. Une équipe de chercheurs de l’Inserm a montré l’efficacité en laboratoire d’une combinaison de la molécule remdesivir avec l'antihypertenseur diltiazem pour traiter les patients infectés de la Covid-19. Ils ont publié le 21 juillet leurs résultats dans la revue Cell Reports Medicine et espèrent pouvoir lancer rapidement des essais cliniques.

Une reconstitution in vitro
Pour tester l’efficacité du traitement à base de ces deux molécules, les chercheurs ont développé des modèles expérimentaux d'infections virales. Ils ont reconstitué in vitro, des modèles au plus proche de la physiologie humaine pour comprendre les effets de ce traitement. Concrètement, ils ont reconstitué des épithéliums respiratoires humains d'origine nasale et bronchique. “Nous utilisons depuis plusieurs années ces modèles précliniques d'infection, qui sont très prédictifs de l'infection in vivo”, assure Manuel Rosa Calatrava qui a dirigé l’équipe de chercheurs.

Les scientifiques ont également développé des protocoles de quantification de génome viral et de particules infectieuses afin de mieux comprendre comment le virus agit chez son hôte. “Nous observons notamment dans nos modèles infectés par le virus l'induction de la production d'interleukines Il6 qui est un des marqueurs de sévérité de la maladie”, précise la chercheuse.

Réduction significative de la charge virale
Les résultats de ces études ont montré que c’est l’association du remdesivir et du diltiazem qui permet au traitement d’être efficace contre la Covid-19. Le remdesivir présente l’avantage d’avoir une activité antivirale contre les virus ARN dont fait partie le SARS-CoV-2. Le diltiazem, notamment utilisé contre les angines de poitrine, permet de stimuler la réponse immunitaire innée antivirale endogène, notamment contre les pneumovirus.

En couplant les deux molécules, la charge virale chez la personne infectée est réduite significativement. “En stimulant la réponse immunitaire innée des épithéliums, le diltiazem potentialise l'effet du remdesivir et offre l'opportunité d'en réduire les doses. Le remdesivir présente en effet une certaine toxicité in vivo en plus d'être un médicament très coûteux”, conclut Manuel Rosa-Calatrava. Cette dernière et son équipe poursuivre les essais précliniques et espèrent lancer un essai clinique dès cet hiver si l’efficacité du traitement se confirme.

https://presse.inserm.fr/covid-19-lasso ... ues/40401/

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 01 Août 2020 - 08:12
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Citation:
Le remdesivir présente en effet une certaine toxicité in vivo en plus d'être un médicament très coûteux
j'espère qu'ils vont trouver autre chose

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guérie vhc depuis 7 ans, fibroscan continue de descendre, écho et labo ok
Abécédaire http://www.hepatites.net/index.php?name ... 015#342015
 
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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 01 Août 2020 - 10:38
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Covid-19 en France : un point épidémiologique contrasté

Paris le 31 juillet 2020 - Où en sommes-nous de l’épidémie de Covid-19 ? Alors que le mois de juillet a été marqué par le retour d’une certaine inquiétude, le point épidémiologique de Santé Publique France en date du 30 juillet nous permet de dresser un tableau complet de la situation sanitaire en France.
Des chiffres en hausse, d’autres en baisse
Les indicateurs hebdomadaires de la semaine 30 témoignent d’une certaine augmentation de la circulation du virus. Ainsi, 6 407 cas confirmés de Covid-19 ont été recensés entre le 20 et 26 juillet (contre 4 446 la semaine précédente). On note aussi une hausse du taux de positivité des tests PCR (1,4 % contre 1,2).

L’augmentation des cas semble se refléter sur le terrain des hospitalisations : 749 pour la semaine 30 contre 604 pour la semaine précédente. Au total, 85 patients sont entrés en réanimation, contre 83 la semaine précédente.

