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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 26 Jn 2020 - 06:58
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La recherche malade du Covid

La médecine et le soin ont été les stars incontestées de la crise sanitaire: les médecins de tous genres ont occupé un temps d’antenne impressionnant, sensibilisant les Français aux notions de coronavirus, de tests PCR ou sanguins, d’orage cytokinique, de RO, d’essai en double aveugle contre placebo, etc. Les Français ont cru devenir des experts ès maladies infectieuses, avant de plonger dans une grande perplexité quand ils ont découvert qu’un fait donné comme sûr ou probable un jour, devenait caduque quelques jours après. À titre d’exemple : les enfants auraient été plus contaminants que les autres, l’hydroxychloroquine serait efficace en traitement préventif, la nicotine serait un facteur protecteur, etc.

Ironie d’une science piégée par la vitesse du siècle ? Méconnaissance par les profanes de la réalité de la recherche scientifique ? Comme l’écrivent Michel Callon, professeur de sociologie et Pierre Lascoumes, directeur de recherche émérite au CNRS, «en sciences, il convient toujours de commencer par douter, pour ensuite confronter et discuter impitoyablement les hypothèses et les résultats obtenus, afin d’avoir quelque chance de parvenir à un consensus.»

Vertige de la science
À la fin du mois de mai, près de 1 700 essais cliniques sur le Covid ont été recensés par la plateforme d’intelligence artificielle Clinical Research Navigator (CRN) qui agrège des contenus tels que les essais cliniques, les publications scientifiques, les profils d’experts et les articles publiés dans le monde entier. Selon ce décompte, les États-Unis sont à l’origine du plus grand nombre d’essais cliniques (19%). La France représente 16% des essais, menés notamment par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Suivent l’Espagne (9%), le Royaume-Uni et la Chine (6%). De quoi donner le tournis aux profanes.

Mais derrière les chiffres ne se cachent pas forcément des rapports de force scientifique. Quand la Grande-Bretagne a choisi de privilégier deux grand essais dont Recovery, la France s’est dispersée dans près de 160 essais dont Discovery, essai européen qui finalement restera franco-français (voir notre article). Et Recovery n’en finit pas de livrer des résultats alors que Discovery est en panne faute d’inclusions au-delà de l’Hexagone.

À Vih.org, nous avons assisté comme d’autres à ce tourbillon médiatico-scientifico-politique, qui nous a donné le tournis. D’autant que plusieurs membres de la rédaction et du comité éditorial s’y sont trouver plongés. Comme l’explique Gilles Pialoux, «le point commun des “VIHologues”, c’est une passion pour l’émergence. Nous avons probablement une plasticité, une capacité à nous adapter et puis, la recherche épidémio, l’analyse des données scientifiques, on a fait ça toute notre vie…» Pas de surprise, donc, à replonger tête baissée pour ceux qui ont vécu l’épidémie du sida, dans l’énigme du Sars-CoV-2.

Mais l’époque est très différente comme Jean-François Delfraissy aime à l’expliquer: «il a fallu 15 ans pour trouver les antirétroviraux contre le VIH, 8 ans pour un traitement pour le VHC, 6 mois pour un vaccin contre Ebola, et là tout le monde souhaiterait trouver un traitement du Covid-19 en 3 mois ?» Pour l’heure, seule la Dexaméthasone (un corticoïde bien connu) semble avoir donné des chiffres indiscutés à ce jour (dans l’essai Recovery) sur la mortalité. Aujourd’hui, chacun derrière son écran peut accéder aux bases de données de la recherche internationale en train de se faire : le portail d’archives ouvertes HAL donne accès direct à toutes ses publications traitant du Covid-19, l’OMS appelle à la collaboration et au partage des données en matière de recherche.

Tentative de coordination et mobilisation des spécialistes du VIH
En France, un conseil scientifique présidé par Jean-François Delfraissy, ancien directeur de l’ANRS, a été créé le 11 mars. Y siègent notamment les infectiologues Yazdan Yazpandanah (AP-HP) et Denis Malvy (CHU de Bordeaux). Son président a estimé sur l’antenne de BFM que le conseil scientifique n’avait pas vocation à perdurer au-delà de la période d’urgence et que les agences sanitaires devaient revenir au premier plan.

Le 24 mars, c’est un Comité analyse, recherche et expertise (CARE) qui est mis en place. Composé de douze chercheurs et médecins, présidé par Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine pour sa découverte du virus du sida, cet organe indépendant remplit une fonction d’expertise scientifique rapide, à la demande du Gouvernement, auquel il adresse des avis. Il surveille spécifiquement les «innovations scientifiques, thérapeutiques et technologiques proposées par la communauté scientifique pour lutter contre le Covid-19 (développement et déploiement de traitements de tests et d’essais, avec un accent particulier sur les expériences conduites à l’étranger)». Cette vigie est médiatiquement muette, mais le site donne un aperçu des recherches en cours dans les laboratoires.

Au niveau européen, c’est Peter Piot, directeur exécutif de l’Onusida de 1995 à 2008, qui a été nommé conseiller de la présidente de la Commission européenne pour la recherche sur le Covid-19… Encore un médecin qui a longuement fréquenté le VIH (et co-découvreur d’Ebola) appelé à la rescousse dans la lutte contre le Covid (qu’il a par ailleurs contracté) . La Commission a également mis en ligne une plateforme de données sur le Covid 19, pour permettre aux chercheurs d’accéder et de partager les informations sur le virus. Mais l’échec relatif de l’essai Discovery laisse à penser que la coordination européenne n’est pas au point. De fait, l’essai coordonné par l’Inserm dans le cadre du consortium REACTing dédié aux maladies infectieuses émergentes, devait inclure 3 200 patients européens dont 800 en France. Or, par complexité et insuffisance de collaboration européenne, par l’articulation complexe avec l’essai de l’OMS Solidarity, les inclusions n’ont même pas atteint le chiffre de 800 pour la France. Ce qui faisait dire à Yazdan Yazdanpanah, interrogé par le Monde le 1er mai : «Sur les essais cliniques, l’Europe est un échec!».

Par Christelle Destombes, vih.org, Swaps

https://vih.org/dossier/la-recherche-malade-du-covid/

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 29 Jn 2020 - 09:40
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COVID-19 : quels sont les 4 tests de détection des anticorps à avoir la sensibilité et la spécificité les plus élevées, et à quel moment ?

• Une étude de la sérologie des IgG montre une spécificité globale de 98,0–99,6 % et une sensibilité de 88,1–98,8 % à partir d’échantillons prélevés plus de 14 jours après la détection de la maladie pour 4 tests sérologiques à haut débit de détection des anticorps au coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) : Abbott, Epitope Diagnostics, EUROIMMUN et Ortho Clinical Diagnostics.
• Selon une étude distincte publiée dans la même revue, en cas de tests diagnostiques moléculaires positifs répétés, ces résultats peuvent être considérés comme des vrais positifs pour l’infection au SARS-CoV-2.
Pourquoi est-ce important ?

• Les tests sérologiques produisent les résultats les plus précis après 14 jours suivant l’apparition des symptômes/le diagnostic par test de la réaction en chaîne par polymérase [Polymerase Chain Reaction, PCR]).
• Les tests moléculaires doivent être répétés 2 jours au maximum après un résultat négatif chez les patients dont les symptômes justifient une forte suspicion clinique de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).
Principaux résultats

• Étude IgG :

• Spécificité globale/Valeurs prédictives positives par test, en supposant une prévalence de 5 %, plus de 14 jours après l’apparition des symptômes :
• Abbott : 99,6 %/92,8 %.
• Epitope Diagnostics : 99,6 %/90,6 %.
• EUROIMMUN : 98,0 %/71,2 %.
• Ortho Clinical Diagnostics : 99,6 %/92,5 %.
• Tous les tests sauf 1 (Abbott) ont atteint une sensibilité globale de 100 % à partir d’échantillons prélevés plus de 14 jours après l’apparition des symptômes.

• Étude Diagnostics :

• Sur 3 432 patients, 2 630 avaient des résultats initiaux négatifs, invalides ou indéterminés, et 802 avaient des résultats initiaux positifs.
• Taux global de résultats positifs au test : 39,9 % avec une répétition du test, contre 49,0 % avec 1 seul test (P < 0,001).
• Sur les 2 413 patients ayant d’abord été négatifs, 18,6 % sont devenus positifs lorsque le test a été répété dans les jours qui ont suivi.
• Valeur prédictive négative : 81,3 % (IC à 95 % : 79,7–82,8 %).
• La répétition du test intervenant le même jour chez les patients ayant des résultats invalides, négatifs ou indéterminés a conduit à un total de 17,0 % de résultats positifs n’ayant pas été détectés initialement.
• La probabilité de conversion d’un résultat positif à un résultat négatif était minime 15 à 20 jours après le test initial, et de 50 % après 28 jours (IC à 95 % : 27–29).
Protocole de l’étude
- Étude IgG : les tests de détection des IgG ont été évalués à partir de 224 échantillons sériques prélevés en série (auprès de 56 patients dont le COVID-19 était confirmé).
- Étude Diagnostics : les tests moléculaires de détection du SARS-CoV-2 ont été évalués à partir d’un ensemble de données portant sur des patients à New York.
- Financement : aucun financement n’a été communiqué.
Limites :

- Étude IgG : faible nombre de patients.
- Étude Diagnostics : le test n’a été répété que chez 15 % des patients.

https://jcm.asm.org/content/early/2020/ ... 95-20.long

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 01 Jl 2020 - 05:17
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La transmission au sein du foyer, élément déterminant de la propagation du SARS-CoV-2

L’analyse de 349 cas index de COVID-19 et de plus de 1.900 personnes contacts à risque suggère que c’est au sein de la famille (habitant ou non dans le même foyer) que la transmission du virus est la plus élevée durant la période présymptomatique, les 60 ans ou plus ayant davantage de risque que les autres. L'isolement des cas primaires et le placement en quarantaine des contacts à risque au sein de la famille seraient déterminants pour contrôler efficacement l’épidémie.
La transmission du SARS-CoV-2 au sein des foyers est mal évaluée mais est primordiale pour apprécier le taux d’attaque secondaire lié à un premier patient infecté. Une équipe du CDC de Guangzhou (Centre de contrôle et de prévention des maladies) a évalué statistiquement le taux de transmission du virus au sein de la famille (parents du premier degré quelle que soit l’adresse, ou parents habitant à la même adresse), ou parmi des personnes n’appartenant pas à la famille (collègues, professionnels de santé, contacts à risque sans protection…) au cours des 2 jours précédant l’apparition des symptômes d’un cas primaire, à savoir une personne sans source d'exposition connue ou supposée avoir été infectée en dehors de la ville. Les personnes contacts avaient été identifiées puis isolées 14 jours et avaient bénéficié d’une recherche RT-PCR du virus.

