Hépatites et Co-Infections
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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jl 2020 - 09:03
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Que pensent les porteurs de l’hépatite virale B et C de leurs maladies ?
O. Nacir, A. El Farouki, A. Ait Errami, S. Oubaha, Z. Samlani, K. Krati

Introduction

Les hépatites virales B et C constituent un nouvel enjeu de santé publique de par l’importance du nombre des personnes contaminées, la gravité des formes évolutives de l’infection et le coût élevé de la prise en charge des patients. Les taux élevés d’analphabétisation et de pauvreté représentent une des causes majeures de l’augmentation de l’incidence de ces affections du fait de l’ignorance des modes de transmission et de prévention de ces virus. Le but de ce travail est d’évaluer les connaissances et croyances des patients infectés par rapport à leur pathologie.

Patients et Methodes

L’enquête a été réalisée au sein de notre formation à l’aide d’un questionnaire qui teste les connaissances des patients concernant les modes de transmission des virus des hépatites B et C, et les possibilités de prévention et de traitement de ces maladies.

Résultats

Soixante cinq patients étaient inclus, dont 42 pour l’hépatite C et 23 pour l’hépatite B. Leurs connaissances sur l’agent causal et l’organe atteint étaient satisfaisantes. Quant aux modes de contamination, 42 patients (64,6%) évoquaient la voie sanguine, 36 (55,3%) la vie dans l’entourage d’une personne contaminée, 30 (46,2%) la voie sexuelle et 18 (27,7%) la transmission mère-enfant. De fausses croyances étaient relevées chez 36,2% des personnes interrogées pour l’étiologie et 72,2% pour les voies de transmission. Les méthodes de prévention étaient peu connues. Près de la moitié des patients ignoraient l’existence de traitements efficaces contre les hépatites B et C.

Discussion

Conclusion

Les résultats mettent en évidence la sous information des malades quant à leur maladie. La méconnaissance des possibilités thérapeutiques entretient l’idée fausse selon laquelle les hépatites virales n’ont pas de traitement en médecine . Il y a lieu de renforcer l’éducation des patients afin de les amener à vivre mieux avec leur maladie, et à être plus efficaces dans la prévention de la transmission de l’hépatite à leur entourage.

https://www.snfge.org/content/que-pense ... -lhepatite

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jl 2020 - 09:08
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Elastométrie impulsionnelle ultrasonore hépatique (FibroScan®) au cours de l’amylose hépatique : résultats d’une cohorte multicentrique de 26 cas
J.F.D. Cadranel, A. Cypierre, P. Pulwermacher, E. Nguyen-Khac, L. Alric, X. Causse, A. Pauwels, L. Bettan, J. Denis, R. Heng, H. Zougmoré, T. Le Magoarou, V. Loustaud-Ratti, Angh

Introduction

L’élastomètrie impulsionnelle, (Fibroscan®) est une méthode physique mesurant la dureté du foie utilisée pour l’évaluation non invasive de la fibrose. Validée par la HAS pour l’évaluation de la fibrose hépatique chez les patients atteints d’hépatite chronique C, sans comorbidité, non traités ainsi que dans de nombreuses autres indications.

Le score d'élastométrie hépatique peut être élevée dans d’autres situations que la fibrose hépatique, tel que : une cytolyse hépatique aigue, le foie cardiaque et un syndrome de cholestase marqué. Au cours de l’amylose avec atteinte hépatique, le foie est dur sans corrélation avec le degré de fibrose.

Le but de ce travail est de rapporter les résultats des valeurs de l’élastométrie impulsionnelle au cours de l’amylose hépatique.

Patients et Methodes

Vingt-six patients ayant une amylose suivie dans 5 centres ont été étudiés. Tous ont eu une évaluation de leur E selon les recommandations du fabriquant avec réalisation d’au moins 10 mesures ; seuls les résultats ayant un IQR <30> 60% sont interprétables. Les statistiques sont présentées en valeurs médianes et quartiles, elles ont été réalisées avec le logiciel R.

Résultats

Neuf femmes et 17 hommes d’âge moyen de 62 ans (Q25 = 68 ans ; Q75 = 72 ans) ont été étudiés. 24 avaient une amylose AL. Le résultat de l’élastométrie a permis d’évoquer le diagnostic d’amylose hépatique dans 3 cas sur 26 (12%) chez les patients ayant une maladie du foie mal étiquetée.