Dans le même temps, on note une baisse significative du nombre d’actes de SOS Médecins pour suspicion de Covid (2 384 contre 3 165). Il s’agit de la première baisse après quatre semaines consécutives d’augmentation. Une baisse observée partout en France, sauf en Corse.
Des patients plus jeunes, la Mayenne au cœur des préoccupations
On notera qu’au niveau national, 457 971 sujets ont été testés par RT-PCR. Un nombre de dépistage hebdomadaire en hausse. En semaine 30, le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge. Toutefois, l’augmentation est plus importante chez les 15-44 ans. Une augmentation qui « ne s’explique pas que du fait de l’augmentation des dépistages ».

SPF signale que 19 départements présentent un taux d’incidence supérieur à 10/100 000 habitants sur la semaine écoulée. La Mayenne reste à un niveau de vulnérabilité jugé élevé (143/100 000). Les clusters, eux, suivent une augmentation constante depuis le début du mois de juillet. Enfin la Guyane et Mayotte restent en vulnérabilité « élevée ».
Baisse de vigilance ?
Autre indicateur important pour envisager l’avenir : le public continue-t-il d’adopter les gestes barrières ?

Un point positif : il semble que le masque soit désormais adopté par la majorité de la population. Depuis le décret du gouvernement le rendant obligatoire dans les lieux publics clos, 61 % des français indiquent désormais porter le masque contre 49 % la semaine précédente.

Mais cette mesure s’accompagne d’un relâchement généralisé dans d’autres domaines. Désormais, seulement 68 % des français indiquent avoir renoncé à la bise, à la poignée de mains et aux embrassades. Ils étaient 92 % début avril et encore 83 % au début du mois de juin.
Quel bilan pour SPF ?
Cette baisse de vigilance semble être à l’origine de nouveaux clusters. D’après SPF, 25 % des foyers en cours d’investigation concernaient le milieu familial élargi et les évènements publics/privés (rassemblements temporaires de personnes).

Le diagnostic est plutôt inquiétant : « sans augmentation dans l’application des gestes barrière et de distanciation, il est attendu que le nombre de ce type de clusters augmente au cours de la période estivale ». Les autorités rappellent « la nécessaire implication de toute la population aux mesures de prévention ». SPF constate une certaine « lassitude » (bien compréhensible) de la population envers les messages de prévention…

Un dernier indicateur, optimiste, mérite d’être souligné : la santé mentale des Français, dégradée en début de confinement, s’est depuis significativement améliorée. L’indicateur de « satisfaction de vie actuelle » est passé de 66,3 fin mars à 79,9.

https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 03 Août 2020 - 11:48
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BCG et COVID-19 : La couverture vaccinale amortit la propagation virale

Il a déjà été suggéré, à partir de l’analyse de données épidémiologiques, que la vaccination BCG est corrélée avec des taux de croissance plus lents et des taux de décès moindre de COVID-19. Ainsi, la sévérité de l’infection à SARS-CoV-2 pourrait être liée à la couverture vaccinale infantile du BCG. En montrant que la vaccination Bacillus Calmette-Guérin (BCG) prédit des courbes aplaties pour la propagation du COVID-19, cette nouvelle étude, à paraître dans la revue Science Advances, soutient à nouveau que le vaccin BCG contre la tuberculose pourrait être une arme précieuse dans la lutte contre COVID-19.



Rappelons qu’en France, la vaccination contre la tuberculose est recommandée à partir de 1 mois et jusqu’à l’âge de 15 ans chez certains enfants exposés à un risque élevé de tuberculose. Ici, les scientifiques démontrent précisément que les pays où la vaccination BCG était obligatoire jusqu'en 2000 au moins ont tendance à accuser des taux d'infection et de mortalité plus lents au cours des 30 premiers jours de l'épidémie de COVID-19 dans leur pays.