L’analyse, menée sur la période du 7 janvier au 18 février 2020, a porté sur 215 cas index de COVID-19, 134 cas secondaires/tertiaires et 1.964 contacts à risque. Au total, 67% des cas primaires étaient âgés de 20 à 59 ans (même nombre d’hommes que de femmes) et 73% de ces cas étaient importés depuis une autre ville.

En prenant une période d'incubation moyenne de 5 jours et une période infectieuse maximale de 13 jours (dont jusqu'à 5 jours avant le début de la maladie), les chercheurs ont établi à 2,4% la probabilité de transmission secondaire à des personnes hors foyer, tandis que le taux d'attaque était de 12,4% parmi les membres de la famille et même de 17,1% pour ceux vivant à la même adresse que le cas index. Ce chiffre variait de 11,4 à 18,0% et de 7,5 à 12,2% parmi les membres de la famille et non familiaux selon la valeur de durée d’incubation et de période infectieuse considérée.

Au sein du foyer, les taux d'attaques secondaires étaient plus faibles parmi les plus jeunes que parmi les plus âgés (5,2% [2,4-9,7] pour les moins de 20 ans vs 14,8% [11,7-18,4] et 18,4% [12,5-25,6%] pour les 20-59 ans et ≥60 ans, p significatifs). Les différences entre groupes d'âge n'étaient pas statistiquement significatives parmi les cas secondaires hors foyer.

En modélisant les données par rapport à la période de contact avec le cas index, les auteurs estiment que le risque pour les membres de la famille d’être infecté était plus faible de 39% après l'apparition des symptômes que pendant la période d'incubation.

Ces résultats suggèrent que l’infectiosité du virus est relativement haute et impose que le traçage et l’isolement des personnes contacts asymptomatiques soient efficaces pour contenir l’épidémie.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32511590/

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 01 Jl 2020 - 05:20
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COVID-19 : ne pas passer à côté de certains symptômes inhabituels

Entre les patients asymptomatiques et la longue liste de symptômes possibles en cas de COVID-19, le diagnostic clinique n’est pas toujours aisé… Si la fièvre ou les signes respiratoires sont les principaux symptômes, différents organes peuvent être touchés avec apparition de troubles digestifs, d’embolies pulmonaires ou artérielles périphériques ou d’autres tableaux inauguraux moins typiques. Dans un communiqué, l’Académie de médecine fait le point sur certaines présentations cliniques moins fréquentes du COVID-19 qui ne doivent pas être méconnues :

• D’un point de vue neurologique, outre l’agueusie et l’anosmie désormais bien connues, d’autres manifestations plus exceptionnelles peuvent être liées au COVID-19, comme une ophtalmoplégie ou un syndrome de Guillain-Barré. Un syndrome confusionnel, des troubles mnésiques ont également été rapportés en particulier chez les sujets âgés ainsi que des AVC ischémiques liés à l’activité thrombogène du SARS-CoV-2. Par ailleurs, l’apparition de douleurs constrictives, erratiques et durables peuvent être d’origine neurologique.

• Au niveau cutané, des pseudo-engelures ont été décrites, notamment chez l’enfant et l’adulte jeune, et peuvent être douloureuses. Leur évolution est habituellement favorable en une semaine mais une récidive est possible. La dyshidrose, des vésicules, une urticaire, un exanthème, des pétéchies et un livedo sont plus rares.
Concernant les tableaux cliniques évocateurs de la maladie de Kawasaki, ils ont été décrits chez l’enfant avec des signes digestifs initiaux, dont de fortes douleurs abdominales, puis un choc cardiogénique avec une fraction d’éjection effondrée. Au niveau cutané on peut observer un érythème puis une desquamation. Les enfants touchés sont plus âgés (9 à 17 ans) que dans la forme habituelle de la maladie de Kawasaki : on parle alors de syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS).

• Au niveau endocrinien et métabolique, les atteintes sont probablement liées au fait que l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2), qui est le récepteur d’entrée dans la cellule du SARS-CoV-2, est présente sur de nombreux organes : testicules, ovaires, hypothalamus, hypophyse, thyroïde et pancréas. On peut par exemple observer un déficit de la production de testostérone qui pourrait contribuer à l’état de profonde fatigue et est corrélé à la sévérité de la maladie. L’hypokaliémie fréquemment rapportée pourrait résulter de la fixation du virus sur l’ACE2 et de la synthèse accrue d’aldostérone. La lymphopénie observée dans certaines formes graves ne permet pas d’exclure des situations d’hypocortisolisme, qui avaient déjà été observées avec le SARS. Des cas de thyroïdite subaiguë ont été rapportés. Une hypocalcémie peut être observée, de même qu’une hyperglycémie favorisée par la majoration de l’insulinorésistance et une atteinte directe de la glande pancréatique avec une élévation des taux d’amylase et de lipase.
L’Académie de médecine rappelle qu’un test de dépistage du COVID-19 doit être prescrit au moindre doute.

http://www.academie-medecine.fr/wp-cont ... piques.pdf

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 01 Jl 2020 - 10:39
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Les combinaisons de médicaments contre le VIH ne présentent aucun avantage pour les patients sous COVID-19 dans un essai britannique

ne combinaison de médicaments antiviraux couramment utilisés pour traiter le VIH n’a montré aucun effet bénéfique chez les patients hospitalisés avec COVID-19 dans un essai randomisé à grande échelle, ont constaté des scientifiques au Royaume-Uni.

Les résultats “excluent de manière convaincante tout avantage significatif en termes de mortalité du lopinavir-ritonavir chez les patients hospitalisés de l’étude COVID-19”, ont déclaré lundi les scientifiques qui dirigent l’essai RECOVERY à l’Université d’Oxford.

En mars, l’essai RECOVERY a été établi comme un essai clinique randomisé pour tester une gamme de traitements potentiels pour COVID-19, y compris le lopinavir-ritonavir, un traitement antiviral couramment utilisé pour traiter le VIH.

Plus de 11 800 patients ont été recrutés dans 176 hôpitaux du NHS au Royaume-Uni pour cet essai.

Lundi, le comité directeur de l’essai a conclu que le lopinavir-ritonavir n’avait aucun effet bénéfique chez les patients hospitalisés avec COVID-19.

Un total de 1 596 patients ont été randomisés pour le lopinavir-ritonavir et comparés à 3 376 patients randomisés pour les soins habituels uniquement, selon la déclaration.

Parmi ces patients, quatre pour cent ont eu besoin d’une ventilation mécanique invasive lorsqu’ils sont entrés dans l’essai, 70 % ont eu besoin d’oxygène seul, et 26 % n’ont pas eu besoin d’intervention respiratoire, a-t-il dit.

Il n’y avait pas de différence significative dans la mortalité pour le lopinavir-ritonavir par rapport aux soins habituels, et les résultats étaient cohérents dans les différents sous-groupes de patients, ont déclaré les scientifiques.

Il n’y a pas non plus de preuves d’effets bénéfiques sur le risque de progression vers la ventilation mécanique ou la durée d’hospitalisation, ont-ils déclaré.

“Ces résultats préliminaires montrent que pour les patients hospitalisés avec COVID-19 et non sous respirateur, le lopinavir-ritonavir n’est pas un traitement efficace. En 100 jours, l’essai RECOVERY a fourni des résultats permettant de changer trois fois la pratique mondiale”, a déclaré Peter Horby, professeur à l’Université d’Oxford et chercheur principal de l’essai.

Les chercheurs ont déclaré qu’ils n’étaient pas en mesure d’étudier un grand nombre de patients sous ventilation mécanique invasive en raison de la difficulté à administrer le médicament aux patients sous respirateur.

Ils ne peuvent donc pas tirer de conclusions sur l’efficacité chez les patients sous ventilation mécanique, ont déclaré les chercheurs, ajoutant que les résultats complets seront disponibles dès que possible.

“Ce sont des résultats clairs qui soulignent une fois de plus la valeur des grands essais cliniques randomisés pour différencier les médicaments que nous espérons efficaces des traitements dont nous savons qu’ils le sont”, a déclaré Martin Landray, professeur de médecine et d’épidémiologie à l’université d’Oxford.

“Dans de nombreux pays, les directives actuelles recommandent le lopinavir-ritonavir comme traitement pour COVID-19”, a déclaré M. Landray, l’enquêteur en chef adjoint de l’essai.

Les résultats de cet essai, ainsi que ceux d’autres grands essais randomisés, devraient permettre de réviser ces directives et de modifier la manière dont les patients sont traités, ont déclaré les chercheurs.

https://yourtopia.fr/international/les- ... que-63697/

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 03 Jl 2020 - 07:54
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COVID-19 : tour d'horizon de la semaine du 3 juillet

En raison de l'évolution rapide de la pandémie COVID-19, Univadis souhaite partager avec vous l'actualité couverte par nos équipes éditoriales au niveau européen. Retrouvez ci-dessous une sélection des articles.

Certains de ces articles ne sont publiés uniquement dans leur langue originale, précision entre parenthèses. Nous avons extrait pour vous quelques points clés de ces articles. Un lien vers la source originale de l’article permettra à ceux qui le souhaitent d'aller plus loin.

Ce tour d’horizon européen apporte un aperçu de pratiques cliniques, recommandations, découvertes émergentes au cours de cette pandémie. De manière générale, toutes les informations concernant COVID-19 sont susceptibles de subir une actualisation avec l’avancée des connaissances. Les dates de publication des articles sont plus que jamais importantes. Certaines des informations ci-dessous peuvent également ne pas être en adéquation avec les directives des autorités sanitaires françaises. Veuillez les considérer uniquement comme étant indicatives des pratiques européennes.

Par ailleurs, sachez que vous pouvez retrouver toute l’actualité que nous publions sur l’épidémie sur le site internet Univadis ou l'application pour smartphone. Une rubrique spéciale "COVID-19" a été créée dans le menu de gauche, sous l’ensemble des spécialités. Vous trouverez également une carte interactive COVID-19 pour suivre l'évolution de l'épidémie par pays et par région, en cliquant sur l'onglet correspondant dans le bandeau en haut de votre page.

Nous espérons que ces informations vous intéresseront, et vous aideront dans la prise en charge de vos patients directement concernés par COVID-19 ou non.