18 patients avaient une atteinte cardiaque (AC) (69%) ,16 une atteinte rénale (64%), 26 (100%) une atteinte hépatique : hépatomégalie n=21 (81%) ; splénomégalie n=8 (31%) ; AEG n=11 (42%) avec perte de poids chez 10 patients.Onze (42%) avaient une dysfonction ventriculaire et 4 (15%) une dilatation de la veine cave inférieure.Tous les patients avaient une cholestase anictèrique marquée (mediane = 2,2 fois la limite supérieure de la normale, Q25 = 1.6N ; Q75 = 2.8N). Les transaminases étaient normales chez 25 des 26 patients, la créatininémie médiane était : de 83 µmol/L (Q25 = 75 µmol/L ; Q75 = 109 µmol/L).

La valeur médiane de l’élastométrie était de 48 kPa (Q25 = 17 kPa ; Q75 = 75 kPa), 50% des patients présentait un IQR de la mesure de l’élastométrie à 0%. La valeur médiane de l’IQR était de 0,5 points, (Q25 = 0 pt; Q75 = 17 pts).Le fibroscan était interprétable chez 100% des patients sans atteinte cardiaque avec une valeur médiane de 27 kPa (Q25 = 13 kPa ; Q75 = 75 kPa) et un IQR médian de 0 points (Q25 = 0 pt ; Q75 = 2.5 pts), chez les patients avec atteinte cardiaque la valeur médiane du fibroscan était de 59 kPa (Q25 = 27 kPa ; Q75 = 75 kPa) et un IQR médian de 7 points (Q25 = 0 pt ; Q75 = 20 pts).

La différence d’élastométrie médiane, s’il y avait atteinte cardiaque, était de 11 kPa (p = 0.42) et une différence d’IQR médian de 11 points (p = 0.03) ; 22% des patients avec atteinte cardiaque avaient un fibroscan ininterprétable. Neufs patients ont bénéficié d’une ponction biopsie hépatique par voie transjugulaire qui confirmait le diagnostic d’amylose sans fibrose extensive.

Discussion

Conclusion

Le fibroscan permet d’évoquer le diagnostic d’amylose devant une maladie du foie d’origine indéterminée, évitant le recours à une biopsie transpariétale dangereuse.

Ces résultats suggèrent que le score d’élastométrie au cours de l’amylose hépatique avec ou sans atteinte cardiaque est très élevée et que la précision de sa mesure est réduite en cas d’atteinte cardiaque. En effet lorsqu’il existe une atteinte cardiaque associé à l’atteinte hépatique les valeurs d’élastométrie sont plus difficilement interprétable du fait d’un IQR significativement plus élevé chez ces patients ; ces variations pourraient être en rapport avec la stase hépatique associée à l 'atteinte cardiaque.

https://www.snfge.org/content/elastomet ... ltrasonore

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jl 2020 - 09:11
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Comment évolue la prise en charge hospitalière des maladies du foie en France ?
J.P. Zarski, J. Fauconnier, N. Mitton

Introduction

La prise en charge des maladies du foie a considérablement évolué depuis quelques années compte tenu des progrès diagnostiques et thérapeutiques. L’objectif de l’étude était de décrire l’évolution de l’activité hospitalière nationale de 2010 à 2018 en fonction de l’étiologie.

Matériels et méthodes

A partir des données nationales PMSI issues de la base ATIH, ont été extraites toutes les venues en hospitalisation de patients ayant un diagnostic principal ou relié de maladie du foie, quelle qu’en soit l’étiologie. Les nouveaux patients étaient ceux qui n’avaient pas eu d’hospitalisation précédente. L’activité hospitalière a été mesurée par : 1°) le nombre de venues quel que soit le motif suivant le type d’hospitalisation (complète ou ambulatoire), 2°) le nombre de journées, 3°) les actes réalisés, 4°) la survenue de complications (cancer, insuffisance hépatique ou hémorragie digestive par rupture de varices).