La vaccination BCG semble ralentir le développement de l’épidémie
L’équipe s’est concentrée sur les différences de taux de croissance des cas et de taux de décès de COVID-19, tout en prenant en compte les facteurs de confusion possibles, dont la disponibilité des tests, le mode de recensement des cas confirmés et le moment de l'apparition de l'épidémie dans les pays. L’équipe a analysé le taux quotidien d'augmentation des cas confirmés dans 135 pays et des décès dans 134 pays au cours des 30 premiers jours de l'épidémie de chaque pays. Le modèle statistique et l’analyse montrent que :

la vaccination BCG obligatoire est corrélée à un aplatissement de la courbe de propagation de COVID-19 ;
ainsi, la couverture vaccinale par le BCG est bien associée à une variation substantielle des taux de croissance du COVID-19 ;
d’autres variables « sociétales » entrent en ligne de compte et impactent cet effet de la vaccination BCG sur la propagation de COVID-19 ;
si les États-Unis avaient institué la vaccination BCG obligatoire il y a plusieurs décennies, seules 468 personnes seraient décédées du COVID-19 aux États-Unis au 29 mars 2020 - soit 19% du chiffre réel des 2.467 décès recensés à cette date. -


L’association vaccination BCG vs COVID-19 mérite donc des études cliniques : car les preuves disponibles démontrent que la vaccination BCG, généralement administrée à la naissance ou pendant l'enfance pour prévenir la tuberculose, peut également renforcer l'immunité contre d’autres maladies infectieuses, dont le COVID-19. Les chercheurs précisent néanmoins l’importance d’autres facteurs dans cet effet bénéfique.

https://www.santelog.com/

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 04 Août 2020 - 06:21
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Les jeunes enfants présentent des taux élevés de SARS-CoV-2 dans les voies respiratoires supérieures

• Les jeunes enfants (âgés de moins de cinq ans) semblent présenter des quantités élevées d’acide ribonucléique (ARN) viral du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) dans leur nasopharynx.

• Une fois qu’un vaccin efficace et bien toléré sera disponible, les efforts d’immunisation devraient cibler les jeunes enfants.
• En attendant, il convient d’envisager des stratégies qui minimisent les possibilités de transmission, notamment la suppression des interactions rapprochées dans les écoles/garderies, et d’éduquer les parents/soignants à ce sujet.

• 145 patients atteints d’une maladie légère à modérée au test : jeunes enfants de moins de 5 ans (n = 46), enfants plus âgés de 5 à 17 ans (n = 51) et adultes âgés de 18 à 65 ans (n = quarante huit).
• Le seuil de cycles (SC) d’amplification par réaction en chaîne par polymérase (Polymerase Chain Reaction, PCR) médian (intervalle interquartile) était significativement inférieur chez les jeunes enfants (6,5 [4,8–12,0]), par rapport aux enfants plus âgés (11,1 [6,3–15,7], P = 0,02) et aux adultes (11,0 [6,9–17,5], P = 0,001).
• Faible corrélation entre la durée des symptômes et le SC dans la cohorte globale (ρ de Spearman = 0,22) et les sous-groupes : jeunes enfants (ρ de Spearman = 0,20), enfants plus âgés (ρ de Spearman = 0,19) et adultes (ρ de Spearman = 0,10).

• Une analyse rétrospective a été menée à partir de tests par PCR après transcription inverse visant à détecter le SARS-CoV-2, réalisés sur des prélèvements nasopharyngés effectués dans différentes structures et centres de dépistage, auprès d’individus âgés de moins de 1 mois à 65 ans, appariés à plusieurs participants témoins dans chaque analyse PCR

• La détection se limite à l’acide nucléique viral et ne porte pas sur le virus infectieux.
• Les patients asymptomatiques ont été exclus.
• Le caractère généralisable des résultats est limité.

https://jamanetwork.com/journals/jamape ... le/2768952

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 04 Août 2020 - 06:29
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COVID-19 - Rapport sévère de la commission des lois du Sénat

Après trois mois de travaux, la commission des lois du Sénat a publié son analyse de « l’action des pouvoirs publics face à l’épidémie de COVID-19. » En regard des « pouvoirs exorbitants » dont le Gouvernement a bénéficié pendant l’état d’urgence sanitaire, elle note « plusieurs lacunes », portant notamment sur « des services publics essentiels, comme la Justice ou la Poste », qui « se sont quasiment arrêtés. »

Un constat sévère d’impréparation

D’une manière générale, la commission note que « malgré l’engagement des agents publics, beaucoup d’administrations n’ont pu maintenir qu’une activité minimale », les plans de continuité de l’activité étant inadaptés car « disparates et non mis à jour, voire inexistants. » Certains choix juridiques sont contestables (par exemple, le recours aux drones pour contrôler le respect du confinement). Aucune des 64 ordonnances adoptées pendant la crise sanitaire n’a fait l’objet d’un débat de ratification.