1. Les travaux de deux groupes européens [Allemand] ayant évalué 40 études internationales ont conclu que si les tests de détection des anticorps au SARS-CoV-2 peuvent permettre d’identifier une infection passée, ils ne sont pas encore assez précis pour démontrer l'immunité ou la non-infectivité.
2. L'Institut fédéral d'évaluation des risques allemand (BfR) a fait état d'un taux d'utilisation élevé de l'application nationale "BfR-Corona-Monitors" [allemande]. 28% des plus de 14 ans déclarent l'utiliser, ainsi que 40% des moins de 40 ans. Le taux d'utilisation chez les personnes âgées (>60 ans), qui sont plus exposées, est en revanche plus faible, soit 19 %.
3. Un nouveau rapport italien paru dans Nature [Anglais] présente une nouvelle évaluation de la dynamique de la transmission précoce dans la municipalité de Vo'. Un chercheuravait initialement suspecté une transmission asymptomatique, et donc plus répandue de la maladie, contrairement aux évaluations initiales de l'OMS.
4. L'Académie française de médecine alerte sur les symptômes moins courants du COVID-19, notamment les troubles neurologiques, cutanés, gastro-intestinaux et métaboliques. L'Académie rappelle aux services de santé qu'ils doivent prescrire des tests en cas de moindre suspicion de COVID-19.
5. Le ministre espagnol des sciences et de l'innovation, Pedro Duque, a fait une présentation sur les 12 vaccins différents, actuellement en cours de développement dans le pays et sur les collaborations entre les groupes de recherche pour mener à bien ces travaux. Les essais sur l'homme de ces vaccins devraient commencer en décembre.
6. Le NICE du Royaume-Uni a mené une revue rapide des données probantes [Anglais] concluant que la vitamine D n'est pas efficace pour prévenir ou réduire la gravité du COVID-19. L'évaluation porte sur 5 études observationnelles. D'autres analyses incluant plus de données sont en cours.

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 07 Jl 2020 - 13:49
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Coronavirus : 239 scientifiques alertent l'OMS sur une possible transmission dans l'air du Covid-19

"La transmission par l'air de SARS-CoV-2 n'est pas universellement acceptée; mais notre opinion collective est qu'il existe bien assez d'éléments probants pour appliquer le principe de précaution", plaident ces scientifiques.

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, la question de sa transmission par voie aérienne interroge. Lundi 6 juillet, un groupe de 239 scientifiques internationaux a appelé dans une lettre adressée aux autorités de santé, à commencer par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), à reconnaître la capacité du virus à se propager dans l'air bien au-delà de deux mètres. Ils souhaitent que ces dernières recommandent une ventilation vigoureuse des espaces publics intérieurs, afin d'enrayer l'épidémie, responsable de la mort de plus de 500 000 personnes dans le monde en six mois.

"Nous appelons la communauté médicale et les organismes nationaux et internationaux compétents à reconnaître le potentiel de transmission aérienne du Covid-19", écrivent dans la revue Clinical Infectious Diseases (lien en anglais) d'Oxford deux scientifiques, Lidia Morawska de l'université de Queensland (Australie) et Donald Milton de l'université du Maryland, dans un article signé par 237 autres experts. "Il existe un potentiel important de risque d'inhalation de virus contenus dans des gouttelettes respiratoires microscopiques [microgouttelettes] à des distances courtes et moyennes [jusqu'à plusieurs mètres, de l'ordre de l'échelle d'une pièce], et nous prônons le recours à des mesures préventives pour empêcher cette voie de transmission aérienne", poursuivent-ils.

Pas de consensus scientifique, mais une mise en garde
L'OMS et d'autres organismes sanitaires estiment que le coronavirus est principalement transmis par des gouttelettes projetées par la toux, l'éternuement et la parole directement sur le visage de personnes à proximité, et possiblement par des surfaces où ces postillons atterrissent et sont ensuite récupérés par les mains de personnes saines. Ces gouttelettes, lourdes, tombent dans un périmètre d'environ un mètre. Mais des études portant sur SARS-CoV-2 et d'autres virus respiratoires ont mis en évidence que des particules virales étaient aussi présentes dans des gouttelettes microscopiques dans l'air expiré par une personne infectée : plus légères, elle peuvent rester en suspension en intérieur, potentiellement des heures, et être inspirées par d'autres personnes. Il n'a jamais été prouvé que ces particules de coronavirus étaient viables et pouvaient provoquer des infections.

S'il n'y a pas de consensus scientifique que cette voie aérienne joue un rôle dans les contagions, Julian Tang, l'un des signataires, rétorque pour l'AFP que l'OMS n'a pas prouvé l'inverse : "L'absence de preuve n'est pas une preuve d'absence", abonde le scientifique de l'université de Leicester, en Angleterre. "La transmission par l'air de SARS-CoV-2 n'est pas universellement acceptée; mais notre opinion collective est qu'il existe bien assez d'éléments probants pour appliquer le principe de précaution", plaident ces scientifiques.

Ils conseillent de mieux ventiler lieux de travail, écoles, hôpitaux et maisons de retraite, et d'installer des outils de lutte contre les infections tels que des filtres à air sophistiqués et des rayons ultraviolets spéciaux qui tuent les microbes dans les conduits d'aération. Ainsi, la climatisation est pointée du doigt : en Chine, à Canton, une personne sans symptôme avait contaminé des clients de deux tables voisines, sans contact. Le climatiseur a vraisemblablement fait voler le virus d'une table à une autre. D'autres cas de super-contagions, dans un autocar chinois et dans une chorale américaine, accréditent aussi la piste aérienne.

https://www.francetvinfo.fr/sante/malad ... 37051.html

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 11 Jl 2020 - 06:15
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Recherche clinique et COVID-19 : quoi de neuf au 10 juillet 2020?

Si le ralentissement de la dynamique épidémique est constatée dans certains pays d’Europe, nombre de pays présentent encore une multiplication inquiétante des cas. La recherche d’options thérapeutiques efficaces reste un enjeu crucial, mais long, qui contraste nettement avec l’urgence sanitaire….

Vaccination : les essais de phase 2 se multiplient, les premières études de phase 3 démarrent

Après la multiplication des communications au cours des tous premiers mois de l’épidémie, on assiste désormais à un tassement de la fréquence des annonces. Aucun nouvel article concernant les données d’études cliniques n’a été publié concernant les vaccins expérimentaux depuis la fin mai, à une exception près : la pré-publication sur MedRxiv des données de phase 1/2 relatives au vaccin à l’ARNm BNT162 (Pfizer et BioNTech) codant pour le domaine de liaison au récepteur de la protéine S virale.

Dans cette étude, 12 patients ont reçu différents schémas d’administration (1 ou 2 injections à 3 semaines d’intervalles, deux dosages) ou un placebo. Aucun évènement indésirable grave n’a été observé, la plupart ayant rapporté des douleurs au point d'injection. Les autres évènements notifiés étaient des maux de tête, la fatigue ou la fièvre, notamment après la seconde injection. Sur le plan immunologique, les anticorps neutralisants ont été détectés 21 jours après la première dose, et augmentaient après la seconde administration, les taux atteints étant très significativement supérieurs à ceux mesurés dans le sérum de patients convalescents contrôles.

Pour autant, selon Soumya Swa minathan, la scientifique en chef de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le ChAdO x1 nCoV-19 (désormais appelé AZD-1222) développé par l’université d’Oxford et depuis sous la houlette d’AstraZeneca, est le vaccin le plus avancé en termes de développement clinique, tout juste devant le vaccin mRNA-123 de la firme américaine Moderna. Pour mémoire, le premier est un vaccin par adénovirus recombinant comportant le gène de la glycoprotéine S du SARS-CoV-2 et le second un ARN messager codant pour la protéine S. En effet, tous deux sont déjà évalués dans une étude de phase 2, et le premier vient d’atteindre les études de phase 3 avec l’initiation fin juin d’études de phase 3 au Brésil et en Afrique du Sud. Celles relatives à l’ARNm-123 devraient débuter dans le courant du mois de juillet. Pour mémoire, aucune publication n’est pour l’heure disponible concernant ce dernier. Enfin, le vaccin de la firme chinoise Sinovac, fondé sur l’utilisation du virus inactivé, a lui aussi récemment atteint les études de phase 3.

Ensuite, le vaccin développé par la firme chinoise CanSino, un autre vaccin adénoviral est toujours évalué dans le cadre d’études de phase 2, dont les données devraient être prochainement publiées. Au cours du dernier mois, 14 autres candidats vaccins poursuivaient ou ont atteint le stade de l’évaluation clinique. Rappelons que dans leur sillage, 132 autres sont actuellement en phase de développement préclinique.

Recovery plaide pour la dexaméthasone

Alors que l’essai français Discovery est à la peine, lesté par une coopération européenne insuffisante, l’étude britannique Recovery a fait, elle, l’objet de plusieurs communications depuis son lancement en mars dernier. Pour mémoire, cette étude randomisée ouverte de grande envergure vise à inclure 11.000 patients hospitalisés dans 176 établissements britanniques et à évaluer l’efficacité du lopinavir-ritonavir, de l’hydroxychloroquine, de la dexaméthasone, de l’azithromycine, du tocilizumab et du plasma convalescent en termes de réduction de la mortalité chez les patients atteints de COVID-19.

Le 29 juin, les investigateurs de l’étude ont annoncé l’absence de bénéfice clinique de l’association lopinavir-ritonavir. Dans cette étude, 1.596 patients ont été inclus dans ce bras de traitement et leur pronostic comparé à 3.376 patients ayant reçu les soins standards. Aucune différence significative n'a été observée concernant le critère principal d'évaluation avec une mortalité à 28 jours de 22,1% contre 21,3% respectivement (risque relatif 1,04 [0,91-1,18], p=0,5huit), sans différence selon la sévérité de la maladie. Il n'y avait pas non plus de différence en termes de risque de progression vers la ventilation mécanique ou sur la durée d'hospitalisation.

Quinze jours auparavant, les investigateurs de l’étude avaient annoncé à l’inverse des résultats probants obtenus avec la dexaméthasone (6 mg/j, 10 jours maximum) chez les sujets COVID-19 les plus sévèrement atteints, en évoquant une mortalité moindre chez les patients placés sous ventilation artificielle. Ces données ont été publiées le 29 juin dernier sur MedRxiv et offrent des données plus exhaustives concernant cette cohorte. Il s’agit néanmoins d’un rapport préliminaire étant donné l’envergure initiale de l’étude randomisée (176 établissements britanniques) qui se poursuit encore aujourd’hui et qui vise à comparer plusieurs bras de traitement, dont l’hydroxychloroquine (HCQ), le tocilizumab ou le plasma convalescent. Ainsi, cette publication est relative à 2.104 patients sous dexaméthasone, et comparés à 4.321 patients contrôles, sous soins standards. Le suivi a montré que les premiers avaient un risque de décès de 21,6% à J28, contre 24,6% pour les autres (p<0,001), le bénéfice sur le critère de décès étant supérieur sous le corticoïde que les patients aient nécessité une ventilation non invasive (21,5 vs 25,0%, RR 0,80, p=0,002) ou invasive (29,0% vs 40,7%, RR 0,65 , p<0,001). Parallèlement, la dexaméthasone offrait également une augmentation de la probabilité de sortie de l’hôpital dans les 28 jours suivant l’admission, et une baisse du taux de patients risquant d’évoluer vers une ventilation mécanique ou un décès.

Hydroxychloroquine encore et toujours...