Résultats

Le nombre de nouveaux cas hospitalisés était de 46 077 en 2010 et de 32 462 en 2018 (- 29,5 %). La baisse était importante pour les maladies d’étiologie alcoolique (- 34,7 %) et virales (- 55,4 %) ; une augmentation portant sur de faibles effectifs était constatée pour les autres causes (+ 17,2 %) et les hépatites médicamenteuses (+ 21,4 %). Le nombre de patients différents hospitalisés chaque année baissait de 22,7 % ; en hospitalisation complète, le nombre de venues était de 46 014 en 2010 contre 42 164 en 2018 (- 8,4 %). Par contre, le nombre de journées d’hospitalisation complète ne baissait que de 3,5 % sur la même période ce qui correspondant à 40 lits d’hospitalisation en moins. Le nombre de venues pour insuffisance hépatique baissait de 44,2% alors que celui pour hémorragie digestive augmentait de 119,8%. L'étiologie de ces venues était essentiellement alcoolique, respectivement 87,9% et 97,3%. Le nombre de passages en hospitalisation ambulatoire passait de 35 816 en 2010 à 17 548 en 2018 (- 51,0 %) lié en grande partie à une diminution des hépatopathies virales (- 72,8 %) et alcooliques (- 61,0 %). Les transplantations hépatiques augmentaient de +17,3%. Le nombre de biopsies hépatiques baissait de 12,1 %, essentiellement lié à une diminution importante des indications pour hépatites virales (-83,8 %) et maladies alcooliques (-6,3 %), partiellement compensé par les autres causes en particulier les NASH (+ 58,5 %). Toutefois le nombre de biopsies hépatiques augmentait dans les centres avec transplantation hépatique depuis 2014. Sur la même période à Grenoble, la courbe des consultations suivait la courbe des hospitalisations ambulatoires.

Discussion

Conclusion

Entre 2010 et 2018, a été constaté une diminution du nombre de nouveaux cas en hospitalisation complète et ambulatoire pour maladies du foie. Par contre, cette diminution ne s’accompagne pas d’une baisse en hospitalisation car il s’agit très certainement de malades entrés depuis longtemps dans la file active et hospitalisés plus souvent et plus longtemps. La diminution du nombre de biopsies hépatiques est liée à l'utilisation répandue des marqueurs non-invasifs de fibrose. La baisse des hospitalisations incomplètes ne s'est pas faite à Grenoble au profit des consultations qui suivent l'évolution de la file active. L'effet "circulaire frontière" n'est donc pas sensible.

https://www.snfge.org/content/comment-e ... -en-charge

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jl 2020 - 09:17
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Amélioration de l’élasticité hépatique et des marqueurs de l’hypertension portale chez les patients VHC chroniques après traitement par les AAD : étude prospective
K. Amalou, D. Kezzoula, F. Belghanem, A. Bousseloub, R. Rekab, S. Fadel, A. Rebiha, S. Merar

Introduction

L'objectif principal du traitement de l’hépatite chronique virale est la résolution virologique. Elle est généralement associée à une amélioration clinique et une lente régression des lésions hépatiques chez les malades sans cirrhose. Cependant, chez les patients avec cirrhose ou maladie hépatique avancée qui ont obtenu une réponse virologique soutenue (RVS) au traitement par des antiviraux à action directe (AAD), leur effet sur la fibrose et l’HTP reste controversé.

Patients et Methodes

Dans cette étude prospective, notre objectif était d'évaluer la dynamique des résultats cliniques et para cliniques des patients atteints d'une maladie hépatique chronique avancée et compensée liée au VHC qui avaient obtenu une RVS après traitement par AAD et qui avaient au moins un an de suivi après fin de traitement.

Résultats

: Nous avons inclus 78 patients atteints de cirrhose (n=52) et un stade F3 de METAVIR (n=25) qui ont été suivis pendant 72 semaines (95%CI,60-84 semaines) après fin de traitement réussi avec les AAD. Une évaluation clinique, une élasticité hépatique par fibroscan, une mesure du diamètre splénique et un calcul du FIB-4 et de l’APRI ont été effectués avant le traitement et à la fin du suivi. Nous avons observé une diminution de l’élasticité hépatique de 15,9 kPa (12,0-46,0 kPa) à 10,3 kPa (7,6-24,0 kPa) à la suite du suivi. De plus, nous avons observé en fin de suivi des valeurs de compatibilité avec le stade F4 de METAVIR chez 37 patients (47,43 %), F3 chez 21 patients (26,92 %), F2 chez 8 patients (10,25 %), F1 chez 7 patients (8,97 %) et F0 chez 5 patients (6,41 %).Le nombre de plaquettes a augmenté de manière significative[139x109/L (87-225x109/L)à 158x109/L(139-286x109/L),P=0.003], alors que le diamètre de la rate a diminué de manière significative [118mm(111-125mm)à 111mm(101 -118mm),P=0.001.