Sur le plan de la santé, la commission regrette des choix « discutables » : « l es pompiers et les acteurs de la sécurité civile ont été trop peu associés à la gestion de la crise, les ARS (agences régionales de santé) n’ont pas suffisamment dialogué avec les préfectures et les acteurs territoriaux. » Trois semaines après son lancement, l’application StopCovid n’a permis d’avertir que 14 utilisateurs d’un risque de contact avec une personne contaminée. Elle a été téléchargée un peu moins de 2 millions de fois, avec un quart des utilisateurs l’ayant finalement désinstallée…

Donner toute leur place aux acteurs locaux

La commission formule plusieurs recommandations si une nouvelle urgence épidémique devait survenir. Voici celles concernées par le système de santé.

• Constatant que les réponses locales ont souvent été efficaces et adaptées, elle plaide pour « la possibilité de déroger en situation d’urgence reconnue et à titre temporaire à la répartition des compétences des collectivités territoriales. »
• Elle prône la création d’une task-force permettant au préfet de coordonner l’ensemble des services déconcentrés du territoire, « qu’ils soient habituellement placés sous son autorité ou non » (par exemple, les ARS).
• Elle préconise de « donner toute leur place aux acteurs de la sécurité civile dans la gestion des crises et de fluidifier réellement les relations avec les services de santé dans une action commune et complémentaire. » Elle se prononce en faveur de la création de plateformes communes d’appel entre le SAMU et les pompiers.
Ces travaux seront transmis au Premier ministre ainsi qu’à la commission d’enquête sénatoriale « pour l’évaluation des politiques publiques face aux grandes pandémies à la lumière de la crise sanitaire de la covid-19 et de sa gestion. »

Références :

http://www.senat.fr/presse/cp20200708.html

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 04 Août 2020 - 06:58
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Les experts en santé publique craignent une approbation précipitée de la FDA sur le vaccin

La FDA doit approuver tout vaccin contre le coronavirus avant qu'il ne soit largement distribué, mais la pression politique pourrait obscurcir la décision.

L'essai de vaccin que le vice-président Mike Pence a lancé lundi à Miami donne aux États-Unis la moindre chance d'être prêts à vacciner des millions d'Américains juste avant le jour du scrutin.

C'est une possibilité qui effraie de nombreux experts en santé publique.

Parmi leurs préoccupations: Les premières preuves que tout vaccin fonctionne conduirait à une pression politique de l'administration pour l'approbation d'urgence par la Food and Drug Administration. Ce conflit entre la science et la politique pourrait amener certaines personnes à ne pas faire confiance au vaccin et à refuser de le prendre, ce qui saperait la campagne mondiale pour arrêter la pandémie. Ou cela pourrait conduire à un produit qui n'est pas totalement protecteur. La confiance dans les vaccinations de routine des enfants, déjà ébranlée, pourrait encore décliner.

«La peur est que vous finissiez par faire à un vaccin ce que [Trump a] déjà fait avec [l'ouverture] de l'école», a déclaré le Dr Joshua Sharfstein, ancien commissaire adjoint de la FDA et professeur à l'Université Johns Hopkins de Baltimore. «Prenez une question importante et difficile et politisez-la. C'est ce que vous voulez éviter. »

Lundi à 6 h 45, le premier volontaire de l'essai historique de phase 3 du vaccin Moderna Therapeutics a reçu une injection dans une clinique de Savannah, en Géorgie. Des cliniciens de 88 autres sites, allant de Miami à Seattle, se préparaient également à livrer le tir expérimental dans un essai qui vise à recruter 30 000 personnes.