Les premiers résultats de Recovery avaient concerné l’HCQ début juin : les investigateurs avaient rendus publics leurs conclusions sur la molécule, peu de temps après la parution puis la rétractation de l’étude polémique dans The Lancet. Recovery concluait à une absence d’efficacité , comme d’autres études avant elles.

Depuis, l’équipe de l’IHU du Pr Raoult a publié les données rétrospectives de son étude, menée en ouvert, auprès de patients majeurs dépistés pour le SARS-CoV-2. Ce travail suggère que l’association HCQ-azithromycine peut réduire la sévérité de la maladie et le risque d'admission en réanimation ou de décès lorsqu’elle est donnée de façon précoce dans l’histoire de la maladie. Les données concernent 3.737 sujets infectés, et montrent que 18% d’entre eux ont dû été hospitalisés, soit 5,3% plus de 10 jours, et 1,8% ont dû être admis en réanimation, le taux de décès étant de 0,9%. Si l’HCQ était associée à une durée d'hospitalisation plus courte que les autres traitements (7,3 jours vs 9,2 jours), et un taux de décès ou de transfert en réanimation moins élevé (HR 0,49 [0,25-0,97]), il reste toujours difficile de conclure à partir de cette étude non randomisée sans groupe contrôle, dans laquelle la population traitée, majoritairement jeune (âge moyen 45 ans, 88% de moins de 65 ans) et féminine (54,4%), avait bénéficié de durée de traitement disparate.

Par ailleurs, une étude randomisée nord-américaine randomisée contrôlée versus placebo, n’a pas permis de montrer qu’un traitement prophylactique par HCQ permettait de prévenir le développement de l’infection à SARS-CoV-2 par rapport à un placebo chez des sujets ayant été exposés dans les 3 jours précédents à un risque d’infection par le SARS-CoV-2.

Rappelons que le remdesivir a lui aussi apporté des résultats contrastés. Alors que les États-Unis ont parié sur la molécule, et cherchent à acquérir la majeure partie de sa production, le laboratoire fabricant a soumis une demande d'AMM conditionnelle le 5 juin dernier auprès de l’Agence Européenne du Médicament sur la base des données de l’étude américaine NIAID-ACTT-11 du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) menée chez plus de 1.000 patients hospitalisés pour Covid-19 et qui a montré que l’antiviral offre un délai de récupération plus court (12 vs 18 jours sous placebo chez les patients sévères), sans signes pour l’heure de bénéfice en termes de réduction des décès. Les données de mortalité à 28 jours sont cependant attendues d’ici la rentrée. Dans le délai, le CHMP qui a évalué le médicament s’est prononcé le 26 juin en faveur d’une AMM conditionnelle dans la pour le traitement des patients présentant une infection sévère à Sras-CoV-2, qui a été accordée le 3 juillet…

Contre l’orage cytokinique

L’actualité n’est pas plus paisible quand on s’intéresse aux molécules visant à limiter l’impact de l’orage cytokinique déclenché par le SARS-CoV-2 : la polémique concernant l’annonce prometteuse de l’AP-HP relative au tocilizumab a flambé sur les réseaux sociaux, mais a été suivie par les données d’une étude rétrospective italienne assez large (n=544) dans laquelle la comparaison de sujets atteints de formes graves de COVID-19 ont tiré un bénéfice de l’anti-IL6 : dans cette étude, le risque d’évolution vers le recours à une ventilation mécanique invasive ou au décès était réduit dans le groupe de patients ayant reçu le tocilizumab par rapport à ceux n’ayant reçu que les soins standards (rapport de risque ajusté 0,61 [0,40-0,92], p=0,020), l’effet semblant plus volontiers centré sur le risque de décès. Ces données rétrospectives observationnelles doivent cependant être confirmées par une étude randomisée.

Notons que les essais relatifs au sarilumab, autre anti-IL6, ont été stoppés par le laboratoire face à l’absence de bénéfice dans les analyses préliminaires des études de phase 3.

Quant aux complications cardiaques relatives survenant au décours de l’infection, une études grecque récente a décrit un bénéfice de la colchicine, qui devra être confirmé...

Exceptionnellement durant cette période de crise sanitaire, certaines publications mentionnées sont encore en prépublication et non relues par des pairs au moment de la rédaction. Nous attirons votre attention pour apporter la plus grande prudence quant aux résultats apportés.

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 12 Jl 2020 - 22:39
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Pr. Olivier Schwartz : « L'Institut Pasteur a 3 candidats vaccins »

On assiste en Mayenne à un accroissement anormal de la circulation du virus. Avez-vous un début d’explication ? Une hypothèse scientifique ?

Ce qui se passe, c'est qu'il y a une circulation à bas bruit depuis un certain temps, puisqu'on estime actuellement qu'il y a 500 nouveaux cas diagnostiqués chaque jour. Le virus continue de circuler et c'est un petit signal. On a d'autres signaux négatifs comme l'analyse des séquences, le patrimoine génétique viral que l'on peut retrouver dans les eaux usées qui augmente. Tout cela indique qu'il y a effectivement une résurgence de l'infection. Il y a des clusters. Heureusement, ils sont diagnostiqués, mais il faut les circonscrire et s'en occuper activement.

On entend aussi parler de micro-gouttelettes en suspension prolongée dans l'air qui pourraient être un facteur de contamination. L'OMS n'écarte plus la possibilité d'une transmission aérienne. Est-ce que le débat est tranché ?

Cela a toujours été le cas. On sait que le virus s'est transmis par voie aérienne, cela peut être des micro-gouttelettes, des nano-gouttelettes encore plus petites, des aérosols. Toutes les voies sont possibles. Le virus va avoir une certaine durée de vie hors d'un organisme, mais il faut quelques secondes si on est en proximité pour atteindre une nouvelle personne. Alors, combien de temps le virus peut-il rester en suspension ? À mon avis, pas si longtemps que ça. Tout dépend en fait de la charge virale, c’est-à-dire la quantité de matériel viral, de virus infectieux qui peut être présent dans ces micros ou nano-gouttelettes. Il faut savoir également que chez un individu, la charge virale varie beaucoup en fonction de la personne.

Oui, il y a les "supercontaminateurs"… On a d'ailleurs du mal à comprendre pourquoi ils le sont…

Oui, c'est une question très intéressante. Pourquoi certaines personnes transmettent plus ? On sait que la charge virale, c’est-à-dire la quantité de virus qu'on peut trouver dans un échantillon, peut avoir un pic à 10 puissance 5, c’est-à-dire 100 000 copies d'ARN virale, donc de matériel génétique. Mais il y a chez certains individus une charge virale qui est mille fois supérieure, qui atteint 10 puissance 8, c’est-à-dire 100 millions de copies par échantillon. Donc, on imagine et on conçoit aisément que ces personnes vont transmettre beaucoup plus l'infection si au départ, il y en a beaucoup plus,

La climatisation inquiète aussi, à tort ou à raison ?

Il y a en effet des études chinoises et d'autres pays qui ont montré dans un restaurant qu'il y avait eu un cas de contamination tout autour d'une table et que la table à côté avait été contaminée. Par contre, la table un peu plus loin n'avait pas été atteinte. Donc, c'est sûr que la climatisation va entraîner un flux d'air froid qui favorise la survie du virus et jouer effectivement un rôle.

On a parlé un moment d’une possible immunité croisée qui pouvait protéger du virus. Où en est-on ?

C'est une très bonne question. Qu'est-ce qu'on entend par immunité croisée ? Il faut savoir qu'il y a différents types d'immunités chez un individu. Il y a l'immunité humorale par les humeurs, c’est-à-dire des anticorps qu'on a dans le sang, qu'on génère. D'ailleurs, les vaccins ont pour objectif de générer ces anticorps neutralisants. Il y a également une immunité cellulaire. Ce sont les globules blancs, les lymphocytes. On a des lymphocytes tueurs qui vont éliminer les cellules infectées. Et il y a un troisième type d'immunité dont on entend peu parler, mais qui est un sujet très important à mes yeux, c'est l'objet de nos études en laboratoire, c'est l'immunité dite innée. C'est la réponse immédiate avant que l'on ait des anticorps. L'organisme détecte un virus, il y a des signaux d'alarme qui sont tirés et il y a un état antiviral qui est généré. Il y a production d'interférons, ce sont des molécules antivirales. Ce sont d'ailleurs ces molécules qui sont responsables des signes cliniques comme la fièvre. Dans la plupart des cas, l'immunité innée est suffisante pour contrôler l'infection en quelques jours. Quand on a un rhume banal ou une autre infection, c'est l'immunité innée qui permet également d'établir l'immunité anticorps ou cellulaire.

Quand vous dites "innée" cela veut dire qu'elle est génétique ?

Cela veut dire qu'elle est codée dans chaque cellule. D'ailleurs, il y a certaines personnes qui ont des défauts génétiques, heureusement très rares, qui peuvent être hypersensibles à l'infection, du fait de ce défaut d'immunité innée. Pour revenir à l'immunité croisée, une étude a montré que lorsqu’on avait été infecté par un coronavirus saisonnier (car il faut savoir qu'il y a 7 coronavirus différents qui peuvent infecter l'homme, 3 qui sont dangereux, 4 qui provoquent des rhumes peu dangereux) on avait des lymphocytes cytotoxiques qui étaient capables de reconnaître le coronavirus 2, le SARS-CoV-2.

Donc que l'on est potentiellement immunisé ?

Non, on a ces cellules mais on ne sait pas si elles sont fonctionnelles. L'étude ne le montre pas encore. Par ailleurs, il y a une autre étude, en particulier celle de collègues de l'Institut Pasteur avec l'hôpital Necker, qui a montré que chez les enfants, on retrouve des anticorps contre les autres coronavirus et qu'en fait, on retrouve ces anticorps chez les enfants qui ont contracté une infection coronavirus 2 ou pas. C'est cela qui permet de conclure que les anticorps contre certains coronavirus saisonniers ne protègent pas. C'est donc encore trop tôt pour avoir la réponse à la question : immunité croisée ou pas d'immunité croisée.

Où en est-on du vaccin ? J'imagine que de nombreux laboratoires sont dessus ?

Oui, il y a beaucoup de candidats vaccins qui sont à l'étude. Il faut faire attention à ne pas confondre un candidat vaccin et un vaccin qui est testé chez l'homme et qui doit montrer sa preuve d'efficacité. Il y a dans le monde environ 125 candidats vaccins qui sont en phase préclinique, mais très peu vont aller jusqu'à la clinique et très peu de ceux qui vont faire l'objet d'essais cliniques vont être produits à grande échelle. Mais il y a quand même déjà 14 candidats vaccins qui sont en essais cliniques, en phase 1, en phase 2, en phase 3 et même certains en Chine qui sont déjà disponibles et administrés, en particulier chez les militaires chinois. Il y a des vaccins qui commencent à être disponibles. La course de préparation au vaccin se produit correctement, mais c'est un 110 mètres haies.

Correctement mais plus rapidement que d'habitude, non ?