Discussion

Conclusion

Chez les patients atteints d'une maladie hépatique avancée liée au VHC, l’élasticité hépatique s'améliore de façon significative tout au long de la période suivant l'apparition de la RVS, et cette amélioration est accompagnée d'une amélioration des marqueurs de l’HTP.

https://www.snfge.org/content/ameliorat ... patique-et

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jl 2020 - 09:39
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Prévalence de l'infection VHC en SSR addictologique
P. Perney, T. Baumes, S. Pelletier, R. Alarcon, H. Donnadieu-Rigole, A. Luquiens, B. Nalpas

Introduction

Compte tenu de la très bonne efficacité des traitements antiviraux actuellement disponibles, le dépistage des sujets contaminés par le VHC est essentiel (recommandation AFEF, mars 2017). Le dépistage est donc important notamment dans les populations à risque dont les usagers de drogues, en particulier chez les injecteurs (Pioche et al., Bull Epidemiol Hebd, 2016).

Les services de Soins de Suite et Réadaptation Addictologique (SSRA) sont principalement destinés à des malades ayant un trouble de l’usage de l’alcool (TUA) qui souhaitent devenir abstinents. Ces patients ont fréquemment des co-consommations, en cours ou dans les antécédents, ce qui pourrait faire de ces SSRA un lieu à fort risque de contamination par le VHC.

L’objectif de cette étude, à notre connaissance la première du genre, était d’évaluer la prévalence de la contamination VHC en SSRA et d’identifier les facteurs de risque addictologiques de ces contaminations.

Patients et Methodes

Il s’agit d’une étude bi-centrique prospective effectuée dans 2 SSRA du bassin nîmois, dans laquelle une recherche systématique d’AC anti-VHC était effectuée, quel que soit le type de consommation de produits psychoactifs ayant justifié l’hospitalisation. En cas de positivité des AC, l’ARN VHC était recherché.

Outre les principales données sociodémographiques, les consommations de produits psychoactifs étaient colligées. Il s’agissait de : consommation d’alcool (durée, consommation quotidienne moyenne) ; consommation de tabac (en cours ou dans les antécédents) ; consommation de cannabis, de cocaïne, d’ecstasy, d’amphétamine, de drogue de synthèse, d’héroïne, d’autre drogue, avec pour chacun de ces produits : en cours, ou dans les ATCD (et dans ce cas : expérimentation ou consommation régulière), durée de consommation.

Résultats

Pendant la période d’inclusion de 3 mois, 195 patients ont été inclus (149 hommes et 46 femmes), d’âge moyen de 49,7±10,3 ans. Le premier motif d’admission était un TUA dans tous les cas sauf 3. Les co-consommations de produits psychoactifs étaient les suivantes (exprimées en % de la population totale de l’étude) : tabac = 58,4 % dont 49 % en cours ; cannabis = 61%, dont 28,7% en cours ; cocaïne = 38,4% dont 13,8% en cours ; héroïne = 19,4% dont 0,5% en cours ; drogues de synthèse = 31,7 % dont 3,6% en cours.

La prévalence des AC anti-VHC était de (6,1%, 12/195) sur l’ensemble de la série et de 28,9% chez ceux ayant des antécédents d’injection IV. L’ARN était présent dans 3 cas (1%). Cette positivité était déjà connue par les patients, donc il n’y a pas d’infection active découverte de novo. Chez les 12 patients anti-VHC +, un facteur de risque addictologique à l’infection a été identifié dans 11 cas : il s’agissait d’antécédent d’injections intra veineuses. Pour le douzième, le mode de contamination probable était des soins dentaires complexes et prolongés.

Discussion

Conclusion

La prévalence de contamination par VHC dans cette population de SSRA, à recrutement prioritaire alcool, était très importante (6,2%), largement supérieure à celle observée dans la population générale (0,75 %). Toutefois, le dépistage chez les patients sans antécédent d’injection IV était peu rentable, puisque dans notre série il ne permettait d’identifier qu’un seul cas VHC+, un patient ayant une histoire complexe de gestes vulnérants. D’autre part, les 3 patients ayant un ARN VHC positif connaissaient leur statut viral.