Le Dr Anthony Fauci, le principal spécialiste des maladies infectieuses du pays, a déclaré aux journalistes qu'il espérait que 15 000 personnes pourraient être vaccinées d'ici la fin de la semaine, bien qu'il n'ait fourni aucune information sur les progrès accomplis vers cet objectif. Tous les volontaires recevraient une deuxième injection 29 jours après leur première inoculation. (La moitié recevra une solution saline contenant un placebo.)

Un autre vaccin, produit par Pfizer avec la société allemande BioNTech, est également entré cette semaine dans un vaste essai de phase 3 aux États-Unis. Il est testé indépendamment des National Institutes of Health, qui financent en partie l'essai Moderna ainsi que des tests pour un essai de vaccin Université d'Oxford / AstraZeneca, et d'autres à l'avenir. AstraZeneca a déclaré que certaines doses de son vaccin pourraient être prêtes dès septembre.

Fauci a déclaré qu'il s'attend à ce que l'essai Moderna fournisse une réponse sur l'efficacité de ce vaccin d'ici la fin de l'année - et il est «concevable» qu'une réponse pourrait venir en octobre. «J'en doute, mais nous laissons l'esprit ouvert sur le fait que c'est une possibilité.»

Un rythme aussi rapide inquiète certains experts.

«Je ne vois pas comment cela est possible à distance à moins que la chose que je crains le plus ne se produise, un essai de phase 3 tronqué avec juste une idée de l'efficacité, une idée des effets secondaires courants, puis cela se déploie», a déclaré le Dr Paul Offit, directeur du Vaccine Education Center de l'hôpital pour enfants de Philadelphie.

Pence a minimisé ces craintes lundi, déclarant aux journalistes: «Il n'y aura pas de raccourcis. Il n'y aura pas de coupures. »

Les responsables font pression pour un processus ouvert et transparent.

Le représentant Raja Krishnamoorthi (D-Ill.), Président du sous-comité de surveillance et de réforme de la Chambre sur la politique économique et des consommateurs, se prépare à publier un projet de loi exigeant que la FDA fasse examiner tout vaccin COVID par un groupe d'experts et émettre une recommandation devant le commissaire de la FDA Stephen Hahn prend une décision.

Avec les vaccins antérieurs, la FDA s'est généralement appuyée sur un tel comité, composé principalement d'experts en vaccins et nommé par le commissaire de la FDA. Ils effectuent généralement un examen minutieux de toutes les preuves avant de voter sur la question de savoir si la FDA devrait approuver un vaccin. Le commissaire s'est rarement, voire jamais, contre les décisions du comité.

Hahn a sapé la confiance dans l'indépendance de la FDA plus tôt dans l'année, de nombreux observateurs ont estimé, lorsqu'il a publié une déclaration d'utilisation d'autorisation d'urgence pour l'hydroxychloroquine, un médicament utilisé pour traiter le paludisme que le président Donald Trump et les membres de son administration ont continué à vanter, à tort, comme un remède contre le COVID-19. La FDA a par la suite révoqué l'autorisation, qui a été faite sans consulter un comité indépendant.

"L'indépendance de la FDA a été menacée, sans aucun doute, par la question de l'hydroxychloroquine", a déclaré le Dr Jesse Goodman, professeur à l'Université de Georgetown qui a dirigé la division des produits biologiques de la FDA et qui a ensuite été directeur scientifique.

L'agence doit donner aux scientifiques extérieurs et au public la possibilité de voir les données et le raisonnement de la FDA avant de prendre une telle décision, a-t-il déclaré.

Des préoccupations concernant l'ingérence politique sont apparues récemment lorsque Trump a parlé avec enthousiasme d'un vaccin, et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a déclaré avec confiance aux journalistes qu'il y aurait un vaccin d'ici la fin de l'année pour une utilisation d'urgence.

Pour être sûr, il est peu probable que la FDA soit tentée d'émettre une publication d'urgence sans données montrant qu'un vaccin fonctionne et ne provoque pas d'effets secondaires graves.