Oui rapidement et à chaque haie de ce saut d'obstacles, il y a un signal de "go" ou de "no go". Pour certains de ces candidats vaccins, on est en train de franchir ces différentes étapes.

Comment se positionne l'Institut Pasteur dans cette course ?

L'Institut Pasteur a 3 candidats vaccins, dont un qui est fondé sur un vecteur rougeole qui a été développé par l'équipe de Frédéric Tangy et qui est actuellement en phase préclinique ou clinique. Il va commencer les essais cliniques dans les jours qui viennent et il est fondé sur l'utilisation d'un vecteur, c’est-à-dire d'un véhicule, qui emmène les antigènes du coronavirus, c'est le vaccin de la rougeole, qui a déjà fait sa preuve d'efficacité, qui a été utilisé chez plus de 2 milliards d'individus dans le monde. On sait donc qu'il est efficace et qu'il n'est pas toxique alors qu'il y a beaucoup d'autres candidats vaccins contre le coronavirus qui sont des nouvelles stratégies et qui n'ont pas du tout cette antériorité. Nos essais de candidat vaccin rougeole vont démarrer très prochainement et je pense qu'il peut y avoir une bonne réponse du système immunitaire. C'est du moins ce qu'on espère.

Le professeur Didier Sicard met en garde contre ce qu'on appelle "l'orage immunologique", une réponse immunitaire excessive qui se produit chez certains individus et qu'on ne peut pas prévoir. Il a pris l'exemple du vaccin contre la dengue qui a fait des morts parce que les anticorps contre le virus se sont avérés plus destructeurs que le virus lui-même. Il appelle à la patience pour ce vaccin… Qu'en pensez-vous ?

Le Professeur Sicard a raison de soulever ce risque. C'est vrai pour tout candidat vaccin. C'est exactement l'objet des études. Moi, j'ai l'impression, à titre personnel, que ce virus est sensible aux anticorps neutralisants. On le voit chez les personnes chez qui on prélève du sérum, on voit que les anticorps ont une activité neutralisante. Pour l'instant, on n'a pas réussi à montrer l'effet inverse dont parle le Professeur Sicard sur la dengue, qui avait un effet facilitant. C'est donc peut-être vrai pour la dengue mais pour l'instant, je n'ai pas vu ni dans mon laboratoire ni dans d'autres publications cet effet délétère des anticorps. C'est plutôt encourageant, mais il faut continuer à le chercher. Ce n'est pas parce qu'on ne l'a pas vu qu'il n'existe pas. En plus, je pense que c'est un virus qui est facile à neutraliser. Si on pense par exemple au VIH, il y a des recherches de candidats vaccins depuis plus de 30 ans, sans succès, parce que le virus mute beaucoup et parce qu'il y a plein de sous-types de virus qui peuvent circuler. Il est beaucoup plus dur à neutraliser. Si on prend du sang d'une personne infectée par le VIH, il y a des anticorps, mais ils sont peu neutralisants, tandis que si on prend du sang d'une personne infectée par le coronavirus, les anticorps peuvent être très neutralisants. Tout ceci me permet d'être optimiste… Réaliste, prudent, mais optimiste.

Cette semaine se tenait la 23e Conférence internationale sur le Sida. Est-ce que vous craignez que la mobilisation de milliards d'euros pour lutter contre la COVID freine la recherche sur le VIH ?

C'est un risque. En ce moment, on entend moins parler du VIH ou d'autres épidémies, mais il y a 37 millions de personnes infectées par le VIH. Dans mon laboratoire, avant de travailler sur le coronavirus, on travaillait depuis de nombreuses années sur le VIH, on a donc utilisé notre savoir-faire sur le VIH pour l'appliquer aux recherches sur le coronavirus. C'est très important de continuer la recherche sur le VIH. Il y a plus de morts par le VIH, entre 1 et 2 millions de morts par an, il y a plus de morts par la tuberculose que par le coronavirus dont on entend beaucoup parler. Il y a d'autres épidémies qui continuent, qui sont chroniques, il ne faut donc pas arrêter l'effort sur ces autres virus ou bactéries qui infectent l'homme.

Dans votre laboratoire, vous ne travaillez plus que sur le coronavirus ?

Depuis le début de l'épidémie, on a complètement basculé sur le coronavirus, à 100%. L'Institut Pasteur était fermé pendant le confinement, sauf pour les activités prioritaires. Depuis maintenant presque 5 mois, on travaille sur le coronavirus, mais on va reprendre nos activités progressivement sur les autres virus.

Est-ce que cela rend un peu amer le chercheur que vous êtes, de voir cette mobilisation immédiate et coordonnée entre les différents laboratoires internationaux sur la COVID, alors que ce n'est pas le cas pour d'autres virus qui mériteraient aussi toute notre attention ?

Non, au contraire, c'est une chance qu'il y ait eu cette mobilisation mondiale. À l'Institut Pasteur, on s'est mobilisés, il y a eu une volonté institutionnelle forte avec la création d'une "task force". On a des réunions très fréquentes. Il y a quotidiennement entre 300 et 500 personnes qui travaillent sur le coronavirus, sur les vaccins, sur les diagnostics et surtout sur la recherche fondamentale. La recherche fondamentale est très importante. C'est une recherche qui prend du temps et pour créer des nouveaux vaccins, pour mettre au point des tests diagnostiques, pour trouver des molécules antivirales, il faut de la recherche fondamentale.

Vous diriez que cette crise soudaine et brutale a débloqué des verrous ? Il y aura un avant et un après dans votre façon de faire de la recherche ?

Oui, oui, je pense, parce que tout s'est accéléré. Il y a eu une envie de collaborer et chaque personnalité scientifique peut s'épanouir dans un but de santé publique. On est là, à l'Institut Pasteur, pour faire de la recherche, comprendre des mécanismes biologiques, mais également au service de la santé publique.

Entretien réalisé par Rebecca Fitoussi @fitouss

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 13 Jl 2020 - 06:36
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Covid-19 : Jean-François Delfraissy déplore l'abandon des gestes barrières en France

Le président du conseil scientifique constate que les Français ont abandonné les gestes barrières et craint les conséquences de ce relâchement, dans deux entretiens accordés à Libération et à l'AFP publiés jeudi.

Les Français ont abandonné les gestes barrières indispensables pour empêcher la propagation du nouveau coronavirus, s'inquiète le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, dans des interviews avec Libération et l’AFP, publiées jeudi 9 juillet.

Plusieurs pays d'Europe comme l'Espagne ou le Portugal ont déjà reconfiné certaines régions après avoir détecté des foyers de contamination.

"En France, cela va globalement bien, tous les marqueurs de Santé publique France sont positifs. Par exemple, nous venons de passer le délai de quinze jours après la Fête de la musique, sans rebond. Tout cela est encourageant", souligne dans Libération le médecin, qui vient d'être prolongé à la tête de ce comité chargé de conseiller le gouvernement face au Covid-19 jusqu’à l’automne.

"En même temps, nous sommes frappés par le fait que les Français, en général, ont abandonné les gestes barrières… Les mesures de distanciation sociale sont de moins en moins appliquées, sauf dans les transports – et la population la plus âgée reste, elle, vigilante et fait attention", ajoute-t-il. "J'avais déjà évoqué l'idée qu'on aurait un été plus simple, mais c'est à condition que les mesures de distanciation sociale se poursuivent et soient appliquées par l'ensemble de nos concitoyens, ajoute-t-il à l’AFP. Si nos concitoyens continuent à s'écarter de ces mesures, le risque d'une reprise, un peu différente, avant la fin de l'été reste toujours possible."

"Est-ce que ce relâchement va avoir des conséquences ?"

"Voilà le tableau : est-ce que ce relâchement va avoir des conséquences ?", interroge Jean-François Delfraissy dans Libération, avant de répondre : "Nous sommes à la merci d'un rassemblement où il y aurait un ou plusieurs 'supercontaminateurs', qui peuvent infecter jusqu'à 50, 100 personnes, comme cela fût le cas à Mulhouse en février."

Interrogé sur la possibilité d'une reprise de l'épidémie à l'automne, le président du conseil scientifique estime "logique de s'attendre à un retour de ce coronavirus, de l'hémisphère sud vers le nord", "le plus probable [étant] un retour en octobre ou novembre". "On est extrêmement frappé par ce qui se passe dans l'hémisphère Sud en ce moment, qui est en hiver austral : l'épidémie est en train de flamber, en Amérique du Sud, en Afrique du Sud, en Australie, qui vient de confiner Melbourne alors que ce pays était jusqu'à maintenant extrêmement protégé", commente-t-il à l’AFP.

La France a enregistré mercredi 32 nouveaux décès dus au Covid-19 en l'espace de 24 heures, ce qui porte le bilan de l'épidémie à 29 965 morts depuis le 1er mars, selon le point quotidien de la Direction générale de la santé (DGS).

Avec AFP et Reuters

https://www.france24.com/fr/20200709-co ... -en-france

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 15 Jl 2020 - 10:50
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Les patients atteints de cirrhose et de COVID-19 ont des taux de mortalité plus élevés

Les patients atteints de cirrhose et de COVID-19 avaient des taux de mortalité plus élevés que les patients avec COVID-19 seul, mais des taux similaires à ceux des patients atteints de cirrhose seulement , selon une recherche publiée dans Gut .

Jasmohan Bajaj, MD, de Virginia Commonwealth University, et ses collègues ont écrit que les patients atteints de cirrhose sont supposés être à haut risque dans le contexte de COVID-19 en raison d'un dysfonctionnement immunitaire et d'un axe intestin-foie altéré, mais les données manquent actuellement.

"L'impact de COVID-19 sur les résultats hospitaliers chez les patients atteints de cirrhose n'est pas clair en ce qui concerne la mortalité et le développement de l'insuffisance hépatique aiguë sur chronique", ont-ils écrit. "Les études comprenant des comparaisons avec des populations témoins avec et sans cirrhose et COVID-19 sont limitées."

Les chercheurs ont comparé les caractéristiques de COVID-19 et de cirrhose , le développement de défaillances d'organes, l'insuffisance hépatique aiguë et chronique et la mortalité chez les patients atteints de cirrhose et de COVID-19 (n = 37) avec l'âge et le sexe des patients appariés avec COVID-19 (n = 108 ) ou cirrhose (n = 127) seule.

Les enquêteurs ont constaté que les patients avec COVID-19 et cirrhose avaient une mortalité plus élevée par rapport aux patients avec COVID-19 seul (30% contre 13%; P = 0,03). Cependant, ils n'avaient pas une mortalité significativement plus élevée que les patients atteints de cirrhose seule (30% contre 20%).

Les patients atteints de COVID-19 et de cirrhose avaient également des scores d'indice de comorbidité de Charleston moins bons (6,5 contre 3,3; P < 0,001), des symptômes gastro-intestinaux plus faibles et un lactate plus élevé.