Enfin, l’utilisation qu’un questionnaire addictologique très exhaustif suggère qu’un TUA sans autre co-consommation hors tabac, n’est pas un facteur de risque d’infection par le VHC.

https://www.snfge.org/content/prevalenc ... vhc-en-ssr

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jl 2020 - 09:49
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Évaluation non invasive de la fibrose hépatique incluant la technique ShearWave-Toshiba® hépatique : expérience en vie réelle chez 483 patients au sein d’un CHG
H. Zougmoré, J.F.D. Cadranel, M. Medmoun, R. Heng, C. Mokhtari, A. Smail, A. Cazier, T. Delacour, B. Azzi, F. Kazerouni, T. Le Magoarou

Introduction

Depuis 15 ans, les moyens non-invasifs d’évaluation de la fibrose hépatique ont supplanté la ponction-biopsie hépatique (PBH). L’élastographie hépatique couplée à l’échographie, mesure la vitesse de propagation d’une onde « Shear Wave » dans le parenchyme hépatique. Comme le fibroscan, les résultats sont exprimés en kPa. Nous avons eu l’opportunité de disposer pendant 1 an de l’élastometrie Shear Wave.

Cette étude a pour but de rapporter les résultats en « vie réelle » d’une élastométrie Shear Wave en comparaison avec les résultats des autres méthodes d’évaluations, Fibroscan®, Fibrotest®, Fibromètre®, dans une large population de patients atteints d’hépatopathie chronique de causes variées.

Patients et Methodes

De novembre 2016 à octobre 2017, les patients consécutifs suivis en consultation externe pour une hépatopathie chronique (hépatite virales B ou C, hépatite auto-immune, stéatopathies métaboliques et autres) ont eu une évaluation non-invasive de la fibrose hépatique par Fibroscan®, Fibrotest® et/ou Fibromètre® et une élastographie Shear Wave TOSHIBA effectuée en intercostal sur trois sites différents lors d’une échographie abdominale.

Les données ont été analysées avec le logiciel R. Les relations entre les différents marqueurs ont été estimés par corrélation de Pearson et testées au seuil alpha = 0,05.

Résultats

483 patients ont eu une évaluation de la fibrose durant la période de l'étude ; 56% d’hommes et 44% de femmes d’âge moyen : 60 ans (sd=14) ont été inclus. Les causes des hépatopathies étaient : Stéatopathie (46%), Hépatites B (21%), Hépatite C (20%), autres (13%).Tous les patients ont eu une élastométrie Shear Wave, 200 ont eu un fibrotest® et/ou un fibromètre® et 162 ont eu un fibroscan®.

Les patients avaient un score de fibrotest® médian de 0.34 (Q25 = 0.18 ; Q75 = 0.52), un score de fibromètre® médian de 0.44 (Q25 = 0.27 ; Q75 = 0.65), une mesure de fibroscan® médiane de 5.80 kPa ((Q25 = 4.90 kPa ; Q75 = 8.00 kPa) et une mesure Shear Wave médiane de 7.00 kPa (Q25 = 6.10 kPa ; Q75 = 8.10 kPa).

Nous avons retrouvé une corrélation significative entre les scores de fibrotest® et de fibrometre® (coeff = 0.74 , p<0.001 ), entre les scores de fibromètre® et de fibroscan® (coeff = 0.51 , p = 0.002 ) et entre le fibroscan® et le Share Wave (coeff = 0.49 , p<0.001). L’écart absolu moyen entre les mesures de Share Wave et de fibroscan® était de 2.54 kPa (sd = 3.39).

Discussion

Conclusion

Tous les patients ont pu avoir un Share Wave en intention de réaliser l’examen permettant à 10% des patients en échec de fibroscan d’avoir une évaluation non invasive de la fibrose. A l’inverse des autres méthodes non invasives, qui présentent chacune des difficultés de réalisation ou d’interprétation, l’élastométrie Share Wave est réalisable chez tous les malades.

L'élastométrie Share Wave s'ajoute donc à l’arsenal des moyens d'évaluation, non invasifs, de la fibrose hépatique ; nous recommandons aux services impliqués dans les maladies du foie l’acquisition de cette technique, dont le cout est inférieur à 15 000 €.

https://www.snfge.org/content/evaluatio ... la-fibrose

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Août 2020 - 13:35
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Hépatites auto-immunes : situations difficiles
Jérome Gournay, Christine Silvain



PDF :

https://www.fmcgastro.org/wp-content/up ... ournay.pdf

https://www.fmcgastro.org/texte-postu/p ... ifficiles/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Août 2020 - 13:42
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Le POST'U 2020



http://npvi.mj.am/nl2/npvi/mit55.html?m ... aQ_jpcUlLk

Dans le courant du mois d’août, toutes les vidéos des e-JFHOD seront mises en ligne : n’hésitez pas à aller les voir ou les revoir !

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