Les épidémies massives de coronavirus au Texas et dans d'autres régions durement touchées où le vaccin Moderna est testé devraient fournir une réponse, même si la question reste ouverte.

En théorie, les scientifiques pourraient avoir une idée de l'efficacité d'un vaccin avant que les 30 000 personnes ne soient recrutées, vaccinées et étudiées.

En fait, une réponse pourrait devenir claire après seulement 150 à 160 cas de maladie signalés parmi les participants à l'essai, a déclaré Fauci. Si environ les deux tiers de ces cas se produisaient chez des personnes non vaccinées, cela montrerait aux statisticiens que le vaccin avait une efficacité supérieure à 60%, a-t-il déclaré.

Si le vaccin est efficace de 80% à 90% et que le taux annuel d'infection dans les lieux où il est testé est supérieur à 4%, les scientifiques pourraient obtenir un signal d'efficacité dans un tel essai avec seulement 50 cas, ou en aussi peu que trois. mois, a déclaré Ira Longini, biostatisticienne de l'Université de Floride qui conçoit des essais de vaccins.

L'essai du vaccin Moderna atteindrait ce seuil de trois mois le 27 octobre.

Le sort de l'essai est en partie entre les mains de son comité de surveillance des données et de la sécurité, composé de 30 membres, dont les membres peuvent voir des données non masquées sur les participants en temps réel - identifiant qui a été vacciné avec le vaccin réel et est tombé malade, par exemple. Le conseil alertera le NIH et le fabricant de vaccins s'il voit des données surprenantes - soit des effets secondaires dangereux, soit une efficacité puissante. Certains craignent que si le vaccin semble fonctionner dans un premier examen, la FDA serait obligée d'arrêter l'essai.

Offit a déclaré que les NIH ne devraient rien accepter de moins qu'un essai complet de 30 000 personnes. Cinquante cas "est un très petit nombre" à utiliser comme preuve pour libérer un vaccin qui pourrait être administré à des dizaines de millions, a-t-il dit.

Le public pourrait réclamer la libération de tout vaccin qui semble fonctionner. Moderna a déclaré avoir déjà commencé à produire des millions de doses de vaccin «à risque», misant sur le succès du vaccin. La FDA pourrait libérer ceux qui sont sous les pouvoirs fournis lorsque le pays a déclaré une urgence de santé publique en mars.

Avec plus de la moitié du pays profondément méfiant à l'égard de Trump, selon de récents sondages , toute décision fédérale pourrait être résistée et entraîner un rejet généralisé d'un vaccin, même prometteur. Sharfstein s'inquiète d'une réaction instinctive contre le vaccin des démocrates si Trump le vante avant les élections.

Les experts s'inquiètent également de la libération d'un vaccin qui présente des effets positifs mais qui ne protège pas fermement. Une diapositive présentée par le directeur adjoint de la FDA, Philip Krause à l'Organisation mondiale de la santé au début du mois, a déclaré qu'un vaccin faible pourrait ne pas protéger le public de manière adéquate, conduisant à un faux sentiment de sécurité chez ceux qui l'ont reçu, tout en rendant le test plus difficile. futurs vaccins.

Cette histoire de KHN a d'abord été publiée sur California Healthline , un service de la California Health Care Foundation .

https://khn.org/news/public-health-expe ... n-vaccine/

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 05 Août 2020 - 09:00
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Test positif chez des personnes à antécédents de COVID-19 : quelle conduite tenir ?

Fin juillet, le Haut conseil de la santé publique a rendu publique son avis du 10 juin (sic) pour décrire la conduite à tenir face à un résultat de RT-PCR positif chez une personne ayant des antécédents d’infection par le SARS-CoV-2.

Que sait-on des seconds tests virologiques positifs ?