«À l'avenir, la mortalité dans le groupe [cirrhose plus COVID-19] pourrait être encore plus élevée que dans le groupe COVID-19 seul, car ces patients risquent de se voir refuser un traitement pharmacologique potentiellement efficace jusqu'à ce que l'innocuité de la cirrhose soit démontrée», Bajaj et ses collègues ont écrit. «Dans l'intervalle, les patients atteints de cirrhose ne devraient pas être découragés de demander des soins médicaux essentiels pendant cette pandémie.»

https://www.healio.com/news/hepatology/ ... lity-rates

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 16 Jl 2020 - 06:19
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Les médicaments contre l'hépatite C promettent contre le nouveau coronavirus

Le sofosbuvir et le daclatasvir étaient liés à une récupération plus rapide et à une survie améliorée dans des études en Iran.

Une combinaison de deux médicaments antiviraux couramment utilisés pour traiter le virus de l'hépatite C (VHC) s'est avérée raccourcir la durée d'hospitalisation et améliorer la survie des personnes atteintes de COVID-19 modéré ou sévère dans un ensemble d'études en Iran, ont rapporté des chercheurs au Virtual International. Conférence sur le sida la semaine dernière.

Si des études plus importantes actuellement en cours confirment ces résultats, le sofosbuvir et le daclatasvir pourraient offrir une option de traitement abordable et largement accessible, a déclaré le co-auteur de l'étude Andrew Hill, MD, de l'Université de Liverpool lors d'une conférence de presse.

Alors que la pandémie mondiale de COVID-19 se poursuit sans relâche, les scientifiques étudient une grande variété de médicaments existants en tant que traitements potentiels du nouveau coronavirus, officiellement connu sous le nom de SARS-CoV-2.

Bien qu'ils ne soient pas étroitement apparentés, le VHC et le SARS-CoV2 sont tous deux des virus à ARN simple brin enveloppés, ce qui suggère que certains des mêmes médicaments antiviraux pourraient agir contre les deux. En fait, le précurseur COVID-19 de Gilead Sciences, le remdesivir , a été initialement étudié en tant que candidat pour l'hépatite C.

Le sofosbuvir, commercialisé par Gilead sous le nom de Sovaldi et un composant des pilules combinées Harvoni, Epclusa et Vosevi, est un inhibiteur du VHC NS5B qui cible l'ARN polymérase ARN dépendante, une enzyme que certains virus utilisent pour copier leur matériel génétique. Le daclatasvir, commercialisé par Bristol Myers Squibb sous le nom de Daklinza, est un inhibiteur du VHC NS5A.

Dans des études antérieures, le sofosbuvir et le daclatasvir ont montré une activité contre le SRAS-CoV2 dans des lignées cellulaires de laboratoire; le daclatasvir, en particulier, semble bien pénétrer dans les poumons. Les médicaments se sont révélés sûrs et bien tolérés pour le traitement de l'hépatite C.

Les chercheurs ont également découvert que plusieurs autres médicaments contre le VHC sont susceptibles de se lier au nouveau coronavirus, notamment l'elbasvir et le grazoprevir (les médicaments du combo Zepatier), le siméprévir (Olysio), le paritaprévir (dans le régime Viekira) et le velpatasvir (dans Epclusa et Vosevi ). Les anciens médicaments contre l'hépatite C, l'interféron et la ribavirine, ont également été étudiés pour COVID-19.

Anahita Sadeghi, MD, de l'Université des sciences médicales de Téhéran, a présenté les résultats d'un essai contrôlé randomisé comparant le sofosbuvir plus le daclatasvir pendant 14 jours au traitement standard pour les patients adultes atteints de COVID-19 modéré ou sévère dans quatre hôpitaux universitaires autour de Téhéran. .

Au moment de l'étude, les soins standard en Iran consistaient en lopinavir / ritonavir (le combo VIH Kaletra) avec ou sans hydroxychloroquine , a déclaré Sadeghi. Les études de ces deux médicaments pour COVID-19 ont donné des résultats mitigés mais surtout négatifs.

Cette étude a recruté 66 participants qui avaient de la fièvre et de faibles niveaux d'oxygène et qui ont testé la PCR positive pour le SRAS-CoV-2 et ont eu des tomodensitogrammes pulmonaires qui indiquaient COVID-19. Environ la moitié étaient des hommes et l'âge médian était d'environ 60 ans. Les comorbidités, y compris le diabète, l'hypertension, les maladies pulmonaires chroniques et l'obésité, étaient courantes, mais elles n'avaient pas d'hépatite C. Les personnes ayant une mauvaise fonction rénale ou ayant évolué vers une insuffisance multi-organes étaient exclues. .

Les chercheurs ont défini la récupération clinique comme la normalisation de la fièvre, de la fréquence respiratoire et de la saturation en oxygène. Ils ont également examiné la durée du séjour à l'hôpital, le besoin de ventilateurs mécaniques et la mort quelle qu'en soit la cause.

Sadeghi a rapporté que 88% des personnes prenant du sofosbuvir et du daclatasvir ont connu une récupération clinique dans les 14 jours, contre 67% de celles recevant un traitement standard. De plus, 9% contre 21% ont nécessité une ventilation mécanique et trois (9%) contre cinq (15%) patients sont décédés. Bien qu'aucune de ces différences n'ait atteint le seuil de signification statistique, le délai de récupération a été significativement plus court dans le groupe sofosbuvir plus daclatasvir (six contre 11 jours, respectivement).

Sadeghi a également présenté les résultats d'une petite méta-analyse de trois études cliniques, dont celle-ci, menées dans trois villes iraniennes. L'une, a-t-elle noté, n'était pas correctement randomisée en raison de changements dans le bras de traitement standard.

Dans l'analyse combinée, qui comprenait un total de 176 patients, le taux de récupération était de 94% pour ceux qui prenaient sofosbuvir plus daclatasvir, contre 70% pour ceux qui prenaient différents régimes de contrôle. Le temps de récupération a été significativement plus rapide dans le groupe sofosbuvir plus daclatasvir, et le taux de mortalité était significativement plus faible (5% contre 20%).

Sadeghi a noté que les études manquaient de données sur la charge virale, ce qui pourrait montrer si les médicaments inhibaient la réplication du SRAS-CoV-2, car la disponibilité des tests PCR était limitée en Iran à l'époque.

Les chercheurs ont conclu que le sofosbuvir plus le daclatasvir étaient associés à une récupération plus rapide et à une survie améliorée, mais des études plus importantes sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

À cette fin, un essai appelé DISCOVER comparera le sofosbuvir plus le daclatasvir avec le lopinavir / ritonavir par rapport au lopinavir / ritonavir seul chez 600 personnes en Iran avec un COVID-19 modéré à sévère. En outre, un réseau de cinq essais cliniques a été mis en place pour tester le sofosbuvir plus le daclatasvir chez plus de 2 000 patients atteints de COVID-19 en Iran, au Brésil, en Égypte et en Afrique du Sud. Les résultats sont attendus pour octobre.

Hill, qui est bien connu pour ses recherches sur les prix des médicaments contre le VIH et l'hépatite C, a souligné le potentiel de ce traitement à être abordable et largement accessible dans le monde entier.

Bien que la combinaison sofosbuvir plus daclatasvir ait un prix de liste de plus de 18000 $ pour un cours de 14 jours aux États-Unis, elle est beaucoup moins chère ailleurs, par exemple environ 7600 $ au Royaume-Uni et 4300 $ au Brésil. Une version générique bon marché est disponible pour environ 7 $ en Inde. Environ 2,5 millions de cours pourraient être formulés avec l'offre actuelle, selon Sadeghi.

Gilead a récemment annoncé qu'un cours de remdesivir de 14 jours coûterait environ 2 000 $ à 3 000 $ aux États-Unis, et les États-Unis ont acheté la majeure partie de l'offre disponible .

«Ce traitement est développé sans le soutien de grandes sociétés pharmaceutiques, et tout notre financement provient des gouvernements, des universités et des bailleurs de fonds», a déclaré Hill. «Il y a déjà suffisamment de masse générique de sofosbuvir et de daclatasvir produite pour traiter des millions de personnes si ce médicament s'avère efficace. Nous voulons que ce traitement soit abordable pour toute personne atteinte de COVID-19 dans n'importe quel pays. »

https://www.hepmag.com/article/hepatiti ... oronavirus

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 16 Jl 2020 - 11:31
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Covid-19: premiers résultats encourageants pour un vaccin américain

Le vaccin expérimental de Moderna a déclenché des anticorps contre le coronavirus chez tous les participants lors de la première phase de l'essai. Il entrera dans la dernière phase le 27 juillet.

La biotech américaine Moderna a annoncé mardi qu'elle entrerait le 27 juillet dans la phase finale de ses essais cliniques pour un vaccin contre le Covid-19, devenant la première compagnie dans le monde à parvenir à cette étape. 30.000 personnes participeront à cette phase déterminante aux Etats-Unis: la moitié d'entre elles recevront une dose de 100 microgrammes, les autres un placebo.Le but premier de cet essai sera de savoir si le vaccin est sûr et prévient l'infection par le SARS-CoV-2. Si une personne est malgré tout infectée, il s'agira aussi de savoir si le vaccin peut prévenir la progression vers des symptômes. Même si des symptômes sont constatés, le vaccin peut être considéré comme un succès s'il empêche les cas graves de Covid-19. L'étude devrait durer jusqu'au 27 octobre 2022.

Cette annonce place Moderna dans le peloton de tête de la course mondiale pour un vaccin contre la maladie, qui a infecté plus de 13 millions de personnes dans le monde et fait plus de 570.000 morts. Elle intervient après la publication mardi dans le New England Journal of Medicine des résultats de la première phase de l'essai de Moderna, d'après lesquels le vaccin expérimental a déclenché des anticorps contre le coronavirus chez tous les participants, au nombre de 45. La compagnie chinoise SinoVac est aussi à un stade avancé des recherches, et l'agence russe TASS a annoncé que des chercheurs russes avaient achevé les essais cliniques pour un vaccin, mais ces derniers n'ont pas rendu les données publiques.

Des scientifiques avertissent toutefois que les premiers vaccins à arriver sur le marché ne sont pas nécessairement les plus efficaces ou les plus sûrs. La technologie de Moderna, fondée sur l'ARN messager, n'a jamais prouvé son efficacité contre d'autres virus. Elle vise à donner au corps les informations génétiques nécessaires pour déclencher préventivement la protection contre le coronavirus.

Moderna avait rendu publics les «résultats intérimaires» de sa Phase 1, sous forme d'un communiqué de presse sur son site en mai, selon lequel le vaccin avait provoqué une réponse immunitaire chez huit patients. Ces résultats avaient été qualifiés d'«encourageants» par l'immunologiste Anthony Fauci, et l'étude complète était attendue avec impatience par la communauté scientifique. La compagnie est depuis passée à l'étape suivante de son essai, avec 600 personnes.

Selon l'article publié mardi, les 45 participants à la Phase 1 ont été divisés en trois groupes de 15, auxquels des doses de 25 microgrammes, 100 microgrammes et 250 microgrammes ont été administrées. Ils ont reçu une deuxième dose 28 jours plus tard. Après la première administration, il a été constaté que les niveaux d'anticorps étaient plus élevés avec les doses plus fortes. Après la deuxième, les participants avaient de plus hauts niveaux d'anticorps que la plupart des patients ayant eu le Covid-19 et ayant généré leurs propres anticorps.

Plus de la moitié des participants ont expérimenté des effets secondaires légers ou modérés, sans que ces derniers atteignent le niveau auquel il aurait fallu annuler l'essai. Parmi ces effets secondaires figurent fatigue, frissons, maux de tête et douleur là où le vaccin a été injecté. Trois participants n'ont pas reçu de seconde dose. L'un d'eux a développé des rougeurs sur les deux jambes, et deux autres ont raté la fenêtre d'opportunité parce qu'ils ont développé des symptômes du Covid-19. Leurs tests se sont toutefois révélés négatifs.

Moderna est parmi les tout premiers dans la course mondiale au vaccin, recevant 483 millions de dollars du gouvernement américain. Si la dose retenue pour les essais (100 microgrammes) se révélait efficace, Moderna a prévu de pouvoir produire 500 millions de doses par an, et «possiblement jusqu'à 1 milliard».

https://www.lefigaro.fr/flash-eco/covid ... Z2_BXaiL-k

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 20 Jl 2020 - 15:31
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Coronavirus : deux projets de vaccins britannique et chinois "produisent une réponse immunitaire"

Deux projets de vaccins contre le Covid-19, un britannique et un chinois, ont produit une réponse immunitaire importante et démontré leur sûreté pour les patients, selon les résultats de deux essais cliniques distincts, publiés lundi 20 juillet dans la revue médicale britannique The Lancet. Le premier, développé par l'université d'Oxford en partenariat avec AstraZeneca, a généré "une forte réponse immunitaire" dans un essai sur plus de 1 000 patients, tandis que le second, soutenu par CanSino Biologics, a provoqué une forte réaction en terme d'anticorps dans un autre essai chez la plupart des quelque 500 participants.

https://www.thelancet.com/lancet/articl ... 20)31604-4

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 20 Jl 2020 - 18:34
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Coronavirus : où les taux d'infection augmentent-ils le plus en Europe ?


La Suède, le Portugal et la Bulgarie ont des taux de nouvelles infections au nouveau coronavirus parmi les plus élevés de l'Union européenne, selon les dernières données.

https://www.ecdc.europa.eu/en/cases-2019-ncov-eueea

Selon les données publiées samedi par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), quatre États membres de l'UE ont actuellement un taux d'incidence brut de plus de 40 cas pour 100 000 habitants.

Le Grand-Duché de Luxembourg est le plus important avec une moyenne de 136,5 cas pour 100 000 habitants signalés au cours des 14 derniers jours.

Mais ce minuscule État enclavé n'a signalé qu'un seul décès dû au Covid-19 au cours des quinze derniers jours. Le nombre cumulé de décès liés au virus pour 100 000 habitants sur 14 jours s'élève donc à seulement 0,2.

En revanche, la Suède avait moins de la moitié de ce taux d'infection – 57,3 pour 100 000 habitants – mais le taux cumulé de décès le plus élevé de l'UE, soit 1,9.

Au cours des 14 derniers jours, Stockholm a fait état de 6 642 nouvelles infections et de 208 décès. Depuis le début de l'épidémie en mars, le pays a enregistré plus de 77 280 cas et 5 619 décès.

La Suède a été critiquée par d'autres États membres pour ne pas avoir suivi la tendance et ne pas avoir imposé de mesures strictes de confinement afin d'enrayer la propagation du coronavirus : la plupart des écoles et des entreprises, y compris les bars et les restaurants, ont été autorisés à rester ouverts pendant toute la durée de la crise sanitaire.

A la fin du mois dernier, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a inclus la Suède dans une liste de 11 pays européens connaissant une "résurgence très importante" du virus, ce que le pays a vivement contesté.

L'épidémiologiste en chef Anders Tegnell avait alors fait valoir que l'augmentation du nombre de cas était due à la multiplication des tests et que le nombre de patients en soins intensifs était en baisse.

Lisbonne partiellement reconfinée
Après la Suède, le Portugal et la Bulgarie ont le plus grand nombre de décès par Covid-19 pour 100 000 habitants, soit 0,8.

Au cours de la quinzaine précédente, les autorités de Sofia ont signalé 65 décès par Covid-19, soit plus de 20% du total des décès dans le pays (297).

Le nombre d'infections a augmenté de 3 127, ce qui représente 37 % du nombre total d'infections observées en Bulgarie depuis le début de l'épidémie (8 442). Cela a porté le taux d'infection des deux dernières semaines à 42,1 pour 100 000.

Au Portugal, le taux d'infection sur 14 jours s'élève désormais à 47,9, avec près de 5 300 nouveaux cas signalés au cours de cette période. En outre, 95 personnes supplémentaires ont perdu la vie à cause du nouveau coronavirus. Au total, 1 682 décès et 48 077 cas y ont été enregistrés.

Le gouvernement portugais a pris des mesures rapides et drastiques au début de la crise sanitaire, ce qui a permis au pays d'éviter le sort de l'Espagne voisine, où le virus a fait 28 420 morts.

Mais certaines parties de Lisbonne, ont été à nouveau confinées le 1er juillet en raison d'une recrudescence des cas ; les résidents de ces zones ne sont autorisés à sortir que pour acheter des biens essentiels tels que de la nourriture et des médicaments. Les rassemblements de plus de cinq personnes y restent également interdits.

https://fr.euronews.com/2020/07/20/coro ... -en-europe

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 24 Jl 2020 - 11:13
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L'état d'urgence sanitaire a pris fin le 10 juillet 2020 à minuit

L'état d'urgence sanitaire a pris fin le 11 juillet 2020 au matin, sauf en Guyane et à Mayotte où le virus circule toujours activement. Il était entré en vigueur le 24 mars 2020 pour faire face à l'épidémie de Covid-19. Il est remplacé pendant quatre mois par un régime transitoire défini par la Loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire parue au Journal officiel le 10 juillet 2020. Qu'est-ce qui change ? Des restrictions sont-elles encore possibles ? Des précisions avec Service-public.fr.

Ce qui change
Les heures supplémentaires
Les heures supplémentaires accomplies à partir du 11 juillet 2020 bénéficient à nouveau d'une exonération d'impôt dans la limite de 5 000 € de rémunération annuelle issues de ces heures (au lieu de 7 500 € pendant l'état d'urgence) et sont soumises aux cotisations sociales.
Le délai de carence
Le délai de carence (période pendant laquelle l'assuré doit attendre avant de pouvoir bénéficier des indemnités journalières de maladie) s'applique à nouveau.
La trêve hivernale
Prolongée à deux reprises, la trêve hivernale prend fin, avec toutefois d'éventuels aménagements possibles jusqu'à la prochaine trêve (qui débute chaque année le 1er novembre).
Les sports collectifs, les spectacles, les croisières
Les stades ouvrent au public, ainsi que les hippodromes, avec une « jauge maximale » de 5 000 personnes.
La même mesure s'applique aux grands événements et aux salles de spectacle. Un nouvel examen de la situation épidémiologique nationale sera réalisé pour décider d'un éventuel assouplissement.
Les croisières fluviales sont de nouveau autorisées. Les croisières maritimes entre les ports européens peuvent reprendre, en coordination avec les partenaires européens, pour les navires dont la capacité ne dépasse pas une limite fixée par arrêté ministériel.
Les mesures restrictives encore possibles
L'état d'urgence sanitaire est prolongé jusqu'au 30 octobre 2020 dans les départements de Guyane et de Mayotte où le coronavirus circule encore activement, mais il pourra y être mis fin avant. Un test virologique est imposé aux personnes qui voyagent en avion en provenance ou à destination de ces deux départements.

En cas de réactivation du virus dans certaines parties du territoire, le premier ministre peut jusqu'au 30 octobre 2020 (ou habiliter le représentant de l'État territorialement compétent) :

réglementer ou interdire la circulation des personnes et des véhicules ou l'accès aux moyens de transport collectif et les conditions de leur usage. Pour les seuls transports aériens et maritimes, il peut interdire ou restreindre les déplacements de personnes et la circulation des moyens de transport, sous réserve des déplacements strictement indispensables aux besoins familiaux, professionnels et de santé ;
ordonner la fermeture provisoire ou réglementer l'ouverture d'une ou plusieurs catégories d'établissements recevant du public ;
limiter ou interdire les rassemblements dans les lieux publics et sur la voie publique (sauf pour les manifestations notamment) ;
imposer un test virologique aux personnes qui voyagent en avion entre la métropole et les outre-mer et entre les outre-mer (sauf pour les territoires où le virus ne circule pas) ;
prolonger le port obligatoire du masque dans les transports publics. Il est aujourd'hui obligatoire jusqu'à 4 mois après la fin de l'état d'urgence (novembre 2020). En cas de non-respect de cette mesure, l'amende forfaitaire de 135 € reste d'actualité.
Si un confinement généralisé de la population redevenait nécessaire, le gouvernement devrait de nouveau décréter un état d'urgence sanitaire.

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/ ... L/jo/texte

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 24 Jl 2020 - 13:23
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Les climatiseurs ne sont pas un facteur de transmission du coronavirus

L'utilisation d'un climatiseur ne représenterait pas “de risque majeur” dans la transmission du coronavirus si l'appareil possède un filtre performant et qu'il est bien entretenu.

Les fortes chaleurs estivales amènent avec elles de nombreuses questions quant au comportement à adopter en période de crise épidémique. L’une des principales questions concerne les climatiseurs, potentiels vecteurs de transmission de la Covid-19. Une étude chinoise, publiée en avril dernier, a conclu qu’une flambée épidémique pourrait survenir par voie aérienne du fait de la climatisation. Des résultats tout de suite tempérés par plusieurs experts français, précisant que si le climatiseur brasse de l’air intérieur il est préférable de l’éviter mais s’il fait circuler de l’air neuf, venu de l’extérieur, alors oui, on peut allumer son climatiseur.

Les climatiseurs OK, pas les ventilateurs :

Dans une étude publiée ce jeudi 23 juillet, Santé publique France affirme qu’il n'y a “pas de risque majeur” de transmission du coronavirus si on utilise un climatiseur pour lutter contre la chaleur. La priorité reste, dans la mesure du possible, l’aération des logements par l’ouverture des fenêtres pour assurer la qualité de l’air intérieur ou rafraîchir une pièce. Si l’utilisation d’un climatiseur apparaît nécessaire, l’agence sanitaire se veut rassurante. Elle explique qu'il n’existe pas de risque majeur de transmission de la Covid-19, si le filtre de l’appareil est performant et bien entretenu, que ce soit pour les climatiseurs de type collectif ou les climatiseurs mobiles dans les logements individuels.