Le HCSP rappelle qu’il faut distinguer la durée d’incubation (5-6 jours en moyenne, inférieure à 11,5 jours dans 97,5% des cas) et la durée de contagiosité (entre 48h avant l’apparition des symptômes et jusqu’à une dizaine de jours après). Si cette durée est au final mal connue, surtout en l’absence de symptômes ou de symptômes significatifs, « i l n’y a à ce jour aucun argument pour considérer que les re-positivations de la RT-PCR SARS-CoV-2 après leur négativation correspondent à de nouvelles infections » précise le texte. Si la détection du génome viral peut se prolonger plusieurs semaines après la fin des signes cliniques, « les quantités d’ARN détectées dans les prélèvements respiratoires tardifs [semblent] trop faibles pour pouvoir s’accompagner d’un risque de transmission. »

Le HCSP reconnaît qu’il a été rapporté une reprise symptomatique associée à un résultat RT-PCR positif chez certains patients après négativation initiale, mais il s’agit le plus souvent de signes modérés et peu spécifiques et aucun de ces cas rapportés ne permet de suggérer une possible contagiosité. Ces situations seraient le signe de l’existence d’un réservoir viral, à l’image d’autres infections virales, et d’une reprise en cas d’immunité défaillante par exemple. Les CDCs proposent dans ce cadre de lever l’isolement des personnes confirmées asymptomatiques 10 jours après la première RT-PCR positive, si aucun symptôme évocateur n’est apparu ou après une RT-PCR négative sur au moins deux prélèvements respiratoires consécutifs recueillis à 24 heures d’intervalle. Rappelons que la technique de prélèvement respiratoire (écouvillonnage profond, échantillon de salive, aspiration bronchique) dépend de la situation clinique, précisées dans le texte du HCSP.

Qu’apportent les tests sérologiques dans ce contexte ?

Concernant la sérologie, son utilisation en parallèle de la RT-PCR ne peut améliorer la sensibilité du diagnostic de Covid-19 qu’après la première semaine d’évolution. Ses indications sont précisées par la HAS .

En pratique, les anticorps spécifiques détectés par les techniques immuno-enzymatiques permettent de déterminer si la personne a été exposée au virus sans pouvoir préjuger de leur activité neutralisante, cette aptitude n’étant mesurable que par des techniques non disponibles en routine. Au vu des données de la littérature, il est probable qu’une partie des anticorps produits dès 7 à 15 jours après le début des symptômes ont une activité neutralisante et que la quasi-totalité des personnes infectées présentent des anticorps neutralisants 28 à 41 jours après le début des symptômes.

Aussi, le HCSP estime qu’une sérologie positive « témoigne d’une exposition au virus susceptible de conférer une protection de l’individu, dont on ne connaît toutefois pas la durée. A ce jour, un individu ayant été infecté par le SARS-CoV-2, qu’il ait été symptomatique ou non, n’est pas considéré comme pouvant de nouveau être infecté par le virus et donc être source de cas secondaires . »

Conclusion du HCSP

Aussi, le HCSP statue qu’une personne ayant eu des antécédents cliniques résolus fortement évocateurs de COVID-19, mais n’ayant pas eu de confirmation par RT-PCR à l’époque, et qui présenterait un test sérologique ou virologique positif dans le cadre d’un contact tracing ou d’un dépistage systématique ne doit pas être considérée comme un nouveau cas et ne doit pas être placée en quatorzaine si son épisode est résolu (fin de la période de confinement/isolement préconisée en fonction d’une immunodépression ou non). Seules les mesures barrières conviennent de lui être recommandées. Ces préconisations s’appliquent à tous, population générale,patients sortant d’hospitalisation et en attente d’une admission en soins de suite ou en EHPAD, professionnels de santé, professions difficilement remplaçables, .

Le texte précise en outre les modalités d’allègement de la quatorzaine pour ces dernières catégories (personnes difficilement remplaçables) lorsque ces opérateurs sont identifiés comme personne ayant eu un contact à risque de contamination (professionnels de santé ou non).

Références :

Haut Conseil de la santé publique . Avis relatif à la conduite à tenir face à un résultat de RT-PCR positif chez une personne ayant des antécédents d’infection par le SARS-CoV-2 10 juin 2020. Mis en ligne le 31 juillet 2020. https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/AvisRap ... ?clefr=886

https://www.hcsp.fr/explore.cgi/PointSur/2

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