Santé publique France note que ce qui pose le plus problème, ce sont les ventilateurs. Ils vont projeter et répandre les gouttelettes de salive contaminées dans toute la pièce. “L’utilisation d’un ventilateur dans une pièce en présence de plusieurs personnes dont certaines sont contagieuses, rend la charge virale homogène dans la pièce”, avance l’agence sanitaire. En revanche, les brumisateurs extérieurs peuvent être utilisés puisque les gouttelettes de salive contaminées vont être diluées par le brouillard humide qu’il répand. Le risque de contamination par le SARS-CoV-2 est “peu probable”, selon Santé publique France, si l’eau utilisée est “sanitairement correcte”. Concernant les aérosols, “il n’existe pas d’études prouvant une transmission interhumaine du virus sur de longues distances”, note l’agence. Néanmoins, “le risque ne peut pas être exclu, dans une chambre de patient infecté ou dans des espaces clos à distance des patients émetteurs”.

Le lien chaleur - coronavirus en question :

Le lien entre fortes chaleurs et propagation du virus n’a lui pas été démontré. “En l’état actuel des connaissances et compte tenu du niveau de preuve limité des études disponibles, il n’est pas possible de confirmer avec certitude l’influence spécifique des paramètres météorologiques sur la transmission du SARS-CoV-2”, confirme Santé publique France. Une étude américaine présentée le 23 avril dernier par le gouvernement a estimé que les fortes chaleurs et les UV pourraient affaiblir le virus. Cependant, la tendance actuelle à un léger rebond de l’épidémie en France laisse penser que ce lien n’est pas évident.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... oronavirus

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 27 Jl 2020 - 08:34
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En France, les tests PCR sont désormais remboursés à 100%

Alors que l'épidémie de la Covid-19 repart à la hausse en France, un arrêté publié ce samedi annonce le remboursement total des tests PCR. Le décret prévoit également la distribution gratuite de 40 millions de masques pour les personnes en situation de précarité.

Plus de 500 000 tests de dépistage par semaine. C'est le chiffre annoncé par le ministre de la santé Olivier Véran dans un entretien accordé au Parisien, pour désigner le nombre de tests Covid-19 déployés sur le territoire français. Afin d'accélérer le processus de dépistage, les tests PCR administrés par voie nasale avec écouvillon seront désormais accessibles sans ordonnance.

Jusqu'ici, il était indispensable de consulter son médecin au préalable. En cas de symptômes caractéristiques de la Covid-19, le patient se voyait délivrer un test sur ordonnance. Selon un arrêté publié samedi 25 juillet, les tests PCR, tarifés de 54 euros, seront entièrement remboursés par l'Assurance maladie. Ce décret prévoit également la distribution gratuite de 40 millions de masques aux 7 millions de Français bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire.

Les pompiers et secouristes autorisés à réaliser les tests
L'objectif initial annoncé par le gouvernement vise les 700 000 tests par semaine. Mais dans les faits, les rendez-vous ne sont pas toujours faciles à obtenir : face à l'explosion des demandes, les laboratoires qui le délivrent se retrouvent débordés. Pour y remédier, les pompiers, secouristes, aides-soignants et étudiants en santé sont désormais autorisés à réaliser les prélèvements.

Selon les dernières données de Santé Publique France, le nombre de nouvelles contaminations à la Covid-19 en France est similaire à celui observé début mai. Au 24 juillet, la France a comptabilisé 1 130 nouveaux cas en l'espace de 24h. La Direction générale de la santé (DGS) affirme que la circulation du virus est en “nette augmentation” sur le territoire. “Nous avons ainsi effacé une bonne partie des progrès que nous avions accomplis dans les premières semaines du déconfinement”, déplore-t-elle.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... ourses-100

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 27 Jl 2020 - 08:43
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Covid-19 en France : une épidémie en « progression » mais « maîtrisable »

Paris, le vendredi 24 juillet 2020 - Santé publique France (SPF) a publié, hier soir, son point détaillé de l’épidémie qui met en évidence une transmission de l’infection à SARS-COV-2 en augmentation pour la troisième semaine consécutive.
Nouvelle semaine de frémissement
Ainsi, en semaine 29 (13 au 19 juillet), sont en hausse ou demeurent stables le nombre de nouveaux cas confirmés (4 397 [sur 360 956 tests] vs 3 910), le taux de positivité des tests (1,2 % vs 1,1 %), les passages aux urgences (1914 vs 1 515), les nouvelles admissions en réanimation (83 vs soixante dix huit) et les nouvelles hospitalisations (604 vs 606). Cependant, les décès continuent à reculer (94 vs 182).



Ainsi, le taux d’incidence en France métropolitaine est désormais de 5,5 cas / 100 000 habitants (vs 4,4 en S28).

Dans le détail, on note une augmentation de l’incidence chez les enfants dès la S24, chez les adultes à partir de la S27 que ce soit chez les plus jeunes (15-44 ans) ou plus âgés (45-64 ans et 65 à 75 ans). Chez les plus de 75 ans, l’incidence a diminué jusqu’en S 28 et est en augmentation depuis la S29.

Au niveau local, sept départements métropolitains ont des taux d’incidence supérieurs à 10/100 000 habitants : Mayenne (72,4 /100 000 habitants), Vosges (20,0 /100 000 h), Finistère (15,6/100 000 h), Val d’Oise (13,3/100 000 h), Haut-Rhin (13,1/100 000 h), Paris (12,5/100 000 h) et Seine-Saint-Denis (11,1/100 000 h).

En Mayenne, le nombre de cas confirmés a continué à augmenter (135 en S27, 171 en S28 et 221 en S29) mais le taux de positivité est en diminution (3,3% en S29, 5,7% en S28, 8,1% en S27, 3,1% en S26) en raison probablement d’une forte hausse du dépistage.
Autre point critique, en Outre-mer où en Guyane, en semaine 29, les indicateurs étaient en baisse. Le taux de positivité était de 17,5 % (vs 21,3% en S28) et le taux d’incidence de 222,9/100 000 habitants (vs 323,7/100 000h en S28). A Mayotte, les marqueurs suivis étaient en progression et rejoignent les niveaux de la semaine 27. Le taux de positivité était de 9,4% (vs 5,9% en S28 et 10,2 en S27) et le taux d’incidence de 31,5/100 000 habitants (vs 18,2/100 000 h en S28, 33,3 en S27).



Muscler le déconfinement ?
Concernant les clusters, au 22 juillet 2020, le bilan s’élève à 447 dont 424 en métropole et 23 dans les départements-régions d’outre-mer. La tendance depuis deux semaines (S28-S29) est « soutenue, du même ordre de grandeur qu’à la levée du confinement » note SPF.

Un quart de ces agrégats est en cours d’investigation (27%, n=122) dont un tiers considéré comme connaissant une criticité élevée (potentiel de transmission, critères de gravité). Ils surviennent pour 82 % dans 4 types de collectivités : établissements de santé (23%), entreprises hors santé (23%), établissements/communautés associés à des situations de précarité et de vulnérabilité (19%), milieu familial élargi (17%). La majorité (69%) comporte plus de 5 cas et le nombre moyen de cas par cluster est de 14 cas. Au total, les 447 foyers sont à l’origine de 6 423 cas.

En France métropolitaine, le nombre de reproduction de base (le fameux R) calculé grâce aux données virologiques (SI-DEP) est de 1,29 (intervalle de confiance (IC95%) : 1,25-1,33). Celui établi à partir des données de passages aux urgences (OSCOUR®) est de 1,26 (IC95% : 1,20-1,32). Rappelons que le R s’établissait à 1,18 en semaine 28 et à 1,05 en semaine 27, mais qu’en période de circulation virale faible cette donnée ne peut être facilement interprétée.



L’analyse de ces différents chiffres permet aux épidémiologistes de SPF de conclure que « la progression de la transmission du virus se confirme mais reste cependant modérée et donc maîtrisable ».

Dans ce contexte, était réuni ce matin un Conseil de défense autour du Président de la République pour réfléchir à certaines mesures : diminuer la jauge maximale de 5000 personnes pour les grands rassemblements, renforcer les contrôles aux frontières, trouver des solutions pour fluidifier l’accès au dépistage dans certaines régions ou encore une nouvelle extension de l’obligation du port du masque.

https://www.jim.fr/medecin/actualites/e ... _pro.phtml

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Sujet du message: Pression sur les hôpitaux  MessagePosté le: 27 Jl 2020 - 09:17
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Covid-19 : la stratégie française d'accès au vaccin se précise

Lorsqu'un vaccin contre le Covid-19 sera lancé en France, les experts préconisent de cibler 1,8 million de soignants et 5 millions de personnes employées au contact du public ou en milieu confiné.

Il n'y aura pas de vaccination obligatoire en France. Elle n'est "ni souhaitable ni envisageable", selon les experts du conseil scientifique, du comité Care et du comité Vaccin Covid-19. En revanche, elle doit être "organisée". C'est l'objectif de leur rapport, daté du 9 juillet mais rendu public vendredi, qui dessine la future stratégie vaccinale de la France. Celle-ci devra être ajustée en fonction des connaissances sur le virus et des caractéristiques des deux à cinq vaccins qui seraient disponibles "à la fin du dernier trimestre 2020 ou début 2021".

Près de 30 millions de Français sont concernés. Les experts préconisent de vacciner en "toute première priorité" les personnes à risque d'exposition professionnelle (1,8 million de personnels de santé, puis 5 millions de travailleurs au contact du public, de personnes employées ou hébergées en milieu confiné).

Construire l'adhésion du public
Autre catégorie, les 23 millions de personnes jugées à risque de développer une forme grave du Covid-19, en raison de leur âge ou de leur état de santé (dont 13 millions de plus de 65 ans, sous réserve d'un vaccin efficace pour eux ; 4 millions de malades de pathologies chroniques de moins de 65 ans ; 10 millions d'obèses). S'ajoutent 250.000 personnes en grande précarité.

Sont jugés "prioritaires en second lieu" 5 millions de Français : les 2,8 millions d'habitants d'outre-mer, qui subissent une pénurie de lits de réanimation ; 1 million de personnes vivant en milieu fermé ; 600.000 policiers, pompiers et militaires, jugés stratégiques.

Les experts insistent sur la nécessité de garantir un accès simple au vaccin, et d'une communication "transparente sur les procédures ayant permis l'accélération de la mise sur le marché sans apparaître comme ayant été menée au détriment de la sécurité, sur les incertitudes et les fondements scientifiques des recommandations". Des conditions cruciales pour "construire l'adhésion" des Français à cette campagne, dans un contexte de méfiance vis-à-vis des produits pharmaceutiques.

https://www.lejdd.fr/Societe/Sante/covi ... se-3982839

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